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Discours / meetingLe Figaro (sur YouTube)· 31 mars 2021 69 minAutoproduitFond programmatiqueSantéÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

🔴 Confinement, fermetures d'écoles, vaccins... TOUTES LES ANNONCES d'Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 57 %Attaque 13 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la réaction de l'AP-HP face aux annonces ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Le télétravail a-t-il montré son efficacité ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures pour les infirmières parents d'enfants en crèches ou écoles maternelles ?

  • 8:00FerméeÉludée

    Des mesures fiscales sont-elles prévues pour les salariés en télétravail ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Emmanuel MacronChiffre
    « quatre millions et demi a contracté la maladie et où bientôt cent mille familles auront été endeuillée »
  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « nous avons opté depuis le début de cette année 2021 pour une réponse qui visaient à freiner l'épidémie sans nous confiner »
  • 5:00Emmanuel MacronChiffre
    « 44 % des patients en réanimation ont aujourd'hui moins de 65 ans »
  • 7:00Emmanuel MacronChiffre
    « le nombre de lits en réanimation a déjà été porté à 7 milles et je veux ici remercié les étudiants en médecine les retraités le service de santé des armées tous les volontaires de la réserve sanitaire »
  • 9:00Emmanuel MacronChiffre
    « vous êtes déjà plus de huit millions et demi à avoir reçu une première injection de vaccin 3 millions à en avoir reçu 2 »
  • 3:00IntervenantChiffre
    « On est avec aujourd'hui 5000 personnes en réanimation. »
  • 8:00IntervenantFait
    « La vaccination est active et efficace. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Emmanuel Macron

Mes chers compatriotes de Métropole, de l'Outrem et de l'étranger, la crise sanitaire que nous traversons, cette épidémie de Covid-19 dure depuis maintenant plus d'un an. Un an de peine, d'épreuve où nous aurons été au moins 4 millions et demi à contracter la maladie et où bientôt 100000 familles auront été endeuillées. Un an d'effort pour tous, d'angoisse, de sacrifice, de fierté aussi et d'actes héroïques. Un an où ensemble nous avons résisté et appris, où nous avons tenu, je vous l'avais dit dès le début, nous allions vivre avec le virus. Et c'est bien cela. Alors si ce soir je m'adresse à vous avec autant d'humilité que de détermination, c'est pour vous dire que nous allons tenir encore.

Essayez de faire le point sur l'épidémie, les prochaines étapes. Essayez de vous dire que si nous restons unis, solidaires, si nous savons durant les prochaines semaines nous organiser, alors nous verrons le bout du tunnel et nous nous retrouverons. Si je m'adresse à vous ce soir, c'est pour appeler à la mobilisation de chacun pour ce mois d'avril où beaucoup se jouent. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Après un confinement dur lors de la première vague au printemps 2020 puis ce qu'on a appelé un confinement adapté lors de la seconde vague à l'automne dernier. Nous avons opté depuis le début de cette année 2021 pour une réponse qui visait à freiner l'épidémie sans nous confiner.

Trois principes n'ont cessé de nous guider. D'abord la sécurité. vous protéger, ne jamais transiger sur la santé des Françaises et des Français, permettre à chacun d'être soigné dans les meilleures conditions. Ensuite, le deuxième principe, c'est l'équilibre, c'est-à-dire prendre en compte les conséquences aussi des restrictions sur nos enfants et leur éducation, sur l'économie, la société, la santé mentale notamment des plus jeunes. Veillez à ne pas pénaliser les territoires où le virus circule moins ou peu. Et puis le troisème principe, c'est la responsabilité, c'est-à-dire faire confiance.

Préférer au contrainte pour tous le civisme de chacun pour avoir les bons comportements face au virus, limiter ses contacts, se faire tester au premier symptômes et s'isoler lorsqu'on est positif. Sécurité, équilibre, responsabilité. Ce sont ces trois principes qui nous ont conduit fin janvier à privilégier le renforcement de cette stratégie testée, alertée, protégé, le couvre-feu, la fermeture de certains établissements sur le reconfinement général du pays. Nous avons tous consentius a continué de circuler. Il circule encore aujourd'hui fortement.

Mais là où beaucoup de nos voisins ont décidé de confin nos voisins allemands par exemple, là où nos amis italiens en sont à leur 4e confinement, nous avons aussi, par ces choix collectifs que nous avons fait gagner des jours précieux de liberté, des semaines d'apprentissage pour nos enfants. Nous avons permis à des centaines de milliers de travailleurs de garder la tête hors de l'eau sans jamais perdre le contrôle de l'épidémie. Nous avons donc, je le crois bien fait. Croire en la responsabilité des Français, ça n'est jamais un paris. Ces dernières semaines, nous faisons face à une nouvelle donne. Depuis au fond les premiers jours du mois, nous sommes entrés dans une course de vitesse.

D'un côté, le déploiement de la vaccination qui permet d'espérer raisonnablement une sortie de crise et je vais y revenir. Et de l'autre, la propagation dans toute l'Europe d'une nouvelle forme de virus. ce variant qui a été identifié pour la première fois chez nos voisins britanniques à la fin de l'année dernière et qui en quelque sorte a fait apparaître une épidémie dans l'épidémie. Celle-ci est plus étendue qu'au printemps dernier, ce qui fait qu'aucune région métropolitaine n'est désormais épargné. Et celle-ci est aussi plus dangereuse qu'à l'automne, ce qui fait que le virus est plus contagieux mais aussi plus meurtrier.

Les services de réanimation ont à prendre en charge des personnes en bonne santé qui ont aujourd'hui 60 ans, même 50 ans, quelques-uns parfois plus jeunes. Retenez un chiffre, 44 % des patients en réanimation ont aujourd'hui moins de 65 ans. Face à ce double phénomène, nous avons décidé le 18 mars de prendre pour près de 20 départements des restrictions complémentaires au couvre-feu national qui étaient déjà en vigueur. 2 semaines après la mise en place de ces mesures, les chiffres sont clairs. Oui, cette stratégie a eu des premiers effets, mais très clairement ces efforts restent trop limités au moment où l'épidémie accélère.

En quelque sorte, nous sommes en train de subir cette accélération à cause du variant qui risque de nous faire perdre contrôle si nous ne bougeons pas. Nous devons donc nous fixer pour les moises à venir un nouveau cadre. Pour cela, il ne faut absolument pas céder à la panique. Nous avons conservé la maîtrise de la situation à l'hôpital. Cette situation est dure. Beaucoup de services sont surchargés mais nous n'en avons pas perdu le contrôle. Nous ne devons pas non plus céder au déni. Ce serait faux de dire que si nous ne faisions rien, les choses s'amélioreraiit d'elle-même. Non. Alors, nous nous placerions dans une situation délicate de potentielle saturation de tout le pays.

Aussi pour continuer à protéger la vie au présent, c'est-à-dire les malades, et pour protéger la vie au futur, c'est-à-dire nos enfants, nous devons pour les mois à venir fournir chacun un effort supplémentaire. C'est cela ce que je nous demande collectivement ce soir. Un effort des soignants d'abord pour augmenter nos capacités en réanimation.

Je veux ce soir saluer à nouveau en votre nom à tous l'action remarquable de nos soignants et en particulier des équipes de réanimation et de soins critiques qui secteur public comme secteur privé agissent main dans la main, mutualise les équipes, innovent non seulement pour soigner les 28 malades du Covid à l'hôpital mais aussi pour transformer des salles d'opération en salles de réanimation pour assurer une continuité de soins pour les patients atteints de maladies graves comme le cancer pour tous les moyens d'urgence, faire en sorte que tous les reçoivent et que tous puissent avoir les soins dont ils ont besoin. En mars dernier, à cette heure-ci, nous les applaudissions.

N'oublions pas que depuis 1 an, ils sont sur le pont sans relâche. Pour augmenter encore le nombre de personnes pouvant être accueillies en réanimation sans trop déprogrammé, ils sont et seront appuyés dans les prochains jours par des renforts supplémentaires. Le nombre de lits en réanimation a déjà été porté à 7000. Et je veux ici remercier les étudiants en médecine, les retraités, le service de santé des armées, tous les volontaires de la réserve sanitaire.

Tous sont mobilisés, seront mobilisés de manière accrue pour porter dans les prochains jours notre capacité à un peu plus de 10000 lit, en particulier aussi avec l'ouverture de nouvelles capacités d'accueil dans certains hôpitaux parisiens. Deuxième effort qui nous concerne tous celui-ci, les règles qui sont en vigueur dans les 19 départements en vigilance renforcée. Ces règles seront étendues à tout le territoire métropolitain dès ce samedi soir et pour 4 semaines.

Si nous faisons ce choix qui ne concerne pas territoire d'outre mer, territoire où le virus circule moins et territoire qui d'ailleurs pour certains ont fait de très gros efforts il y a plusieurs semaines pour ralentir aussi le virus de leur côté. Si nous faisons ce choix de toucher tout le territoire métropolitain, c'est parce que plus aucune région métropolitaine n'est aujourd'hui épargnée. Partout, le virus circule vite, de plus en plus vite et partout les hospitalisations augmentent. Et donc chacun doit veiller non pas à s'enfermer mais à limiter au maximum les contacts, les rencontres, les moments de proximité avec d'autres personnes.

Très concrètement, ça veut dire que le couvre-feu à 19h sera maintenu partout. Le télétravail qui est sans doute la mesure la plus efficace, le télétravail sera systématisé. Et j'appelle tous les travailleurs et tous les employeurs à y avoir recours à chaque fois qu'ils le peuvent. Les commerces seront fermés sur tous les territoires métropolitains selon la liste déjà définie dans les 19 départements aujourd'hui concernés. Nos citoyens qui souhaitent changer de région pour aller s'isoler pourront le faire durant ce weekend de pâqu.

Les françaises et les Français de l'étranger qui veulent rentrer en France pourront aussi le faire à tout moment et nous ferons tout pour faciliter les trajets et le quotidien de nos concitoyens travailleurs transfrontaliers. Alors certains milités, je le sais pour le retour généralisé de l'attestation comme en mars 2020. Nous n'avons pas retenu cette option parce que l'irresponsabilité de quelques-uns ne doit pas ruiner les efforts de tous. Les contrôles, les sanctions seront renforcées sur la voie publique pour limiter les les rassemblements parce que c'est là que le danger existe et pour encadrer la consommation d'alcool.

Mais très clairement, nous faisons le choix de la confiance, nous faisons le choix de la responsabilité et si je puis dire de la respiration. L'attestation ne sera donc obligatoire en journée que pour les déplacements au-delà de 10 km du domicile. En cette période qui est marquée par de nombreuses fêtes religieuses, je sais aussi pouvoir compter sur vous afin d'éviter comme nous avons su le faire à Noël, les rassemblements privés, les fêtes avec les amis, la famille, les proches. J'insiste vraiment sur ce point. C'est lors de ces occasions que nous nous contaminons le plus. Il faut donc faire cet effort. C'est un effort pour vous protéger et pour protéger les autres.

S'agissant des écoles et c'est en quelque sorte le troisème effort que nous allons faire dans les semaines qui viennent. S'agissant des écoles, nous devons tous être conscients de nos devoirs vis-à-vis de notre jeunesse. Nous pouvons nous féliciter dans notre pays d'avoir réouvert parmi les premiers nos écoles au printemps dernier, le 11 mai, rappelez-vous, et de les avoir maintenu ouvertes depuis septembre 2020. Nous faisons partie des rares pays qui ont fait ce choix alors même que nous avons été très frappés par l'épidémie. Nous l'avons fait en conscience.

Parce que nous croyons dans cet investissement dans les jeunes enfants et les adolescents qui est l'éducation parce que c'est le combat du siècle qui s'ouvre car nos enfants ont besoin d'apprendre d'être ensemble et nul ne sait dire les conséquences profondes et durables d'une fermeture prolongée des écoles qui renforcent les inégalités sociales comme les inégalités de destin. Alors oui, le virus circule dans les établissements scolaires mais pas plus qu'ailleurs. Et l'éducation de nos enfants, elle n'est pas négociable. L'école n'est pas négociable. C'est pourquoi nous devons prendre nos responsabilités. Oui, il faut freiner le virus.

Aussi, nous allons fermer durant 3 semaines les crèches, les écoles, les collèges et les lycées. Mais oui, nous devons préserver l'éducation et l'apprentissage. C'est pour cela que le calendrier scolaire sera adapté. pour ne pas laisser nos enfants seuls et sans apprendre. De manière très concrète, cela signifie que la semaine prochaine, les cours pour les écoles, collèges et lycées se feront à la maison, sauf comme au printemps 2020 pour les enfants des soignants et de quelques autres professions qui seront accueillies, de même que les enfants en situation de handicap qui doivent continuer à pouvoir être accueillis dans le secteur médico-social.

Les deux semaines suivantes, soit à partir du 12 avril, la France entière, quelle que soit la zone de vacances, sera placé en vacances de printemps. La rentrée aura donc lieu pour tous le 26 avril, physiquement pour les maternels et les primaires, à distance pour les collèges et les lycées. Le 3 mai, les collégiens et les lycéens pourront retrouver physiquement leurs établissements le cas échéant avec des jauges adaptés. Je sais, croyez-moi, ce que cette réorganisation implique de changement profond pour les parents d'élèves et pour les familles. Mais c'est la solution la plus adaptée pour freiner le virus tout en préservant l'éducation et donc l'avenir de nos enfants.

Les étudiants quant à eux pourront, pour ceux qui le souhaitent continuer durant toute cette période à à se rendre à l'université pour une journée de cours par semaine. Je veux ce soir en votre nom remercier et saluer tous nos enseignants et avec tous nos enseignants d'ailleurs l'ensemble des personnels qui permettent d'accueillir nos enfants dans les écoles, les collèges, les lycées, dans les établissements spécialisés aussi. Car si la France est un des pays à avoir le moins fermé ses écoles comme je vous le disais, 42 semaines d'ouverture, parfois deux ou trois fois plus que certains de nos voisins, c'est grâce à eux.

Enfin, comme depuis un an, l'accompagnement économique et social sera au rendez-vous. Les parents qui devront garder leurs enfants et ne peuvent pas télétravailler auront droit au chômage partiel. Et pour les salariés, les commerçants, les indépendants, les entrepreneurs et les entreprises, tous les dispositifs actuellement en vigueur seront prolongé. Je sais combien les efforts que je vous demande difficiles. Je mesure ce qu'ils emportent de conséquences pour notre pays et pour vos vies. Et vous savez aussi que nous avons tout fait pour prendre ces décisions le plus tard possible et au moment où elles devenaient strictement nécessaire. C'est maintenant.

Mais je tiens en même temps à vous dire ce soir que grâce à la vaccination, la sortie de Christ se dessine enfin parce que oui, à cette heure, vous êtes déjà plus de 8 millions et demi à avoir reçu une première injection de vaccin. 3 millions à en avoir reçu deux. Et le vaccin est efficace. Il est au bout de 15 jours après l'injection de la deuxième dose. [grognement] La meilleure preuve d'ailleurs de cette efficacité, elle est dans les chiffres que vous voyez à cet instant à votre écran et dans la mortalité en particulier de nos concitoyens de plus de 80 ans qui ont la mortalité qui a très fortement diminué.

La meilleure preuve, elle en est d'ailleurs dans la situation des résidents des maisons de retraite qui vaccinés à plus de 90 % ont pu progressivement reprendre une vie normale. Notre enjeu principal aujourd'hui, c'est donc d'accélérer encore et encore cette mobilisation. C'est celle évidemment du gouvernement, de nous tous et de tous les soignants là encore avec une stratégie claire. D'abord, continuer à avoir de plus en plus de doses en accélérant nos achats et surtout en produisant en France et en Europe. Nous sommes pleinement mobilisés.

Il y a eu des retards, il y a eu des choses que nous avons corrigé et je pourrais y revenir mais dans les semaines à venir, nous allons encore accélérer le nombre de doses que nous obtenons et nous allons progressivement devenir le premier continent au monde en terme de production de vaccin. C'est construire notre indépendance. C'est garantir que s'il faut des doses supplémentaires, nous ne dépendrons plus des autres. C'est garantir aussi la production de nouveaux vaccins s'il y avait à nouveau à l'automne, hiver ou l'année prochaine des nouvelles vaccinations à prévoir.

Ensuite, c'est vacciner le plus vite possible tous ceux qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire les plus âgés, les plus fragiles, ceux qui ont le plus de risque de développer des formes graves. Et j'assume totalement cette priorité, cet ordre que nous avons donné parce que c'est la garantie de notre efficacité. C'est ainsi que nous pourrons soulager plus rapidement l'hôpital. C'est ainsi que nous sauverons des vies. À partir de là, nous mettons tous les moyens pour vacciner, vacciner vacciner sans répis, sans jours férier, le samedi et le dimanche comme la semaine.

Pour les vaccins Pfizer et Moderna qui nécessitent des conditions de conservation spécifiques, il y a 1700 centres de vaccination qui ont ouvert notamment grâce à l'engagement exemplaire de nos maires que je veux ici remercier une fois encore pour les pour les vaccins Astrazeneca et demain Johnson et Johnson. Tous les médecins généralistes, pharmaciens, infirmiers et infirmières sont mobilisés. Au total, 250000 professionnels, médecins, pharmaciens, sapeur pompiers, infirmiers, vétérinaires sont aujourd'hui prêts à contribuer à ce grand effort national.

Si vous avez plus de 55 ans et atteint par exemple de diabète, d'hypertension ou de surpoids, vous pouvez aujourd'hui prendre rendez-vous auprès de votre médecin, votre infirmier, votre pharmacien qui vous vaccinera directement avec le vaccin Astrazeneca. Cela a commencé depuis la semaine dernière et nous allons accélérer à mesure que les doses seront livrées. Les 1700 centres ouverts sont à disposition pour eux vacciner avec les vaccins Pfizer et Moderna et aujourd'hui vacciner donc tous nos concitoyens qui ont plus de 70 ans. Les vaccin les vaccinations sont en cours et elles accélèrent partout.

Je sais que beaucoup de nos aînés ont essayé de prendre rendez-vous pour se faire vacciner ces dernières semaines. Trop souvent sans succès et j'en suis profondément désolé. Ce n'est pas acceptable. C'est pourquoi j'ai demandé à l'assurance maladie de mobiliser des équipes pour y remédier depuis quelques jours. Si vous avez plus de 75 ans, vous avez peut-être déjà reçu des appels car l'ensemble des plus de 75 ans qui n'ont pas réussi à obtenir un rendez-vous seront appelés par nos services pour pouvoir le leur fixer. et en parallèle, un numéro spécial sera mis à disposition pour prendre un rendez-vous.

À partir du 16 avril, les premiers rendez-vous seront accordés aux personnes qui ont entre 60 et 70 ans. À partir du 15 mai, les premiers rendez-vous seront ouverts pour nos concitoyens qui ont entre 50 et 60 ans. Et à partir de la mi-juin, les rendez-vous seront ouverts à l'ensemble des Françaises et des Français de moins de 50 ans. Une stratégie de vaccination spécifique sera par ailleurs prévue pour toutes les professions les plus exposées, en particulier nos enseignants que j'évoqué tout à l'heure, mais aussi nos forces de l'ordre et plusieurs autres.

Nous tiendrons l'objectif que je nous ai fixé, à savoir que d'ici à la fin de l'été, tous les Français de plus de 18 ans qui le souhaitent pourront être vaccinés parce que c'est la clé pour renouer avec la vie. La clé pour rouvrir notre pays. Mes chers compatriotes, les efforts d'avril d'une part et le déploiement de la vaccination d'autre part, c'est cette tenaille qui va nous permettre de contenir progressivement ce nouveau virus.

cette tenaille qui va nous permettre à partir de la mimée de commencer à rouvrir progressivement le pays, à retrouver cette culture qui nous a tant manqué, à retrouver les lieux de rencontre, les commerces, à retrouver cet art de vivre à la française que sont les restaurants, les cafés que nous aimons tant. Je reviendrai vers vous prochainement pour préciser un agenda de réouverture et pour que chacun puisse aussi se projeter avec plus de visibilité dans les mois qui viennent. Dès la mié, nous recommencerons à ouvrir avec des règles strictes certains lieux de culture.

Nous autoriserons sous condition l'ouverture de terrasse et nous allons bâtir entre la mi-mé et le début de l'été un calendrier de réouverture progressive pour la culture, le sport, le loisir, l'événementiel, nos cafés et restaurants. Mais d'ici là, je sais pouvoir compter sur vous. Mes chers compatriotes, je sais qu'il y a beaucoup de lassitude, de fatigue. Je sais qu'il y a aussi parfois de l'énervement, de l'emportement et c'est bien normal. Je sais qu'à chaque étape de cette épidémie, nous pourrions nous dire que nous aurions pu faire mieux et que nous avons commis des erreurs. Tout cela est vrai.

Mais je sais une chose, nous avons tenu, nous avons appris et nous nous sommes à chaque fois améliorés. Alors oui, aujourd'hui pour le mois qui vient, il nous faut nous mobiliser. Nous mobiliser pour nos aînés et les plus fragiles. Et nous mobiliser pour nos enfants pour les protéger et leur permettre de continuer à apprendre et leur leur préparer le pays, le continent, le monde auquel ils ont droit. nous mobiliser parce que le succès de ce mois d'avril et de cette stratégie dépend de chacun d'entre nous, de notre esprit de responsabilité. C'est ainsi que nous pourrons rebâtir ce chemin d'espoir. Celui qui nous permettra de retrouver progressivement une vie normale.

Celui qui nous permettra aussi de tirer ensemble toutes les leçons de cette épreuve. Mais nous tiendrons unis et déterminés. Vive la République et vive la France. Bonsoir à tous. Bienvenue sur le site du Figaro. Bienvenue dans le grand studio du Figaro. On est avec vous pour décrypter, débriefer ces annonces d'Emmanuel Macron. 24 minutes exactement d'allocution qui ont été écoutées avec attention par les journalistes et les experts du Figaro. Ce soir, nous avons Christophe Devog qui est avec nous. Bonsoir Christophe. Vous êtes historien [raclement de gorge] des idées politiques, professeur à sciences pot et également spécialiste de rhtorique politique.

Et ce soir, on va analyser ce qu'a dit et ce que n'a pas dit le président de la République et comment le président de la République a annoncé des mesures, des mesures euh pour l'essentiel sanitaire bien entendu qu'on va également décrypter, commenter avec avec vous. Euh Cyril Vandlerberg, merci d'être avec nous. Vincent, vous êtes le chef du service sciences du Figaro et vous voyez que l'accueil s'est fait euh relativement à la au prestige de votre fonction et de l' du travail sans relâche que vous fournissez depuis un an pour les lecteurs du Figaro.

Puis on est en direct également avec Marc Landré euh qui est par Skype et qui le chef du service économie du Figaro qui va euh également décrypter les mesures économiques qui sont annoncées confirmées plus exactement par le président de la République. Bonsoir Marc. Vous nous posez vos questions, elles nous sont transmises et je les consulte euh en direct sur le player du du Figaro, également sur euh le le site euh sur le le compte YouTube du Figaro. Je salue notamment Jean-Paul, Antoine, Chris Cross, Agath et même un un internaute qui se fait surnommer Neurone. Bonsoir à tous, bienvenue sur le site du Figaro. comprend euh de tout de suite vos commentaires.

Euh qu'est-ce que c'est cette tenue ? Bien, écoutez, c'est une tenue un petit peu plus euh décontractée que que d'habitude parce que justement on essaie de se retrousser les manches pour comprendre ce que le président de la République a annoncé. Cyril, ce soir quand même la mesure forte de euh l'annonce du président de la République, c'est que les mesures qui étaient en vigueur sort dans 19 départements sont étendues à partir de ce weekend à l'ensemble du territoire avec une mention spéciale pour les écoles. Alors oui, ça c'est la la grande nouvelle et c'est aussi le c'est un peu surprenant.

C'estàd que c'est depuis de semaines, on voit qu'on a une mesure qui marche pas dans 19 départements qui ne suffit pas à freiner l'épidémie et on l'applique au pays entier. Donc c'est la première surprise. L'autre chose après en fait je pense que Emmanuel Macron a activé le dernier levier qui lui reste quand avec des Français qui ont pas envie de se confiner, c'est les écoles. Les écoles, on estime que c'est un tiers des contaminations en France. Euh on n'a pas fait de test au début de l'épidémie, donc on pensait que le virus circulait pas chez les enfants.

Ils ont pas de symptômes, ils sont jeunes, ils sont en bonne santé, ils sont pas touchés par le virus, mais en fait ils sont aussi des relais qui transmettent et qui introduisent les virus dans les familles et qui passent de génération en génération. Donc donc l'école c'est un levier vraiment important d'un point de vue d'épidémiologie pour freiner la propagation du virus. En fait, c'est je pense en fait c'était le dernier levier qui restait à Emmanuel Macron, c'est de jouer sur les les écoles sans dire qu'il les fermé. Bolonge les vacances, c'est pas c'est pas bête.

Euh le fait que toutes les vacances soient en même temps et qu'il y ait pas de déplacement, bah voilà, on a un système qui est finalement égalitaire mais qui va être qui va être dur parce que c'est des vacances où on bouge pas, où on est avec les enfants. Mais on peut espérer un petit effet de ce côté-là sur le sur le sur l'effet d'extension des du confinement, faux confinement à tout le pays. Je je suis pas sûr que ça soit vraiment très efficace par rapport à un confinement qui était enfin un couvre-feu à 19h, voilà, qui était déjà plus efficace pour pour freiner l'épidémie. Alors justement, on va y revenir peut-être dans cette dans cette séance de débrief.

Le président de la République a notamment venté les mesures qu'il a prises qui ont été prises et leur efficacité. On va voir justement avec vous si c'est si c'est vraiment le cas. Peut-être un commentaire à Christophe Devog. Vous êtes professeur, les étudiants euh sont autorisés, dit le président de la République, à venir, mais simplement qu'une fois par semaine. Euh ça a un impact également sur l'ensemble de de l'éducation nationale, sur sur tout le système éducatif. Vous qui êtes professeur, est-ce que vous pensez que cette mesure peut-être bien accueillie par vos collègues et par la communauté éducative ?

Écoutez, déjà nous étions en en confinement, si j'ose dire, puisque nous étions déjà intégralement en télétravail. Euh il y a pour une raison très simple, c'est que d'une part, il y avait déjà des mesures euh de précaution sur des campus, mais aussi parce qu'il y a nous avons beaucoup d'étudiants étrangers à Science Po donc beaucoup ne sont pas sur place. Donc je pense que ça va pas changer grand-chose pour les universités. Je crois que c'est pas mal d'avoir laissé quand même cette journée euh qui peut être importante symboliquement, je dirais, pour les étudiants pour quand même qu'ils aient l'impression de vivre une vie universitaire.

Mais je crois que c'est pas la mesure phare de ce qui a été annoncé par le président. Je voudrais juste poser une question en fait à mes deux copartenires. On peut dire c'est la question de Oui, sans doute on va on va pas bouger sauf pendant le weekend de Pâqu. Donc il peut pas, il pourrait bien y avoir puisque il y a après il y a plus de cours puisqu'on est en Zoom ou en Skype ou et cetera euh ou en Miss ou en ce qu'on voudra et comme il n'y aura plus de cours à partir de la semaine prochaine si j'ai bien compris quand même beaucoup de gens peuvent partir faire comme dans le premier confinement un confinement plus ouvert. Est-ce que j'ai bien compris ? Oui, ça c'est vrai.

C'est que les gens vont avoir l'opportunité de partir ce weekend et quelque part c'est pas une mauvaise chose du point de vue du contrôle de l'épidémie d'avoir d'avoir les villes qui se vide un petit peu. Vous répondez à un internaute qui justement s'emporte contre les Parisiens qui ont contaminé la Bretagne et qui risquent de le faire de fait à partir de ce weekend. Alors quand on est en province, c'est sûr que c'est pas agréable de voir les Parisiens débarquer. C'est c'est pas c'est pas un spécifique le coronavirus mais voilà c'est plus je pense plus large que que que que l'épidémie.

Mais le d'un point de vue du de circulation du virus, avoir une des villes où il y a moins de densité de population, moins moins de risque d'échange entre les gens et ben c'est plutôt une bonne nouvelle. Donc d'un point de vue assez cyque. Ce que vous êtes en train de dire c'est que ça ça peut provoquer une déconcentration par exemple notamment en Île-de-France qui est une la région où il y a le plus grande la plus grande densité en France. Oui. Alors c'est la région où la plus grande densité et oui et où l'épidémie est la plus grave en ce moment parce que on a on a dépassé le nord et et PACA.

Donc oui, enfin c'est c'est sûr que le symbole est est pas joli à voir de voir les les riches parisiens qui ont les moyens d'avoir une maison de campagne. Vous croyez pas qu'il va être un peu attaqué là-dessus par la gauche notamment ? C'est possible. Alors, on va peut-être également voir avec Marc Landré euh qui alors Arduutal nous demande si on aura des œufs des œufs en chocolat. Apparemment oui puisque c'est à partir donc de samedi soir que ces mesures entrent en vigueur. Euh Marc euh le président de la République donc a confirmé que les mesures qui accompagnent toute une série d'acteurs économiques vont perdurer.

La question que j'ai envie de vous poser, c'est jusqu'à quand la France peut se permettre de d'avoir ce dispositif [grognement] jusqu'à tant que le président l'aura décidé. C'est-à-dire que on [grognement] maintient économiquement le pays sous perfusion depuis un an, alors plus ou moins fortement. Euh les doses varient en fonction de la situation sanitaire et de de la nécessitaire maîtrise euh de la propagation de l'épidémie. Mais à partir du moment où on emprunte à rien à pas cher sur les marchés financiers pour s'endetter, on peut continuer, je dirais quasiment théoriquement à duam eternam. En tout cas, le temps que la le pays se remette d'apomb et soit capable de revivre normalement.

Donc ça veut dire que pour répondre concrètement à votre question à court terme jusqu'à tant que on ait une immunité collective euh en matière de vaccination pour permettre de de baisser la propagation du virus et de la rendre quasiment anecdotique, c'est les fameux 5000 contaminations jour qu'on visait après la fin du second confinement à l'automne. Et donc ça ça arrivera une fois qu'une grande majorité de la population aura été vaccinée. Donc c'est d'ici la fin de l'été ou plutôt au début de l'automne selon les les degrés de livraison, les les délais de livraison des différents vaccins.

Donc tant que les marchés financiers n'explosent pas et qu'on peut se refinancer à très bas coût voire à coup négatif et jusqu'àattant queon ait une immunité collective qui nous protège et qui nous permette de revivre à peu près normalement comme avant. Le département de la Réunion est-il concerné par la fermeture des écoles ? Nous demande Saint internaute. A priori c'est la France métropolitaine he qui est qui est concerné et simplement elle. C'est ce que j'ai compris. Oui oui oui. Et c'est ce que annoncé effectivement le le président en faisant une extension à la France métropolitaine. On va vérifier dans les dans les dépêches.

Si on reprend les les mesures, vous continuez à commenter et à nous poser vos questions. Voilà, je si on a la réponse, on vous la donne tout de suite. Sinon, on la cherche. On tâche de le faire. En tous les cas, euh Emmanuel Macron, première déclaration euh dit au début de son intervention "Nous, euh voyons euh et nous verrons le bout du tunnel." Est-ce que il est vraisemblable que nous puissions voir le bout du tunnel au regard de l'évolution de l'épidémie et de l'évolution des variants aujourd'hui cette année ? Oui oui oui, on a on a euh enfin une vaccination qui accélère et qui accélère très fortement. Donc on a euh on a plus d'écart entre les livraison et les injections.

Donc on vaccine à flux tendu et on était on a eu des journées à plus de 330000 injections euh euh début de semaine. On est on est vraiment sur un rythme qui va permettre de d'atteindre si les livraisons se tiennent le coup. En fait, ça va dépendre des laboratoires, mais avec l'arrivée des vaccins de Johnson and Johnson là en avril, on va arriver avec à la fin de l'été, c'est un objectif vraiment crédible d'avoir tous les Français vaccinés et donc d'avoir une une ralentir très fortement la circulation du virus. Ne plus, on aura plus de cas grave parce que ces vaccins sont vraiment efficaces pour empêcher les cas graves de la maladie.

Donc on aura des hôpitaux qui vont se se vider, on aura plus de malade, une un virus dont la transmission sera fortement ralentie et et il restera alors une inconnue, c'est celle des variants. Le on sait que les vaccins notamment su Astrazeneca est un peu moins efficace contre le variant sud-africain et variant brésilien. Donc là, est-ce que ces variants vont progresser par rapport au variant anglais ? Euh c'est l'inconnu en fait. Mais là encore, on a une chance incroyable, c'est qu'on a des technos de vaccin génial avec le vaccin ARN. Moderna et Pizer ont déjà reprogrammé leur leur premiers vaccins pour s'adapter aux variants.

Donc on va on aura avant la fin de l'année des vaccins avec des troisèmes doses de rappel pour être protégé contre tous les variants. Donc vous appréciez les vaccins à ARN. Ouais. Oui, je suis je suis je suis un vrai fan. Un vrai fan des des vaccins ARN. Parmi les mesures qui sont annoncées, je reviens vers vous Cyril, le nombre de places pour l'instant, on voit pas le bout du tunnel dans les dans les hôpitaux et en particulier en réanimation. Est-ce qu'on peut justement décrypter ce qui est annoncé autour du des places autour des lits en réanimation ? Actuellement, si mes informations sont bonnes, il y a aux alentours de 5000 lit et là le président parle de d'ouvrir jusqu'à 10000.

Jusqu'à 10000 en fait. En fait, le message qu'il dit [toux] c'est il est en fait il est conscient que les mesures qu'il a qu'il annonce vont pas inverser brutalement la courbe descontaminations. Donc on va se retrouver avec un un afflux à l'hôpital qui va qui va poursuivre. Donc il prévoit en fait que que la situation va s'aggraver à l'hôpital et donc on va on va atteindre déjà il a parlé de 7000 lit comme premier objectif, c'est le pic de la première vague. Donc on j'imagine qu'il il estime qu'on au rythme actuel on peut l'atteindre. Non, il dit qu'on les a maintenant déjà les 7000. Oui, mais en fait il risque d'être rempli en fait cette lit.

Donc c'est il va y avoir il va y avoir des malades, il va y avoir de donc des malades grates qui vont continuer à arriver et et en gros il dit aux soignants il faut que vous teniez le coup. Hm et donc il y aura pas d'amélioration très franche et les malades vont arriver, il va falloir les soigner. Euh donc ça c'est c'est un premier signal et en fait c'est pour moi c'est c'est presque la critique principale c'est quand il dit euh le 18 mars nous avons pris des mesures supplémentaires pour éviter le que le risque que le que de perdre le contrôle avec l'épidémie. Ben moi, j'ai peur que le que le contrôle il soit déjà perdu.

En fait, le le le gouvernement n'a plus l'intention de casser la courbe de l'épidémie. On est juste dans des stratégies de freinage. Éviter que ça s'enflamme, éviter que ça soit justement une progression exponentielle comme on l'a connu en novembre ou encore pire en mars 2020. Donc on est on est sur une stratégie de de il faut gagner du temps. C'est une course de vitesse parce que d'un côté on a on a des facteurs très positif qui sont qui vont ralentir la croissance de l'épidémie qui sont l'immunité collective. On a de plus en plus de gens qui ont été malades. On a une immunité qui est acquise par les vaccins. Donc ça progresse vite.

Donc déjà 8 millions de personnes qui ont déjà une première dose. Tout ça c'est les et un troisème facteur qui est lui difficile à à modéliser mais qui va être important, c'est le l'effet de la météo. Malheureusement la météo pour la semaine prochaine n'est pas bonne. Il va faire il y aura une vague de froid qui annoncé sur la France. Donc d'un point de vue épidémiaux, c'est pas terrible. Mais on peut on sait qu'avec le printemps, ben tout ça c'est des facteurs qui vont qui vont ralentir l'épidémie. Donc c'est une course de vitesse pour dire il faut tenir à l'hôpital. les 7000 lit qui sont déjà prêts.

Bah je moi je crains qu' qu'il ne soit qu'il soit occupé dans les semaines qui viennent et euh et et et voilà. Donc c'est une stratégie vraiment de de freinage pour gagner du temps et et espérer que les les facteurs positifs vont finir par atténuer cette épidémie. Alors, parmi des mesures fortes, on le disait tout à l'heure et je réponds à une question d'Hugo sur YouTube que je salue et tous ceux qui nous suivent en ce moment sur YouTube qui nous demande de faire un point sur les écoles. Alors, que va-t-il se passer dans les écoles ?

Et bien les écoles sont fermées à partir de ce weekend, une semaine de cours en en distantiel et puis ensuite pour toute la France, il n'y a pas la zone A, B et C comme c'est traditionnellement le cas pour les zones de printemps. Il n'y a qu'une seule et même zone sur toute la France métropolitaine. Ça c'est une autre réponse à d'autres internautes qui nous demandent qu'en est-il de la Polynésie ? A-ton parlé des outresemes ?

pour l'instant c'était concentré sur la France métropolitaine, donc une seule zone avec des vacances qui vont commencer dès la fin de la semaine prochaine et qui s'arrêteront euh pour qui s'arrêteront au début de la semaine du 26 avril avec cette encore une semaine en distantiel et puis la possibilité de revenir en présentiel à partir du lundi 3 mai prochain. avec des jauges. Euh c'est une mesure forte. Marc Landré, ça c'est des implications, ça a des implications sur l'organisation pour le pour le travail. Les arrêts maladies et les arrêts en tous les cas les arrêts de travail de choses différentes se multiplient en ce moment.

[grognement] Bah disons que à partir du moment où vous avez une multiplication par 3 du nombre de classes qui ont été fermées depuis le début de la semaine, forcément vous avez des parents qui récupèrent à la maison des enfants qui ne peuvent plus être accueillis dans le système scolaire et donc ils peuvent pas télétravailler normalement ou travailler tout court. Donc les arrêts maladies sont justement prévus comme cela depuis le début de la crise pour permettre aux parents qui récupèrent leurs enfants pour les garder à domicile de pouvoir être indemnisé le temps où ils font soit la classe soit ils gèrent leurs enfants.

Donc oui, ça s'est multiplié depuis le début de la semaine parce que on a une multiplication de fermeture de classe et ça va évidemment se multiplier dans la semaine prochaine puisque là c'est pas une multiplication des des des classes fermées qu'on va avoir, c'est toutes les classes qui vont être fermées et donc avec des parents qui ne pourront pas télétravailler et qui devront gérer et faire la classe à leurs enfants ou du moins les garder pendant ce temps-là. Et donc on va avoir des arrêts maladies qui vont se démultiplier. Mais le président a été très clair.

Le président Macron a bien dit que il demandait à l'assurance maladie qui gère les arrêts maladie pour les parents qui doivent gérer leurs enfants de jouer le jeu et de les accorder systématiquement. D'ailleurs, il suffit de faire une autodéclaration euh sur le site de l'assurance maladie qui le fait très bien et très vite. Et ça c'est uniquement lorsque le télétravaillable n'est pas possible. Petit bémol ou petite nuance, c'est lorsque vous êtes deux et que vous que les deux vous êtes à domicile, le bénéfice de l'arrêt maladie ne concerne qu'un seul des deux parents et non les deux. Euh deux questions qui sont posées par les internautes sur YouTube en ce moment, ça défile vite.

Alors, j'essaie de les retrouver. Un premier internaute qui nous demande qu'en est-il du secteur du BTP ? Bah le BTP par définition, il a du mal à télétravailler hein. Donc [grognement] euh moi je sais pas moi quand des maisons ou des bâtiments à domicile c'est compliqué. Donc eux ils sont pas concernés. Qu'en est-il pour son concernés par sont pas concernés pardon par le télétravail. En revanche ils sont concernés s'ils ne peuvent pas aller sur un chantier pour pouvoir garder leurs enfants à domicile évidemment. Euh et qu'en est-il également pour les livres et pour les librairies ? Jusqu'à présent, elles étaient encore ouvertes ?

Alors la liste des la liste des magasins autorisés à ouverture ne change pas.

Euh c'est-à-dire que là, on va avoir une extension des des règles en vigueur dans 19 départements sur l'ensemble du territoire et les règles qui étaient en vigueur dans ces 19 départements sont étendues à l'ensemble du territoire et donc les magasins qui étaient autorisés à ouvrir dans ces 19 départements seront autorisés à ouvrir par dans les dans sur l'ensemble du territoire et donc par défaut ou par l'absurde ceux qui étaient interdits d'ouverture bah seront interdits d'ouverture demain sur l'ensemble du territoire et comme les libraires étaient consid considéré maintenant comme un comme des des boutiques essentielles comme les disquaires, comme les fleuristes, comme les coiffeurs et ben ils pourront le rester euh post weekend de pâqu lorsque le confinement sera étendu à l'ensemble du territoire métropolitain.

Il y a énormément de questions également, merci Marc, autour de la notion de des frontières. Pour l'instant, il n'y a pas de mesures supplémentaires qui ont été prises aux frontières. En tous les cas, si ça a été dit, ça m'a échappé. Est-ce que vous avez entendu quelque chose sur ça, Christophe ? Non, je n'ai rien entendu sur ça. J'ai entendu sur d'autres choses. On y viendra peut-être. Non, sur les frontières, mais a priori le contrôle est déjà en place depuis depuis quel depuis janvier. Donc on va voir ce qui ce qu'il en est. Ce qu' un internaute disait.

Alors, je sais pas, on a peut-être pas pu vérifier mais que en tout cas les vols vers l'Afrique du Sud ou le Brésil ou quand même à l'origine de deux variants eux euh sont toujours autorisés [grognement] actuellement.

témoignage non je sais pas sur les cas particuliers du Brésil l'Afrique du Sud mais la France est plutôt un foyer de l'épidémie contre lequel d'autres pays cherchent à se protéger donc c'est plutôt dans l'autre sens que les variants brésiliens la vari sud-afrique ils sont déjà présents et ils sont déjà présents sur le pr territoire en faible proportion ils sont un peu moins contagieux que le vari anglais donc il se propage pas on a un peu de chance là-dessus euh une question un mot qui revient quand même beaucoup dans les dans les commentaires en ce moment c'est le mot confinement et c'est un mot qui a pas été prononcé.

Est-ce qu'on peut dire que c'est Emmanuel Macron a essayé de vendre l'art d'un nouveau confinement sans en prononcer le mot ? Bah, c'est un mot qui est devenu tabou. Donc est-ce qu'on aura la chose ? Pas vraiment parce que si je comprends bien, le régime des attestations va être quand même très allégé. C'est un mot maintenant qui est très étrange d'ailleurs au-udelà de 10 km, il faut que vous fassiez une attestation si vous allez travailler au Donc c'est fini les attestations pour aller faire ses courses, pour aller faire son jogging, enfin tout ce qui était quand même terriblement infantilisant et je dirais inquiétant dans le premier confinement.

Mais ce que je remarque c'est que le confinement n'est plus prononcé dans le cas de la France mais il est dans le cas de l'Allemagne. Alors ça ça quand même ça fait un petit peu sourire parce que l'Allemagne n'a jamais été confinée. C'est-à-dire que si on appelle confinement le fait que les gens soient obligés de rester chez eux, les Allemands n'ont jamais été confinés. J'en connais suffisamment. Ils avaient ils ont toujours eu le droit de sortir quand ils voulaient. Ils ont eu le droit de faire du sport sans demander l'autorisation à personne et surtout pas à eux-mêmes. Donc ce qu'il y a eu en Allemagne, c'est une fermeture des commerces non essentiels et des écoles.

Donc le mot confinement est devenu tabou. Ce qui est amusant, c'est que la France qui était un modèle de confinement maintenant se considère le mot n'est plus possible pour le président puisqu'il y a finalement il en a fait une sorte de principe de voilà de de totem de quelque chose qui qui ne peut plus être prononcé devant devant le peuple. Voilà, ça c'est une c'est un discours qui qui rétoriquement est très clair dans l'autojustification très longue d'ailleurs puisque c'est un discours peut-être quand même rappeler que c'est un discours qui est quand même encore une fois très long trop long minut 24 minutes.

Je rappelle que les discours de crise le principe d'un discours de crise c'est qu'il soit bref 24 minutes où le président très bien très brillamment comme toujours, rentre dans une un nombre de cas particuliers. Est-ce à lui de donner le calendrier des écoles ? à lui de donner le calendrier de la vaccination, de préciser les âges, les comorbidités. Enfin, peut-être que on pourrait avoir un peu de sous-traitance là-dessus.

Il y a quand même un ministre de la santé qui qui qui connaît ces sujets et au risque de perdre l'essentiel du message, c'est-à-dire que les gens vous posent des questions sur les détails, mais moi je ne sens toujours pas une direction bien claire au niveau politique et il me semble que c'est quand même au président, sinon à qui d'autre ? la donné. Euh une vous avez peut-être perçu vous une une autre question. Je vous pose je vous pose les questions, je prends vos commentaires, vous continuez de de réagir. Euh Flight nous dit "Je suis expatrié, nous serons de retour en juin.

Serons-nous autorisés à rentrer en France ?" Alors ce qui serait intéressant, c'est que vous nous disiez d'où vous d'où vous venez et d'où où vous êtes actuellement expatrié. Qu'est-ce qu'on peut donner comme réponse à cet internaute ? En général, oui, les expatriés peuvent rentrer en France. Oui. Oui. Donc le Oui. Euh un autre un autre internaut qui s'appelle Robin qu'on salue, le confinement de mars, nous dit-il, n'a pas marché, celui d'octobre n'a pas marché. Pourquoi recommencer ? Voà, je suis pas d'accord sur les deux premières affirmations. Les deux ces deux confinements ont été très efficaces. En quel terme ils ont été efficaces ?

Bah, ils ont ils ont arrêté la transmission du virus, ils ont réduit le nombre d'hospitalisation, ils ont fait chuter la mortalité à chaque fois, à chaque on a vu, on a vu en premier confinement comme au deuxè, on a vu au bout de 9 10 jours un début de d'efficacité et là on est on est à 2 semaines après les mesures du du annoncé 18 mars et on n pas de on n pas de signe d'efficacité de des trèes mesures affiqué. Donc donc les deux deux premiers confinements ont été très efficaces, ils ont été durs mais ils ont porté leur fruits. Enfin, ils ont ils ont jouer leur rôle.

Euh le président disait toujours Emmanuel Macron disait "Le virus circule mais pas plus qu'ailleurs que à pardon à l'école le virus circule mais pas plus qu'ailleurs." Vrai ou faux ? Ça c'est assez vrai. Oui, il circulent pas plus mais c'est une des voies les plus fréquentes pour l'introduction du virus dans un foyer, dans une famille. C'est qu'une fois qu'un enfant est malade et qui vit avec ses parents, avec ses frères et sœurs, c'est souvent par qu'une contamination à l'école que que le virus rentre dans un foyer. Donc c'est c'est un vrai problème. On va répondre également à à Durta là qui se plaint qu'on ne réponde pas à sa question.

Alors parmi les questions qu'il nous pose parce qu'il fait beaucoup de commentaires euh ou elle fait beaucoup de commentaires. Si on ne vaccine pas plus, c'est pour la simple raison qu'on ne peut pas aller plus vite dans les conditions actuelles. C'est effectivement le cas. Euh et sur ce point-là, Emmanuel Macron est revenu en donnant un un calendrier et en affichant certaines promesses. Est-ce que là aussi on peut le croire ? Oui, oui, oui. Euh en fait, on a eu un démarrage de la vaccination en France fin décembre qui était une catastrophe qui était presque une blague avec Maurice.

On s'en souvient et heureusement on a on a quand même réussi à inverser la tendance et on là on on vaccine au fur et à mesure que les doses arrivent. Donc le vrai facteur qui limite la vaccination en France aujourd'hui, c'est pas le manque de de bras pour faire des piqûes, c'est vraiment le rythme d'arrivée des doses et les liv les ville se vont par les laboratoires. Et là, ce qu'on voit en fait en avril, en avril, on va avoir une forte accélération des livraisons.

Donc avec les systèmes qui mise en place, avec les centres de vaccination, le président, je crois parler de 1700 centres dans toute la France, on arrive avec des gros vaccinodromes là comme au Stade de France au au vélodrome à Marseille, on va pouvoir faire des vélodrome qu'on pouvait pas ouvrir parce qu'il y avait pas assez de doses pour l'instant.

Ça c'est vrai de France ouvrira la semaine prochaine ils ar ils ouvrent la semaine prochaine mais oui là ce qui est important c'est véritablement la pâte du président dans cette affaire c'est quand même lui qui a imposé vous sou la fameuse scolaire l'accélération de la vaccination he ça c'est pas du tout le monde médical ni les autorités de santé c'est quand même lui qui a imposé ça et c'est lui qui s'est engagé sur cette question de de l'approvisionnement des vaccins tant au niveau français qu'au niveau européen.

Et là, il faut reconnaître et je crois qu'il essaie de jouer quand même cet avantage clairement politiquement aussi, hein, c'est-à-dire de et ce qu'il aimerait bien, je crois sentir, c'est être aussi monsieur vaccin. Un peu comme ce que Johnson fait, Johnson, l'homme politique hein, pas le vaccin, fait en Angleterre et c'est en train de lui réussir formidablement. Si Emmanuel Macron pouvait sortir de la crise en disant "Je suis monsieur vaccin". Et je crois qu'il est, j'ai senti à la fin qu'il jouait beaucoup cette carte.

Euh marque euh cet internaute qui s'appelle Flight 94 et qui est un internaute récurrent qu'on retrouve en tout cas assez souvent dans les lives du Figao et on est content de le retrouver, nous dit "Cette crise qui dure crée des comportements nuisibles. L'argent n'a plus de valeur. La moindre et il dit la moindre petite maison en couronne coûte une fortune. Est-ce que on connaît un petit peu les les effets ou inattendus justement du du confinement en particulier sur sur l'économie et en particulier l'économie autour de Paris ?

Il y a une étude qui a été rendue publique ce matin par Century 21 qui démontre qu'effectivement il y a une forte progression des demandes immobilières de maison dans les métropoles en dehors des métropoles pour aller s'exiler un petit peu en dehors des centre-villes, mais que ça change pas fondamentalement la donne sur Paris parce que de toute façon les prix étant déjà très élevés et trouvant peu d'acheteurs, il y a pas énormément de changement si ce n'est une petite baisse de prix observée à Paris.

Mais je vous mais je vous mets dans le mil, ça reste de toute façon inaccessible pour vous, pour moi, comme pour tout le monde puisque le prix au mècr, il dépasse toujours les 11000 € euh dans les endroit les moins chers. Donc de toute façon, euh il y a pas eu une incidence immobilière majeure sur dans la capitale, ça c'est certain. En revanche, dans les métropoles, on voit qu'il y a une forme de migration, qu' a de il y a une forte demande de maison avec jardin en périphérie des métropoles pour une certaine euh abandon centre-ville qui en cas de confinement dur ce qui et ce n'est pas ce qu'on va vivre là à partir de selon son du territoire à partir de samedi soir.

En cas de confinement dur, les gens veulent pouvoir s'aérer un petit peu. Euh Jean-Paul, j'aimerais bien avoir votre commentaire Marc et celui de Christophe nous dit "C'est évident qu'on crée une nouvelle dette et que celle-ci est diluée sur la population entière." Bah toute toute dette euh toute dette par définition est supportée par ceux qui sont vivants et ceux qui seront vivants demain. Donc plus on accroit la dette, plus elle se C'est pas qu'elle se dilue. En vérité, elle augmente la charge individuelle de chaque français qui sera amené à la rembourser demain. Alors quand est-ce qu'on la remboursera ? À quel rythme et à quel prix ?

nul ne le sait aujourd'hui parce que ça dépendra des conditions au moment où on aura décidé de la rembourser. En tout cas, ce qui est certain, c'est que cette dette, quelle qu'elle soit, quoi qu'elle ait pu coûter ou quoi que la crise a pu coûtée, on la remboursera un jour ou l'autre, que ce soit dans 10 ans ou que ce soit au bout du bout avant l'explosion de la planète, puisque de manière perpétuelle, l'État ne se désendêtera jamais et donc on continuera à payer les emprunts qu'on aura contracté pour rembourser les dettes passées. Donc cette dette, on la payera et on la payera jusqu'à la fin de nos jours chacun. Christophe, ben je suis tout à fait d'accord.

C'est une dette un peu, c'est vrai, perpétuelle, mais qui quand même chaque année représentera quelques dizaines de milliards d'euros et de plus en plus de milliards d'euros. Même si les taux d'intérêt sont bas, je ne suis pas de ceux qui pensent qu'ils resteront éternellement. Euh, il peut y avoir aussi des on voit des phénomènes de de bulles, je parle sous le contrôle de Marc Landré, on voit des phénomènes de bulles qui se produisent, on voit des problèmes de de d'acteurs financiers américains en difficulté. Il n'est pas il n'est pas certain que les taux d'intérêt restent éternellement aussi favorables.

Euh Francisco nous demande nous dit "Je suis prêtre et j'aimerais savoir si les rassemblements entre guillemets concernent aussi les messes." Apparemment Emmanuel Macron, on en a pas parlé même s'il est allé rentrer dans pas mal de détails mais il a pas parlé de ça. Les cérémonies de pact pour l'instant ne sont pas remises en cause. Non non, je pense qu'il touche pas du tout au culte et au région parlé quand même hein. il a évoqué il évoqué le caractère familial euh qu'il y a autour des fêtes de P il a parlé, il a dit des cules, je sais que c'est important et il a invité à une sorte de de réserve, je sais pas ce que ça veut dire exactement.

Peut-être que là, on aura des précisions venant euh du ministre des cultes. Euh [grognement] quand il dit que c'est important, est-ce qu'il fait allusion selon vous euh spécialiste de rhthorique justement aux polémiques et au bras de fer qu'il y a eu avec les cultes à l'automne au moment du 2e confinement ? Il y a eu pas mal de de problèmes avec les cultes sous la présidence Macron. Il y a eu en effet les questions de confinement. Il y a eu toute la question euh qui va ressortir un jour ou l'autre des obsèques, euh des cérémonies, le fait de ne pas pouvoir accompagner aussi bien d'ailleurs je dirais à l'église qu'à l'hôpital.

Et c'est des choses qui sont des blessures profondes dont on ne parle pas. Effectivement le je j'en profite parce que il vient de paraître le livre de de l'évêque de Nanterre qui s'est beaucoup beaucoup battu là-dessus. Monseigneur et ce sont des choses voilà anthropologiquement fortes qui à mon avis peuvent refaire surface par exemple au moment de la campagne présidentielle. Il y a eu d'autre part d'autres enjeux avec les cultes notamment vous avez la loi sur le séparatisme qui n'a pas plus évidemment à certains cercles de l'islam mais qui n'a pas plus non plus à certains cercles catholiques et et juifs. On va on va rester sur la la question du confinement pour pour l'instant.

Euh pourquoi les commerces de restauration rapides sont ouverts ? demande àiser alors que les restaurants les restaurants traditionnels sont fermés. Cyril, c'est toujours c'est toujours pareil. C'est le le vrai problème, c'est l'acte de manger face à quelqu'un sans masque. C'est le restaurant, c'est un lieu où on peut pas porter de masque. On a la bouche ouverte et on parle et on et on mange. Et donc donc il reste plus que laavance à emporter. C'est assez logique malheureusement.

le marc justement le le secteur de la restauration pour l'instant résiste au au aux mesures et il y a un certain nombre de gens qui s'étonnent d'ailleurs qu'il n'est pas plus de protestation pas plus disons le mot de révolte au sein de du secteur de la restauration. [grognement] Disons que le secteur de la restauration qui est fermé administrativement est aidé financièrement. L'État fait tout ce qu'il peut ou du moins met le maximum sur la table pour essayer de compenser l'estigmat de la fermeture administrative sinédié.

Alors le président a en voulant montrer un horizon de sortie de crise lors de son allocution il y a une demi-heure a dit qu'il reviendrait prochainement devant les Français pour fixer les conditions et les dates d'un retour à la normale notamment pour l'ensemble des secteurs qui sont fermés et en parlant de mi-juin début juillet pour tout ce qui est culture restauration et bar.

Donc ça veut dire que là la première la grande différence par rapport il y a trois les trois derniers mois et je parle sous le contrôle de mon ami Cyril euh c'est la première fois qu'on refixe une date, qu'on refixe une échéance, qu'on donne un horizon à tous ces secteurs qui sont fermés et quand vous les écoutez bien euh qu'il comprennent ou qu'il ne comprennent pas les raisons de la fermeture de leur fermeture administrative. C'est ce qu'il demandait. Il demandait d'avoir un horizon qu'on leur donne une date, une une date butoire vers laquelle il pourrait se projeter dans le casre d'une réouverture.

Là, Emmanuel Macron, le chef suprême leur dit ça sera très probablement aux alentours du début de l'été. Et ben, c'est peut-être lointain, c'est peut-être difficile pour eux parce que ça fait quand même 6 mois qu'ils sont fermés, mais au moins ça leur donne un horizon vers lequel tenir et vers lequel se projeter. C'est pas si mal.

Alors effectivement, vous allez avoir des révoltes, vous avez des gens qui pensaient qu'ils pourraient rouvrir plus tôt, mais quand on voit à quel point la il y a une propagation et une accélération de la propagation du virus, il était totalement illogique et et et je dirais quasiment maladif de pouvoir penser qu'on pourrait rouvrir les restaurants là où effectivement on voit que la chaîne de contamination est la plus importante et la plus probante. Mathieu nous pose cette question. Euh c'est un témoignage qui fait sur YouTube trouvé un emploi mais ne peut commencer mon contrat car réouverture des magasins.

En attendant je suis en précarité, existe-t-il des aides gouvernementales pour tenir jusqu'au déconfinement ? Et ça dépendra, ça dépend si ce ce cette personne a travaillé ou pas avant. il pourra bénéficier d'aides qui sont très spontanées et que le gouvernement va peut-être réinjecter pour des gens qui n'avaient pas de contrat auparavant et qui donc il y a pas de comparatif de perte de revenu par rapport à une période antérieure. Sinon, s'il avait un contrat avant, dans ce cas-là, il va bénéficier de l'aide classique qui lui permet de compenser la baisse de revenu liée à la fermeture administrative de au chômage partiel notamment de de de son restaurant ou de son établissement.

Il faut savoir que juridiquement les gens qui étaient prévus d'être embauchés peuvent l'être même si et mais leur là il y aura une prise en charge de leur salaire qui sera faite sous forme de chômage partiel à partir du moment où effectivement ils ont une antériorité euh de d'activité euh avant l'entrée en vigueur de leur contrat de travail. que la question a été transmise par Charlotte Barayon de Nebouille que vous allez retrouver maintenant régulièrement pour justement animer ces lives et on la salue Christophe.

Le fait d'annoncer un calendrier justement, est-ce que c'est pas aussi d'un point de vue rétorique, enfin en tout cas dans le discours une façon aussi de faire supporter et de vendre entre guillemets ces mesures qui sont quand même des mesures qui sont de nouveau restrictives, même si ce n'est pas, si je vous ai bien suivi, un nouveau confinement. Oui, c'est je c'est je suis tout à fait d'accord à ce que dit Marc Landri sur le calendrier de perspective pour les commerces. Ça c'est une très bonne chose mais vous remarquerez que c'est le moins précis de tous.

Non, quand je parlais du calendrier sur toutes les choses, je pense que le président qui est très bon encore, il sait très bien faire ce côté techno, mais je pense que il a plutôt lui intérêt à fixer le langage politique. Par exemple, il aurait pu faire un mhorable une fois sur une chose, il pas du tout fait. Ah, toujours pas, hein. Bon, ça c'est et ça il y a pas. Ce qui m'intéresse là-dedans beaucoup, ce sera de voir la réaction. Et là, je peut-être que Cyril a une idée, la réaction de la PHP parce que moi je lis quand même ce discours comme un niet à la PHP.

Vous savez tout ce conflit qu'il a eu sur les médecins dit enfermistes car si je je parle sur votre 40 médecins qui avaient menacé en tous les cas agité le spectre et la menace de qu'est-ce qu'il doit faire puisque on on étend le confinement aux autres régions mais ça ça fait si j'ose dire une belle jambe au jour de la PHP on leur demande qu'est-ce qu'on leur demande à la PHP d'augmenter leur capacité de de soin de réanimation tenir bon point barre et là je pense que on va avoir demain sinon dès ce soir voir quelques pleurs dans les chaumières de la PHP. Euh justement, oui, c'est un un point effectivement qu'on a peut-être pas assez souligné.

Il y a l'effort donc qui est demandé et c'est les soignants qui sont les premiers destinataires de ce de cette de cet appel. Il y a quelque chose qu'on comprend pas depuis le début de la depuis le début de la l'épidémie, depuis le début de la crise, c'est que le nombre de soignants n'a pas été augmenté et que le nombre même de places ou même le nombre de structures de structures de fortune, de structures dédiées n'est pas été non plus augmenté. Alors alors en fait, il y a pas eu du il y a pas eu des forces structurelles mais il y a eu quand même des des initiatives dans tous les hôpitaux et dans toutes les régions pour augmenter les capacités.

C'estàd que quand on aujourd'hui si les hôpitaux tiennent, c'estd que s'il y a pas de malades qui sont dans les ambulances qui peuvent pas rentrer à l'hôpital aujourd'hui, c'est quand même grâce à à l'organisation et aux efforts faits dans les hôpitaux pour pour faire de la place et pour s'organiser pour accueillir tous les malades. On est avec aujourd'hui 5000 personnes en réanimation que des malades Covid. C'est en fait c'est on est on est à 100 % de capacité. C'est c'est en fait c'est c'est considérable en fait.

on est en temps normal, les lreas sont occupés à 80 % par d'autres malades et là on a une seule pathologie qui est le Covid-19 qui remplit toute la capacité donc et donc comme on a pas refusé de malade c'est qu'on a déjà fait de la place on a déjà quelque part fermé des lits qui étaient considérés comme moins essentiel pour prendre les infirmiers prendre les aides soignants et les médecins aussi qui se reconvertissent pour faire de la ré deux dernières questions. Première question à Marc Landré. Emmanuel Macron dit que le télétravail a montré son efficacité. Vrai, faux, vrai. Vrai, vrai, vrai.

C'estd qu'on sait très bien que le télétravail réduit de plus de 30 % la possibilité, enfin le la probabilité, le risque de d'attraper le virus. Donc toute journée en télétravail pour quelqu'un qui peut télétravailler parce que je rappelle que tous les salariés ou tous les actifs ne peuvent pas télétravailler. Vous parliez tout à l'heure Vincent des gens du bâtiment. Les gens du bâtiment ils peuvent pas télétravailler. Les je dirais les les les fabricants de piscine, ils peuvent pas télétravailler. Les conducteurs d'avion, ils peuvent pas télétravailler. On estime qu'il y a à peu près 40 % des salariés français qui ont une ou des fonctions qui sont télétravaillables. Donc ça limite le champ.

infin toute journée télétravaillée qui donc qui évite des déplacements qui évite de multiplier les contacts sociaux est une chance puisque c'est une une probabilité en plus de ne pas attraper le virus et là on l'a vu très concrètement que ça réduit de 30 % la probabilité d'attraper le virus si on fait du chômage du télétravail partiellement et si c'est du télétravail à complet attraper le virus c'est important je crois pour les internautes est-ce que j'ai pas entendu le président dire que le télétravail devient obligatoire quand il est possible. Bien sûr, mais il peut pas, il peut pas. Il l'a pas dit, il l'a pas dit.

Il l'a pas dit parce que juridiquement juridiquement on ne peut pas, le gouvernement ne peut pas rendre le télétravail obligatoire. Il ne peut que de que faire pression. En vérité, la chose que risque une entreprise, c'est pas de ne pas développer le télétravail, c'est de ne pas tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité et la santé de ses salariés. Le télétravail est un moyen de garantir cette sécurité, pas une fin en soi. Et donc, c'est pour ça qu'on ne peut pas rendre le télétravail obligatoire.

Et c'est pour ça que le gouvernement dit qu'il va systématiser et renforcer les contrôles en entreprise pour faire en sorte que le télétravail soit bien utilisé ou développé quand il peut l'être. Mais un inspecteur du travail ne peut pas sanctionner une entreprise qui ne développe pas le télétravail. Elle peut la mettre en demeure et elle peut porter le problème en justice si jamais elle se rend compte qu'il y a une mise en danger des salariés de l'entreprise. C'est uniquement là-dessus.

Et quand vous regardez, le ministère du travail ce soir a fait une communication pour dire que le protocole sanitaire en entreprise ne changeait pas entre avant et après le weekend prochain où on va avoir un confinement qui va être généralisé à l'ensemble du territoire. Ça veut dire que un lorsqu'on peut télétravailler, on doit télétravailler et de on doit pouvoir revenir également une journée par semaine sur le lieu de travail si on estime que psychiquement, psychologiquement, médicalement, sanitairement, on a besoin d'une soupape et de quitter l'endroit où on télétravail pour revenir voir ses collègues ou pour revenir sur son lieu de de de travail habituel.

Donc en vérité euh ça ne change absolument rien. Euh les règles qui étaient en vigueur avant ce soir resteront en vigueur demain à ceci près que ça sera étendu à l'ensemble du territoire mais il y aura pas plus d'obligations de télétravailler qu'il y en avait hier. Euh une question d'ailleurs à laquelle on va répondre tout de suite, celle d'ADLD. Qu''est-il prévue pour les infirmières parents d'enfants en crèche ou écoles maternelles ? Et bien le président Evel Macron a annoncé que pour les enfants de ces personnels là, les écoles, les crèches rester ouvertes.

Un dernier point sur les les vaccins, Emmanuel Macron semblait un peu claironner ce soir un un calendrier sur triomphal et triomphant sur la possibilité de de vaccination. ça reste quand même encore très lent si on si on prend quand même les dates euh on on la perspective c'est la fin de l'été et euh ça avance assez assez lentement quand même. Alors en fait oui en fait c'est assez trompe pour la population en général ça va aller ça va aller lentement et pour les populations les plus à risque les plus âgés ça va quand même assez vite. On a aujourd'hui 60 % des plus 75 ans qui est vraiment la catégorie qui est la plus à risque avec le Covid qui est qui a déjà eu une dose du vaccin.

Donc il a une protection qui est pas parfaite mais qui est déjà assez réelle et dans cette classe d'âge ça va assez vite en fait. Donc je moi je suis plutôt optimiste en fait. Je on voit déjà l'effet de la vaccination. C'est qu' aujourd'hui il y a plus il y a plus presque plus de mort euh du Covid dans les épades. C'est quand même c'était c'était plus d'un tiers des des syndrome du glissement maintenant dans les épades et les problèmes psychologiques qui est urgent et il est urgent d'ouvrir les épades et de rétablir les visites parce que la vaccination est active est efficace. Donc il est c'est vrai que c'est important, c'est urgent.

Donc on voit déjà cet effet là, on voit que la mortalité a très fortement baissé chez chez les plus de 80 ans. Donc les signes sont là que que cette efficacité du vaccin, elle va elle va dans les semaines qui viennent, ça va ça va jouer, hein. Ça va être que des effets positifs. Merci beaucoup. Merci Christophe d'être venu également commenter et décrypter ce discours. Merci à tous de nous avoir suivi. Désolé, on n' pas euh pu répondre à toutes les questions. Flight, vous nous demandez des mesures fiscales sont-elles prévues pour les salariés qui télétravaillent ?

Et bien, je vous recommande de vous reporter au à la verticale économie du Figaro économie hein qui est juste à c de ce player sur le site du Figaro où vous aurez les réponses à ces questions. Merci beaucoup Cyril.

Euh et on recommande un grand récit euh apparaître dans le Figaro, dans l'édition papier du Figaro, donc apparaître en PDF dans les heures qui viennent qui est déjà également sur le sur le site sur comment on a essayé d'éviter le variant anglais sans pouvoir euh y parvenir et c'est un grand récit passionnant qui est raconté par le service science et on retrouve toutes les toutes les annonces d'Emmanuel Macron, vous les avez dans le chat, vous les avez également dans l'édition papier.

toutes les conséquences que ça a en matière politique, en matière économique, en matière et surtout scolaire puisque je vous le rappelle, c'est la mesure principale annoncée ce soir, l'extension du confinement au l'ensemble l'extension pardon des mesures de freinage puisqu'il faut pas dire le mot confinement au l'ensemble du territoire métropolitain et la fermeture physique des classes à partir de ce weekend avec une semaine en distantiel puis ensuite vacances obligatoire pour l'ensemble de la France et une reprise une rentrée en distantiel à partir du 26 avril prochain avant un une rentrée en présentiel le 3 mai prochain. Merci beaucoup de nous avoir suivi.

Merci à l'équipe de régie autour de Maxime Cuni qui a permis de faire ce live avec vous. Merci de nous avoir suivi. Merci également à Anne Emmanuel Isaac et à MarieAie Becheter. Merci Marc Landré. À bientôt.