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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 3 avril 2025 20 minActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalDéfense

Guerre des taxes : Macron répond à Trump|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la solidarité européenne va résister face à ces tarifs ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelle réponse face à la Chine qui pourrait rediriger ses flux vers l'Europe ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Les entreprises françaises doivent-elles suspendre leurs investissements aux États-Unis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Emmanuel MacronFait
    « La décision qui a été annoncée cette nuit est une décision brutale et infondée. »
  • 1:30Emmanuel MacronChiffre
    « Sur les 500 milliards que les Européens exportent vers les États-Unis d'Amérique, à date, nous avons une visibilité sur plus de 70 % qui seront touchés par les tarifs. »
  • 2:30Emmanuel MacronChiffre
    « Pour nous c'est 1,5 % de notre PIB qui représente les exportations vers les États-Unis. »
  • 5:30Emmanuel MacronChiffre
    « L'Union européenne, c'est 450 millions de consommateurs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci de votre présence et d'avoir euh de vous être rendu disponible si rapidement et je pensais avec le Premier ministre et les membres du gouvernement ici présent et avec le vice-président de la Commission européenne, je remercie de sa de sa présence euh qu'il était important que nous puissions nous retrouver le plus rapidement possible après les annonces de la nuit dernière du président Trump qui sont un choc pour le commerce international, pas simplement pour l'Union européenne, la France, mais au fond pour le bon fonctionnement du commerce et ceci implique évidemment une mobilisation française et européenne. Je le dis ici, mobilisation pour l'ensemble de notre territoire d'abord parce que la liste qui est sortie hier soir est inquiétante pour plusieurs de nos territoires ultramarins et elle supposera une mobilisation toute particulière du gouvernement et du monde économique pour être au côté. je pense à la Réunion où Saint-Pierre et Miclon qui ont fait l'objet de apparemment de tarifs exorbitants et euh évidemment pour beaucoup de filières qui sont présentes autour autour de cette table et que vous représentez, certaines d'entre elles étant d'ailleurs déjà touchées par des mesures de représaille commercial par la Chine, je pense Cognac Armaniac et largement la la viticulture et viniculture qui sont euh évidemment particulièrement touchés que nous continuons d'accompagner et le voyage récent du ministre de l'Europe et des affaires étrangères a permis de d'ouvrir, je fais cette parenthèse, quelques premières voix.

En tout cas, je veux ici dire très clairement pour les entrepreneurs et l'ensemble des salariés de ces secteurs que nous serons à leur côté pour apporter des réponses concrètes. Je vais y revenir. La décision qui a été annoncée cette nuit est une décision brutale et infondée.

Elle est infondée parce que on ne corrige pas des déséquilibres commerciaux en mettant des tarifs. et les bases de la théorie économique montrent le contraire, surtout d'ailleurs quand les déséquilibres ne prennent pas en compte les services numériques pour ne citer que ou d'autres. Et au fond, cette décision va toucher tous les secteurs pour nos économies.

Sur les 500 milliards que les Européens exportent vers les États-Unis d'Amérique, à date, nous avons une visibilité sur plus de 70 % qui seront touchés par les tarifs. Mais ceci, c'est en attente de ce qui est à confirmer puisque on va avoir 20 % de tarif pour tous les secteurs, sauf aluminium, acier, automobile qui sont déjà à 25 % et pharmacies, bois et semiconducteur sur lesquels les annonces vont suivre mais qui seront vraisemblablement au moins à 25 %. Et et donc on le voit bien, c'est un impact massif qui va toucher tous les secteurs de l'économie et de l'export européen.

Alors avec un enjeu pour la France qui est plus limité que pour certains autres pays, enfin qui est là et qui pour certaines filières va être massif. Pour nous c'est 1,5 % de notre PIB qui représente les exportations vers les États-Unis. Bon, pour l'Italie, c'est plus de 3 % de son PIB.

L'Allemagne 4 %, l'Irlande 10 %. Donc il y a des pays qui sont encore plus exposés que nous, mais ça n'est pas peu de choses. Surtout, nous aurons à prendre en compte évidemment les conséquences indirectes de ces mouvements parce que les tarifs sont massifs sur la Chine, l'Inde est plus généralement l'Asie du Sud-Est, ce qui va créer des risques de potentiel déport de ces produits et biens qui va impacter très clairement nos économies et l'équilibre de certaines filières et de nos marchés.

Et donc au total, on le voit bien, c'est un ampleur, c'est une ampleur qui est en tout cas inédite. Mais ce sur quoi je veux insister au début de cette réunion, c'est que l'ampleur et le caractère négatif est avant tout pour l'économie américaine. Et une chose est sûre, avec les décisions de cette nuit, l'économie américaine et les les et les Américains qui s'agissent des entreprises ou des citoyens sortiront plus faibles qu'hier et plus pauvres.

Et je pense qu'il faut le marteler. Et il faut le marteler et nous il faut tenir. Je vais y revenir parce que ces décisions, elles ne sont pas soutenables pour l'économie américaine elle-même.

L'impact sur l'économie américaine est immédiia là il va mettre plusieurs années à être tangible dans les économies européennes mais surtout il est bien plus massif sur les premières analyses autour de deux points de PIB. Et donc on voit bien que ça n'est pas soutenable si nous savons nous organiser. C'estàd être à la fois réactif, unis et organisé.

C'est au fond cela dont il s'agit. La réponse doit venir de l'Europe. J'étais à l'instant avec la présidente Vanderleyen qui est en OBistan pour les discussions entre la sous-région et l'Union européenne, mais très clairement, elle est en train de concerter la réponse des Européens puisque c'est une compétence de la Commission pour à la fois répondre à ces vagues tarifaires et puis prendre en compte les conséquences indirectes que j'évoqué.

En terme de méthode, la Riposte européenne se fera en deux étapes parce que repost, il y aura de manière claire. Et je le dis pour que ce soit clair pour tout le monde. La première repost aura lieu mi-avril.

Elle portera sur les taxes déjà décidées, en particulier sur acier et aluminium. et les difficultés qui avaient pu apparaître sur des premières listes ont pu être corrigées et donc les réponses qui arriveront dans les jours qui viennent seront des réponses qui sont sur le premier paquet assis aluminium. La deuxième réponse plus massive, celle aux tarifs annoncés hier, se fera à la fin du mois après une étude précise, secteur par secteur et un travail avec l'ensemble des Étatsmembres et évidemment des filières économiques.

Alors là aussi, pour cela, c'est ce que je voulais qu'on commence à organiser à l'échelle de la France, on a besoin de vous. D'abord, je vous invite à faire remonter au niveau européen en lien avec le ministère de l'économie et vos différents ministères sectoriel et avec le ministère du commerce extérieur toutes vos demandes et recommandations éventuelles. Et c'est important de pouvoir relayer tout de suite en temps réel euh la chose.

Je vous demande aussi de bien vouloir vous coordonner avec vos homologues européens pour faire remonter un travail unifié, fort et résolument européen. Et je pense qu'il est très important d'être très clair nous filière par filière mais de tout de suite essayer de jouer européen pour pas qu'il y ait de si je puis dire d'échapper solitaire. Et au fond, nous avons besoin dans cette phase de rester unis et d'être déterminé.

Et je le dis aussi parce que je sais ce qui va se passer. Les plus gros auront tendance à jouer solo et c'est pas une bonne idée. Si la réponse aux tarifs qui viennent d'être mis par l'administration américaine, c'est de faire des concessions immédiates ou d'annoncer des investissements pour pouvoir négocier des exemptions, c'est une très mauvaise idée parce que nous avons une force, c'est un marché de 450 millions d'habitants.

C'est ça l'Europe. L'Union européenne, c'est 450 millions de consommateurs. plus que le marché américain.

Et donc si les Européens jouent groupés, c'est-à-dire prépar la réponse qu'elle est unifiée, qu'elle est proportionné mais qu'elle est réelle, mais que derrière toutes les filières jouent de manière cohérente et qu'il y ait une vraie solidarité de filière, à ce moment-là, nous serons avoir ce qui doit être notre objectif qui est le démantellement des tarifs. parce que l'objectif c'est évidemment nous qu'on apporte une réponse mais avec un terme à tout cela, c'est que par la négociation, on arrive évidemment à démonter les tarifs qui ont été annoncés ces dernières semaines et en particulier ces dernières heures et que nous on démonte les nôtres. Nous sommes prayons, dans la vertu du commerce, mais simplement on n'est pas naïf donc on va se protéger.

Mais mais j'insiste sur l'importance de la réactivité de bien préparer la réponse filière par filière, d'être uni et surtout qu'il y ait une solidarité dans chaque filière. Et donc je pense que ce qui est important et ça de c'est tout le travail qu'il faut faire par filière que les investissements à venir ou que les investissements annoncés ces dernières semaines, il soit un temps suspendu tant qu'on n' pas clarifié les choses avec les États-Unis d'Amérique. Parce que quel serait le message d'avoir des grands acteurs européens qui se mettent à investir des milliards d'euros dans l'économie américaine au moment où ils sont en train de nous taper ?

Donc il faut qu'on ait de la solidarité collective. Au-delà de cela, je veux qu'on puisse avancer tous ensemble sur un agenda. Première chose, c'est que au fond le constat américain est un bon constat.

La réponse est mauvaise. Nous faisons le même constat. Il y a trop de désindustrialisation en Occident.

La réponse, c'est pas de mettre des tarifs et de casser le commerce international, c'est d'être plus productif en Occident. Et donc nous devons travailler dans le même temps au niveau français européen à accélérer nos programmes d'investissement, de réindustrialisation, nos simplification que beaucoup d'entre vous portent français et européennes et au fond un agenda de simplification, de compétitivité, de réindustrialisation. Cette réponse, elle est essentielle dans la période, il faut l'accélérer.

Au niveau français européen, ça fait partie du travail que je veux qu'on conduise ensemble. Ensuite, on doit assumer aussi l'agenda de décarbonation parce que c'est un levier d'indépendance. Ce que je rappelle que quand on regarde notre commerce extérieur, son déficit, ce déséquilibre, il est au 2/ tiers conduit par notre dépendance à des hydrocarbures et du fossile que nous ne produisons pas mais que nous consommons.

Donc tout l'agenda de décarbonation qu'on a enclenché sur lequel on investit est bon parce qu'il réduit la facture et la dépendance. 3 qu'on continue d'accélérer au niveau européen sur aussi un agenda de protection commerciale. On l'a commencé sur les véhicules électriques chinois et on assume on en paye d'ailleurs les conséquences nous français parce que parfois on avait été identifié comme les plus cohérents, donc ceux qui étions les plus vocaux.

Mais je vais être clair, on peut pas demander à nos industriels de faire des transitions ce que vous faites toutes et tous et ne pas les protéger et en quelque sorte laisser de la concurrence des loyal s'installer. Et donc on doit avoir un agenda de concurrence loyale. Nous on n'est pas pour les tarifs arbitraires, mais on est pour la concurrence loyale.

Ce qui veut dire qu'on doit continuer d'avancer sur le juste contenu européen et des mécanismes de protection de nos secteurs industriels quand ils sont exposés à de la concurrence déloyale. C'est ce que nous traiterons entre autres à l'occasion du conseil présidentiel du commerce extérieur le 13 mai prochain. C'est aussi ce qui continuera d'alimenter les travaux que nous aurons à bâtir.

Et puis je souhaite qu'avec vous puisse porter aussi des initiatives sectorielles au niveau européen sur cette agenda parce que c'est secteur par secteur qu'il va falloir analyser les conséquences en particulier indirecte de ce qui vient de se passer. Sur beaucoup de secteurs, on va être confronté, je le disais il y a un instant, à des surcapacités sud-asiques qui au fond, voyant fermer le marché américain, en tout cas en prenant pour certains 30 à 40 % de tarifs vont rediriger leur flux vers l'Europe. C'est pas forcément quelque chose qu'on voit tout de suite sur lequel on est en train de se préparer, mais enfin, ce sont des des mécanismes qui vont avoir sur certaines de nos filières qui dans l'agroalimentaire, qui dans les services des conséquences qui peuvent être massives.

Et donc ça, je souhaite qu'on puisse le préparer avec vous. Enfin, le but de la discussion d'aujourd'hui, c'est d'avoir un premier échange. Tout ça va être ensuite travaillé très étroitement pour préparer cette réponse européenne.

Comme l'a dit la présidente de la Commission européenne et le le vice-président ici présent, rien n'est exclu et donc toutes tous les instruments sont sur la table. des réponses tarifaires pour faire face, l'activation de mécanismes qui sont enremin comme le mécanisme anticoercition, la possibilité d'avoir des réponses sur les services numériques où les États-Unis sont extrêmement bénéficiaires sur l'Europe, euh la possibilité de regarder aussi les mécanismes de financement de l'économie américaine. Faut rien exclure à court terme, faut faire ce qui est le plus efficace, le plus proportionné, mais qui en tout cas marque très clairement que nous sommes décidé à ne pas laisser faire, à ne pas avoir des filières qui sont victimes de ces tarifs et donc à nous défendre et nous protéger.

Voilà le ce qui nourrit aujourd'hui nos réflexions après quelques heures et le travail que nous avons lancé avec le premier ministre, les membres du gouvernement ici présents et en lien très étroit avec la la Commission européenne dont je le rappelle c'est la compétence. Je ne serai pas plus long. Je vais maintenant proposer qui peut-être une expression du premier ministre si il a des choses à rajouter et du commissaire qu'on ait ensuite peut-être l'expression de toutes celles et ceux qui veulent ici porter des points particuliers et qu'ensuite les ministres puissent revenir sur chacun de ces points.

On rien à rajouter sauf deux phrases et encore qui ne sont pas un ajout. Premier de ces constats, c'est pas seulement une atteinte au principe du commerce international, c'est une atteinte à l'idée que nous nous faisions de notre alliance avec les États-Unis et une atteinte à l'idée que nous nous faisions de la stabilité du monde en tout cas occidentale. les les deux conséquences, vous avez évoqué les conséquences, les deux conséquences sont extrêmement impressionnantes et si on se projette à moyen terme, c'est un changement assez important de l'équilibre du monde.

Et puis deuxème observation, nous avons dans cet agenda, en effet des responsabilités françaises, nationales. Vous avez évoqué la simplification, vous avez évoqué l'allègement d'un certain nombre de charges de type introductif, vous l'avez compris, du président de la République puis le premier ministre qui prend la parole et puis après il y aura des échanges avec donc les filières qui sont impactées par les droits de douanes décidé hier par Donald Trump. Vous l'avez entendu, le chef de l'État est resté extrêmement ferme.

Il ne veut pas faiblir face à Donald Trump. Il faut se défendre et se protéger. Repost, il y aura a promis le président de la République.

Elle se fera en deux étapes à la mi-avril avec une première liste qui sera dévoilée pour contrer les les droits de douane sur l'aluminium et l'acier. Et une deuxième sera dévoilée fin avril pour rxliquer à ce qui a été annoncé hier par le président de la République. Euh Catherine, on le voit, la stratégie, elle est choisie.

Si on calme pas le jeu, nous aussi on peut menacer et nous aussi on va reposter. Oui, il fait partie de la ligne dure quelque part Emmanuel Macron. Il effectivement il menace les États-Unis d'une d'une réponse d'une réponse ferme euh et sévère.

Mais quand même, il dit que cette réponse doit être coordonnée et que c'est ensemble uni que l'Union européenne sera forte. C'est là, on peut avoir des questions. On sait très bien que c'est le grand défi de l'Europe, c'est de s'unir justement face on parlait notamment des notamment des voitures électriques chinoises.

Les voitures électriques chinoises, on voit qu'il y a jamais eu de front commun par rapport aux différents pays européens. Donc là, est-ce qu'il va y avoir un vrai fond front commun ? Et puis Emmanuel Macron, ce qui est intéressant aussi dans son intervention, il parle de la réponse directe aux États-Unis et des conséquences aussi indirectes.

Quelle réponse ? notamment à la Chine. La Chine qui va ensuite sans doute comme le marché américain se referme déverser ses produits à bas coup sur le marché européen.

Quelle réponse, quelle protection face à la Chine là aussi c'est un immense enjeu. Oui, il a parlé de redéploiement. Effectivement, si le marché américain se ferme, on ira ailleurs.

Il a insisté hein sur donc la filière parce qu'ils vont pas tous être d'accord avec cette réplique parce qu'il y en a beaucoup à notre micro qui appelaient au calme, qui appelaient à la négociation. Il a appelé à l'unité ensemble. On est plus fort.

Si chacun chaque pays va dans ce coi négocier, si chaque filière va faire des concession, on n'y arrivera pas, dit-il. Unité solidarité en fait he ce sont les maîtres mots chez Emmanuel Macron qui qui dit "L'Europe a des arguments, on est le plus grand des marchés, 450 millions de consommateurs, on a des arguments à faire valoir face à Donald Trump avec un objectif qui est clairement affiché par Emmanuel Macron. C'est vraiment le démantellement des droits de douane qui ont été annoncés annoncés hier.

Donc il fixe l'objectif. La question c'est en effet les moyens pour y arriver. Est-ce que la solidarité européenne elle va elle va résister ?

Et puis est-ce que Donald Trump a véritablement l'intention d'écouter ? Mais on voit que ce que ce que cherche Emmanuel Macron en collaboration évidemment avec la Commission européenne, il rappelle qu'il était juste en ligne avec Ursel Van Derleyen avant le début de cette réunion. C'est vraiment montrer les muscles.

C'està-dire que si on fait le doron tout de suite, ça ne fonctionnera pas. C'est c'est quand même le message que cherche à faire passer Emmanuel Macron devant les représentants de de ces filières françaises qui elles sont directement directement menacé. Harlette, effectivement, c'est la manière forte qui est qui est donc décidée ici à travers les mots de d'Emmanuel Macron.

Oui, il ose critiquer Donald Trump. qui parle de décision brutal et infondée. Oui.

Puis surtout, il y a une mise en garde aussi aux entreprises et sous-entendu aussi aux États qui seraient tenté de faire des concessions ou négocier des exemptions. Donc c'est vrai ça appelle à la solidarité à l'intérieur du pays, c'est-à-dire entre les grandes entreprises qui ont les moyens et qui diraient "OK, on va ouvrir une usine, on va s'installer" et laissant les plus petits à leur difficultés en France. Et c'est vrai aussi encore une fois pour des États alors qu'on voit bien la réaction effectivement de certains pays européens qui disent qu'ils vont essayer de de négocier directement avec Donald Trump.

Donc là le ton français en tout cas euh porté par le président de la République comme par le Premier ministre est extrêmement ferme et déterminé hein. On ne se laisse pas faire et on ne se laissera pas faire comme le dit Emmanuel Macron. Nicolas KZman.

Est-ce que vous êtes d'accord ? Le président français parle de décision infondée et il y a vie économiste aujourd'hui qui dit "Donald Trump a commis l'erreur la plus grave, la plus néfaste, la plus inutile de l'ère moderne." En terme de en terme de façon de répondre, évidemment, c'est pas c'est je pense que c'est c'est juste c'est pas du tout adapté aux problématiques que qu'on a actuellement.

Mais comme l'a dit Emmanuel Macron, il y a un problème à l'origine, c'estàdire qu'on a on a effectivement des équilibres mondiaux, il faut les corriger. Sauf que la réponse qui est aujourd'hui apportée par les États-Unis ne correspond pas à ce qu'il faut faire aujourd'hui pour pour y parvenir. Ensuite, là où je peux comprendre quelque chose, c'est que ça fait 15 ans que les États-Unis en parlent et que aucune réaction euh les Européens sont encore coupables d'inaction.

Alors, il y avait une inaction effectivement pendant assez longtemps, surtout le la problématique vient essentiellement de la Chine et je pense encore une fois que la Chine est la principale cible aujourd'hui. Et quand il fait un appel à l'unité, je je pense que l'appel il est clairement aussi sur l'Allemagne parce que si on regarde si je fais la même le même rapport le le calcul qui a été fait par l'administration américaine pour pour dessiner les les tarifs qui ont été mis en place, donc c'est 20 % pour l'Europe. Mais si je regarde à l'intérieur de l'Europe, si je fais le calcul pour la France, ça serait 13.

Pour l'Allemagne, ce serait 26. En fait, c'est l'Allemagne qui a un problème et si je fais le l'excédent commercial européen, en fait, ça se résume assez bien entre la pharmacie en Irlande et les automobiles allemande. Donc le problème, alors les la pharmacie en Irlande, c'est des entreprises américaines.

Donc c'est le problème est réglé. Par contre, en Allemagne, c'est des entreprises allemandes qui pourraient tenter effectivement d'aller investir encore davantage aux États-Unis. Et là, évidemment, on a un problème et surtout l'Allemagne a un problème parce qu'il perdrait beaucoup d'emploi sur place.

D'où l'appel à l'unité. On verra si l'Europe a euh est capable effectivement de rester unie pour rester forte face aux États-Unis.