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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 27 mai 2017 64 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Législatives : pour Macron, stop ou encore ? #cdanslair 27.05.2017

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 44 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Ces législatives seront-elles aussi spectaculaires que la présidentielle ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Ça va être la suite du grand chamboule-tout, Bruno Jeudy ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Est-il possible que personne n'atteigne 289 sièges ?

  • 7:12OuverteRéponse directe

    François-Mickey-Marty, vous aussi, vous pensez que ça va être un troisième tour de la présidentielle ?

  • 8:25OuverteRéponse directe

    On sait qu'on aura une Assemblée profondément renouvelée. Pourquoi ?

  • 10:55OuverteRéponse directe

    Cette affiche de Myriam El Khomri, que vous en pensez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:33InvitéChiffre
    « S'il y en a 25, même au PS, on en voit moins. »
  • 3:50PrésentateurFait
    « Il faut 289 sièges pour avoir la majorité absolue. »
  • 7:31Invité politiqueChiffre
    « Entre 20 et 23 % des intentions de vote, aujourd'hui, on arrive effectivement entre 28 et 31 %. »
  • 29:29Locuteur non identifiéPromesse
    « Nous lancerons le 1er juillet un mouvement pour reconstruire une gauche inventive. »
  • 34:49PrésentateurFait
    « Elle a soutenu Amon, avant, elle a soutenu Payon. »
  • 37:05Invité politiqueFait
    « Pour le Front National, les choses sont plus compliquées que prévues. »
  • 37:11Invité politiqueFait
    « Je crois que si le Front National n'a pas d'unité, plus que les autres organisations, les autres formations politiques, il souffre terriblement. »
  • 37:31Invité politiqueFait
    « Le fait que Florian Philippot ait des tentations plus personnelles, ça peut être l'une des pistes. »
  • 37:35Invité politiqueFait
    « Il y a eu la tentation malheureuse avec Nicolas Dupont-Aignan. »
  • 37:38Invité politiqueFait
    « Je crois que le Front National atteint un point de bascule où il doit à la fois montrer une unité parfaite et en même temps pouvoir se diversifier pour pouvoir rassembler plus largement. »
  • 40:17PrésentateurChiffre
    « 33% des voix au 11ème tour. »
  • 40:43PrésentateurChiffre
    « Ils veulent faire un groupe, c'est-à-dire aujourd'hui, c'est 15 députés qu'ils visent. »
  • 40:52PrésentateurChiffre
    « Il y a 21 circonscriptions où ils l'ont fait plus de 35%. »
  • 44:49Invité politiqueFait
    « Nous n'avons pas oublié le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan au Front National. »
  • 47:19Invité politiqueChiffre
    « Les Patriotes revendiquent une centaine d'adhésions en dix jours d'existence. »
  • 51:22Invité politiqueChiffre
    « 4,5 4,9% des voix ça c'est son score à lui mais il fait 12% devinez auprès de qui auprès des sympathisants Modem 12% du centre 12% aussi devinez encore auprès de qui je vous donne la réponse auprès des personnes qui n'ont pas de proximité partisane déclarée qui sont nulle part et combien fait-il auprès des sympathisants FN 2%. »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Emmanuel Macron15 %
  • Invité5 %
  • Invité 24 %
  • Invité politique2 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Présentateur

Bonsoir à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Dans deux semaines, on vote à nouveau, c'est la règle. Depuis l'instauration du quinquennat, les législatives ont lieu dans la foulée de la présidentielle. 8000 candidats se présentent pour un scrutin à deux tours les dimanches 11 et 18 juin. Ce sera l'heure de vérité pour Emmanuel Macron. S'il obtient la majorité absolue avec son nouveau parti, La République en marche, il aura réussi son pari et on sera face à une recomposition totale de l'échiquier politique. S'il échoue, si la droite, par exemple, gagne ses législatives, tout s'écroule. Et le président sera immédiatement contraint à une cohabitation, sans doute synonyme de paralysie.

Les électeurs connaissent les enjeux, mais vont-ils s'y retrouver ? La campagne présidentielle a fait voler en éclats tous les clivages. Résultat, une grande pagaille dans de nombreuses circonscriptions. Des candidats de gauche, mais aussi de droite, qui se disent Macron-compatibles et qui se retrouvent donc en concurrence, parfois avec des personnalités de leur propre camp. Quel paysage politique va donc émerger à l'issue de ce scrutin ? Que restera-t-il du parti socialiste ? Le Front National va-t-il prendre sa revanche ? En tout cas, pour Emmanuel Macron, ce sera stop ou encore. On en parle avec nos invités ce soir.

Bruno Jeudy, vous êtes rédacteur en chef du service politique de Paris Match. Cécile Cornulet, vous êtes éditorialiste politique au quotidien. Les Echos, Anne Rosencher, vous êtes directrice déléguée de la rédaction de L'Express. Et François-Mickey-Marty, vous présidez l'Institut Via Voice, société d'études et de conseils. Bonsoir à tous les quatre. Merci beaucoup de participer à cette émission en direct. Nous attendons bien sûr vos questions par SMS et Internet. Ces législatives seront-elles aussi spectaculaires que la présidentielle ? Ça va être la suite du grand chamboule-tout, Bruno Jeudy ? Tout est parti pour ça. On se dirige vers un scénario chamboule-tout-bis.

D'abord parce que finalement, ces législatives, depuis l'inversion du calendrier en 2002, répondent généralement à un souhait des électeurs qui est de donner sa chance, au fond, de ne pas se dédire par rapport aux résultats de la présidentielle. On l'avait vu en 2002 avec Jacques Chirac, en 2007 avec Nicolas Sarkozy, en 2012 où la victoire avait été plus serrée entre François Hollande pour François Hollande, mais qui avait bénéficié d'une large majorité un mois plus tard.

Et là, même si les conditions politiques sont différentes, parce que, vous l'avez dit, Emmanuel Macron, une ovni comme ça qui débarque dans le champ politique avec un nouveau mouvement, qui a zéro député, est en passe, si on en croit les sondages, l'IFOP de cette semaine dans Match, c'est 31% en moyenne des voix pour le mouvement En Marche, qui, évidemment, donnerait une confortable majorité, voire même absolue, pour le mouvement présidentiel.

Et donc, on se dirige vers ça, et évidemment, derrière, une recomposition politique ou une fin de décomposition politique, avec une droite, on sent les électeurs de droite un peu démobilisés, pas totalement convaincus par l'opposition frontale et tentés par une démarche plus constructive. Et puis, la gauche, elle est dans la fin de sa décomposition, où là, le PS va connaître une Bérezina historique, avec probablement un nombre de députés divisé par 10, c'est-à-dire qu'il y avait 288 députés socialistes, 289 députés socialistes, plus leurs alliés, c'était plus de 300. Et là, allez, s'il y en a 25, même au PS, on en voit moins.

Alors, vous voyez, eux, ça va être vraiment la décomposition et la fin du PS. On rappelle la règle du jeu, il faut 289 sièges pour avoir la majorité absolue. C'est beaucoup, quand même, parce que, notamment pour un parti qui n'existait pas il y a encore un an. Est-il possible que personne n'atteigne ce chiffre ? Cécile Cornudet. Tout est possible. Moi, je crois assez peu, en fait, à l'automaticité, parce qu'on a été élu président, surtout dans cette année-là si particulière. On a forcément la majorité absolue. Même Emmanuel Macron, au départ, on aurait pu penser que gauche et droite, l'idée d'une coalition puisse s'installer dans le paysage.

Donc, je pense qu'avoir la majorité absolue, ce n'était pas automatique pour lui. Pour autant, je pense qu'on se dirige vers ça pour deux raisons. D'abord, parce qu'après six mois d'une campagne épuisante, je pense que les électeurs, avec cette élection d'Emmanuel Macron, se sont passés à quelque chose de, je ne sais pas, post-politique, de ras-le-bol, qui fait qu'ils sont rentrés dans une autre logique. On entend beaucoup, il faut lui donner sa chance, arrêtons les attaques politiques. Et je pense qu'il a fait les gestes nécessaires pour permettre cet effacement, en fait, des frontières politiques et faire qu'il aille tranquillement vers une majorité absolue.

Il a nommé un premier ministre de droite, et puis il s'est surtout inscrit dans une fonction présidentielle rehaussée qu'attendaient peut-être les Français. Donc, voilà, je pense qu'effectivement, on se dirige vers une majorité. La question maintenant pour eux-mêmes, on l'air assez sûr, de cette majorité absolue, c'est, est-ce qu'ils vont arriver à l'obtenir sans François Bayrou ? Sans les voix du Modem, les députés du Modem. Il y aura un groupe du Modem, mais est-ce qu'ils pourront avoir la majorité absolue à eux tous seuls ? J'ai l'impression que c'est ça, aujourd'hui, leur objectif.

Il joue gros, Emmanuel Macron, parce que c'est vrai que pour l'instant, on a l'impression que les vents lui sont favorables pour ses législatives, mais si ça ne marche pas, sa présidence peut être stoppée le 18 juin. Oui, alors il faut... C'est ça l'enjeu, quand même, hein ? Même s'ils n'avaient pas la majorité absolue, il y a quand même d'ores et déjà des voix au PS ou chez les Républicains qui ont dit « nous voterions la confiance ». C'est-à-dire, la confiance, voter la confiance, c'est ce qui définit une majorité. Pour combien de temps, quand on est élu d'une étiquette différente ? Ce sera toute la question pour Emmanuel Macron.

6:07
Invité

Mais, voilà, c'est pas la majorité absolue où le pays est bloqué et c'est fini. En revanche, il faut se rappeler d'une chose,

6:16
Présentateur

de la question, l'inconnue de l'après-second tour de la présidentielle. C'était, bon, le PS est dans un état catastrophique,

6:24
Invité

mais on se posait beaucoup la question pour les Républicains. Est-ce que c'était uniquement un échec dû à la catastrophe industrielle, à l'accident industriel François Fillon, ou est-ce qu'il y avait une tectonique plus grande ?

6:36
Présentateur

La réponse pour les législatives s'envête que la tectonique est un peu plus grande. En tout cas, les gens sont dans ce réflexe de dire « il faut donner sa chance à Emmanuel Macron, maintenant qu'il a été élu ». Et puis, en plus, comme le disait Cécile,

6:48
Invité

il a quand même, en prenant un Premier ministre de droite et un ministre de l'Économie de droite, donné les gâches qu'il fallait aux électeurs LR. Donc, après la recomposition, le temps de la recomposition viendra.

7:00
Présentateur

Mais, en effet, on sent que cet inconnu-là, post-second tour de la présidentielle, est en train de s'éclaircir un peu. Il y a quand même une espèce de dynamique en faveur d'En Marche. François-Mickey-Marty, vous aussi, vous pensez que ça va être un troisième tour, en quelque sorte, de la présidentielle, mais favorable à Emmanuel Macron ?

7:20
Emmanuel Macron

Jusqu'ici, effectivement, pour prolonger ce que vous dites, il y a une dynamique en faveur d'En Marche et d'Emmanuel Macron. Au soir de la présidentielle, les intentions de vote qui étaient réalisées en vue des législatives situées en Marche, à peu près, entre 20 et 23 % des intentions de vote, aujourd'hui, on arrive effectivement entre 28 et 31 %. Donc, ça veut dire que depuis l'entrée en fonction d'Emmanuel Macron, il y a une véritable dynamique. C'est assez stupéfiant. On en parle comme ça un peu légèrement, mais enfin, il se passe quelque chose de surréaliste. C'est-à-dire que c'est totalement contraire à la tradition politique de notre pays.

Ça repose, je crois, sur trois éléments majeurs. Un centre qui a toujours existé, mais qui est extrêmement minoritaire. Ensuite, des éléments d'adhésion à l'importance de l'Europe, à la réforme du marché du travail. Tout ça, ça nous fait à peu près 25-30 % de Français. Ce n'est pas négligeable, mais ce n'est pas nécessairement suffisant. Il y a toujours, et ça joue encore aujourd'hui en faveur de La République En Marche, il y a toujours l'idée d'un rejet, à la fois de la manière de faire la politique de façon traditionnelle, de dépassement du clivage gauche-droite. On a aujourd'hui 60 % des Français qui estiment qu'il faut dépasser le clivage gauche-droite.

Donc ces éléments, qui étaient des éléments novateurs et qui ont plaidé en faveur d'Emmanuel Macron, sont toujours à l'œuvre aujourd'hui.

8:25
Présentateur

Oui, ça c'est intéressant parce qu'en effet, on sait d'ores et déjà qu'on aura une Assemblée nationale profondément renouvelée. Il y a 200, j'ai le chiffre, 200 députés sortant sur 577 qui ne se représentent pas, soit parce qu'ils ont jeté l'éponge, soit parce qu'ils s'appliquent la loi sur le cumul des mandats. Il y a un double contexte dans cette situation de renouvellement. D'abord, il y a effectivement les candidats de La République En Marche. 60 % n'ont jamais été candidats à la législative. Donc forcément, ça c'est le gros des troupes.

Ensuite, même les autres groupes, notamment chez Les Républicains, ils ont pratiquement presque 40 % de nouveaux candidats puisque beaucoup des sortants ont décidé de conserver qui sa mairie, qui son département, voire certains leurs régions. Donc là, il y a aussi un renouvellement. Beaucoup aussi raccrochent. Certains 20, 25 ans de politique ont décidé finalement d'anticiper le dégagisme qui peut-être va avoir lieu à l'Assemblée nationale. Donc il y a beaucoup de nouveaux candidats. Et à l'arrivée, on va avoir une chambre qui sera renouvelée.

Peut-être une chambre en marche horizon, pour faire référence à la chambre bleue horizon, parce que là, pour le coup, on aurait une chambre un peu comme celle de 81. Vous savez, c'était la chambre rose, où là, il y avait eu, c'était l'Assemblée des profs et des barbus qui arrivaient à l'Assemblée nationale. Là, on pourrait avoir les marcheurs qui prendraient d'assaut l'Assemblée. Et forcément, alors là, on aurait un renouvellement en profondeur des députés, des origines des députés, même aussi du profil classique, parce que là, on n'aurait plus d'élus locaux, mais de personnalités issues de la société civile.

Même si à ce stade, il faut quand même dire, Renaud Téliciteur, que parmi les candidats d'En Marche, il y en a quand même un très gros tiers qui vient des mouvements politiques, et surtout de la gauche. Beaucoup sont d'anciens, socialistes, venus d'IMJS ou des mouvements de Ségane Royale et autres. Alors, c'est une campagne un peu étrange qui se déroule dans la foulée d'une présidentielle qui a redistribué toutes les cartes. C'est parfois compliqué à droite, avec des candidats qui soutiennent implicitement Emmanuel Macron. C'est encore pire à gauche. Des socialistes n'hésitent pas à s'afficher avec une étiquette majorité présidentielle, alors qu'ils ont été investis par le Parti Socialiste.

Pas facile pour les électeurs de s'y retrouver. Myriam Zéard et Ariane Morrison. Parmi les rares affiches sur les panneaux électoraux de cette circonscription, une attire particulièrement l'attention.

11:09
Invité politique

Celle de Myriam El Khomri, l'ancienne ministre du Travail. Investie par le Parti Socialiste, elle se revendique avec Emmanuel Macron.

11:18
Présentateur

Aucun candidat En Marche ne lui est opposé. Une ambiguïté qui laisse certains perplexes. « Ça brouille les pistes de façon un peu grossière. »

11:31
Locuteur non identifié

« On essaye de manger à tous les râteliers, en fait. » « Essayer de manger à tous les râteliers, en disant, ceux qui sont du PS, ils vont se reconnaître en moi. Ceux qui sont de En Marche, ils vont se reconnaître en moi. » « Tiens, je vois aussi génération écologique. » « C'est pas crédible. »

11:49
Présentateur

« Oui, bon, elle est PS, mais elle est avec Macron. » « C'est un peu bizarre, non ? » Bizarre, mais pour d'autres, après tout, pourquoi pas.

11:58
Invité

« Je pense que si Emmanuel Macron n'était pas là, je pense qu'on aurait eu une droite probablement horrible. Donc oui, finalement, je trouve que c'est pas plus mal. »

12:09
Présentateur

Myriam El Khomri ou Marisol Touraine, ils sont plusieurs investis par le PS à jouer sur les deux tableaux. Et là où ça se complique encore plus, c'est lorsqu'un candidat socialiste se revendique de la majorité présidentielle et se retrouve face à un candidat En Marche. C'est le cas d'Anthony Pitalier en Vendée ou encore Erwann Binet, candidat en Isère. Lui s'affiche en compagnie d'Emmanuel Macron. Mais suite à la polémique, sur son tract officiel, toute référence au président vient de disparaître. Et comme si cela ne suffisait pas à la confusion ambiante, il y a aussi les figures du PS, sans aucune investiture, mais estampillées majorité présidentielle, comme Manuel Valls ou Malek Bouti.

12:50
Invité politique

Une autre figure de la gauche mène campagne. Jean-Christophe Cambadélis est sur le terrain pour renouveler son mandat. Candidat dans la 16e circonscription de Paris, lui se veut clairement dans l'opposition.

13:03
Présentateur

Dans le parti à la rose. La rose qu'il aimerait voir plus présente sur certaines affiches.

13:10
Emmanuel Macron

Je ne comprends pas pourquoi il faut mettre majorité présidentielle,

13:16
Présentateur

parce que ça crée une polémique avec les socialistes qui se sentent mal à l'aise, puisque ce n'est pas leur position.

13:22
Emmanuel Macron

En plus, ça crée une polémique aussi avec En Marche, parce qu'eux, ils ne veulent pas que les socialistes soient membres de la majorité présidentielle. Il y aura une clarification dès lundi, les choses vont être bien délimitées, puis après, il restera quelques cas à régler encore.

13:40
Invité

Dans la même circonscription, quelques rues plus loin, l'une de ses concurrentelles aussi mène campagne.

13:47
Invité politique

Je suis la candidate pour les Républicains et l'UDI. En ce week-end prolongé, la candidate Les Républicains-UDI ne ménage pas ses efforts. Ah, c'est le monsieur derrière, c'est mon suppléant. C'est Jacques-Yves Bobotte. Voilà. Déjà élue locale, elle met en avant son ancrage sur le terrain et insiste sur la nécessité de garder son identité politique. Je trouve que l'opposition, c'est important, parce que ça permet d'être un garde-fou, ça permet de s'opposer, ça permet, on a quand même obtenu un score non négligeable aux élections municipales sur la base d'un programme. Il y a des gens qui ont choisi notre programme. Donc, on défend nos idées.

Rester dans l'opposition et assumer un discours de droite, une clarté affichée qui fait mouche auprès de certains électeurs.

14:34
Locuteur non identifié

C'était franc, voilà. C'était bien, j'ai compris. L'essentiel, c'est qu'il faut comprendre. Alors, les gens les écoutent, parfois, ils ne comprennent pas et puis ça fait un troupeau, je vais voter, machin. C'est ça qui est dommage, quoi.

14:45
Présentateur

Anne-Constance Onghena encore deux semaines pour se faire comprendre avant le premier tour le 11 juin prochain. Outre Jean-Christophe Cambadélis, elle devra faire face à 22 autres candidats dans cette circonscription. 22 candidats dans cette circonscription parisienne. Ça a été évoqué brièvement dans le sujet, mais on va s'y attarder un instant quand même. C'est une question SMS. Si Manuel Valls est élu député, avec quel groupe ira-t-il s'asseoir à l'Assemblée nationale ? Cécile Cornudet. Je pense que dans l'idéal, il aurait aimé pouvoir avec ses amis faire lui un groupe, mais a priori, ça sera un petit peu compliqué.

Peut-être lui, il va être élu, mais d'avoir suffi à 15 personnes pour faire un groupe. On dit qu'il y a des discussions avec François Bayrou, qui parle tous les deux pour que Manuel Valls rejoigne le groupe de François Bayrou, que lui fera à l'Assemblée nationale. En tout cas, ce qui est sûr... Il est en difficulté, Manuel Valls, dans sa circonscription ? Je ne crois pas qu'il soit en difficulté, mais en revanche, ses amis souvent le sont.

Pour compléter, je voulais dire juste sur la circonscription de Myriam El Khomri, pour compliquer la chose, le candidat LR, Pierre-Yves Bournazel, lui aussi, sur son affiche de majorité présidentielle, alors Myriam El Khomri a marqué majorité présidentielle avec Emmanuel Macron, lui, il met avec Emmanuel Macron et Édouard Philippe, mais bonjour la différence, ce n'est pas évident, et Benoît Hamon, qui est quand même l'ancien candidat socialiste, il soutient le candidat communiste dans cette circonscription. Donc pour les électeurs, c'est absolument un... Oui, et justement, François-Miquier-Marty, comment est-ce que...

D'abord, vous, en tant que sondeur, comment est-ce que vous arrivez à vous y retrouver ? Et est-ce que les Français vont bien réussir à faire la différence ? Est-ce que ça ne brouille pas les pistes, en effet ?

16:28
Emmanuel Macron

Alors, ça brouille énormément les pistes, parce que sinon, on pourrait détailler un grand nombre de circonscriptions où c'est souvent compliqué. Effectivement, on a des candidats aussi qui sont des candidats LR, bienveillants, envers En Marche, mais néanmoins, qui demeurent LR. Il y a des candidats convertis totalement. Donc, y compris un vote traditionnel, pour le candidat que l'on aime bien traditionnellement, peut donner lieu ensuite à des votes immétrisés. Qu'est-ce qui se passe, au fond ? Ce qui est très frappant, c'est que l'on a envie, aujourd'hui, dans la société française, d'une politique beaucoup plus fluide.

On vient de réaliser un sondage publié par Libération, où on demande aux gens est-ce que vous voulez que chacun des partis politiques suivants, notamment le Parti socialiste et LR, soit dans une opposition franche à En Marche, soit dans un soutien total à En Marche, ou soit dans un entre-deux constructif en fonction des situations. Et bien, devinez quoi ? Dans les deux cas, c'est l'entre-deux constructif où parfois on soutient, parfois on s'oppose en fonction des situations. Donc, c'est très intéressant parce qu'on aspire à une politique un peu débridée où on sort des carcans traditionnels et de fait où on perd un peu ses repères. Pourquoi ça pose problème, cette affaire ?

Ça pose problème parce qu'en même temps, votre député, vous voulez le contrôler. On est aussi dans une logique de plus en plus démocratique où on veut avoir la main sur la politique. Et on veut savoir un, ce qu'ils vont faire et deux, pouvoir être dans une logique de contrôle démocratique. Donc, il y a une contradiction qui est propre à notre pays aujourd'hui et qui est en même temps fascinante où on se dit qu'on sort des carcans traditionnels, on fait éclater les codes, du coup, on est un peu perdu mais c'est sympa et en même temps où on demande à la politique d'être totalement soumise aux citoyens et de plus en plus soumise. C'est un peu, effectivement, compliqué, comme vous dites.

17:57
Présentateur

Ah non, Rosancher, ils vont faire la différence, les électeurs, ils vont, comme l'indique en effet une partie de ce sondage, ils vont réussir, ils vont faire le tri.

18:05
Invité

Et bien sûr, d'ailleurs, ça se voyait dans votre reportage, personne n'est dupe en fait. C'est ça. Ils sont tous commentateurs politiques devant leurs panneaux électoraux. Non, en vérité,

18:16
Présentateur

d'abord, je pense que le flou dans les étiquettes embarrasse plutôt les commentateurs que nous sommes et les sondeurs, j'imagine aussi, que les électeurs qui se réfèrent de moins en moins aux étiquettes. Il y a encore quelques militants, quelques électeurs qui disent « Moi, j'ai voté PS toute ma vie, moi, j'ai voté RPR,

18:32
Invité

je m'en souviens, etc. » Mais beaucoup, sinon, sont devenus un petit peu plus fluides, pour reprendre le mot de... Ou volatiles. Oui, de M. Mickey Marti. C'est-à-dire qu'ils ont même pu parfois voter à la primaire de la droite, voter à la primaire de la gauche et voter Emmanuel Macron à la fin. Donc, ceux-là, si vous voulez, ils vont se décider. Ils voient bien qu'il y a des candidats qui sont plutôt dans la majorité présidentielle, d'autres qui ne le sont pas. Et puis, il y en a qui ne sont pas du tout confus et on n'en parle pas depuis le début. C'est ceux qui sont anti-Macron. Ils sont encore très, très nombreux, que ce soit à droite ou à gauche,

19:02
Présentateur

que ce soit les Insoumis, d'une part, qui vont être plutôt tentés de voter pour les candidats de Mélenchon ou le Front National, qui, même s'ils traversent une passe difficile, continuent de fédérer des colères. Ceux-là, ils ne sont pas paumés du tout par la valse des étiquettes. Ils voteront contre Emmanuel Macron et contre tous les candidats qui pourraient être dans la majorité présidentielle. Les Républicains peuvent-ils faire un hold-up et gagner ces législatives ? Bruno Jeudy. C'est compliqué parce qu'on voit qu'au fur et à mesure de la campagne, ils ont changé de ton et changé, j'allais dire, même de mot.

Ils étaient partis tout feu, tout flamme, même avant, dans l'entre-deux-tours quasiment de la présidentielle où c'est vrai qu'ils ont pris de l'avance, ils ont rapidement mis de côté le programme de François Fillon. En tous les cas, une partie du programme de François Fillon, notamment la partie économique où ils ont ensuite fait une sorte de synthèse entre les propositions de Nicolas Sarkozy, d'Alain Juppé. Et donc, ils sont partis assez en avance et puis ils ont été déstabilisés par la nomination d'Edouard Philippe qui a quand même contraint les Républicains à baisser d'un ton. On a vu François Baroin passer de la cohabitation à la coexistence. Passer du...

On était partis pour les exclure et puis finalement ils se sont écartés tout seuls du parti. Et même si, moi je trouve que c'est normal et qu'il reste une droite en France et qu'Emmanuel Macron ne la fera pas disparaître sûrement pas.

Bon, François Baroin fait campagne mais il sent bien qu'il est obligé quand même d'adapter son discours, de se montrer aussi un peu constructif et puis de prendre en ligne les deux lignes qui sont en train de naître dans ce parti, c'est-à-dire une ligne d'opposition frontale façon Wauquiez et puis une opposition plus constructive pour reprendre le mot que Jean-Pierre Raffarin a utilisé cette semaine et il a même l'intention de, j'allais dire, de transformer ce mot en courant politique à l'intérieur de droite pour faire un groupe peut-être parlementaire à l'Assemblée nationale.

Donc, François Baroin au fond, il a l'avantage aussi de pouvoir être le plus petit dénominateur commun et c'est pour ça qu'il s'est imposé comme chef de file dans une droite qui a quand même la gueule de bois après l'élimination au premier tour. C'est peut-être la meilleure... Mais elle n'est pas éliminée, la droite. Elle n'est pas dans la situation de la gauche. Elle est quand même en mesure de... Ce n'est pas 20 députés. Ce sera, je ne sais pas... 200 ? 180 ? 200, c'est ce qu'ils ont actuellement. Alors après, ce serait pour le coup à 150, 170, ce serait tout à fait honorable compte tenu de ce qui va se passer sur l'autre côté de l'échiquier.

Cécile Cornudet, elle se présente divisée la droite, néanmoins. Ça, c'est une bonne nouvelle politique pour Emmanuel Macron. Si elle était arrivée d'un bloc, mais il y aurait... Ce qui est sûr, c'est que globalement, le discours, c'est un peu macronisé, compatible. Vous voyez ce que je veux dire ? Alors, est-ce que... Parce qu'effectivement, les responsables de droite ont senti que sur le terrain, les électeurs ne voulaient pas une bataille frontale. Du coup, ils ont... On ne parle plus de cohabitation, on parle de coexistence, on ne dit plus qu'on va s'opposer, on dit qu'on va peser sur le projet d'Emmanuel Macron.

Donc, toutes ces subtilités-là, est-ce que ça évite que les électeurs partent chez Emmanuel Macron ou est-ce qu'au contraire, ça facilite des ponts ? Est-ce que ça laisse penser qu'effectivement, il faut donner une majorité ? On ne sait pas ce qui va se passer dans la tête des électeurs. Et ce qui est intéressant, c'est que je m'entretenais hier avec un député LR qui est en campagne en ce moment. Et il me disait, sincèrement, j'adapte mon discours en fonction du type d'électorat que j'ai en face de moi.

Donc, face à certains que je sais très fillonistes, je dis, il faut faire une campagne dure, Macron, c'est le bébé Hollande, donc on réveille tout le discours qu'il y avait dans la présidentielle. Et face à d'autres, c'est on va peser, on va être constructif. Donc, les candidats eux-mêmes, ils sont dans cette contradiction-là. Pour aller dans cette idée, en effet, que tout n'est pas joué, on peut aussi se dire peut-être qu'il pourrait y avoir des mauvaises surprises pour les candidats de la République en marche. Il y a beaucoup de novices, on l'a dit, des inconnus, qui vont se retrouver face à des candidats bien implantés localement, des barons, comme on dit.

Ça aussi, c'est une difficulté pour la République en marche.

23:08
Emmanuel Macron

Oui, c'est toute la difficulté de l'implantation au fond d'un mouvement politique nouveau. Et quand on regarde dans un certain nombre de circonscriptions, la circonscription de Chalent-Champagne qui est la circonscription de Benoît Apparu, qu'il cède sa place de député, il laisse une candidate derrière lui qui est une candidate LR.

Mais face à deux candidats qui se revendiquent de la République en marche, mais qui sont beaucoup moins connus, quand on regarde ce qui se passe dans le 6e, 7e, 5e, 6e, 7e arrondissement de Paris où Nathalie Cossus-Comorisé est candidate, elle est confrontée à toute une série de personnalités, mais on voit bien qu'à chaque fois, on a des ténors politiques qui ont affaire à des candidats en marche qui sont au fond moins connus et qui ont au fond moins d'assises. Donc c'est au fond la question de la présidentielle et celle des législatives. C'est-à-dire au fond, est-ce que l'on souhaite conduire jusqu'au bout ? Il y aura moins d'électeurs. Il y aura moins d'électeurs.

23:57
Locuteur non identifié

Il y aura moins d'électeurs.

23:58
Présentateur

On oublie de le dire, c'est que la participation sera moindre, que pour beaucoup de Français c'est un peu joué et que ça c'est un élément aussi, c'est un élément qui peut perturber le résultat. Et l'ordre, ça peut être un handicap. Quand on voit Jean-Christophe Cambandélis, quand on voit aussi Najat Vallaud-Belkacem qui est face à un patron, Bruno Bonnel, à Villeurban, qui a une audience locale mais qui n'est pas très connue sur la scène nationale, aujourd'hui les sondages les montrent tous les deux en grande difficulté. La gauche. Alors Bruno Jeudy l'a évoqué, la gauche socialiste pourrait être laminée dans ses législatives.

Ce n'est pas seulement un problème politique d'ailleurs, c'est aussi une question de survie tout simplement, mais de survie financière à avoir 25 députés. C'est un problème politique

24:42
Invité

et un problème de survie. C'est-à-dire que... Mais de toute façon, la gauche arrive dans une espèce

24:47
Présentateur

de constat du huissier de ce qui s'est passé depuis des décennies. On ne peut pas dire que c'est l'affaire de la dernière année, on va dire. Donc là, elle est en train de devoir absolument se recomposer parce que sinon, en effet, elle va mourir. Mais de toute façon, elle est déjà morte telle qu'elle a existé jusqu'à aujourd'hui, même si le PS va continuer d'exister localement. Ils ont quand même des élus locaux, ils ont des maires, ils ont... Voilà. Mais il y a urgence

25:13
Invité

à retrouver un électorat, tout simplement. Des électeurs, des électeurs de gauche qu'ils ont perdus depuis 20 ans. Et ils savent désormais ce que pèse le PS et ce que pèse la gauche sans le peuple, pour reprendre le mot d'Éric Conant,

25:27
Présentateur

elle pèse 6,5, 6,7% de scores de Benoît Hamon à la présidentielle. Mais c'est toute,

25:35
Invité

si vous voulez, de toute façon, on parle de tout cela, c'est la recomposition du paysage qui va se jouer. C'est-à-dire, moi, je suis persuadée que le clivage gauche-droite, même si aujourd'hui, on ne peut pas le renvoyer à ce qu'il renvoyait avant, n'a pas disparu. Et ça va être une course de vitesse. Soit les partis, en effet, se réinventent et notamment le PS, parce que je suis, comme Bruno, persuadée que les Républicains vont avoir moins de mal à se reconstituer idéologiquement.

26:01
Présentateur

Soit le clivage qui va naître forcément sera France qui va mal

26:08
Invité

contre France qui va bien, peuple contre élite. Et à cela, on l'a déjà assuffisamment répété, c'était dangereux hier et ce sera redangereux dans 5 ans.

26:16
Présentateur

J'insiste, par exemple, sur l'aspect financier parce que je crois que c'est aux législatives qu'on décide de... Le financement de notre vie politique est indexé sur les résultats aux législatives. Une voix, ça fait 1,42 euros. C'est simple. Si vous faites 1% dans un certain nombre de départements, ça c'est la première voie de financement. La deuxième voie de financement, c'est le... Il y a un financement qui est attribué par député, c'est-à-dire un député, ça vaut à peu près 36 000 euros, je crois, de mémoire. Et donc, évidemment, plus vous avez de députés, plus vous avez d'argent, plus vous avez de voix, plus vous avez d'argent.

Ce qui fait que le Parti Socialiste et les Républicains se taillaient la part du lion suite aux dernières législatives et là, forcément, pour le PS, ça sent la banqueroute puisque vous allez passer quasiment de 290 députés socialistes ou de 288 aujourd'hui à peut-être 20, 25, on ne sait pas. En tous les cas, beaucoup moins. Et là, évidemment, ça va impacter sur le budget, l'enveloppe qu'ils auront chaque année par l'État. Ils ne pourront peut-être plus payer leur loyer à Solferino. Enfin, voilà. Donc, derrière, c'est des conséquences très importantes.

Inversement, la République en marche, si elle fait les résultats que lui promettent aujourd'hui les sondages, va être à la tête d'un joli pactole pour les 5 années qui viennent puisque c'est un financement qui est déterminé pour les 5 ans qui viennent. Un mot sur Jean-Luc Mélenchon. Il veut passer devant le Parti Socialiste en nombre de députés aussi. C'est pour ça, d'ailleurs, qu'il se bat contre un baron socialiste à Marseille, Patrick Melucci. La difficulté de Jean-Luc Mélenchon, c'est sa guerre avec le Parti communiste qui, aujourd'hui, dans plein de circonscriptions, annule un petit peu cette force de gauche-là.

Mais effectivement, il y a aujourd'hui, il y a deux partis qui sont sur la dépouille du PS, pourrait-on dire. C'est En Marche et Jean-Luc Mélenchon. Les 15% qui lui sont attribués aujourd'hui de manière globale sont un peu en trompe-l'œil parce que Cécile le disait, pratiquement partout, il se retrouve avec un candidat à la France Insoumise, un candidat communiste, un candidat socialiste, ce qui fait qu'à l'arrivée, il va y avoir beaucoup d'éliminés. Oui, combien de députés aura-t-il ? Lui, lui, semble bien parti pour être élu. Son lieutenant Alexis Corbière à Montreuil semble aussi bien parti pour être élu. Ailleurs, ça va être beaucoup plus difficile. Aura-t-il un groupe parlementaire ?

Exactement, pour faire un groupe. C'est-à-dire 15 députés. C'est encore une inconnue. Avant même les résultats de ces législatives, la classe politique a intégré l'idée d'une refonde totale du paysage. Les partis traditionnels sont dépassés. On assiste à l'émergence, d'ailleurs, de plusieurs mouvements lancés par des personnalités comme Anne Hidalgo, par exemple, Benoît Hamon ou à droite, Laurent Wauquiez. La recomposition est en marche. Yacine Mili. Elles étaient au pouvoir depuis plus de 30 ans. Elles sont aujourd'hui en lambeau. Éliminées dès le premier tour de la présidentielle, la gauche et la droite sont de plus en plus divisées.

Au PS, menacées de disparition, prises en tenaille entre Macron et Mélenchon, certaines figures tentent de redonner un nouveau souffle au parti. Et déjà, quelques personnalités avancent leur pion. Benoît Hamon, par exemple. Sur son site, l'ancien candidat à la présidentielle annonce qu'il entend lancer son propre mouvement.

29:33
Locuteur non identifié

Nous lancerons le 1er juillet un mouvement pour reconstruire une gauche inventive qui dépassera les étiquettes politiques.

29:46
Présentateur

Convaincu qu'il peut encore rebondir après la débâcle à la présidentielle, Benoît Hamon veut rassembler autour de son nom ceux qui partagent ses idées au-delà même du PS. Je pense beaucoup plus de personnes à adhérer à mon projet qu'il y en a eu à voter pour moi. Et j'ai pu le percevoir tout au long de cette campagne comme je le perçois encore maintenant. Je pense que ces idées sont grandes et qu'elles structureront la recomposition et la renaissance de la gauche. Et c'est à cela, moi, que je veux m'atteler. C'est-à-dire à l'avenir de ces idées avant de me préoccuper de la façon dont les uns et les autres cherchent une stratégie de revanche ou une stratégie de survie.

Ce qui m'intéresse, moi, c'est le moyen et long terme. Comment la gauche va renaître ? Mais dans le camp de la Rose, il n'est pas le seul à vouloir réinventer la gauche. Anne Hidalgo, elle aussi, voudrait bien reprendre un PS en piteux état. Et elle aussi a décidé de lancer son propre mouvement. Baptisé « Dès Demain », il devrait voir le jour au mois de juin. Mais déjà, la maire de Paris est soutenue par plus d'une centaine de personnalités et d'élus comme Christiane Taubira et Martine Aubry. Un courant qui vise à rassembler toutes les tendances du PS jusqu'au valsiste. Mais Anne Hidalgo l'assure, ce n'est pas un calcul politique.

30:57
Invité

Les vieux partis avec leur logique parfois un peu sectaire, très centré sur eux-mêmes, ça c'est fini en effet. Ce mouvement-là n'a pas vocation à servir une élection ou une personne. C'est un mouvement collectif avec beaucoup de collectifs. Et le diagnostic, justement, vous savez, pour faire quoi ? Pour porter toutes ces solutions dont on ne parle jamais et faire sens.

31:23
Présentateur

Dans le grand chambardement des étiquettes politiques, la droite, elle aussi, traverse l'un de ses moments de vérité. Dans une campagne des législatives compliquées, François Baroin tente de faire bonne figure en multipliant les belles images d'unité.

31:37
Locuteur non identifié

Attention, il y a une dame.

31:39
Présentateur

Attention. Mais dans les faits, le parti est bel et bien fracturé en deux camps. D'un côté, ceux qu'on appelle les revanchistes avec la figure emblématique de Laurent Wauquiez. Pour eux, pas question d'accord avec Macron, ils restent sur une ligne d'opposition affirmée. De l'autre côté, les constructifs menés par Jean-Pierre Raffarin. L'ancien Premier ministre LR affirme qu'il faut collaborer avec Macron.

32:04
Locuteur non identifié

Les constructifs, ils devront soutenir la réforme du Code du travail. Les constructifs, ils devront soutenir les efforts sur la sécurité, sur le développement du renseignement. Les constructifs devront corriger quand les lois sont mauvaises. Il faut aller à l'Assemblée nationale avec des gens constructifs, ne pas empêcher Macron de faire les bonnes réformes et de corriger les mauvaises.

32:24
Présentateur

Des revanchistes, des constructifs ou encore le mouvement plus confidentiel droite libre. Emmenés par leur chef de file Virginie Calmels, la première adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé. Les droites libres sont libéraux, mais en même temps fidèles au parti républicain et proches de François Baroin.

32:45
Invité

Avec le mouvement droite libre, on a envie de porter un renouvellement, de porter ce progressisme de droite avec une droite libérale, humaniste assumée. Nous avons besoin de continuer ce combat aux législatives et au-delà parce que pour nous, c'est ce qui pourrait permettre le vrai redressement de la France.

33:05
Présentateur

Plus que jamais, l'avenir des deux grands partis historiques français semble suspendu aux résultats des législatives. Pour la droite comme pour la gauche, l'équation est simple. Il va falloir obtenir assez d'élus pour ne pas s'enfoncer dans la crise. Pourquoi tous ces petits mouvements voient-ils le jour ? C'est le printemps, mais il y a une floraison. Bonne jeudi. D'abord, on est dans une phase peut-être terminale de la décomposition politique et dans la décomposition politique, chacun essaie de trouver son radeau pour se préparer à la longue traversée non pas de l'océan mais du désert.

Notamment, on voit bien au PS, la floraison des mouvements Aubry, Hamon, enfin tous ceux qui ont été indiqués, ça correspond à ça. De toute façon, ils se préparent à essayer d'avoir leur petite niche et puis bon, ils verront bien comment le PS se réorganisera s'ils trouvent un moyen entre ceux qui vont migrer forcément vers En Marche et puis ceux qui vont essayer de trouver une voie originale, une voie différente. Donc il y a ça. Il y a l'idée de s'organiser, d'avoir son micro-parti, de trouver un peu de financement et puis de s'accrocher à un espoir de rebond. Anne Hidalgo, notamment, qui, à mon avis, va connaître un gros revers aux législatives.

Moi, j'ai calculé sur Paris ces deux députés socialistes maximums qui restent sans doute à l'arrivée. Et en plus, ces deux députés socialistes, c'est plutôt des gens qui sont soutenus par En Marche et notamment Myriam El Khomri, qui n'a pas vraiment d'odeur de sainteté à l'hôtel de ville par ailleurs. Donc, il va quand même y avoir... L'addition va être lourde pour elle. Elle a soutenu Amon, avant, elle a soutenu Payon. Donc, l'addition de l'année 2016 et 2017 va être très compliquée. C'est vrai qu'on voit les partis traditionnels qui sont exsangues après cette présidentielle. Mais, ils meurent de quoi ? De leur manque d'idées ? De leur manque d'innovation ?

Ils meurent de leur absence totale de diagnostic. C'est-à-dire que pendant des décennies, ils se sont renvoyés la balle dans un jeu d'alternance qui était une espèce de ping-pong où, à chaque second tour, il y avait toujours l'épouvantail du Front National pour dire, finalement, si, vous êtes obligés de choisir moi, puis après lui, puis après moi. Et en cela, ils n'ont jamais fait les diagnostics de ce que leur indiquaient les urnes. Le référendum pour l'EPS, par exemple, je pense à ça, le référendum sur l'Europe, sur la Constitution européenne, c'était...

Pour moi, avoir un avant et un après, le fait d'avoir choisi le déni et de l'avoir laissé défiler pendant toutes ces années, voilà ce qu'il paye, exactement ce qu'il paye aujourd'hui. Mais du coup, être de gauche et de droite, c'est encore un sens. Regardez cette question SMS. Que veut dire aujourd'hui être de droite ou être de gauche ? Comment se recompose le paysage politique français ? C'est une autre question. Moi, je suis assez d'accord avec Anne. Je pense que le clivage gauche-droite, se sentir de gauche ou se sentir de droite, ça, ce n'est pas forcément mort. Alors, ce qui est mort, c'est peut-être les structures dans lesquelles tout ça s'est développé.

Et pour poursuivre ce que disait Anne, moi, je pense qu'ils meurent aussi de l'entre-soi. Ils ont été incapables de se renouveler, de renouveler les parcours. Et ça, c'est ce qu'a compris Emmanuel Macron. Et comme par hasard, vous avez regardé tous ces mouvements. D'abord, ils s'appellent tous mouvements, comme le mouvement En Marche. Il y a tout d'un coup beaucoup de places qu'on nous promet qui vont être faites à la société civile, à des nouveaux visages, à des nouveaux parcours. Oui, le mot « parti » est devenu un gros mot. Voilà, au moment où d'ailleurs « En Marche » va devenir lui-même un parti. « En Marche », oui. Parce qu'en fait, c'est juste un mot juridique.

Mais je pense qu'ils meurent de ça. On a toujours vu les mêmes têtes, ça a toujours été les mêmes parcours, toujours aussi peu d'hommes politiques qui sont passés par le monde de l'entreprise. Voilà, c'est tout ça qui est sur la table et qui va devoir être repensé. Alors, le Front National, maintenant, on n'en a pas encore parlé dans cette émission. On espère quoi au FN de ces législatives ?

37:04
Emmanuel Macron

Pour le Front National, les choses sont plus compliquées que prévues. Au fond, il s'agit d'incarner une unité. Je crois que si le Front National n'a pas d'unité, plus que les autres organisations, les autres formations politiques, il souffre terriblement. Donc, comment faire pour à la fois être une unité ? Pourquoi ? Pour être le porte-parole du peuple et de la France. Ça fonctionne de manière quasiment organisiste. C'est la voix du peuple. en termes d'imaginaire. Et en même temps, il faut tendre la main et donc s'ouvrir à d'autres sensibilités. Le fait que Florian Philippot ait des tentations plus personnelles, ça peut être l'une des pistes.

Il y a eu la tentation malheureuse avec Nicolas Dupont-Aignan. C'est extrêmement compliqué. Je crois que le Front National atteint un point de bascule où il doit à la fois montrer une unité parfaite et en même temps pouvoir se diversifier pour pouvoir rassembler plus largement. Et effectivement, vous le disiez, la question de la forme-partie, de la nature de l'organisation du parti est extrêmement compliquée à faire. C'est-à-dire, aujourd'hui, au Front National et ailleurs, il y a une sorte de mythologie du succès d'En Marche. On a créé quelque chose. Au début, forcément, on n'est pas nombreux. On démarre. Et puis un jour, on arrive au pouvoir.

D'une certaine manière, c'est à la fois très séduisant parce que ça a fonctionné et que c'était le succès d'En Marche. Mais en même temps, c'est aussi très classique. Tous les partis commencent par pas grand-chose. Et tous les partis politiques, alors je vois ce que disait Cécile Corrullet, commencent par dire, au fond, on va d'abord embrasser la société. Alors, on l'a peut-être un peu oublié aujourd'hui, mais enfin, la SFIO en 1905 et le Parti radical en 1901 ont commencé à dire on va embrasser toute la société. Et puis un jour, ça se différencie et puis ça devient véritablement un objet politique.

Mais aujourd'hui, la forme partie de manière idéale, si vous me dites, il faut écrire ce que doit être un parti politique demain, ça n'existe nulle part. On ne sait pas le faire. Donc oui, les partis politiques traditionnels, on peut dire, ont commis des erreurs. Mais l'idéal, d'une certaine manière, est plus compliqué à trouver qu'on ne l'imagine spontanément. En revanche, peut-être pour terminer là-dessus, je crois qu'il émerge aujourd'hui énormément de pistes de réinvention intellectuelle. C'est vrai à droite, c'est vrai à gauche aussi, avec des visions concurrentes.

Si on cherche un peu sous les décombres, comme dit Bruno Jeudy, il y a sous ces ruines des idées qui émergent et qui sont assez intéressantes, je crois, pour l'avenir.

39:03
Présentateur

Je reviens au Front National. Marine Le Pen veut être l'opposante numéro un à Emmanuel Macron. Alors, elle se présente à Hénin-Beaumont, Pas-de-Calais, 58% au second tour de la présidentielle pour elle dans cette circonscription. Elle avait raté son coup en 2012. Oui, elle avait raté son coup d'une poignée de voix au second tour contre un socialiste. À l'époque, Jean-Luc Mélenchon s'était présenté dans la même circonscription. Il avait été éliminé dès le premier tour. Finalement, cinq ans plus tard, les deux vont être séparés. Elle, à Hénin-Beaumont, lui, à Marseille. Et tous les deux ambitionnent d'être le chef de l'opposition.

Alors, effectivement, pour pouvoir ambitionner d'être le chef de l'opposition, il vaut mieux se présenter aux législatives. Elle a hésité. Oui. Elle a pris un coup sur la tête. Au fond... Au second tour. Elle a pris un vrai coup sur la tête avec le débat qu'elle a raté. Elle a d'ailleurs fait un méa culpa, ce qui est assez rare lors de ses rares apparitions médiatiques dans un JT. Moi, je pense que le Front National, globalement, ne se remet pas de cet entre-deux tour raté. Elle-même ne se remet pas de son débat raté où elle a montré ses limites et peut-être même ses compétences. Et je pense que là, pour le Front National, ça va devenir très compliqué.

Et peut-être même que la marque Le Pen est en danger par rapport à ce que représente le Front National aujourd'hui. Oui, je pense. Parce qu'en plus, 33% des voix au 11ème tour. En plus, Marion Maréchal Le Pen a mis la flèche et pour l'instant, elle est partie peut-être temporairement. On a dit 10 millions de personnes ont voté pour elle. Mais les 18% aujourd'hui qui sont donnés dans les sondages, il va falloir les convertir en siège de députés. C'est vrai. Et pour le Front National, le scrutin majoritaire uninominal reste un vrai plafond de verre. Qu'est-ce qu'elle peut espérer ? Combien de députés ? Elle a révisé à la baisse ses ambitions et aujourd'hui, ils veulent faire un groupe.

C'est-à-dire, aujourd'hui, c'est 15 députés qu'ils visent. Sur le papier, objectivement, c'est possible. Il y a des tas de circonscriptions où ils ont dépassé allègrement les 40%. Il y a 21 circonscriptions où ils l'ont fait plus de 35%. C'est possible sur le papier. Après, on sait que ce scrutin est vraiment un scrutin compliqué pour le Front National. En 2012, elle avait fait un score relativement élevé et à l'arrivée, il y avait eu deux députés du Front National. Oui, la suite est difficile. L'après présidentiel est difficile pour Marine Le Pen et pour le Front National. Oui,

41:12
Invité

ce que dit Bruno

41:13
Présentateur

est très juste sur le fait que d'abord, c'est un scrutin qui lui est traditionnellement et mécaniquement défavorable et qu'ensuite, elle est dans une passe politique difficile. Et en effet, le départ, d'abord, son débat raté, je pense, continue de donner ses effets. Et par ailleurs, le départ de Marion Maréchal Le Pen est un coup dur pour cette espèce d'unité qu'il voulait afficher. Néanmoins, je pense que les raisons pour lesquelles le Front National est arrivé au second tour de cette présidentielle et a tout de même fait 33%, comme vous le rappeliez, malgré un débat catastrophique, ne vont pas s'effacer du jour au lendemain.

Sauf à ce que la politique d'Emmanuel Macron fonctionne et que miraculeusement la France périphérique, la France qui va mal, bénéficie du ruissellement de la croissance, etc. Je pense que ça va être compliqué en aussi peu de temps.

42:08
Invité

Donc je suis d'accord sur le scrutin qui va arriver. Je ne suis pas sûre que le FN soit encalminé

42:18
Présentateur

pour longtemps. Cécile Cornudet. Oui, et paradoxalement, ce n'est peut-être pas une très bonne nouvelle pour Emmanuel Macron parce que lui, il avait construit tout son schéma pour avoir, en ayant Marine Le Pen comme premier opposant. Et donc, du coup, ça redonne quand même un espace à la droite traditionnelle. Mais si elle entre à l'Assemblée, elle va faire du bruit. Si elle est élu. Si elle est toute seule. Si elle entre à l'Assemblée. Elle, elle peut être élu, mais il faut un groupe. Il faut un groupe pour avoir du temps de parole. Et donc, je pense que, voilà, la droite traditionnelle, elle, n'est pas morte, même si, finalement, En Marche réussit à avoir la majorité absolue.

Et donc, ça sera peut-être plus compliqué parce qu'il y aura une droite forte, un FN qui, pour les raisons fondamentales, restera à exister dans le pays. Et la question, c'est comment se reconstitue la gauche. Est-ce que le PS ou son enfant arrivera à renaître ou est-ce que c'est plutôt une voie gauche extrême qui l'emportera ? En tout cas, le Front National se présente à ses législatives sans Nicolas Dupont-Aignan. Le candidat de Debout la France a rompu son alliance avec Marine Le Pen, sans doute pour garder des chances d'être réélu dans son fief de l'Essonne. Reportage Gladys Laffitte, Laurent Hirsch, Pierre-Jean Perrin et Mathieu Vibaud.

43:36
Invité politique

A hier, il fut un temps où Nicolas Dupont-Aignan rimait avec

43:43
Invité

maire bon gestionnaire et maire bienveillant. Puis vint l'alliance de second tour avec Marine Le Pen. Le Front républicain s'écroule et la faveur d'une partie de ses administrés avec. Le sentiment de tous les gens que je côtoie hier en tout cas qu'il a trahi, moi je n'irais pas jusqu'à dire trahi parce que je crois qu'il est quand même dans la continuité depuis des années. Mais disons qu'il a fait un seuil, il a fait un saut politique que beaucoup de gens ici n'ont pas du tout compris. À mon avis, il y a beaucoup de gens qui sont bien déçus de ce choix. et ça n'a pas duré très longtemps son rapprochement.

En effet, quelques jours après l'échec de Marine Le Pen, le président de Debout la France rompt l'alliance entre les deux parties qui courait pourtant jusqu'aux législatives. Mais la volte-face n'a rien fait oublier. Certains habitants ne pardonnent pas.

44:40
Présentateur

Hier, depuis quelques heures, il y a un SMS qui circule. Nous n'avons pas oublié le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan

44:48
Emmanuel Macron

au Front National. Nous n'avons pas oublié que son choix déshonore notre circonscription. Nous ne sommes pas dupes de ses dénégations. Rassemble-nous massivement le samedi 3 juin à 15h devant la Méridière. On peut être un électeur de Dupont-Aignan sur le plan local, mais ce qu'il propose à l'échelle nationale,

45:08
Présentateur

on n'en veut pas. Et pouvoir dire à son représentant

45:12
Emmanuel Macron

qu'on ne suit pas sur ça, je pense que c'était aussi ce qui s'exprimait là-dessus.

45:18
Invité

Mais Nicolas Dupont-Aignan réfute tout ralliement au Front National, préférant parler d'alliance et revendique la liberté de son parti.

45:28
Locuteur non identifié

Mais on va tenir bien. Moi, je ne me laisse pas intimider. Vous le savez, vous me connaissez. Vous connaissez aussi, ma fille. Vous connaissez tout le monde. Moi et ma fille. Oui, je sais.

45:36
Présentateur

Mais on va se battre ici. Ils n'auront pas ma peau. Non, jamais. Hein, tous les petits politicards.

45:40
Invité

Il assume avoir fait sauter un verrou, dit-il. Et sans vente même.

45:46
Présentateur

J'ai voulu être courageux au second tour de la présidentielle. Je l'ai été. Maintenant, je suis dans une opposition claire et je pense que l'opposition a besoin des gaullistes, des républicains et que le Front National, avec tout le respect que je lui dois, n'a pas le monopole de l'opposition. Et justement, au moment où Edouard Philippe et tant de républicains vont à la soupe, il est vital que les électeurs, notamment de droite, sachent qu'il y a un parti gaulliste, républicain, Debout la France, qui présente des candidats partout, qui a une ligne claire d'opposition.

46:20
Locuteur non identifié

Son rêve,

46:21
Invité

incarner le rassemblement des droites gaullistes et souverainistes. Mais les tergiversations avant les législatives n'ont pas plu à tout le monde au sein de Debout la France. C'est le cas de Maxime Thiebaud, ancien directeur adjoint du cabinet de Nicolas Dupont-Aignan, parti rejoindre Florian Philippot.

46:40
Présentateur

A eux deux, il crée l'association Les Patriotes au sein du Front National et accueille bon nombre de déçus de Debout la France. C'est vraiment une déception que j'ai, une reculade que je n'explique pas, qui le concerne, je pense, localement, mais qui, malheureusement, vient contrarier l'esprit de notre rassemblement. Et je pense que Florian Philippot, en créant Les Patriotes, a permis de rassembler des gens qui étaient déçus par l'absence d'accord, l'absence de continuation de cet accord, et qui, aujourd'hui, se disent, ben voilà, on a moyen de pouvoir rassembler tous les Patriotes d'où qu'ils viennent, d'où qu'ils soient.

47:18
Invité politique

Les Patriotes revendiquent une centaine d'adhésions en dix jours d'existence. Objectif affiché, aider Marine Le Pen en vue des prochaines élections, mais surtout peser

47:29
Invité

sur la ligne politique du parti au prochain congrès de refondation du Front National début 2018.

47:35
Présentateur

Question SMS, Nicolas Dupont-Aignan, regrette-t-il secrètement sa décision de l'entre-deux-tours ? Je trouve que c'est une bonne question parce qu'aujourd'hui encore, on a du mal à comprendre ce qui s'est passé. Pourquoi subitement ? Est-ce que vous avez des infos ? Je m'adresse aux journalistes, autour de la table. Il ne dit pas ça comme ça.

Mais le fait qu'il soit revenu sur l'accord, c'est quand même le signe qu'il a fait quand même un pas en avant et un pas en arrière et c'est ça aujourd'hui qu'il déboussole ses troupes parce qu'il a peut-être perdu sur deux tableaux, sur ceux qui étaient contre une alliance avec le Front National et ceux qui étaient pour, on a vu dans votre très bien ça, dans votre reportage. Et aujourd'hui, il s'en sort comment dans sa circonscription ? En faisant campagne le plus possible sur le local, sur hier, parce qu'il a la réputation d'être le maire le mieux élu de France. 75% ? Aujourd'hui, j'ai regardé son compte Twitter.

Il tweetait justement la place où il y a le manège qu'on voit beaucoup dans votre reportage. Donc voilà, c'est le maire qui essaye de sauver ce qu'il peut avec ses habitants. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Il a été grisé ? Il s'est vu Premier ministre de Marine Le Pen ? Je crois que c'est François Morvan qui appartenait à sa garde rapprochée à Debout la France qui a parlé d'un cas navrant d'hallucination du désir. Donc peut-être qu'il s'y est vu,

48:52
Invité

en effet. Non, mais c'est vrai que c'était un choix complètement déroutant dans le sens où la raison politique d'exister de Debout la France

48:59
Présentateur

et de Nicolas Dupont-Aignan était de coaguler les souverainismes de tous bords, que ce soit les anciens gaullistes, les chevets de mentistes un petit peu orphelins, les séguinistes qui ne se retrouvaient pas en Fillon, mais sans pour autant jamais aller du côté du Front National parce que pour ceux qui ont un peu

49:22
Invité

de mémoire et puis ceux qui ne veulent pas ceux qui veulent voir derrière la ligne Philippot, on va dire, les cadres qui sont encore là, etc. Il y avait cette ligne infranchissable et je pense que peut-être s'est-il aperçu qu'il avait fait une erreur politique

49:38
Présentateur

et stratégique si ce n'est une erreur morale comme nous lui ont reproché ses bras droits. Bruno Jody. Je pense que pour Nicolas Dupont-Aignan elle est rédhibitoire l'erreur. Je pense qu'aujourd'hui il n'a plus d'avenir en tant que mouvement national. Il se voyait un mouvement intermédiaire au fond, une sorte de sas entre les Républicains et le Front National. Il a franchi le Rubicon je pense qu'à partir du moment où il l'a franchi c'est soit il y restait s'il revient c'est terminé.

Son mouvement aujourd'hui est en ruine il s'est divisé il a perdu pas mal de troupes Il a perdu des troupes et au fond peut-être qu'il l'a fait aussi parce qu'il faut voir que cette vie politique m'a au fond au marge des grands partis c'est une vie solitaire c'est 15 ans de combat un peu seul et à un moment il a été grisé par cette campagne présidentielle où il a flirté avec les 5%.

Il y a aussi cette question qui est non négligeable du fait qu'il rate la barre des 5% et elle est très importante parce que financièrement ça a généré des coûts pour lui et une ardoise sans doute conséquente donc on n'a jamais su exactement quelles avaient été les tractations avec le FN mais il s'est vu au-delà de 5% et au fond c'était pour lui je devenais un grand parti et il rate de peu d'ailleurs il la rate et il franchit le Rubicon je pense qu'à partir du moment où ce Rubicon est franchi quelque part il n'y a plus de retour ou s'il revient en arrière François-Mickey-Marty vous avez dit tout à l'heure les français veulent plus de fluidité bon là on est dans l'extrême fluidité

51:08
Emmanuel Macron

c'est aquatique c'est très aquatique la question qui se pose au fond c'est de savoir que représente Nicolas Dupont-Aignan en termes d'idées en termes de soutien et alors c'est très frappant si vous regardez qui a voté pour Nicolas Dupont-Aignan au premier tour de la présidentielle 4,5 4,9% des voix ça c'est son score à lui mais il fait 12% devinez auprès de qui auprès des sympathisants Modem 12% du centre 12% aussi devinez encore auprès de qui je vous donne la réponse auprès des personnes qui n'ont pas de proximité partisane déclarée qui sont nulle part et combien fait-il auprès des sympathisants FN 2% autrement dit il a des soutiens qui sont ailleurs donc oui Nicolas Dupont-Aignan peut rassembler et dans sa ville d'ailleurs ils rassemblent très bien donc il y a un décalage il y a deux Nicolas Dupont-Aignan il y a Nicolas Dupont-Aignan avec son discours et puis il y a les soutiens qu'il fédère qui sont beaucoup plus hétérogènes que ceux à quoi on pourrait s'attendre donc c'est très difficile à gérer il aurait pu être on comprend qu'il parle de gaullisme il aurait pu être un vaste rassembleur allant du Modem à tous ceux qui n'ont pas de sympathie partisane particulière sauf que les espaces sont pris et qu'il n'a jusqu'ici pas la popularité suffisante pour créer une véritable dynamique 4,9% c'est pas rien mais au fond il manque une forme de cohérence

52:20
Présentateur

un mot sur Florian Philippot alors lui aussi il crée son mouvement les patriotes qu'est-ce qu'il va faire ?

il veut s'affranchir il veut peser dans le débat au Front National déjà c'est une forme de chantage sur l'euro puisque Nicolas Dupont-Aignan ce qu'il a apporté c'est une réflexion sur le FN et l'euro et ce que dit Florian Philippot c'est si on sort de notre doctrine traditionnelle sur l'euro moi je pars et c'est compliqué pour Marine Le Pen en fait elle botte un peu en touche concernant Florian Philippot mais dans un premier temps elle a semblé dire qu'effectivement il faudrait réfléchir à ne plus sortir de l'euro et maintenant elle a une position plus ambiguë en disant non il faut juste qu'on travaille notre discours et pas qu'on change sur le fond donc ce chantage aujourd'hui marche plutôt elle n'a pas envie que Florian Philippot s'en aille voici maintenant vos questions SMS et internet une question un peu générale pour commencer quelles conditions doit-on remplir pour être candidat aux législatives on a vu qu'il y en avait 22 dans une circonscription parisienne quelqu'un sait cela ou pas ?

il n'y a pas tellement de conditions à part habiter le département il me semble avoir 18 ans avoir 18 ans

53:38
Invité

il y a ça a changé

53:39
Présentateur

bon alors on va vérifier En Marche avait mis des conditions pas de casier judiciaire et de parité donc il avait mis des conditions générales d'équilibre des forces politiques parce que la parité entraîne une pénalité pour les partis qui ne respectent pas la paix valide c'était une façon de prendre un peu d'avance sur la future loi de moralisation de la vie politique comment expliquer que certains candidats comme Stéphane Le Foll soient protégés par la République En Marche et d'autres non est-ce que c'est très démocratique ?

alors je crois que pour Stéphane Le Foll on peut tout à fait imaginer c'est probablement ce qui s'est passé que François Hollande a aussi demandé un petit coup de pouce à Emmanuel Macron en tous les cas c'est une possibilité pour les autres là c'était un tri qui a été fait par le comité d'investiture et Emmanuel Macron lui-même je crois notamment et c'est même certain que pour Myriam El Khomri c'est un symbole En Marche Emmanuel Macron tienne à ce que Myriam El Khomri soit élu vous imaginez Myriam El Khomri battu ce serait quand même un symbole au moment où au fond il veut faire une réforme du travail une deuxième étape après la première qui porte le nom de cette loi donc dans cette circoncession il n'y a pas de candidat en arrière en plus ça embêtait Anne Hidalgo ce qui n'est pas pour déplaire à Emmanuel Macron peut-être les arrangements d'entre deux tours se feront-ils de la même manière que d'habitude ou alors la présence de la République En Marche redistribuerait-elle les cartes ?

Qu'est-ce qui va se passer entre les deux tours ?

Vous savez déjà il faut faire 12,5% des inscrits pour pouvoir se maintenir donc déjà ça ça calme parce que avec l'abstention il n'y aura pas tant de triangulaires pas de tendes triangulaires que ça donc les deux premiers s'ils ne font pas 50% ils restent au second tour et le troisième il faut qu'ils fassent 12,5% des inscrits donc après si vous voulez les arrangements non après il y a les consignes de vote locales alors là on va repartir dans les candidats du Front National est-ce que la République En Marche ou la droite vont retirer leurs candidats là où il y aura des risques d'élection du FN là on aura forcément ces habituelles ces habituelles discussions dans l'entre deux tours A qui profiterait le plus une forte abstention à ces législatives François-Miquet-Marty

55:48
Emmanuel Macron

ça peut être ça peut avoir des effets extrêmement variables en fonction des circonscriptions c'est-à-dire que l'abstention si elle est forte elle vient en général des milieux populaires des jeunes etc donc ce sont les personnes les plus âgées qui vont aller voter si ce sont les personnes les plus âgées ça bénéficie à LR logiquement voilà mais ça c'est le cadre général si vous voulez mais au-delà de ça je crois qu'on est dans des configurations tellement variées en fonction des circonscriptions en fonction des candidatures ce qu'on a vu tout à l'heure des réflexions sur le rôle réel de tel ou tel député qu'il est difficile d'imaginer qu'elle peut être de manière globale l'impact de l'abstention ce qui est sûr c'est que de manière mécanique de manière théorique et générale ça bénéficie plutôt à LR mais je crois qu'en réalité les choses sont plus subtiles que ça

56:27
Présentateur

moi je crois qu'Emmanuel Macron cherche une démobilisation de l'électorat de droite par tous les signaux qu'il a donnés à la droite soit il en fait venir vers lui soit il les incite à ne pas aller voter pour lui laisser sa chance la seule manière d'avoir du poids à l'Assemblée pour le parti socialiste et les Insoumis n'aurait-elle pas été de faire une alliance c'est impossible de toute façon enfin l'alliance c'était déjà pourquoi ne l'avoir pas fait

56:52
Invité

pendant la présidentielle parce que c'était aussi leur seule chance d'être au second tour mais heureusement qu'ils ne le font pas parce que je pense que maintenant il ne va pas falloir mettre des rustines on l'a dit pendant toute l'émission

57:01
Présentateur

il va falloir recomposer en profondeur et ne pas faire d'accord électoral de dernière minute pour essayer de remporter des sièges je pense qu'aujourd'hui ça n'est plus du tout quelque chose qui fonctionne auprès des électeurs puis surtout il y a beaucoup de sortants il y a beaucoup de sortants socialistes qui tentent la réélection après tout de toute façon ça sera très compliqué ils le savent mais ils sont sortants donc pourquoi ils laisseraient la place aux Insoumis qui de toute façon se présentent à peu près partout à cause notamment des questions de financement quelle est la ligne politique de François Baroin qui semble émerger comme leader de la droite il a une ligne je ne sais pas si c'est le leader de la droite c'est le leader de la campagne des législatives manifestement il y a une sorte de partage des rôles le leader de la droite derrière étant plus dans leur esprit Laurent Wauquiez il a une ligne qui a beaucoup changé qui s'est beaucoup amoindrie qui a beaucoup ce qui est fou c'est que le projet de François Fillon il défendait François Fillon était devenu le candidat lui-même puisqu'on disait que François Fillon était abîmé par les affaires il fallait voter pour son projet et dès le lendemain de la présidentielle on a dit non non le projet en fait on va le changer ça n'allait pas du tout mais ce n'est pas plutôt la droite sociale Baroin la droite modérée lui-même a beaucoup évolué oui il a beaucoup évolué le gaullisme social il est devenu Sarkozy Chirakien Sarkozy Filloniste le marqueur de Baroin ce n'est pas un marqueur qui est très mis en avant pendant cette campagne c'est la laïcité c'est le candidat de droite le plus laïc et ça lui a d'ailleurs valu quelques petits problèmes au sein même de sa famille politique parce que en tant que président de l'association des maires de France il avait préconisé qu'il n'y ait pas de crèche je parle de crèche de Noël dans les établissements publics les mairies les préfectures etc mais ça n'est pas là-dessus qu'est en train de se jouer la campagne législative et en plus ça n'est pas le sentiment le plus partagé au sein des républicains mais Baroin un avantage c'est qu'il est d'abord quelqu'un qui est assez consensuel qui fait consensus à droite populaire il est populaire il passe bien à peu près dans tous les courants de cette droite aujourd'hui qui est quand même tirée à Uadia et c'est vrai que sa personnalité passe bien et permet de faire une campagne sans histoire

59:10
Emmanuel Macron

c'est déjà au moins ça de gagner je crois qu'il est confronté à une situation très difficile où dans le pays au-delà des responsables politiques où dans le pays la droite se diversifie donc on a les droites donc il fait une campagne en vue des législatives qui autofont une campagne minimaliste qui est une sorte de plus petit dénominateur commun notamment sur le thème du pouvoir d'achat avec toute une série de mesures de promotion du pouvoir d'achat ce qui permet précisément de lutter essayer de lutter contre l'abstention et d'essayer de fédérer autour de lui un maximum d'électeurs ça n'est pas le sujet clivant à droite donc il est je ne sais pas si on peut qualifier le barouanisme il est sur un plus petit dénominateur commun qui lui permet de tenir autant que faire se peut jusqu'au législatif toutes les sensibilités de droite

59:49
Présentateur

et attaquerait Macron sur les impôts et notamment la hausse de la CSG c'est à peu près ça le thème majeur de la campagne Emmanuel Macron a réussi son coup pour le moment mais cette majorité hétéroclite tiendra-t-elle la distance ? c'est l'enjeu du quinquennat c'est vrai qu'on va avoir à arriver des députés d'horizons très divers et on va les voir à l'épreuve de cette mandature et surtout avec des députés qui vont être à plein temps à l'Assemblée et ça, ça va aussi changer c'est-à-dire que rapidement ils vont vouloir s'investir et donc là le gouvernement Edouard Philippe aura sans doute affaire avec cette majorité nouvelle quel ministre risque de sauter après les législatives ?

ceux qui perdent d'accord c'est une bonne idée oui mais lesquels ?

1:00:32
Invité

ils sont en difficulté

1:00:33
Présentateur

alors Richard Ferrand non il a fait 60% en 2012 il est quand même assez bien placé alors après on a du mal à mesurer l'impact l'impact de l'affaire moi je pense que Bruno Le Maire il devrait s'en sortir moins d'une triangulaire avec la droite on sait que Marielle de Sarnès par exemple est un petit peu en difficulté dans sa circonscription le seul qui est vraiment en difficulté ça doit être Christophe Castaner le porte-parole du gouvernement qui est dans une circonscription difficile il lui a été proposé de changer pour aller sur une plus facile mais c'est de là d'où il vient il n'a pas voulu il a pris ce risque-là voilà c'est pas évident le porte-parole du gouvernement et ministre des relations avec le Parlement c'est pas cas c'est compliqué je reviens à l'instant sur Richard Ferrand l'affaire n'aura pas d'impact sur sa possible réélection ça faut voir parce que quand même la question de probité c'est vraiment le thème sur lequel Macron fait beaucoup campagne avec avec François Bayrou l'affaire même si elle a été classée très rapidement par une justice pas très curieuse on l'a vu plus curieuse sur d'autres dossiers honnêtement c'est quand même bon c'est un peu limite ça passe le week-end de l'ascension tant mieux pour eux on verra lundi mais après il faut voir dans les sondages bon je pense que c'est pas une personnalité très connue c'est aussi leur chance je pense que cette affaire peut faire du mal nationalement à l'image de ce renouvellement qui est incarné par En Marche mais c'est vrai que localement c'est quand même des terres qui ont voté pour Emmanuel Macron avec des je crois que c'est les records le Finistère d'ailleurs je crois que c'est le record donc est-il exact que les républicains et le Front National ont installé les femmes de la parité dans des circonscriptions qu'ils savent perdues d'avance est-ce que c'est toujours un soupçon c'est toujours un soupçon les femmes de la parité c'est qu'il y a des règles on le sait qui sont maintenant qu'on doit installer 50% de candidats qui n'est pas respecté par les candidats ça ne représente que 40% de femmes oui et en majorité

1:02:33
Emmanuel Macron

dans des circonscriptions difficiles plus difficiles mais en même temps parce qu'il est aussi difficile de trouver peut-être des candidates femmes dans un certain nombre de circonscriptions mais c'est vrai que la réalité malheureusement est souvent celle-là pour répondre peut-être d'un mot à votre question tout à l'heure sur la capacité de résistant de cette majorité ce qui est très frappant ces dernières années c'est qu'on assiste en perception à une érosion des valeurs et de la gauche et de la droite la droite il y a en 2007 c'était l'autorité essentiellement la gauche la solidarité ce sont des valeurs qui baissent si ces valeurs-là continuent à baisser si ces éléments d'identification la continuent à baisser ça laisse de l'espace pour En Marche

1:03:06
Présentateur

d'un mot où sont passés les écologistes pourquoi cette absence du débat public disparu leur alliance avec le candidat socialiste pendant la présidentielle les a fait passer au second plan aujourd'hui présente des candidats ils ont une douzaine ou une quinzaine de députés sortants très peu seront réélus et surtout certains sont passés En Marche et la nomination de Nicolas Hulot ça fait mal merci beaucoup à tous les quatre merci à l'équipe qui a préparé cette émission dans un instant à l'Élisabeth Lemoyne pour ses l'hebdo demain ne manquez pas ses politiques Karim Rissouli dès 18h30 sur France 5 et j'aurai le plaisir de vous retrouver en direct à 19h45 pour ses polémiques avec un débat autour d'Emmanuel Macron et de ses premiers pas sur la scène internationale est-il à la hauteur face à Trump et Poutine on en parlera avec Michel Alliomari Christine Ockrent Laurence Haïm Vladimir Federovski et Bruno Tertret très bonne soirée sur France 5 Sous-titrage Société Radio-Canada

Législatives : pour Macron, stop ou encore ? #cdanslair 27.05.2017 — Emmanuel Macron · Pourquijevote