"On a peur que des mesures soient prises au détriment de l’emploi" (Patrick Martin)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Vous avez écouté le Premier ministre qui a essayé de rassurer les entreprises ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez été convaincu par le projet de Sébastien Lecornu ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Pourquoi craignez-vous que des mesures soient prises au détriment de l'emploi ?
- 2:06RelanceRéponse directe
Les aides à l'apprentissage ne sont-elles pas des hausses d'impôts déguisées ?
- 2:44OuverteRéponse directe
Les réformes allemandes vous font-elles rêver ?
- 3:25OuverteRéponse directe
L'enjeu est-il uniquement sur les cotisations sociales patronales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:06Patrick MartinFait
« la remise en cause d'un crédit, le crédit d'impôt recherche par exemple ou les aides à l'apprentissage, ce ne sont pas proprement parlé des hausses d'impôts, mais à la fin des fins, ça se traduit quand même par une augmentation des prélèvements obligatoires pour nos entreprises »
- 2:44Patrick MartinChiffre
« 1 milliard d'euros de déficit quotidien de l'Europe à l'égard de la Chine »
- 4:45Patrick MartinFait
« il y a plus de 2 ans d'ornavant que j'ai mis sur la table un certain nombre de thèmes pour discussions avec les partenaires sociaux »
- 10:05Patrick MartinChiffre
« 20 % des emplois français étaient tournés vers l'exportation »
Temps de parole
- ?100 %
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Vous sortez tiens d'un tête à tête avec Sophie Binet, la patronne de la CGT. Euh malheureusement, je n'ai pas pu écouter mais en même temps, on a vu j'imagine que ça a été ça a rajouté de la chaleur à la chaleur ambiante. Non, non, pas un tête à tête, une controverse publique. Euh oui, oui, on a on a pris acte d'un certain nombre de de désaccords, mais également quelques convergences aussi curieux que ça puisse paraître. Euh on va y revenir mais je voudrais savoir un peu. Vous avez euh écouté le le le Premier ministre ici Sébastien Lecornu qui a quand même essayé de rassurer les entreprises, les chefs d'entreprise que vous représentez en tant que président du MEDF. Il a promis qu'il y aait pas qu'il fallait pas toucher à l'outil de production et vous-même vous avez sorti
votre propre rapport où vous disz bah tiens voilà nous on a un projet pour redresser la France. J'ai envie de dire, est-ce que vous avez été convaincu par celui de Sébastien Lecornus, sachant qu'il y a un comité d'alerte évidemment sur les finances publiques. Est-ce que vous l'avez convaincu de votre projet qui tiendra notamment enfin qui prend en compte une partie de capitalisation ? Je vais commencer d'abord par vous remettre un document fondateur et dis-je. Carte sur table. Merci. Carte sur table. Pourquoi ? pas pour faire le malin mais simplement pour vous confirmer que le MEDF travaille et prend appui sur sa connaissance fine de la situation économique française et et internationale. Donc effectivement, on a produit des propositions pour les budgets 2027 mais au-delà parce qu'on
est convaincu que notre pays a encore les moyens de se redresser. Encore faut-il qu'il le fasse sans porter atteinte plus encore à sa capacité productive. Donc on entend ce que dit le premier ministre. On mesure, je mesure parfaitement les trois tests de ces marges de manœuvre, que ce soit sur le plan budgétaire ou sur le plan euh parlementaire. Mais on craint toujours, comme ça a été le cas et malheureusement ça s'est confirmé l'an passé, on craint que de nouveau des mesures soient prises au détriment de l'activité, au détriment de l'investissement et au détriment de l'emploi. Il ne vous a pas rassuré sur ce point-là. Vous êtes comme Patrick Poyané, vous attendez vous attendez de voir le projet de loi de finance. Absolument. parce que et c'est pas c'est
pas irrespectueux à l'égard du Premier ministre. Je respecte évidemment l'homme et et la fonction. Mais quand Bercy nous dit, quand lui-même dit il y aura pas de hausse d'impôt, on a un peu de bouteille et on sait très bien que la remise en cause la remise en cause d'un crédit, le crédit d'impôt recherche par exemple ou les aides à l'apprentissage, ce ne sont pas proprement parlé des hausses d'impôts, mais à la fin des fins, ça se traduit quand même par une augmentation des prélèvements obligatoires pour nos entreprises au même moment où la bataille économique internationale s'intensifie d'une manière invraisemblable. Je rappelle 1 milliard de déficit quotidien 1 milliard d'euros de déficit quotidien de l'Europe à l'égard de la Chine. Si on a le moindre doute sur la brutalité de cette
compétition et on regard la nécessité de soutenir les entreprises, moi je ne sais plus quoi dire. Est-ce que le chancelier allemand Frédéric Mers qui a annoncé justement des réformes structurelles, qui fait annoncé aussi des réformes sur les retraites, sur la capitalisation, est-ce que ça vous fait rêver ? Rêvez non parce que euh le Chancelier Mertz et sa coalition, incluant les socialistes allemands hein, euh prennent acte de de d'une situation économique de l'Allemagne euh qui est très fragile et dont on ne doit pas se réjouir nous Français parce que ça reste notre premier client l'Allemagne mais de fait on voit une forme de cour de lucidité de courage et de responsabilité dans les annonces de la coalition gouvernementale allemande. C'est ce qu'on appelle de nos
vœux en France. Un des grands enjeux, ça sera évidemment autour des cotisations sociales parce que derrière c'est les cotisations sociales patronales euh des salariés qui financent les retraites. Il faut une baisse du coût du travail. Il y a je sais pas si vous avez vu ce rapport de Rex COD qui montre que le coût du travail euh en Europe en de la France en Europe reste quand même parmi quand même les les plus élevés même si l'Allemagne est devant nous. Donc est-ce que est-ce que l'enjeu il est uniquement sur les les cotisations sociales pour vous à vos yeux en tant que patron du MF ? cotisation sociale patronale, j'entends ? Alors, il y a il y a deux sujets bien évidemment. Il y a le niveau de la protection sociale, les retraites, le chômage, la santé et puis il y a le
financement de la protection sociale. Effectivement, nous on a fait des propositions qui à la fois redistribueraient du pouvoir d'achat au salarié en salaire net, permettra à l'État d'économiser rien de moins que 35 milliards d'euros par an, là où on nous accable de manière très injuste de du fait queon recevrait des aides et des cadeaux à Tirlar Laarigo, on rendrait 35 milliards d'euros à l'État et puis malgré tout à hauteur de 16 milliards d'euros, on redonnerait des marges de compétitivité à nos entreprises. Nous, on met ça dans le panorama sans faire de politique mais parce qu'on est un acteur déterminant de la réussite du pays et on veut remettre les choses en ordre pour que le pays se se projette et assure à sa jeunesse un avenir. Le Premier ministre, il a appelé lors de
ce discours ici, il a appelé en disant que il fallait vraiment que les partenaires sociaux se discutent ensemble, qu'il fallait qu'on essaie de franchir cette guerre larvée entre les les partenaires sociaux. Est-ce que vous êtes d'accord ? Vous êtes prêts à ça ? Il y a pas de guerre larvée. Euh pour autant, moi je m'inquiète, je le dis ainsi, que certaines organisations syndicales fassent de avant beaucoup plus de politique que de démocratie sociale. Je donne un exemple. Il y a plus de 2 ans d'ornavant que j'ai mis sur la table un certain nombre de thèmes pour discussions avec les partenaires sociaux. La jeunesse, le modèle productif, ça veut dire quoi ? les effets de l'IA, les effets de la démographie, les effets du changement climatique et enfin le financement de la
protection sociale. J'ai lu que madame Léon était prête doré avant à traiter de ces sujets avec nous. Si la démocratie sociale n'occupe pas son champ de légitimité, d'autres le feront à sa place, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne option. Mais en même temps, on a le sentiment parfois enfin eux ont le sentiment que le MEDF dit non à tout sur l'assurance chômage sur sur tout. Mais je viens de vous administrer la preuve contraire. Il y a doré avant plus de 2 ans que j'ai posé ces sujets qui me paraissent qui devrai à tous nous paraître extrêmement fondateur fondateur. Après euh je conviens qu'il y a un certain nombre de sujets sur lesquels on est nous en accord avec nos convictions. C'est pas mal d'être en accord avec ces convictions. Là là où nous avons décidé
non pas non pas pour faire un geste politique mais parce que ça nous paraîtait être une nécessité pour garantir les retraites complémentaires dans la durée de ne pas les revaloriser pour 2026. l'État, un certain nombre de décideurs politiques qui en offre nous disent il faudra traiter le sujet des retraites n'ont pas désindexer ou même sous-indexer les retraites. On assume nos responsabilités mais comme je l'ai dit dans un excellent quotidien hier, c'est quand même pas à nous de faire le sale boulot systématiquement. Moi je veux pouvoir ce que j'allais vous dire comme question. Vous avez le sentiment de faire le sale boulot ? En tout cas, on a le sentiment de d'être cohérent et d'être courageux. Mais c'est quand même pas aux partenaires sociaux d'être systématiquement cohérent et
courageux. et singulièrement au MEDF parce que c'est trop facile après de coller au MEDF l'étiquette du père la rigueur. Nous notre objectif c'est de recréer de la dynamique économique, de créer des emplois, d'innover et de se remettre à niveau dans la compétition mondiale. Patrick Martin, on a le sentiment que euh il y a un peu de tension du côté du camp camp patronal. Lorsqu'on regarde, il y a le MEDF, il y a l'UDP et puis les artisans et puis maintenant il y a les entrepreneurs. C'est comme ça que s'appelle la CPME avec son dynamique dirigeant qui a donc décidé de qui a fait un grand show au Parc des Pres qui a décidé de de lancer un nouveau mouvement les entrepreneurs. Il prend un peu votre place en fait. C'est un peu la la guerre du patronat. Écoutez, je sais pas si c'est son
intention mais en tout cas ça n'est pas mon sujet. Précisément toutes les circonstances lourdes qu'on vient d'évoquer ensemble imposent au contraire une unité patronale. Moi mon objectif c'est pas une petite guerre quand même. Vous avez pas l'impression que c'est une petite pierre dans votre jardin ? Euh je je n'y suis pas indifférent mais alors c'est franchement pas ma priorité. D'ailleurs, je dis à mes homologues non mais de l'UDP et de la CPME parce qu'elle s'appelle toujours la CPME statutairement, je leur dis écoutez, on a d'autres chats à fouetter en ce moment que de se livrer à des petites querelles intestines. Avez-vous le sentiment comment se portent les les entreprises parce qu'il y a il y a deux phénomènes qui sont très forts. D'abord la canicule, on voit
qu'il y en a une enquête intéressante de de de CIA du cabinet CIA qui montre qu'en fait il y a des nombreux notamment l'industrie lourde l'industrie lourde aussi européenne souffre beaucoup de la canicule et que donc ça met à l'arrêt ça détruit les infrastructures. Est-ce que pour vous c'est un sujet de préoccupation ? C'est un sujet de préoccupation et ce n'est pas d'aujourd'hui hein. Euh bien sûr qu'il faut qu'on accélère vers la décarbonation mais il y a tout un volet qui n'a pas été suffisamment prise en compte et qui est celui de la protection en quelque sorte et des ménages et des entreprises. Pourquoi en est-on là ? Moi, je vois bien que euh on vide d'une partie de sa substance le programme France 2030. On vide d'une partie de sa substance financière euh le fond vert
parce que on est incapable de gérer nos finances publiques et d'enrayer la dérive invraisemblable. des dépenses de fonctionnement. Ça se fait au détriment des investissements d'avenir singulièrement contre euh les aléas climatiques qui deviennent extrêmement lourd. Les assureurs ont chiffré ce que ça pourrait coûter de ne pas se protéger de ces alléas climatiques. C'est par centaines de milliards. Donc économiquement ça se reboucle. Mais il faut qu'on ait des politiques publiques qui soient cohérentes et qui s'inscritent dans la durée. Le Avez-vous le sentiment qu'il y a une une nouvelle vague de désindustrialisation qui qui nous menace au niveau européen, notamment beaucoup la l'Allemagne, mais aussi beaucoup les euh beaucoup la France parce que ils ont fait une
révolution technologique que nous avons pas encore conduite. Notamment, ça soit dans l'intelligence artificielle mais pas que hein, tout le monde le dit. et euh y compris le patron de DF Bernard Fontana qui dit "Ben c'est sûr qu'ils ont euh ils ont une avance technologique qui est supérieure à la nôtre." Et ben du coup, qu'est-ce qui se passe ? C'est que soit vous avez des transferts technologiques chinois dans nos industries, soit vous avez des rachats, soit bah il y a plus d'industrie, il y a des PME qui mettent là des entreprises qui mettent la clé sous la porte. Non, je partage évidemment cette analyse. C'est la raison pour laquelle le MEDF en tant que tel et par son organisation européenne Business Europe est très en flèche sur les enjeux de préférence européenne auprès de la
Commission, auprès de du Parlement. Mais de manière raisonnée, de manière raisonnée. J'ai rappelé à Sophie Binet tout à l'heure que 20 % des emplois français étaient tournés vers l'exportation. Donc c'est pas tout ou rien. Il faut le temps qu'il faudra des mesures de protection. Ça vient d'entrer en vigueur pour notre sidérurgie par exemple. Mais l'essentiel et c'est le rapport Dragy auquel le MEDEF a largement contribué, il faut remettre l'économie européenne à niveau. Il faut réorganiser le marché de l'épargne pour flécher l'épargne européenne très et française très abondante vers l'investissement productif, l'innovation et puis la mère de toutes les batailles et vous savez que j'en fais mon light motif, c'est la jeunesse. Il faut qu'on investisse en France beaucoup plus sur
les compétences, sur l'orientation et que singulièrement on règle ce scandale français auquel beaucoup sont indifférents. C'est-à-dire un taux de chômage à plus de 20 %, il est à 3 % en Suisse pour les jeunes. Un taux d'emploi à 35 % c'est 51 % en Allemagne, 75 % au Pays-Bas. Et tout le monde s'en fout. Le MEDEF ne s'en fout pas parce que ça règle les problèmes de financement de la protection sociale, de tension de recrutement, ça règle des problèmes de logement, ça règle tous les problèmes. C'est ça la priorité. De ce point de vue-là, c'est sûr que raboter enfin sérieusement raboté l'apprentissage a été une grosse erreur. Non, mais c'est une énormanerie. C'est une énormanerie. Moi, je suis très clair et depuis l'origine, il faut sanctionner durement les fraudes quand elles
existent. Il faut faire quelques ajustements quand il y a des effets d'AUBen. Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. La Suisse, j'évoqué le taux de chômage des jeunes en Suisse, 3,2 %. 70 % de chaque classe d'âge passe par l'apprentissage. Des dirigeants de très grand de très grandes entreprises suisses dans la banque mais dans l'industrie également sont passés par l'apprentissage. Il faut faire de la jeunesse d'une manière générale, de l'apprentissage, de la réforme des lycées professionnels, une grande cause nationale. Ça ça réglerait l'essentiel de nos problèmes. Le je reviens un instant sur cette vague de désindustrialisation. Qu'est-ce que peut faire l'Europe ? Il y a effectivement il y a la préférence européenne encore qu'on en connaît enfin
les mod les modalités ne on peut pas dire que ça ça convienne à tout le monde dans tous les cas parce que c'est vrai qu'il y a une notion extrêmement large de ce qu'on appelle l'Europe. On va même très très loin. Mais Patrick Martin, est-ce que pour vous il faut il faut mettre des barrières, un droit de douane ? Il faut mettre une taxe sur le CO2. Qu'est-ce qu'il faut faire concrètement ? Ben, il faut rétablir des conditions d'équité, d'équité concurrentielle, d'équité environnementale et donc au cas par cas mettre des mesures réglementaires donanière pour le temps qu'il faudra rétablir le fameux level paying field. Ça n'est pas par hasard que président le B7, le miroir patronal du G7, je suis arrivé à faire signer une déclaration commune y compris de la part de nos
homologues américains pour dire il faut rétablir des règles du jeu loyal, stable, transparentes dans le commerce international et ça peut passer effectivement temporairement par des mesures de protection mais ça n'a aucun sens les mesures de protection si en parallèle on ne réaccélère pas pour se remuscler économiquement et technologiquement. Quels sont les secteurs qui ont été le plus touchés là ? Euh la chimie européenne, on sait que la chimie française hein, elle est laminée. Quels sont les secteurs qui ont été le plus touchés ? Alors, je confirme la chimie. En précisant que la chimie, on pense aux majors de la chimie qui sont affectés, mais il y a beaucoup de PMI dans dans la chimie. Il y a bien sûr l'automobile, il y a les énergies renouvelables et puis du côté
américain cette fois-ci évidemment tout le secteur du digital, de l'intelligence artificielle. Donc on est pris en sandwich pour ne pas dire en netto entre les États-Unis et la Chine alors que l'Europe, la France ont encore des moyens extraordinaires. Encore faut-il les mobiliser ? Allez pour conclure quand même euh là vis-à-vis de Sébastien Lecnu, vous allez le premier ministre, vous allez avoir quoi comme attitude ? D'abord est-ce qu'il a est-ce qu'il a été intéressé ? Est-ce qu'il a lu ? Est-ce qu'il a il vous a fait des commentaires sur votre carte sur table et sur votre plan choc ? Alors moi, je ne fais pas partie de ceux de mon point de vue trop nombreux qui révèlent la teneur d'échanges confidentiels. Je peux vous dire qu'on a des enfin des échanges privés en tout
cas euh je peux vous dire qu'on a une qualité de dialogue tout à fait normale. Euh est-ce qu'il a lu nos dernières propositions ? Il me l'a pas dit mais je sais que d'autres les ont lu. D'ailleurs, il y compris de la part du ministre de l'économie et des finances un commentaire plutôt positif. ici même ici même sur sur le plateau. Absolument. Retraite par capitalisation. Il vous a dit oui le premier ministre. Non mais retraite par capitalisation. Moi mon premier enjeu c'est de crever les baudruches parce que les mêmes qui v faire en disant moi vivant il y aura pas de retraite par capitalisation je pense à certains syndicats gère eux-mêmes les retraites par capitalisation du public donc n'en faisons pas une affaire de principe. Ensuite on voit très bien notamment pour financer le rebond
productif et technologique de l'Europe qu'on va devoir draîner des capitaux très importants. C'est un moyen de le faire. Ça n'est pas qu'un enjeu de financement des retraites. OK. Confiant ? Inquiet pour 2027 ? Euh à ce jour encore confiant, mais il nous tarde quand même que les candidats sortent du bois il y a encore 10 mois, on est peut-être dans la cadence et prennent ce parti du courage, de la responsabilité. Moi, je pense que nos concitoyens, quoi qu'on disent un certain nombre d'enquêtes d'opinion, mais d'autres disent le contraire, savent que nos régimes sociaux vont voler en éclat, savent que la priorité c'est le pouvoir d'achat et que pour générer du pouvoir d'achat, il faut de la croissance, il faut de l'investissement, il faut investir sur
les compétences. Donc, je crois beaucoup au bon sens des Français. Le bon sens des Français, ça sera votre mot de conclusion. Merci beaucoup Patrick Martin, président du MEDEF. Dans un instant, c'est la Marieange Debon, la présidente de la Poste qui sera notre invité.
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