JOURNALISTES POLITIQUES : UNE INCROYABLE HYPOCRISIE !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] c'est une séquence politique à la fois douloureuse et glissante pour la gauche de l'échiquier politique français la question du traitement des violences sexuelles et sexistes par les partis politiques en France et en particulier par ceux qui se revendiquent féministes a été mise sur le devant de la scène suite à ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire cadenas aux médias notre choix éditorial n'a pas été celui de la complaisance vis-à-vis de la manière dont la direction de la France insoumise à pu réagir médiatiquement à ce qu'elle a vécu comme une déflagration et cela a pu nous être reproché cela dit ce serait faire preuve de naïveté que d'ignorer la permanence des jeux politiciens et de leur accompagnement médiatique y compris dans des périodes où la libération de la parole pourrait faire avancer les choses et la société le site acrymate spécialisé dans la critique des médias n'est pas passé par quatre chemins pour le faire remarquer l'affaire cadenas c'est les hypocrisies du journalisme politique c'est le titre d'un de ces articles un article corrélisé par efficace Raymond et Pauline perrenault et Mathias Raymond Pauline Perrino les deux ont voulu échanger avec le média par la magie de la visio sur le contenu de cet article que je vous invite à aller lire et sur les problématiques qu'il soulève bonjour Mathias bonjour Pauline alors on va si vous le voulez bien souvent procéder par des commentaires de contenu médiatique pour ponctuer notre conversation parce qu'au fond c'est ça le grand talent de l'équipe d'acrymède faire parler décrypter les discours et les dispositifs médiatiques est-ce que vous êtes partant on va commencer par un coup de gueule de clémentine autant député de la France insoumise et de la nups qui se plaint d'une forme de disproportion dans le traitement des affaires catenas et Bayou on l'écoute comme les autres voilà alors vous tombez bien c'est à clash je pense que on a un problème collectif de haut niveau c'est-à-dire que ça fait maintenant je ne sais combien de jours et de jours où l'actualité tourne autour de ce qu'on appelle l'affaire catenens ou l'affaire Bayou alors que le pays est confronté à une crise de la spéculation absolument majeure que les gens se demandent comment ils vont réussir à avoir du cet hiver ils font leurs courses vous les faites sans doute vous aussi et vous vous rendez compte que quand vous payez vous hallucinez devant ce que vous payez vous avez la guerre en Ukraine vous avez le gouvernement qui veut repousser l'âge de départ à la retraite à 65 ans et du matin au soir je vois breaking news et vos questions uniquement sur l'affaire Bayou et l'affaire je vous le dis très je vous le dis très gentiment je vous le dis très gentiment c'est Sandrine disproportion complètement délirante une sursaturation sur un sujet qui ne concerne pas directement le quotidien les Français et c'est une femme qui se bat depuis longtemps sur ce terrain des violences faites aux femmes et je pense que la façon dont aujourd'hui ces histoires sont traitées médiatiquement ne servent pas en réalité la cause des femmes alors c'est toujours difficile pour un média surtout pour un média critique comme le vôtre de se positionner par rapport à une prise de parole politique mais est-ce que quelque part vous considérez que le un coup de gueule de Clémentine Autain et d'une certaine manière légitime est-ce que les médias parlent trop et parlent mal de ses affaires cadenas et Bayou Pauline il y a plusieurs choses il y a la proportion et la façon dont ils en parlent je pense que ce que ce que pointe Clémentine Autain c'est un peu les deux nous dans l'article on a fait un préambule c'était pas pour dire un truc et passer rapidement parce qu'on le pense on pense que le fait que le sujet des violences sexistes et sexuelles occupent la Une de l'agenda et quelque chose de est une bonne chose et de fait Marc quand même une rupture majeure avec tout le traitement qu'on a pu connaître qu'on a pu connaître avant tout donc ça ça c'est c'est la première chose qu'il faut dire et on en arrive directement à autre chose c'est que que ces informations en fait elles n'arrivent pas comment dire dans un politique dans un paysage médiatique vierge si on peut dire il est structuré d'une certaine façon il fonctionne d'une certaine façon et en l'occurrence ce qu'on voulait pointer c'est les deux poids de mesure et les biais qui ont accompagné pas systématiquement mais en tout cas on a relevé un certain nombre d'exemples à notre à notre impression probante les deux poids de mesure qui nuisent à l'information notamment parce que on imagine assez bien comment ils encouragent une réception partisane de ces questions chez les lecteurs chez les téléspectateurs chez les auditeurs et ça c'est vraiment problématique parce qu'en fait ça ça empêche qu'on traite correctement en fait ce problème structurel ce problème structurel de fond et donc je pense que c'est aussi ça auquel réagit Clémentine au thym on voit dans cette séquence c'est assez parlant quoi il y a une il y a un groupe de journalistes qui arrivent les micros de partout et on lui pose il lui pose une énième fois des questions sur l'affaire cadenas je mets des guillemets et comment dire voilà c'est ce qu'elle fait ce qu'elle fait remarquer en fait on voit à quel point ça n'est pas pris en compte parce que juste derrière un journaliste lui repose la même question surtout l'affaire Bayon oui c'est l'affaire Bayou mais du coup c'est il y a quelque chose de de de d'emballement d'hystérisation permanente et qu'il est très compliqué de mettre un coup d'arrêt à ce journaliste en train de se faire de cette manière à ce journaliste politique en train de se faire de cette manière et qu'interroger sa fabrication et est très compliqué donc je pense que oui l'extrait est éloquent à plusieurs égards alors vous avez parlé de réception partisane de ces informations de ce qui pourrait être considéré comme des informations visant à sensibiliser sur les dérives sociales et améliorer finalement la société par quel dispositif cette réception partisane de ce type de problème passe alors peut-être je peux dire un mot un mot là-dessus déjà pour compléter ce que ce que dit Pauline c'est vrai que on a vu une évolution dans le traitement médiatique des violences sexistes sexuelles qui sont faites aux femmes depuis depuis le mouvement Mitou pour pour le dire simplement la fer Weinstein etc et donc ça c'est une bonne chose que c'est qui une évolution dans ce sens mais il y a comme on vient de le dire un dispositif très partisan qui qui est mis en avant qu'on souligne dès lors que ces affaires touchent le champ politique le champ politique parce que les journalistes politiques les éditorialistes qui ne sont pas qui ne se préoccupent pas de ces questions par ailleurs vont s'en préoccuper avec un agenda politique de manière un peu plus précise si on fait des comparaisons en Pauline parler de deux poids de mesure si on fait des comparaisons entre le traitement médiatique de l'affaire catenens et d'autres traitements médiatiques d'autres affaires qui ne sont pas forcément purement politique ou qu'ils le sont je pense à par exemple à Patrick Poivre d'arvorde un côté mais aussi à Charles Darmanin on a une façon de traiter ces affaires qui est différente dans l'article on souligne plusieurs exemples mais il y en a d'autres par exemple quand les missions quotidien sur TMC reçoit Patrick Poivre d'Arvor il invite Yann Barthès invite PPDA pour qu'il se défendent qu'ils se défendent de ses accusations et on procède en assiste à un retournement de situation où il devient presque la victime dans cette affaire en contre en contrepartie juste une parenthèse quand même TMC appartient au groupe [Musique] [Musique] là on est dans le cas dans le cas de de la France insoumise c'est évident qu'on est dans le cadre d'une secte c'est plus un parti politique depuis longtemps bah enfin vous l'avez dit tous les trois plus ou moins dans un parti politique c'est une d'accord tous les deux alors ces propos à l'emporte-pièce de Brice couturier vous inspirez quelques réflexions oui c'est vrai que dire comparer les responsables de la France insoumise à des gourous dire que ils font appel à des cheptels de militants etc c'est c'est assez unique à mon sens et cette calomnie en plus elle a été renforcée par la chaîne publique Sénat en tant que telle qui en a fait de la publicité c'est à dire qu'elle l'a diffusé sur les réseaux sociaux cette séquence et évidemment ça tourne en boucle etc ça veut pas dire que sur le plateau ou par ailleurs il y a pas eu des personnes qu'on condamné ce qu'a dit Brice couturier parle pas au sein de la France insoumise évidemment je parle parmi les voilà les invités qui étaient présents mais aurait-il tenu des propos similaires à au sujet de certains anciens conseillers de l'Elysée ou ministre ou futurs futurs ministres anciens députés ça c'est la question qu'on se pose évidemment on a la réponse mais alors Pauline l'hypocrisie dont vous parlez vous l'illustrez par le talk show quelle époque sur France 2 diffusée le 24 septembre dernier une sorte de cohabitation d'une indignation feinte est une banalisation du sexisme oui donc ça rejoint la question de l'info timon format qui qui marque aussi l'émission quotidien pour moi c'est un peu les deux là c'est la question du format est-ce que vous pouvez préciser un peu ce que vous entendez par infotenman peut être tous les c'est un dispos enfin c'est un format médiatique une manière de de traiter l'information qui fait la part belle on va dire aux divertissement mais avec des séquences qui alternent entre humour informations générales problématique d'actualité humour encore information générale ou actualités autour d'un livre séquence humoristique etc etc c'est vraiment ce ce mélange des genres qui fonde des émissions en particulier et nous donc on critique ce format en soi c'est à dire qu'on pense que ce ce mélange des genres nuit à l'information et là en l'occurrence sur la question des violences sexistes et sexuelles peut-être encore plus quelque part donc l'émission quotidien c'était c'était c'était un exemple le deuxième exemple c'est c'est effectivement la première émission donc quelle époque diffusait sur sur France 2 animée par Léa Salamé et Dechavanne et là on a on a on a épinglé cette émission parce que quelque part c'était vraiment un cas d'école à savoir que l'interview de Jean-Luc Mélenchon qui a été pour beaucoup donc centrer sur l'affaire catenins et encore une fois c'est leur droit de le faire mais si vous voulez cette séquence a été littéralement encadrée puisque nous on a regardé l'émission en entier ça dure ça dure plusieurs heures a été littéralement encadré par deux séquences de banalisation du sexisme et de la domination masculine donc ça c'est un vrai problème parce que comment on peut prendre au sérieux en fait l'apparente gravité avec laquelle cette la rédaction de de quelle époque prétend s'emparer de de ce sujet comment on peut prendre au sérieux leur volonté de traiter par exemple la question tu continues à me des violences qui est une vraie question et ils en parlent pendant l'interview avec Mélenchon qui qui existe à une gradation mais que mais que la violence de la violence sexiste au viol voir au féminicide tout ça est structuré quand même par par un système commun voilà ça veut pas dire que c'est que une insulte est la même chose que ça veut dire que c'est sous tendu par un même système de domination donc cette question est abordée par les assalamé par Dechavanne dans l'émission et et dans l'interview avec Mélenchon et cette interview et elle-même encadrée par deux séquences de banalisation du sexisme et de la domination masculine à savoir juste avant une invitation de Yann Moix et juste après une une séquence humoristique de de l'humoriste phare de RTL qui fait 5 blagues sexistes en 5 brèves et donc juste avant il y a de moi que je vais pas forcément m'étendre on donne vraiment les détails dans l'article mais il y a vraiment toute une mise en scène autour de sa personne mise en scène masculine complètement égotique où il peut tenir des propos encore une fois sur son absence de désir pour les femmes de 50 ans etc etc etc et juste après des blagues sexistes et l'inviter qui est donc l'invité qui est qui est Cindy Bruma je crois qui a qui a été victime de violences intrafamiliales qui vient d'écrire un livre à ce sujet pour pour le dénoncer revient sur le plateau à 1h30 du matin on écrivait dans l'article après la grosse marade parce que justement c'est bien fauteuil man qu'est-ce qu'on donne en fait qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on pense qu'on produit comme représentation et comme information autour de ces questions qu'est-ce qu'on pense qu'on produit et qu'on diffuse aux gens qui regardent pour nous c'est vraiment fondamental et c'est c'est vraiment problématique de le traité de la sorte encadré de la sorte dans des dispositifs construits de la sorte alors j'aimerais savoir ce que vous pensez de comment on peut analyser dans ce contexte dans ce contexte très très ambigu de prise en charge de ces questions par les médias comment on peut analyser le portrait au vitriol de Sandrine Rousseau publié par le monde et qui a suscité beaucoup de critiques sur ces sous-entendus sexistes parce que là on n'est pas à la télé on n'est pas dans des dispositifs brut de décroche et dans les gros sabots mais est-ce qu'il y a pas une certaine forme de gêne sur justement la manière de raconter par un service politique quelque chose qui effectivement relève de problèmes de fond et où est des enjeux politiciens demeurent quand même comment le raconter c'est difficile alors sur cette sur cette affaire nous on est en train de préparer un article justement donc on n'a pas encore on va dire finaliser notre analyse du sujet ce qu'on peut déjà dire pour commencer c'est c'est le personnage Sandrine Rousseau entretien depuis depuis plus plus d'un an on va dire un rapport conflituel avec les médias et elle l'a déjà payé ça lors des dans la primaire europécologie des Verts elle a déjà payé ça en avait fait un long article là-dessus ou on voyait que Sandrine Rousseau était pour une grande partie des médias pas pour tous les médias mais pour une grande partie des médias l'importation du walkisme en France et donc ça a été une cible pour valeur actuelle Marianne et la plupart des chaînes info continuent etc et donc là dessus nous on est en train de d'essayer d'affiner notre notre analyse parce que c'est beaucoup plus complexe nous semble-t-il que l'affaire Catena voilà donc produira quelque chose un peu plus tard ce qu'on peut dire peut-être juste de ce que là où là où ça interroge cette fois-ci mais en fait à chaque fois qu'en fait Sandrine Rousseau fait l'objet d'un pilonnage dans les médias ce qui interroge je pense c'est c'est la comment dire à chaque fois ce qui est utilisé c'est elle elle fait polémique et donc nous on avait fait vraiment comment dire un article dans un précédent numéro de la revue sur sur ce phénomène typiquement médiatique qui est la polémique c'est à dire que la polémique elle est pas comment dire elle est pas transcendante elle n'existe pas elle n'existe pas en soi elle n'existe que parce qu'elle est co-construite par les médias et en partie par le champ politique donc là ce que ce que ça dit aussi on rejoint des des phénomènes normalement des phénomènes d'hystérisation c'est à quel point les médias sont quand même complètement aveugles une des questions de fond à mon avis c'est ça rejoint en fait le rôle fondamental des médias dans la dans la construction d'un problème dans la co-construction d'un problème public de ce qui décide de mettre à l'agenda et de comment de comment ensuite il en parle pour boucler la boucle par rapport à la séquence qu'on a vu tout à l'heure de Clémentine Autain on est bien dans ce dans ce processus là c'est à dire que on a des chaînes d'information en continu qui construisent leur agenda en fonction de de Twitter il faut le dire mais pas que de Twitter et de thématiques qui font des polémiques parce que leurs moyens de communication et leur et leur fonctionnement à ces chaînes d'information continue sont liées à leur manque de moyens financiers c'est-à-dire que ils n'ont pas les moyens d'aller faire des enquêtes des grands reportages etc donc ils n'ont que les moyens de faire des plateaux des plateaux dans lesquels ils invitent des experts entre guillemets et qui viennent polémiquer les éditorialistes il y a une polémiquer sur des sujets qui créent des polémiques et donc font naître des nouvelles polémiques et des nouveaux sujets et des nouveaux plateaux etc donc on a bien la boucle qui est bouclée c'est ce que dit parfaitement bien Clémentine Autain au départ elle dit mais attendez il y a la guerre en Ukraine on va avoir des hausses de prix colossales des problèmes d'énergie et vous venez encore me parler me poser les mêmes questions que m'avez posé la veille donc on peut on peut on peut continuer en parler mais en parlant d'autres choses là est-ce que ça suffit d'évoquer seulement le manque de moyens parce que c'est quand même des chaînes qui ont des moyens conséquents même si ce n'est pas les moyens par exemple de TF1 mais les débats les discussions de plateau peuvent porter sur autre d'autres sujets que le tweet de de Daniel obono ou alors des sujets comme ça justement qui sont co-construits enfin qui sont co-construits par la personne qui a émis le mot dit la phrase qui fait polémique et par les médias qui veulent le lien en faire un sujet à la Une est-ce qu'il n'y a pas autre chose que le dispositif l'absence de moyens est-ce qu'il y a pas une sorte d'agenda politique qui vise finalement à discréditer une partie du champ politique nous ce qu'on dit dans la justement dans la co-construction de l'agenda il y a des éléments qui dépendent on va dire de la structuration du champ médiatique donc ce que disait Mathias et évidemment que il y a des comment dire il y a une partie également de d'orientation on va dire idéologique qui part en fait des du sommet des rédactions des directions éditoriales qui vont choisir de qui choisissent des sujets en particulier qui cadrent des sujets d'une certaine façon etc le déploie de mesure en fait dont on parle c'est celui-là quand on pointe par exemple les interviews de clémentinottin ou de Manuel Bompard plus récemment autour de l'affaire katnas et hautain sur BFM TV autour de la Ferté soif quand on parle de ces interviews c'est ça aussi qui est pointé quand on dit est-ce qu'on peut trouver est-ce que la chaîne peut citer une interview qui était menée de manière aussi longue aussi agressive et concernant l'affaire Darmanin qui était menée que est-ce que la chaîne a interrogé un responsable lrem de la sorte c'est de ça dont on parle c'est ça qui qui transparaît dans le dans l'agenda politique ou en tout cas voilà c'est ça que montre le de poids de mesurer encore une fois il faut toujours on le redit dans l'article le problème c'est pas que ces interviews soit longue c'est pas qu'elle soit musclée entre guillemets c'est pas qu'elle soit contradictoires c'est le fait que ces trois choses soient dans des proportions telles vis-à-vis de certaines forces politiques en particulier voilà c'est ça qui fonde le deux poids de mesure et c'est ça qui est problématique parce que encore une fois ça ne peut que nuire à la réception de ce genre de questions et ce n'est pas du tout servir la question que que de le traiter de cette manière parce que en réalité ceux qui regardent les médias d'infos ne sont pas forcément du même avis que ces médias d'infos et donc d'une part on peut avoir une réception à ma vie vraiment la gauche ces gens ces donneurs de leçons il va pas mieux que les autres ce qui ne signifie pas qu'on désapprouve les violences sexuelles et sexistes ont ritane finalement du fait que des vertus soit pris le doigt dans le pot de confiture et de l'autre côté les gens qui sont plutôt de ce bord politique là peuvent considérer que ceci étant complot et justement nourrir encore plus de prévention vis-à-vis de ces médias là mais des médias en général moi je pense pas que il y a peut-être quelques personnes qui pensent qu'il y a des complots mais je pense pas que ce soit un point de vue disons pas un complot mais une comment dire une opération opération voilà une opération politique dans le sens mais pas organisé c'est à dire les éditorialistes les commentateurs les journalistes les directions de ces médias-là sont pas forcément des des électeurs de la France insoumise on s'en doute donc pour eux c'est forcément un [Musique] une bonne affaire c'est ils peuvent profiter de cette situation pour pour taper sur sur le le parti qu'ils aiment détester et ils aiment détester Jean-Luc Mélenchon on le sait on a fait des dizaines d'articles sur ça sur le traitement médiatique la couverture médiatique des campagnes présidentielles de Mélenchon en 2012-2017 2022 les médias la plupart des médias et les chaînes d'infos en particulier le détestent il le rend bien mais voilà donc c'est c'est un conflit ouvert et et dès qu'il y a le moins la moindre la moindre erreur le moindre petite faille tout le monde lui tombe dessus alors tombe dessus on se rappelle aussi la façon dont les médias c'était emballés lors du lors des perquisitions aussi ça ça fait je veux dire donc parler tout à l'heure de quotidien de l'émission de Yann Barthès c'était le générique de l'émission pendant plus d'un an on voyait Jean-Luc Mélenchon criait dans le dans le générique donc voilà c'est c'est pas que les chaînes d'infos en continu évidemment mais c'est l'échelle d'un fauteuil humain il fallait médias qui font bien son timelt etc alors nous sommes une époque Mathias ou en dehors des contenus strictement professionnel on peut deviner les bières politiques des journalistes y compris les nôtres d'ailleurs via leur tweet par exemple ou via des des petits indices posés ça et là est-ce que ce type d'indice nous oblige à évoquer en tout cas nous permet oblige l'ensemble du corps journalistique et des analystes en général a évoqué la question des convictions politiques de ces de ceux des journalistes qui ni tout parti pris et du coup la question de la sous-représentation de certaines familles politiques de faire pardon de certains courants de pensées parmi les éditorialistes je pense qu'il y a des choses que l'on que l'on pouvait anticiper par exemple le fait que un journaliste comme Bernard Guetta qui était chroniqueur géopolitique sur France Inter se retrouvent à un moment donné élu alors il est pas la République en marche mais il est élu dans le même le même mouvement député européen c'est des choses qu'on peut anticiper on sait très bien que certains journalistes ont des convictions politiques mais qui se présente de manière neutre et je pense qu'il faudrait retourner la chose et dire il n'y a pas de neutralité en dans les médias dans les journalistes journalistes ne sont pas neutres il y a pas d'informations objectives tout est subjectif ne serait-ce que dans dans la construction de du journal le choix du premier sujet du deuxième sujet tout ça c'est c'est subjectif donc les journalistes ne sont pas objectifs même si parfois et de nombreux tentes de bien le faire etc mais [Musique] [Musique] tel quel et justement en fait ce qui peut-être fait qu'on n'assume pas c'est que dès lors qu'on commence à étudier les colorations ou bien entrevoir les colorations des éditorialistes et des interviews les plus en vue sur les cases du service public ou des grands médias privés les plus Ambius on se rend compte qu'il y a une domination écrasante du centre droit mais aussi quelque part de la droite dure maintenant Eric Zemmour Eric Zemmour est un excellent exemple c'était un journaliste un journaliste connu évidemment on connaissait ces opinions mais on il y a 15 ans on savait pas s'il allait tomber à l'extrême droite ou s'il est tombé chez les gaullistes plutôt Seguin etc enfin on savait pas trop il est tombé là maintenant on a vu où il était tombé mais des gens comme ça des journalistes comme ça qui vont tomber à gauche il y en a pas beaucoup peut-être parce que on ne fait pas carrière longtemps dans politique si on est on a des convictions de gauche qui se devinent peut-être là-dessus là je j'ai pas de réponse le problème que vous pointez c'est celui du PLU ralisme plus plus large c'est celui de l'éditorialisation croissante de de du débat médiatique c'est à dire que ça rejoint de ce que disait Mathias tout à l'heure c'est à dire la marginalisation de format comme l'enquête l'investigation le reportage au profit mais y compris dans la presse je veux dire là on parle pas que de l'audiovisuel au profit de de formats qui font la part belle à l'éditorialisation en fait c'est ça qu'il faudrait grignoter au profit d'autres choses dans le mode de traitement de l'information donc au-delà de la question du pluralisme qui est effectivement ravagée on parlait de là de des questions internationales mais je veux dire sur l'information économique c'est tout à fait clair c'est peut-être le phénomène que acrimède a le plus documenté dans son histoire parce que sur représentation de effectivement des éditorialistes de centre droit et de et de et maintenant enfin de plus en plus on va dire parce que ça n'aide pas du tout d'hier d'extrême droite mais c'est voilà c'est les deux questions c'est pourquoi pas systématiquement quand il y a une nouvelle émission qui est lancée dans dans l'audiovisuel par exemple on ne peut faire que un plateau avec 6 personnes et si journaliste politique ou en tout cas si intervenants des médias qui circulent déjà dans ces dans l'air dans celles qui existent déjà et qui se duplique dans tout dans tout l'audiovisuel donc c'est vraiment les deux choses c'est le mode de traitement de l'information et la question la question du pluralisme alors sur un tout autre sujet aux médias nous on est un peu sidéré par la décision du tribunal de commerce de Nanterre d'empêcher aussi d'informations reflet de publier tout article sur les fuites orchestrées par des pirates informatiques sur les petits secrets du groupe Altice qui contrôle BFM donc un des médias qui structure le le champ éditorial et même politique en France un tribunal qui reconnaît pourtant qu'il n'y a eu aucune sorte de préjudice liée aux droits des affaires c'est un précédent extrêmement préoccupant Pauline alors je vais pas commencer parce que j'ai pas encore tout suivi de cette affaire mais ça interroge parce que en l'occurrence nous on avait fait beaucoup de de enfin beaucoup on avait fait quelques papiers à l'époque sur justement la loi secret des affaires et l'une des choses qu'on pointait à l'époque en termes de danger pour pour le droit d'informer et pour les journalistes et les rédactions eux-mêmes en particulier indépendante c'est que justement ces plaintes en fait déplacent des juridictions qui traitent normalement les affaires liées à la presse à une autre juridiction qui est justement des tribunaux des tribunaux de le tribunal de commerce et donc ça on voit comment c'était un terreau qui peut largement favoriser comment dire bah l'entreprise quoi au dépend aux dépens aux dépens des journalistes parce qu'il y a pas les mêmes jurisprudences ça fonctionne pas du tout pareil mais bon ça c'est voilà à l'époque loi secret des affaires il y avait eu un peu de mouvement le collectif informé n'est pas un débit avait fait beaucoup de choses des médias indépendants c'était regroupés pour pour protester etc mais typiquement voilà bien une question qui n'a pas fait polémique dans les médias voilà la loi secret des affaires en plus de absolument toutes les lois et coup de gueule et enfin coup de gueule entre guillemets et attaque de la presse du pouvoir de attaque de oui de des médias de la part du pouvoir macroniste dont la dernière en date il faut le rappeler et quand même la suppression de la redevance sur l'audiovisuel public alors c'est la dernière question Mathias bon je sais pas si vous aurez les mêmes préventions que Pauline sur le sujet puisque peut-être on n'est pas encore écrit dessus mais nous ce qui nous frappe c'est c'est l'obscurantisme puisque voilà des documents qui sont sur la place publique du document qui sont publics et on intime à une rédaction qui par ailleurs n'en a pas fait un usage préjudiciable au droit des affaires de ne plus parler de ce qui est déjà public oui alors c'est c'est des choses que l'on vit depuis de nombreuses années comme l'a dit d'hippolyne moi ça me fait penser alors c'est c'est un deux parallèles de deux exemples la censure de RT par exemple moi je j'ai pas d'affinité avec ce média mais si on veut on veut aller sur ne serait-ce que sur le site de RT c'est complètement impossible il n'y a pas il n'y a pas d'accès à en fait ça me fait penser de la censure tout ça donc on peut pas aller sur le site de RT on nous empêche d'avoir notre opinion sur sur cette chaîne puisqu'on ne peut pas la voir et deuxième chose ça me fait penser au lanceur d'alerte et ça me fait penser aussi à Julian Assange même si c'est pas exactement les mêmes choses ça veut dire qu'il y a des informations qui qui ne peuvent pas être diffusées et on va on va condamner ceux qui soient ceux qui les ont révélé soit ceux qui les ont diffusés à Saint-Georges à Saint-Jacques quand même révélé des choses bon on va pas revenir là-dessus c'est pas l'objet c'est lui qui va être condamné mais les vidéos qu'il l'a révélé elles sont disponibles sur Youtube quoi les les actes de guerre de crimes de guerre des États-Unis sont disponibles sur Youtube et pourquoi le patron de YouTube n'est pas inquiété donc voilà donc moi je je trouve que on vit quand même une époque aussi il y a de véritables actes de censure dans les pays démocratiques merci beaucoup Pauline et Mathias merci à crimed pour on travaille fondamental en faveur de l'électricité et de la compréhension des enjeux médiatiques merci à vous
Dominique Theophile