Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 juin 2020 8 minActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéSolidarités & famille

Le journal de 6h - 01/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:34InvitéChiffre
    « 18 plaintes selon CNN et aucune sanction, seulement deux lettres de réprimande. »
  • 6:45InvitéChiffre
    « Près de 30 000 personnes sont mortes. »
  • 7:00InvitéFait
    « Ce dernier a déclaré hier n'avoir aucune intention, a priori, de fermer l'usine de Maubeuge. »

Temps de parole

  • Invité40 %
  • Invité 221 %
  • Invité 312 %
  • Invité 46 %
  • Invité 55 %
  • Invité 65 %
  • Présentateur4 %
  • Invité 73 %
  • Invité 82 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, lundi 1er juin, l'info sur RMC. Il est 6h, merci vraiment d'être avec nous ce matin, lundi de Pentecôte, 6h, les infos, Céline Kalman, bonjour Céline.

0:13
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, l'Amérique s'embrase, manifestations et scènes d'émeutes de pillages partout dans le pays pour dénoncer les bavures policières et les disparités raciales, des routes coupées, des voitures et des commerces incendiés. Demain, en France, entre en vigueur de la phase 2, du déconfinement, limite des 100 km supprimés, réouverture des cafés et restaurants et retour à 100% du trafic sur les TER. En revanche, dans les EHPAD, les visites restent très strictes. Bienvenue à tous sur RMC. C'est une vague de colère qui est en train de s'étendre comme une traînée de poudre.

Pour Minneapolis, New York, San Francisco, Miami, Philadelphie, Chicago ou encore Los Angeles, la contestation pour dénoncer les bavures policières et les disparités raciales s'intensifient aux Etats-Unis une semaine après la mort de George Floyd. Cette nuit, un couvre-feu a même été décrété à Washington après de nouvelles manifestations près de la Maison Blanche. Paul Barcelone. Habituellement éclairée la nuit, la Maison Blanche est plongée dans le noir, encerclée par des dizaines de manifestants qui, au cri de justice pour George Floyd, multiplient les fautes palettes. La police réplique par des tirs de gaz lacrymogènes et un hélicoptère survole encore la zone.

Pourtant, à Washington, comme dans une quinzaine d'autres villes, un couvre-feu est imposé pour tenter de ramener le calme du jamais vu depuis l'assassinat de Martin Luther King il y a 52 ans. Mais alors que l'Amérique traverse une sixième nuit de manifestations, Donald Trump accuse l'extrême gauche radicale. Sur Twitter, le président américain annonce vouloir désigner le mouvement antifasciste comme une organisation terroriste. Pour autant, la situation reste très confuse. Près de Minneapolis, l'épicentre du mouvement, un camion-citerne a foncé en direction de milliers de manifestants rassemblés sur une autoroute, symbole de l'extrême tension qui règne encore aux Etats-Unis.

Et dans un instant, Jean-Jacques, vous serez avec Cédric Fèche en direct de Minneapolis. C'est là où la contestation a commencé. J'ajoute que le candidat démocrate à la présidentielle, Joe Biden, s'est rendu sur les lieux d'une manifestation samedi dans son état du Delaware. L'ex-policier impliqué dans la morge de George Floyd va comparaître aujourd'hui pour la première fois devant un tribunal. Derek Chauvin est incarcéré depuis vendredi dans une prison du Minnesota. Marion Fournet, on n'en sait plus ce matin sur cet officier qui a déjà été visé par une dizaine de plaintes. Oui, 18 plaintes selon CNN et aucune sanction, seulement deux lettres de réprimande.

En 19 années de service, Derek Chauvin a été impliqué dans de nombreux incidents, dont trois fusillades. En 2006, avec d'autres policiers, il abat un homme de 42 ans. Les agents l'accusent d'avoir tiré sur eux au fusil de chasse. En 2008, l'officier blesse par balle un suspect pendant une intervention pour violence domestique. Un acte qui lui a valu une médaille de bravoure. Autre incident dans lequel est impliqué Derek Chauvin. En 2011, un homme de 23 ans est blessé pendant une course-poursuite avec une patrouille dont faisait partie l'agent. Derek Chauvin, un policier au passé sulfureux, est concernant la mort de George Floyd. De nouveaux détails accablants apparaissent.

Plusieurs médias américains ont fait un décompte. L'agent a laissé son genou sur le coup de Floyd pendant 8 minutes et 46 secondes, dont quasiment 3 minutes après les supplications de l'afro-américain. Et puis le geste de trois footballeurs ce week-end en Bundesliga, dont Marcus Thuram. C'est le fils de Lilian Thuram qui est très investi sur les questions de racisme. Après avoir inscrit le deuxième but de son équipe, il s'est agenouillé en penchant la tête vers le bas. Un geste devenu symbolique aux Etats-Unis. RMC, 6h03. Le compte Arbour est lancé pour l'ouverture des bars-restaurants. La phase 2 du déconfinement débute officiellement demain, mais certains n'ont pas attendu.

Et la limite des 100 km a par exemple été bravée par des impatients. Aurélien Thiersin, Garance Munoz. Plus de deux mois sans voir sa copine, Enzo ne voulait plus attendre. Dès ce week-end, il a quitté Toulouse pour la rejoindre à Paris. Et tant pis pour la limite des 100 km. J'admets, on se relâche de plus en plus. On a senti un vrai basculement dans le discours. Là où ils étaient totalement inquiets il y a un mois. Là, les nouvelles sont bonnes, encore plus bonnes que ce à quoi on s'attendait. Du coup, nous, ça nous rassure dans nos décisions de déplacement. Omar, lui, part travailler à Biarit sans trop se poser de questions. Moi, je me suis dit que la barrière des 100 km a été élevée.

Donc, du coup, je n'ai pas pris d'autorisation. Et il a besoin profiter des derniers jours dans le parc près de chez lui. Il y en a qui jouent au foot, il y en a qui font du sport, de la muscule, d'autres qui font des barbecues. Et tout se passe bien, la vie normale. Retour à la normale aussi pour Marisol, attablée à une terrasse de café déjà ouverte. C'est convivial, il y a ma famille. Les gens sont tous dehors dans toutes les terrasses, tout le monde est debout en train de boire des verres. Dès demain, dans toute la France, les terrasses pourront rouvrir légalement. Et ce week-end au moins dix, établissements parisiens ont été verbalisés pour avoir ouvert leur restaurant trop tôt.

Dès demain, finie la politique d'un siège sur deux occupés dans les trains. Retour à 100% du trafic sur les TER. Il faudra attendre le 24 juin pour que ce soit le cas dans les TGV, dans l'aérien. Les nouvelles règles sanitaires seront publiées aujourd'hui. Un retour à la normale dans beaucoup de secteurs. Mais dans les EHPAD, il faudra encore attendre. Aucune date officielle pour la reprise des visites habituelles. Les règles sont toujours très strictes, ce qu'il devient insupportable pour les résidents et leurs familles. Nicolas Trenot et Margot Bédé ont pu le constater dans le Grand Est, dans un établissement près de Mulhouse.

Depuis sa chambre au rez-de-chaussée, Louis a vu sur un parterre de fleurs sauvages. Une fois par semaine, sa fille l'écueille et lui dépose sous sa fenêtre, à défaut de le prendre dans ses bras. Ah voilà, merci Daniel. C'est une manière de se dire bonjour. Daniel espérait aujourd'hui voir son père autrement. Moi je m'attendais à ce qu'on puisse rentrer au moins avec des masques ou éventuellement les sortir un petit peu dehors. Parce que là, ça donne parfois l'impression d'un zoo. A bientôt ! Comme Louis, les 65 autres résidents de cette EHPAD se languisent de leur famille. Trois présentent même des signes d'affaiblissement.

Des symptômes qui ne trompent pas pour Valérie Véguerich, médecin-coordinateur de l'établissement. C'est vrai que l'impact est très important au niveau du moral de nos résidents. Certains refusent même de manger. Les gens se laissent littéralement mourir. Sans réponse à donner aux familles, la directrice Martine Vanza attend des consignes du gouvernement. On est plus crédibles actuellement. Donc il faut absolument que mardi, nous ayons des dates fixes pour pouvoir dire aux familles à partir de telle date, vous pourrez rentrer dans la structure avec bien sûr toutes les consignes de sécurité. Cette directrice a déjà rédigé un mail pour prévenir les familles.

Il ne manque plus que le feu vert des autorités pour l'envoyer. Les Etats-Unis ont envoyé au Brésil 2 millions de doses d'hydroxychloroquine dont l'utilisation pour traiter le Covid-19 est controversée. Au Brésil, où des heurts ont opposé dans le centre de Sao Paulo plusieurs centaines de partisans et d'adversaires du président brésilien Jair Bolsonaro. Ce dernier a une nouvelle fois bravé les règles sanitaires en participant à un rassemblement. Le Brésil qui enregistre près de 500 000 nouveaux cas de coronavirus. Près de 30 000 personnes sont mortes. Réunion cruciale demain pour le constructeur automobile Renault.

Le ministère de l'économie va échanger avec les représentants syndicaux, les élus locaux. Bruno Le Maire et Jean-Dominique Sénard, le patron de Renault, seront là. Ce dernier a déclaré hier n'avoir aucune intention, a priori, de fermer l'usine de Maubeuge. Les salariés du site, eux, sont loin d'être rassurés. Romain Cluzel. Salariés depuis 30 ans sur le site de Maubeuge, Samuel Beauvois a suivi avec attention les déclarations de Jean-Dominique Sénard, le patron de Renault. Et ce responsable du syndicat Sud n'est pas convaincu. Une nouvelle fois, nous ne sommes pas rassurés. On attend toujours des réponses. L'ensemble des salariés de l'usine a écouté l'interview de M. Sénard.

Mais aujourd'hui, c'est toujours de la colère, étant donné qu'on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. Car l'assemblage du Kangoo, principale activité de l'usine, pourrait être transféré à Douai. Samuel Beauvois espère faire bouger les lignes demain lors d'une réunion au ministère de l'économie avec le président de Renault. Nous, on va se battre pour le maintien de l'emploi et on reste quand même optimiste. Nous, on veut repartir de Bercy mardi et avoir confirmation que le site est maintenu, que sa production est maintenue et que les salariés sont maintenus. Le maire de Maubeuge, Arnaud Descani, sera lui aussi présent et il demande plus de garanties de la part du patron de Renault.

On y va déterminer, on y va dans un esprit évidemment d'écoute. Mais par contre, si l'écoute, c'est pour nous dire que l'assemblage ira Douai, c'est clair, ça sera non. Donc on va se bagarrer. Pour appuyer leurs arguments, Arnaud Descani et les syndicats mettent en avant la productivité de l'usine de Maubeuge, une des meilleures du groupe. Reportage signé Romain Cluzel.

8:14
Présentateur

Bien, et nous suivrons cela avec impatience, bien sûr, et avec précision. Merci beaucoup Céline, on vous retrouve tout à l'heure.