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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 20 janvier 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Laurent Jacobelli : "Sébastien Leconu est la marionnette des Socialistes !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:50OuverteRéponse partielle

    S'il y a des concessions aux socialistes, quelles sont-elles ?

  • 2:38RelanceRéponse directe

    Arrêtons sur les concessions obtenues par les socialistes.

  • 3:54OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est une bonne nouvelle pour vous qu'on matraque LVMH, Sanofi, Total ?

  • 5:27FerméeRéponse directe

    Est-ce que le PS a été acheté ? Disons les choses.

  • 7:18OuverteRéponse directe

    Quel sera l'impact sur les entreprises françaises ?

  • 10:41OuverteRéponse directe

    Quelle est l'origine historique de l'article 49.3 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Locuteur 7Fait
    « un déoctobre, ça se terminera par une manière brutale de faire passer le budget »
  • 0:17Locuteur 7Fait
    « il est soumis aux socialistes »
  • 0:25Locuteur 7Fait
    « M. Lecornu est la marionnette d'Olivier Faure et de M. Hollande »
  • 0:32Locuteur 7Fait
    « On aura un budget déséquilibré. On va continuer à endetter la France. »
  • 0:35Locuteur 7Fait
    « On va continuer à ponctionner les entreprises et les classes moyennes. »
  • 0:45Locuteur 7Fait
    « ce budget était tellement mauvais qu'il n'y a qu'un 49.3 qui veut le faire passer »
  • 2:53Locuteur 2Chiffre
    « Les bénéficiaires recevront en moyenne 50 euros par mois supplémentaires. »
  • 3:01Locuteur 2Chiffre
    « plus 2 milliards d'euros, qui viendront donc s'ajouter aux quelques 10 milliards que coûte déjà ce dispositif. »
  • 3:13Locuteur 2Fait
    « les exonérations de charges sur les salaires des apprentis [...] finalement maintenus »
  • 3:23Locuteur 2Chiffre
    « 200 000 nouveaux ménages auraient été imposés, et près d'1,9 milliard d'euros auraient pu être récupérés, selon Bercy. »
  • 3:41Locuteur 2Chiffre
    « Le gouvernement voulait la diviser par deux. Elle sera finalement maintenue à hauteur de 8 milliards d'euros. »
  • 9:00Locuteur 7Fait
    « Nous avons les entreprises les plus taxées en Europe. »
  • 13:27Locuteur 7Fait
    « Ils ont peur des électeurs. Ils se sont fait élire avec LFI. »

Temps de parole

  • Locuteur 727 %
  • Locuteur 319 %
  • Locuteur 418 %
  • Locuteur 516 %
  • Locuteur 29 %
  • Locuteur 68 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Laurent Jacobelli

Je crois que depuis le début, M. Lecornu essaye de gagner du temps. Il a compris qu'il était sur un siège éjectable, peut-être encore plus éjectable qu'il ne l'imaginait. Et donc il va de ruse en trucs et astuces pour essayer de survivre. Mais depuis le début, nous on l'avait dit, un déoctobre, ça se terminera par une manière brutale de faire passer le budget parce qu'il n'y aura pas d'accord et parce qu'il est soumis aux socialistes. Les socialistes peuvent appuyer sur le bouton éject de M. Sébastien Lecornu. Et donc M. Lecornu est la marionnette d'Olivier Faure et de M. Hollande. Il est donc obligé de tout accepter. Et donc il va trahir sa parole. On aura un budget déséquilibré.

On va continuer à endetter la France. Et on va continuer à ponctionner les entreprises et les classes moyennes. C'est l'inverse de ce que vous l'avez l'air. Donc sans majorité, pour tenir le choc, pour rester en place, il est prêt à tout accepter. Et donc évidemment, ce budget était tellement mauvais qu'il n'y a qu'un 49.3 qui veut le faire passer.

0:48
Locuteur 5

On va en débattre. Mais en tout cas avec vous, Mathéo. S'il y a des concessions aux socialistes, effectivement, quelles sont-elles ?

0:54
Locuteur 2

Oui, puisque vous l'avez dit, Sébastien Lecornu s'est assuré, avant d'annoncer ce 49.3, d'avoir le soutien des socialistes au prix de nombreuses concessions annoncées pour l'instant. Mais vous allez l'entendre, l'EPS va s'assurer que ses promesses se concrétisent. Écoutez Jérôme Gage.

1:09
Présentateur

Nous allons vérifier, stylo à la main, et nous l'avons fait à chaque étape, d'être méticuleux, rigoureux. Si on y retrouve les éléments qui ont été annoncés par le Premier ministre, ceux pour lesquels, y compris ces dernières heures, on demande des clarifications, mais il y aura probablement une non-censure.

1:24
Locuteur 5

Cette formule, stylo à la main, c'est le prof, effectivement. Ils sont dans la position de celui qui dit, attends, attends, mon coco. Ah, non, non, ça on n'avait pas voulu. Hop là, tac, non, ça on ne veut pas.

1:34
Locuteur 4

Moi, je pense qu'il ne devrait pas y avoir du regret et de l'amertume. Moi, je pense que le 49-3 est une mesure importante de ce qu'on a appelé le parlementarisme rationalisé. Là, je parle devant, sous le contrôle du constitutionnaliste. C'était une très bonne chose, qu'on le veuille ou non. Nous sommes dans un régime monarchique, c'est comme ça que ça marche. Oui, oui, oui, puisque en fait, le roi est nu, là, le roi est nu aujourd'hui, mais le fait que l'élection où les Français se déplacent le plus ne sont pas les législatives, ce sont les présidentielles de toute l'histoire de la Vème République. De toute l'histoire de la Vème République.

Et donc, évidemment, il y a un monarque républicain qui a des moyens de travailler. Le 49-3 fait partie de ces moyens. Je regrette que Nicolas Sarkozy, qui a pu faire de bonnes choses par ailleurs, ait diminué le champ du 49-3. C'est le parlementarisme rationalisé et c'est très bien.

2:38
Locuteur 5

Ah, et quand même, arrêtons, restons l'instant sur les concessions, puisqu'on a compris que les socialistes veillent, mais ils ont déjà obtenu énormément.

2:45
Locuteur 2

Oui, et nous aussi, comme Jérôme Guedj, on a pris notre stylo, et on est allé regarder ces concessions en détail. Il y a d'abord la prime d'activité. Bonne nouvelle, elle va être augmentée. Les bénéficiaires recevront en moyenne 50 euros par mois supplémentaires. Une augmentation qui représente, pour le gouvernement, plus 2 milliards d'euros, qui viendront donc s'ajouter aux quelques 10 milliards que coûte déjà ce dispositif. Il y a aussi également les exonérations de charges sur les salaires des apprentis. Finalement maintenus, elle aurait pu rapporter près d'un milliard d'euros dans les caisses de l'État cette année. Autrement qu'à gagner, l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu.

200 000 nouveaux ménages auraient été imposés, et près d'1,9 milliard d'euros auraient pu être récupérés, selon Bercy. Alors, Darius, pour finir tout de même sur une économie qui est faite, mais pour laquelle le gouvernement est d'ores et déjà critiqué, évidemment, c'est la taxation du bénéfice des grandes entreprises. Le gouvernement voulait la diviser par deux. Elle sera finalement maintenue à hauteur de 8 milliards d'euros. Exemple de grande entreprise.

3:49
Locuteur 3

LVMH, CMA, Total, Sanofi.

3:54
Locuteur 5

Est-ce que c'est une bonne nouvelle pour vous qu'on matraque LVMH, Sanofi, Total et ses grandes entreprises ?

4:00
Locuteur 3

Non, moi, j'ai toujours pris... Je suis une chef d'entreprise, mais quasi depuis toujours. Je n'ai jamais été pour le matraquage pour une participation exceptionnelle.

4:07
Locuteur 5

Oui, peut-être que vous n'avez pas été, mais vous le faites.

4:09
Locuteur 3

Non, non, vous le faites. Non, moi, je n'y étais pas là. Non, là, je n'y étais pas. Mais non, non, la réalité, c'est que non, déjà non, parce que si tu affaiblis, si on affaiblit l'outil de production, si on assomme déjà les chefs d'entreprise qui sont... Enfin, on a le taux de prélèvement le plus important du monde. Donc, non, moi, je ne crois pas que pour les entreprises... C'est vous l'opposition ? Non, non, le budget est imparfait. Le budget est imparfait. Mais alors, pourquoi vous vous m'imposez ? Alors, le budget est imparfait. Alors, moi, Laurent Jacobili, on se connaît quand même un petit peu. On a été députés ensemble. Et à la base, il est aussi un peu de chez moi, du Sud.

Donc, on se connaît un petit peu. Non, mais c'est vrai, c'est vrai. Donc, non, la réalité... Ça ne m'arrêche pas que c'est un mauvais budget. Non, la réalité, la réalité, c'est que le Premier ministre... Qu'est-ce que pouvait faire Sébastien Lecornu ? À un moment donné, il n'y a pas de majorité dans l'Assemblée. On est dans un moment... Vous savez, une digression sur le 49-3. Le 49-3, il me semble, dans l'esprit de la Ve République, était pour contraindre sa majorité, pas contraindre les oppositions. À peu près, de ce que j'en ai compris et de la manière dont on l'a utilisé. Donc, la réalité, c'est que le budget, il a dit, et ça a été totalement assumé, est imparfait.

On a fait des concessions. Et le fait de faire des concessions, tu ne te fais pas plaisir toute la journée. Tu essayes de lâcher des choses.

5:24
Locuteur 5

En clair, est-ce qu'on a acheté ? Est-ce que le PS a été acheté ? Disons les choses. Mais bien sûr.

5:30
Locuteur 6

Mais c'est une évidence. Mais c'est ce principe de 49-3. Qu'est-ce qu'il faisait Rocard en 88 ? Rocard, il avait un gouvernement minoritaire aussi et il tenait sur deux groupes politiques, les communistes et les centristes. Et il arrivait, il demandait, de quels amendements auriez-vous besoin ? Quels amendements je devrais retenir ? Quel est votre prix ? Et c'est exactement ce qui se passe là. Et d'une certaine façon, Elisabeth Borne, c'est la même chose avec l'ALR. C'est le principe du 40-3.

5:51
Laurent Jacobelli

C'est terrible parce que les socialistes se sont fait élire avec la France insoumise. Une fois à l'Assemblée nationale, ils ont lâché la France insoumise et se sont vendus à la Macronie. Aujourd'hui, un parti qui, à l'élection présidentielle, représente 1,75% des voix. Le Parti socialiste impose sa politique à un gouvernement macroniste. Eh bien, un gouvernement socialiste, de fait. Et ça donne quoi ? Ils se sont rendus chers. Ça donne plus d'impôts. Pardon, pardon, Laurent Jacobelli.

6:16
Locuteur 5

Marine Le Pen disait, c'est sa formule, je crois, qui n'est pas mauvaise, elle disait, ils ne se sont même pas vendus, ils se sont donnés. Oui, c'est vrai. Ce n'est pas tout à fait vrai. Ils se sont vendus très cher parce que 8 milliards, c'est quand même pas mal. Ils ont réussi. Et qui va eu payer, Darius Rochebin ? Ça, c'est sûr.

6:28
Laurent Jacobelli

Parce qu'on avait un Premier ministre qui nous a dit au début en octobre, je ne vais pas utiliser le 49-3, je vais accepter un budget venant du Parlement. Il faut qu'on aille vers le meilleur. La situation économique exige qu'on fasse ça. Or, au final, on a perdu juste 4 mois. On se retrouve finalement avec à peu près le même budget, avec encore plus de dettes annoncées, avec encore plus d'impôts annoncés, mais aucune économie sur le budget de l'État. Mais pourquoi aucun consensus ? Aucune économie sur l'immigration, aucune économie sur le budget de l'Union européenne. Pourquoi ? Parce qu'ils ont refusé qu'il y ait une majorité à l'Assemblée nationale.

Est-ce que c'est gênant pour la réalité de l'économie ? Parce que, pardon,

7:06
Locuteur 5

parfois il y a un petit côté buvette de l'Assemblée, on papote, c'est sympa, c'est rigolo, mais l'économie, ça existe quand même. Patrick Martin, patron des patrons, les entrepreneurs s'exaspèrent de systématiquement la variable d'ajustement. Quel sera l'impact sur les entreprises françaises ? Et il continue, les grandes entreprises devront faire des arbitrages radicaux avec des conséquences sur l'investissement et l'emploi. Est-ce que c'est vrai ou est-ce qu'il exagère ?

7:29
Locuteur 4

Oui, bien non, mais sûr que c'est vrai. D'abord, dans un pays, vous savez, les entrepreneurs, les industriels, ils vivent, ils font des plans à 5, 10, 15, 20 ans même. Quelqu'un qui se lance, qui serait lancé dans l'électrique, dans les batteries, c'est à 20 ans qu'on regarde. Et donc il faut une stabilité fiscale. C'est une des maladies de notre pays de ne pas avoir de stabilité fiscale, que ça change. Mais là, ils prennent 8 milliards dans la figure. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose qui est tout à fait fou en France, Darius, c'est que les gens ont quand même bien compris qu'on était en économie ouverte. Il y a des gens qui le regrettent, mais c'est comme ça.

On n'est pas Cuba. Les gens peuvent aller mettre leur entreprise en Italie, s'ils le veulent, ou en Belgique, ou en Hollande, comme d'ailleurs beaucoup de grandes multinationales françaises ont leur siège en Hollande, où ils peuvent même aller, à un moment pensé, se mettre à la bourse de New York, ils peuvent même s'installer à New York ou ailleurs, dans le Delaware, où ils veulent. Donc, en économie ouverte, il faut faire très attention à la fiscalité des entreprises. Sinon, les investisseurs, les entreprises vont partir. Et ça, c'est une préoccupation. Soyons très concrets.

8:38
Locuteur 5

Là, le fait de frapper dans la maison... Qu'on comprenne bien. Frapper, surcharger fiscalement une entreprise comme LVMH, quelles conséquences ça peut avoir ?

8:48
Laurent Jacobelli

C'est 8 milliards qui n'iront pas dans les salaires. 8 milliards qui n'iront pas dans l'investissement, 8 milliards qui n'iront pas dans des succursales à l'étranger, 8 milliards qui vont être perdus, finalement, pour l'économie française. Et c'est bien ça, le problème. Nous avons les entreprises les plus taxées en Europe. Nous avons, nous, d'ailleurs, proposé des baisses sur les impôts de production, qui sont les plus injustes et qui sont un véritable boulet au pied de nos entreprises. Le gouvernement l'a refusé pour faire plaisir aux socialistes. Et donc, on a un problème d'emploi, on a un problème de caisse sociale.

Et bien, malheureusement, tout cet argent qui va être pris en entreprise sera autant d'argent qui ne sera pas remis dans l'économie réelle et on n'en sort pas de ce cercle vicieux.

9:25
Locuteur 3

Exagération, évidemment. La réalité, c'est que... Non, mais la réalité, c'est que quand il y a eu... Je reparle du Covid. Je reparle du Covid. Il ne me semble pas, il ne me semble pas qu'on ait taxé les super profits. Vous vous rappelez ? Et en plus, je faisais plutôt partie de celle qui disait à situation exceptionnelle, l'État a beaucoup aidé. C'est bien que les... Non, mais c'est bien... C'est plus du tout la même situation. Non, non, mais... Juste, je termine. Juste, je termine. Parce que ce que vous dites, je l'ai dit avant vous, on est tous d'accord sur ça. Il n'y a pas de sujet. La réalité, c'est qu'on ne va pas non plus... Enfin, comment dire...

Parler des grandes entreprises comme on parle des 90% des TPE, des petites entreprises qui représentent en fait le tissu de nos entreprises en France. Vous croyez que les sous-traitants de ces grandes entreprises ne vont pas en payer le prix malheureusement ? Je sais exactement les conséquences qu'il va y avoir sur ce qu'on fait. Non, mais juste une chose, c'est qu'à un moment donné, les grandes entreprises, et on ne peut pas l'enlever au président de la République et on doit le mettre au crédit du président de la République.

La politique de l'offre, de la relance, c'était le président et de ne pas vouloir pendant 8 ans ne pas taxer les entreprises, ça arrive à un moment où nous n'avons pas de majorité et où vous, au Parlement, vous n'avez pas trouvé de consensus et de... Comment dire ? De mesures sur lesquelles vous vous entendiez. Mais ça, je... Ça nous... Écoutons un instant

10:39
Locuteur 5

la leçon de maître Benjamin Moret. Peut-être que la Constitution est très à la mode. Je suis frappé de voir... Non, il y a une mode de la Constitution. Chacun ses plaisirs. Le droit, on le retrouve quand ça ne marche pas. Il faut citer l'article 49.3 de la Constitution. Ça, c'est l'instant pédagogique. Vous savez, le Premier ministre peut engager la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le vote d'un projet de loi de finances. Ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure déposée dans les 24 heures qui suivent est votée. Quelle est l'origine historique de cette chose un peu étrange que l'article 49.3 ? À l'origine,

11:12
Locuteur 6

c'est une idée qui émerge sous la 4ème République. Sous la 4ème République, vous savez, il y a plein de motions de censure mais elle ne passe jamais les motions de censure parce que si vous votez une motion de censure, il y a un risque de dissolution derrière. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On empêche les gouvernements d'appliquer leur programme et on rejette leur budget. Et donc, ils sont contraints de démissionner. C'est pour ça qu'on a des gouvernements qui durent 3-4 jours. À quoi on pense sous la 4ème République et au début de la 5ème ?

Il y a un instrument qui permet au gouvernement de dire aux parlementaires « Écoutez, soyez conséquents, vous ne voulez pas de mon budget, vous ne me voulez pas non plus. » Et c'est à ça que sert l'article 49.3 qui est plutôt un bon article. Il faut bien l'utiliser.

11:47
Locuteur 5

Donc, les parlementaires, c'est une façon pour eux de dire « Je ne suis pas content » mais pas assez pas content pour renverser le gouvernement. Exactement. Et en ça,

11:55
Locuteur 6

c'est un vrai instrument de stabilité notamment en matière budgétaire. Regardez Olaf Scholz. On dit beaucoup l'Allemagne, ça fonctionne très bien. Olaf Scholz, il y a deux ans, n'a plus de majorité, il ne peut pas faire passer un budget, il est contraint à quoi ? Eh bien, à démissionner.

12:08
Locuteur 5

Regardez la simulation

12:09
Locuteur 3

qui a été faite

12:10
Locuteur 5

par nos confrères de TF1 sur est-ce que la censure, si la censure pourrait passer, c'est très intéressant. La majorité est à 289. Et si on fait le cumul, alors évidemment, vous voterez la censure, j'imagine ?

12:26
Laurent Jacobelli

Je vous le confirme, oui, oui, tout à fait. Pour que ce gouvernement tout simplement ne continue pas à ponctionner les Français et à mal gérer notre gouvernement.

12:33
Locuteur 5

A priori, il n'est pas la majorité. 264, vous êtes loin du compte. Mais vous savez

12:38
Laurent Jacobelli

à qui il faut s'en prendre, il faut s'en prendre aux socialistes, une fois encore, qui ont vendu leur âme, mais comme ils l'ont fait pendant toute l'histoire de France. Mais vous n'avez pas voté. Ils sont toujours du mauvais côté de la barrière, les socialistes. Et le problème, c'est qu'aujourd'hui... Mais vous ne voulez pas vous unir avec les socialistes, quand même. Non, je vous conseille. Vous ne voulez pas dire... C'est avant, il y avait le UNPS et maintenant,

12:56
Locuteur 4

il y aurait le RNPS. Alors moi,

12:58
Laurent Jacobelli

je vais vous dire, je n'ai pas la censure honteuse. Si le PS vote notre motion de censure que ça permet aux Français d'être débarrassés d'un gouvernement macroniste et de retourner aux urnes pour avoir une vraie majorité, eh bien, tant mieux, je suis même prêt à leur tenir la main vers l'urne. RNUS. Parce que ce qui compte, c'est l'intérêt des Français. Or, l'intérêt des Français, ce n'est pas les tripatouillages, ce n'est pas les négociations de couloirs, ce n'est pas je te donne un amendement et du coup, tu me sauves la peau. Vous l'avez presque dit tout à l'heure, ce dont ils ont peur aujourd'hui, c'est de retourner aux urnes. Ils ont peur des électeurs. Ils se sont fait élire avec LFI.

Ils savent très bien qu'ils n'auront plus soutien et que donc, M. Fort ne serait plus député si demain, il y avait des élections. C'est tout. Quel est l'effet pour...

13:37
Locuteur 4

C'est triste. En fait, le Rassemblement National, vous nous dites, M. le député, vise davantage Matignon que l'Élysée. Non, mais il faut clarifier puisque la plupart des Français avaient compris que ce que visait le Rassemblement National, qui est le meilleur dans les sondages aujourd'hui, c'était l'Élysée. Mais là, vous venez de me dire autre chose. Si vous voulez une motion de censure,

14:00
Laurent Jacobelli

c'est Matignon que vous visez. Non, mais vous savez, on peut vouloir Matignon jusqu'à 2027, puis l'Élysée et Matignon après. Le problème, c'est qu'on est en état d'urgence. Voilà. La dette, je le répète, les impôts, l'insécurité, l'immigration, le pouvoir d'achat, tous les feux sont au rouge. On ne va pas laisser des gens qui sont incapables d'agir, sclérosés par leurs alliances contre nature, pourrir notre pays. Les 8 mois de gagnés. Merci. Merci.

14:21
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.