Quelle place pour les femmes dans les sciences ?
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parce que pour la petite histoire nous sommes ici salolympe de gouge qui a été inauguré euh cette année euh pour enfin en fin d'année dernière pour fêter les 25 ans de la délégation aux droits des femmes c'est la première salle au Sénat qui porte le nom d'une femme alors on n'est pas totalement dans le Sénat mais c'est une salle du Sénat c'est pas grave c'est maisappelle ça la politique des petits pas chaque pas compte donc la prochaine sera dans le Sénat euh donc mesdames les rapporteurs chers collègues mesdames et messieurs je suis très fier de lancer ce matin avec cette table ronde composée de membres de l'Académie des Sciences nos travaux consacrés à la thématique femmes et sciences qui nous est cher au sein de la délégation et pour laquelle nous avons nommé quatre rapporteurs transpartisan marieliman qui ne saurait tardé Joseline Antoine Lord Arcos et Marie-Pierre monniier 2 jours après la journée internationale des femmes et des filles de science qui a lieu tous les ans depuis 10 ans maintenant donc le 11 février nous avons souhaité commencer nos auditions en entendant les auteurs du rapport de l'Académie des Sciences publié le 18 juin 2024 et très justement intitulé science où sont les femmes les femmes représentent en effet encore moins d'un tiers des chercheurs scientifiques en France et ce chiffre stagne ces dernières années elles sont encore moins nombreuses à occuper des postes à responsabilité au sein des laboratoires de recherche ou des départements à RD des entreprises cette sous-reésentation est la conséquence d'une insuffisante orientation des filles vers les filières et spécialités scientifique au lycée puis dans les études supérieures mais aussi de différentes de représentation et de résultats entre filles et garçons dès l'école primaire en particulier en mathématique ainsi en 2023 la France ne comptait que 13 % d'étudiantes universitaires diplômé dans les domaines des sciences technologie ingénierie et mathématique contre 40 % d'étudiants diplômés c'est pourquoi au cours de nos travaux nous chercherons notamment à répondre aux questions suivantes comment amener davantage de filles vers les mathématiques et les Scien dès le plus jeune âge et tout au long de leur scolarité comment encourager les jeunes filles et femmes à poursuivre une carrière scientifique et à prendre des postes à responsabilité comment mieux valoriser des rôles modèles de femmes scientifique et lutter contre les stéréotypes à tout niveaux afin d'étayer un peu plus ce constat et de réfléchir ensemble au levier d'action qui pourrait permettre une plus forte présence des filles et des femmes dans les sciences je souhaite souhaite la bienvenue en procédant par ordre alphabétique à Madame Jacqueline bloc physicienne directrice de recherche au CNRS madame Hélène bouchia physicienne directrice de recherche au CNRS présidente du groupe de travail femmes et sciences de l'Académie des Sciences Monsieur Patrick Flandrin physicien directeur de recherche ocnrs madame Juliette Rochet biologiste directrice du service des comités avis et rapport de l'Académie des Sciences et Madame Laure saint-rémond mathématicienne et professeur des universités à l'École normale supérieure de Lyon je vous remercie pour votre présence parmi nous ce matin avant de vous laisser la parole je précise que cette table ronde fait l'objet d'une captation audiovisuelle en vue de sa retransmission en direct sur le site et les réseaux sociaux du Sénat je voudrais aussi euh saluer puisque effectivement euh le ce fameux 11 février jour des filles et femmes dans les sciences euh est décédée la première femme à rentrer à l'Académie des Sciences euh madame Choka Choquet Brua excusez-moi euh donc voilà elle a choisi son jour je pense que elle sera accueillie comme il le faut où que ce soit je vais laisser dans un premier temps la parole à à Juliette Rochet directrice du service des comités avis et rapports de l'Académie des sciences qui va nous présenter les grandes lignes méthodologiques du rapport de juin 2024 vous pourrez ensuite vous organiser comme vous le souhaitez pour vos prises de parolle respectives puis nous procéderons à un échange et je suis sûr que nos rapporteurs auront de nombreuses questions à vous poser à vous madame la Présidente Mesdames les rapporteurs mesdames les sénatrice monsieur le sénateur je tiens tout d'abord à vous remercier pour l'honneur et le plaisir qui nous sont fait de pouvoir vous présenter les travaux de l'Académie des Sciences ce jour et en particulier la réflexion de ces membres ayant conduit à la rédaction du rapport science où sont les femmes publié comme vous l'avez dit en juin dernier avant de céder la parole à mesdames et messieurs les membres de l'Académie pour cette présentation j'ai le privilège de vous présenter quelques éléments de contexte et de méthodologie l'Académie des sciences est une personne morale de droit public placé sous la protection de monsieur le Président de la République indépendante pérenne elle rassemble d'éminentes personnalités scientifiques à savoir à ce jour plus de 400 membres dont une centaine d'associés étrangers qui apportent leurs concours à l'accomplissement des missions de l'Académie la compagnie constitue ainsi un lieu unique rassemblant des experts de toutes les disciplines des sciences formelles et expérimentales la majorité de ces séances sont publiques et l'ensemble de ces productions qu'il s'agisse de rapports comme aujourd'hui de conférences de publication scientifiqu ou encore de podcast sont accessibles librement en ligne parmi les raisons d'être de l'Académie citons puisque cela va nous intéresser aujourd'hui le soutien qu'elle qu'elle donne à la vie scientifique grâce à la remise de prix la veille qu'elle met en place sur la qualité de l'enseignement scientifique à tous niveaux grâce aux actions d'une délégation dédiée et enfin les comités thématiques et groupes de travail qu'elle m en place pour s'emparer de questions scientifiques d'actualité et apporter expertise et aide à la décision en particulier dans ce cadre lorsque l'Académie s'emp par d'un sujet scientif de société forte de l'expertise incontestée de ses membres et de la complémentarité de leur spécialité elle est en mesure de mener une étude approfondie et interdisciplinaire afin de rendre compte des enjeux fondamentaux soulevés pour ce faire l'Académie collabore de plus en plus régulièrement avec d'autres académies et procède à l'audition d'experts autant que nécessaire les rapports produits par les comités groupes de travail abord des sujets variés biodiversité énergie climat enseignement des sciences sciences ouvertes ou vie scientifique comme aujourd'hui et sont autant de documents de référence visant à éclairer la décision politique ou plus généralement tout citoyen désireux de se renseigner de façon solide sur un sujet pour en venir au sujet précis de de cette matinée la volonté de création d'un groupe de travail sur les femmes en Scien émane du bureau actuel de l'Académie qui a souhaité notamment par ce biais indiquer l'importance que la compagnie donne à son implication au côté de nombreux organismes de nombreuses institutions et associations pour promouvoir un environnement d'Ét ud et de travail garant de l'égalité des chances et de l'inclusion animé par cette volonté l'Académie a néanmoins été confrontée à deux défis le premier la faible représentation des femmes en son dans ses rangs les femmes académiciennes représentent 17 % des membres de la compagnie après en avoir été longtemps exclus ces 17 % sont le reflet du pourcentage de femmes dans les plus hauts niveaux de la science aujourd'hui et sont un héritage d'une longue histoire d'invisibilisation des femmes en sciences cet état de fait a conduit l'Académie a mené une analyse sans complaisance ni anachronisme de la place des femmes dans son histoire jusqu'à aujourd'hui que vous retrouvez dans le rapport vous l'avez cité madame la Présidente ce point nous donne l'occasion de rendre hommage à Madame Yvon Cho Brua première femme élue à l'Académie en 1979 donc assez récemment est décédé ce 11 février dans sa 101e année le travail de ce rapport a aussi donné à l'Académie nous y reviendrons une opportunité unique de présenter les actions qu'elle met en place en son sein pour tendre vers la parité à ce titre sa dernière élection de membres est un succès sans avoir eu recours à des quotas l'Académie a élu 10 femmes parmi les 18 nouveaux membres le deuxième défi qu'elle a dû affronter est l'absence d'expertise en sciences humaines et sociale de ses membres l'étude de la place des femmes dans la science relève de la sociologie de l'histoire ou encore de l'économie qui ne sont pas des disciplines couvertes par l'Académie l'Académie a eu ainsi recours à des auditions d'experts incontournables de ces questions dont il vous trouverez une liste sur cette première diapositive et a aussi basé son analyse sur un ensemble de bases de données extrêmement complètees et précises qui sont mises à disposition par la Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance la DEP le ministère de l'Éducation nationale Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche le CNRS la Commission européenne ou encore la Fondation lauréal certaines de ces données vous seront présentées dans ce diaporama je conclurai ces quelques mots introductifs en sur le fait que ce rapport constitue avant tout un témoignage de l'expérience individuelle et collective des membres de l'Académie de la sous-représentation des femmes dans les carrières scientifiques et de leurs propositions concrètes pour y remédier pour un monde scientifique plus inclusif et plus à même de faire face au grands défi scientifiques de la science de demain je je vous remercie précisons également que vous êtes présidé par une femme dorén avant donc je vais enchaîner d'une façon sans doute moins formelle comme vous pouvez voir je ne faisais pas partie du groupe qui a travaillé sur femme et sciences j'ai juste relu ce rapport et je viens en fait à peut-être à un autre titre puisque je fais partie d'un autre groupe de travail qui travaille sur l'école et donc je vais vous parler de du décrochage des filles en fait très tôt dans la scolarité al alors si j'arrive c'est voilà donc c'est des des des chiffres qui ont été publiés assez récemment par la DEP enfin au mois de juin et qui ont été analysé notamment par par la chair qui s'appelle je sais plus comment elle s'appelle femme et sciences je crois à Paris Dauphine donc c'est je pense un excellente interlocuteur probablement à à écouter que ça fait longtemps qu'il travaille sur ce sujet et donc ce ce rapport montre qu'en fait le décrochage des des fille par rapport aux sciences intervient très tôt dans la scolarité et on arrive même à le localiser puisque il y a pas de différence essentiellement entre les filles et les garçons au début du CP donc vous voyez sur ce graphique pour différentes euh euh capacités mathématique euh on on évalue la la la différence de performance entre les filles et les garçons donc si on est à zéro ça veut dire que essentiellement les les garçons et les filles ont la même performance et donc à chaque fois vous avez trois pour chaque euh pour chaque capacité testé il y a trois euh moments où on fait le test le premier c'est au début du CP le le 2ème c'est à peu près maintenant donc en au milieu du 2è trimestre du CP et le troisième en bleu clair c'est au début du CE1 donc si vous regardez vous voyez que les sur le jaune il y a assez peu de différence entre euh les filles et les garçons il y a quelques capacités où il semblerait que les les filles sont par exemple plus doué au départ pour résoudre des problèmes ou reproduire un assemblage les garçons un petit peu plus pour comparer des nombr mais vous voyez que en jaune essentiellement il y a il y a peu de différence et en moyenne on trouve pas de différence entre les filles et les garçons au début du CP et vous voyez par contre qu'en début de CE1 donc c'est c'est la la ce qui est représenté en bleu clair bien les garçons euh sont devant partout voilà c'est donc c'est pas une sur une une capacité spécifique mais vraiment sur tous les items qui sont mesurés donc euh euh l'adition la comparaison des nombres euh écrire les nombres entiers les lire euh les placer sur une règle graduée reproduire un assemblage et résoudre des problèmes la soustraction c'est qu' pire je crois non peut-être l'addition c'est encore pire voilà donc euh donc euh c'est assez euh c'est assez étonnant hein ça veut dire que il suffit de quelques mois en fait pour que ce décrochage ait lieu donc juste peut-être pour préciser he le se points ça veut dire que essentiellement à 50 % ça serait ça serait vraiment équivalent 7 points c'est beaucoup en fait he c'est un gros décrochage voilà donc ça c'est c'est c'est quelque part une moyenne nationale et donc évidemment les gens se sont interrogés de savoir si on peut trouver des critères plus précis qui expliquent ce décrochage parce que évidemment on aimerait trouver une explication et et je pense que la la conclusion générale c'est qu'il y a aujourd'hui on on n' pas d'explication précise donc les études restent à faire vous allez voir que je vous montrer d'autres chiffres qui qui montrent que en fait ce phénomène se produit dans tous les contextes sociaux tous les contextes territoriaux et tous les contextes familiaux donc c'est pas voilà il y a pas de c'est pas une histoire de que les filles sont sont traité pas pareil selon donc là là sur sur les tableaux vous voyez euh selon la constitution de la famille et vous voyez en en haut à gauche selon le les revenus des familles selon l'IPS vous voyez qu'il y a pas de il y a essentiellement pas pas pas de différence hein selon l'IPS il y a pas de différence non plus tellement selon les selon selon les les la constitution des familles c'est le tableau en en bas à gauche et puis pas tellement de différence non plus euh selon euh selon les métiers des parents d'accord donc c'est je pense que c'est important d'avoir de savoir ça en tête c'est c'est c'est c'est pas c'est un phénomène qui est vraiment très général donc à à ce niveau-là on peut faire juste des des hypothèses sur ce qui justifie ce qui justifie ce décrochage et l'hypothèse qui est souvent retenue même si aujourd'hui il y a pas je dirais il y a pas de de de preuve avec des études complètement précises là-dessus donc la la première hypothèse c'est qu'il y a un évidemment un grand BIA de genre dans les dans les professeurs des écoles il y a beaucoup plus de femmes que d'hommes et la plupart de ces professeurs des écoles ont une formation scientifique qui est très limitée aujourd'hui c'est c'est de l'ordre de 10 % des professeurs des écoles qui ont de formation scientifiqu et beaucoup qui ont pas fait de sciences depuis essentiellement la seconde ou la première donc et et pour certains qui ont même un petitte petite dent contre les sciences ou une petite dent en tout cas un un un inconfort important donc et donc voilà cette représentation quelque part de de de du professeur des écoles qui est une femme et qui qui fait pas bon ménage avec les sciences et évidemment une un une explication possible et donc la première recommandation qui est faite dans le rapport c'est de renforcer la formation scientifique des professeurs des écoles qu'elle soit généralisée et puis à la fois dans la formation initiale et évidemment dans la formation continue euh autant pour je dirais la la la le contenu de formation scientifique que pour le fait d'être à l'aise avec les sciences que ça ça soit pas quelque chose de de d'irritant ou de voilà et puis ensuite euh euh euh l'autre l'autre chose qui qui vient assez vite euh en tête en particulier quand on quand on regarde les les bulletins des des des filles et des garçons euh à à l'école et au collège on voit qu'il y a des biaets de importants des euh sur les appréciations euh et et donc il y a il y a un vrai enjeu à sensibiliser euh à l'existence de ces bi les enseignants et puis tout tout tous les personnels de de de l'éducation voilà de je pense que le biais le plus courant c'est que les filles travaillent bien et sont au maximum de leur potentiel et que et que les garçons ont toujours sous le pied ça c'est un premier biais et puis et et puis sans doute un autre biais c'est que que pour faire des sciences finalement il il faut mieux être un peu foufou que que de travailler sérieusement donc ça ça ce qui est vrai hein voilà donc euh voilà ces stéréotypes sont importants je j'ajouterai un un un un un troisème ingrédient possible et je vais à ce moment-là passer la euh la la parole euh ce qui est la question de de des maths et des sciences comme discipline de de sélection et toute la compétition qui va autour probablement c'est aussi un facteur à explorer mais voilà encore une fois aujourd'hui les chiffres qu'on a montrent clairement ce décrochage mais il y a pas d'explication qui soit qui soit je pense très clair en tout cas qui qui soit scientifiquement euh euh prouvé voilà merci beaucoup voà bonjour donc merci beaucoup de nous recevoir j'aimerais juste dire que en tant que fonctionnaire de l'État dans un autre pays aujourd'hui cette réunion ne serait pas possible on nous interdirait de nous réunir donc voilà je trouve ça très important de de d'aborder ce sujet et ça paraît presque un peu désué quand on voit la situation ailleurs donc voilà c'est c'est un sujet visiblement important puisque c'est un sujet qui est attaqué tout de suite en fait quand certaines personnes prennent le pouvoir euh donc après donc la ce qu'on a vu de décrochage dès l'école primaire les choses continuent à s'installer et donc au cours de de nos auditions on a fait parler donc des sociologues qui ont observé un petit peu des classes qui se sont implanté dans des classes de lycée et qui ont passé 3 ans à être à l'arrière et à voir comment les choses se se développent dans des lycées un échantillon de lycées qui sont dans différents milieux socials différentes villes donc il y a pas de de biaet normalement en tout cas le moins possible et ils ont vraiment remarqué que les billets de genre entre les gens en fait fait une espèce de singularisation de parcours différents entre les filles et les garçons s'installe de plus en plus fortement au cours de donc du lycée alors je sais pas si ça marche ça si voilà donc au lycée donc après la réforme donc du des enseignements du lycée et la réforme du bac les donc les les lycéens doivent choisir dès la première des options donc il y a un Tron commun et ensuite beaucoup d'options qui ont tendance un petit peu à déstructurer la notion de classe puisqu'il y a juste le Tron commun pour les élèves et ensuite ils passent leur temps à changer de salle changer de de camarade pour aller suivre des options et donc sur ce graphique on voit les différentes options qui sont choisies donc les les trois graphes à chaque fois ou les les trois couleur les deux couleurs donc c'est fillees et garçon et ensuite il y a l'évolution au cours des années des dernières années donc 2000 2020 21 22 ça c'est pas très important et donc les choix d'option euh en fonction des filles et des garçons donc on voit très bien qu'il y a un très grand pic euh en mathématiqu pour les garçons plus de 50 % des garçons choisissent les mathématiques euh contre seulement 30 % des filles euh on voit que les filles choisissent plus les humanités des des domaines plus littéraires histoire géographie et donc le chiffre je pense qu' est très important à retenir c'est 45 % des filles de terminal n'ont choisi aucun enseignement ou de spécialité en science donc euh contre 28 % des garçons mais ça veut dire quand même qu'une grande partie des futurs citoyens des gens qui vont voter on mont arrêté complètement les mathématiques et toutes les matières scientifiques dès la première et je pense que ça pour comprendre le monde d'aujourd'hui pour comprendre une exponentielle pour comprendre toutes sortes de choses c'est c'est dramatique je pense que donc tous les gens de qui sont dans cette pièce savent que dans le temps quand on choisissait de faire a ou de faire d'autres filières on continue à faire des maths il y avait des maths parce qu' en fait il y a pas qu'une sorte de maths il y a des maths pour les scientifiques et puis il y a les maths de l'économie il y a d'autres sortes de maths et là en fait aujourd'hui on présente on propose au aux étudiants que les maths euh qui sont d'ailleurs plus difficiles les maths pour faire des sciences donc ça je pense que ça pose aussi des questions par rapport au futurs citoyens ensuite en terminal les on peut choisir un renforcement en math qui a une dénomination qui qui pas sans importance qui s'appelle math expert donc il a la notion d'expertise que c'est très difficile et cetera donc après ça et bien euh on s'engage vers les études supérieures donc là vous voyez une comparaison entre différents pays euh avec donc la place en rouge des femmes qui choisissent qui seront diplômé qui sont actuellement diplômé dans des domaines scientifiques par rapport au pourcentage de garçons et donc vous voyez le bah le donc il y a 40 % en France des garçons qui vont être diplômés donc des des garçons diplômés qui le seront en science contre moins de 14 moins de 15 % euh en France mais vous voyez que c'est un problème qui est général à tous les pays et donc évidemment aux États-Unis également euh alors après on peut regarder donc plus chez nous dans les filières vraiment d'excellence comme l'École normale supérieure d'Ulm où là vous voyez que donc il y a 99 élèves qui sont rentrés en 2023 et donc 19 % donc ça doit vouloir dire 20 filles je pense euh qui sont rentré donc à Hulme en 2023 toute matière scientifique confondue alors après il y en a zéro qui vont rentrer en ma info cette année et ou là o c'est à Lyon mais je crois que c'était zéro quand même je crois qu'ils sont pas là les chiffres là on est passé à d'autres écoles enfin en tout cas la répartition donc après à l'intérieur des sciences varie en fonction du type de science donc ici vous avez deux exemples l'école minpont et l'École polytechnique et donc là vous avez et les différentes disciplines d'entrée donc qui permettent donc les différentes disciplines des classes préparatoires qui permettent d'entrer au mininepont ou à l'École polytechnique donc là vous voyez qu'il y a une énorme différence entre les prépas qui sont plus qui ont un petit peu de biologie ou de chimie dès qu'il y a de la biologie ou de la chimie le pourcentage de femmes augmente même s'il reste quand même inférieur à à 50 ENF sauf à l'École polytechnique mais c'est des tout petits nombres mais inférieur par exemple à au au pont à 40 % et puis bon vous voyez que plus on devient physique ma physique et ma plus c'est abstrait et plus ça diminue et par exemple vous voyez les nombres deviennent extrêmement faibles quand on parle de ma info voilà donc c'est vraiment des tendances qui s'installent très vite et qui se développent de plus en plus euh voilà et donc ici vous voyez l'aboutissement donc après donc a on pourra reparler de thèse postdoc mais au bout du compte voilà la proportion des femmes enseignantes chercheuses en France dans les différentes disciplines et vous voyez le déséquilibre qui s'est installé et qui se maintient avec donc beaucoup plus de femmes et et presque la parité en biologie et puis donc ça devient de plus en plus faible alors il y a une petite exception c'est l'astrophysique l'astrophysique est peut-être plus faccile enfin qui fait plus rêver où il y a plus de femmes donc dans les domaines de des sciences dures c'est dans l'astrophysique il y a le plus de femmes et non mais oui enfin de science plus abstraite peut-être voilà alors là par contre oui c'est les pourcentages de femmes donc là ici c'est les pourcentages de de maîes de conférence et de professeurs d'université donc ce qui est à retenir c'est que dans les discipline où il y a le plus de femmes le pourcentage de femmes diminue énormément quand on passe au stade des professeurs d'université voilà donc la les les hélèine bouchia reviendra là-dessus les les carrières des femmes en Scien ensuite une fois même qu'elles sont rentrées dans la recherche scientifique sont différentes entre les les filles et les garçons voilà donc euh ce qu'on voit donc c'est que c'est c'est cette ce décrochage et cette ces billets de genre en science ne font que s'accentuer ils se déclarent donc dans les années d'école élémentairire il s'implifie euh au cours des années au cours don don du lycée postbac alors on peut voir déjà une chose c'est qu'il y a donc il y a quand on fait des tests sur les filles et les garçons pour savoir s'ils ont l'impression d'avoir réussi un contrôle de math les filles très très on voit toujours qu'elles ont beaucoup moins confiance en elles qu'elles se qu'elles ont l'impression d'avoir raté même parmi les meilleurs et et parmi les moins bonnes encore plus les garçons se sentent très sur deux et du coup euh c'est un effet général qui est probablement pas que mais du coup si on réfléchit au modèle de femm en sciences qu'on propose au aux gens ce sont toujours il y en a pas beaucoup et ce sont toujours des modèles qui sont extrêmement impressionnants Marie Cury étant l'exemple emblématique il y a pas beaucoup de scientifiques qui ont deux prix Nobel et voilà c'est c'est vraiment donc quand on a que des modèles comme ça c'est extrêmement écrasant et quand on a pas confiance en soi comment s'imaginer qu'on va devenir comme elle donc il y a vraiment besoin qu'il ait plus de contact donc apparemment ça marche bien de faire intervenir des scientifiques dans les classes et des jeunes scientifiques et des gens qui sont moins impressionnantes on n pas besoin d'être marcue on peut pas tous être marécurie mais on a quand même sa place dans dans les sciences après il y a un modèle de la carrière scientifique et du scientifique ou de la scientifique qui réussit qui est un modèle en fait très masculin très individualiste donc il faut être un leader il faut forcément être extrêmement brillant en tant qu'individu qui travaille seul et qui se dévoue entièrement à la science jour et nuit on voilà évidemment on rentre très tard le soir on travaille le weekend et ça paraît complètement normal donc c'est un modèle aussi d'abord qui convient moins aux garçons aussi en fait en ce moment les gens ont de plus en plus envie de s'épanouir aussi dans d'autres domaines de leur vie personnelle mais encore plus évidemment V pour les filles puisque elles ont envie peut-être d'avoir des enfants et besoin de qu'on leur laisse un petit peu de temps pour ça euh donc c'est très important de de pouvoir montrer non seulement qu'on a pas besoin d'être un super-héros pour faire une carrière scientifique mais qu'on peut aussi avoir d'autres aspects de sa vie et voilà et je pense que un modèle qui est souvent proposé enfin dit que pour aider les femmes on va par exemple leur leur embaucher un postdoc pendant leur congé de maternité pour qu'elle puisse suivre et continuer à travailler et je pense qu'il faut pouvoir aussi dire aux gens que quand ils ont un enfant ils ont le droit de faire une pause parce que parfois ben on est trop fatigué on a on a des voilà c'est des moments qui sont compliqués dans la vie et que c'est pas grave après tout ça correspond à quelques mois ou quelques années dans la dans la carrière et une carrière de chercheur c'est sur le long terme et voilà il faut voilà peut-être humaniser un peu plus les modèles euh de vie d'une scientifique et montrer que c'est pas voilà c'est des gens normaux entre guillemets brillant mais quand même assez assez humain voilà donc je vais laisser la parole à Hélène ah non pardon à Patrick excusez-moi non j'ai pas de support bonjour à toutes et à tous merci pour pour cet accueil oui je vais en fait je vais reprendre quelques points qui qui ont déjà été évoqués parce que en effet il y a un point qui est très important qui est ce qui concerne les les modèles et aussi les les notions d'attractivité donc hlè reprendra essentiellement ce qui se passe au niveau des carrières avant je voudrais juste redire quelques quelques points un peu généraux parce qu'en fait il y a une des questions c'est pourquoi est-ce qu'on s'intéresse aux sciences en fait bon et ça c'est une question qui est très générale on a le droit de s'intéresser aux sciences on a le droit de s'intéresser à autre chose et c'est beaucoup lié au fait qu'on soit ou pas exposé en fait à ce que permet de faire la science ou à ce que à ce qu'offre d'autres d'autres perspectives et ça c'est quelque chose qui est vrai pour tout futur citoyen qui se destine à avoir des carrières scientifiques ou au contraire qui se destine à avoir autre chose mais dont on espère qu'il a quelque part dans sa culture générale une part qui est qui est qui est réservé à la science donc on peut distinguer en fait moi je dirais deux deux volets à cette à cet aspect là il y a une question qui est de l'ordre du goût ou de l'attraction par rapport à à certains à certains domaines et puis il y a une autre question qui après de l' activité au sens qu'est-ce qu'il en qu'est-ce qu'il en est si on veut en faire sa vie en fait si on veut si vraiment si s'y attacher plus en profondeur alors pour le premier aspect qui est finalement un attrait qu'on peut avoir pour les sciences je crois qu'on a tous fait l'expérience c'est vrai d'ailleurs dans d'autres domaine que on est souvent tributaire de un professeur d'avoir fait l'expérience d'une lecture particulière d'avoir vu un film Une une une une série des émissions scientifiques à la télé ou autrees qui donnent envie qui donnent envie d'aller plus loin et donc ça c'est c'est certainement quelque chose très important puis après il y a il y a le côté au-delà si on décide d'y aller qu'est-ce qui se passe et quels sont les quels sont les les obstacles qu'on peut rencontrer donc de ce qui est du côté du goût moi je dirais que c'est au départ quelque chose qui pourrait être a priori symétrique pour les filles et les garçons et on pourrait se poser les même question pourquoi est-ce que finalement les garçons sont moins intéressés par des carrières littéraires ou pard aut on peut se poser ces questions là mais il y a quand même une dissymétrie qui arrive très vite en ce qui concerne les sciences et qui qui est relative aux filles par leur exposition l'or l'a déjà évoqué ça commence dès le plus jeune âge parce qu'en fait les premiers les premières confrontation qui a des enseignements potentiels de science passe par les professeurs des écoles qui très souvent effectivement sont en majorité des femmes et qui en majorité sont des des femmes qui ont eu des formations dans lesquelles la SCI n'était pas n'était pas prioritaire et donc de manière tout à fait légitime naturelle quelque part elles sont en droit indépendamment du goût qu'elles peuvent avoir pour cette pour pour ces disciplines de ne pas se sentir légitime finalement à endosser des des des une incitation et un enseignement moi pendant le temps j'ai je m'occupais du des des juris des des concours des prix de la main à la patte la main à la patte qui est une initiative qui est au départ de l'Académie des sciences qui essaie de de de renforcer les les sciences et en parti la méthode scientifique dès dès le plus jeune âge et on voit effectivement l'importance qu' peut y avoir dans des projets pluridisciplinaires au niveau du collège ou même avant au niveau du du primaire où il y a des différents professeurs qui s'intéressent à des questions avec différents éclairages là ça rejoint un point qui a été souligné tout à l'heure par Juliette Rochet qui est le besoin d'avoir quelque part des composantes et sachesse dans dans ses approches et bien ce ce point-là fait qu'il y a certaines classes effectivement où où il y avait les professeurs qui qui menaient des projets formidables avec une composante scientifique adossée à des composantes historiques à des composantes linguistiques ou autres puis il y en a d'autres qui ne le faisait pas non pas parce qu'ils avaient pas envie mais parce que il se sentaiit en position de de faiblesse par rapport par rapport à à faire ça il se sentaiit pas légitime à le faire et donc certainement c'est important qu'il ait cette cette cet accroissement on va dire au niveau au niveau de la formation pour que la la science entre dans la culture générale qui commence dès DS dès le plus jeune âge pour les pour pour pour les enfants il y a une deuxième un deuxième point c'est que l'enseignement il passe aussi par des manuels et les manuels qui servent qui servent de support ont une importance très grande par effectivement ce qui est contenu dans dans les manuels et dans les manuels très souvent la représentation la représentation des des femmes scientifique elle est euh bon elle peut être caricaturale elle peut être insuffisante ou elle peut être précisément restreinte comme Jacqueline vient de de de l'évoquer à des figures tellement emblématiques qu'elles en deviennent un petit peu irréaliste et ça c'est ça c'est un c'est à la fois important de montrer que on peut avoir des femmes de scienceces exceptionnelles entre guillemets à la marécurie mais évidemment c'est l'exception et il faut pas que l'exception elle devienne euh tellement impressionnante qu'elle détourne en disant mais de toute façon bon c'est une exception donc ça ne me concernera pas parce que moi je je je ne suis pas euh destiné enfin je pense pas que je puisse devenir cette exception là et de toute façon il y en a tellement peu que que ça ne me concerne pas vraiment donc ça ça pose en fait une une vraie question qui est au niveau de l'ordre des des des modèles parce que les modèles qu'on peut offrir à l'ensemble des des élèves en particulier et en particulier des jeunes filles quel est-il alors il y a il y a toute une tout un travail qui se fait qui est en cours quand même pour en ce qu'on dit désinvisibiliser un certain nombre de de femmes scientifiques qui ont joué des rôles importants et qui l'ont fait sans forcément être encore une fois emblématiquement mariecury il y a beaucoup d'autres d'autres femmes qui ont joué des R rôle important dans dans l'histoire dans l'histoire des sciences y compris dans un passé récent et c'est des sujets dont s'empar aussi des médias comme le cinéma ou autres on a vu avec les femmes de l'ombre on voit avec toutes ces informaticiennes qui ont entouré Turing pour bche Park donc ça c'est des choses qui sont importantes parce que c'est une façon de de montrer qu'effectivement il y a un rôle qui est très important par par des par des femmes scientifiques qui quelque part participent de l'ensemble d'un effort collectif ça a été souligné que la science est souvent une aventure collective et c'est une aventure collective dans laquelle bon il y a pas de nécessité de temps en temps il y a un nom qui émerge pour des raisons X ou Y mais en même temps il y a beaucoup de gens qui contribuent au succès global et dans ce beaucoup de gens il y a quand même une une part importante qui peut être jouée par par les femmes il faut qu'elles en est conscientes et qu'elle et qu'ell puissent effectivement ne ne pas se censurer à s'engager dans ses voix ensuite il y a une question de à quel public on adresse et il y a toute une sensibilisation qui est à faire auprès euh des des jeunes élèves en particulier au niveau des collèges nous à l'Académie en ce moment on a un un travail qui est en cours là qui va être publié très vite avec les éditions nan là qui ont une des collections citoyennes pour sensibiliser au niveau des des collèges un certain nombre de de de de problèmes d'intérêt collectif et donc il y aura un petit ouvrage qui va s'appeler les femmes entre parenthèses et les filles ferme la parenthèse dans les sciences et c'est quelque chose qui est qui qui qui qui a pour objectif d'être distribué dans tous les collèges effectivement pour donner euh un éclairage sur la sur la position et les les possibilités euh autant dans les blocages que dans les opportunités et dans les les espoirs de de de de carrière pour les pour les femmes scientifiques et puis euh si on avance et qu'on on réfléchit toujours à ces questions de modèle euh et qu'on est plutôt on va dire au niveau du du lycée ou quelque chose comme ça il y a un il y a un échelon qui était un échelon qui manquait un peu jusqu'à un passé pas bon pas si pas si ancien que ça mais de représentation de de modèles féminins de femmes scientifiques qui était l'intermédiaire entre ce qu'on apprend au lycée et puis après ces femmes formidable mais exceptionnel qui qui ont déjà des femmes avec une carrière très aboutie et cet échelon c'est le niveau des doctorantes et des post-doctorantes et les doctorantes et post-doctorantes sont vraiment des jeunes femmes qui sont dans la science qui sont en train d'y entrer et qui commenent à y faire carrière qui ont déjà des résultats mais qui en même temps sont évidemment en perspective de de la suite de leur carrière et qui méritent d'être monté alors ça c'est une action qu'on a à l'Académie des Sciences avec un partenariat avec la Fondation l'uréal UNESCO où il y a ce qu'on appelle les jeunes talent et chaque année il y a 35 jeunes femmes 20 doctorantes et 15 postes doctorante qui sont reconnu tant par le travail qu'elles ont fait que par le projet qu'elles développent pour le faire ensuite et elles sont destinées à devenir des ambassadrice de la science auprès des lycées en général et en particulier des jeunes filles et nous on trouve que elles remplissent ce créneau qui est intéressant parce que générationnellement elles sont de l'ordre on va dire plus des grandes sœurs que que des professeurs et donc c'est c'est des C jeunes femmes avec lesquelles l'interaction au niveau des lycées est beaucoup plus facile et en même temps donne un exemple de de modèle qui est un modèle dont on sent a priori davantage qu'il est qu'il est possible de de le suivre alors ça ça amène à une question qui est une question les jeunes talents L'Oréal UNESCO sont des sont des reconnaissances qui sont destinées uniquement aux femmes donc ça pose la question aussi de du fait d'avoir des reconnaissances qui sont des reconnaissances de prix qui soit des prix uniquement pour les femmes donc ce qui se passe par exemple avec le ministère de l'Éducation nationale avec les prix reine jolie Curri qui sont des prix pour les femmes donc ça c'est un sujet un peu de discussion est-ce que c'est bien est-ce que c'est pas bien bon on pense quand même qu'il y a un rôle de déclencheur qui est utile parce que c'est une forme de quota mais c'est en même temps quelque chose qui permet de visibiliser des femmes scientifiques qui par ailleurs en particulier pour celles qui ne sont pas primé parce qu'on voit passer énormément de dossierers sont sont des personnes qui peuvent rentrer dans d'autres cadres de reconnaissance qui là ne sont absolument pas genrés donc ça c'est c'est quelque chose qui est qui est une qui est un point qui est assez important et puis pour terminer si on veut parler un peu cette fois-ci non plus de la pétence pour les sciences et de la reconnaissance avec ces modèles mais de l'attractivité des métiers et qu'est-ce qui peut conforter les jeunes femmes à se diriger vers des vers des métiers scientifiques bah je vais pas répéter ce que Jacqueline a très bien dit c'est c'est-à-dire ça oblige à reconsidérer ce modèle qui serait un modèle de on va dire professionnellement exclusif d'un scientifique qui serait Hâ 24 à faire à faire son activité en euh voilà en hors autre considération d'autres intérêts y compris d'intérêts de vie privée et de familiale mais ce qu'on voit ce qui est intéressant c'est que dans nos laboratoires souvent ce sont des considérations liées à une notion de sens du métier qui est aussi partagée par par les jeunes hommes donc ça il faut pas le négliger puis enfin je vrais juste terminer par un point qui est un point un peu difficile c'est que dans le rapport on évoque effectivement le la question du sondage hipsos qui avait été commandé par la Fondation lauréal relativement au VSS et au violence sexuelle et sexiste il faut pas se cacher il faut pas se voler la face c'est une activité humaine la science dans sa vie de sa laboratoire qui est comme une autre et elle est au même ordre de problème elle n'est ni ni plus ni moins alors je pense qu'il faut le reconnaître et en même temps il faut le reconnaître si possible d'une façon qui soit une façon positive au sens non repoussoire dans la mesure il faudrait pas que ça donne aux jeunes filles l'impression de ne pas aller vers les métiers scientifiques parce que ça serait un métier qui connaîtrait qui connaîtrait un niveau de de VSS supérieur à un autre ce qui je pense n'est pas le cas mais donc c'est c'est quelque chose qui est délicat et c'est plutôt un encouragement à investir ces domaines encore une fois pour changer le modèle qui serait le modèle qui conduit qui conduit à ces difficultés voilà j'étaé un peu long j'arrête et je passe la parole à Hélène qui va nous parler plus des carrières je crois oui enfin je voulais aussi justement parler pardon il est il est al c'est celui-là peut-être ah ouais d'accord voilà bon ben écoutez ben je je vous mercie encore de de nous avoir donc de d'avoir choisi de de nous écouter aujourd'hui alors bon il y a déjà beaucoup de choses qui ont été dites je vais peut-être me me répéter un petit peu alors moi je je voulais quand même me focaliser alors on a vu effectivement beaucoup de bon donc il y a constat faible présence des femmes dans les parcours scientifiques euh donc on a vu que ça commençait donc c'est le le constat repose au départ sur des chiffres postbac on a vu que ça pouvait commencer bien avant enfin que les il y avait des choix un peu irréversibles qui étai pris en première mais que ça correspondait aussi à bien avant ça à une appétence une non appétence des des jeunes filles pour les pour les sciences on a vu l'importance des stéréotypes justement qui s'installe donc très très tôt on a discuté du modèle des grandes écoles qui est peut-être inadapté de qui peut-être peut repousser les filles on pourrait imaginer c'est qu'on c'est quelque chose qu'on discute S et ce modèle très élitiste et très où on met beaucoup de pression pendant 2 ans et peut-être pas le le modèle le le donc c'est un modèle qui permet effectivement de faire une sélection mais c'est peut-être pas le le le modèle le plus le plus adapté à former en tout cas des bons scientifiques euh donc alors maintenant moi je voudrais revenir justement sur les métiers donc alors on va je vais plutôt focaliser vraiment sur les métiers de scientifiques hein puisque c'est les personnes donc qu' qu'on va euh qui vont elles-même donc enseigner et construire les nouveaux scientifiques alors je voudrais revenir un petit peu en arrière là sur les les les voilà c'est effectivement c'est ce qu'on a vu là euh c'est les statistiques qui nous montrent alors c'est vrai de façon générale hein que ce déficit de femmes dans les ce qu'on appelle les les sciences dur et alors c'est un modèle qui effectivement peut-être je soulligne que c'est on s'est focalisé sur les enseignants et les enseignants de chercheuses pour la bonne raison que finalement c'est la majorité de la recherche scientifique en France est faite par ces enseignants et ces enseignantes donc et chercheuses donc en fait qui consacr plus de la moitié de leur temps enfin en principe c'est moitié moitié à faire de l'enseignement et l'autre moitié à faire de la recherche au départ c'est quelque chose qui est très difficile c'est deux métiers différents qui se complètent qui peuvent s'enrichir l'un l'autre mais c'est enfin moi j'ai le privilège et autour de donc c'est le cas de d' aussi d'un certain nombre de nous d'être au CNRS où là on est chercheur à pleint tempemps mais on est une minorité par rapport à donc la la recherche le par rapport donc à à la recherche en France en gros le si je m'abuse le SC c'est à peu près 10 % hein pas plus donc là vous avez des et c'est pour ça que ces métiers sont sont sont très très importants et ils sont extrêmement difficiles et c'est donc c'est pour ça que je voudrais me focaliser un peu là-dessus là dans dans les minutes qui suivent alors on voit effectivement ce ce grand décalage hein entre les sciences dures et les sciences biologiques mais alors on voit aussi effectivement donc on a pris les les deux euh euh disons on peut dire ça les deux classes d'enseignants chercheurs ce qu'on appelle les matres de conférence donc un donc recrutement premier stade du recrutement et puis le passage professeur plus prestigieux et on voit déjà qu'il y a un grand décalage les les femmes sont moins nombreuse mais on peut voir aussi que dans certaines matières et ce qui est important c'est que le donc parce que le le vivier finalement c'est les maîtres de conférence et on voit que pour certaines matières et bien le nombre de mtres de conférence a même tendance à donc on va vers le gris le gris c'est ce qui se passe en ce moment on voit effectivement dans certains groupes et bien ce nombre a tendance même à diminuer avec le avec le temps et au niveau des mtres de conférence en particulier le groupe bon qui n me concerne bien parce que je suis physicienne on voit effectivement un petit décrochage et c'est quelque chose qui est effectivement un peu choquant moi j'ai eu la chance d'arriver dans un laboratoire où il y avait énormément de femmes et je pense que ça m'a aidé même si j'ai pas fait forcément attention au début je trouvais ça normal et puis je vois au cours du temps et bien que ce nombre a tendance à décroître et en particulier les jeunes les recrutements des jeunes sont euh euh posent sont problématiques alors c'est vrai alors donc là je voudrais insister sur sur euh de de de aspects donc donc on a [Musique] vu donc il y a aussi un problème visiblement sur donc sur la formation on l'a vu mais aussi sur les carrières et en particulier sur le recrutement alors dans le recrutement effectivement on peut avoir des des biaiss c'est-à-dire on peut avoir tendance à recruter plus facilement un homme qu'une femme bon ça c'est des choses qui sont beaucoup discutées en vie qu'est-ce que c'est qu'un bon chercheur qu'est-ce que c'est qu'un bon scientifique et là effectivement il y a il y a eu beaucoup de travail qui a été fait pour éviter et de de propager ses bi au niveau du du recrutement c'est-à-dire qu'on peut avoir tendance à trouver un homme plus brillant qu'une femme parce qu'il sera peut-être plus sûr de lui et il présentera sa carrière différemment et euh et puis donc on a effectivement le le le stéréotype comme on a vu de qu'est-ce que c'est qu'un chercheur brillant donc glorification de ses qualités de leader plus que de sa créativité parfois et eTTH bon alors ça c'est et puis qu'est-ce que c'est qu'un bon travail de chercheur est-ce que c'est vraiment de savoir mener de une équipe d'être un bon manager ou est-ce que c'est au contraire de construire une équipe en en en regroupant des personnes avec des des expertises complémentaires et sans qui est forcément un leader qui se Dét donc il y a différents différents modèles et puis il y a le le recrutement alors le recrutement bien se fait de façon de plus en plus tardive ces derniers temps alors ça concerne ce que je dis plutôt justement les les matières fragiles he comme on a vu ces sciences dures où le recrutement se faisait relativement jeune pour des raisons de bon je dirais que c'est un peu traditionnel assez vite on on jugeait la personne on disait bah oui là on a quel un bon chercheur une bonne scientifique et on recrutait les gens relativement jeunes à mon époque c'était juste après la thèse alors c'était peut-être trop jeune on peut discuter alors après on a dit oui vous quand même mieux pour bien juger la personne qu'elle ait aussi une expérience à l'étranger qu'elle ait fait ce qu'on appelle un séjour post-doctoral et puis ça a dérivé après on disait oui mais 3 ans c'est peut-être pas assez allez 6 ans et on est arrivé à une situation où finalement on recruit les gens de plus en plus tard et dans certaines disciplines et bien en particulier bon la la bon moi je parle de la physique et bien on a vu que ça correspondait à un décrochage c'est-à-dire les personnes quand on a 30 ans et bien continuer à à travailler avec de la précarité ça devient de plus en plus difficile on a envie d'avoir une famille on peut pas déménager euh facilement tous les tous les 6 mois et euh même donc ça devient d'accumuler comme ça ces contrat à durée déterminée ça devient difficile surtout qu'il y a éventuellement d'autres professions possibles où on a euh euh aller dans dans l'industrie ou faire un travail euh différents types de de travail on utilise quand même ces capacité scientifique mais sans avoir cette pression et bien les femmes disparaissent donc déjà il y en avait absol il y en avait éventuellement peu au départ c'est-à-dire au niveau doctorat et puis ça continue donc elle continue à disparaître et d'autant plus là ces dernières années alors la raison on est tout simplement c'est que corréativement à ça on a vu aussi une diminution du nombre de postes proposés pour les jeunes et quand et bien ce nombre de postes diminue et bien il se trouve que il semblerait que ce soit les femmes les premières le système devient de plus en plus él et c'est les les femmes qui empathtisent en premier c'estàd que c'est normal du coup on va on a des dossiers de plus en plus brillants des gens et le dossier sera d'autant plus brillant qu'on a eu une période de une grande expérience à l'étranger qu'on a attendu suffisamment on a des dossiers de plus en plus forts et c'est un peu normal dans un jury de recrutement de de favoriser ces personnesl donc il y a dans C certain cas des mesures qui sont prises mais c'est difficile parce qu'on risque de sacrifier des des générations donc ça c'est un problème euh auquel donc les les communautés scientifiques sont confrontées et euh donc il y a effectivement ce problème de recrutement de plus en plus tardif et qu'il faudrait corriger et une manière de le corriger ce serait bah tout simplement d'avoir plus de postes et des postes qui euh un niveau sur lesquel les jeunes pourraient candidater justement parler des des maîtres de conférence c'est un exemple et et par ailleurs alors après donc maintenant ensuite du quand on a résolu ce problème de recrutement qui a un problème très difficile et bien il euh donc je vais peut-être revenir après sur ce modèle de réussite dont on a déjà beaucoup parlé ce recrutement tardif donc peu compatible avec une fille une vie de famille et puis il y a effectivement on parle de euh de règles contreproductives qui ont été mises en place pour que les femme soit plus visible qui consiste à dire bah oui chaque fois qu'il y a un jury de recrutement justement ou un jury de thèse on dit bah il faut qu'il y ait des femmes il faut qu'elles soient visiblebles donc ça c'est une bonne idée à priori mais du coup c'est du travail en plus du travail en plus par rapport au travail de recherche par rapport au travail d'enseignement souvent et du coup c'est enfin c'est quelque chose auquel on assiste c'est que les jeunes femmes qui ont la chance finalement d'être recruté et bien très vite elles en peuvent plus parce qu'elles sont submergées par donc un enseignement qu'elles doivent monter euh donc un laboratoire de recherche qu'ell doivent aussi démarrer et éventuellement une vie de famille en plus et c'est vrai qu'il y a eu un constat qui a été fait bah que il y a beaucoup de femmes qui finalement après avoir eu C chance inoui d'avoir un poste se disent ben non c'est plus possible et il y en a certaines qui qui arrêtent ou qui tombent malade et c'est vrai que c'est alors pas seulement des femmes d'ailleurs mais ce ce problème du du maître de conférence submergé c'est quelque chose qui est qui est euh qu'on ne mesure pas forcément sachant que par ailleurs on a un nombre d'étudiants de plus en plus important donc un un besoin de plus en plus important dans ce métier et qu'à côté de ça bah si vous avez le chiffre hein des en fonction du temps c'est des statistiques d'ailleurs données par le ministère ce nombre d'enseignants chercheurs a tendance à diminuer et en parallèle alors pour combler au déficit on nomme des des vacataire mais donc là c'est une situation qui est qui est très problématique et que je pense dans lequel en France on a pas bon qui est dénoncé mais dont à mon avis on ne parle pas suffisamment et euh alors maintenant je voudrais revenir effectivement donc à à euh bon parce qu'il faut bien conclure à un moment donc à à faire une conclusion sur ce manque d'attractivité c'est-à-dire donc on voit on voit apparaître que euh la qu'il y a un problème de de compatibilité entre une vie professionnelle et une vie de famille donc c'est pour ça qu'il faut éventuellement reculer les dates limites pour les [Musique] euh alors pour les qu'est-ce qu'on avait avec les les problèmes des conditions d'âge effectivement pour favoriser en fait les retards de carrière éventuellement qui qui ont dont les les femmes ont été victime éviter alors c'est vrai qu'il il y a eu une proposition C tempsci de faire des cheres juniors qui serait des postes plus prestigieux que les les postes donc de fonctionnaires on proposait aux jeunes parce que donc effectivement il y avait éventuellement la possibilité d'avoir un peu plus d'argent au départ d'avoir une carrière plus rapide mais qui sont finalement euh euh qui sont pas si compétitifes que ça au niveau international et qui se s'accompagne finalement du bon de d'alimenter le déficit des postes plus classiques pour les jeunes donc on qui nous semble pas très euh disons contreproductif il y a le problème de soutenir les jeunes parents alors ça ça concerne éventuellement les femmes mais aussi les hommes en en offrant finalement des des aides au début euh euh du retour euh dans la dans la vie professionnel après éventuellement un congé de maternité alors effectivement on peut euh ça peut se faire à différents niveaux il y a des universités qui proposeent des décharges d'enseignement et ça ça ça peut aider beaucoup euh pendant dans un certain temps en tout cas et et puis de façon générale il y a on valoriser le travail collectif parce que comme bon on l'a souligné un une découverte en en Scien ça peut c'est souvent présenté de avec un raccourci en disant c'est la découverte de Monsieur ou de Madame machin plus monsieur souvent d'ailleurs mais c'est c'est en fait la c'est un travail d'équipe où chacun a contribué avec des compétences complémentaires et ça c'est pas c'est vraiment pas assez valorisé mais et ça c'est il y a vraiment beaucoup de progrès à faire là-dessus et d'ailleurs c'est ça qui fait la beauté du métier c'est que c'est un métier c'est un métier d'équipe un métier où on avance des fois on recule et c'est c'est vraiment c'est ça qui fait le la beauté ça contribue à la beauté du métier et c'est dommage parce que c'est pas assez valorisé bon alors maintenant je vais peut-être conclure peut-être aussi sur un aspect dont on parle qui est le le le plafond de verre ce qu'on appelle le plafond de verre qui est donc on a vu les les donc on a vu ce problème de recrutement et puis on a vu aussi le problème des évolutions de carrière et c'est c'est quelque chose alors disons auquel sont confront les femmes d'autant plus d'ailleurs qu'elles sont dans disciplines qui sont les moins défavorisées c'est pour ça que là en discutant on s'est rendu compte que moi je vous ai donné peut-être une vision un peu plus de physicienne et qui s'appliquerait sans doute aux mathématiciennes les biologies elles sont beaucoup plus nombreuses mais pourquoi elles sont nombreuses c'est qu'au départ finalement au niveau des études ell souvent il y a une majorité de filles hein dans les dans les dans les études biologiques elle souffre beaucoup moins du déficit qu'on a mentionné pour les pour les mathématiques et la physique mais en fait donc déjà on a une perte déjà c'est qu'elles sont devienent de moins en moins nombreuses et là c'est flagrant c'est-à-dire quand on commence à aller vers les euh vers les niveaux de carrière un peu plus élevé elles disparaissent euh enfin ell elles sont de moins en moins nombreuses et ça c'est quelque chose dont souffr beaucoup nos collègues nos collègues biologistes et ça correspond finalement à à aussi dans certains cas des mauvaises ambiances de travail et de voilà donc je voudrais aussi parler de ça et donc en en conclusion donc on a vu ce ce problème des des femmes dans les dans le monde scientifique mais peut-être au-delà de ça on a on pourrait parler de bon des des que c'est bon parce que c'est le plus visible hein les femmes c'est quand même plus de 50 % de la population et bien on voit aussi des classes sociales qui sont beaucoup moins représentées on a un problème de des culturees aussi qui sont moins représentés donc un problème d'inclusion qui est très général dans les métiers scientifiques et c'est très dommage parce que c'est à partir de cette diversité que c'est que on devient plus cré qu'on pourrait imaginer d'être plus créatif et de faire des découvertes plus importantes bon voilà je pense que j'ai j'ai peut-être était trop longue voilà donc je voudrais vous remercier en tout cas de bien nous avoir écouté non non mais merci beaucoup pour cette présentation ce rapport alors effectivement vous aviez parlé de Paris Dauphine nous avions fait déjà l'année dernière une table ronde sur l'intelligence artificielle et les billets de gens et nous avions fait venir euh justement un universitaire de Paris Dauphine qui était venu déjà nous expliquer le décrochage en en CP je pense que c'est un un vrai sujet surtout quand on voit que quel que soit le lieu quel que soit le milieu ce décrochage se fait je note quand même un tout petit détail alors ça c'est un petit clin d'œil à mes collègues parce que nous avons récemment fait un rapport sur les familles monoparentales le décrochage un peu moins fort sur les familles monoparentales donc finalement quand il y a qu'un modèle féminin à la maison peut-être qu'on s'imagine un peu plus je n'en sais rien mais fallait trouver une raison positive par rapport à à notre rapport qui montrait que les femmes étaient plutôt des grandes victimes de ces familles monoparentales euh je vais laisser la parole à mes collègues rapporteur Marie-Pierre Monier a d'oré déjà demandé la parole et ensuite Lord D'cos merci merci madame la Présidente merci pour votre présentation de de ce rapport qui est éclairant eu je je vous cache pas que j'avais vu les écarts qu'il y avait entre fillees et garçons c'était sorti dans la presse et moi j'étais professeur de mathématiques enseignante second degré collège lycée et ça fait mal au cœur de voir qu'on en est là je retrouve malheureusement des sujets qui sont propres à notre situation de femme plafond de verre invisibilité biisd au stéréotype de genre dans tous les sujets qu'on peut étudier au sein de la délégation ce sont des choses qui reviennent tout le temps mais on va se reconcentrer je me posais la question je crois que c'est vous madame Bloche qui l'avez évoqué j'ai enseigné les maths en terminal A2 et je pense pense que en effet les études qui sont là elles sont récentes par rapport aux dernières réformes dans l'éducation nationale je suis convaincu je l'ai dit quand j'ai parlé tout à l'heure avec Madame brocher brocher je vois pas bien excusez-moi que que ça commence tôt et qu'il faut s'en occuper tôt parce que quand on arrive déjà en terminal c'est tard donc je pense en effet que le travail il est important au niveau des classes primaires et vous avez beaucoup insisté dans votre rapport de renforcer la formation scientifique initiale des profs je pense que c'est essentiel seulement pour cela si on enlève les mathématiques en première en terminal parce qu'au fond un professeur des écoles va de toute façon jusqu' mat enfin jusqu'en terminal et après continuer ça ne le fera pas et il faut le faire de façon obligatoire et pas optionnelle parce que sinon cette cette discipline ne sera pas prise il y a une réforme on a auditionné madame bornne qui est mardi et on le sait il y a une réforme qui est en cours sur la formation euh des des des profs donc je crois qu'il faut vraiment renforcer cette formation initiale en mathématique et en formation scientifique euh est-ce que vous avez un peu mis votre nez là-dedans sur ce les pistes qui pourraient y avoir pour justement arriver à ce que ça soit plus euh présent dans déjà la formation des des profs parce que c'est sûr que un prof de sciences ça a un impact sur les élèves quand on est prof on s'en rend compte ah ben vous vous savez madame cette année j'aime les mathématiques ben oui mais donc continue dedans mais la base c'est quand même les bases qui sont construites en premier degré et il faut qu'elles soit solide et qui est pas déjà un repoussoir vis-à-vis de ça euh vous avez beaucoup de recommandations qui mettent l'accent sur les bonnes pratique en mettre en œuvre dans le champ de la recherche publique dans votre rapport est-ce que vous avez également réfléchi à la façon dont le champ du privé pouvait être mis à contribution à travers par exemple des outils comme les critères d'attribution du crédit impô recherche ou les modalités d'attribution des conventions industrielles de formation de par la recherche qui permettent aux entreprises de bénéficier d'une aide financière pour recruter un jeune doctorant vous avez cité aussi comme bonne pratique la politique de cotas mise en œuvre par le CNRS dans votre rapport pour le cadre des promotions de directeur et directrices de recherche et vous tout à l'heure monsieur vous avez parlé quota mais non pas quota ça c'est toujours un sujet qui fait débat mais il y a pas besoin de quota ben la parité en politique en tout cas c'est y était pas on y serait pas donc c'est toujours la question et j'ai bien senti que c'était peut-être une discussion entre vous mais est-ce qu'il faudrait pas le généraliser et puis je ne peux pas conclure sans parler de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles vous avez raison je crois que c'est vous qui en avez parlé aussi ça touche tout tous les les P de la société ça doit pas être repoursoir c'est un état de fait c'est comment lutter contre ça et vous préconisez la mise en place de référents formés sur ces questions dans chaque laboratoire externe aux structures dont ils accompagnent les agents est-ce que vous vous avez une idée des viviers où on pourrait recruter euh ces référents merci euh bah n'importe ou sinon euh lors d'Arcos pose ces questions mais ça ça dépend si tu en a beaucoup on peut commencer bah répondez déjà à Marie-Pierre Monier ensuite on passerai l'ORD d'Arcos alors peut-être je peux parler de la première question autour de des maths au lycée la formation des profs donc effectivement on a en ce moment un groupe de travail qui sur l'école et la scolarité obligatoire et donc sur la sur dans les trois thèmes qui sont abordés donc l'idée c'est de faire des propositions de réforme pas pédagogique mais structurelle du système d'éducation et donc il y a trois thèmes principaux sur dans cette consultation qu'on fait en lien avec tout un T d'institution et euh et peut-être espère un jour aussi en lien avec les politiques oui mais là vous parlez de l'école et des élèves je crois que tu parlais de la formation des prof oui oui ça fait partie ça fait partie en fait qu'on il y a pas d'école son prof et donc voilà donc sur les sur l'école il y a trois thèmes il y a un thème justement autour de la gouvernance des établissement et le leur fonctionnement parenarial un thème autour de justement du métier de prof qu'est-ce qu'on met dedans euh est-ce que c'est juste la présence face aux élèves euh comment est-ce qu'on travaille ensemble comment est-ce qu'on les forme sur les compétences psychosociales donc il y a les questions de recrutement et de formation et d'accompagnement tout au long de la carrière des professeurs et voilà et après il y a un sujet sur l'inclusion mais en tout cas cette question de la formation est au cœur de du travail de ce groupe et après sur les peut-être je peux dire juste un mot sur les sur les quotas euh les quotas en fait euh dans les dans les peut-être fauses bonnes idées euh en fait on en est les les premiers euh les premiers victime en fait comme femme moi je suis dans donc je suis mathématicienne une communauté où je pense qu'on est un peu moins de 10 % comme prof ou directeur de recherche et donc depuis un certain nombre d'années pour pour aider quelque part la la représentation des femmes aujourd'hui dans tous les comités de recrutement les comités éditoriaux les comités pour faire des conférences on oblige à ce qu'il a des femmes mais concrètement bah ça veut dire qu'on travaille 10 fois plus que nos collègues hommes en tout cas 10 fois plus pour la communauté et donc le temps qui nous reste pour faire de la recherche et donc après pour produire des résultats faire de la science être des scientifiques et ben il est d'autant plus petit donc voilà je je pense que j'avais déjà dit ça quand j'ai reçu le Prix irè jolio cur il y a quelques années en 2012 et j'avais déjà expliqué à Laurent vé que ça me semblait être une très mauvaise idée mais en tout cas c'est une mauvaise idée qui continue et qui fait enfin voilà qui est c'est vraiment compliqué c'estàd qu'après soit on va chercher des femmes qui sont enfin temps en temps des choses qui sont aberrantes he je crois que j'ai déjà vu un comité de sélection on allait chercher des femmes absolument pas compétentes sur le sur le sujet de de sur lequel on en est recruté parce qu'il fallait mettre une femme et donc ça renforce aussi le syndrome de de le syndrome de l'imposteur et ça c'est très important c'està dire c'est plus de travail et puis on se retrouve dans des position où finalement ben on est là et on sait qu'on est là juste pour le quota donc je pense que c'est c'est vraiment à manier avec beaucoup de enfin voilà faire attention en fait c'est c'est pratique quand on a le vivier voilà on peut le faire quand on a le vivier de telle sorte qu'on n pas comme dans certains métiers 70 % de femmes mais que 20 % qui dirige par contre il faut avoir le vivier et c'est vrai qu'en science c'est pour ça qu'on s'intéresse autant au problème du cours préparatoire c'est1 c'est parce que tant qu'on n pas le vivier c'est vrai que ça vous pourrit la vie et de vouloir avoir des femmes au-delà du Vivier ça c'est c'est vraiment contreproductif si je peux juste rajouter un point sur cette question des des quotas enfin nous par exemple ça a été évoqué tout à l'heure le fait que la dernière campagne d'élection de l'Académie des Sciences on a eu 10 femmes élu sur 18 c'était une politique qui est une politique entre guillemets de de quota en amont mais pas en aval c'est-à-dire que l'effort qui est fait pendant un an et cetera pour faire remonter des noms de possibles membres de l'Académie est un effort qui est fait au niveau de toutes les sections et cetera mais on fait un travail pour inciter à à prendre conscience de faire remonter les noms et on impose que pour vous dire notre petite cuisine interne sur quatre noms proposés pour un poste il y est au moins une femme en tout cas s'il y a zéro femme c'est pas admissible normalement à la disons à la proposition on a la parité après l'élection fait ce qu'elle fait mais si on fait pas cette étape là la probabilité que zéro non remonte c'est exactement comme pour les grands prix comme pour les conférences internationales et cetera souvent c'est il y a une part qui est pas forcément de la mauvaise volonté c'est juste que on n pense pas parce que on a tendance à reproduire ce qu'on a vu ailleurs qui était déjà dans une mouvance qui était une mouvance un peu discriminante voilà mais c'est c'est assez différent du de de de la parité des juris qui qui consiste effectivement à faire une sur une surcharge parce que s'il y a un/ers de de femmes dans le vivier et qu'on demande qu'il a 50 % c'est évident qu'il y en a qui feront plus de boulot que d'autres tout à fait Lord D'cos merci alors merci infiniment euh mesdames et monessieurs les académiciens et je disais vraiment que c'était formidable de pouvoir commencer ce rapport en en posant en fait euh voilà ce constat malheureusement pas très très pas très optimiste mais euh on va avec vous essayer de trouver des en tout cas quelques leviers mais mais c'est important de de de poser ce constat pour commencer nore travaux euh pour c'est plutôt des des des quelques réflexions euh on parlait du professeur des écoles et je le disais à quelquesunes d'entre vous tout à l'heure ce qui est en plus un cercle vicieux c'est que les futurs professeurs des écoles n'auront peut-être plus les maths dans le Tron commun en terminal en première et terminale et donc elles onurt encore moins d'aétence à enseigner les mathématiques et les sciences quand elles deviendront professeur des écoles donc on sent en plus un danger euh et c'est pour ça qu' faud qu'on quand on on auditionnera des gens euh de la dgsco et du ministère d'éducation nationale il faudra prendre ça en compte pour pour les en effet les modules de formation de nos futurs professeurs euh dire aussi vous avez parlé la main à la patte on est allé les les voir il y a un mois à peu près euh je pense qu'on n jamais fait mieux en fait depuis euh depuis que euh voilà s cette équipe avec charpac on on l'ont monté on monter cette ce système et de la même façon je déplore que les fites de la science qui au départ c'est une très bonne idée sont devenus un entre soi moi je le vois bien sur le plateau de sa clé en fait il faudrait obliger chacun chacune des chacun des établissements scolaire à vraiment le faire et organiser quelque chose au sein des établissements plutôt que de voir exposer deux trois choses dans les établissements public scientifique traditionnel parce que au fond voilà on a loupé le coche aussi un peu de ce de de de cette fait qui aurait dû se justement enfin démocratiser la science euh et et la même façon euh pour la l'enseignement des mathématiques on peut être bloqué moi je Cédric vilani qui a été mon concurrent puis après très bonne ami si j'avais appris les mathématiques avec quelqu'un comme Cédric vani je pense que j'en serai pas là il y a aussi sûrement cette façon et vous l'avez dit dans les stéréotypes euh façon d'approcher les mathématiques et les sciences d'ailleurs on les appelle les sciences dures enfin c'est rien que le terme en fait hein est assez compliqué euh une autre approche vis-à-vis des des des des petites filles qui à mon avis auraient été différentes les modèles trop emblématiques c'était très intéressant ce que vous avez dit et euh de la même façon que vous avez vos ambassadrices par la Fondation l'uréal moi je on on les verra sûrement aussi lescordé de la réussite par l'École polytechnique de d'amener en effet plutôt des professeurs des anciens élèves pas forcément qui ont été médaillés d'or euh dans les lycées pour pour sensibiliser euh les euh les les les les jeunes à les jeunes filles au aux sciences je trouve intéressant parce que dans les modèles trop emblématiques ça peut être en effet impressionnant vous parlez bien sûr de mariecure mais plus proche de nous toutes les médailles d'or moi je je j'ai été à toute le remise des prix edit e quand on la voit c'est juste incroyable mais je note et ça m'a fait c'était très touchant pendant qu'elle recevait son prix en fait il y avait un film qui est passé et puis il y avait un monsieur qui était là en permanence sur les photos et sur le bah c'était son mari fait partie de son équipe mais enfin c'est elle qui était en qui est en qui est en en tête de pont et et son mari qui l'a accompagné dans ses différents postes à l'étranger et qui était derrière moi qui était super Fiè qu'elle qu'elle reçoive sa médaille d'or d'ailleurs je sais pas bon elle elle a même pas associé elle a juste remercié à la fin mais je trouvais ça marrant elle aurait pu l'inviter à venir sur le sur la scène avec elle et en fait je me suis dit que c'était une exception qui confirme la règle de de voir en effet une femme être mis en avant et être accompagné parce que vous avez beaucoup parlé les uns les autres l' l'accompagnement des familles de des nombres de postes à l'étranger où c'est très compliqué de d'emmener ces familles moi quand j'ai été rapporteur sur la loi LPR notamment les problèmes financiers ou quand vous êtes envoyé on vous donne une petite enveloppe déjà pas très grosse pour pouvoir vous installer rien pour vos enfants ou enfin pas grand-chose enfin je vois alors auocher de la tête on naccompagne pas forcément les familles pour pour vous accompagner en poste donc en province ou à l'étranger et donc ça je pense qu'il y a des choses à à à faire très importantes euh et puis dernière chose par contre madame boucha sur les cheres junior on a beaucoup poussé dans laalpr à à les créer c'est c'était au contraire pour faire revenir des femmes euh en grande partie des femmes parties à l'étranger parce que justement avec peut-être des situations plus avantageuses pour faire leur recherche qu'elles reviennent avec en effet des davantage par rapport aux autres statuts alors je sais que c'était compliqué parce que ça faisait une dichotomie en fait entre les différents statuts en plus là a priori le budget cette année rogne complètement sous cette partie là donc une fois de plus la loi de programmation là-dessus est également s'abordé mais les cher Junior avait quand même une appétence en petit nombre à faire revenir des femmes euh française pour qu'elles refassent leur leur recherche en et leur carrière en fr fr voilà donc c'est plutôt sur la tension était là maintenant je sais pas si c'était vraiment de ça qu'on avait le plus besoin très honnêtement très bien voilà donc moi c'est surtout sur la carrière qui m'aurait intéressé que vous puissiez un tout petit peu je vous voyais her la tête l'ORS qu'est-ce qu'on pourrait faire dans la carrière alors doctorante post-doctorante vous l'avez un peu effloré mais qu'est-ce qu'on pourrait faire pour vraiment essayer de de d'améliorer en fait c'est carrières scientifiques pour les femmes les attirer dans ces dans dans ces filières tout en pouvant conciller vie de famille vie professionnelle avec des carrières très longues qui forcément s'entrechoquent je juste faire une remarque c'est pas une réponse complète à votre question bien évidemment mais on s'intéresse aussi à des enfin les questions sont beaucoup liées à un moment à des notions d'évaluation en fait comment est-ce queon a des promotions comment est-ce qu'on a des recrutements et cetera et ça c'est lié à des critères et souvent ces critères là sont des critères qui sont liés à un modèle qui est un modèle qui peut devenir discriminant donc on a un autre comité qui qui réfléchit qui va bientôt sortir un rapport là sur les questions d'évaluation en particulier à l'heure de la science ouverte mais dans lesquell effectivement il y a des recommandations qui tendent à dire que il faut trouver dans des critères des faç d'évaluer qui ne sont pas forcément des façons comme l'évoquait Hélène qui mettent plus en valeur quelqu'un qui a changé tous les 6 mois de laboratoire en allant à l'étranger et cetera ou bien qu'on fasse une logique comptable de combien d'acceptation d'invitations à des conférences à l'autre bout du monde et cetera donc c'est un un des éléments c'est un élément qui peut être une façon de de prendre en compte une diversité de ce qui peut faire le la qualité du d'un travail scientifique ouvrant droit à des promotion et autres qui et qui prennent en compte alors bon il y avait aussi l'allongement des des des par rapport à l'âge de de candidature et cetera mais disons r réfléchir au blocages qui peuvent exister du côté de l'évaluation est aussi est une des pistes sans doute qu'il faut qu'il faut é peut-être pour ajouter quelque chose sur cette évaluation aujourd'hui on a une évaluation dans les métiers de la recherche et qui pose problème pas que pour les questions de genre qui est extrêmement individuel quand on remet un prix Onet un prix à quelqu'un voilà on est un peu dans un star système et je pense que ça c'est un c'est d'abord c'est ça pénalise plutôt les femmes je pense qu'il travaillent de façon plus collective en moyenne he ça il y a pas de il y a pas de règles absolu mais voilà et je pense que c'est mauvais pour le système tout court parce que aujourd'hui on on est dans on produit de plus en plus on et voilà et on on réfléchit moins à ce qui fait vraiment avancer la science comme un patrimoine je dirais collectif donc je pense que dans cette question de l'évaluation et je pense que c'est pas totalement en tout cas dans ce que je peux voir autour de moi en math je pense que les les femmes travaillent de façon plus collective que que les hommes et donc voilà je pense que c'est quelque chose qui est important dans dans l'évaluation on a parlé aussi tout à l'heure des concours moi je fais passer les concours d'entrée dans les grandes écoles pendant pendant plusieurs années je pense que là aussi il a dans l'évaluation à ses concours il y a il y a une un vrai biais c'estàdire que souvent on voit que les filles ne répondent pas si elles sont pas sûres de la réponse donc évidemment mettre des points quand il y a rien c'est compliqué c'est compliqué de enfin on peut mettre que zéro en fait si si s'il y a rien alors que un garçon hésitera beaucoup moins à lancer plein de trucs même s'il y en a moiti qui sont faux mais on voilà on va pouvoir donc voilà je pense que dans tous ces comportements qui sont et je pense c'est important en fait de de voir que ces tout à l'heure on a parlé aussi de déplacement à l'étranger quelque part à la fois j'entends ce que vous dites et en même temps quelque part ça devrait être complètement symétrique entre les hommes et les femmes partir avec sa famille avec quand on est un homme ou partir avec sa famille quand on est une femme ça devrait pas être différent et donc en fait c'est lié à des représentations sociales qui sont pas spécifiques je dirais au au aux sciences enfin je ve dire moi je suis parti à l'étranger mon mari m'a suivi tout le monde lui a dit mais tu tu était dingue de suivre sa femme euh et donc je pense que c'est important en fait c'est si si tu ton boulot et que et que elle te lâche comment tu vas faire on pose jamais sa question ces questions là à à un homme qui s'en va en fait donc dans même sens oui mais du coup en fait c'est c'est c'est c'est c'est finalement des choses qui sont externes à la à la communauté de recherche qui sont plus des représentations sociales pas spécifiquement lié à la science le le micro parce qu'on est filmé tu sais ou madame bloc je voulais revenir sur des des des choses qui ont été remarquées par ex c'est c'est justement de même que les femmes répondent pas quand elles savent pas ou n'essayent pas elles s'autocensurent beaucoup on a besoin d'être parfaite avant on a besoin d'être presque sûr d'être promu avant de de candidater et d'ailleurs quand on regarde une fois qu'elle elle candidate elle sont promus autant ou même plus que les hommes enfin par exemple pour le passage Dr NRS donc voilà il faut vraiment essayer de pousser les femmes à postuler à essayer de de candidater à des prix ou enfin pas des prix à des contrats de recherche et cetera de prendre des responsabilités parce que finalement une fois qu'elle postule elle enfin les voilà les retards de carrière sont parfois liés à de la de l'autocensure moi je voudrais revenir sur la la vulnérabilité à certains moments des carrières scientifiques en particulier quand on est un étudiant en thèse on a une relation très particulière avec son responsable de test qui autrefois pouvait devenir vraiment un binôme complètement isolé du reste du monde et pouvait donner lieu à de la maltraitance et à des harcèlements de toutes formes et donc ça je pense qu'il y a eu beaucoup d'efforts mais peut-être que ça peut être encore amélioré par exemple en introduisant des suivis de thèse des suivis de thèse des comités de suivi qui sont fait de personnees extérieur et avec un moment très important où l'étudiant ou l'étudiante parle seul avec son son comité de suivi et en fait ça aide pas mal à à débloquer des situations mais ça peut être encore je pense amélioré pour que ces moments où on peut subir vraiment trop de de hiérarchie et en en sol dans une solution de une situation de solitude peuvent être un petit peu débloqué je voudrais dire aussi qu'un autre moment qui est un petit peu particulier dans les carrières scientifiques donc c'est les conférences donc il y a plusieurs choses qui sont faites d'abord c'est de donc il y a par exemple la la Société Française de Physique qui a fait une charte qui concerne en particulier les conférences où les les conférences ne sont pas soutenu financièrement par la SFP sil y a pas un nombre minimum de femmes qui sont invitées enfin voilà c'est on s'engage à des invisibilités les scientifiques en les invitant euh et on encourage les hommes aussi à ne pas accepter une invitation s'il y a pas un nombre raisonnable de femmes qui vont s'exprimer dans la conférence et ça il y a des collègues qui le font euh la deuxième chose c'est qu'il y a des situations qui sont parfois un peu compliquées dans les conférences c'est les moments où il y a les sessions postères les dîner de conférenceces des moments où il y a de l'alcool et puis euh voilà des rencontres un petit peu plus informelles entre les différentes personnes qui sont qui participent à cette conférence et il y a pas mal de conférences maintenant qui euh font attention à cette situation là qui mentionne qu'il y a des référents que si des gens se sentent en insécurité euh ils puissent euh contacter des personnes moi je suis allée dans une conférence où j'ai rencontré ça pour la première fois j'ai trouvé ça formidable et euh je pense que ça devrait se généraliser pour éviter de mettre les gens en situation un petit peu dangereus euh voilà avec des rôles hiérarchiques qui peuvent faire qu'on n'ose pas dire euh laissez-moi tranquille parce que finalement quand on va en conférence on y va pour son travail on y va pour apprendre pour montrer ses travaux pas pour se faire embêter j'ai une demande de parole de maridochliman Joceline Antoine ensuite non et ensuite ce sera Gilbert Favre alors mes priorités non mais vas-y marido et ensuite Joseline Antoine en tant que rapporteur et ensuite on passera résulat bonjour madamees monsieurs les académiciens c'est pour nous un privilège de vous entendre en démarrant ces ces études et ces auditions nous avons appris beaucoup de choses et beaucoup de choses ont ont déjà été dites par mes collègues donc je vais essayer d'éviter de de répéter euh néanmoins mon propos portera sur trois points le premier concerne la question de de l'orientation et de la formation ensuite le déroulement de carrière qui m'a aussi interpellé dans vos interventions et puis après un petit propos sur le la question des quotas euh alors beaucoup de choses ont été dites euh et et beaucoup de souvent sur la question de enfin pour illustrer le la la spirale vicieuse qui se construit autour de cette problématique euh qui nous réunit aujourd'hui et notamment l'idée que les les filles les petites filles les filles os moins euh sorienté vers des des études scientifiques dures euh voilà avec des degrés donc on forme moins de scientifiques féminines ensuite on on a moins de chercheuses dans ces disciplines ensuite moins de professionnels et donc moins de femmes chercheuses qui s'illustre et donc finalement bah le serpent se mort la queue et on a envie de se dire par par quel bout on prend l'affaire en fait je pense qu'il faut peut-être le prendre par tous les bouts comme ça au moins ça règle le problème alors vous avez aussi beaucoup évoqué et je me suis vraiment enfin je vous rejoins sur l'idée de l'autoassignation des femmes mais la ation tout court des femmes dans certaines fonctions dans certains rôles et on voit que la problématique qu'on qu'on dont on discute aujourd'hui elle en fait elle exacerbe tout ce dont on parle dans le cadre de nos travaux de la délégation au droits des femmes toutes les questions de oser y aller avoir confiance en soi l'estime qu'on qu'on se porte le regard de l'autre le regard qu'on porte sur soi et sa capacité à aller plus loin et à se dire non c'est pas pour moi c'est pour un un homme et cetera et cetera et on on se rend compte que dans les disciplines que vous avez choisi dans la carrière et dans les passions que vous vous êtes que vous êtes accordé ben c'est encore plus dur enfin c'est encore plus c'est plus saillant c'est il y a plus de de cette problématique est encore plus forte sur l'orientation euh c'est vrai qu'il faut le faire le plus tôt possible et sans doute commencer dès les classes primaires parce qu'ensuite c'est un peu trop tard et alors vous vous soulligz dans votre rapport l'importance des rôles modèles pour que les jeunes filles s'orientent le plusut tôt possible vers les carrières scientifique et vous avez mentionné je crois le programme for girls in science qui a apporté des des résultats importants on a évoqué aussi et ma collègue Marie-Pierre Monier je crois a évoqué la question de la formation puisqu'elle connaît bien ce sujet la formation sans doute la connaissance et la formation sans doute lacunaire des professeurs des écoles en matière dans les disciplines scientifiques comment on peut y remédier est-ce que vous pensez que la proposition du Conseil d'analyse économique la proposition récente qui serait de faire intervenir des brigades d'enseignantes spécialisées dans les matières scientifiques le plus tôt possible et dès l'école primaire pour pouvoir faire la promotion des matières scientifiques dans les écoles pour être intéressante parce que à côté du fait qu'il faut sans doute renforcer l'enseignement des matières scientifiques chez les professeurs des écoles est-ce que est-ce qu'on pourrait aller sur les deux idées en même temps pour pouvoir justement faciliter la meilleure connaissance et la meilleure orientation des petites filles vers les matières scientifiques et pourquoi ne pas continuer tout le long de de la de de de de de la scolarité ce type d'intervention parce que je pense que il y a sans doute des étapes dans la vie où on peut être réceptif c'est sans doute aussi une question de maturité maturité intellectuelle je pense mais aussi maturité tout court et donc on peut peut-être en CP ou en CE1 être pas réceptif du tout et puis être déclenché en 6e parce qu'on a vu un film parce qu'on a rencontré une personnalité et donc je pense que la continuité de l'intervention est importante pas juste à un moment alors je sais ça coûte de l'argent et c'est aussi un problème mais voilà je voulais souligner cet aspect vous avez évoqué la question des carrières et plus particulièrement les difficultés que rencontrent les femmes alors les au niveau du des doctorantes des post doctorantes des chercheuses à pouvoir concilier les contraintes liées à ses métiers à leur métier avec une vie familiale je pense que c'est important effectivement de de donner plus de possibilités euh à des à des femmes chercheuses ou des femmes qui ont cette double carrière de s'épanouir et de ne pas abandonner je ne sais plus qui en a parlé mais je trouve que c'est capital parce qu'effectivement euh je pense qu'en tant que femme on on peut à un moment faire un un arbitrage défavorable en faveur de sa carrière en se disant bah non on va consacrer plus de temps à sa vie de famille plus de temps à l'éducation d'un enfant plus de temps aussi à la prise en charge d'un enfant qui a des besoins spécifiques notamment le handicap et à ce moment-là peut-être mettre de côté sa carrière pour privilégier ce temps familial alors il y a des propositions sur la table qui visent à se dire on va privilégier donner plus de place par exemple au congé de paternité pour permettre aux femmes de se donner plus de temps pour pour leur carrière je pense que ça fonctionne pas toujours ainsi parce que on a vu que le congé de paternité n'était pas toujours pris euh et en tout cas ça fonctionnait pas nécessairement donc je voudrais connaître votre avis sur cette cette proposition qui est sur la table de savoir est-ce qu'on ass signe davantage est-ce qu'on oblige les hommes à prendre ces temps pour permettre aux femmes euh de de s'accomplir professionnellement davantage dans vos dans vos disciplines euh et est-ce que finalement il y aura pas des biais et enfin le dernier point qui concerne euh oui le quota sur les quotas je voulais dire aussi effectivement il y a les deux aspects et parfois on se dit que c'est une mauvaise idée parce que finalement euh il y a les limites de de de de de la politique de discrimination positive donc où est-ce qu'on met le curseur voilà j'étais un peu longue je m'en excuse jeline Antoine les deux questions ensuite vous répondrez ensuite ce sera Gilbert Favot je vais vous le faire en minutes 2 minutes chrono montre en main comme comme comme comme dans l'hémicycle voilà je vous en prie prenez vot d'abord merci beaucoup donc je pour ce rapport que nous avons dont nous avons pris connaissance avec grande attention donc j'avais préparé une série de questions mais elles ont toutes été balayé donc je vais pas vous les refaire j'avais deux points sur lesquels je je voulais avoir un peu d'éléments vous avez présenté un une phographie du phénomène de décrochage par rapport aux différents contextes sociaux familiaux et vous avez mis dans l'intitulé territoriaux mais je n'ai pas vu de différenciation territoriale c'està-dire à savoir est-ce que dans les campagnes moi je suissu enfin je suis élu d'une d'un territoire de grande ruralité on va direin je suis de la en fait on n pas mis le le le graphique mais il est dans ce rapport de l'université par Dauphine non pas dans le notre dans parce que celui làdedans j'ai pas vu non plus c'est ces graphiques là sont sont issu des du rapport de la chair de Dauphine à partir des chiffres de laad et il y a aussi une étude il y a aussi une carte et qui montre qu'il y a pas de il y a pas de donc ma question c'était que les territoires ruraux sont pareils est-ce qu'on peut avoir ce document parce que c'est effectivement un point d'achopement de se poser la question moi je travaille sur ces questionsl avec l'Université de Loren puisque je suis dans l'université de Loren et donc il y a un TER enfin des territoires extrêmement ruruxx par dans le Grand Est et euh effectivement on a aussi on a dès le départ euh que ce soit fille ou garçon qui déjà qui décroche pour faire des études surpérieur hein c'est qu'on a un nombre très limité de bâeliers qui vont aller au-delà de bac plus quelque chose déjà que ça soit dans les sciences ou autre chose c'est encore plus prégnant dans les sciences y compris pour les garçons donc je voulais savoir si on avait des données là-dessus parce que je pense que c'est intéressant parce qu'il faut qu'on y travaille vraiment voilà donc ça c'était une première c'est plus une demande qu'une question et puis vous avez euh comparé euh présenter un tableau comparatif par rapport à notre positionnement par rapport aux autres pays de l' CDE et on se rend compte que en fait c'est un peu partout pareil euh est-ce qu'il y a des actions qui sont menées entre autres au niveau européen pour étudier cette question puisqueon voit qu'on est quand même plus ou moins logé à la même enseigne la problématique semble être prégnante et identique suivant les dans tous les pays de l'OCDE donc je voulais savoir s'il y avait un travail commun qui été fait euh entre les différentes académies et les différents scientifiques du monde pour savoir si effectivement cette question là du décrochage des filles dans les science était un sujet qu'on qu'on traiter également de manière internationale voilà j'ai deux questions ça très bien du coup je propose quand même à Gilbert Favre de poser tout de suite ces questions et comme ça vous répondrez et conclurez en même temps puisque le temps passe et bien évidemment nos invités de de tout ce qu'elle nous nous apprenneent ce matin mais vous dire que je passerai rapidement sur les stéréotypes familiaux voire sociétaux euh parce qu'effectivement bon malheureusement sera difficile à évacuer je je je voudrais aller plus plus précisément sur une situation que je connais pour avoir eu l'opportunité de pariner une jeune fille qui actuellement est en terminal et et et qui se cherche un petit peu j'ai été très étonné lorsqu'elle m'a dit l'autre jour à l'occasion d'une rencontre que euh parcours sup lui avait suggéré d'aller sur une école où elle avait la le plus de chance d'obtenir un droit d'entrée sans lui alors qu'elle est apparemment très très bonne en mathématiqu sans lui suggérer euh une école ou un concours particulier euh je trouve que c'est lamentable parce que bon si elle devait avoir l'opportunité d'entrer dans une école supérieure je crois que c'est mieux que l'université ordinaire et euh je je j'aurais moi mais je vais vous poser la question plutôt tendance à lui suggérer les concours mais bon elle est d'une famille modeste d'agriculteurs et je pense qu'il y aura des réticences dans la famille euh que comment voyez-vous ce ce cas d'espèce qui que je vous soumets à vous maintenant et pour vos réponses et votre conclusion ouais non sur l'ensemble hein vous commencez par peut-être par marido hashliman les différentes je sais pas si vous les aviez noté moi je bien peut-être parler juste de ces questions justement autour de l'ambition scolaire et et de peut-être de de parcours sup donc sur pour la question en CP sur le décrochage il y a pas de différence entre le milieu les milieux ruraux et les milieux plus urbains ni entre d'ailleurs des milieux plus de REP plus c'est même plutôt mieux en fait c'est c'est le seul endroit où les filles décrochent le moins finalement c'est en r plus euh voilà par contre effectivement si on regarde au collège euh effectivement l'ambition scolaire décroche beaucoup en milieu rural et encore plus chez les filles donc là je je discute avec le préfet de la haute zone il y a pas longtemps c'est presque 15 points d'écart entre les filles et les garçons à l'issue de la 3è voilà pour quelques chiffres nous avions fait un rapport femme et ruralité où effectivement on mettait ça en évidence sur le problème de l'ambition scolaire et la différence entre les filles et les garçons voilà et après pour parcours sup je je suis étonnée que parcours sup qu'un qu'un logiciel puisse aider à faire de l'orientation sans connaître les gens et sans euh voilà après que les familles soient pousse moins les filles je pense que ça c'est une réalité aussi en fait que les que les familles et particulièrement les familles de milieu plus modeste poussent moins les filles ça c'est voilà et puis peut-être juste une dernière chose et après je laisse la parole sur l'histoire des congés de paternité je suis pas sûr que les congés de paternité aujourd'hui ils sont pris essentiellement pendant le congé maternité donc ça va pas tellement libérer je pense les les les femmes de leur responsabilités et je pense que même quand bien même il seraiit au bout et je sais pas il dure 2 mois au bout en fait ce qui me semble en fait grignoter un petit peu plus sur le sur la capacité à travailler c'est quand les enfants sont petits qu'ils sont malades qu'il faut s'arrêter qu'il faut c'est c'est pas c'est pas seulement une période limitée quelque part une période limitée 2 mois ou 3 mois on s'arrête je veux dire on ça arrive aussi de partir en vacances en général c'est moins de 3 mois mais mais euh mais mais je veux dire on peut s'arrêter et s'y remettre ce qui est difficile je trouve dans un métier comme la recherche c'est de de le faire en en en petit bout en fait et ça c'est très vraiment très compliqué je pense c'est un métier pour lequel on a besoin de pouvoir avoir des grandes plages de de tranquillité des grandes plages où on perd son temps à rien faire et ça c'est c'est c'est pas du tout quelque chose qui est admis dans dans le monde dans lequel on vit et et voilà et je pense que c'est là finalement que que quand on a des petits enfants c'est le plus compliqué c'està dire c'est quand il faut penser à à 10000 autres choses c'est c'est c'est voilà c'est c'est plus cette cette occupation de la test cette charge mentale et puis effectivement de d'aller chez le médecin chez voilà le rendez-vous à l'école voilà après là encore encore une fois je pense que cette charge mentale peut très bien être partagé c'est une question de c'est une question sociétale voilà je m'arrête et peut-être juste puisqueaprès ça sera la conclusion et qu'après je je je je vais je vais m'arrêter de parler je voulais juste dire deux choses qui sont pas liées aux questions la première c'est que que on a beaucoup parlé des carrières des femmes en sciences sous la sous l'aspect de dire finalement est-ce que c'est un un droit pour les femmes comment est-ce qu'on y accède et je voudrais retourner aussi la question ça étit tout à l'heure évoqué un tout petit peu par Hélène en disant en fait non seulement c'est un droit à titre individuel mais à titre collectif c'est important qu'il y ait des femmes et c'est important qu'il y ait de la diversité le monde de la recherche a besoin en fait d'avoir des femmes comme il a besoin d'avoir des gens qui sont formés avec des formations différentes donc c'est c'est pas juste c'est pas juste une question de est-ce que on a les mêmes droits ou pas que les hommes c'est aussi une question que le milieu de la recherche a besoin d'avoir des femmes des gens qui ont d'autres formations que les écoles d'ingénieurs et les classes prépa des gens qui viennent de milieux culturel différents hél l'a dit mais je pense que voilà c'est important de poser de poser de poser ce cette question aussi sous cet angle là je pense en particulier pour des institutions de l'État c'est c'est un un c'est c'est c'est une question de l'ordre collectif c'est pas juste l'ordre du choix individuel et peut-être pour finir et je sais que c'est politiquement pas correct mais je suis très étonnée que dans une une commission qui s'occupe d'égalité et bien il est essentiellement que des femmes je pense que c'est c'est c'est pas une bonne chose oui il y en a un mais je je pense que je pense qu'en fait on peut pas parler d'égalité homm femme et ça va pas être que le problème des femmes en fait on essaie de faire venir des hommes hein on narrête pas hein oui ça veut dire que ça veut dire qu'il considèent que c'est pas leur problème et ça c'est très embêtant en fait rassurez-vous au sén on est un tiers de femmes mais il y a beaucoup d'hommes et pour voter les textes qui vont donner il faut qu'ils s'impliqu et qu'il se mettent sur le sujet merci ces messieurs d'être avec nous moi oui parce qu'il y avait il y a si Madame boucha qui veut parler non mais allez-y je vous en prie je voulais juste dire et sur l'international aussi n'oubliez pas de répond sol voilà très bien une solution qui a enfin une notion qui a qui peut régler quand même beaucoup de choses c'est la notion de travail d'équipe qui peut être plus attirante pour les femmes et qui peut aussi permettre de d'aider dans les moments où on est très occupé avec des petits enfants ou avec des enfants malades ou avec un congé de maternité si on est dans une équipe et ben c'est les collègues peuvent assurer la continuité continuer à encadrer les étudiants et ça permet de répartir beaucoup mieux les les tâches donc je pense que ça peut avoir vraiment aussi une implication sur les retards de carrièreéventuellement des femmes et sur la la meilleure distribution de enfin de la meilleure égalité dans l'évolution après ce que je voudrais dire c'est que le mot science dure en fait je viens juste aujourd'hui de réaliser que dur ça peut être considéré comme le le contraire de voilà un synonyme de avec facile comme opposé alors que dans quand on dit science dure c'est par opposition à science mol qui est tout aussi dure en fait au niveau difficulté donc peut-être qu'on devrait changer ce mot parce que c'est je sais ça va pas du tout voilà donc c'est c'est il y a une confusion sur le la signification du mot dur nous on parle de matière et de matière voilà oui alors moi je voulais peut-être parler un petit peu de de l'Europe parce que c'est vrai que bah on est vraiment inclu dans dans un de plus en plus et je pense que ça va même se se développer enfin j'espère on est vraiment dans dans dans un milieu européen surtout au niveau de la science la science est extrêmement européenne on a beaucoup de collaboration européennees et là euh bon moi je je je trouve intéressant justement de de faire des des comparaisons en particulier par rapport au pays nordiques parce que les pays nordiques sont très en avance en tout cas pour l'inclusion au niveau de la politique on l'a vu enfin les les bon même au niveau du du travail des femmes et en fait au niveau au niveau des alors au niveau des sciences ils ont en fait aussi un gros problème et surtout dans les fameuses sciences alors exacte ou bon enfin physique mathématique en tout cas et bien euh ils en ont euh donc ils en ont très très peu et euh alors j'en ai discuté avec mais M mais ça les ennuie parce que bon ils ont une culture en particul ils ont une une culture beaucoup plus en avance que nous en particulier là sur les congé de paternité moi et bien donc c'est assez commun qu'on voit des des hommes dans dans ces pays-là prendre 1 an ou de de se mettent à mi-temp pendant 1 an pour s'occuper de leurs enfants je trouve ça remarquable et ça les empêche pas d'avoir des contrats européens d'avoir une grosse reconnaissance internationale donc c'est c'est des exemples de ce point de vue là mais alors par contre au niveau du recrutement c'est une catastrophe il recrute pas au niveau alors là juste et alors ce qu'il disent c'est vrai que c'est en fait ils ont c'est quand même des gens assez organisés donc quand ils recrutent quelqu'un ils ont ce qu'on appellerait en France peut-être une fiche de poste qui bon je sais pas c'est un peu des maintenant enfin ça dépend dans notre milieu ça se fait pas trop au niveau académique et voilà donc il faut faudra faire c faudra faire ça et cetera et c'est un peu effrayant et il paraît que les hommes le lissent pas donc c'est pas grave pour eux mais que les femmes le lisent et alors là disent bah non non non je pourrais pas faire ça c'est pas possible et donc il y a de l'autocensure qui se fait déjà qui se fait très fort à ce niveau-là et c'est vrai que ils ont aussi constaté qu'ils avaient donc alors eux ils avaient des donc c'était finalement la manière dont se constituent les les groupes de enfin la recherche c'est qu'on est alors on a un poste très très tardivement c'est-à-dire avant d'être professeur et bien on est l'équivalent chez nous du du bon du maîre de confre qui bon qui est pas qui est un poste difficile mais quand même qui est un poste permanent ils ont ils sont donc ils ont des postdoc à rallonge ils ont pas vraiment ce qu'on appellerait un poste permanent et ils ont changé un peu ça en mettant des postes un peu alors c'est ce qu'on appelle les er track he qui sont pas tout à fait des postes permanents mais qui sont déjà un petit progrès par rapport à ce qu'ils avaient avant et déjà donc ça leur a permis de de recruter plus de femmes et de recruter aussi plus dans la diversité c'est-à-dire que il il recrutent dans l'Europe ben on voit des des Espagnols dans en Finlande enfin on voit voilà une une diversité intéressante euh qui qui apparaît et euh donc c'est donc mais on voit bien qu'il y a quand même quelque chose de spécifique à euh à à ses carrières scientifiques et à cette idée que pour être sûr comme c'est des quand même des posts très compétitifs l'idée d'avoir aussi eu une carrière longue précaire ça permet de jauger en fait bah c'est des dossiers qui sont plus consistant d'avoir une idée de la peut-être de la tenacité de la personne parce qu'elle tient bon elle a fait tous ses po enfin je sais pas c'est critère de sélection quand même et ça devient enfin c'est c'est vraiment c'est une fuite en avant qui est devenue problématique et dont il souffre même dans ces pays très inclusifs et alors il y a le cas de l'Allemagne est intéressant parce que le cas de l'Allemagne on est parti d'une situation où les femmes étaient à la maison hein où elle bon et ça bon ça et donc ça ça a beaucoup évoluer il y avait le concept de la de la mère corbeau si elle quittait si elle prenait un travail ben c'était très mal c'est qu'elle aimait pas ses enfants heureusement ça ça bouge et là en fait a bon les les universités comment ça vraiment ça devient critère pour en fait les les universités sont un peu en compétition là elles ont des et en fait donc elle présente des projets où la le le fait c'est vraiment pris comme un critère important le d'avoir des femmes d'organiser même des crèches à l'intérieur du diversité enfin ça devient quelque chose de de très important ça bouge tout doucement un petit et la raison pour laquelle ça bouge je crois qu'ils ont un modèle qui qui est qui reste quand même très ben ils ont le modèle du her professor où il y a effectivement un un concept de recherche très pyramidale alors il y a des femmes qui s'adaptent tout à fait à ce modèle là c'est mais euh est-ce que c'est le bon modèle euh voilà c'est c'est et ça concerne à la fois finalement les les femmes et les hommes c'est-à-dire quel quel bon modèle pour la recherche euh c'est alors il y a je crois on doit on doit vraiment se se poser la question il y a le cas du Portugal qui est très intéressant il paraît que à l'université il y a effectivement il y a pratiquement la parité dans les études scientifiques alors je sais pas s'il y a suffisamment de recul pour voir comment ça ça va est-ce qu'il y aura aussi un plafond de verre sans doute mais exuse le Portugal et donc c'est intéressant de voir cette diversité au niveau de l'Europe et alors ce que justement il y avait cette étude de Monsieur Jin là de vous avez reçu je crois enfin de Dauphine qui lui fait la remarque en fait la la parité en science c'est de moins en moins bonne dès qu'on va dans des pays les les plus riches au niveau de l'OCDE donc et où du coup on a beaucoup plus de liberté de choix aussi et et en fait du coup le B s'exerce plus facilement oui c'est ça oui c'est c'est exactement j'ai peur qu'il un autre critère c'est que en fait les il y a plus de femmes dans le milieu universitaire dans les pays où les métiers universitaires sont les moins reconnus socialement aussi oui oui les salaires sont les plus bas aussi si vous voulez faire rentrer alors oui plaisanterie c'est si vous voulez faire rentrer des femmes baisser les salaires mais ça me paraît pas être une bonne idée pour les femmes merci et et peut-être très rapidement vous citiez ce projet de de brigade d'enseignants spécifique en d'enseignement scientifique alors pardonnez mon ignorance j'étais pas du tout au courant de de cette proposition mais ça semble intéressant finalement en parallèle de de sauf si c'est que des hommes effectivement il c'est c'est peut-être un dispositif à explorer et effectivement pour compléter cette en tout cas pasalier à ce manque de Paser ce manque de formation scientifique des des enseignants du du primaire oui c'était ce que ce que je voulais remarquer parce qu'il y a question de temporalité et de pragmatisme parce que je pense que tous les efforts qu'on peut faire pour espérer améliorer la formation et cetera dans le meilleur des mondes ça portera ses fruits dans un certain nombre d'années donc ça n'empêche pas que justement il y a des mesures c'est un peu comme les passages obligés qu'on a évoqué par rapport à des formes de cotas différentes ou je ne sais quoi mais qui sont peut-être des points de de passage obligé comme déclencheur pour aider à prendre conscience de choses et à faire que des choses se passent avec l'idée que ce qu'il faut bon dans un monde idéal je veux dire dans quelques années il faudrait qu'il y ait plus de prix ireng jolcurie hein il faudrait qu'il y ait plus de de de prix spécifique ou Deo cononnaissance parce que la question se poserait plus mais on en est pas là donc entre-temps effectivement si ça peut aider à à à lancer les dispositifs enfin et la prise de conscience c'est certainement une bonne chose écoutez vraiment je vous remercie mais en conclusion justement sur vivier cota en fait il y a un moment où le cota est nécessaire pour imposer que on fasse les chos comme il faut pour avoir le vivier moi je pense effectivement j'étais intervenu chez chez SYTEC entre autres donc qui est le syndicat des de des bureaux d'études et donc on leur impose par la loi d'avoir aujourd'hui 40 pour de femmes dans les comités exécutifs et sauf que le président de Satec me dit ah oui mais on cherche des directeurs femmes et donc je lui ai recommander de chercher des directrices c'est que si on n pas en tête qu'on cherche des femmes on a plus de mal à les trouver parce que c'est pas le même modèle qu'on cherche et donc et quand on est obligé en tant qu'entreprise à avoir des femmes et ben du coup on est obligé de regarder dans son vivier parce que parfois on en a he je vous parle de quand on parle de la haute fonction publique un ministère comme le Ministère de la Santé qui a 73 % de femmes arrive pas à trouver de quoi faire 40 % dans les directions donc on voit bien que là aussi il faut aller les chercher parce que de toute façon aujourd'hui c'est vraiment un problème culturel on va pas aller se proposer de façon naturelle alors certaines vont le faire mais on voit bien que le gros travers c'est qu'on va pas y aller d'où ce ce que vous avez fait pour pouvoir effectivement nommer plus de femmes à l'Académie des Sciences elles existent en réalité mais si on va pas les chercher on on ne les voit pas donc c'est pour ça qu'il faut effectivement faire ce travail avoir ses rôle modè et puis et puis il faut qu' on travaille un peu sur nous on est d'accord aussi hein pour oser s'affirmer et dire que oui oui on est capable parce que de toute façon et là je vous rejoins on peut pas penser un monde avec simplement 50 % de sa population donc la diversité et la parité sont importants pour qu'on construise ensemble quelque chose qui convienent à tous et euh donc voilà donc je vous remercie c'était le lancement de ce travail femmes et sciences que nous allons mener nous allons je pense réitionner même si on l'avait entendu mais c'était dans le cadre de de l'intelligence artificielle euh l'université de Dauphine parce que je crois qu'effectivement il faut aussi qu'on travaille bien sur qu'est-ce qui se passe au moment de ce cours préparatoire pour pouvoir faire que bah on on se repose ces questions au moment de la terminale déjà on aura réussi quelque chose et je suis sûre que ce travail va être un travail absolument passionnant donc merci à tous voilà la vidéo peut se couper
Dominique Verien