30 après sa suppression, rétablir le service militaire ?
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Est-ce qu'on nous prépare en France aux risques très sérieux d'une guerre ?
- 3:01OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on avait perdu cette conscience qu'il fallait se préparer à la guerre depuis 30 ans ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que notre armée actuelle n'est pas prête à faire la guerre ?
- 7:50OuverteRéponse directe
Combien de temps il faut pour former un militaire opérationnel ?
- 11:02OuverteRéponse directe
Quelle forme va prendre ce nouveau service militaire ?
- 14:06OuverteRéponse directe
Est-ce que 2 milliards d'euros sont suffisants pour financer ce service ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il va instaurer un service national volontaire et purement militaire de 10 mois. »
- 0:41InvitéChiffre
« La première année, il doit concerner 3 000 jeunes avec un objectif de 10 000 par an en 2030. »
- 0:47InvitéChiffre
« Puis une ambition de 50 000 en 2035. »
- 1:42InvitéFait
« Ce qu'il nous manque, c'est la force d'âme pour accepter de nous faire mal, pour protéger ce que l'on est. »
- 5:21InvitéFait
« Oui, on a assez largement réduit les moyens militaires français et en particulier ce qu'on appelle les moyens conventionnels. »
- 17:14InvitéChiffre
« 12 pays en Europe ont préservé ou rétabli la conscription obligatoire face à la dégradation de la situation géopolitique. »
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A 8h30, nous prendrons la direction de Rome pour le journal de Radio Vatican. Mais pour l'heure, il est 8h10. C'est l'invité de la matinale. C'était il y a tout juste 30 ans. Le 22 février 1996, Jacques Chirac a annoncé la fin du service militaire. Et 30 ans plus tard, Étienne Pépin, il est rétabli par Emmanuel Macron.
Oui, il l'a annoncé le 27 novembre dernier. Il va instaurer un service national volontaire et purement militaire de 10 mois. Il sera lancé progressivement dès l'été prochain. La première année, il doit concerner 3 000 jeunes avec un objectif de 10 000 par an en 2030. Puis une ambition de 50 000 en 2035. Selon le président de la République, ce nouveau service militaire doit permettre la formation d'un nouveau modèle d'armée. Avec un noyau dur, un socle, une armée d'actives. Mais aussi un appui en profondeur au cœur de la nation. Cette nouvelle force issue de la jeunesse, issue du service national.
Pour Emmanuel Macron, dans ce monde incertain où la force prime sur le droit et la guerre se conjugue au présent, notre nation doit s'y préparer.
Et vous en parlez justement ce matin, Étienne, avec votre invité, Bénédicte Chéron, historienne, professeure à l'Institut catholique de Paris, qui travaille notamment sur les relations armées-société. Auteur également de mobiliser, rétablir le service militaire. Le grand malentendu, c'est aux éditions de Rocher.
Bénédicte Chéron, bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à nos questions. Il y a quelques mois, le chef d'état-major des armées a lancé l'alerte. Fabien Mandon, qui avait déjà évoqué la possibilité d'un conflit ouvert avec la Russie, a eu ces mots. Ce qu'il nous manque, c'est la force d'âme pour accepter de nous faire mal, pour protéger ce que l'on est. Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, de souffrir économiquement, alors on est en risque. Clairement, est-ce qu'on nous prépare en France aux risques très sérieux d'une guerre, Bénédicte Chéron ?
Alors oui, on voit qu'il y a un souci des autorités politiques et militaires d'Hérault français que l'engagement du rapport de force armée est toujours possible, avec une grande question quand même, qui est de savoir quel serait cet engagement du rapport de force. Alors on voit bien qu'il y a la question du flanc est de l'Europe et de la menace que constitue la Russie, mais avec une difficulté toujours, et qui était déjà d'ailleurs celle de la guerre froide, qui est de faire comprendre aux Français qu'un engagement de haute intensité serait possible pour faire autre chose que défendre très strictement le territoire national.
Et c'est ça qu'il faut avoir en tête, parce que toute l'histoire de la conscription du service militaire, en fait en France, elle est liée à la défense du territoire français, et c'est d'ailleurs le cas dans la plupart des autres pays européens, et se projeter dans une guerre dite de haute intensité à l'extérieur des frontières, on voit bien que dans une démocratie, c'est forcément l'objet d'un débat, et c'est pour cette raison que les autorités politiques et militaires essayent de dire que, bien sûr, ça peut être l'objet d'un débat, mais qu'il faut quand même s'y préparer.
Est-ce qu'on avait perdu cette conscience qu'il fallait se préparer à la guerre depuis 30 ans, avec la fin du service militaire en 1997 ? Est-ce qu'on a perdu la conscience qu'on pouvait à nouveau connaître la guerre en France, et voilà, engager nos forces, notre jeunesse même dans cette guerre ? Alors, en fait, la question de l'oubli des rapports de force internationaux, et du fait que la société française puisse avoir à se mobiliser dans des rapports de force internationaux, ça précède assez largement la suspension du service militaire.
On voit que même du temps du service militaire, déjà dans les années 70, dans toutes les enquêtes dont on dispose, les Français n'envisagent plus vraiment qu'ils pourraient affronter, par des forces conventionnelles, c'est-à-dire vraiment sur un champ de bataille, un ennemi, et en particulier l'ennemi soviétique, parce que les Français ont très rapidement appris que leur territoire était protégé par la dissuasion nucléaire à partir des années 60, et à partir du moment où le territoire est protégé, l'hypothèse d'un engagement de l'armée française sur un champ de bataille, il s'éloigne progressivement.
Et puis la deuxième chose, c'est qu'en fait, quand même, les militaires français, ils ont été engagés à l'extérieur du territoire dans des opérations extérieures de manière continue depuis 1978, mais en fait, les autorités militaires et politiques, surtout les autorités politiques, ont oublié d'expliquer aux Français que si on employait leurs militaires à l'extérieur, c'est qu'ils étaient concernés par ces rapports de force dans lesquels on engageait les armées. Et donc cet oubli, en fait, il s'enclenche dès les années 1970.
Ce qui est vrai, c'est que dans les années 1990, il y a tout un discours politique assez large qui consiste à expliquer que puisque le bloc soviétique est tombé, on se dirige vers l'horizon d'une paix universelle construite sur le modèle de la démocratie libérale. Et voilà, maintenant, on a l'expérience qui montre que cet horizon-là, hélas, n'est pas si simple que ça à atteindre et qu'il y a malgré tout encore des conflits. Mais pourtant, il semble qu'on ait démantelé, finalement, notre force militaire, notre capacité à faire la guerre aujourd'hui.
Si on en appelle à la jeunesse pour justement se préparer à la guerre, est-ce que c'est parce qu'on a démantelé notre infrastructure, notre capacité à faire la guerre ? Oui, on a assez largement réduit les moyens militaires français et en particulier ce qu'on appelle les moyens conventionnels, c'est-à-dire tout ce qui ne relève pas de la force nucléaire. Mais en fait, ce démantèlement, d'abord, avait commencé avant même la suspension du service, parce qu'on commence à réduire de manière substantielle les budgets militaires dans les années 80, à la fin des années 80.
Et la seconde chose, c'est qu'en fait, depuis les années 70, les armées avaient plein de données montrant que des armées professionnelles un peu conséquentes pouvaient faire aussi bien, voire mieux que les armées de conscription, qui étaient globalement des armées assez peu préparées et des armées difficiles à projeter à l'extérieur du territoire parce qu'on ne peut pas contraindre des non-volontaires à aller se battre à l'extérieur du territoire. C'est quelque chose qui est compliqué en démocratie. Mais le problème, c'est que la promesse des armées professionnelles qui était faite dans les années 90 et au moment de la suspension en 97, elle n'a jamais été tenue.
Donc en fait, plus que la suspension du service, ce qu'on observe, c'est qu'on n'a pas formaté, on n'a pas atteint les formats que les armées professionnelles devaient avoir pour permettre à la France de peser dans les rapports de force internationaux depuis les années 1990. Est-ce que ça veut dire que notre armée actuelle, sans parler vraiment de la conscription, sans parler de ce service militaire qui se réorganise, est-ce que ça veut dire que notre armée aujourd'hui n'est pas prête à faire la guerre ? On ne peut pas se projeter pour une guerre aujourd'hui ?
Alors si les armées françaises sont globalement prêtes à faire les guerres qu'elles envisagent de faire, c'est-à-dire des guerres dans des systèmes d'alliances et dans des coalitions. Donc ça, elles le sont, mais c'est vrai qu'il y a vraiment une question budgétaire qui d'ailleurs occupe un débat permanent en France depuis quelques années maintenant et singulièrement, paradoxalement d'ailleurs depuis 2015 et les attentats de 2015 sur le sol national.
Mais il est vrai qu'il y a une inquiétude sur le fait que ces forces conventionnelles, c'est-à-dire tout ce qui ne relève pas du nucléaire, puisse durer et puisse aussi durer non seulement en termes d'équipement, de moyens matériels, de munitions, mais aussi en termes d'effectifs. Et la question du service militaire tel qu'il est mis sur le tapis ces semaines-là, c'est celle de la constitution des effectifs et de la manière dont on n'ouvre pas une troisième loi de recrutement en quelque sorte pour que des volontaires puissent rejoindre les armées et puissent constituer cette force dont la France peut avoir besoin pour peser dans des rapports de force internationaux.
Mais là, c'est une intention. Combien de temps il faut pour former un militaire qui soit prêt, qui soit véritablement opérationnel sur le terrain ? Alors, ça dépend de ce pourquoi on veut le former. En fait, les armées fonctionnent comme toute organisation humaine, c'est-à-dire qu'elles se fixent des objectifs et puis il y a des objectifs assignés à chacun de ceux qui les composent et en fonction de ces objectifs, il faut former des gens.
Là, dans le nouveau service national volontaire qui est proposé, la formation, elle durera un mois et ensuite, les jeunes volontaires seront affectés dans des missions uniquement sur le territoire national pour les neuf mois qui restent puisque ce service doit durer dix mois. Donc, on voit qu'on sera dans des fonctions et dans des missions qui seront forcément des missions qui ne relèvent pas, qui n'exigent pas un temps de formation très conséquent sur des compétences techniques extrêmement pointues.
Après, un militaire professionnel qu'on souhaite envoyer combattre à l'extérieur, il faut plusieurs mois pour le former et c'est pour cette raison d'ailleurs que la professionnalisation a été mise en oeuvre dans les années 90 parce qu'on s'est rendu compte qu'on avait besoin de disposer de forces permanentes, conséquentes et extrêmement formées pour pouvoir agir sur les terrains de guerre tels qu'ils étaient à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle.
Là, la question, elle est davantage de constituer une force de complément avec ces jeunes appelés avec une grande interrogation qui est de savoir si réellement on pourra atteindre l'objectif fixé de 50 000 en 2035 parce qu'on voit bien que les statistiques dont on dispose sur l'envie des jeunes Français à s'engager dans les armées montrent que depuis le début des années 80, en général, on plafonne en fonction des classes d'âge à 15 000, 20 000, 25 000 mais rarement, on atteint le seuil, enfin même jamais, on atteint le seuil de 50 000 volontaires. Et pourquoi cela justement ?
Parce que c'est volontaire et parce que ce n'est pas obligatoire et qu'au fond, on n'a pas tellement envie d'y aller quoi. Non mais on voit bien qu'en fait, une société dans son ensemble entre dans un processus de mobilisation quand elle sent peser sur elle une menace existentielle de type militaire. Et en fait, une société qui est protégée sur son territoire, qui se sent protégée sur son territoire d'une agression militaire qui relève de l'invasion en fait de son territoire, ne déclenche pas des réflexes de mobilisation qui font qu'il y aurait une masse substantielle de volontaire à l'engagement militaire.
En fait, le volontariat dans l'engagement militaire, dans une société, il dépend de la manière dont cette société se sent menacée de manière existentielle par quelque chose qui ressemble à une invasion de son territoire. Or, la société française ayant appris qu'elle est protégée sur son territoire par la menace d'une invasion du fait de la dissuasion nucléaire, n'entre plus dans ses logiques de mobilisation en fait depuis les années 1960.
Et c'est pour ça d'ailleurs que le service militaire était devenu autre chose qu'un levier de mobilisation militaire dans les années 70 et 80 et qu'il était assez largement compris par la société française d'abord comme un rite socio-éducatif plus que comme un levier de mobilisation militaire. Bénédicte Chéron, quelle forme va prendre ce nouveau service militaire là annoncé par Emmanuel Macron avec cet objectif pour 2035 de 50 000 jeunes pour ce service militaire ? Quelle forme va-t-il prendre ? Alors vous avez parlé du temps de formation, du temps de durée de ce service militaire mais que vont faire concrètement ces jeunes appelés ?
Alors c'est un des grands défis pour les trois armées c'est de parvenir à montrer aux appelés qu'ils sont réellement utiles aux armées et qu'ils ne sont pas là simplement pour dire aux politiques que les jeunes répondent. Et en fait c'est possible sans difficulté pour les armées de montrer à ces appelés qu'ils auront une vraie utilité dans des fonctions dont elles ont besoin quand on est à des seuils qui sont ceux de 3000 pour 2026 ou de même encore jusqu'à 10 000 d'ici 5 ans. Mais c'est vrai qu'il y aura un enjeu de formation et d'affectation dans des missions qui sont réellement utiles aux armées pour qu'il n'y ait pas un défaut d'attractivité.
Parce qu'en fait si ce service national suscite des images et des informations qui sont celles qu'on avait du temps de la fin du service militaire dans les années 80 et 90 c'est-à-dire d'appeler qui globalement... Ils s'ennuyaient, c'est ce dont ils témoignent. Voilà. En fait, il y aura vraiment un défaut d'attractivité. Bon, concrètement, on va leur faire quoi ? Ils vont prendre le fameux FAMAS là et puis ils vont apprendre à tirer ? Évidemment, dans une formation militaire initiale il y a forcément l'apprentissage du tir et du métier des armes au sens propre du terme. C'est ce qu'on avait un peu oublié. C'est que dans le service militaire d'abord, on essayait de fabriquer une armée.
Donc en fait, on apprend aux jeunes dans la formation initiale de un mois il leur sera appris à se servir d'une arme et à tirer. Mais il faut aussi que les armées les forment pour les fonctions dans lesquelles ils seront affectés. Donc par exemple, ça dépend évidemment des armées mais pour l'armée de terre ça veut dire être formé pour éventuellement faire des patrouilles sentinelles sur le territoire national.
Dans l'armée de l'air et la marine mais c'est aussi le cas d'ailleurs pour l'armée de terre aujourd'hui parce que les trois armées sont très techniques très technologisées se posent la question de l'affectation dans des fonctions qui nécessitent des savoir-faire techniques notamment liées au cyber ou à la maîtrise du numérique. Donc on voit qu'il y a cet enjeu d'adéquation entre les profils de ceux qui se présenteront leurs compétences, leurs capacités et puis les besoins réels des armées.
Ce qui est certain c'est que plus les effectifs de ces appelés seront importants plus les armées disposeront de main d'oeuvre mais plus aussi cette main d'oeuvre sera affectée dans des fonctions qui ne sont pas forcément les plus passionnantes et ça il faut aussi préparer les jeunes et leur dire parce que sinon il y aura de la déception. Cet effort de défense sera financé par l'actualisation de la loi de programmation militaire 2026-2030 qui prévoit un budget supplémentaire donc de plus de 2 milliards d'euros pour le service national. Est-ce que c'est suffisant ? Ça paraît dérisoire.
Alors je n'ai pas les chiffres précis en tête sur la montée en puissance du service national mais ce qu'il faut rappeler toujours parce que c'est souvent quelque chose qu'on oublie c'est qu'un jeune qui rejoint les armées quel que soit d'ailleurs son profil que ce soit un jeune volontaire pour ce nouveau service national et plus encore quand c'est un jeune engagé qui signe un contrat un peu plus long avec les armées ça nécessite de la formation de l'encadrement et de l'équipement.
C'est-à-dire que des militaires il ne suffit pas d'avoir des hommes et des jeunes filles et des jeunes hommes sur le terrain et de les mettre en trégui il faut aussi leur fournir une arme leur fournir des munitions pour qu'ils s'entraînent leur fournir des véhicules leur fournir des protections le matériel informatique et puis de l'encadrement et ça c'est très important parce qu'en fait les armées qui sont efficaces et qui sont efficaces aussi avec le respect d'un certain nombre de limites morales et de limites éthiques qui exigent le métier des armes pour qu'il n'y ait pas de dérive ces armées-là sont des armées qui sont très encadrées et les armées françaises sont très encadrées et donc tous ces jeunes appelés mais comme tous les jeunes engagés qui rejoignent les armées françaises doivent être extrêmement encadrés par des gens qui sont eux-mêmes des gens compétents et qui sont eux-mêmes des gens encadrés en fait la hiérarchie militaire elle a un sens mais elle a aussi un coût financier et donc ce coût en formation en encadrement et en équipement il doit être pris en compte et donc c'est certain qu'ajouter un dispositif dans des armées qui sont déjà parfois en difficulté budgétaire même si le budget de la défense nationale remonte depuis maintenant 2017 et surtout 2022 il faut avoir conscience que ça pèse aussi financièrement et donc comme tout dispositif comme toute décision politique il faut en peser les avantages et les inconvénients Et alors pour être très pragmatique quand même Bénédicte Chéron où est-ce qu'on va les mettre ces jeunes appelés parce qu'on a fermé tellement de casernes d'établissements militaires qui ont été revendus réadaptés comment on va faire où est-ce qu'on va les mettre ?
Alors pour les 3000 de 2026 les armées les trois armées savent faire et absorber et les loger si je puis dire quelque part en revanche c'est certain que même simplement pour les 10 000 envisagés pour 2030 ça nécessite déjà et les trois armées travaillent qu'il y ait une question qui se pose sur les hébergements et les locaux en fait qui permettent d'accueillir et de former et de nourrir et de vêtir ces effectifs supplémentaires donc parce qu'en fait un système de service militaire ça nécessite aussi des lieux où on peut regrouper les jeunes volontaires pour les orienter vers autre chose on oublie aussi souvent que l'administration du service militaire c'était une administration considérable parce qu'en fait il faut gérer des candidatures des flux de candidatures des sélections et des orientations vers des unités vers les trois armées etc.
Donc en fait tout ceci nécessite une vraie logistique qui évidemment n'est pas une logistique qui est envisageable mais qui est une logistique beaucoup plus lourde s'il faut passer à 20 000 voire 50 000 comme c'est envisagé En quelques secondes est-ce que cet effort militaire de la France est un peu généralisé on sait que 12 pays en Europe ont préservé ou rétabli la conscription obligatoire face à la dégradation de la situation géopolitique d'autres ont décidé de rétablir un service volontaire est-ce que c'est toute l'Europe finalement qui se prépare avec une conscription un peu généralisée à la guerre ?
Alors oui oui et non parce que bien sûr on voit qu'il y a cette inquiétude on voit bien que tous les pays européens sont en train de réapprendre alors c'est moins le cas à l'est de l'Europe où les pays n'avaient pas oublié du fait même de leur histoire avec l'URSS qu'il y avait des menaces qui existaient mais c'est vrai mais c'est vrai que là il y a cette tendance avec des différences notables en fonction de la situation géographique et de la manière dont les sociétés se sentent protégées ou non Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin sur RCFR Radio Notre-Dame Bénédicte Chéron Merci à mes Tipeurs