Mathieu Darnaud : « Le redressement du pays passe par l’indispensable maitrise de notre endettement»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Mathieu DarnaudFait
« cette dette étant majoritairement détenue par des acteurs étrangers elle constitue une menace intolérable pour notre souveraineté »
- 9:00Mathieu DarnaudFait
« le droit de se faire soigner ne peut plus être une option qui dépend de son lieu de résidence »
- 11:00Mathieu DarnaudFait
« il n'y a pas de savoir sans transmission et pas de promesse d'ascenseur social sans une école qui permet à chacun d'atteindre l'excellence »
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monsieur le Président Monsieur le Premier Ministre vous me permettrez de débuter mon propos en écho à ce que vous avez dit s'agissant de la situation et de la crise internationale la France devra agir pour la paix et la sécurité face à la montée des tensions au Moyen-Orient nous ne pouvons ni oublier nos deux compatriotes encore aage du ramass ni tous les autres otages ni ceux qui ont succombé à la barbarie des terroristes nous ne pouvons pas non plus rester aveugle à la souffrance des populations israéliennes population civile libanaise et palestiniennes sous votre impulsion je suis certain que notre pays restera ainsi fidèle à son histoire à ses valeurs à sa tradition diplomatique et à ses alliés monsieur le Premier ministre en acceptant de conduire le gouvernement de la France vous avez accepté l'une des missions les plus éminentes de la République dans la période la plus incertaine et certainement la plus difficile de notre histoire récente vous n'avez pas jaugé laabî mais la façon d'entamer un difficile chemin de crête monsieur le Premier ministre vous avez fait le choix d'assumer cette responsabilité comme ces maires qui s'engagent dans le commune quand la situation semble insoluble et les bonnes volontés introuvables et sur tous les bancs de cette assemblée de ceux qui partagent vos vues à ceux qui s'y opposent je sais que chacun connaît et salue votre sens de l'État et de l'intérêt général vous avez évoqué la gravité de l'instant j'y adjoindrai la solennité du moment car là aussi je crois que dans cet hémicycle n'ignore les circonstances qui nous ont collectivement conduit à ce moment notre vie institutionnelle notre économie notre modèle social tous se situe au carrefour de notre destin si nous ne voulons pas demain vivre les bouleversements générés par le monde c'est à nous aujourd'hui de tout changer par leur suffrage les Français ont exprimé une idée claire ils souhaitent tout un changement de cap qu'un changement de méthode la méthode c'est celle qui a guidé tout votre parcours politique ce besoin d'écouter en associant de toujours chercher le meilleur compromis possible en considérant chaque partie prenante le citoyen comme le parlementaire le représentant des corps intermédiaires comme l'élu local c'est la méthode qui dit le réel sans détourn le regard et qui a le courage d'agir agir en conséquence sans faiblesse sans artifice ou faux semblant avec pour seu boussole le souci de l'efficacité et la volonté de servir l'intérêt supérieur de la nation et à propos de boussole vous me permettrez de rappeler l'hommage que vous aviez rendu ici même le 28 avril 2009 à l'ancien président du Sénat René monori vous aviez salué chez lui l'ouverture d'esprit comme méthode et le bon sens comme boussole et bien Monsieur le Premier Ministre gardez ce cap dans la période qui s'annonce vous aurez la lourde tâche de tenir la barre avec fermeté face au tumulte seuls les enjeux qui engage le destin de notre pays seront vos guides il n'est plus temps d'égrainer un chapelet de mesure et nous vous remercions d'avoir dégagé des grandes priorités il vous faudra agir vite car après tant d'attertermoim c'est désormais l'urgence qui commande dans cette situation vous n'êtes comptable de rien et pourtant vous allez devoir apporter des réponses à tout de même la majorité sénatoriale et je renvoie aux observations de notre rapporteur général cher Jean-François Husson a toujours mis en garde chaque fois tenter d'infléchir les choix budgétaires qu'elle considérait néfastes et toujours toujours a-t-elle proposé des alternatives elle n'en sera pas moins responsable nous aurons bien le temps mes chers collègues de nous occuper du bilan notre devoir immédiat et de nous attaquer aux solutions collectivement nous avons nous savons pardon pouvoir nous appuyer sur l'un des enseignements de la 5e République rien n'est perdu tant que la volonté la clairvooyance et la ténacité s'en mêle en 1958 la France voyait son rang international contesté ses finances publiques étaient exanes son économie en panne et sa compétitivité disccalifié il a fallu l'impulsion singulière du général de Gaulle engendrant ce surceaut collectif pour remettre sur les rails un pays redevenu conquérant et gourmand de son avenir vous l'avez démontré au cours de vos nombreux chantiers notamment au cours de la difficile négociation du brexit vous incarnez ce rejet de la fatalité ce refus du renoncement puissiez-vous cultiver cette qualité tant les chantiers qui attendent votre gouvernement Monsieur le Premier Ministre son nombreux le redressement du pays passe avant tout par l'indispensable maîtrise de notre endettement avec la charge des intérêts nous enregistrons cette année un détournement de fonds budgétairees supplémentaire de 50 milliards d'euros ce mur vers lequel nous tendons irrémédiablement nous prive des marges de manœuvre nécessaire à l'instauration des réformes indispensables pour l'avenir de notre pays tout en l'affaiblissant aux yeux de ses partenaires internationaux pire cette dette étant majoritairement détenue par des acteurs étrangers elle constitue une menace intolérable pour notre souveraineté nous en sommes conscients vous héritez d'une situation on passe de devenir incontrôlable et qui qui nécessitera pardon des mesures d'urgence néanmoins nous devons prendre garde à certaines mesures à courte terme nous ne rétablirons pas durablement nos finances publiques en entamant le consentement à l'impôt de nos concitoyens et nous découragerons par la même les investisseurs dans l'Hexagone en chamboulant une aème fois le régime fiscal des entreprises les choix budgétaires devront être clairs dès cette année dans un pays champion du monde de l'impôt est tenu à bout de bras par ses forces vive l'assainissement durable de nos comptes ne peut advenir que par une dépense plus rationnel et surtout surtout plus efficace une une augmentation de la pression fiscale n'est jamais une solution le risque d'affecter une croissance déjà fragile et grand nous veillerons à ce que les mesures prises en la matière est un caractère exceptionnel et temporaire sans impacter nos classes moyennes monsieur le Premier ministre il ne peut y avoir de progrès social sans équité fiscale comme le dit la formule consacrée à force de sacrifier l'essentiel à l'urgence on finit par oublier l'urgence de l'essentiel l'essentiel monsieur le Premier ministre c'est pour les Français d'avoir un travail et de pouvoir en vivre dignement je tenais à avoir une pensée particulière à ce sujet pour nos paysans nos agriculteurs qui incarn qui incarne mieux que quiconque l'âme de cette France qui travaille qui a le goût de l'effort pour subvenir aux besoins collectifs sans compter ni les heures ni les sacrifices l'hiver dernier tous nous ont fait passer un message ils veulent pouvoir vivre de leur travail sans stigmatisation ni entrave l'essentiel c'est encore notre sécurité celle de nos enfant lentement mais sûrement l'autorité de l'État s'est peu à peu étiolée aujourd'hui la violence sous toutes ses formes se propage si nous n'y prenons pas garde c'est la cohésion de notre nation et la sérénité de notre démocratie qui se trouveront un jour irréédiablement fracturé dans les urnes et dans la rue Bruno rotillo notre nouveau ministre de l'Intérieur auquel je veux rendre hommage souhaite souhaite assumer cette politique de fermeté à travers le rétablissement de l'ordre et la reprise de nos frontières nous disons enfin Monsieur le Premier Ministre nous croyons profondément que la sécurité est la première des libertés le premier des droits que l'étoat doit garantir à ses citoyens et la première des conditions pour une société apaisé ainsi dans ce domaine votre tâche sera ardu vous aurez à prendre des mesures concrètes et immédiates mais également agir sur le temps long sur les causes qui ont permis à cette situation de prospérer ce n'est qu'à ce prix que nous rétablirons la confiance dans l'ordre républicain et rendrons à tant de nos concitoyens ceux dont ils sont privés la tranquillité à ce stade de mon propos je me dois d'aborder l'avenir de nos collectivités territoriales si depuis 200 ans la France a connu bien des régimes une seule entité n'a jamais été remise en cause la commune parce qu'elle constitue la cellule de base de la démocratie et la patrie du quotidien mais nos élus locaux se sont souvent senti déboussolés et parfois décourangé devant l'empilement de normes et un partage de responsabilité trop flou face à cela nous plaidons pour plus de liberté communale réaffirmer et faciliter cette liberté doit permettre aux élus communaux et intercommunaux d'être les acteurs du destin de nos territoires condition essentiell pour redonner du souffle à notre démocratie locale aussi les orientations monsieur le Premier ministre que vous venez d'exprimer sont-elles ici agréablement reçues oh il ne s'agit pas bien sûr de satisfaire les sénateurs impliqué de longues dates sur la question des compétences eau et assaainissement du statut de l'élu ou Duan mais comme vous l'avez souligné il s'agit de simplifier la vie des collectivités territorial et de ceux qui la font vivre à ce propos comment ne pas évoquer l'iniquité flagrante que constituent les déserts médicaux le droit de se faire soigner ne peut plus être une option qui dépend de son lieu de résidence là aussi nous savons que le sujet est complexe et que les slogans ne changeront rien pour ceux de nos concitoyens qui voient s'éloigner les soins et s'allonger les mois d'attente avant une consultation nous observons que ce phénomène touche aussi bien nos villes que nos campagnes en parallèle à la santé permettez-moi d'évoquer la question cruciale du logement qui déterminera aussi la cohésion de notre société mais reconnaissons-le comment pourrait-il en être autrement entre des normes rigides des diagnostics ces fameux DPE qui font faire sortir des centaines de milliers de logements du parc privé et des jonction contradictoire réclamant aux élus de construire des logements tout en leur interdisant de bâtir pour respecter le zéro artificialisation net cette crise cette crise monsieur le Premier ministre n'est ni surprenante ni inéluctable elle ne l'est pas en effet pas plus que les autres difficultés que traverse notre pays nous devrons veiller collectivement à la préservation de notre école c'est sans doute la clé de voûte de notre pacte républicain il n'y a pas de savoir sans transmission et pas de promesse d'ascenseur social sans une école qui permet à chacun d'atteindre l'excellence bien je voudrais également saluer l'attention toute particulière que vous avez souhaité porter à la santé mentale en nous en en faisant pardon la cause nationale pour 2025 monsieur le Premier ministre nous ne pouvons pas parler de l'avenir de la France sans évoquer la situation de nos outresmèes trop souvent perçu comme le catalyseur des mots de notre société vous vous avez choisi de désamorcer la crise en Nouvelle-Calédonie et c'est sans doute une sage décision il nous faut désormais aller plus loin nous savons que faute de nous attaquer aux causes économiques et sociales qui nourrissent les frustrations des Antilles au Pacifique en passant par la Guyane nous laissons couver les crises de Devin mais justement ces crises elles non plus ne sont pas inéluctables alors il faudra oser et nous savons pouvoir compter sur notre Ministre des outres mères cher François Noël buffet monsieur le Premier ministre le Sénat s'est penché sur chacun de ces sujets je vous invite donc à piocher à volonté dans ses travaux comme le dit souvent le président Larcher ils sont libres de droit dans cette ambition vous trouverez toujours au sein du Sénat parmi les membres du groupe les républiquain un aiguillon et un allié nous ne nous arrêtons pas pardon à ceux qui sur l'échec s'ils veulent censurer le retour à l'ordre public qu'il l'assume s'ils s'oppose à la simplification pour les agriculteurs pour les élus de proximité pour la construction de logement qu' l'indique clairement aux Français dans cette période nous devons réaffirmer la pertinence du bicamérisme et je veux saluer le rôle déterminant qu'a joué notre président Gérard Larcher en tant que président de cette institution Monsieur le Premier Ministre pour conclure sachez que nous ne doutons pas de votre volonté votre parcours politique de la Savoie à Matignon parle pour vous votre attachement à la France et votre expérience sont les meilleurs dégages de notre réussite vous avez aujourd'hui le courage de tenir un discours de vérité esquissant les voix qui permettront de rendre à notre pays à nos concitoyens les moyens de maîtriser leur destin aussi longtemps monsieur le Premier ministre que vous arparrez cette ligne de crête aussi périlleuse soit-elle vous nous trouverez monsieur le Premier ministre à vos côtés je vous remercie merci merci monsieur le [Applaudissements] Président la parole est au président Patrick canner pour le groupe socialiste écologiste et [Applaudissements] républicainz la parole
Mathieu Darnaud