Catherine Vautrin: "Le modèle social est en péril"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« moins de 2 % des Français déclarent avoir renoncé à des soins pour des raisons financières. »
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« Le taux de pauvreté des personnes en situation de handicap est réduit de moitié après mobilisation des différents soutiens. »
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« notre pays consacre chaque année 670 milliards à la couverture des risques liés à la santé, à la vieillesse, à la famille ou à l'autonomie. »
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« si nous ne faisons rien en 2022, ce déficit de la sécurité sociale sera de 22 milliards d'euros. »
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« En 2010, la France comptait 832000 naissances. En 2024, seulement 663000 naissances. C'est une baisse de 20 % en 15 ans. »
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« le taux d'emploi des seniors, il est 56 % en France, il est 73 % en Allemagne, de 75 % aux Pays-Bas. »
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« en 2010, on était quasi à 30 milliards, 29,6 et que au moment du Covid, on était arrivé à 1,7. »
Temps de parole
- Catherine Vautrin96 %
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Monsieur le Premier ministre l'a dit tout à l'heure, notre modèle social est un modèle qui apporte des résultats puisque notre espérance de vie, que ce soit celle des femmes ou celle des hommes, fait partie finalement de celle parmi les plus élevés des pays de l'OCDE. Et ce que l'on voit, c'est que moins de 2 % des Français déclarent avoir renoncé à des soins pour des raisons financières. Le taux de pauvreté des personnes en situation de handicap est réduit de moitié après mobilisation des différents soutiens. Le niveau de vie des familles les plus modestes est protégé. Les prestations d'assurance maladie permettent au ménage de faire face à l'essentiel de leurs dépenses de de santé.
Pour autant, notre pays consacre chaque année 670 milliards à la couverture des risques liés à la santé, à la vieillesse, à la famille ou à l'autonomie. Et si nous ne faisons rien en 2022, ce déficit de la sécurité sociale sera de 22 milliards d'euros. Et donc quelque part, vous le comprenez, le modèle social est en péril non pas parce qu'il aurait échoué mais parce que les conditions de de sa soutenabilité ne sont plus réunies. Pourquoi ne sont-elles plus réunies ? Parce que le Premier ministre l'a expliqué tout à l'heure, ce modèle social repose sur une solidarité intergénérationnelle.
les actifs finances, vous le voyez pardon sur le transparent précédent, vous voyez très bien la façon dont euh on a la répartition entre la maladie et les retraites. Et c'est important de noter que la maladie est plus importante dans les dépenses, c'est en orange que le sont les retraites. Et ce qui finalement menace notre contrat social aujourd'hui, c'est que les ressources sont assises principalement sur le travail dans un contexte de ralentissement démographique, de stagnation de la population active et d'augmentation de la population âgée. Et nous allons maintenant prendre ce slide qui met en avant l'évolution de la population.
Et nous voyons très nettement que au moment où je vous parle, nous avons 2,5 actifs pour un seior. En 2040, c'est deux actifs pour un seior et en 2070, 1,7 actifs pour un seior. En 2010, la France comptait 832000 naissances. En 2024, seulement 663000 naissances. C'est une baisse de 20 % en 15 ans et d'ici 2040 le nombre de personnes âgées en perte d'autonomie va augmenter de plus d'un/ers. C'est 1 million de personnes supplémentaires à accompagner, à soigner, à protéger. Et donc dans le même temps, la population active va peu augmenter voire stagner. Et donc nous voyons bien que la base contributive du modèle va s'éroder alors que les besoins vont te augmenter fortement.
Et c'est là que nous touchons du doigt la nécessité de rééquilibrer l'effort entre les générations. Vous voyez en bleu les prélèvements du des différentes tranches d'âge et vous voyez en rouge les dépenses publique et vous voyez bien plus importante en fonction de l'âge et que la contribution est-elle aussi plus faible cette fois-ci en fonction de l'âge puisque dès lors que l'on est plus âgé, on est retraité et que l'on cotise moins et que donc notre système de santé qui repose sur la solidarité intergénérationnelle montre bien que le taux d'emploi des seniors comme d'ailleurs celui des plus jeunes reste plus faible.
Le premier ministre le disait tout à l'heure, si je prends le taux d'emploi des seniors, il est 56 % en France, il est 73 % en Allemagne, de 75 % aux Pays-Bas. Et donc très concrètement, cela est suivant. Rien n'est une facil une quelque part une fatalité. Nous avons déjà réussi à résorber le déficit de la sécurité sociale. Vous voyez que en 2010, on était quasi à 30 milliards, 29,6 et que au moment du Covid, on était arrivé à 1,7. Et donc la perspective d'un rétablissement des comptes est tout à fait possible. notre modèle social et je crois que c'est cela qu'il faut que nous partagions ne peut pas survivre si nous ne travaillons pas sur les grands équilibres.
Et c'est là finalement la vision qui a été celle du CNR qui a été une capacité de regarder les différents équilibres. Et ce que nous devons faire maintenant, c'est de faire un effort sans sacrifier l'accès aux soins, sans évidemment le arrêter notre système hospitalier, mais pour autant, c'est freiner une dépense qui est une dépense qui doit être maîtrisée par chacun. Et donc deux grands volets, d'un côté les soins de ville avec évidemment les honoraires, la consommation avec les prescriptions, mais également les indemnités journalières et d'autre part l'efficacité et l'accompagnement de l'hôpital.
Et ça c'est réellement l'enjeu que nous avons parce que finalement la promesse de ce modèle social, elle n'est viable que dès lors que chaque français devient responsable dans ses usages. Ça s'appelle la prévention, ça s'appelle les diagnostics, ça s'appelle finalement la prise en compte de l'intérêt de ce modèle et derrière le fait que nous ayons en partage, le fait que le modèle social c'est un contrat qui appartient à la nation toute entière et que c'est ensemble que dans les prochaines semaines avec les parlementaires, les partenaires sociaux, toutes les personnes impliquées dans le champ de la protection sociale, nous devons conduire ce travail collectif.
pour dessiner ensemble les solutions pour sauver le modèle. L'une d'entre elles, c'est le travail. C'est pour cela que je passe la parole à Street Panotian Bouvet.
Catherine Vautrin