đŽ En direct I ConfĂ©rence de presse de Laurent Jacobelli
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:01FerméeRéponse directe
Votre proposition de loi n'est pas encore dĂ©posĂ©e, donc elle ne pourra pas ĂȘtre dans la niche RN fin octobre. C'est une fin de communication ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Laurent JacobelliPromesse
« Interdire toutes les activités collectives à caractÚre ludique ou récréatif sans lien direct avec l'objectif de réinsertion sociale. »
- 3:00Laurent JacobelliChiffre
« En 2000, seul 21 % de nos concitoyens considéraent que la prison devait avant tout priver de liberté. Aujourd'hui, ils sont 50 %. »
- 4:00Laurent JacobelliChiffre
« 40 % de nos concitoyens déclarent ne pas avoir les moyens de partir en vacances. »
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[Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] AprĂšs si on a fait le plein, on peut commencer. Ben non, encore une fois. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Merci Ă tous de vous ĂȘtre rendu disponible pour cette confĂ©rence de presse et pour vous accueillir dire, je vais commencer par, si vous le permettez, une petite devinette.
Savez-vous oĂč en France on peut assez facilement faire du karting, profiter de massage, s'initier au poney ou Ă la danse country et mĂȘme, il a Ă©tĂ© rĂ©cemment envisagĂ© participer Ă des sĂ©jours tout frais payĂ©s Ă Saint-Malot pour y faire, tenez-vous bien, du surf thĂ©rapeutique. Vous auriez pu lĂ©gitimement penser au club MED, mais il s'agit hĂ©las des prisons françaises. Cette triste rĂ©alitĂ©, disons-le clairement, les Français ne la supportent plus.
Il faut remettre de la raison dans nos prisons. Comment expliquer Ă une victime, Ă des parents enillĂ©s, que leur bourreau profite de loisirs derriĂšre les barreaux lorsqu'ils ne sont pas exhibĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux ? Comment expliquer aux Français que des dĂ©linquents, des criminels condamnĂ©s pour les actes les plus graves bĂ©nĂ©ficient de distraction alors mĂȘme que 40 % de nos concitoyens dĂ©clarent ne pas avoir les moyens de partir en vacances ?
C'est pour remédier à cette anomalie, pour ne pas dire ce scandale, que j'ai l'honneur de vous présenter une proposition de loi dont le but est simple. Interdire, vous entendez bien, interdire toutes les activités collectives à caractÚre ludique ou récréatif sans lien direct avec l'objectif de réinsertion sociale qui est légitime ou professionnelle. Des cours d'anglais, oui.
Des cours de poneis, non. Au Rassemblement national, nous l'affirmons solennellement, pas 1 ⏠d'argent public n'a vocation à financer les divertissements de ceux qui ont violé la loi. Cette situation est indécente.
Elle mine la confiance dans l'autoritĂ© de la justice et fragilise la crĂ©dibilitĂ© de l'Ătat Ă punir. Quel exemple donne-on aux jeunes s'ils sont mieux traitĂ©s en prison que dans leur propre foyer ? Les chiffres parlent d'eux-mĂȘmes.
En 2000, seul 21 % de nos concitoyens considéraent que la prison devait avant tout priver de liberté. Aujourd'hui, ils sont 50 %. Et la moitié estime que les conditions de détention sont trop favorables et ils ont raison.
Cette proposition de loi part Ă©galement d'un constat d'Ă©chec, celui du gouvernement, alors celui d'avant, faut se tenir parce que ça change beaucoup qui avait tentĂ© bien tardivement d'interdire les activitĂ©s ludiques par voie rĂ©glementaire. C'Ă©tait monsieur Darmanin qui avait voulu s'y coller. Mais quand on ne connaĂźt pas la loi, c'est compliquĂ© deĂȘtre ministre.
Sa circulaire fut aussitĂŽt annulĂ©e par le Conseil d'Ătat au motif que le code pĂ©nitentiaire dans sa rĂ©daction actuelle ne permettait pas d'interdire ses activitĂ©s. Alors, ce que le gouvernement n'a pas Ă©tĂ© capable de faire, le groupe Rassemblement national lui propose aujourd'hui par le vĂ©hicule de la loi car nous entendons l'appel des Français mais Ă©galement des syndicats pĂ©nistent qui demandent de la fermetĂ© et qui veulent que la peine ait un sens, que la justice cesse d'avoir la main qui tremble face Ă ceux qui violent nos lois tant dans la dĂ©termination des peines que dans la maniĂšre dont elles sont exĂ©cutĂ©es. Ce que le gouvernement n'a pas fait, nous le ferons et nous verrons bien s'ils sont capables de soutenir cette proposition de loi qui va exactement dans le sens de ce que voulait faire maladroitement l'ancien ministre de la justice.
J'ai envie de dire s'il est renommé monsieur Darmanin fiche. On l'a fait cette loi. On va enfin y arriver.
Faire en sorte que ceux qui ont violĂ© la loi ne se pavanent pas dans ce qui ressemble de plus en plus Ă un hĂŽtel tout compris qu'Ă une prison. Cette loi est une loi de bon sens. Elle peut rassembler bien au-delĂ des rangs du bloc RN UDR qui a signĂ© cette proposition de loi car elle incarne ce qui devrait ĂȘtre une exigence commune, celle de l'ordre et du respect de l'autoritĂ© de l'Ătat.
Et si monsieur Darmanin fait preuve de sincérité dans son combat, il est sûr qu'il nous soutiendra dans cette démarche ainsi que les groupes du bloc central. Avec cette loi, nous disons clairement plus jamais de karting pour les criminels, plus jamais de massage pour les violeurs, plus jamais de surf pour les détenus. Nous disons aux victimes et à leur famille, la nation ne laissera plus faire.
Nous disons aux Français, vos impĂŽts ne serviront plus Ă financer les loisirs que vous-mĂȘme ne pouvez plus vous permettre. La prison, c'est pas la rĂ©crĂ©ation. La prison, c'est aussi la punition.
VoilĂ le message que ce cette proposition de loi envoie. Un message simple et clair dont je ne peux pas imaginer que ceux qui hier voulaient interdire les loisirs en prison voudraient nous refuser de la signer. Je vais maintenant laisser la parole Ă mon collĂšgue et ami Julien Odoule qui je crois a en la matiĂšre quelques exemples Ă partager avec vous.
Merci Laurent. Laurent Jacobelli vous a exposĂ© le le scandale, la honte mĂȘme qui est renvoyĂ©e aux famille de victimes devant cette inversion des valeurs. Il l'a dit effectivement bien souvent pour nos concitoyens la prison s'apparente Ă de la rĂ©crĂ©ation.
Nous nous disons que la prison c'est d'abord la protection, la protection de la sociĂ©tĂ©, la mise Ă l'Ă©cart d'individus jugĂ©s, dangereux pour la sociĂ©tĂ© elle-mĂȘme. C'est ensuite la rĂ©paration rĂ©paration pour les familles de victimes qui vivent toujours dans l'angoisse de voir celui qui a violĂ©, tuer, agresser, ressortir trop vite, trop tĂŽt. Et puis en dernier lieu, Laurent en a parlĂ©, c'est Ă©videmment la rĂ©insertion mais dans cet ordre lĂ et il n'y a pas que l'Ătat effectivement qui finance des activitĂ©s ludiques dans nos prisons que Laurent Jacobili vous a Ă©numĂ©rĂ©.
Il y a aussi des collectivitĂ©s et j'en veux pour preuve puisque la semaine derniĂšre au conseil rĂ©gional de Bourgogne FranchectĂ© euh lors de la commission permanente, donc la commission permanente, c'est l'instance qui vote les subventions en fait qui oriente le budget rĂ©gional. Vous avez deux projets qui ont Ă©tĂ© votĂ©s par la gauche rĂ©gionale. L'un concernant la maison d'arrĂȘt de Besançon.
Projet de 4000 ⏠donc 4000 ⏠d'argent public Ă©videmment pour un atelier vidĂ©o en milieu carcĂ©ral. Je vous lis l'intituler parce que c'est assez rĂ©vĂ©lateur de l'idĂ©ologie de l'aveuglement et de la dilapidation de l'argent public. Ce projet a pour but de donner Ă un groupe de dĂ©tenus de la maison d'arrĂȘt de la But Ă Besançon les clĂ©s de l'Ă©criture et de la rĂ©alisation de documentaires, de l'Ă©laboration de scĂ©nario, du choix des scĂšnes en passant par des interviews, de lieux, de son, de lumiĂšre.
Véritable médium social et culturel, le cinéma permet d'ouvrir des champs d'inclusion, de partage et de discussion qui sont des valeurs essentielles à une réinsertion réussie et accompagnée par des personnels sociaux à la sortie d'une partie des détenus impliqués dans le projet. Une présentation sera évidemment présentée au printemps prochain à Besançon. Vous avez un autre projet qui concerne du théùtre d'improvisation pour l'expression corporelle des détenus.
VoilĂ . Donc encore une fois, est-ce que l'argent public, que ce soit celui de l'Ătat ou des collectivitĂ©s comme la rĂ©gion Bourgogne FranchectĂ©, je pense que vous pouvez le retrouver dans toutes les rĂ©gions, principalement celles qui sont administrĂ©es par la gauche, est-ce que cet argent public va dans le sens d'une meilleure protection, d'une meilleure rĂ©paration et d'une meilleure rĂ©insertion ? Nous ne le pensons pas, c'est de l'argent qui est gaspillĂ© et au moment oĂč nous demandons Ă©normĂ©ment d'efforts aux Français, on voit qu'il y a des catĂ©gories euh de la population et notamment les dĂ©tenus Ă qui ces efforts ne sont jamais demandĂ©s et qui bĂ©nĂ©ficient de services, de prestation, d'activitĂ© de loisirs qui quelquefois, comme l'a rappelĂ© Laurent, sont inaccessibles pour les Français qui ont des revenus de plus en plus modestes et qui luttent pour ne pas tomber dans la prĂ©caritĂ©.
Est-ce qu'il y a des questions ? Oui. Bonjour Gabriel Bourvi pour l'agence France Press.
Votre proposition de loi n'est pas encore déposée. Elle elle est déposée. Elle sera validée officiellement.
Elle l' dĂ©jĂ mais ce soir. Ăa veut dire que compte tenu des dĂ©lais, elle ne pourra pas ĂȘtre dans la niche du Rassemblement national fin octobre. Vous avez raison.
Donc elle est principalement Ă une fin de communication aujourd'hui ou vous espĂ©rez l'avoir reprise Ă un autre moment ? Alors soit ceux qui nous gouvernent nous gouvernaient et trĂšs probablement vont continuer Ă le faire sont des gens honnĂȘtes. Soit ce sont des bonenteurs mais j'ose leur accorder le bĂ©nĂ©fice du doute si monsieur d'Armanin ou son successeur a de la suite dans les idĂ©es et veut effectivement qu'on arrĂȘte ce genre de spectacle dans les prisons, lĂ oĂč son dĂ©cret n'a pas fait l'affaire, notre proposition de loi la fera.
Et donc s'il y a une forme de continuitĂ© et on est apparemment parti pour ça, il ne pourrait pas euh renier et rejeter cette proposition de loi si par hasard ils ne la mettent pas Ă l'ordre du jour. Ăa veut dire qu'ils nous auront menti et ce sera la valeur de l'exemple, la force de l'exemple qui nous permettra, je crois, de convaincre toujours plus de concitoyens d'envoyer une majoritĂ© rassemblement national Ă assemblĂ©e puisque nous cette loi, nous la voterons. Et ben ça veut dire qu'on a Ă©tĂ© clair.
Je pense que la PPL vous a Ă©tĂ© communiquĂ©e Ă tous. Merci de votre attention, merci de d'ĂȘtre venu et puis bah bon courage et Ă bientĂŽt. Merci Ă tous.
Laurent Jacobelli