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interviewC à vous (sur YouTube)· 22 novembre 2025 14 min

Balavoine, sa bataille pour la jeunesse en colère

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Etre heureux ou malheureux, vivre seul ou même à 2. Et partout dans la rue, je veux qu'on parle de moi, que les filles soient nues, qu'elles se jettent sur moi, qu'elle m'admirent, qu'elles me tuent... - M.Bouhafsi: C'était tellement mignon!

Jeanne, vous chantiez toutes les paroles. Vous allez vivre un très joli moment. - L.Baffie: Il est là? - M.Bouhafsi: Non, mais le frère de D.Balavoine est là.

Je ne suis pas un héros, mes faux pas me collent à la peau... - M.Bouhafsi: Bonsoir.

On est honorés de vous recevoir sur le plateau. Vous êtes le frère aîné de D.Balavoine.

Le spectacle "Balavoine, ma bataille" prendra vie le 14 janvier prochain. Ce sera le jour anniversaire de sa disparition. Avant de partir sur les routes de France.

Sur la scène de "C à vous", un medley de tous ces titres. C'était important de lui rendre hommage aujourd'hui? - G.Balavoine: Oui.

Ca fait 20 ans que je n'avais pas chanté. J'avais arrêté complètement. On m'a téléphoné, on m'a dit: "J'ai entendu une chanson que vous aviez écrite.

On aimerait que vous fassiez la tourner avec nous." C'est la seule chanson que Daniel n'a pas chantée. Je l'ai écrite 11 ans après sa mort.

Il avait écrit "Partir avant les miens". - M.Bouhafsi: Votre frère est décédé le 14 janvier 1986 dans un tragique accident d'hélicoptère survenu au cours de la course Paris-Dakar.

Vous dites que ça a été le choc de votre vie. Vous avez perdu 15 kg en un an? - G.Balavoine: En un mois. - L.Baffie: Vos chiffres sont faux depuis le début, Mohamed. - G.Balavoine: C'est une erreur, Mohamed.

En un mois, j'ai perdu 15 kg. Je ne pouvais plus manger. Pour un choc, c'est un choc. - M.Bouhafsi: Comment vous vous êtes relevé? - G.Balavoine: Grâce à Mozart, Beethoven et Jean-Sébastien Bach.

J'ai écouté...

Ils ne sont plus de notre époque. J'ai continué. J'ai été petit chanteur à la Croix de bois.

J'étais soliste soprano. J'ai chanté des chants religieux et j'ai une formation classique, ce que n'avait pas Daniel. - M.Bouhafsi: Vous dites: "Daniel était mon petit frère, mon meilleur ami et mon alter ego." - G.Balavoine: C'est notre petit frère.

Je vais vous faire une confidence, il s'appelait Daniel. On l'a toujours appelé Bibiche, même jusqu'à sa mort. - M.Bouhafsi: Dans ce spectacle, vous interprétez une chanson que vous avez écrite après son décès.

Elle s'intitule "Un petit supplément d'âme". C'est une réponse à une chanson de votre frère, "Partir avant les miens", écrite 3 ans avant son décès. C'était prémonitoire? - G.Balavoine: Il faut croire. 2 ans après, il est mort. - M.Bouhafsi: Qu'est-ce que vous ressentez quand vous écoutez cette chanson? - G.Balavoine: Celle-là...

Après, en 97, 11 ans après, je me suis mis à rechanter. Je chantais ça et après, je chantais la mienne où je commence la chanson avec "partir, comme il est parti avant les siens..." Il m'est arrivé de ne pas pouvoir terminer.

Je n'avais plus de voix. Je pleurais. C'était très dur. - E.Eméyé: La ferveur autour de votre frère n'a jamais faibli.

Ses chansons ont traversé toutes les générations. - Quand je vous dis Daniel Balavoine, vous pensez à quoi? - "Mon fils, ma bataille".

Ca fait longtemps que t'es partie, maintenant. - Ca m'évoque mes souvenirs d'enfance. - C'est une musique que je ferai écouter à mon fils. - Il occupe une place importante dans la chanson française. - Il a marqué son époque.

Il était révolutionnaire. - C'est quelqu'un d'inspirant et un chanteur qui avait une voix hors du commun, pour l'époque. - CA M'FAIT PAS PEUR, C'EST MON FILS, MA BATAILLE.

FALLAIT PAS QU'ELLE S'EN AILLE. - Je n'suis pas un héros, faut pas croire ce que disent les journaux. C'est faire injure à ses chansons. - G.Balavoine: C'est gentil. - E.Eméyé: Vous mesurez cette importance pour les gens? - G.Balavoine: Je pense à lui tous les jours.

De l'entendre, quand je vais dans une grande surface...

Je l'entends. On l'entend tout le temps. De l'entendre chanter, c'est pas ça qui me touche le plus.

J'ai chanté avec lui. On avait la même tessiture de voix. On avait 3,5 octaves tous les 2.

Là où ça me rend malade, c'est quand je l'entends parler et que je le vois parler. Là, c'est terrible, pour moi. - M.Bouhafsi: On avait une archive de lui.

On ne va pas la diffuser si ça vous fait mal au coeur, G.Balavoine. - L.Baffie: Guy, je me présente, je m'appelle Henri. - G.Balavoine: Je croyais que vous vous appeliez Laurent. - L.Baffie: Ah, merde. - M.Bouhafsi: Plus jeune, Guy, vous disiez...

Vous êtes issu d'une fratrie de 6 enfants. Chez vous, tout le monde chantait. Vous lui disiez: "Bibiche, ne chante pas, tu esquintes tout." J'avais un frère auteur-compositeur et interprète.

Daniel, la musique, il ne l'avait pas apprise. Comme il avait 5 ans de moins que nous...

Il chantait...

Il m'a fait connaître les Beatles, les Rolling Stones, Supertramp...

Il est parti avec ça. On a retrouvé une archive savoureuse. Vous êtes tous les 2, Guy.

Ce sont vos débuts sur scène ensemble. Vous aviez monté un groupe qui s'appelait "Mélodie S.A.". - DANS LA GARE DE MANCHESTER, ELLE RIAIT DERRIERE SON NEZ.

ELLE AVAIT DEJA LAISSE...

SALLY! - M.Bouhafsi: Vous gardez quel souvenir de cette époque? - G.Balavoine: Le pire, c'était qu'on était chez Barclay.

Ils ont oublié de les mettre chez les disquaires. C'était quand même dramatique. Les 2 simples qu'on a faits, ils avaient oublié de les mettre en vente.

C'est dur. Ca fait rien. Daniel a continué après. - P.Larrouturou: Ce qui caractérisait votre frère, c'est qu'il osait s'engager contre la guerre, la famine, la défense de la jeunesse, les laissés-pour-compte.

On se souvient, face à F.Mitterrand, qui était premier secrétaire du PS, d'un moment légendaire de la télévision. Ca vous faisait quoi d'avoir un frère aussi hypersensible et grande gueule? - G.Balavoine: On avait l'habitude, je crois qu'on est comme ça...

On se met en colère facilement, chez nous. Tout le monde a cru que c'était contre F.Mitterrand.

Pas du tout. Il a attaqué tout le monde: Gaston Defferre à Marseille...

Il disait: "On n'a jamais eu un ministre de la Jeunesse et des Sports jeune. Regardez comment je suis habillé et regardez comment est habillé monsieur Soisson." - M.Bouhafsi: On adore tout Daniel Balavoine.

Ophélie est passionnée par la variété française. Jeanne chante toutes les chansons. Laurent était figurant sur la première télé de Daniel Balavoine. - L.Baffie: Quand on était figurants, on était un petit groupe.

On découvrait des gens. J'avais un peu l'oreille musicale. On en voyait beaucoup.

Ca nous avait vraiment choqués dans le bon sens du terme. Il y avait ce type qui chantait si aigu. On n'avait jamais vu ça de notre vie.

Un peu avec Juvet, mais pas dans le même registre. C'était étonnant, une révélation. - M.Bouhafsi: A la maison, augmentez le volume.

Tout de suite, un extrait du spectacle "Balavoine, ma bataille". - Ca fait longtemps que t'es partie, maintenant. Je t'écoute démonter ma vie, en pleurant.

Si j'avais su qu'un matin, je serai là, sali, jugé sur un banc par l'ombre d'un corps que j'ai serré si souvent, pour un enfant...

Les juges et les lois, ça me fait pas peur. C'est mon fils, ma bataille. Fallait pas qu'elle s'en aille, oh, oh, oh.

Oh, je vais tout casser si vous touchez au fruit de mes entrailles. Fallait pas qu'elle s'en aille. Petite rue de casbah au milieu de Casa.

Petite brune enroulée d'un drap court autour de moi. Ses yeux remplis de "pourquoi" cherchent une réponse en moi. - TA COULEUR ET TES MOTS, TOUT ME VA.

QUE TU VIVES ICI OU LA-BAS, DANSE AVEC MOI. SI TU CROIS QUE TA VIE EST LA, CE N'EST PAS UN PROBLEME POUR MOI, OH, OH. L'AZIZA, JE TE VEUX SI TU VEUX DE MOI.

L'AZIZA, JE TE VEUX SI TU VEUX DE MOI. NOUS, TOUT CE QU'ON VEUT, C'EST ETRE HEUREUX, ETRE HEUREUX AVANT D'ETRE VIEUX. ON N'A PAS LE TEMPS D'ATTENDRE D'AVOIR 30 ANS.

NOUS, TOUT CE QU'ON VEUT, C'EST ETRE HEUREUX, ETRE HEUREUX AVANT D'ETRE VIEUX. ON PREND TOUT CE QU'ON VEUT PRENDRE, MAIS EN ATTENDANT... - Quand viendra l'an 2000, on aura 40 ans.

Si on vit pas maintenant, demain, il sera trop tard. Qu'est-ce qu'on va faire ce soir? On va peut-être tout casser.

Si vous allez danser, ne rentrez pas trop tard de peur qu'on égratigne vos Jaguar. Préparez-vous pour la bagarre. C'est la panique sur les boulevards quand on arrive en ville. - M.Bouhafsi: Bravo!

Vous êtes tous les 2 vainqueurs de l'émission "The Voice". Quelle ambiance! - E.Eméyé: Tout le monde connaît les paroles par coeur. - M.Bouhafsi: On connaît Toutes les paroles de D.Balavoine.

Ca n'a pas vieilli. Merci à vous 5. C'était un plaisir de vous recevoir sur le plateau. - G.Balavoine: Ils chantent super bien. - M.Bouhafsi: Quelle folie!

On les retrouvera tous sur la scène à partir du 14 janvier prochain dans le spectacle hommage, "Balavoine, ma bataille". Ca n'a pas pris une ride. - L.Baffie: Même dans le discours, ça n'a pas pris une ride.

Tout ce qu'il revendiquait à l'époque,

Balavoine, sa bataille pour la jeunesse en colère — Jean-Pierre Bataille · Pourquijevote