Un plan pour éviter la guerre de l'eau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public 90 minutes de débats et de reportage comme tous les jours sur public Senna 90 minutes pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts et voici le sommaire de ceux 30 mars tarification progressive réutilisation des eaux usées sobriété pour tous avenir des méga bassines le plan o annoncé par Emmanuel Macron se vote ambitieux des actions d'urgence pour répondre au deuxième été consécutif de sécheresse qui s'annonce des investissements à long terme aussi comme pour permettre à nos centrales nucléaires très gourmandes en eau de fonctionner en circuit fermé on va décortiquer ces mesures juste après les titres et puis pour notre second débat c'est un gigantesque bras de fer économique quasiment passé sur les radars médiatiques que l'on va vous raconter en plein cœur de l'été dernier à la mi-août le président américain annonce sa grande loi pour le climat et contre l'inflation je suis sur le point de promulguer l'inflation Redemption acte l'une des lois les plus importantes de notre histoire permettez-moi de le dire d'emblée avec cette loi le peuple américain a gagné et les intérêts particuliers ont perdu Joe Biden aurait pu ajouter à sa liste des perdants l'Europe car les subventions proposées aux entreprises sont-elles que des grands projets par exemple d'usine de batterie électrique sont des gens en train de se relocaliser aux États-Unis bref c'est du protectionnisme et un nouveau une nouvelle mondialisation qui se mette en place vous verrez mais d'abord la France face à la sécheresse et ce plan o annoncé par un président de la République qui avait bien besoin d'une diversion ccsu il y a une contestation sociale qui existe sur une réforme mais ça veut pas dire que tout doit s'arrêter Emmanuel Macron veut tourner la page au bord du lac de Serre-Ponçon il est venu présenter son plan pour améliorer la gestion de l'eau malgré les 200 manifestants venus lui rappeler leur mécontentement sur la réforme des retraites premier objectif pour le président faire 10% d'économie d'eau dans tous les secteurs d'ici à 2030 nous allons demander à chaque secteur un plan de sob sur l'eau d'ici à l'été les ministres réuniront dans les prochains jours dans l'ensemble des secteurs concernés l'énergie l'industrie le tourisme les loisirs l'agriculture ça marche bien quand tout le monde sait l'évolution de la situation quand tout le monde est responsabilisé et quand on sait que les efforts sont partagés ils proposent notamment la mise en place d'un éco-watt de l'eau une application pour suivre sa consommation sur le même modèle qui existe pour l'électricité autre mesure aider les communes à refaire leur canalisation aujourd'hui en mauvais état elle perdent 50% de l'eau qui circule enfin il souhaite mettre en place une tarification progressive de l'eau les prix des premiers mètres cubes seront modestes et augmenteront ensuite au-delà d'un certain niveau le prix du mètre cube sera plus élevé et c'est normal pour les consommations que j'appellerai de confort et pour inciter à la sobriété le président a également annoncé vouloir augmenter à 10% la réutilisation des eaux usées d'ici à 2030 aujourd'hui seulement 1% de ses eaux sont retraités et c'est évidemment l'une des mesures annoncées l'une des ambitions que l'on va décortiquer avec mes invités Marie Pétain Natti bonsoir bienvenue vous êtes hydrogéologue au bureau de recherche géologique et minières Nicolas Garnier bonsoir bienvenue à vous aussi directeur général de l'association amorce qui regroupe alors j'ai pas pouvoir faire toute la liste il y a des communes collectivités locales syndicats d'économie mix et puis des partenaires en matière de gestion de déchets de réseaux de chaleur ou d'énergie Franck Galand bonsoir bienvenue bonsoir vous êtes chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique et présent de la société de conseils environnemental emergency et security service bienvenue à vous bienvenue et bonsoir Mathilde Mathilde Sirault éditorialise politique je commence par le constat je vous demande presque à pas le faire m'a répété Natti mais on en est au final le niveau de nos nappes phréatiques est-il historiquement bas aujourd'hui oui Thomas le niveau de nos nappe est historiquement bas aujourd'hui on a plus de 80% des niveaux qui sont bas à très bas sur tout le territoire on a encore une recharge qui a été tardif cet automne et puis on a eu un épisode non plus vieux cet hiver plus 32 jours consécutifs sans pluie qui fait que on n'a pas pu recharger ses nappes et ses nappes elles sont très importantes parce que c'est notre stock d'eau il faut savoir que ça représente plus de 60% de ces eaux qui sont utilisés pour l'eau potable pour l'alimentation en eau potable donc pour tout usage également mais c'est très important que de d'octobre à peu près au mois d'avril là c'est qu'on est des pluies importantes pour que ces nappes aient efficace pour que c'est nappes puissent se recharger il y a des mesures d'urgence on va on va détailler un peu ce que ce que Emmanuel Macron a lancé dans le cas du plan mais des mesures d'urgence est-ce que des mesures d'urgence peuvent suffire dans un contexte comme celui-là vous voyez ce que je veux dire alors les mesures d'urgence comme vous le dites c'est des mesures très courtes thermistes et on en a besoin et le premier réflexe effectivement sont les mesures de restriction sont décidés par les préfets on a déjà 32 départements qui sont sous ces sous ces restrictions à différents niveaux il y a des niveaux de vigilance et il y a déjà des niveaux d'alerte notamment dans les dans les Bouches-du-Rhône alors ça suffit pas à long terme parce que on est dans un contexte de changement climatique on l'a dit on l'a vu le rapport du GIEC le reprécise et montre les conséquences terribles que cela peut avoir sur l'eau avec des températures qui augmentent les vapo transpiration augmentent et donc on a de moins en moins de recharge de nos stocks et de ses nappes et donc c'est pour ça qu'il y a aussi des mesures de de long terme Nicolas Garnier ce plan haut finalement on y reviendra annoncer par le Président de la République est-ce que vous trouvez à la hauteur des enjeux pas seulement du court terme là pour le coup les enjeux globaux je fais pas de politique ma réponse est oui ma réponse est oui clairement on attendait la dernière fois que je suis venu sur ce plateau c'était pour vous dire il manque une loi il manque une remettre l'eau au coeur de la transition écologique je crois que ça a été fait en tout cas dans la parole présidentielle d'abord c'est le président qui parle ça veut dire quelque chose peut-être qu'il y a d'autres raisons mais ça veut dire quelque chose il fixe des objectifs en particulier de sobriété qu'on connaissait mais qu'on n'avait pas appliqué et là derrière il y a un plan d'action qui permet de penser que c'est réalisable il donne aussi des pistes de gouvernance intéressante parce que si ça a pas été réalisé c'est parce qu'en fait c'est très important de le dire c'est que quand on fait un effort environnemental je pourrais vous dire la même chose dans les déchets énergiques qui sont les autres domaines amorce il faut se répartir l'effort si vous répartissez pas l'effort en faisant de sa faute c'est le monde agricole etc ça ne fonctionne jamais très là il y a l'idée de répartir l'effort dans le temps en tracteur et par territoire car chaque territoire devra faire son moins 10 d'une certaine manière et là il y a une idée de gouvernance qui est très intéressante et puis il propose des moyens en tout cas il a évoqué il la propose par exemple la levée du plafond mordant qui est une demande que les collectivités ont fait de plusieurs c'est un petit peu compliqué mais c'est pour ça que je vous relance en fait dans le prix de l'eau un Français paye à peu près 4,3 € le mètre cube la moyenne nationale en fait il y a une partie du prix qui finance les installations la station d'épuration la station de pompage les canalisations et puis il y a une partie c'est une un prélèvement qu'on va dire quasi fiscal qui sont les redevances de l'eau qui alimentent les agences de l'eau et qui vont leur permettre de de financer leur programme d'accompagnement sauf qu'aujourd'hui c'est prélèvements ils sont capés par l'État et au-dessus d'une certaine quantité de prélèvement l'état garder la somme donc en fait on pouvait avoir besoin de plus d'argent pour accompagner l'eau l'état dit au-dessus de 2,1 milliard c'est pour moi et donc on était capé et l'État généré de la recette pour son budget général ce qui était assez scandaleux les élus se sont beaucoup battus contre ça c'est une mesure symbolique très forte parce que ça il y avait une sorte de comment dire de procès en un sincérité c'est à dire on lève une révolution Oslo et puis on en fait autre chose et puis ça ça permet d'avoir plus de moyens je vais faire peut-être là sur interprétation mais une parole très très importante il dit à un moment donné il va y avoir plus d'argent pour les agences de l'eau comme il n'y a pas d'argent magique il va falloir générer cette recette on parle de 500 millions d'euros là le chiffre qui a été annoncé une partie c'est ce que je viens de vous dire c'est parce qu'on va rendre de l'argent qu'on prélever déjà mais qui était qui allait vers Bercy l'autre partie va falloir générer et là c'est un sujet très important c'est que aujourd'hui tout le monde ne paye pas l'eau de la même manière en fait tout le monde est focalisé sur les usages de Messi que le visage pour la brosse à dents etc ou là vous payez une redevance assez importante de quelques dizaines de centimes d'euros par mètre cube mais par contre les autres usages le monde agricole paye presque rien le monde industriel perd presque rien les fameuses centrales nucléaires ils peuvent presque rien et là ce qu'on sous-entend nous parlant cette intervention c'est enfin il va y avoir une rééquilibrage dans le signal prix parce qu'on va parler du signal prix si globalement le monde agricole le monde industriel à l'eau gratuitement pas espérer qu'il se passe grand chose en terme d'économie alors votre avis là-dessus également le fait que effectivement on parla beaucoup plus de l'agriculture après peut-être qu'on peut se concentrer sur le l'industrie le monde industriel il va devoir plus entre guillemets cotisé j'allais dire c'est pas le bon terme mais participer à l'oeuvre collective déjà en terme de sobriété de sobriété et puis en terme de participation financière est-ce que ça vous semble logique finalement l'industrie en France c'est 10 % des prélèvements c'est 6 % des consommations de loin l'industrie le secteur industrielle n'est pas le plus grand consommateur d'eau de métropole alors le premier aujourd'hui c'est l'irrigation effectivement avec 44% vient après l'alimentation en eau potable des populations à hauteur de 24%. alors ce qui est très intéressant dans les paroles du Président c'est cette ambition de 10% et à l'évidence le secteur industriel va devoir mettre en place d'abord une meilleure connaissance de son empreinte en eau au niveau de ses activités de process au delà de ça se mettre à être effectivement plus sobre donc réparer un certain nombre de fuites potentiellement après compteur vous utilisez ces forages par exemple et introduire typiquement des modules de réutilisation des eaux usées qui vont permettre d'utiliser cette offre en eau alternative pour le process industriel alors ça va d'abord s'adapter ça doit d'abord s'adapter à l'industrie pétrochimique très consommatrice d'eau l'industrie pepetière et à l'industrie agroalimentaire et là on retrouve la dualité eau et agriculture et sur le coup de l'eau ce dont nous parler Nicolas Garnier alors les annonces du président de la République vont encore une fois dans le bon sens c'est-à-dire que plus vous allez consommer plus vous allez payer donc il va falloir vous adapter domestiquement nos familles et les industriels vont devoir le faire mais au-delà des industriels il y a tous les utilisateurs de l'énergie parce que pour l'énergie il faut de l'eau et il y a un effort éminent à faire au niveau typiquement des opérateurs de data center les opérateurs de datacenter consomment de l'eau prenez un datacenter moyen allez c'est 1750 mètres cubes par an j'ai un exemple de natation c'est pour rafraîchir rafraîchir les centres serveurs qui permettent à nous smartphone de fonctionner prenons un data center classique qui devait s'ouvrir à charpe 1750 mètres cubes par an 1200 mètres cubes uniquement pour le refroidissement de cette data center c'est à dire que c'est un bâtiment tertiaire normal normalement il doit utiliser 550 mètres cubes d'eau par an pour l'espace vert pour l'eau sanitaire pour l'eau le chauffage etc bon bah voilà le sujet il est sur tous ces usages aussi indirects de l'eau et ça il va falloir faire des annonces très très claires pour rendre typiquement nos opérateurs de datacenter plus sobre sur leur utilisation donc pour vous la tarification progressive de l'eau ça va dans le bon sens et est-ce qu'en terme de moyens alloués par l'État et annoncer aujourd'hui par le président le tout ce qu'il a parti financement ça vous semble à la hauteur des enjeux concernant peut-être un mot rapide là-dessus rapide s'il vous plaît Nicolas Garnier alors déjà la tarification progressive telle qu'elle a été annoncée par le président était plutôt sur le domestique depuis qu'on a compris nous ce qu'on dit c'est il faut commencer aussi il faut aussi que l'industriel c'est un peu l'interprétation qu'on en a eu se fasse effectivement nous on a des collectivités qui font déjà ces tarifications progressives Dunkerque Montpellier ont mis en place un dispositif d'ailleurs on me dit progressif c'est les premiers mètres CUB vraiment pas cher c'est ce qui a été très bien dit les premiers mètres que vraiment pas cher parce que on en a assez vital c'est pour boire les mètres cubes du milieu si vous me permettez au même prix et ce qu'il faut qu'on invente c'est la surtaxe de la sur tarification du du mètre cube en trop le mètre cube pour laver sa voiture le mètre cube pendant la pour avoir une sensation de responsabiliser les Français absolument ça ça demande quelques à accompagnements particuliers il faut avoir accès au nombre de personnes dans le logement par exemple sinon vous allez faire des choses inéquitables vous allez sanctionner les familles nombreuses choses comme ça et effectivement il y a un outil qui a pas été clairement dit c'est le le dispositif d'accompagnement on pense à une aide des agences de l'eau en faveur des collectivités je mettrai ses tarifications parce qu'il y a un problème de administrative va falloir créer des fichiers entiers de est-ce que tu consommes trop ou pas assez donc il y a quand même du travail on pense à une aide des agences de l'eau mais peut-être qu'il y aura des modulations divers et variées ça pas été clairement annoncé comment on allait nous engager fortement c'est quand même du travail market c'est quoi l'annonce la plus importante du jour pour vous elle annonce la plus importante du jour il y en a beaucoup pour moi aujourd'hui et bien c'est peut-être sur les mesures d'adaptation les efforts qui va falloir faire et notamment par rapport à la réutilisation des eaux usées traitées qui va ouvrir un vrai champ en fait de solution qu'on va pouvoir mettre en place à l'échelle de chaque territoire la réutilisation de usées traités c'est pas seulement prendre l'eau à la sortie de la station d'épuration et aller l'utiliser pour arroser sa pelouse ou remplir sa piscine avec pas du tout ça va être une vraie étude économique sur chaque territoire est-ce que côté pertinent de le faire quels usage quelle quantité quelle différente qualité d'eau aussi en fonction des traitements quel traitement sont nécessaires combien coûte ces traitements est-ce qu'il va falloir rénover une partie des stations d'épuration peut-être que j'anticipe sur votre question d'abord ça tombe bien parce que c'était vraiment un des focus que je voulais faire un peu plus tard dans le débat mais je voulais quand même avoir votre votre avis un peu un peu général sur le sur le plan annoncé par Emmanuel Macron qui était donc Mathilde au lac de Serre-Ponçon visite qui était pas tout à fait au programme on peut dire ça comme ça on peut même dire au contraire Thomas que ce sont les circonstances politiques sur le front des retraites qui ont conduit Emmanuel Macron effectivement à se déplacer aujourd'hui à Savines-le-Lac le plan o était bel et bien à l'agenda du gouvernement depuis même plusieurs semaines maintenant mais ça devait être la première ministre Elisabeth borne et le ministre de la transition écologique Christophe Béchu qui devait le porter le contenu d'ailleurs de ce plan ne justifie pas a priori une intervention du président non pas que ce sujet soit secondaire bien au contraire mais la planification écologique en tant que telle est dû ressort de la première ministre d'ailleurs sur ce sujet c'est la première ministre qui avait annoncé le plan de sobriétaire énergétique qui consistait à faire baisser de 10% notre consommation d'énergie la même logique que le président a reprises aujourd'hui sur l'eau alors on s'en doute un peu mais qu'est-ce qu'il a conduit le président de la République a s'approprier ce dossier plusieurs raisons Thomas d'abord depuis le début de l'année on a très peu vu le président sur le terrain national il y a eu un peu des visites les vœux aux armées à Mont-de-Marsan le salon de l'agriculture mais plusieurs déplacements avaient été reportés notamment sa tournée à Marseille à cause des retraites le plan o c'est donc un très bon prétexte pour Emmanuel Macron en pleine crise sociale et politique de montrer qu'il n'est pas claque muré à l'Elysée que le palais de l'Elysée n'est pas devenu une espèce de bunker au moment où beaucoup de commentaires ciblent un supposé isolement ou enfermement du président et d'ailleurs pour appuyer ce signal il ne sait pas contenter d'un discours il s'est plié à l'exercice qu'on appelle dans notre jargon journalistique le micro tendu pour répondre aux questions des journalistes qui est-ce qui lui a pu lui permettre de distiller quelques messages politiques il a montré aussi dans la scénographie qu'il n'était pas seul mais entouré d'élus le format était plutôt autour d'une table ronde un discours plutôt ramassé devant un public trié sur le volet évidemment il n'a pas croisé les manifestants et ça c'était pour la forme sur le fond Thomas le président a fait coup double il réapparaît d'abord sur un sujet de préoccupation pour les Français la sécheresse et donc plus globalement sur l'écologie l'écologie qu'il a listé parmi les priorités de l'après retraite il tisse le fil du récit sur la fin de l'abondance des ressources et cette sortie a le mérite de braquer évidemment les projecteurs sur un autre sujet que les 64 ans et les manifestations il s'expriment aussi sur l'eau en plein mouvement contre les retenues d'eau justement dans les Deux Sèvres 4 jours après des scènes de chaos de sainte Soline il a choisi de cliver vis-à-vis des écolos et des activistes mobilisés contre ces méga bassines il a parlé de ces milliers de gens qui étaient venus pour faire la guerre une stratégie plus ou moins à qui tout double puisque l'un de ses proches avec qui j'ai pu échanger me disait cette sortie ne va pas arranger son image c'est presque de la provoque vu le contexte d'aller se payer les écolos merci beaucoup Mathilde on reparlera des des méga bassines tout à l'heure mais je voudrais ouvrir le chapitre des eaux usées avec quelques chiffres que l'on a déjà donné sur ce plateau mais que je vous redonne la France se réutilise seulement 1% de ses eaux usées alors on est loin de la moyenne européenne c'est 3% on est encore très loin de nouveaux en espagnol 14 % très très loin d'Israël 90% l'objectif annoncé par Emmanuel Macron c'est d'atteindre les 10% en 2030 Galand alors déjà il faut commencer par quoi il faut changer la réglementation c'est quoi le les les différentes étapes une évidence faire évoluer la réglementation la technologie est là aujourd'hui pour preuve vous avez des modules de réutilisation des eaux usées en compteur 20 pieds qui se mettent en sortie de station de traitement d'eau usées et qui permet d'économiser comme Veolia le fait par exemple sur Narbonne sur Rodez 20000 m3 ça sert à nettoyer des camions par exemple ça sert à arroser les espaces verts qui dit canicule dit sécheresse dit multiplication des incendies de forêts on a malheureusement brûlé 10 fois plus d'hectares l'été dernier 70 000 hectares sont partis en fumée et bien la réutilisation des eaux usées peut permettre à certains endroits d'arroser préventivement les couverts forestiers donc on a on a de multiples usages pour ça il va falloir que la législation nous permettent de le faire mais l'Europe et ça je parle sur le contrôle de de mes deux collègues l'Europe va aussi nous obliger rendre cette extension de leur utilisation des eaux usées possibles on voit bien que l'Espagne confronter un climat soumis à des réalités depuis 40 ans si est adapté par la réutilisation des eaux usées ou si vous citiez le chiffre de 14% par le dessalement et de ce point de vue là je suis je suis un peu étonné moi de pas avoir eu le mot décemment dans le discours du président de la République pourquoi parce que je pense qu'aujourd'hui vu les conditions sécheresse auxquelles nous sommes confrontés c'est une solution qui ne faut pas s'interdire on l'a vu l'été dernier sur certaines îles bretonnes qui ont été sauvées je pense à l'île de Groix par les stations mobiles de dessalement une ville comme Barcelone aujourd'hui à une station de dessalement qui couvre 20% de ses besoins 200 000 m3 la ville de Londres on ne le sait pas juste avant les Jeux Olympiques de 2012 une station de dessalement a été inaugurée pour couvrir 6% des besoins en eau David lelongue à Ostende une sur le canal au stand Bruges une session des salmon de 12000 mètres cubes par jour a été récemment inauguré donc il faut pas s'interdire les solutions techniques qu'est-ce qui bloque si on fait un petit parce qu'on a encore dans le système actuel ma répéter Natti la réglementation ça c'est un vrai frein qu'est ce que ça nous empêche de faire par rapport à nos voisins espagnols ou italien par exemple alors la réglementation elle existe en France sur la réutilisation il y a un arrêté national qui a été mis en 2014 qui catégorise 4 types d'eau en fonction des usages en fonction d'arrosage d'espaces publics en fonction d'irrigation de culture donc ça existe c'est encadré par contre et bien malheureusement j'ai envie de vous dire la loi qui va européenne qui va rentrer en force en 2023 donc en juin de cette année va être plus stricte au niveau des niveaux c'est niveau de qualité concernent uniquement les niveaux pathogènes et matières en suspension donc c'est niveau là il va falloir pour les les les comment dire les sites existants de réutilisation de usées traités direct il va falloir je dis direct parce que c'est lorsqu'on utilise cette eau directement à la fait partie de la station d'épuration après traitement il va falloir adapter adapter ses niveaux et forcément adapter certainement les traitements ou les temps de résidence dans les dans la chaîne de traitement dans les usages de ces eaux grises ou ces eaux usées est-ce qu'on peut je peux vraiment des questions de bossiens est-ce qu'on peut recharger une nappe phréatique avec ça oui tout à fait alors en France pour l'instant ça n'existe pas par contre parce que la réglementation interdit ou parce que on n'a pas on s'est dit on en avait pas besoin on est plutôt un pays béni des dieux en matière de ressources en eau et donc on sait pas poser la question la deuxième option il faut pas confondre une interdiction et ce qui n'est pas forcément autorisé c'est un petit c'est un petit peu subtil mais c'est un petit peu le cas en France lorsqu'on veut faire une implémentation de système de recharge maîtrisé donc j'explique ce que c'est ça à partir du nom on va recharger les nappes phréatiques pour disposer d'une meilleure qualité de cette eau de nappe c'est aussi dans cet objectif ou d'une quantité plus importante donc sur la recherche des aquifères à partir de usées traités on n'a pas de cas en France on a en Californie un énorme sasa ils sont précurseurs on a une énorme usine de traitement on est à plus de 500 000 mètres cubes jours traiter en Californie à partir des eaux usées de Los Angeles ils utilisent une chaîne de traitement qui est assez complexe qui passe par l'ultrafiltration par l'osmose inverse on nettoie l'eau on la purifie énormément il y a un système de d'ultraviolet aussi parce que attention dans ces traités on peut retrouver des molécules qui peuvent être très très très dangereuses avec la santé publique et voilà exactement comme les les nitrosamides qui sont vraiment des molécules cancérogènes qui peuvent poser problème donc il faut tout système de traitement en tout cas pour pour faire très attention et ensuite on réinjecte en Californie alors ils sont très très à cheval ils vont pousser les traitements très loin pour l'acceptation sociale aussi il réinjecte les os ensuite dans la nappe pour les utiliser ce que je retiens et ce qui est rassurant c'est que les solutions techniques on les a bon voilà après il faut il va falloir les investissements etc il y a des communes qui sont qui sont plutôt en avance sur la réutilisation des des oui d'ailleurs il faut bien il y a différents scénarios d'abord il y a plusieurs eaux qu'on peut réutiliser il y a on pense aux eaux de sortie station d'épuration mais par exemple il y a des collectivités qui récupèrent les autres piscines les autres piscines municipales pour faire du lavage de véhicules pour faire du lavage de voirie il y a des collectivités qui développent de la réutilisation d'eau gris c'est à dire nos eaux domestiques de vaisselle et de pour faire de l'usage dans les toilettes des choses comme ça et puis il y a les grands usages dont on vient de parler c'est à dire des usages agricoles donc et des usages non agricoles on pense au golf on pense aussi à d'autres je dis d'ailleurs on le sait pas mais il y a on a même un cas en France d'une collectivité c'est le syndicat de la Vendée qui fait avec des eaux usées de l'eau potable ça s'appelle Jourdain le programme voilà c'est le programme c'est Monsieur Jourdain et effectivement donc ça c'est quand même très intéressant d'ailleurs si on s'en donne les moyens en termes de traitement en tenant compte des des réserves qui ont été apportées on sait faire de l'eau potable avec de l'eau usée c'est de l'eau simplement il faut extraire la partie la partie potable donc le potentiel sur le reute est très important après il y a quand même une petite modération qu'il faut qu'on vous qu'on partage avec les spectateurs c'est des fois c'est très pertinent des fois ça l'est pas du tout c'est à dire que si vous êtes en bord de mer détournez votre station d'épuration de la rivière qui va se jeter dans la mer qui va se saliniser donc en fait vous êtes un peu en train tu me permettait pas de gâcher l'eau mais enfin vous allez pas pouvoir la réutiliser pour refaire du captage là c'est très intéressant de faire du riz donc en bord de mer dans ses bas qui de rivières qui vont dans la mer c'est très intéressant parce que ça va permettre de d'éviter effectivement de pomper de l'eau qui va réduire les nappes et les nappes est en vides on va voir ce qu'on appelle des biseau salés c'est à dire que la mer va rentrer dans ses nappes et va s'aligner l'eau potable donc en board en littoral très intéressant il y a d'autres vidéos réutilisation il y a d'autres zones où finalement vous avez besoin de mettre cette eau de sortie station d'épuration dans la rivière parce que si Annie va pas votre rivière elle est à sec parce qu'en fait une grande partie de l'eau de la rivière vient de la station d'épuration là il faut pas le faire parce que sinon vous avez pu aller plus d'eau alors ça nous pose la question du de l'échelon territorial et c'est justement l'un des thèmes de la chronique de terme traduit qui va nous rejoindre tout de suite sur ce plateau bonsoir tu as bienvenu puisque on va se rendre compte que le plan o implant haut c'est ce qui réclame de nombreux sénateurs et depuis longtemps et oui 144 sénateurs beaucoup de LR et de centriste mais aussi quelques communistes et Renaissance mais pas d'écologie c'est une socialiste on va comprendre pourquoi on d'ailleurs cosigné une tribune publiée dans le Journal du Dimanche je te le 18 mars dernier on envoie le titre le gouvernement n'a pas pris la mesure des sécheresses Disney parlementaires leurs craintes que l'on reproduit sur l'eau les errements français sur l'électricité où on est passé d'une électricité abondante et bon marché grâce aux nucléaire donc on comprend la pourquoi il n'y a pas d'écologie ce qui est à cossigné à l'incertitude et à des risques de coupure les fameux délestages auxquels on a échappé cet hiver on voit également qu'ils disent et bien donc aujourd'hui l'électricité demain l'eau demande des sénateurs il faut bien le parallèle ils craignent que l'on passe donc sur l'eau d'une France riche en eau bon marché avec une géographie avantageuse entre cours d'eau et des pluies jusque là suffisantes à une France qui manquera dos entre les sécheresses et le vieillissement des réseaux d'adduction les conduites et autres ouvrages qui conduisent l'eau de la source à nos habitations que propose-t-il pour ne pas reproduire ce scénario et bien ils invitent à se plonger dans un rapport sur l'eau qui a été écrit l'automne dernier par la délégation de la prospective du Sénat dont le but comme son nom l'indique est de se projeter d'anticiper et d'éviter la panne sèche et oui nos élus ont un petit peu d'humour un rapport c'est le nom du rapport évitez la peine sèche rapport signé donc de parlementaires communistes Renaissance LR alors quelques priorités dégagées allez vers plus de sobriété et ça repose au moins sur vous et moi on l'a bien compris que sur le secteur de l'agriculture autre proposition réutilisée les eaux usées vous en avez parlé également et également avoir une approche pragmatique des retenues d'eau ce sont là les mots dessinateurs en clair il parle et bien des bassines des méga bassines comme celle de sainte Soline on les sans prendre bien sûr des gants en abordant ce sujet ils disent que c'est retenu doivent pas donner le sentiment aux agriculteurs qui peuvent consommer plus d'eau mais que je les cite disqualifier globalement le stockage d'eau ne paraît pas fondé scientifiquement il plaide finalement pour la construction de nouvelles retenues multi-usages par exemple pour lutter contre les feux de forêt enfin le sujet le plus clivant ce n'est pas celui-là ce n'est pas celui des bassines c'est celui de la gouvernance de l'eau c'est là qu'il y a alors quel est ceci quel problème le problème c'est que d'ici 2026 la loi notre impose que la gestion de l'eau soit transférée des communes à l'intercommunalité le transfert de la compétence au assainissement et bien c'est un serpent de mer de plusieurs années un vrai sujet de conflit pour le gouvernement avec les maires dont les sénateurs qui sont les élus des maires se font les porte-voix les sénateurs estiment et bien que ce transfert de compétences peut être dans certaines situations une bonne idée mais parfois c'est complètement inadapté les mers ruraux et de communes de montagne notamment son vent debout écoutez ce maire que nous avions interrogé Sandra sarquera la vie interrogé en 2019 il explique pourquoi je suis donc le président des six communes qui regroupent le syndicat intercommunal des eaux du Gonesse que l'on voit ici en orange et nous allons passer sans commune donc on a actuellement un service qui fonctionne très bien et qui est très réactif dans l'heure qui suit les services sont sur place pour réparer la fuite à l'avenir est-ce qu'on aura encore la réactivité c'est pas sûr du tout puisque le périmètre sera beaucoup plus étendu on se pose des questions pourquoi fusionner et enlever et supprimer un service qui fonctionne très bien alors il y a eu beaucoup d'assouplissements accordés par des lois successives sur ce transfert de compétences mais ce n'est toujours pas suffisant pour les mères et pour les sénateurs bref Flo un sujet donc doublement explosif pour l'exécutif entre les oppositions citoyennes à générer par les bassines et la levée de boucliers des élus sur cette compétence eau et assainissement merci Tom pour pour ces explications Marie pété Matisse et c'est quoi le bon échelon puisque là on parle d'une gestion ce qui est intéressant c'est cette notion d'une gestion collective de l'eau il faut que tout le monde s'y mette à la fois sur la sobriété puis sur l'anticipation c'est quoi le bon échelon c'est c'est le territoire c'est chaque territoire assez problématiques au niveau de ses besoins en eau au niveau au niveau de son économie et de sa ressource de la disponibilité de sa ressource on est divisé en 7 bassin avec des sous bassins et puis ensuite on a des comités de bassin où se prennent des décisions et ensuite on décline ça aussi sur sur chaque territoire dans ce qu'on appelle les ptge les projets de territoire pour la question de de boutique un peu mais entre communes et intercommunalité parce que là on voit que les sénateurs vont te créneau là-dessus ça pour vous ça change vraiment quelque chose ça ça peut changer quelque chose parce que en fonction de l'intercommunalité les problématiques seront peut-être pas les mêmes d'une commune et une autre donc il va falloir il va falloir avoir de la solidarité aussi c'est à dire que entre ces communes il peut y avoir du transfert aussi de compétences ou du transfert d'information mais en tout cas la meilleure la meilleure gestion effectivement elle est au niveau local parce que c'est à ce niveau là que les compétences et les connaissances de la ressource aussi d'ailleurs franglais c'était l'un des aspects du du discours d'Emmanuel Macron aujourd'hui le la notion la notion du territoriale et de solidarité à l'évidence la solution de l'eau passe par les interconnexions et en particulier en situation d'urgence alors je reviens cet échelon intercommunale et communal il est intéressant de voir que quand il y a une crise dans le domaine de l'eau et rappelons que la mission interministérielle 2022 l'a montré on a eu 1052 communes qui ont manqué d'eau l'été dernier et plus d'un millier qui sont pas passés loin de la correctionnel vous avez aimé 2022 vous allez adorer 2023 ça en prend le chemin donc on va doubler on va pas ça peut être pire on va pas on va pas aller dans la sinistralité par rapport au niveau des fortes que ce soit bien fort probable et donc ça veut dire qui viennent pour pour alimenter reste directeur des opérations de secours le secours aux populations n'est pas géré au niveau de l'intercommunalité donc il va falloir à la faveur du transfert de la responsabilité au niveau de l'intercommunalité il va falloir aussi penser la gestion au niveau des intercommunalités de la sauvegarde des populations alors la loi matras est passée par là au niveau de la refonte de la sécurité civile en France et donc on va vers des plans intercommunaux de sauvegarde ça ça prend un excellent chemin mais là les annonces du président de la République vont espérons nous porter leurs fruits à horizon 2030 c'est la limite qui nous est fixée mais comment ont passé tes prochains comment on passe l'été 2024 juste avant les JO l'imaginer la situation donc il va falloir aller vers des plans d'ultime secours il va falloir organiser typiquement le site internet organisé la distribution d'eau bouteilles aux populations vous savez il y a une crise qui a frappé la ville de Dunkerque en avril 2019 le syndicat des eaux du Dunkerquois sont délégataires Suez ont bien géré les choses c'était pas une problématique c'est très c'est une problématique de casse majeure suite à un tunnelier qu'il a heurté ils ont distribué 600 000 bouteilles d'eau en 4 jours ça a été une opération logistique immense et tout ça ma doit s'organiser votre avis là dessus également Nicolas Garnier parce que voilà vous représentez aussi les communes et les intercommunalités etc enfin surtout je reprends besoin d'abord les intercommunalités les communes et même les régions en fait vous il y a deux questions dans votre question le premier c'est on a une gouvernance de l'eau qui est très complexe on a des on a parlé de bassin donc en fait le bassin c'est ce qui est autour d'un fleuve pour faire simple les sous bassins c'est ce qui est autour d'une rivière mais à côté de ça vous avez une une gouvernance administrative qui est plutôt la Région le Département donc il se parle pas vraiment c'est à dire vous avez des ce qu'on appelle des dages des schémas directeurs à l'échelle des fleuves qui disent des choses et puis à côté de ça vous avez les régions les stradettes les schémas régionaux qui disent d'autres choses ensuite dessous il y a vraiment il y a des endroits il y a des zones blanches par exemple tout à l'heure tu parlais des PT ge et des des plans territoriaux de gestion de l'eau d'accord il y en a pas donc en fait en dessous il y a des endroits il y a des zones blanches il y a on ne cause pas d'eau pour faire simple c'est un peu simplifier mais ça moitié de la France à peu près d'accord la moitié la France il y a pas de décision prise non parce qu'il y a quand même une compétences opérationnelle qui est la commune et l'intercommunalité et ensuite à quelque chose pour vous parler des déchets énergie haut c'est qu'il y a beaucoup plus il y a une fragmentation des collectivités dans le service public de l'eau qu'on n'a pas dans le domaine des déchets ou de l'énergie c'est très fragmenté il y a 25 ou 26000 services publics d'eau qui sont généralement intercommunalisés mais des fois c'est une commune seule donc là il y a effectivement quand on traite des sujets de biodiversité de sécheresse il y a quand même une masse critique donc faut qu'on trouve un une sorte de compromis entre garder Homer sa capacité de proximité et d'intervention et en même temps de se donner les les mailles suffisantes pour pour mutualiser une vision pour faire une nouvelle station d'épuration etc je reprends la main parce que le temps file c'est bon signe ça veut dire que c'est passionnant mais encore plein de thèmes à aborder je vois évidemment qu'on parle de l'agriculture et des méga bassines on est au cœur de de l'actualité c'est presque deux visions qui qui s'opposent alors il y a celles et ceux qui refusent les méga bassines comme Clémence guetter député LFI qui était à Sainte Soline samedi on l'écoute à une minorité au détriment de la majorité au détriment de nous toutes et tous et je ne voudrais pas qu'on se réveille dans quelques dizaines d'années en se disant mince c'était vraiment une grosse connerie on a détruit les nappes il y a plus d'eau il y a plus d'agriculture il y a plus moyen de se nourrir donc c'est pour ça aujourd'hui qu'on lutte c'est pour les années à venir et puis à celles et ceux qui défendent les stockage d'eau au nom de la vitalité des territoires notamment comme Jean-Luc cap qui est président de l'Association de Gestion de l'irrigation landaise c'était aussi lors d'une manifestation à Mont-de-Marsan je vous ai proposé des baisses autour de 20 30% des volumes qui sont catastrophiques pour notre agriculture locale par rapport à tout ce que ça représente comme transformation sur le terrain quel que soit les productions que ce soit par rapport à des légumes que ce soit par rapport à des céréales comme le maïs qui est transformé de par des productions animales locales et c'est un enjeu de la vitalité de notre territoire Marie pétée qu'est-ce que vous pensez de la logique Ann par le gouvernement consiste à dire on autorise des méga bassines à condition qu'il y ait des engagements des agriculteurs sur on va dire la transformation du modèle vers un modèle plus écologiquement plus plus vertueux est-ce que c'est suffisamment exigeant finalement les les engagements qu'on demande aux agriculteurs la gestion intégrée de la ressource en eau elle passe pas par une vision manichéenne des choses c'est impossible on doit passer par ce qu'on appelle le mixhydrique comme le mix énergétique en fait par un nombre de solutions qui va être mis en place sur chaque territoire donc on peut des endroits où une méga bassine ça peut pouvoir s'imposer et il y en a d'autres c'est une aberration de la de la creusée c'est pareil ça va être ça va être comme tout système qui va avoir une emprise comme la recharge maîtrisée des accuseurs ne sera pas pertinente sur certains endroits donc c'est chaque solution qui va falloir penser au niveau de chaque territoire mais il va falloir intégrer le changement climatique dedans et c'est peut-être ce qui n'a pas été fait sur certaines installations donc les méga bassines pour l'instant elle elles sont aussi une traduction d'un d'un temps où il a fallu apporter des solutions sur le territoire pour les agriculteurs mais maintenant il faut penser à ce mix de solution et ce qui n'a peut-être pas été assez évoqué ou mis en avant ce matin mais je suis sûr qu'il se trouve quelque part dans le plan haut en détail c'est les solutions font des sur la nature pour retenir l'eau sur les territoires et qui sont aussi dans ce que disent les agriculteurs aussi comme effort à faire sur sur leur schéma sur leur trajectoire futures Nicolas Garnier est-ce que là-dessus sur le donnant donnant on va dire méga bassines et agriculture plus écologique vous êtes satisfait du discours présidentiel ou est-ce qu'il y a des zones des zones d'ombre de flou non c'est vrai que c'est vraiment l'un des sujets les plus compliqués en plus il est très équivant donc c'est vous imaginez quand vous représentez les élus locaux si vous dites je suis pour des matières des des élus etc mais en ce qui peut être quand même intéressant c'est la deuxième partie de la phrase mais j'ai conscience de beauté un peu en tout je sais que si ça peut être une manière d'accompagner massivement les changements de mode d'agriculture ça peut être intéressant parce que fondamentalement les premières méga bassines c'était quand même des méga basites qui ne pensaient pas une évolution du mode agricole c'était j'ai besoin d'eau oui c'était au contraire j'ai besoin d'eau pour mon maïs etc perdurer le modèle ancien quoi tandis que là ce qui est bien c'est que tout d'un coup les deux logiques se commencent à se rapprocher c'est de dire bon là je suis assez d'accord ça sera du cas par cas pertinence non pertinence on regardait ça etc mais surtout de dire par contre on vous accompagne sur le changement de modèle et là il y a quelque chose qui se joue rendez compte par exemple on va on n'a pas beaucoup parlé de de protection qualitative on n'a pas beaucoup parlé de polo depuis le début moitié il y a deux gens bien protéger quantitativement l'eau protégé qualitativement le fait de se dire qu'aujourd'hui on est obligé d'assurer des traitements sur les métabolites de pesticides métabolites de pesticides le le ce qui reste des pesticides on nous collectivités on est obligé de mettre en place des traitements pour empêcher de dépasser des normes normes sur des des sites qui sont pas interdits sur les zones de captage de l'eau potable et on dit non vous pouvez pas nous demander de traiter sans interdire et de et donc il y a vraiment des enjeux extrêmement forts sur des mutations du monde agricole c'est peut-être l'occasion puisqu'ils sont j'allais dire challenger de dire ok mais vous vous on va vous accompagner vous vous engagez à changer de modèle autre avantage c'est que ça redimensionne et bassine parce que du coup les bassines vous en avez besoin d'une quantité si vous restez dans votre modèle c'est plus les mêmes bassines si vous changez de modèle à 5 ou 10 ans donc il y a quelque chose c'est pas c'est j'ai conscience que je bote un peu en touche mais il y a quelque chose d'intéressant qui se joue entre l'Ancien Monde et le Nouveau Monde l'un un modèle et un autre dans le fait de dire vous allez évoluer vous mangue agricoles et ça ça a été bien dit par le Président j'ai deux thèmes à traiter mais j'ai plus le temps de faire les deux qu'est-ce que vous préférez la lutte contre les fuites ou le ou le nucléaire c'est moi qui suis obligé de choisir bon allez je vais faire la lutte contre les fuites et puis on va écouter pour lancer ce thème chiffres est faux le le secrétaire national on va y revenir du Parti communiste français il réclamait un plan d'investissement enfin mais aussi évidemment c'était lors du Salon de l'Agriculture écoutez la sobriété c'est important il y a moins d'eau et donc oui il faudra en consommer moins mais aujourd'hui la première chose à faire c'est un vaste plan d'investissement pour récupérer toute l'eau qui part dans des fuites qui existent dans tout le réseau d'eau en France il a été vendu au privé il y a l'équivalent de 3500 piscines olympiques perdues tous les ans à cause de ses fuites alors il a été on peut le dire une certaine façon entendu Fabien Roussel Emmanuel Macron annonce 180 millions d'euros par an pour résorber en urgence les fuites il y a dit-il 170 points noirs déjà identifiés font galant est-ce que c'est suffisant pour rattraper ce que les uns les autres décrivent comme un sous-investissement chronique depuis des années à changer un maître linéaire de réseau c'est 315 euros sous nos pieds en France c'est 900000 km de réseau c'est 23,5 fois le tour de la terre donc aujourd'hui on n'a pas 50% effectivement de fuite à certains endroits il y a 50% de fuite et le président de la République se propose d'aider toutes ses collectivités qui veulent diminuer plutôt augmenter le rendement de réseau diminue leur fuite parce qu'on donnait le chiffre de 50% de fuite au niveau national donc c'est 20% c'est déjà pour ça les objectifs du Grenelle 2 de l'environnement de 2010 avait pour Dieu objectif 15%. donc il faut tendre vers cet objectif de 15 % si possible aller vers l'objectif de 10 % comme Toulouse Métropole est en train de le faire par exemple mais je vous interrompre parce que qui a sous-investi parce que là dans le l'interview de Fabien Roussel il y a une critique contre la privatisation de l'eau non le problème de l'eau c'est que ça ne se voit pas notre patrimoine il est enterré vous savez des délégataires ont des obligations contractuelles très très fortes aujourd'hui sur le rendement de réseau donc quand on leur donne les moyens et quand l'autorité organisatrice leur dit l'objectif c'est effectivement ça je peux vous assurer qu'un opérateur privé mais on place tout ce qu'il faut et avec science et conscience ce que technicien ingénieur savent faire ça mais même chose au niveau des régies publiques qui aujourd'hui ont un objectif de diminution de leur perte en eau techniquement là aussi ma répéter n'a pas très compliqué de ça me semble pas très compliqué mais vous l'avez dit c'est un coup en fait donc on a des ça coûte très cher il y a des systèmes assez performants pour détecter des fuites voilà les identifier et ensuite c'est voilà c'est c'est du chantier c'est beaucoup et donc c'est de l'investissement alors je repose ma question un peu différemment Nicolas Garnier qui va toucher l'argent débloquer par l'État quand on parle de 180 millions d'euros par an c'est les communes qui vont les ensuite les les reverser aux sociétés privées qui gèrent l'eau comment ça va se passer déjà il y a pas que des sociétés aujourd'hui dans plutôt dans un équilibre entre des des gestions privées déjà options publiques au passage le plus important c'est savoir comment pilote ces sociétés publiques ou privées c'est plutôt que le montage soit vous êtes une bonne collectivité qui fixe des objectifs en particulier qui les contrôlent et qui les contrôlent et qui les sanctionne en cas de non-attente et auquel cas que ce soit une régie ou une despe vous faites faire le job euh Délégation de Service délégation de service public mais effectivement aujourd'hui on pense que cet argent là va arriver dans le monde de jaillir sur le patrimoine des collectivités locales d'ailleurs c'est bien dit c'est que c'est le résultat d'une histoire c'est pas d'une mauvaise gestion c'est que c'était tellement cher et tellement important qu'on l'a pas fait j'aurais quand même revenir sur une deux choses sur les fuites la porte d'abord la première des fuites c'est tous les captages qui ne sont pas comptés ça peut vous surprendre de dire ça mais ça a été peu dit mais il y a encore beaucoup de gens qui captent de l'eau et qui sont en dehors des radars moi j'appelle ça une fuite parce que quelque part il disparaissent des bilans s'approprie ne devrait pas s'approprier dans le monde agricole mais dans le monde individuel il y a des gens qui font des puits etc donc la première des filles c'est tous ces gens qui captent de l'eau et ça soit pas il y a une autre fille dont il faut qu'on parle un jour c'est ce qui se passe dans nos maisons c'est à dire qu'on pense qu'il y a aussi un niveau de perte de fuite dans les réseaux j'allais dire après le compteur donc il y a un sujet sur les réseaux on en a parlé il y a aussi un sujet après le compteur parce que chez vous et moi vous avez ça vous avez peut-être déjà arrivé d'avoir une fuite chez vous d'ailleurs et des fois ça peut durer longtemps d'accord donc il y a aussi un travail à faire dans le patrimoine bâti ça nous amène d'ailleurs sur un sujet important c'est qu'il faut qu'on apprenne à construire autrement nos maisons pour récupérer depuis pour mettre des mousseurs pour avoir des chasses d'eau double vitesse il y a tort ça a été dit par votre chroniqueuse je crois qu'il y a quand même aussi un beau potentiel d'économie chez chacun d'entre nous par nos comportement mais aussi par notre matériel la manière dont on construit les maisons doit changer elle est à dernier moment mais rapidement parce que c'est la fin du mois exactement dans le sens des forages non identifié à propos des vols d'eau on a énormément de vols d'eau depuis des bornes potos incendie et ça faut que ça cesse au nom de l'intérêt général et d'autant plus en situation de sécheresse et je vais vous donner le mot de la conclusion parce que est-ce que c'est si grave les fuites d'eau parce qu'elle repartent dans la nature tout est à prendre en compte en période de stress hydrique on doit tout prendre en compte et on doit s'organiser pour pour être optimisé la gestion de la ressource en eau voilà ce sera le mot de la fois merci beaucoup on peut dire qu'il faut boire l'eau du robinet ah bah moi c'est très important elle est ultra ultra contrôlée l'eau du robinet buvait l'eau du robinet évidemment merci à tous d'avoir participé à ce débat et à bientôt sur sur public
Emmanuel Macron