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interviewLCI (sur YouTube)· 21 novembre 2025 75 min

Jean-Louis Borloo : “La France est en train de ne plus être une nation”|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonsoir, c'est une émission spéciale qui débute réformer la France, l'État, la sécurité intérieure, la sécurité extérieure. Nous recevons une personnalité qui est devenue l'emblème, l'incarnation même de la réforme. Jean-Louis Borlot, ancien ministre.

Bonsoir Jean-Louis Borlot. [musique] Bonsoir. Merci beaucoup d'être là. d'une popularité toujours renouvelée.

Regardez l'image, c'était à l'association des maires de France et vous étiez vous avez été le premier à l'applaudimètre. C'est-à-dire que les années passent, les circonstances passent et toujours vous incarnez la réforme. Un mot de ça d'abord, pourquoi ?

Pourquoi vous ? Pourquoi est-ce que euh année après année, à chaque remanement, chaque fois qu'il est question de réformer la France, on va chercher Jean-Louis Bourleau. On va pas le chercher, pas assez.

Non, non, non, non, non, non, non, je suis pas disponible. Pourquoi ? Je sais pas.

Peut-être parce que comme j'étais très mauvais à l'école euh voilà, je suis pas intelligent, je comprenais rien et j'ai donc probablement développé la capacité à m'enrichir de l'intelligence des autres. Et donc d'essayer de comprendre quand on me dit ça marche pas, c'est de la faute de ça, c'est jamais la bonne la bonne raison. J'essaie toujours de comprendre comme les gens sont toujours au fond assez responsables, assez bienant.

Je connais assez peu de gens qui se lèvent le matin disant aujourd'hui je vais être un sal type cynique bon c'est pas vrai ou une femme euh je parle et alors quand ça quand ça marche vraiment pas du tout c'est il y a une explication qu'on n'est pas allé voir et donc c'est peut-être peut-être ça qui explique une continuité dans l'analyse. Et puis vous avez un caractère vous êtes original Jean et on le verra dans les idées que vous développez dans quelques instants. Pascal Perry va nous rejoindre pour l'économie.

Ensuite Valérie PC, Karim Boamram, c'est dire que tous les camps politiques aussi en tout cas largement s'intéressent à vos idées. On va parler de votre réforme de la France telle que vous l'imaginez. C'est-à-dire que l'État regarde ses propres tâches et laisse les régions assurer les leurs.

D'abord, votre réaction aux événements de la de la soirée Vladimir Poutine, on va y revenir, qui fait une apparition spectaculaire et puis ces déclarations du chef d'étatmajor des armées quand il dit il faut accepter de perdre nos enfants. Ébullition ce soir dans la classe politique. Quelle est votre réaction ?

Malheureusement des enfants, on en perd déjà. Le petit Elias, la petite Philippine, le petit B, on perd ses enfants. Le problème c'est d'abord de faire nation et on ne on ne sacrifiera peut-être un jour des enfants que si on fait nation.

On ne fait on ne met en danger que pour défendre ce qu'on est. Et notre problème, c'est qu'on est en train de ne plus être une nation. Les poutes fondamentales de ce qui fait notre nation, le nid.

Le logement, catastrophe, la santé, les anciens, les petits, les crèches sont pas au bon endroit, la sécurité, la chaîne judiciaire, la chaîne hospitalière, enfin l'état l'état dramatique. qu'en fait notre système est tellement désorganisé et ça on peut en dire vraiment deux mots parce qu'il faut que les gens comprennent bien que le système est malade, qu'on est sur le Titanic, qu'on continue à faire de la musique, à servir des plats, une espèce de de fiction tout à fait extravagante, mais qu'en vérité on est malade, on n'est pas un peuple d'imbécile, on a des gens plutôt bien formés et donc on a comme toujours dans les faillites un problème d'organisation et de ressources humaine. Mais pardon, l'organisation c'est ce qui fait le destin des nations.

Le général de Gaul en 69 parle de destin quand il fait son référendum en disant il est temps que la province puisse assumer le destin de ce qui les concerne. Il parle du destin de la nation. Est-ce que ça va jusqu'à menacer la sécurité ?

Alors personne n'espère la guerre, ne la souhaite, mais si si par malheur il devait y avoir des événements guerriers, un degré ou un autre, est-ce que ça met en danger disons la la l'unité nationale ? tout ce que vous dites. Mais monsieur, quand rien ne marche, rien ne marche, ni la mobilisation, ni la communication, ni l'euphorie, ni la capacité militaire.

Enfin, je veux dire quand on est on a on a le pire déficit d'Europe, on a la plus grosse charge fiscale d'Europe et et on se dégrade à peu près dans tous les domaines plus vite que les autres. Donc y compris dans la capacité militaire, y compris dans la capacité aéronautique, y compris dans l'espace. On n'y est pas et on n'y sera pas si on ne fait pas une réforme fondamentale de notre architecture publique.

En gros, on a eu la monarchie, on a eu la révolution très très égalitaire, le code Napoléon et depuis 1960 à peu près, on a démantelé tout ça avec un système émetté. Je suis sûr que si je vous dis est-ce que la France est est centralisée, vous allez me dire oui. Mais c'est pas vrai.

Aucun pays au monde est aussi émetté. Les partenaires sociaux imab gèrent deux fois le budget de l'État pour simplifier et les collectivités plus que le budget de l'État. tout ça dans des dans des organisations complètement démentes.

Alors du coup, vous avez des contrôleurs, des coordinateurs, des inspecteurs, des contrôleurs parce que vous avez le comité de suivi, le comité de p enfin c'est un truc de dingue. On est on était un pays de producteur, d'ingénieurs, d'agriculteurs, de médecins. Enfin, c'est vraiment un pays de créateur.

On est devenu un pays d'inspecteurs, de contrôleurs, de conseillers d'État. Même chez vous, vous avez l'ARCOM qui vous suit à la minute près. On même mais on a même une commission de conseil des de contrôle des sondages.

On a changé de monde. Vous savez quand quand un pays ce sont les contrôleurs et les inspecteurs qui ont fini par prendre le pouvoir, ce pays est mort. On va revenir sur ce que vous dites, c'est-à-dire cette espèce de de surinflation.

Vous dites, on a ni le beurre, ni l'argent du beurre, c'est-à-dire il y a ni le bon côté de la décentralisation, ni le bon côté de la décentralisation. Mais avant ça, si on reste quelques instants à ce bruit énorme autour des déclarations de général Mandon, le service militaire, quand vous dites faire nation, est-ce que selon vous, qu'est-ce que vous faisiez en 97 quand Chirak l'a suspendu ? Où est-ce que vous étiez ?

Vous vous souvenez ? Vous étiez ministre ? Non, non, j'étais maire de Valencienne.

Voilà. Et vous étiez pour à l'époque pour suspendre le service militaire ? Euh, j'avais j'avais compris que les militaires considéraient qu'il n'avaient plus les moyens d'encadrer la jeunesse de France.

Mais il y a plein de façons d'encadrer la jeunesse de France. Voyez, il y a une autre façon à Épinal, Philippe Segin, c'était simple, tous les enfants d'Épinal. Le matin, c'était apprendre, lire, écrire, compter histoire, géo, l'après-midi et toutes les vacances, c'était du sport àance, c'est de la culture, euh enfin toutes les passions dans des dans des dans des clubs, c'est dans le système organisé avec des éducateurs.

La France est un pays d'éducateur. Nous n'avons plus nos éducateurs. Est-ce qu'un peu de patriotisme, certains diront nationalisme fait du bien ?

Segonen Royal, vous aimez bien Segonen Royal ? Moi mais c'est Royal dit il faudrait le saluer au drapeau comme le font beaucoup d'Américains le matin. Vous le pensez ça ?

Mais je pense surtout que si tous les jeunes de France pour avoir un diplôme universitaire avait une obligation de passer au moins 3 mois dans un système humanitaire ou de soutien que nos Français qui vivent en de France et qui se font soignés bah pourrait peut-être réfléchir 2 minutes à la fiscalité. Quand on appartient à une nation, on paye les impôts de la nation retranché de ce enfin la solidarité, elle est à tous les étages. Bon, moi ce qui m'inquiète vraiment parce que si on prend la jeunesse, faut bien comprendre où en est la jeunesse de France.

Elle est en train de déraper à une vitesse extraordinaire. On a 1 million de gamins au pied des immeubles. 1 million.

On a 50000 gosses qui sont des enfants soldats. C'est-à-dire sur la définition militaire qu'on touchait une arme avant la puberté. On a 50000 qu'est-ce que vous comptez là-dedans ?

Narcotrafiquant, ce qui touche au narcotrafic. Mais c'est le narcotrafic, c'est un des éléments. Mais mais excusez-moi, mais le petit raquette, la violence gratuite, le viol, la musculade, l'intimidation, les faux médicaments, enfin bref, c'est on n pas que le narcotrafic hein, on a beaucoup de choses.

On ne peut pas comp000 jeunes suivis par l'aide sociale à l'enfance. On a 150000 par l'aide PJ. C'estàd par des dispositifs mais j'ai jamais vu un gamin frapper à la porte d'un dispositif.

Si on veut s'occuper des gamins de France faut voir le précept africain, faut tout un village pour élever un enfant. Donc nous on a on a on a des dispositifes, le conseil général, la ville, l'agglomération, on est dingue, on est les éducateurs, on est fou. Il faut simplement tout simplifier qui fait quoi ?

à vous entendre la la France se tirondise le mot est passé de mot dans l'utilise plus mais en fait la France se tireondise telle avec une telle désorganisation parce que le paradoxe de ça c'est que vous avez une vitalité française extravagante. Vous allez dans un CFA dans le lycée brel Patrick Martin m'appelait il en sortait tout à l'heure en matière sportive artistique il a on a une vitalité et une paralysie sur les sujets publics qui sont les fondamentaux de ce qui fait nation c'est ça notre drame et c'est ça qu'il faut débloquer. Il y en a qui veulent tout bloquer.

Moi je veux tout débloquer dans un pact de confiance avec les provinces. Jean-Louis Bourlot. Vous prenez deux exemples.

J'aimerais qu'on les illustre ici simplement par deux images parce que vous dites c'est la l'exemple de ce qui pourrait marcher quand vraiment on y met une certaine volonté et quand on met de côté les bureaucraties et les normes. C'est la rénovation de Notre Dame et c'est les Jeux Olympiques, la fameuse vasque. C'est-à-dire que si on avait respecté tous les bureaux, tous les comités théodules qui auraient dit "Ah, c'est pas possible et cetera, ça n'aurait jamais eu lieu." Et jamais, on n'aurait pas commencé.

Notre Dame, je donnais juste à côté au même tu as notre tu as tu as Notre Dame puis tu as le commissaire de Boulogne. Il y a 18 ans on dit il faut le refaire, c'est le pire, c'est honteux ce qu'on enfin bref, peu importe là le 20h on fait machin et sauf que l'État dans son org, il a pas une tune. Donc il va aller voir la ville de Boulogne, je la fais courte mais après ça suffit pas. l'agglomération de Boulogne, puis le département deè puis la région Île-de-France, puis le gars qui gère les fonds européens, les fonds fédérales, puis l'intérieur.

Bon, alors 18 ans, ça veut dire pardon qu'on comprenne bien tous ces gens-là, tous ces sans méchanceté mais enfin c'est de la bureaucratie. Toutes ces bureaucraties, il y a rien à moins de 7 en France. Mais dans quel pays pour faire une piscine, un dojo, une école, une crèche, faut être sep financeurs, sep organisation, sep caprices, chacun il met son truc.

Bon, résultat, ça fait 18 ans on n pas commencé. Bon, voilà. Et ça et ça c'était le devis était à 1 à 13 millions, il est aujourd'hui à 30.

Bon Notre-Dame, pourquoi ça marche Notre-Dame ? Parce que il y a il y a il y a du génie français les artisans. Mais pourquoi ça marche ?

Ouais parce qu'il y a une volonté. Non, parce que c'était tellement mondial et symbolique que on a fait une loi disons toutes les règles françaises, on les abandonne. Voilà, on les a parce que c'est une autorue la vie de l'évation civile, des voies navigables des marchés des bâtiments de France de je sais pas quoi, la ville, la ville, la ville qui a un droit, le département, la rure.

Donc on a c'est la preuve on on est obligé de tuer tout notre système enchevétré pour faire Notre Dame. Tu mets un général et c'est des fonds privés parce que qui a financé notre et la volonté du président disons les choses parce que c'est le président de la République qui dit je veux mais mais moi bravo j'ai pas de sujet avec ça ce qui m' parce que le président il sera plus là dans 500 dodo aura non mais donc il faut bien lui qu'il ait une place bien particulière et c'est pas mon problème. Mais attendez, avant ça, on va réfermer la France parce que on va pas continuer comme ça.

C'est impossible. De crise en crise, on va pas s'en sortir. Bon et bien voilà deux exemples.

C'est c'est 350000 donateurs avec des petits donateurs qui ont sauvé Notre Dame. Il y a deux trois très grandes familles et merci elle. 352000 donateurs français pour l'essentiel.

Voilà. Donc la France, elle est capable de générosité, elle est capable d'épouer. La France maintenant, elle a besoin d'une épopée.

Monsieur, quand est en bon français, quand est-ce que ça a merdé ? C'est-à-dire d'après vous, à quel moment on est passé dans le système ? Vous faisiez référence tout à l'heure au général de Gaulle qui avait peut-être des défauts, mais on pe pas dire qu'il était bureaucratique.

Et on est passé d'un monde et en 69, il a dit il se joue dans ce référendum le destin de la France et il avait raison. la participation voulait dire non 69 il a proposé qu'il qu'on transfère pas la pas la pas pas la la décentralisation ou tu gardes à Paris tu envoies un peu d'osaille et puis tu tu rigoles comme ça. Non, il a proposé que les provinces prennent leur destin.

Alors pour et moi je peux vous dire sur quoi il faut le faire le logement. mais pourquoi c'est pas les Bretons qui s'occupent du logement des Bretons, les Asciens et cetera ? le logement, les rivières, l'écologie, la gestion du personnel scolaire, le sport, enfin tout ce qui concerne la santé publique.

Est-ce que vous rendez compte qu'en qu'en 15 ans, monsieur Rebin, on a tellement tout buracrétisé, il y a 15 ans, l'hôpital était géré par les médecins, on leur a dit non, on va mettre des gestionnaires. 15 ans après, on est passé de 5 % de frais structure à 37 % de fracture. Il est là le drame de l'hôpital.

Donc il faut faire confiance. On on est c'est plus c'est compliqué, plus il y a de fief, plus il faut des coordinateurs et des inspecteurs et des contrôleurs. Mais Jean Blau sous quel vous savez que c'est une sorte de monarchie républicaine.

Sous quel président est-ce qu'il y a eu le tournant ? Il y a bien un moment où ça s'est où on a accumulé ces de ces administrations ? Non, comme toujours, c'est une succession de décisions qui peuvent paraître pertinents au moment où elles sont prises dans le dans un accord général.

Alors bah tu as l'Europe déjà, excuse-moi, mais on n pas tiré les conséquants de ça, tu as plus la monnaie. Donc on n' pas trouvé de nouveau système d'ajuster notre économie. Alors tu tu l'ajustes plus par l'eau puis après bah tu as les régions.

Mais les régions tu leur donnes pas le pouvoir hein. C'est juste un guichet. Puis le département c'est plus le préfet puis tu crées les aglot puis tu crées les métropoles.

Tu crées 20 autorités administratives indépendantes. Le le prix de l'énergie est calculé à la commission de régulation de l'énergie. Alors un ministère de l'énergie.

Bon donc une dérive 1800 organismes publics et alors les les aglos, les étuditions publics territoriaux ça c'est une folie il y a pas d'équivor allez Borlande Borlande votre monde idéal voilà comme on fait chez Walt Disney d'ailleurs on entre et c'est marqué Jean-Louis Borlot à l'entrée donc si on comprend bien il y a un état resserré alors l'état il il fait son job et pardon il se concentre là-dessus sécurité justice et donc chaîne peut pas garder la justice dans cet état On peut pas garder des procédures aussi. Bonit, sécurité, sécurité intérieure, sécurité extérieure, justice, l'avenir, l'espace, la recherche, la mer et les océans, l'équité territoriale, bref ce qui fait ce qui ce qui fait le corps de notre nation et tout ce qui est les peines et soins pour les mamans, pour les enfants, pour les parents, pour les familles, pour les clubs, c'est la province avec un parlement de province toutes les lois de décret 4200 décrets arrêtés minist En vie tout ça c'est dissous dans l'année et chaque province alors en gros les régions pour ça mais avec toute la partie état est dans la même organisation la partie département attendez Bourlot attendez attendez qu'est-ce que vous allez faire ça représente beaucoup de fonctionnaires pas me dire alors qu'est-ce que vous allez faire de ces fonctionnaires qu'est-ce que vous allez faire on va mais attendez on va réorganiser tout ça on attendez là vous fuyez un peu parce que là ça commence à être facile. Ça veut dire quoi réorganiser le fonctionnaire ? dire je vais vous réorganiser il comprendra quoi on a on a recruté 1 million de fonctionnair mais on a recruté quoi des contrôleurs, des inspecteurs et des codeurs bon on va réorganiser le pays il y aura ça veut dire quoi qu'est-ce que vous votre votre contrôleur vous allez lui dire écoutez mon ami vous allez faire quoi maintenant qu'est-ce qu'il va faire et ben il va venir en appui dans les sous-préfectures il y a plus de cadre ouais il y a 234 sous-préfectures en France désertiqu on va Ça s'appelle de la gestion de ressources humaines la question première monsieur elle est Est-ce que c'est pertinent de rester comme ça ou est-ce qu'on en change ?

Quand on en change, ça s'appelle une période de transition. Vous avez des ressources humaines à réaffecter. Vous changez de métier évidemment.

Et ça et la première année, je veux dire ça a même coûté un peu d'argent parce que toute mutation coûte de l'argent. Mais après à l'arrivée, combien est-ce qu'on va économiser le surcout ? Je peux pas vous dire combien on économise ce que je peux vous dire qu'elle est le surcou.

Alors, d'après l'IVRAP, c'est c'est 100 milliards. D'après moi, c'est entre 120 et 140. Mais ce qui est beaucoup plus important, c'est que vous avez libéré toutes les énergies, les usines vont revenir, les grues du bâtiment, elles vont revenir.

C'est dire vous, on on a divisé, on a baissé de 40 % de notre production. Vous savez ce que c'est en terme de PIB ? C'est on dit quand le bâtiment va, tout va.

On sa on est c'est pas c'est pas à cause des Ukrainiens ça. C'est pas à cause des Mauritaniens. C'est juste notre système est tellement fou.

C'est ce que pour construire il faut le SRD, le machin, la NCT, l'enue l'AN. Non mais on est dingue. Donc des trucs simples, les modèles incohérents sont des modèles ruineux.

Jean-Laot, on va faire entrer Pascal Péri puisque vous avez articulé des chiffres quand on parle chiffre, c'est Pascal Péri qui nous rejoint. Vous avez dit 130 milliards peut-être davantage. C'est comme dans les commissariats police, il y a le gentil, a le méchant.

Monsieur le gentil flic, je vous présente le méchant. Il est là. Pascal Péri.

Pascal Péri. Bonsoir Darius. Bonsoir Jean-Louis Borlot.

Le l'OCDE considère que le prix de la complexité en France, c'est 80 milliards d'euros. Pas 100, pas 120, 140, mais euh 80. Imaginons qu'on les gagne.

Où est-ce qu'on les met ? Est-ce qu'on baisse les impôts et lesquels ? Attendez, euh l'OCDE dit 80 milliards, c'est pas discuté.

Euh la Commission européenne dit un peu plus, 130, mais ils connaissent pas vraiment. C'est ce que j'ai dit sur le commissariat de Boulogne Biencour qui va se terminer à deux fois le prix par la complexité. Le le lacd Paris qui se termine à deux fois le prix à cause de la complexité.

Ça c'est pas dans les chies. C'est le la relance de la production des logements des usines par la simplification c'est pas le la complexité c'est il y a toujours de l'inertie c'est qu' a des objectifs et puis ça ça met du temps. Mais imaginons que les premières années on gagne 20 ou 30 milliards d'euros par an.

Ce serait déjà bien, ce serait une belle performance. Est-ce qu'on baisse les impôts avec ça ? Et d'ailleurs, quels impôts selon vous ?

Mais je m'en veuillez pas. quand on fait une telle révolution parce que changer notre modèle où on a l'impression que l'État espèce de protecteur égalitaire c'est une blague absolue. Suffit d'aller voir entre Grini et et Puto entre enfin tout ça est une blague.

Enfin, admettons, on Non, mais on a cette cette pensée millénaire changée pour un pacte de confiance en disant bah voilà, des élus sont capables de prendre le destin éducatif des gamins, des enfants, des adultes handicapés. Je veux dire, c'est un truc, on nous a tellement suriné qu'il fallait qu'il y ait des gars à Bercis qui t'expliquent comment curvière, comment on taille les comment parce que c'est ça la réalité quand même. Bon mais on on est fou.

Bon, le les les cantines scolaires, c'est un arrêté ministériel, c'est la nature des aliments. Le garage d'un vélo devant la gar c'est le ministère. Je On s'est tellement habitué qu' on a un problème de désintoxication de notre propre modèle.

Attendez donc je dis qu'il faut 5 ans. Pas pour le décider, pas pour enclencher la mutation, mais pour être intelligent. Euh parce que tout ça c'est c'est des êtres humains.

C'est dir je pense que c'est la la grande nouvelle épopée française parce que on est à l'arrêt là, tout le monde se fout sur la gueule. Touche pas à ma retraite, touche pas à machin, touche pas. C'est c'est et quand tu es à l'arrêt, tu as pas de perspective, tu deviens haineux et crétin.

Je suis un peu obsédé par la question, pardon, mais il faut baisser les impôts selon vous pardon. Ah bah, j'espère bien qu'on va baisser les impôts de production en tous des cas. Euh mais on ne peut baisser les impôts que si on devient efficace.

Mais c'est attends, il faut bien comprendre que le résultat c'est l'efficacité ou pas du modèle. Après tu as le résultat et ben si tu es pas efficace, tu as un résultat catastrophique. 170 milliards attention mais c'est une blague.

Et si tu mets si tu mets la réalité, si tu mets l'état des prisons, l'état de la judicière, l'état non mais je veux dire l'état de l'université, c'est tout ça sont des chiffres fictifs et dire on fait un débat parlementaire pour savoir si on fait 7 ou 8 milliards ou moins sur les prévisions des mecs de Bercy qui se sont trompés de 60 milliards la dernière fois. Ça un peu 40 40 vous y allez fort. 40 + 10 + 10 la semaine dernière 70 alors 70 en trois fois je veux bien.

Ça fait quand même 70 à la fin de la journée. Toujours dans le même sens hein. Bon donc on peut dire que ça se cumule 70 donc il faut il faut désengorger ce système.

Moi je dis pas qu'on a trop de fonctionnaires ou pas c'est pas ça. Ah ben on peut arriver. Oui oui oui on a trop non on a trop de système de contrôle que c'est c'est il faut [rires] faut dans le privé aussi il a ce défaut le reporting pourquoi il y a tant tas de cadres qui on qui aiment plus leur métier qui sont désabusés parce qu'on leur fait du reporting bon sauf que ils ont la contrainte du résultat nous là il y a pas de contrainte tu as une poche tu prends des impôts.

Mais attendez, vous avez été ministre de l'économie. Euh alors bon, vous nous décrivez une situation euh qu'on peut partager. La question c'est pas de savoir pourquoi il faut changer.

On comprend pourquoi il faut changer. C'est comment ? Vous avez été ministre.

Quel est le premier obstacle que vous avez rencontré pour engager cette transformation ? Ben je vais vous dire, j'ai eu la chance d'être un moment qui était encore un peu différent où on pouvait avec avec une détermination absolue tout bousculer. L'agence de rénovation urbaine par exemple.

Bon au départ c'était un bureau de bienveillance entre les élus, les moi je je le présidais même pas alors que j'étais le ministre qu'il allait fondé. Bon ça se passait en quatre réunions. Tu es sûr ?

Tu es sûr que ça va suffire pour changer la donne du quartier de cette le plus grand chantier civil de l'histoire de France. Plus grand chantier civil. 11 fois Osman.

Bah ça s'est fait à la bonne franquette hein. Ça s'est fait entre nous tranquillement. Puis un jour c'était un parti.

Alors ah Bercy est arrivé, ils ont voulu rentrer au conseil d'administration et là on a fait une administration folle. L'autre jour j'étais avec le préfet de Sani était là. Terra, vous êtes content monsieur le ministre, il m'appelle, je suis plus ministre depuis depuis 15 générations.

Mais bon euh vous êtes content. Bon, pourquoi j'ai 84 qui s'occupent de la rénovation humaine à la préfecture ? Je dis mais qu'est-ce qu'il foutent vous vous vous c'est vous qui dessinez les plans vous ?

Mais mais on a bureaucratisé ce truc. Ça s'est arrêté quasiment arrêté. On ne se rend pas compte de notre perte d'énergie.

C'est pardon mais euh je veux pas rentrer dans les détails mais quand c'est la fille du trésor qui explique tout le monde et rédige qu'on n' pas besoin de construire plus de 230000 logements par an. Est-ce que vous vous rendez compte ce que ça veut dire ? Vous n'êtes pas tout à fait répondu, pardon, à la question de Pascal Berry sur les impôts.

Oui ou non ? Est-ce qu'il faut entrer dans une baisse drastique d'impôts ? Vous avez un très bon très bonne perception pardon de la géographie de Paris.

Vous dites, il faut aller sur la scène et voir le côté arrogant de Bercy avec cette architecture très spéciale, cette immense architecture qui s'enfonce dans la scène hein. Il y a quelque chose là même de physiquement envahissant. Un navire, navire, c'est un navire amiral.

Gros navire. L'architecture raconte toujours un régime. C'est c'est chez Métof. [rires] Donc d'avoir très très peu de prise au peuple hein.

Vous rentrez, c'est tout petit. Puis d'ailleurs vous êtes accueilli par des douigners. Donc vous savez que vous êtes pas tout à fait chez vous, même si j'adore le le corps des douiniers mais déjà psychologiquement et alors si vous allez au bureau 52 12 ne cherchez pas au 5e étale pile 2 et escalier 12.

Non parce que c'est un code que pour les gens de l'interne. Vous n'avez que Et vous avez remarqué qu'il mettent les ministres tout au bout hein, tout au bout tout au bout tout au bout dans un truc autonome. Ils peuvent fuir par la scène et par la petite vedette la vedette du ministère de [rires] sûr.

Non mais c'est pour fuir hein. Après la scène vous prenez euh la là vous exagérez, vous allez vous allez un peu trop loin. Attendez, j'ai lu votre document, je le trouvais tout à fait passionnant dans la dans la méthodologie document 3 4 ans j'avais envoyé au de la République à 4 c personnes.

Bon, très bien. Vous avez reçu un retour d'ailleurs du président de la République euh il a accusé réception. Hm oui, enfin oui, j'ai entendu presque les mots, enfin même presque les mots, il a lancé à la suite de ça le conseil national de la refondation alors entre techno.

Donc ça n'a strictement rien de donner parce que par nature ça peut pas venir du gouvernement. Une révolution comme ça va devenir du peuple. Permettez-moi d'aller un peu plus loin parce que j'ai lu ce document avec intérêt.

Vous dites voilà ce sont les inspecteurs des finances qui paralysent ce pays. Vous les comparer d'ailleurs aux anciens fermiers généraux en disant voilà ces gars-là ont mis la main sur l'État, sur l'administration, c'est foutu. Il faut commencer par ça alors peut-être non.

Oui, bien sûr. Ah ben bien sûr, mais c'est pas eux, c'est les fermiers généraux. C'était qui ?

C'était les gens qui prélevaient l'impôt pour le compte du roi pas cher en échange des prébandes. Alors pendant grâce à la révolution, on les a mis TPG très bon ça là quand oui quand on a privatisé bah ils était là on a fait le noyau dur ils ont pris les assurances les banques, les banques d'affaires euh enfin les entreprises régulées et ça et ils sont bien individuellement mais quand ils sont tous ensemble avec le regard avec leurs copains de conseil d'accord ils sont brillants individuellement ensemble ils ont une vue tronquée s'il y a pas un regard de kinésithérapeute d'agricul d'ouvriers d'ingénieur central. L'état avant c'était quoi ?

C'était des ingénieurs, c'était des agriculteurs, c'était des profs de médecine, c'était des avocats. Voilà, c'était ça l'État français la la DDE, les TP et on faisait des Airbus des Aujourd'hui le ministère Jean-Lau, vous les avez connu. Est-ce que le fond de leur pensée, c'est qu'on peut traire toujours plus la bête ?

Je sais pas si vous avez lu en détail Jean-Louis Borlot, est-ce que vous avez lu en détail les les notes des agences de notation ? Très intéressant parce que la plupart d'entre elles disent la France ça va pas fort mais on lui fait confiance pour une chose, ils pourront toujours inventer des impôts. Ah ça c'est sûr.

C'est la meilleure c'est le meilleur collecteur d'impôts au monde. D'ailleurs, c'est une administration assez remarquable parce que vous observerez non mais qu' a jamais un scandale ou sur un truc où les gens peuvent décider oui ou non à à beaucoup d'argent. C'est une administration mais ils sont tous formidables ces gens-là.

Donc euh il faut évidemment garder euh tout ça. C'est c'est mais mais la direction des affaires immobilières, la direction ils savent pas 60 % près quel est le patrimoine public. C'est il y a 15 milliards sur les commandes publiques qui sont voilà le système est fou.

Il y a plus une organisation au monde qui marche comme ça. Il y en a pas. Il y a pas une armée, il y a pas un état, il y a pas une religion, il y a pas une ONG qui fonctionne désorganisée comme ça.

Je connais pas. Voilà ce que j'ai constaté à les fréquenter de temps en temps, c'est que ils avaient sans doute beaucoup de compétences dans le domaine de la finance, euh des assurances. D'ailleurs quand euh unarque inspecteur des finances est est et est est recé quelque part, c'est plutôt dans une entreprise financière, jamais dans l'industrie.

Est-ce que ça explique en partie le fait que nous soyons désindustrialisés et qu'il y ait un mal-entendu Oui. Un mal-entendu entre le monde de la production Oui. Et les élites gouvernementales ?

Oui. Et bien c'est j'hésite toujours à le dire parce que ça paraît un peu fin mais j'affirme que quand vous avez une culture de tiers financeur où vous gagnez votre vie en faisant des fusions acquisition des spinoff je veux dire pourquoi est-ce que le leader mondial de l'environnement français est attaqué par deuxè qui qui est aussi français avec 500 millions d'honoraires de banque d'f pardon de dire ça ça mais il faut qu'on m'explique la rationnalité ce qui s'est passé dans la sidérurgie, on on est on est devenu des des des banquiers d'infires libéraux. Le fonctionnement, pardon, mais de l'agence des participations de l'État, c'est quand même 172 milliards.

C'est c'est géré comme une toute petite banque d'affaires pas très performant d'ailleurs. Bon, on n' pas de stratégie industrielle. le le monde de le monde de l'entreprise industrielle mais malheureusement c'est vrai des services services c'est très complexe hein des industrie de services aujourd'hui ce sont des fermiers généraux des conseillers d'état des cours des comptes qui ont un regard hallucinant sur ces mondes-là c'est pas notre monde.

C'est pas le monde de l'industrie. très ancien. Ça remonte à Jean-Pierre Fourcade qui considérait qu'il fallait fermer les canards boîeteux.

Il était ministre de l'économie et des finances de Giscar et il considérait qu'il fallait les fermer quand ils quand quand l'exploitation était en difficulté. Puis il y a eu qui avait dit l'économie sans usine enfin et cetera. C'est une tradition française mais la vraie tradition française c'est les phardes des balises, c'est le sous-sol.

Pourquoi est-ce qu'on lance pas un plan de la géothermie de 200 Twancé le plan de de de thermonucléire ? Mais pour ça, il faut des faut des des passionnés de l'industrie ou des passionnés du service, pas des passionnés du lobby. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Comment on refait ? Vous avez été ministre, vous avez été maire de Valencienne. J'ai envie de vous demander comment on refait le coup de Toyota.

Pas à Valencienne puisque c'est fait mais partout. La question c'est comment on remet de l'industrie dans ce pays ? Par quoi on commence ?

Ben d'abord, faut les aimer et puis il faut les écouter et ensuite il faut savoir ou si je reprends l'exemple Toyota Cvel Nord, Mercedes Bombardier, vous savez c'est grâce à qui on l'a fait vous dire grâce aux agriculteurs et grâce à la CGT. Racontez d'abord le coup de Toyota que tout le monde comprenne bien ce dont vous parlez. Toyota avait décidé de faire leur première usine hors hors hors dollar et hors Japon.

Et donc il y a une compétition, il y avait 30 40 sites dans le monde et cetera. Nous on était tout petit, moi j'étais que dalal. Euh et on avait pas le choix nous.

Bon euh comment vous avez gagné l'affaire Toyota ? Qu'est-ce qui quand vous vous retournez, qu'est-ce qui quel a été l'élément euh essentiel jusqu'à jusqu'au matin de la décision ? Personne n'a jamais entendu parler du nom de Valencienne.

Personne. Bon, on avait juste créé une bande pour essayer de comprendre ce qui était optimal pour le japonais. Bon et ce qui était optimal c'était un être accordé autoroute faire machin.

Donc vous savez ce qu'on a fait on était voir les agriculteur dit les gars on va passer un deal c'est vos plus beaux terrains. D'accord. Sur 30 ans, on va se on vous en trouver plus aussi bon mais vous nous les refilez celaux.

Puis après les gars d'é force. Puis après les Japonais, on savait qu'ils avaient des problèmes digestifs. Donc il fallait qu'on puisse avoir un faisceau pour pouvoir opérer de manière stomacale sous le contrôle d'un chirurgien de Naguya.

Et puis et puis ils ont des enfants et on savait qu'ils avaient un problème, c'est le le plomb dans dans les classes. Bah on a on a tout de suite avant avant de savoir si c'était gagné, on a changé tout le bref, on les a il y avait 1100 critères. Ouais, je pense qu'on a été meilleur sur probablement 1000 critères sur 1100.

On n jamais appel un ministre, jamais un président de la République, jamais une boîte de communication. On a juste fait notre boulot de brav de province qui avait pas le choix avec 26 % de chômeur et comme le grand truc c'est Ouais mais chez vous il y a les grèves et vous êtes entouré de communistes et cetera et ben c'est la CGT qui a porté le drapeau. H CGTCDT c'est eux qui ont réussi Toyota.

Comment on fait ça à l'échelon du pays ? Par la même par la même ambiance par mais c'est à partir du moment vous allez libérer vous allez libérer les provinces qui vont aménager leur territoire avec leur nouvelles règles et qu'on va dissoudre en un an toutes les règles vont rebâtir un modèle. Mais c'est pour ça que je dis que c'est une épopée de la confiance ce modèle là.

Euh et je sais pas comment ça va se passer. Je sais comment ça va mal se terminer si on fait rien. Bon et maintenant je crois à au génie humain.

Moi, je crois que euh voilà, on est capable, regardez, on est un peuple qui méprise de sport à l'école, qui est individualise, qui le méprise à l'université, on est quasiment champion du monde de tous les sports d'équipe. On n'est pas on n pas un peu de talent quand même ? Bien sûr.

Alors, je voudrais qu'on évoque aussi la question du modèle social. à l'industrie, on a compris qu'il fallait être pragmatique, ouvert. On aurait pu parler de l'école, hein, on forme peut-être pas assez d'ingénieurs, pas assez de scientifique et cetera.

Vous avez vu les derniers chiffres là mathématiqu chiffres, je regardais ces chiffres en 5 des cartes. Ouais. Ouais.

Le pays des médailles fils, ce pauvre euh comment il s'il vil il est il est en Bretagne. Mais à quoi vous l'attribuez ça ? À quoi vous l'attribuez ?

C'est vrai que c'est tellement frappant. Ben, je vais vous dire à quoi je l'attribue. J'attribue au fait que on ne peut pas demander à aux profs à l'école de réparer toute la société.

Voilà, on est en train de leur demander de s'occuper des gamins euh où il y a euh 42 % de familles monoparentales, des problèmes euh de non homogénéité culturelle, cultuel à Grini en en primaire, il y a 62 % de non francophones. Euh il y a il y a les réseaux, il y a machin 62 % par pas français. Oui, mais oui, oui.

Et on parle d'égalité des chances. Bon, il faut qu'on protège, il faut que toute la ville, tout le village protège les enfants. À Valencien, ils ont monté un truc, j'y suis pour rien.

C'est c'est la la plateforme. Alors, tu as à la fois la primaire, l'hôpital qui a un truc, le truc pour les parents, les psychologues, les enfin c'est c'est génial. Et et les gamins, ils sont suivis tous les jours à Orléan.

Ils ont fait un truc génial. Orléan, si euh Benoît ou Toto euh il a une difficulté à 15h10, à 15h20 l'écosystème parce que il y a plein de trucs hein, euh tous nos dispositifs sauf qu' ils sont jamais activés ailleurs. Bon, ils sont prévenus tout de suite on prend le le gosse, on le sort de l'école alors selon son tempérament, ce qu'il aime, il se retrouve l'après-midi même dans un club de judo.

Tu as le groupe des parents du quartier qui vont voir les parents avec deux psychologues, un psychiatre parce qu'on fait rien sans les parents et il y a tout d'un coup une 91 % de la baisse de la délinquence des mineurs à Orléan. Ouais. On n'est pas capable de le faire ça partout par conservatisme.

On est trop conservateur. Non, on a trop de dispositifs et comprenez bien moi j'ai pour le gamin, tu as l'équipe de la Z, l'équipe du département, l'équipe de la CAF, l'équipe de la ville, l'équipe de la GL, l'équipe de l'État, l'équipe de la politique de la ville de l'État. Mais j'ai jamais vu un gamin frapper à la porte d'un dispositif.

Moi je connais pas ça. Bon, on a des dispositifs partout. On a tout ce qu'il faut sur sur l'étagère, sauf que c'est pas animé parce que c'est émetté et qu'il y a pas de fédérateur.

Alors, j'ai écouté évidemment le le début de l'échange entre vous. Tout à l'heure, Jean-Louis Borot, vous avez parlé des budgets sociaux de de la la dépense sociale en France. Oui.

Euh en disant que c'est à peu près deux fois le budget de l'État, ce qui est est tout à fait vrai. Alors, il y a un sujet qui est très inquiétant, c'est que et qu'on voit venir d'ailleurs, c'est que la société vieillit et vous savez comme moi que plus on vieillit d'abord, moins il y a de croissance. C'est une société qui vieillit, une société avec moins de croissance et plus de dépenses sociales.

Et j'ai beau suivre comme nous tous d'ailleurs les débats à l'Assemblée nationale, je vois pas de solution se dégager et je nous vois un peu aller dans le mur. Par quoi faudrait-il commencer dans ce domaine auquel les Français sont très attachés ? Alors, pour moi, le plus important c'est le nid. le nid à tous les âges.

Bon, la politique familiale, c'est d'abord une politique d'un nid adapté, grand avec de la mobilité. Le le rapport entre le logement et la politique familiale est absolument majeur et avec en plus Oh mais c'est mes amis qui arrivent euh et mais c'est pareil pour la fin de vie hein, les logements adaptés et cetera. Donc le le nid, le logement me paraît absolument Mais vous êtes d'accord là-dessus ?

On voit on voit on voit pas venir ce truc qui nous arrive euh dans la figure. Mais c'est absolument évident mais bien sûr qui est une bonne nouvelle puisqu'on vieillit et plutôt en bonne santé. Enfin l'espérance de vie augmente.

En tout cas, regarde un jeune homme. Voilà. Voilà, un gamin.

Exactement. Mais mais tout ça tout ça ça mobilise des moyens. On a on accumule les déficits dans ce domaine et c'est ça qui est inquant. déficit d'Europe sont très flort à notre réalité.

Je pense notamment à ça. Je pense par exemple bon est-ce que nucléaire mais pour nucléaire c'est EPR. On se pose pas la question si on peut pas faire du 1000 MW.

Et c'est c'est c'est notre incapacité parce qu'on a plus quand quand il lance à l'époque le programme nucléaire, tu avais Giro qui était qui était Xmin qui était qui était un tu vois non mais tu avais tu avais des mecs qui aimaient l'industrie, l'aviation et cetera. Je veux dire, on réfléchit plus, on réfléchit plus en terme d' service, on va on va faire rentrer Merci beaucoup Pascal Péry, un homme homme et femme politique de gauche et de droite qui vont se confronter à vos idées. Je vous en prie.

Merci beaucoup Valérie PC d'être là. Merci à Karim Boamran. Valérie PCR, président de la région Île-de-Fance.

Bonsoir Valérie PC. Bonsoir. Merci beaucoup d'être là.

Karim Wamran, vous êtes maire PS de Saint-toin. Merci à vous aussi. Alors, vous êtes deux figures politiques.

Alors, petite prime quand même à à Île-de-France, vous êtes un poids lourd. On est deux voisins. On est tous les deux à l'Île-de-France.

J'essayé de noter les Est-ce que c'est vrai que vous représentez à vous seul madame Press votre région 30 % du PIB national ? Absolument. 30 % du PIB de la France.

Combien combien de d'administrés avec 20 % de la population ? 12 millions. Voilà 12 millions c'est dire à quel point ça et alors vous Saintouin vous c'est un début mais nous on représente on va dire 30 % de l'énergie francilienne métropolitaine.

Voilà très bonne réponse l'un et l'aut de la région de France. J'aimerais vos réactions simplement à la au modèle Borlot puisqu'on a compris que Jean-Louis Borlot est un une boîte à idée. 71 % des Français veulent la même chose.

Allez la boîte à idé Borlot. Quand Jean-Louis Bourlot dit la la solution ce serait que l'État se mêle davantage de ses affaires et que pour tout le reste, il y a des vraies régions fortes et indépendantes. Valérie PC, c'est pas ce qu'il dit, il va beaucoup plus loin que ça.

Il dit il faut une République fédérale et sociale. Et c'est parce qu'il va beaucoup plus loin que ça que c'est intéressant son message. Et quand il m'a présenté son projet, moi j'ai eu le sentiment d'une évidence.

J'ai eu le sentiment d'une révélation parce queen fait on s'autocensure nous les élus. On dit comme vous. On dit "Allez, il faudrait un état plus fort qui se recente sur ses compétences puis faudrait que les régions, les départements aent plus de pouvoir." On va faire le choc de décentralisation.

Personne comprend rien, personne sait de quoi on parle. Et le choc de décentralisation, c'est comme le choc de simplification. Vous voyez, c'est les trucs qu'on en parle depuis 10 ans avec des mots technos et personne comprend.

La République fédérale, c'est quoi ? C'est le lâcher-prise total. C'est un état fort qui dit aujourd'hui le monde est en crise.

Le narcotrafic, la guerre en Russie, la guerre en Ukraine, la guerre à Gaza. Il nous faut une défense, il nous faut une justice, il nous faut de la sécurité. Il faut que ce soit l'État qui prenne ça et en revanche, toute la vie quotidienne des gens, tous ces services publics qui ne marchent plus, pour lesquels on n'arrête pas de payer, on est les champions du monde des impôts, on n'est pas les champions du monde des services publics.

Si on les confié à la proximité, si on les confié à des provinces, alors Jean-Louis surf un peu sur sur quelque chose qui est très fort aujourd'hui. C'est un un sentiment qu'on les Français que finalement ils aiment leur province, ils aiment leur région, ils se sentent plus de leur région. Alors l'île-de c'est un peu particulier parce qu'on est une région un peu monde, on est une région où on fait que passer mais il y a quand même un attachement et surtout il y a une efficacité mais et on entrera dans tous ces chapitres mais vous vision vision je pense que pour résoudre les problèmes de la France la dette le déficit la bureaucratie l'impuissance publique et puis les services publics chapitre par chapitre sur la sécurité sur l'immigration sur beaucoup de sujets d'abord je voudrais exprimer vraiment mon admiration et mon amour pour Jean-Lou Borlot parce que comme disait de vert, je serai jamais vieux et toi Jean-Louis tu seras jamais vieux.

Je me verrai de le tutoyer parce que j'ai beaucoup d'amitié à son endroit et beaucoup d'amitié sur le plan personnel et politique avec madame PES, même si on partage pas du tout les on n'est pas du même camp mais on montre que quand il y a des énergies positives, on arrive à avancer. Moi, j'avance bien avec la région et quand j'entends et quand je vois et quand je lis l'alarme, l'oulevrage de Jean-Luc Borlot, bah c'est exactement ce qui va nous donner la possibilité de faire en sorte que notre pays continue à être un grand pays dans le 22e siècle. Aujourd'hui, je donne un exemple en tant que maire.

Euh le maire, c'est le premier contact pour la population. Le premier le premier il avec tout le respect que j'ai pour la région, le département, la métropole, le PT, ils ne comprennent rien. Ils se disent c'est soit le président de la République, soit le maire.

Madame Pécr, elle est connue et reconnue parce que bon, c'est l'Île-de-France mais globalement non mais globalement vous faites un sondage, vous dites si témoins trois présidents des régions, trés département, on ne connaît pas trop. Vous avez un problème de route ? Alors une fois sur deux, ça va être soit le département, soit ça va être euh la communauté de commune, l'établissement public territorial.

Vous avez un problème de collège, faudra avoir le département. Vous avez un problème de lycée, vous allez voir, c'est la région. Vous avez un problème pour votre enfant pour qu'il puisse se connecter pour parcours sup.

C'est avec ça va être avec l'État. Vous avez un problème pour une passerelle, ça va être la métropole. Bref, on comprend rien à 7000 feuilles et parfois c'est le fameux Europe.

Donc effectivement si notre pays doit continuer à avoir le ciment républicain, c'est-à-dire que on puisse croire dans les politiques, il faut changer de système. Alors, on a parlé beaucoup de de modèles de théorie. J'aimerais qu'on entre vraiment un peu dans le dur sur des questions comme la sécurité, sur la question comme la réorganisation, sur les questions comme l'immigration.

Entrons un peu dans le mur et par exemple les très graves événements qui sont arrivés en matière de narcotrafic, on a vu ce cet assassinat d'intimidation. C'est comme ça que ministre de l'intérieur l'a l'a appelé. Quand on en est là en terme de dégradation de la situation en France, quelle est l'application de tout ce que vous venez de dire ?

Est-ce que vous vous souvenez qu'il y a un an à Marseille, juge d'instruction, le procœureur ont appelé au secours ? Il y a 3 ans aussi déjà. Il y a un mois, le le président de la cour d'appel d'exon Provence disait "J'ai 1200, je vais libérer tous les gars." Donc on a un problème de chaîne de fonctionnement.

La chaîne est complexe et c'est pareil à Bobini, hein. Et c'est pareil Et c'est pareil à Bobini. Non mais attends, on a pris de le truc il est embolisé.

Tu as 135000 mecs à Ber mais tu as que 9000 magistrats dans salaire de rien mais pas assez de greffiers pas assez de de Mais pardon, c'est pas le manque de magistrat qui fait que il y a il y a des narcotrafiquants à ce point-là en har, ils assassinent les gens dans les rues à Marseille. Si c'est important le mauvais fonctionnement de la justice parce qu'elle est embolisée c'est clé. Mais quand un pays est pauvre pisse le son 200 milliards de dette que rien ne fonctionne du coup du coup l'État il va se dire non mais on va faire une loi sur la fin de vie tu vois.

Enfin, je on occupe plus le terrain. Bon, si c'est ça ta responsabilité, je te jure que tu vas le résoudre. Bon, je jure que ça va aller beaucoup.

Mais pardon, j'insiste, c'est pas une question de pauvreté seulement. On apprenait peut a pas après le drame de court tourcoin qu'il y a des gens en France qui peuvent agresser physiquement un policier physiquement et ne pas faire de prison du tout. Quand on est à ce degré là de désordre, c'est pas la faute de Bery.

Ber a sûrement beaucoup de responsabilité. C'est pas vous comprenez pas fonctionne pas là tout bien sûr enfin le ce qu'on dit les élus de Saint-Sni, il y a quelque chose que Karim a dit qui est très très juste. Il a dit nous au niveau local ce qui est bien c'est que on n'est pas forcément du même parti mais on bosse ensemble et on bosse la main dans la main quand il y a un intérêt local et ça c'est ce que on arrive pas à faire au niveau de l'État.

C'est pour ça que le projet de Jean-Louis est est puissant. C'est parce que que ce soit sur la sécurité sociale où il dit on va pouvoir faire bosser ensemble le patronat, les syndicats parce qu'on va leur confier les choses et on va leur dire vous nous équilibrer tout ça mais obligation d'équilibrer. S'il y a pas obligation d'équilibrer, ça marche pas mais vous allez nous gérer tout ça, on vous fait confiance mais équilibre règle d'or vous équilibrez.

Nous c'est pareil. Vous nous dites aujourd'hui euh on doit faire quelque chose pour faire fonctionner le service, on le fera ensemble de toutes les façons. Mais pour vous revenir sur le narcotrafic, qu'est-ce qu'ils ont dit les élus de scè Saint-Ni ? droite et gauche confondu.

Ils ont dit c'est pas normal que là où il y a le plus de problèmes et on parle de la scène Saint-I mais on pourrait parler de Marseille, c'est pareil c'est même situation. Là où il y a le plus de problèmes, le plus de de délinquence, il faut qu' qu'il ait le plus de réponse publique. Or c'est pas du tout le cas parce qu'on a des tribunaux qui sont engorgés.

Alors on y met souvent les meilleurs, que ce soit à Marseille ou que ce soit en Saint- Nice, c'est souvent les meilleurs juges, les meilleurs policiers parce que c'est le plus dur. Mais ils ont ils sont c'est pas là où on a le plus de réponses policières. Je sais pas combien de temps on met pour être jugé au tribunal de Marseille, mais ça doit être colossalement long parce que ils ont trop d'affaires.

Donc en fait ce qu'il faudrait c'est en ça que la République euh vraiment fédérale elle permet de différencier les situations. Nous on est on a le mythe de l'égalité mais le myth de l'égalité ça consiste à mettre à peu près autant de juges là où il y a moins de délinquence que là où il y en a pas. Je dis à peu près parce qu'on peut me dire que c'est pas vrai qu'il y en a plus mais pas significativement plus.

Dans les quartiers populaires ce qu' avait ce qu' a révélé Jean-Louis c'est que en matière éducative il y avait plus de besoins et qu'il fallait donc mettre plus d'énergie éducative. Voyez ? Et c'est cette incapacité à différencier les situations qui tuent la France.

Ça tue la France. Et sur le narcotraficlaable. C'est un état dans l'état.

Ils sont en train de nous corrompre de l'intérieur. Ils sont en train d'acheter un jour ils achèteront nos fonctionnaires. Ils achèteront ils achètent déjà euh on l'a vu dans la pénitentiaire, on l'a vu dans la police, on l'a vu au douanes, ils commencent déjà à corrompre.

Donc il faut une armée vraiment de lutte contre le narcotrafic. Enfin, il faut des forces de lutte. Quelle forme ?

Sous quelle forme très concrète sous quelle forme, il va falloir les protéger sur cette question. Donc euh à Saint-Tou, on a réduit à 90 % les points deal. Bon, est-ce que la méthode Saint-toin peut être produite partout en France ?

Ça se discute. Comment on a fait ? Euh justement euh madame la présidente l'a évoqué, on n' pas superposé des dispositifs.

On a mis l'humain au centre du jeu, l'humain au centre des priorités. Concrètement, c'est quoi ? l'autorité, travailler avec la justice, travailler avec le ministère de l'intérieur, travailler avec les parents, travailler avec les bailleurs, travailler avec les jeunes, travailler sur l'aspect préventif, travailler avec les caméras, la vidéos surveillance et faut aider les ma justement.

Donc très concrètement, vous avez multiplié très précis, pardon, vous avez multiplié les caméras de surveillance à Saint-P. J'en ai 1000 chez moi. 500 dans l'espace public, 500 dans l'espace privé avec les bailleurs pas de tabou là-dessus.

C'est nous qui les finançons hors compétence. Vous êtes d'accord avec ça Jean-Louis Bourlou ? Ensuite ensuite mais vous allez faire la guerre avec l'aviation, l'information les les commandos marines.

Mais évidemment, attendez attendez, je vous rappelle quand même une époque où on disait sur les caméras de surveillance, attention la sécurité. Non mais ça c'était dans un débat des années 80. Il y a que quelques idéologues qui vous fréquentiez à l'époque non quelques idéologues qu'on pas compris que aujourd'hui une grande partie certains de vos camarades de vos partis ou de vos alliés le pensent encore.

C'est c'est de mon parti peu mais qui se disent de gauche oui. Mais ensuite il y a il y a un volet sécurité en terme d'environnement qui joue un rôle extrêmement important dans l'enquistement systémique d'un modèle où prospèrent les narcotrafic. Je parle des euh du logement aujourd'hui.

Euh est-ce que les maires ont les moyens de réhabiliter, de rénover une bonne partie de leur parc immobilier ? C'est très compliqué au regard de du portefeuille du milfeuille euh administratif. Donc sur le plan de l'aménagement, sur le plan de la qualité, sur le plan du beau, sur le plan de la prévention, sur le plan des moyens techniques, sur le plan des moyens humains et donc des moyens financiers.

Ce que renvoie le débat que vous aviez avant que nous arrivions à savoir les marges de manœuvre budgétaires des collectivités territoriales. Là, il y a un vrai sujet. La question c'est aujourd'hui et vous l'avez évoqué madame la présidente, on est un moment de bascule.

Est-ce qu'on veut finir comme le Mexique, le Guatemala, le Venezuela ou euh le Bénéxe ou est-ce qu'on veut continuer à être un état souverain ? Dans ce cas-là, effectivement, il y a des discussions à avoir sur l'arsenal législatif avec enfin on son preuve de plus d'autorité, de respect, réétablir, on va dire, recanctuariser le respect de l'autorité. Est-ce qu'on en est là, pardon ?

Parce que les exemples qu'on donne parfois on se dit c'est des propos très tôt mais quand on cite le Mexique, quand on cite l'Italie, la mafia italienne des années 70 ou début 80, est-ce qu'effectivement il y a ce risque là aujourd'hui en France ? Un rapport des sénateurs qui évoquait justement ce risque il y a cela un an dem que j'ai au téléphone dans la semaine en Île-defance trois qui ont les jetons jetons euh qui savent pas comment ils vont faire pour les municipales du coup s'ils vont y aller ou pas. Ils sont parce qu'on leur dit on fait comme ça, on fait pas comme ça.

Ils ont peur de quoi exactement ? Ils ont peur physiquement. Ils ont peur de se faire dessouder.

Ce qu'il faut bien comprendre que quand des systèmes organisés euh ont compris les failles d'un système, ils te le font sur l'entrisme, ils te le font sur le narcotrafic, mais ils vont te le faire sur les faux médicaments, ils vont te le faire sur les faux papiers, ils vont te C'est ça la mexicanisation. Non mais attendez, attendez, ils ont ils ont peur de se faire dessouder par qui ? Bah pas par pas par pas part des bandes mais mais je vois que vous êtes resté longtemps suisse bien sûr par des bandes ou je faisais des illusions, vous voyez.

Oui mais mais non mais attendez c'est c'est un système extrêmement grave hein. On peut d'abord on peut pas laisser la jeunesse de France au pied des immeubles. Pardon de le dire et là çaose pas la répression c'est une folie.

On a on a dessé 300000 emplois dans les quartiers. Pardon en 7 ans, je dis pas que c'était des bons emplois. En tous des cas, il servait à quelque chose.

Bon, on a fini les adultures. Donc, on a besoin d'éducateurs. Mais pardon, je per je me permets de vous je fais le naïf parce que je pense qu'il y a un problème réel.

Ou bien on dit vraiment qu'en France en 2025, il y a des maires qui ont peur de se présenter au municipal au pe de se faire assassiner et alors il y a un problème d'or en France qui se faire assassiner, de se faire molester ou de se faire Oui, c'est Ouais. Si on en est là, c'est que c'est très grave. On peut pas dire qu'on exagère. des mes qui se font brûler leur voiture, des mes qui se font brûler le leur maison.

Euh Vincentrin, le ministre du logement, il s'est fait attaquer chez lui avec sa femme et ses enfants. Enfin, pardon, ouvrons les yeux. Et le prévenu sera jugé au mois d'avril.

Rien à voir avec les narcotrafic hein. Mais euh et à Saint-Toin, moi j'ai eu plus peur des cyberharcèlements et des conséquences que ça peut avoir pour notre sécurité que euh ce que vous dites est tellement énorme parce que je je quand même je vous signale je vous signale quand même que beaucoup d'hommes et femmes politiques la phrase d'après disent oui mais il y a un sentiment d'insécurité. Il y a pas vraiment une insécurité croisante, un sentiment d'insécurité.

Mais là, vous nous parlez pas d'un sentiment d'insécurité, vous nous parlez d'une insécurité très grave, dans des ordres très graves. Allez demander à l'élucologiste de Marseille ce que c'est que l'insécurité réelle, familiale, qu'est-ce qu'il ressent ? Qu' ressent sa famille ?

Bien sûr, bien sûr, ça existe. Et Darius Rejoint, moi je je pour revenir à à votre question, vous disiez bon qu'est-ce que les territoires peuvent faire de plus ? a déjà apporter des solutions.

Voyez, moi par exemple, vous parliez des caméras de vidéo protection, des oppositions idéologiques sur les caméras de vidéo protection. Bah la la l'opposition idéologique, elle s'est transférée sur ce qu'on appelle la vidéo intelligente, la vidéo algorithmique. La vidéo algorithmique, c'est celle qu'on a utilisé pendant les Jeux Olympiques pour protéger les Jeux Olympiques parce qu'on s'est dit il y a un tel risque sécuritaire que il faut absolument qu'on ait les meilleures productions du monde.

Donc on a testé dans le métro, dans les transports, la vidéo algorithmique, ça marche formidablement. Et qu'est-ce que ça permet ? Ça permet si quelqu'un crie appelle à l'aide, si quelqu'un descend sur les voies, si quelqu'un se va, elle les repère immédiatement.

Et comme nous avons construit la région et l'État un superbe centre de commandement et que nous avons déployé, j'ai déployé pardon 80000 caméras dans les dans les transports en commun, s y a quelque chose qui se passe devant une caméra, elle remonte immédiatement devant les policiers. On nous interdit de continuer à le faire aujourd'hui. Le Parlement a voté contre ou plus exactement, alors je ne sais pas qui sont ceux qui nous gouvernent et qui votent les lois, mais ils ont voté que on pouvait continuer à le faire pour les grands événements sportifs comme les Jeux Olympiques, mais pas pour la femme de ménage à 5h30 du matin qui va se faire agresser dans le métro.

Donc vous voyez, on comprend plus comprend plus ses parlement. Qu'est-ce que ça veut dire assumer une politique plus policière ? Il faut dire ce qu' est pendant les Jeux Olympiques, Dieu sait si on a vu ces gens qui disaient "Ah, c'est merveilleux, Paris, comme c'est beau Mais en même temps, on avait de force poussé dehors un certain nombre de marginaux.

Il y a un certain nombre d'opérations très policières qui avaient été faites, hein. Disons les choses. Est-ce que votre but c'est ça ?

Mais ce qui était très frappant pendant les jeux, c'est que si vous couplez de la présence humaine, parce que ce qui était pendant les jeux, c'était la présence humaine de personnes qui assuraient la sécurité mais pas que des policiers hein, il y avait des personnes dans le métro, il y avait c'était de l'emploi de l'emploi de service mais de l'emploi de service qui amenait de la sécurité. Donc on avait cette présence humaine couplée à la vidéo algorithmique qui nous a énormément aidé parce que une des choses qu'il faut savoir sur le narcotrafic qu'on n'est pas armes égal parce que eux les drones eux la vidéo algorithmique ils les ont. Moi à Saint-toiin au début il y a 10 ans, quand j'ai suis installé les dealers ils avaient des petits drones.

Donc quand je passais dans les rues, j'entendais, je comprenais pas ce que c'était. C'était les gueteurs. Les guêteurs des dealers, ils avaient les drones et nous on avait pas le droit de les utiliser pour la police municipale.

Donc on n'est pas armes égal. Donc les législateurs au lieu de penser à une liberté publique fantasmée qui est en fait la liberté des dealers, il ferait mieux de penser à la liberté des victimes et à la lutte contre le narcotrafic et retour de l'ordre. Voilà.

J'aimerais vous entendre sur l'immigration puisque dans quelques instants, on verra un sondage sondage qui vous concerne. Vous êtes très bien placé dans les sondages popularité Jean-Louis Borlot. Bah oui, le borloisme se porte bien.

Après ça fait combien de temps qu'on n plus gouvernement Jean-Louis Borlot ? 10 ans 20 ans ? Non 10 ans.

Non, n'exagérez pas 10 ans je crois hein. Et pourtant dans les sondages vous êtes toujours bien. 16 ans.

Cela dit, cela étant en terme de parti, vous savez très bien que c'est le RN qui est de très loin, de très loin en premier euh et sur un thème évidemment qui est l'immigration en premier. J'aimerais que vous preniez la parole d'abord Pacest parce que sur la question centrale qui est pour eux celle dès qu'ils arrivent au pouvoir d'organiser un référendum sur l'immigration, vous avez dit moi je suis prête à le faire. Bah c'est pas que j'ai dit que j'étais prête à le faire, c'était dans mon programme de la présidentielle de 2022.

Et pourquoi c'était dans mon programme ? Parce que je pense que on doit passer à un système d'immigration choisi. Moi, je crois que l'immigration zéro, c'est un mensonge.

Voilà, tous ceux qui nous disent, "On va faire l'immigration zéro, c'est un mensonge, ils ne le feront pas." Et pour une bonne et simple raison, on a aucune aucun motif de refuser à quelqu'un qui aime la France, qui nous aime, qui veut nous apporter quelque chose de l'accueillir. Et si demain votre fille épouse non pas un Suisse mais un français et qu'elle veut s'installer en France, et bien nous serons très ravis de l'accueillir.

Donc le sujet aujourd'hui c'est l'immigration choisie, c'est choisir qui on veut et surtout ne pas prendre ne pas accepter des gens qui viennent de pays non coopératif qui ne veulent pas qui ne sont ennemis de la France qui refusent de nous reprendre leur clandestin et cetera. Donc ce serait zéro visa pour certains et des visas pour d'autres. Ça c'est inconstitutionnel aujourd'hui.

Donc il faut se référendum pour dire je passe à l'immigration choisie. Et puis on peut rajouter deux ou trois petites choses. On peut dire que les clandestins n'ont pas le droit aux mêmes droits sociaux que les Français parce que c'est pas normal.

On est le seul pays qui leur donne les mêmes droits, ça n'est pas normal. Et puis on peut dire aussi que nul ne peut se prévaloir de la loi de son pays d'origine pour échapper à la loi commune. Parce que quand on s'installe en France, on a un devoir d'intégration dans la société française et d'assimilation des aux lois françaises.

Voilà. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça Jean ? Référendum sur l'immigration.

Oui, mais je dirais comme sur tous les autres sujets, on a un problème de chaîne. Moi, je suis allé à la Cour nationale du droit des île parce que c'est quand même l'instance qui décide par moi, je suis pas un intellectuel donc j'ai besoin de voir quoi. Bon, j'y suis allé passer la journée.

C'est fascinant. Fascinant. Bon, d'abord la composition du tribunal pas faire de la cour.

Bon bref, parlons-en. Mais le dossier le plus rapide de toute la journée, c'était un geéorgien qui était là depuis 7 ans. C'est la mécanique à laquelle on arrive, tu arrives à laota, tu vas à la prure des bouches du rô puis après tu vas à l'ofpra à Paris.

Alors, il y a quelques offres maintenant décentralisé mais enfin la machine ça et puis et puis tu air euh tu vas voir les cousins et la famille et puis tu as la pressure of prack qui dure bon 1 an 2 ans selon ta tu as les papiers pas les bons mais si ça marche pas c'est dans 80 % des cas tu as la cour d'appel qui est juste en face tu as le guichet et c'est suspensif et tu repars pour 3 ans 4 ans et tu peux faire appel autant de fois que tu veux dès lors que tu as un petit événement une lettre de du maire qui dit je suis pas sûr de sa sexualité enfin peu importe bon Donc on a c'est entre 7 et 12 ans. Déjà l'aide juridictionnelle payée par l'État français. Et alors on a quand même 45000 personnes à l'hôtel plus 45000 chez Koalia qui qui est une une association admirable plus quelques autres.

Bon donc et ces gens-là ils sont pas intégrés et enfin le chérogien il avait eu deux enfants. Mais mais c'est quoi notre système où tu es entre deux trucs ? tu as un un droit de passage, tu as un droit d'être là mais en fait tu apprends pas le français si tu es pas francophone, tu as pas d'intégration réelle, tu es un espèce de non quelque chose, tu es un espèce de gris et tout ça.

Alors tu as des gamins de 14 ans qui sont comme ça avec je te raconte pas après la puberté, tuétonnes pas qu'il y ait des drames laisser dans la nature, ça s'appelle les mineurs isolés, on en a 50000, on ne s'en occupe pas réellement. Enfin, je veux dire, moi au-delà des débats théoriques, je je tout ce qu'a dit Valéri, moi ce qui m'intéresse, c'est des trucs qui marchent, qui marchent pas. Notre système, notre méthodologie ne fonctionne pas.

Voilà. Et ça représente combien de gens au total ? Je vous rappelle que sur notre antenne, le ministre de l'intérieur avait de la peine à dire le nombre de clandestins idé en France.

Vous le saz jamais. Alors vous ne le saurez jamais mais tellement c'est mais vous rendez compte on est un pays bon qui de 700 sur les gens qui sont dans un process comme ça donc tu peux estimer en disant combien ont baissé de la me donc la probabilité qu'il soit Non mais enfin tout ça est honteux tout ça donc on a on est les rois du débat théorique. l'immigration est une chante.

L'immigration est un drame. On est des de Mais au lieu de de gérer et ben on a le droit de gérer notre peuplement, notre arrivée. On le fait dignement, on le fait correctement mais on met en plus les moyens de l'intégration.

Karim Boamran, sur le principe d'abord du ce qui ce qui ce qui ouvrait la discussion du référendum sur l'immigration. Tout dépend comment on pose la question. Vous quelle est la question ?

Qu'on soit très concret. Quelle est la ce serait un texte ? serait un texte qui serait soumis au vote.

Oui, ce serait la possibilité de faire des quotas migratoires pour choisir qui on accueille et de décider au parlement quels sont les critères et on aurait des points et on pourrait être admis ou ne pas être admis. Ça permet ça permet par exemple typiquement sur le regroupement familial, ça permettrait de dire mais écoutez non si vous ne parlez pas français, si vous n'avez pas un métier, si vous vous n'apportez rien à la France, ben non, vous n'avez pas le droit de venir Tous les grands pays démocratiques font ça, hein. Les États-Unis, le Canada, l'Australie, tous les grands pays, maintenant le la Grande-Bretagne, tous les grands pays aujourd'hui mettent en place des politiques et la Grande-Bretagne, je vous rappelle qu'ils sont travaillistes, hein.

Bon, voilà, ils mettent des politiques. Vous êtes d'accord avec ça Camer ? Si un texte comme ça règlera le problème, le sujet c'est qu'aujourd'hui, il y a une vraie hypocrisie.

Vous êtes d'accord ou non avec une proposition comme celle-là ? Non mais euh être d'accord ou en désaccord, moi honnêtement je le le la question je la prends pas comme ça si m'autorisé moi moi non je veux dire comment je la prends et ensuite je vous dis je vous dis je vous dis je vous dis si je suis d'accord ou pas aujourd'hui il y a une vraie hypocrisie sur la question de l'immigration parce que vous avez euh aujourd'hui quand vous êtes clandestin si vous êtes clandestin bah vous avez rien à faire en Francequement vous devez être expulsable c'est que on a un problème pour la reconduction on a un sujet avec l'origine des pays d'où viennent les personnes, pourquoi elles émigrent souvent il y a un sujet la semaine dernière j'étais à BM il y a un vrai sujet sujet historique sur le plan écologique où on a pillé une bonne partie de ces ressources et là on leur demande de se réadapter avec le problème des flux migratoire. Donc deuxème problème et il y a un sujet c'est que vous avez une bonne partie quand vous dites clandestin vous avez une bonne partie des clandestins quand on dit ils doivent pas bénéficier de l'AME.

Euh moi je préfère qu'on durcisse notre capacité à pouvoir J'ai pas dit qu'il fallait pas qu'il bénéficie de la à pouvoir à pouvoir expulser gratuit ce qu'on doit ce qu'on doit expulser et régulariser ce qu'on doit régulariser et qui cotise et qui paye des impôts. Moi mais là aussi si ce sont des personnes qui sont intégrées économiquement, moi je vous donne des cas très concrets parce que comme l'évoquait Jean-Louis, on est dans le réel, le clandestin c'est n'est pas à 100 % une personne qui est venue dans un wagon et qui est un violeur et qui est un islamiste. Et souvent ou parfois des personnes qui travaillent dans des restaurants, qui cotisent, qui ont des enfants scolarisés et qui se retrouvent parfois dans des situation complètement lunaire ubuesque où on leur dit mon titre de séjour ou ma femme a un titre de séjour, mes enfants sont n en France et moi je me retrouve sous le jou de vous avez très bien remis en vous avez très bien remis en contexte pardon mais qu'on comprenne bien vous êtes d'accord ou non à la fin pas répondu à la question avec ce que dit Valérie PC sur un référendum sur l'immigration sur la voie référendaire franchement j'en ai strictement rien à faire moi ce que je dis c'est qu'il faut y Ça veut dire quoi ?

Rien à faire mais c'estàd que est-ce que est-ce que on vote oui un référendum c'est oui ou non ? Moi je pense que la question elle est multifactorielle plus complexe c'estd est-ce qu'il faut travailler sur une immigration choisie comme font une bonne partie des pays ? Oui.

Est-ce qu'il faut travailler avec les pays d'où viennent une bonne partie des immigrés ? Oui. Est-ce qu'il faut éviter de se fâcher avec eux ?

Parce que encore une fois monsieur Rotaillot a blessé la communauté algérienne, a blessé l'Algérie et a blessé les Algériens et les Algériens inacceptable et croire. Donc oui oui, il faut avoir un débat serein, passtigmatisant et efficace sur les question plaît juste Rota puisque vous êtes attaqué Bruno Rota vous êtes d'accord avec dis que d'ailleurs il faut il faut allit être coopérant avec les pays et les insultés les blessés comme monsieur Rota a fait c'est inacceptable mais je crois que ça venait un petit peu des deux aujourd'hui 40 % des des personnes des clandestins qui sont dans des centres de rétention c'est-à-dire qu'on devrait expulser parce qu'ils sont pas souhaités en France. Donc soit ils sont criminels, soit ils ont voilà.

Donc au QTF, les 40 % et ben sont algériens. Donc il y a un vrai problème. L'Algérie ne peut pas refuser de de laisser retourner chez elle des personnes qui ne sont pas bienvenues chez nous.

Ça n'est pas possible. Donc à un moment donné forcément il y a un bras de fer qui s'installe et le président de la République lui-même a bien été forcé de le reconnaître. Alors aujourd'hui, il y a un moment de détente.

Ne ruinons pas ce moment de détente. Essayons d' d' d'en tirer profit. Enfin, il faut que les Algériens comprennent que nous aussi on a des lois, nous aussi on a des frontières, nous aussi on est un pays qui doit être respecté.

Euh ça serait la le respect c'est à deux à deux à enfin comment dire c'est ensemble. Et franchement il y avait des abus du côté algérien. Mais mais madame la présidente Charalée, même sur les questions de reconduction qu'on regarde en terme de mécanique pure opérationnelle pure, c'est dingue mais il y a un vrai sujet.

Non mais il y a un vrai sujet. Je vous mets au défi de trouver. Exactement.

Je vous mets au défi de trouver un politique en lui disant comment tu fais pour la recrution. Ce qui est génial, c'est que vous voyez et et et ils ont pas le même regard surtout. Non, ça on vient de le voir.

Non, mais attendez, et pourtant sur ce saut fédéral de confiance, ils sont d'accord. C'est ça qui est riche et tant mieux. Ils sont pas pareils, il ont pas la même histoire, ils n'ont pas la même truc, pas la même vision et la mise en œuvre sera pas la même.

Mais sur le fait qu'on est à bout de souffle, que le système est ruineux et qu'on a une épopée de confiance à faire, et bien ils sont et puis après c'est au citoyens de décider. Ils mettront peut-être Karim à tel poste, moi à tel autre et après bah on on travaillera ensemble chacun connaissant les positions de l'autre et chacun avec les compétences qu'il a. qui puisque vous y venez qui portera ces idées.

On comprend que vous avez certains points communis certaines solutions, pas toutes mais enfin certaines. Regardez ce sondage sur les personnalités politiques préférées des Français. Sondage pour Paris Match, il est paru le 18 novembre.

Alors Dominique de Villepin 49, Jean-Louis Borlot 44 et on vérifiait ça fait 15 ans. Vous n'êtes pas aux affaires. 15 ans c'est long.

Jordan Bardella 43, Édouard Philippe 41, Sébastien Lecnu 41 et cetera et cetera. Il manque Valcr et moi-même et on doit être juste après je pense. C'est ça. [rires] Fall en mettre que c et c'est quoi la question ? [rires] Comment vous trouvez ça ?

Non mais quelle est la question ? Bah c'est ça la question. C'est ce sondage.

Comment vous le trouvez ? Comment vous le recevez ? Alors franchement comme un moment d'humeur euh donc non ce qui m'intéresse moi c'est je vais vous dire ma vraie question que je me pose c'est tous ceux-là qui sont des copains.

Enfin tu vois c'est de l'estime s'ils arrivent pas à sortir du cadre de pensées dans lesquels ils sont ils sont dans le fleuve s'ils se pas du fleuve s'ils regardent pas le fleuve et que ils vont faire on va en gros garder le même modèle on va supprimer 100 truc on va faire je sais pas quoi. travailler plus bon et qu'on reste dans le même modèle. La France est foutue.

Je vous le dis sérieusement, la France est foutue. Voilà, je pense qu'il faut absolument qu'on les pousse, qu'on les force, qu'on fasse péter tout ça pour que sur deux trois grands sujets, la structure de la France. Alors, restons un instant sur l'avenir électoral et là, permettez-moi d'être un peu moins sympa tout à coup sur la fin.

Vous savez comment sont les journalistes, ils sont lâches. Au début, ils sont gentils puis sur la fin ils sont moins gentils. Quand on regarde ce que vous vous étiez tout le temps gentil.

Moyen gentil. Moyen gentil. Quand on regarde ce que vous pesez électoralement vous tous les trois sur ce plateau, la réalité électorale hein, vous avez plein de bonnes idées.

Rien, je suis pas Ah non, attendez, attendez. Vous aviez soutenu Valérie PCR aux dernières élections ? Modérément.

Modérément. [rires] Mais tout le monde m'a soutenu modérément. Elle vous elle vous formule.

Je pensais qu'elle Mais moi je l'adore. Val, je voyais pas je voyais pas l'espace, je voyais pas le le le voilà. Elle m'en veut pas, la preuve.

Ah si, peut-être un peu quand même. Allez-y, allez-y. Valette, dites le fond de votre pensée. 4,8 % les socialistes, vous représentiez combien la dernière présidentielle ?

Rappelez-moi. Modérément. Modérément aussi. 1,8 %.

Voilà, vous voyez bien. Non, mais je je taquine parce que évidemment là quand on regarde la réalité de force des partis aujourd'hui pour pousser les idées dont vous venez de parler, il va falloir des alliances soit sur votre droite, soit sur votre gauche. Où est l'alliance possible ?

Bah justement euh l'intérêt de cette République fédérale, c'est qu'elle peut séduire des présidents de région. Or, les présidents de région aujourd'hui, ils ont des majorités stables, ils ont des vraies identités, ils sont plébiscités dans leur région. On est tous à plus de 50 % d'opinions favorables dans nos régions.

C'est qu'on est peut-être pas connu au niveau national, mais chez nous, les gens disent ils font du bon boulot et puis il nous changent notre vie. Ils nous changent notre vie. C'est ça qu'il disent.

Et donc le sujet c'est je pense peut-être l'ambition de Jean-Louis, je ne sais pas, c'est à lui de le dire. C'est quand même que des présidents de région se lèvent. Et on parlait tout à l'heure de la désindustrialisation qui est un drame national.

Les pays qui ont le moins désindustrialisés, c'est les pays qui nous entourent fédéraux. C'est l'Italie, c'est l'Espagne, c'est l'Allemagne. Parce que ils étaient fédéraux et parce que quand dans une région on ferme une usine, c'est un drame régional.

Le président il va se battre avec les dents pour la garder l'usine. Il va tout faire. il ira il travaillera la main dans la main avec les syndicats.

Moi aujourd'hui aujourd'hui on a on a des des risques sur Stellantis. On se bat comme des lions pour empêcher que le projet de Sentis se dilue. Est-ce qu'on a perdu je rebondis sur ce que vous dites ?

Est-ce qu'on a perdu en perdant certains grands barrons de région l'époque où il y avait des deux fers des Nous on n pas des grands barons de région. Non mais monsieur Orgemin, allez vous laver les dents avec du savon. Allez dire ça à madame Delga.

Allez dire ça à monsieur Rousset. Allez dire ça à monsieur Bertrand. avec le madam madame madame avec le cumul des mandats, le problème des cumules des mandats, vous savez très bien que ça a diminué ce phénomène-là.

Est-ce qu'on a perdu en voulant faire les vertueux ? Est-ce qu'on a perdu au chang ? Mais on a les très bons présidents de région.

Attendez, je m'en fous moi, c'est demain, on fait quoi ? La vérité, je veux dire, je ne pense pas que le bloc tel que vous le décrivez tout seul, même si nous on pousse, va va changer la donne. Je pense que les Français vont l'exiger.

Je pense que c'est tout le sujet du débat. Quel bloc de quel bloc vous parlez ? Mais en gros de ceux en gros des gouvernements qui vont de sciences poli, la science pour Paris pour les plus audacieux de sub de couro à à l'ess.

Bon ben ce bloc s'est réduit le centre gauche et le centre droit. Vous savez très bien, c'est les chiffres qu'on vient de rappeler là. De fait aujourd'hui vous devez trouver des alliances sur votre droite et sur votre alliance, c'est les alliances avec les français mais vous vous êtes extraordinaire.

Vous n'avez aucune confiance dans les français. Les français ils veulent une République fédérale à 71 %. Voilà ça qu'ils veulent.

Mais il vous ilsont président de la République là. Ils vont pas ils vont pas voter sur un référendum sur une politique fédérale sur une République fédérale parce que mais mais vous vous trompez ils vont pas se faire avoir une fois de plus le Ah on a trouvé le président le tout. Mais attendez, c'est une blague, il faut une équipe de redressement parce que passer d'un stade à un autre stade, ça va pas se faire avec les mêmes réflexes.

Valérie PCR, vous savez très bien que c'est surtout dans votre camp que la question s'est beaucoup posée ces derniers temps. Sur ce même plateau, Laurent Voquier avait eu cette formule qui a fait mouche. Il répondait Ellisabeth Martichou quand il a dit la grande sorte de grande primaire de grands référendum de grands d'union des droites.

On n'est pas grand. Non le sujet de Sarfo, pardon, quand il disait de Sarafo à Darmanin, vous partagez ça. Non, mais le sujet mais franchement c'est de la petite policille là, on n'est pas en train de parler de ça.

Non non mais monsieur Remin, je pense que vous ne comprenez pas. C'est pas le sujet de la primaire de la droite aujourd'hui. Le sujet c'est qu'est-ce que le pays peut faire pour échapper à cette malédiction d'une dette colossale et à ces boulets au pied qui s'est mis en stratifiant des couches et des couches et des couches de bureaucratie qui sont les impôts que les Français ne veulent plus payer.

Parce que la cohésion d'une nation, c'est d'abord le consentement à l'impôt. Si vous voulez plus payer aux impôts parce qu'aux services publics sont nuls, à un moment donné, il va y avoir une explosion. Donc aujourd'hui, le pays est au bord de l'explosion.

Et ceux qui peuvent parler, je suis désolé, moi je ne crois à aucun de vos sondages, à aucun ni vos sondages de popularité, ni vos sondages quoi que ce soit. Je je sais très bien qu'aujourd'hui on cherche le projet. Les Français cherchent le projet pour la France.

Ils cherchent pas l'homme providentiel parce que c'est pas un homme providentiel de 30 ans ou un homme providentiel de je ne sais quoi qui va leur apporter qui va leur 30 compris à qui vous pensez mais je ne sais quoi et Bard là. Voilà, je pense à eux deux et donc je leur donne des âges, mais c'est pas eux qui qui vont qui vont apporter la solution au pays. Ils n'ont pas de solution.

Eux, ils sont dégagistes. Mais le dégagisme, c'est pas un projet. Le dégagisme, c'est pas une voie d'espoir.

Le dégagisme, c'est juste qu'on fait quand on est en colère et après on se regrette toute sa vie. Borus une crise adolescente sur ce dégagisme qui pèse quand même hein. Ce sont eux qui pour l'instant sont dans les sondages si haut à partir du moment où en gros euh rien ne marche, on l'a fait courte vraiment alors qu'il y a une France qui va bien par ailleurs.

Mais dans ce qui fait nation, rien ne marche. Euh tous ceux qui vont continuer à dire "Vous savez, on va continuer comme ça. Mais moi j'ai pris mes distances ou moi je sais pas quoi, mais moi je vais la faire plus jeune ou moi j'ai plus d'autorité, moi j'ai de l' C'est une blague.

Donc les gens ils savent qu'on est au bout du rouleau, qu'il faut changer radicalement nos modes de fonction et de pensée et pour l'instant la seul offr radicales c'est sur les extrêmes radicaux. Sauf que eux ils pensent pareil en fait. Euh vous aurez ça mais il y aura pas de changement en profondeur.

Vous venez de dire ça fait 1 heure que vous expliquez que il y a eu un un désastre en terme de surburocratie. C'est vrai que les oppositions ont de l'argument pour dire vous avez raté pour l'instant vous qui étiez au pouvoir vous avez raté. Donc il faut une vraie alternance que ce soit sur sa droite ou sur sa gauche.

Vous prenez les les Français vraiment pour des pour des osu ils savent que on est bout d'un CM. Ils ont aussi aimé le système. Ils ont aimé cette pluie qu'on a mis un peu de région, un peu de truc, un peu de machin, un peu de d'action logement.

Enfin, attends, tout ça était sauf qu'on peut plus et sauf qu'on est en train de mourir. Et donc croyez ce comme les Polonais, ils ont viré Jarevski sur un truc à la nois avec une élection après danst et tout d'un coup un régime s'est effondré. Moi je vous dis qu'ils savent qu'on est au bout du rouleau.

Oui. Quand ils voient ce qui va se passer avec la marche blanche de samedi, ils savent qu'on est au bout du rouleau. Mais ils le savent partout, beaucoup plus que vous ne croyez.

Simplement pour l'instant, il il y a des radicalités apparentes. Il faut qu'il y a un projet radical avec une équipe radicale qui dépasse toutes les contingents avec des gens qui ont une culture de mer, de gens qui ont géré des trucs difficiles de la ressources humaine. C'est ça dont on a Jean-Louis Bourle.

J'aimerais conclure avec vous et je vois crè elle va encore me dire de me laver la bouche avec du savon par je vais vous poser des questions de petite politique ari mais en même temps c'est làz vous c'est le dirige c'est là c'est la France c'est là c'est le gouvernement de la France est-ce que vous avez vraiment failli devenir premier ministre d'Emmanuel Macron mais pas du tout pourquoi vous avez dit ça on l'a tellement dit non mais c'est le marquis de sources sûres se répendait dans les rédactions je ne connais pas marqué de source je pense ça n'a jamais été dans l'idée du président et et ça a jamais été dans la mienne. Je veux dire pourquoi pas par défi, par c'est très très honorable d'être chef de ton pays. Ça je considéris qu'il y avait pas de mandat.

Moi je ne crois qu' cette solution radicale. Il vous avait testé vous avez testé ? Non, je pense pas en tout cas.

S'il l'a fait, il l'a fait subtilement. Non, mais [rires] je veux dire, on est en fin de mandat. Dans 500 dodo, le système est plus là.

Il faut qu'on baptise dès maintenant le nouveau système. Donc ça n'avait pas de sens d'accompagner le système. Merci beaucoup.

Merci Valérie PCR. Merci Karim Boomran et merci beaucoup Jean-Louis Borlot d'avoir été avec