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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 17 avril 2026 23 min

Cessez-le-feu Israël-Liban, crise des carburants, stratégie de la gauche avant la présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Benoît Payan

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

France Info

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Benoît Payan

Bonjour Benoît Payan et merci d'être avec nous ce matin sur France Info beaucoup de sujets à voir avec vous, l'avenir de la gauche vous avez un avis très clair sur la question on va parler carburant aussi évidemment vous êtes à la tête d'une grande ville donc comment les habitants de Marseille y font-ils face avant cela et c'est lié bien sûr au conflit au Moyen-Orient l'information de la nuit c'est le début de se cesser le feu au Liban vous avez avec le Liban la Méditerranée en partage Marseille est aussi liée historiquement au Liban est-ce que ce matin ce répit vous rassure ?

d'abord il était nécessaire, 6 semaines de guerre 6 semaines de bombardement sur le Liban en partant du sud jusqu'au nord du Liban, ça a été pour les Libanais une tragédie absolue et quelles que soient les considérations d'ailleurs du gouvernement israélien voulant éliminer les chefs du Hezbollah ça a fait des dégâts considérables, ça a tué des civils comme ça a été le cas dans des proportions forcément différentes mais comme ça a été le cas notamment dans la bande de Gaza donc il était temps que ça s'arrête néanmoins on est quand même suspendu on a un cessez-le-feu qui semble extrêmement précaire vous avez vu que des rixes sont intervenus ça et là dans la nuit et que le Liban et que la région reste de manière générale une poudrière et on sait que le Liban et depuis de nombreuses années est un pays qui est tiraillé est un pays où les influences extérieures d'abord par la Syrie de Bachar et d'Afez et l'Assad avant lui ensuite par le régime des Mola depuis 79 avec les milices chiites à l'intérieur avec une division de la population libanaise le Liban c'est une mosaïque c'est un pays où il y a des chrétiens des sunnites des chiites mais c'est un pays que la France historiquement et on sait le rôle que les Libanais on sait que pendant la seconde guerre mondiale le général de Gaulle s'y est trouvé on sait que c'est un pays francophone francophile c'est un pays merveilleux quand on y va mais je suis moi catastrophé de voir la situation pour les Libanaises et les Libanais dont beaucoup sont à Marseille vous le savez vous l'avez dit mais dont beaucoup sont amoureux de la France qui attendent de la France je vais au bout qui attendent de la France bien sûr des mots de réconfort mais plus que des mots ils attendent de la France je le crois aussi des actes très forts pour maintenir le cesse-le-feu la France justement est à sa place la France est dans son rôle en ce moment au Liban où il faudrait faire davantage bon d'abord moi je ne suis pas ministre de la défense ni président de la république ni ministre des affaires étrangères je sais que historiquement la France a de par son histoire au Liban et y compris depuis l'indépendance du Liban je ne veux pas parler de ce qui s'est passé avant l'indépendance du Liban est un pays qui a eu des liens très étroits et une présence française très forte on le sait les libanais sont extrêmement attachés à la France qu'ils soient francophones ou pas qu'ils soient chrétiens ou pas d'ailleurs c'est un pays où on entend le français et où le français résonne et où la poésie française ou la littérature française existe mais évidemment que à mon sens la France doit sur cette question là comme sur d'autres notamment au Moyen-Orient regagner sa place et toute sa place parce que la France a une place singulière dans le monde et qu'on ne peut pas faire comme si même si nous sommes une puissance militaire dite moyenne au regard des proportions de tête nucléaire ou de puissance militaire je pense que nous sommes une puissance diplomatique bien plus grande que ce qu'est la France

3:39
Locuteur non identifié

Venons-en à l'une des conséquences de ce conflit pour nous ici 2 euros le 20 le litre de gazole ce matin 70 centimes de plus qu'il y a un an ça touche tout le monde y compris les Marseillais Benoît Payan une ville très étendue par ailleurs où la voiture est souvent nécessaire au déplacement qu'est-ce que peut un maire faire celle à hausse des carrières

3:56
Benoît Payan

vous avez bien raison c'est une ville très étendue elle fait 2 fois et demi Paris 5 fois Lyon en surface

4:00
Locuteur non identifié

donc on a besoin de sa voiture

4:01
Benoît Payan

et donc on a besoin de sa voiture surtout que c'est une ville où les transports en commun sont absents j'ai eu l'occasion de dire sur votre plateau que la dernière ligne de métro le retard structurel donc les Marseillais souffrent de l'augmentation du prix

4:17
Locuteur non identifié

et que pouvez-vous faire vous en tant que maire

4:18
Benoît Payan

déjà sur le prix pardonnez-moi rien je comprends la question mais vous comprenez bien la réponse vous n'allez pas demander à un maire ce qu'il peut faire pour envoyer une fusée sur la Lune

4:26
Locuteur non identifié

non mais il y a presque 14 000 agents municipaux par exemple est-ce que vous pourriez considérer de les mettre davantage en télétravail des tickets restaurants ce sont des mesures d'aide directe au pouvoir d'achat

4:39
Benoît Payan

ça ce sont des choses qu'on fait déjà et c'est des choses que évidemment nous mettons en place et on voit que les entreprises marseillaises sont en train d'éviter la catastrophe pour leurs propres salariés pour leurs propres collaborateurs en disant en attendant que le prix baisse essayons de ne pas effectuer de déplacements superfétatoires ou de déplacements particuliers restez à la maison quand vous le pouvez il y a évidemment des métiers dans lesquels on ne peut pas être en télétravail quand on est maçon on ne se met pas en télétravail mais pour certains agents en effet c'est possible et puis il y a aussi la question de la gratuité des transports en commun de manière ponctuelle et nous sommes en train de la demander même si on reviendra sur la métropole il y a quelques sujets financiers qui nous inquiètent au maximum et donc on dit aux gens prenez au maximum les transports en commun trouvons des tarifs et c'est tout à fait possible de faire on le fait par exemple moi je fais la gratuité quand on a les pics de pollution donc moi je suis en train je suis en train d'étudier la question de la gratuité du stationnement pour que les gens puissent laisser leur voiture sans payer pendant les jours ou les semaines où on va avoir cette inflation d'essence pour que les gens puissent prendre le métro charge maintenant à la métropole métropole que nous avons désormais en commun de pouvoir faire baisser le prix du ticket mais quand on a une ville si peu développée en termes de réseau il ne faut pas raconter d'histoire

6:01
Locuteur non identifié

à Marseille il y a aussi les pêcheurs par exemple on sait qu'à Caen ils ont bloqué un dépôt pétrolier ils sont très impactés par la hausse du prix de l'essence comment ça se passe ?

6:12
Benoît Payan

ce n'est pas tout à fait le même système les pêcheurs de Marseille ce n'est pas les pêcheurs de l'ouest donc on est sur une pêche il y a moins de chalutiers surtout donc on n'a pas tout à fait le même tonnage pour être précis donc en effet ils subissent de plein fouet mais comme de toute façon les livreurs comme toutes les personnes qui ont besoin comme le particulier comme vous et moi donc on subit de plein fouet quand on n'a pas de voiture électrique quand on ne se déplace pas en vélo ou qu'on n'a pas la chance d'avoir les transports en commun dans une ville et vous imaginez ce qui se passe dans les territoires ruraux il y a évidemment beaucoup de choses à faire là je suis en train d'étudier mais ça c'est plus pérenne nous on a des tunnels par exemple sur la question du pouvoir d'achat qui sont payants et qui coûtent une fortune faire baisser le prix des tunnels faire la gratuité sur les parkings mais là vous parlez de mesures temporaires ou de mesures qui seront pérennes sur les tunnels ça sera pérenne mais ça je suis en train d'y travailler parce qu'évidemment pour moi c'était insupportable ça coûte en fait on a au kilomètre à Marseille alors qu'on avait un retard systémique sur les transports en commun le prix du tunnel le plus élevé c'est-à-dire qu'en aller-retour Marseille Intramuros 12,60€ par jour bon je vous laisse imaginer ce que ça fait à la fin du mois 12,60€ par jour donc on travaille en fait sur la question du pouvoir d'achat donc je peux travailler sur le pouvoir d'achat pas directement sur le prix de l'essence et si vous avez un maire qui vous raconte qu'il est capable de faire quelque chose vous me le montrez je crois pas grand monde peu de maires nous ont expliqué qu'ils pouvaient faire baisser eux-mêmes le prix de l'essence sinon à mon avis ça se saurait mais est-ce que potentiellement l'idée qui peut être celle d'un Olivier Faure par exemple de dire il faudrait remettre en place le chèque énergie on sait que Marseille est une ville populaire là encore vous parliez de cette pression qu'il peut y avoir sur les Marseillais concernant leur pouvoir d'achat par rapport à ces prix des produits pétroliers est-ce que l'idée de remettre des chèques énergie peut être une bonne idée alors qu'on n'a peut-être pas forcément les moyens alors ça on n'a pas les moyens c'est encore un autre sujet on n'a pas les moyens les moyens il faut savoir se les donner et la question de la répartition des richesses dans le pays on ne va pas revenir là-dessus on a un pays qui est dans une situation financière et fiscale on a les moyens de faire des chèques catastrophiques dans la situation actuelle je ne crois pas non je pense que nous n'avons plus les moyens de faire des chèques nous n'avons pas de rentrée fiscale et d'ailleurs il suffit d'avoir suivi les débats

8:31
Locuteur non identifié

donc la proposition de l'Efford n'est pas la bonne non

8:32
Benoît Payan

je pense qu'il a évidemment raison sur le fond je crois que la question d'aider les foyers et d'aider les ménages et d'aider les entreprises notamment sur la question de l'énergie elle est centrale et elle est très importante

8:43
Locuteur non identifié

vous en avez parlé hier soir avec le président de la république vous l'avez vu à l'Elysée est-ce que vous avez parlé de ces questions de pouvoir d'achat ?

8:49
Benoît Payan

bien évidemment et donc quand on parle de pouvoir d'achat il faut que le gouvernement puisse avoir les moyens de répondre à ces défis qui sont face à lui or on a construit un budget de briquet de broc parce que la réalité du parlement fait que au-delà de objectivement quand on voit l'Assemblée Nationale on ne peut être que navré vous imaginez quand on la regarde de 800 kilomètres comme je la regarde à Marseille le spectacle qui est donné par la droite et par la gauche est affligeant c'est-à-dire je ne vois que des gens qui s'insultent toute la journée qui sont incapables de bâtir des compromis qui sont incapables de se parler et qui n'ont qu'en ligne de mire que l'élection présidentielle et puis ce qui se passe pour les français finalement les français c'est de la chair à voter c'est-à-dire on va en 140 caractères il y a quand même des gens des gens qui ont voté enfin en tout cas passons sur le budget et le budget il tient à la quasi-intégralité de la représentation nationale c'est toujours mieux d'avoir un budget que rien même si le budget est imparfait le sujet c'est je ne sais pas si vous imaginez si nous avions une France sans budget alors je sais que certains veulent systématiquement faire tomber les gouvernements pour aller aux élections aller aux élections aller aux élections dans la situation actuelle je ne suis pas sûr que celles et ceux qui veulent faire tomber le gouvernement soient en capacité de remporter les élections je ferme la parenthèse

10:08
Locuteur non identifié

on va la laisser vers cette parenthèse parce que vous regardez la politique depuis Marseille mais on comprend et on l'entend vous la regardez aussi vous la connaissez d'assez près cette politique et la gauche vous avez réussi à accomplir le rêve d'une partie de cette gauche justement à Marseille l'union de la gauche et des écologistes sans les insoumis de Jean-Luc Mélenchon ils se sont désistés sans accord avec vous vous en tirez quelle leçon ?

10:30
Benoît Payan

moi à titre personnel ce que j'en tire comme leçon

10:33
Locuteur non identifié

à un an de la présidentielle

10:34
Benoît Payan

ça c'est leur sujet moi je sais ce que j'ai fait et je sais ce que j'ai dit pour moi il était évident je ne sais pas si on a le temps de développer ça on va le développer dans une minute mais allez-y compte terminé donc il était clair pour moi que les conditions on n'étaient pas réunis pour faire un accord avec les insoumis j'ai dit aux marseillais que je ne le ferai pas et j'ai quand même l'impression que les journalistes ou les observateurs politiques sont assez surpris de voir qu'on puisse tenir sa parole ou qu'on puisse ne pas céder aux oucases de Jean-Luc Mélenchon ou de certains de ses amis il n'y a pas de raison d'avoir peur de Jean-Luc Mélenchon Nous sommes toujours

11:15
Locuteur non identifié

avec Benoît Payan le maire de Marseille on va parler avec vous on va continuer à parler avec vous de l'avenir de la gauche à un an de l'élection présidentielle Je pensais qu'on allait parler

11:23
Benoît Payan

de littérature je voyais qu'on allait de grâce ça aurait été intéressant aussi

11:27
Locuteur non identifié

Une autre fois pour parler de littérature là on voulait vous parler de politique notamment de votre relation avec Jean-Luc Mélenchon vous en avez dit un mot à l'instant il ne vous a pas épargné pendant la campagne des municipales on l'écoute

11:37
Présentateur

Quand cet arrogant maire pochette surprise de Marseille décide qu'il ne parle à personne alors qu'il est menacé que nous sommes tous menacés par une victoire de l'extrême droite et qu'il refuse la représentation insoumise il ne leur parle pas comme s'il ne les connaissait pas

11:57
Locuteur non identifié

Alors que pense l'arrogant maire pochette surprise de Marseille je reprends évidemment ces termes est-ce que vous vous dites avec lui Jean-Luc Mélenchon compte tenu de sa violence c'est jamais ou s'il est en tête si on a besoin de lui il faudra bien réfléchir

12:11
Benoît Payan

à une alliance de gauche un extrait très court de ce qu'il a pu dire ou de ce qu'il a pu raconter

12:17
Locuteur non identifié

On comprend à peu près l'esprit

12:19
Benoît Payan

Non ce n'était pas pas vraiment ce qu'il a dit ce jour-là il est allé beaucoup plus loin mais ce n'est pas le sujet ce n'est pas le sujet d'abord je ne fais pas vraiment attention à ce que dit Jean-Luc Mélenchon quand il fait des dérapages sur moi vous comprenez bien qu'on n'est pas dans les dérapages habituels de Jean-Luc Mélenchon quand il parle d'Epstein quand il le dit et je l'ai dit comme il l'a dit là vous comprenez que ça fait froid dans le dos et ça c'est assez inquiétant néanmoins je crois qu'il ne faut pas tomber dans le piège qui est en train de tendre j'entendais tout à l'heure qu'on parlait d'un milliardaire conservateur le groupe Bolloré qui fait de Jean-Luc Mélenchon qu'il ne faut pas sous-estimer d'ailleurs finalement le prochain adversaire du candidat du Rassemblement National et on voit déjà même si les élections ne sont jamais jouées d'avance on voit déjà un deuxième tour Jean-Luc Mélenchon Vincent Bolloré pourquoi est-ce qu'il ne faut pas sous-estimer pardon je vais faire un drôle de lapsus c'est un lapsus donc c'est parce que je parlais de littérature tout à l'heure ou de science-fiction peut-être donc en fait on voit très bien qu'on a envie quelque part certains ont envie d'installer ce duel comme s'il était de manière irrémédiable posé sur la table ne sous-estimons pas Jean-Luc Mélenchon qui est quelqu'un de très cultivé de très intelligent et qui a la capacité de se hisser pardon Benoît Payan qui a la capacité de se hisser au deuxième tour de l'élection présidentielle quand on regarde les scores de Jean-Luc Mélenchon aux deux précédentes élections présidentielles encore la dernière le score est très honorable ce que je viens de vous dire il est justement en capacité de se hisser voilà donc ne le sous-estimons pas ou alors peut-être je me suis mal exprimé mais ne sous-estimons pas Jean-Luc Mélenchon qui est tout à fait capable de se hisser au second tour de l'élection présidentielle et celles et ceux qui l'enterrent comment dirais-je d'ores et déjà se trompent mais en réalité là où la gauche fait à mon sens et Jean-Luc Mélenchon mais on y reviendra une erreur fondamentale c'est qu'entrer dans le piège de savoir si on est pour ou contre à la fille est-ce qu'ils sont antisémites est-ce que le matin Jean-Luc Mélenchon a des cornes qui poussent enfin vous voyez j'entends des débats toute la journée qui moi m'effraient qui n'ont aucun sens tout le sujet c'est de savoir comment se positionner est-ce qu'il est trop radical bien évidemment que non que la question est-ce qu'il est radical écoutez quand on regarde le programme de Lionel Jospin ou de François Mitterrand Jean-Luc Mélenchon est beaucoup moins radical mais le problème pardonnez-moi le problème c'est son rapport vous pourrez m'en poser tant que vous voulez donc le problème de Jean-Luc Mélenchon c'est son rapport à la démocratie c'est son rapport à ce qu'a toujours défendu la gauche et son rapport à mon sens à ce que fait la sphère de ces news Bolloré et celle du Rassemblement National

15:03
Locuteur non identifié

Le problème de la gauche non insoumise c'est aussi sa capacité à exister vous avez réussi à Marseille mais au niveau national c'est plus compliqué on dit qu'Yannick Jadot Raphaël Luxman Boris Vallaud travaillent à un appel à unifier la gauche est-ce que vous en avez entendu parler est-ce que vous allez être signataire de quelque chose en commun avec eux comment on peut travailler dans cette gauche qui ne se reconnaît pas en Jean-Luc Mélenchon pour exister et s'unir avant 2027

15:27
Benoît Payan

tant que la gauche considérera que son sujet c'est Jean-Luc Mélenchon la gauche ira

15:33
Locuteur non identifié

je ne vous pose pas la question de Jean-Luc Mélenchon je vous pose la question de comment on s'unit est-ce que ça passe par une primaire ou pas comment on choisit un candidat

15:39
Benoît Payan

la question pour eux et je pense que c'est une erreur est de tenter de ne pas entrer dans le piège de Jean-Luc Mélenchon ou dans le positionnement face à Jean-Luc Mélenchon or les françaises et les français doivent entendre désormais une gauche capable d'apporter des réponses qui soient des réponses qui ne soient ni tièdes ni molles parce que vous savez que Jean-Luc Mélenchon délivre des brevets ou met à l'index délivre des brevets de gauche ou met à l'index tel ou tel en disant tu n'es pas assez de gauche tu es trop de droite bon et donc en fait il faut sortir de cette histoire là mais c'est viable Benoît Payan d'avoir Jean-Luc Mélenchon candidat et un autre candidat de gauche ça vous l'aurez remarqué la politique nationale j'essaie de m'en tenir assez loin même si elle me concerne et que je ferai tout ce que je peux et je mettrai toute ma force pour éviter que le candidat de ce système qui est en train de se mettre en place parce qu'on a raconté pendant longtemps que le système c'était le service public on voit bien que le système c'est désormais autre chose que ce système dit anti-système extrémiste ne voit son candidat arriver à l'Elysée là encore je me répète vous l'avez dit vous-même ça peut être aussi si on se base sur les résultats des précédentes élections c'est sûr que le candidat du Parti Socialiste a moins démontré qu'il est en capacité de se qualifier au secours il ne vous aura pas échappé que je ne suis plus au Parti Socialiste depuis je cite le Parti Socialiste à titre d'exemple mais bien évidemment mais encore une fois on voit bien d'ailleurs que l'élection présidentielle n'est pas un sujet de parti l'élection présidentielle dans la Ve République et on peut le regretter c'est une affaire de volonté de détermination de projet de programme et d'emporter

17:21
Locuteur non identifié

un parti qui est très fort c'est le Rassemblement National vous l'avez vu à Marseille où il a remplacé la droite chez vous il a grand remplacé la droite pour être exact il dirige sur jeudi le cinquième le sixième secteur c'est équivalent grosso modo à quatre arrondissements comment est-ce que vous allez faire avec cette opposition du Rassemblement National vous allez faire comme si elle n'existait pas vous allez prendre en compte le message passé par ces électeurs

17:45
Benoît Payan

je pense qu'il faut respecter bien évidemment les électeurs encore une fois je ne confonds pas les électeurs et les dirigeants ou les représentants du clan Le Pen aux élections municipales ou aux élections nationales je pense que tout le monde doit être écouté et que les raisons qui conduisent un certain nombre de Marseillais et de Marseillais ou de Français et de Français à voter RN doivent être entendues qu'elles soient bonnes ou mauvaises

18:09
Locuteur non identifié

la Benjamin du Conseil faire l'appel faire l'appel non mais ça ne marche pas comme ça l'élu du Rassemblement National

18:16
Benoît Payan

légalement c'est le Benjamin de l'Assemblée et donc la Benjamin qui a fait l'appel le jour de l'élection du maire ensuite légalement ce n'est absolument plus la réalité donc encore une fois vous voyez où on en est on est en train de parler aux Françaises et aux Français d'une situation qui les importe est-ce que j'appelle le Benjamin ou la Benjamin c'est pas l'appel c'est important

18:36
Locuteur non identifié

la place qu'on laisse à l'opposition aussi dans un exécutif

18:40
Benoît Payan

oui c'est vrai que le Rassemblement National manque de voix dans les médias c'est sûr que vous avez raison il faudrait que je m'inquiète de leur donner beaucoup plus de temps de parole vous avez raison parlons de la métropole la métropole ex-Marseille qui vit une situation un petit peu compliquée on l'a appris ces dernières heures avec 123 millions d'euros de déficit c'est ce que nous dit ici Provence alors ce qui les causes sont la baisse des dotations de l'Etat c'est ce que dit le Président mais aussi les prix des carburants la gratuité dans les transports et la collectivité a jusqu'au 28 avril pour trouver une solution avec un risque de mise sous tutelle c'est un vrai risque aujourd'hui oui c'est non seulement un risque mais un problème vous imaginez bien que si la deuxième métropole de France devait être mise sous tutelle il y aurait des séismes en cascade et ça aurait des répercussions pour évidemment tout le territoire marseillais alors la métropole mais toutes les villes qui vont avec Aix-en-Provence Marseille les 90 autres communes et ça pourrait déclencher et c'est en ça que j'avertis évidemment et que j'ai averti l'Etat ça pourrait déclencher dans le pays une forme de front de des élus locaux alors pardonnez-moi Benoît Payan déjà de façon très concrète pour les habitants de la métropole si la métropole est placée sous tutelle très concrètement ça change quoi ?

alors ça dépend de comment est exercée la tutelle si vous voulez on entre dans le détail du code général des collectivités territoriales mais le préfet prend la main et il exécute les compétences obligatoires de la métropole c'est-à-dire qu'on paiera les salaires les métros continueront de rouler mais par exemple les investissements l'aide aux tissus associatifs les questions qui sont hors des compétences classiques ou même dans les compétences classiques vont être découpées mais pas que ça

20:26
Locuteur non identifié

sachant que cette métropole elle est je le précise pour les auditeurs elle est cruciale pour vous et que pour la première fois les élections auront mis fin à une longue guerre entre la métropole et Marseille vous avez aussi à avoir les manettes et donc être responsable de la totalité de la politique y compris par exemple sur les transports absolument

20:42
Benoît Payan

sur les transports sur la propriété et pour nous et pour nous évidemment et pour Marseille cette affaire change tout qu'est-ce qui se passe quand le nouveau président de la métropole arrive nouveau président qui ne partage pas mes idées politiques mais une métropole encore une fois vous savez les poubelles elles ne sont ni de droite ni de gauche donc on a réussi dans l'intérêt des Marseillaises et des Marseillais et des habitants des autres communes à travailler ensemble on découvre c'est un peu plus de 123 millions d'euros de fonctionnement je ne vais pas rentrer dans le détail mais donc on a un vrai sujet donc il faut évidemment travailler à ce que l'Etat les collectivités territoriales et les villes à l'intérieur de la métropole puissent travailler mais je vous ai dit quelque chose et vous ne m'avez pas laissé aller au bout de cette affaire là si cette métropole est placée sous tutelle parce que les gouvernements successifs n'ayant pas l'argent pour boucler le budget ont tapé dans les caisses des métropoles des villes des régions des départements si cette métropole est mise sous tutelle parce que nous décidons parce qu'elle est mise sous tutelle parce que nous décidons de ne pas voter le budget c'est pour ça qu'elle sera mise sous tutelle et que ça inspire d'autres collectivités territoriales en France alors là celles et ceux qui tiennent la France et hier soir j'étais à l'Elysée où il y avait un certain nombre de maires quand on est dans une situation où on traverse des crises vers qui on se retourne ?

on ne se retourne pas avec le respect que je peux avoir pour les parlementaires vers son sénateur son député plutôt effectivement vers son maire on se retourne en général vers son maire sauf que les maires maintenant ils en ont par dessus la tête d'une situation qui devient insupportable c'est qu'il pourrait y avoir un mouvement d'élus qui ne votent pas les budgets ça commence chez moi et ce n'est pas un territoire anodin quand on se rend compte qu'on nous demande de faire des efforts de plusieurs dizaines de millions d'euros pour abonder le budget de l'Etat on est dans une situation qui risque potentiellement de devenir explosive merci beaucoup Benoît Payon maire de Marseille d'avoir été avec vous ce matin sur France Info merci bien sûr Camille Vigonne-le-Quatt le nouvel obs