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interviewReporterre 🌍| le média de l'écologie· 18 février 2025 59 min

Boris Tavernier, le « militant associatif infiltré à l'Assemblée nationale »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Boris Tavernier bonjour bonjour vous êtes député écologiste social dans le rô et puis fondateur il y a quelques années vous nous allez l'expliquer du vrac et le vrac c'est vers un réseau commun d'achat vers un réseau d'achat en commun alors de quoi s'agit-il et quel est le lien avec l'alimentation effectivement je suis un militant associatif infiltré à l'Assemblée nationale depuis pas longtemps et j'ai monté première une première association à Lyon vrac vers un résseau d'achat en m pour c'est partie vraiment de ce constat où bah quand on a pas les moyens ou quand on a pas l'offre sur son territoire c'est difficile de bien se nourrir et vra que c'est à la fois le soutien de l'agriculture paysane de l'agriculture biologique et et de rendre accessible aux habitants des banlieux aux habitants des quartiers populaires cette cette bonne alimentation donc c'est des groupements d'achat des épiceries éphémères qu'on crée chaque mois avec les habitants d'un quartier qu'est-ce qui vous amené à cette initiative vous-même vous aviez souffert de la fin ou d'une mauvaise alimentation ou j'étais bien nourri mais plutôt essentiellement la pomme de terre j'étais je suis aussi fils d'ouvrier je viens du pas de calé donc la la diversité alimentaire était limité mais c'est surtout un engagement qui qui a démarré au début des années 2000 enfin je dir même en 99 le le souvenir de José Bovet qui détruit un McDo à mot et et au début des années 2000 à Lyon avec deux amis on a monté un bar un café concert et c'était cette époque ce mouvement alter mondialiste qui qui se développait pensée globale action locale et on était vraiment dans dans cette mouvance et on a monté un un bistro où on a remplacé tous les produits par des produits bio par des produits en circuit court des bières artisanale donc ça c'était en 2003 200004 et on a monté aussi la première AMAP lyonnaise AMAP pour association du maintien l'agriculture paysane et et donc c'est un un lieu qui a vraiment fonctionné pendant quasiment 20 ans moi j'y suis resté 10 ans mais c'était votre profession en fait ah oui oui j'étais je servais des bièr et c'était notre outil de redistribution économique la bière financer la culture financer les paysans et fin no salaire aussi un petit peu pas suffisamment non plus à l'époque mais donc voilà ça a très bien fonctionné mais on a touché un public qui était sensibilisé qui était militant et et vrax c'est né d'une rencontre avec avec des bailleurs sociaux notamment et puis la fondation abpierre à l'époque qui qui avait ce même constat comment on peut améliorer la vie des gens dans les dans les banlieux donc je suis parti 3 mois dans les quartiers rencontrer les habitants et puis de de pour voilà pour construire avec eux ce ce projet là quoi partir dans les qui pendant 3 mois ben moi je viens de la campagne je viens de la campagne du pas decalis donc je connaissais pas les banlieux j'y avais jamais mis les pieds et et je me souviens du du président de l'époque qui me dit bon tu t'enfermes dans un bureau et tu écris le projet pendant 3 mois je dis bah non je vais aller voir dans les quartiers je vais aller rencontrer les gens et on va voir ce qui s'y passe et puis effectivement contrairement à tous ces préjugés même si on me disait mais des produits bios dans les quartiers ça ne marchera jamais c'est le royaume de la malbouffe bah évidemment qu'on se rend compte que les gens ont envie de bien se nourrir on envie de bien nourrir leurs enfants sauf qu'ils n ont pas les moyens économiques ou pas d'offre sur leur territoire comment vous faisiez racontez-nous un peu le bah c'est une enquête mais vous avez loué un par exemple un studio dans un HLM de quartier o VZ tous les matins par le par le bus ou en vélo j' allais tous les jours et j'allais rencontrer les associations j'allais faire des ateliers dans les centres sociaux où je participais hein je poulais faire un atelier de de couture de cuisine de de menuiserie pour rencontrer les habitants je pouvais aller aussi à l'église à la à la synagogue rencontter les gens à la sortie de l'école et et tout ce qu'il faisait collectivement ben moi je leur dis mais voulez pas qu'on fasse nos courses ensemble et donc j'essayé donc je parlais pas de circuit court de produit bio parce que ça fait peur en fait c'est c'est un peu le rejet de ce qu'on peut pas s'offrir aussi donc il y a il y a ce ce rejet là et puis en fait l'objectif c'est de convaincre par le goût donc j'organiser attendez j'ai loupé le début parce que vous parlez à toute vitesse et donc mon petit cerveau n'enregistre pas tout pourquoi vous vous étiez centré sur l'alimentation dans cette enquête parce que l'alimentation ça touche à tout l'alimentation c'est c'est c'est ce qui fait d' c'est c'est le lien social c'est le le plaisir c'est la biodiversité c'est l'agriculture donc moi c'est le sujet central pour toucher les gens euh et on est ce qu'on mange donc voilà moi je voulais vraiment j'étais persuadé que que c'était la bonne entrée pour toucher les personnes dans les quartiers et de pouvoir travailler sur leur reste à vivre sur le lien social que ça pouvait générer et l'objectif c'était de convaincre par le goût donc j'organisais des dégustations au pied des immeubles donc j'avais tout un réseau de paysans avec qui je travaillais depuis longtemps dégustation de quoi par exemple bah il y avait à la fois de l'huile d'olive des fromages de chèvres des jus de fruits des légumineux il y avait je sais pas une trentaine une quarantaine de produits maintenant on en a à peu près 150 références de produits bio et puis donc les habitants venaient goûter donc ça cassait cette première barrière du goût et ensuite on parlait de prix évidemment et le choix qu'on avait fait à l'époque c'était de tout revendre au prix d'achat donc on payait le juste prix au paysans et on revendait à ce prix-là et après évidemment je cherchais de l'argent pour pour financer le projet en quoi le goût est une barrière mais c'est culture enfin culture culturellement on mange pas tous la même chose on vient tous de de régions différentes et et donc voilà le le fait de de goûter un produit on va souvent dire non mais si c'est bio c'est pas bon parce qu'en fait c'est un produit qu'on peut pas s'offrir et donc il faut casser il faut casser cette barrière là cette barrière gustative par exemple ah ben il y a il y a beaucoup de il y a beaucoup de pression sur l'huile d'olive parce que dans les quartiers populaires euh tout le monde a a son réseau d'huile d'olive moi j'étais persuadé que si on si j'arrivais à convaincre avec l'huile d'olive de mon euh paysan euh en Catalogne ça je pouvais ça ça ouvrait à tous les possibles euh après en faisant goûter des des jus de fruits aussi bah on se rend compte que les les gamins veulent plus goûter autre chose parce qu'ils retrouvent des goûts qu'ils connaissaient pas forcément aussi euh quand on a pas toutes ces conservateurs et pourquoi il y avait une sorte d'appréhension au départ j'ai l'impression qu'il fallait surmonter une barrière du goût vous venz avec avec les produits qu'est-ce qui mais en fait c'est plus simple de choisir enfin vous voyez bien quand enfin quand on fait le marché on regarde on regarde les couleurs on regarde les produits on les touche c'est important plutôt qu'un discours ou de monter une photo sur un catalogue et et de pouvoir raconter aussi d'où vient ce produit qui qui a fait pousser ces ces légumes comment ce paysan vit aussi donc c'est c'est beaucoup plus parlant puis ça de l'animation aussi dans le quartier donc c'était c'était vraiment des c'est toujours ce qu'on fait d'ailleurs quand on va dans un nouveau territoire on commence par faire ces dégustations là avant d'embarquer les gens et aujourd'hui vrac c'est 23 associations en France en Belgique aussi donc on a ça a fait des petits et on est une association qui a habilité aide alimentaire he comme les restos du cœur comme le secour populaire mais on est la seule association qui n'est pas liée à l'industrie agroalimentaire on n'est pas lié aux restes on n'est pas lié aux invendus on n'est pas on n'est pas on a aucun lien avec ce gaspillage là on achète et maintenant avec les financements qu'on a pu obtenir via le ministère des solidarités notamment euh on peut avoir des prix plus bas que le prix d'achat alors ça c'est fort parce que euh par exemple dans un autre contexte Karine jacqumar de Foodwatch explique que les associations deid alimentairire euh reçoivent des aliments de la grande distribution qui sont en fait des aliments euh au-delà de la date de péremption et qui généralement sont de mauvaise qualité et qu'en plus les les ces distributeurs touche une déduction fiscale alors qu'en fait c'est les associations qui reçoivent ces produits qui dont beaucoup sont de mauvaise qualité qu'il doivent trier et en jeter une bonne partie complètement quand j'ai fait un un un livre en 2021 qui s'appelait ensemble pour mieux se nourrir chez Acte Sud et j'étais j'ai visité une banque alimentaire et effectivement on y trouve énormément de de produits ultra transformé des palettes de de glaçons au colorant on voit des calendriers de l'avant mais on est au mois d'avril donc vraiment beaucoup beaucoup de produits pas forcément très bons pour la santé en fait il faut savoir que la banque alimentaire ne peut pas refuser ce que lui donne la grande surface sinon elle n'aura plus rien que l'assaut caritatif qui vient se fournir à la banque alimentaire ne peut pas refuser ce que la banque alimentaire lui va va lui donner elle va jeter une partie hein de de ce qui a été donné 13000 tonnes l'année dernière donc c'est c'est assez énorme et puis le le fameux bénéficiaire et ben le le le sachet qu'on lui donne ça correspond pas à ce qu'il aime ça correspond pas à sa culture alimentaire et il va aussi jeter une partie de de ce qu'on lui donne donc il y a du gaspillage sur toute la ligne sauf que tous ces produits ont été défiscalisés et la grande surface a gagné de l'argent et aujourd'hui ben oui les plus pauvres d'entre nous sont les poubelles de notre société ils sont des ce sont les méthaniseurs et un fort lien entre entre cette industrie et c'est le business du pauvre quoi donc évidemment que que c'est urgent de de pouvoir changer de changer de modèle et encore une fois Karine le disait très bien tout à l'heure on n'attaque pas c'est ces milliers de bénévoles partout en France qui qui font comme ils peuvent mais la question de qualité des produits la question de la dignité des personnes est hyper importante et c'est un rapport de l'État aussi en 2019 qui le dit rapport IGAS qui vraiment fustige l'aide alimentaire telle qu'elle est aujourd'hui qu'est-ce qu'en disent les autres associations euh d'aide alimentaire ben elles disent qu'elles ont jamais assez de moyens qu'elles sont aussi euh dépendantes de de ce qu'on de ce qu'on leur donne mais de ce que vous venez de dire qui est quand même euh vous nous avez décrit ce que font les grands distributeurs et vous avez dit du coup les pauvres sont les euh poubelles euh et les méthaniseurs c'est quand même oui c'est violent c'est violent mais c'est malheureusement une réalité euh je sais pas le le les restaurants du cœur le Secours Catholique la la Croix Rouge tout ce qui son alors le Secours catholique était vraiment c'est sorti depuis plusieurs années de de ce système là au maximum le pire c'est le Fond européen d' de plus démuni hein enfin c'est juste scandaleux moi je me souviens d' de j'avais rencontré un monsieur qui s'appelait Jordan à côté de pot dans dans dans le Sud-Ouest àous Moulou et euh il me disait on nous dit toujours mieux vaut ça que rien et lui disait bah non en fait je préfère rien que ça c'est vraiment indigne je peux pas manger ça c'est c'est vraiment pas possible et et donc évidemment que les bénévoles quand ils donnent ça ils sont pas fan non plus quoi ils aimeraient donner des meilleurs produit donc il y a eu une amélioration avec la création du fond mieux manger pour tous euh qui a été qui permet aux associations caritatives d'acheter directement auprès de producteur localement des produits de meilleure qualité donc Mo c'est ce qu'on peut privilégier arrêter de financer la grande distribution donner de l'argent directement aux structures qu'elle puisse choisir l'alimentation qu'elles vont donner ensuite aux personnes en difficulté est-ce que j'imagine évidemment que ça n'est pas facile même pour une raison éthique évidente mais est-ce que ces associations ne pourraient pas se liguer en disant le système est tellement scandaleux de nous donner des mauvais produits et qu'en plus vous en tirez une déduction fiscale donc du revenu et que donc on fait on boycotte on dit non on arrête les distributions jusqu'à ce que ce système inique soit changé évidemment que ça pourrait être une solution si demain toutes les associations d'aide alimentaire de disent stop on ne fournit pas pendant plusieurs jours mais qu'est-ce que ça va générerf ça va générer des des des des émeutes de la fin des gens qui qui qui sont déjà en souffrance donc c'est difficile aujourd'hui il y a 16 % on dire de la population en tout cas qui ne choisit pas du tout son alimentation qui saute des repas mais on en a 60 % qui se plaignent de de même de la de la qualité d'une alimentation non choisie et les chiffres sont difficiles à obtenir aussi on a les chiffres des restos des d'autres de de l'État mais c'est plusieurs millions c'est entre 4 et 8 millions de personnes donc c'est quand même phénoménal dans P 4 et 8 millions de personnes qui dépendent de l'aideimentaire et combien se nourrissent mal bah se nourrissent mal c'est plus c'est la la moitié de la population française aujourd'hui vous avez employé le terme d'émeutes de la fin est-ce que l'on pourrait imaginer que dans un pays comme la France il y ait des émeutes de la fin ça pourrait ça pourrait arriver ce qui est ce qui est complètement fou dans le l'un des pays les plus les plus riches du monde mais quand on voit la la précarité étudiante qui ont j'avais développé j'avais créé vrac université en 2019 quand un étudiant s imolé devant le cru à Lyon enin vous vous rendez compte il en est mort non il a survécu évidemment il a des traces très fortes et un fort handicap mais en laissant une lettre en parlant de de de cette précarité qui qui qui le touche lui et qui touche des millions d'étudiants en France on est en 2025 on a réussi là à passer le le cru à 1 € on va voir ce qui se passe au Sénat si ça sera validé ou pas mais il y a quand même non on tourne on tourne la tête et et on se contente de ça B c'est pas grave il y a un désengagement de l'État c'est les associations qui gèent c'est les étudiants qui vont qui vont se mobiliser pour soutenir leurs collègues et et on compte sur la société civile donc c'est aussi pousser l'État à à reprendre ça en main quand on parle de produit périmés dans dans dans ma région en overn ronalp il y a une é de la préfecture sur les dons alimentaires des assauts des grandes surfaces 50 % des produits sont périmés 50 % donc comment on considère la personne à qui on va donner ça enfin moi ça me rend fou et ça m'énervait quand j'étais dans le milieu associatif ça m'énerve tout autant aujourd'hui j'essaie en tout cas de de porter cette voie là quoi c'était vers dans les années 1980 donc wou il y a 44 ans il y avait déjà collu chez les restos du cœur est-ce que depuis puis la situation a empiré où est-ce qu'on est toujours au même point en terme de de précarité alimentaire et de mauvaise alimentation en France non non la situation elle empire empire chaque chaque année on l'a vu encore avec l'inflation qui a encore poussé des les personnes qui pouvaient se payer des produits de marque sont payés les premiers prix mais ceux qui payaient les premiers prix bah ils sont à l'aide alimentaire aujourd'hui et il faut pas oublier aussi que 50 % des gens en France qui ont le droit à l'aide alimentaire n'y vont pas parce parce que ça n'existe pas sur son leur territoire parce qu'ils ont honte c'est hyper difficile de faire et c'est ça qui me rend fou aussi quand on entend certains politiques qui vont qui vont dire que les que les pauvres abusent de de l'aide alimentaire mais non en fait tu vas mettre un temps fou avant de doser taper à la porte vous avez dit deux fois ça me rend fou mais oui ben oui parce que parce que c'est pas c'est pas possible qu'il y ait autant d'inégalités dans ce pays qu'il ait autant de gens qui qui souffrent qui galèrent qui soit pas capable de de se nourrir dans le pays de la gastronomie et pourquoi il y a une telle augmentation des inégalités puisquon on en arrive à parler presque de fin en tout cas de mauvaise nutrition voire de sousnutrition dans un pays comme la France ben parce qu'il y a des gens qui qui sa'aca partout qui sont de plus en plus riches et donc bah de fait il y a de plus en plus de pauvres quoi et et ça ça semble insoluble aujourd'hui parce qu'il y a pas de volonté politique et et moi je j'essaie de de porter ça on doit changer ça on doit on doit faire de l'alimentation un réel le droit d'appliquer ce qui a été signé au niveau international c'està-dire il y a un droit à l'alimentation y a un droit à l'alimentation que que la France a signé dans les années 80 le Conseil de l'Europe nous a encore poussé l'année dernière à appliquer ce droit à l'alimentation à ce qui qui soit appliqué en France et c'est pas le cas donc là moi là je porte moi une résolution transpartisane à l'Assemblée pour que le droit à l'alimentation soit soit respecté et on parle pas juste de nourrir les gens quoi c'est beaucoup plus plus vaste que ça et on un cololloque aussi à l'Assemblée pour pour mobiliser sur ces sujets là qui qui me semble indispensable est-ce que le cœur du problème c'est l'industrie agroalimentaire c'est euh la grande distribution c'est bah il est multiple il y a évidemment l'industrie et la grande distribution ont complètement leur part làdedans mais aussi l'état qui ne fait rien pour pour changer les choses et plutôt que faire il va culpabiliser en disant voilà vous mangez mal alors que franchement on vous le dit quoi on narrête pas de vous dire cinq fruits et légumes par jour on arrête pas de vous dire manger bouger donc quand même si vous le faites pas c'est un petit peu de votre faute après vous vous plaignez il y a de l'obésité il y a du diabète de type 2 des maladies cardiovasculaires mais on vous a prévenu des quoi pardon des maladies cardiov vasculaire qui qui explose enfin le coût du diabète en France c'est plusieurs milliards aujourd'hui enfin c'est il a on arrive vers un vers des une crise aussi sanitaire liée à ce qu'on mange qui est qui est complètement dingue bon bon on on se retrouve comme souvent quel que soit le sujet dont on parle en 2024 ok il faut tout changer il faut changer les classes dirigeantes il faut changer le système économique faut changer le capitalisme donc on va pas y arriver tout de suite enfin on va voir peut-être mais revenons quand même à quelque chose à une démarche où vous avez essayé de changer les choses à la base par le réseau d'achat en commun alors du coup je vous ai fait partir sur une autre direction mais rappelez-nous ce que c'est et peut-être -êre après vous allez nous dire une autre source de solution plus large qui sera la sécurité sociale alimentaire chaque chose en son temps alors qu'est-ce que vous aviez fait avec le réseau d'achat en commun après cette étude oui alors c'est vrai que le constat qu' qu'on vient de dresser il peut être flippant et alarmant mais il y a plein d'espoir et il y a des milliers de projets en France qui existent que ça soit des groupements d'achat que ça soit des maisons de l'alimentation des des épiceries un peu différent où où on permet aux gens de choisir leur alimentation et c'est ça qui est aussi important à la fois les les reconnecter dans dans dans notre système alimentaire de de de d'être complètement concerné dans ces choix et vrac en tout cas ce ce que nous on a fait ce qu'on fait depuis depuis plus de 10 ans c'est que les principaux concernés soient des vraiment inclus dans toutes les décisions et dans tout le fonctionnement de l'association donc c'est très vra c'est beaucoup de choses c'est ces épiceries éphémères chaque mois dans une centaine de banlieu de France épicerie éphémère c'est en fait on n pas les moyens de de payer un loyer donc on va squatter les centres sociaux on va squatter des MJC et euh donc les habitants vont commander soit en ligne soit leors de permanence physique ils vont choisir les produits parmi un catalogue ils vont choisir les quantités ils vont choisir produit des PES donc il y a des céréales des légumineux des légumes il y a vraiment une il y a de tout oui oui il y a de la sauce tomate des fruits on a 100 150 produits selon selon les territoires évidemment on retrouve pas forcément les mêmes produits chez vrax ou chez vrac Brest ou ou ici à Paris euh donc ils vont choisir les quantités ils vont choisir les références et puis ben nous on va centraliser toutes ces commandes et on va livrer ces différents groupements d'achat dans les quartiers et on va créer cette épicerie éphémère avec les habitants et et on va on va voilà passer une journée à peser de la farine ensemble donc ça c'est aussi important et puis après on a aussi donc le cœur du métier de vrac c'est ça et mais on a aussi tiré tiré ce fil on nous parle beaucoup d'éducation à l'alimentation et moi je voulais prouver que ben oui les pauvres ils savent cuisiner donc on organise aussi des concours de cuisine on fait venir des chefs dans les banlieux pour pour goûter la cuisine des habitants et montrer qu'il y a une diversité une richesse culinaire et culturelle bah oui dans dans les milieux les les plus populaires on va aussi s'attacher à reconnecter les les habitants de ces quartiers avec avec les gens qui nous nourrissent aujourd'hui on sait plus d'où vient notre notre nourriture ben on va aller visiter aussi nos paysans on va passer une journée avec eux voir de quelle manière ils travaillent comment ils vivent aussi et quel est leur salaire à la fin du mois et euh et voilà on avancit là-dessus on essaie de dem mener plein de projets différents il y a alors vous dites c'est le cœur du métier ça veut dire que c'est pas une association mais il y a si si c'est des assuts hein c'est que d'accord c'est des associations et dont le cœur du métier c'est ce soutien de l'agriculture paysane et cet accès au plus grand nombre part si on repart des épiceries éphémères il faut que les les habitants soient suffisamment organisés pour se retrouver les uns les autres il va quand même y avoir une ou deux personnes qui V prendre intitiv il a il y a il y a des salariés qui coordonnent aussi et puis et puis il y a vraiment des des des centaines en fait c'est nous c'est ce ne sont pas des bénévoles extérieurs qui viennent servir la soupe c'est vraiment les habitants du quartier qui sont bénévoles pour eux-mêmes et pour leurs voisins donc ça génère aussi une une solidarité qui c'est une forme d'auto-organisation oui complètement complètement et comment on suscite au départ que dans tel quartier il y a des habitants qui on entendu parler du vrac et qui disent ah bah tiens ça a l'air bien va s'organiser on va le faire ben en fait c'est nous il y a toujours cette politique de l'allé vert effectivement on est quand même dans des quartiers qui sont alors on peut pas parler de désert alimentaire comme comme on en parle en Amérique du Nord mais qui sont vraiment des bourversi un désert aliment désert aliment en Amérique du Nord c'est pendant sur des des dizaines de kilomètres on trouve pas de commerce pour se nourrir euh que vous soyez au Canada ou aux États-Unis il y a vraiment sur des des distances hallucinantes où il y a rien sa voiture puis on va au supermarché à 30 km en France on en est pas là mais on est néanmoins dans des quartiers où où il y a très très très peu de choix euh moi j'ai j'ai souvenir de de quartiers populairire à vénicieux où il y avait juste un un disc counter avec des produits assez abominables à l'intérieur donc on retrouve plus de marché de plein vent non plus dans beaucoup de quartiers donc le le choix est très très limité donc quand on arrive avec avec des bons produits bah oui les gens ils ont envie de bien se nourrir av un prix qui qui qui leur permett voilà de de pouvoir de nouveau trouver le plaisir de cuisiner aussi et et on en a parlé tout à l'heure reviens il y a une auto-organisation donc là j'aimerais bien savoir comment ça se dit qu'on a des millions en France maintenant comment ça ça a il y a des milliers de personnes en tout cas qui sont chez vra mais on est dans on est dans une centaine de quartiers donc il y a une centaine de GR d'achat voilà ça s'organise en fait on va quand je vais on va d'abord quand je vais développer vrac par exemple à Nant je vais m'assurer qu'il y a une volonté politique et des moyens économiques et ensuite on va tout de suite faire une grande réunion avec tous les acteurs du territoire qui travaillent sur les questions d'alimentation qui travaillent dans les quartiers populaires pour leur parler du projet pour leur montrer que c'est un projet qui est complémentaire de ce qui est de ce qu'ils font donc on embarque déjà beaucoup de monde qui sont en lien avec tous ces habitants donc en terme de communication c'est facile et et en fait ça prend très très vite quoi tout de suite les gens ont envie de se mobiliser ont envie d'être acteur donc certains vont être là sur le temps des épiceries pour pour s'occuper de l'opérationnel de la logistique certains vont être au conseil d'administration C certains vont s'occuper de la communication mais c'est toujours coordonné quand même par quelques salariés donc voilà c'est comme ça que ça que ça grossit et on va identifier un de TR quartiers et puis après à Lyon on est dans 15 quartiers différents sur la métropole de Lyon et ça fait des petits comme ça c'est jamais moi qui été proactif pour développer vrac on est toujours venu venu nous chercher pour pour développer cette solution dans des quartiers ça veut dire aussi qu'il y a quelque argent public qui vient pour les salariés oui c'est un choix politique donc il y a de l'argent public il y a eu aussi de l'argent privé il y a beaucoup de fondations qui qui nous ont qui nous ont accompagné on a toujours refusé évidemment l'argent des grandes surfaces et de la grande distribution mais la Fondation totale vous accepteriez bah non ben de toute façon aujourd'hui moi c'est plus j'y suis plus donc c'est plus à moi de choisir mais non non on a total on a pas on n pas pris et donc ok on voit le fonctionnement et après il y a le catalogue donc les gens vont se réunir le mercredi soir ou ok nous on voudrait tiens du raisin sec de la farine c'est une bonne idée des pâtes donc il y a un accord j'imagine pour les 15 20 personnes qui arrivent après le salarié va passer la commande le produit arrive et qui achète qui paye enfin comment ça se pass c'est l'association l'association donc si on prend l'exemple de vrac Paris va commander euh auprès de paysans en gros volume en grosse quantité on stock on a dans chaque ville on a un hangar de de stockage donc c'est l'association qui qui fait l'avance de trésorerie aux habitants et les habitants ils vont payer ce qu'ils ont commandé le jour où ils réceptionnent où ils récupèrent leurs produits donc en fait c'est une opération blanche euh sur tout ce qui est produit et l'argent qu'on va chercher sert au financement à la logistique et au financement des des salariés et puis maintenant en tout cas l'argent de des financements de l'aide alimentaire nous permet aussi de de baisser les prix le kilo de farine bio qu'on achetait qu'on revendait 90 centimes maintenant on peut le revendre 40 centimes à des personnes qui on sont vraiment en difficulté mais cette notion de pouvoir payer quelque chose c'est hyper important on se quand on est bénéficiaire quand on nous donne un produit on se sent redevable on peut pas rendre ce qu'on nous a donné bah là chez vrac tu choisis tu payes ton produit tu sais que tu soutiens un paysan que tu vas bien te nourrir que ça fait pas de mal à la planète donc c'est plutôt un cercle vertueux et et on a essayé de d'en développer don voilà on en a développé beaucoup en France mais on reste encore une une alternative et il y a pas cette volonté politique de retourner la table et d'avoir un énorme soutien pour qu'on devienne une norme et là vous m'avez cité l'exemple de la farine mais si c'est puisquon a parlé de pâte et de sauce tomate bah là c'est pas des paysants donc à qui vous allez acheter les pâtes et la sauce tomate on a on a bossé beaucoup avec une coopérative bio en Italie qui existe depuis les années 70 qui s'appelle Iris qui qui sont qui fabriquent les pâtes et les sauces tomates donc on fait attention au sourcing on va visiter tous les paysans qu'on avec qui avec qui on travaille alors c'est plus compliqué pour le café et le chocolat qui qui vient de l'autre bout de la planète et là on s'assure en tout cas d'une labellisation bioéquitable pour que le paysan soit le le mieux payé possible et d'avoir le meilleur produit et je pense au café parce que par exemple c'est vrai que c'est un produit de grande consommation donc j'imagine vous allez faire avec il faut tout tout est bio c'est toujours le principe ouais 99 % ouais donc on va prendre avec du commerce équitable et bio donc on sait qu'on a une sorte de garantie queil y a pas erreur sur la marchandise et puis il va être à quel prix le café du coup alors là aujourd'hui je sais je sais plus à l'époque il y a encore un an ou deux on le touchait à 2,50 € le les sachets de 250 g et vous leur vendiez combien le vendit ce prix là et puis maintenant rend même moins cher donc ça peut ça peut DESC je pose cette question en étant pas sûr du prix du café mais j'ai l'impression que c'est moins cher que si je vais acheter ah oui oui c'était moins cher que partout après il y a eu beaucoup de alors pour le café le chocolat le café le chocolat on le touchait à 9 9,90 € le kilo un chocolat bio qu'on trouve dans des enseignes là il a doublé avec les cours avec les cours du chocolat l'huile d'olive ça été pareil c'est compliqué aussi mais non non on est moins cher que que les marques fournisseurs quoi sur plein plein de produits et vous vous assurez aussi que le paysan ou la coopérative bio qui fait le café ou la sauce tomate elle elle elle marge au sens je n'ai jamais négocié un prix avec un fournisseur je n'ai jamais demandé de me mettre une palette gratuite parce que j'en avais commandé 10 c'est toujours voilà c'est vous vous fixez votre prix il faut qu' permette en tout cas qui vous permett de de de vivre évidemment ça c'est c'est primordial d'avoir cet équilibre là encore une fois c'est vraiment mon mon mon fil conducteur depuis 20 ans de soutenir ces paysans qui qui souffrent que potidien qui n'arrivent pas à vivre de leur production et puis ces personnes ces mangeurs ces mangeuses qui qui n'arrivent pas à se nourrir donc ça évidemment que que c'est important pour moi que les paysans vivent correctement alors la clé du système si je comprends bien c'est que en fait la marge de la distribution et ben elle disparaî elle est assurée par le travail bénévole donc qui va pas chercher à augmenter les profits au maximum et ce travail des enfin c'est pas des bénévoles justement les travail des salariés et de l'organisation va être euh approvisionné par des subventions publiques oui mais c'est c'est enfin les groupement d'achat c'est vieux comme le monde he je pense que que tout le monde a des plans parfois tiens je vais je vais en région Champagne si tu veux je peux ramener quelques quelques cartons on se met on se met ensemble à plusieurs e j'ai un plan j'ai un plan huile d'olive là je je je t'en ramène on peut tous faire ça bah nous on a essayé de le professionnaliser de le faire un peu grossir mais que voilà que tout le monde soit justement payé tout le monde s'y retrouve dans l'histoire et on allit dans dans dans le catalogue de vra qui a du champagne non au cas où et même à Noël non non à Noël non dans certains dans certains vrac à Brest il y a des huîres à Noël parce qu'elles sont très peu cherres en Bretagne et en fait à la fois on a l'impression que ça marche de ça permet à des gens pauvres de se nourrir correctement avec des produits de qualité et un prix raisonnable en plus ils ne sont pas récipient d'air d'une aide on vous fait la charité tenez-vous bien non j'achète et voilà donc j'ai l'estime de moi-même aussi on paye correctement les paysans ou les fournisseurs donc logiquement c'est le système miracle sauf que comme il y a pas la marge de la grande distribution il faudrait qu'il y ait une intervention publique qui qui qui qui couvre l'ensemble de de la distribution donc là c'est j' employé un grand mot ça et c'est pas péjoratif du tout c'est une sorte de nationalisation de la distribution alimentaire ou je me trompe bah nous on on reste on reste des structures indépendantes hein on n pas non plus superfusion non non non pas du tout mais s perfusion de l'État mais si on veut changer le système il faut qu'il a tous les acteurs si demain on veut vraiment renverser la table et de changer ce système alimentaire on a besoin de des services de l'État et d'une forte volonté politique pour changer les choses évidemment nous sommes euh avec le GR contrôle et au GR contrô à Paris dans un grand weekend qu'on coorganise sur l'alimentation et que nous sommes en public au gr de contrôle et merci beaucoup à toutes et à tous de nous écouter attentivement c'est super et on va revenir à une deuxème partie Boris Tavernier il y a une possibilité de répondre à la question de la précarité alimentaire et de la mauvaise alimentation dans un pays riche comme la France qui est quelque part est hallucinante par ce qui est une sorte d'extension du système du vrac que vous vous nous avez expliqué qui serait la sécurité sociale alimentaire alors est-ce que j'ai raison en posant cette question et si oui qu'est-ce que la sécurité aliment sociale alimentaire alors oui et si j'ai tort n'hésitez pas à le dire aussi non non mais ce que ce dont on parlait vra c'est la réponse à l'urgence aujourd'hui mais c'est pas ce qui va changer complètement le système évidemment et aujourd'hui il y a un projet qui qui est travaillé depuis quelques années qui s'appelle la sécurité sociale de l'alimentation qui est pour moi le projet le plus enthousiasm depuis des décennies c'est un vrai projet de changement société qui permet voilà ça reste dans dans dans cette lignée de le projet le plus enthousiasment toute catégorie confondu seulement sur l'alimentation bah l'alimentation comme je vous disais ça touche tellement à tellement de secteurs ça va toucher au plaisir au lien social à la biodiversité à l'agriculture aux mobilités que que c'est central c'est donc pour moi c'est vraiment plus enthousiasment que le changement de la Constitution que les énergies nouvelles partout que la soété énergétique tout cas moi je trouve trouve beaucoup plus de plaisir làdedans et euh parce que même en politique d'essayer d'avoir un peu de plaisir par moment c'est c'est c'est pas facile mais et et la sécurité sociale l'alimentation oui c'est vraiment quelque chose qui a qui est assez bah je sais pas la sécurité sociale c'était quand même un truc de de de dingue après la guerre ben la sécurité socialimentation c'est la même chose c'est de d'avoir une nouvelle branche alimentation dans dans la SC et et ce qui me ce que je trouve vraiment fort c'est que ça soit un projet qui soit universel c'est pour tout le monde donc là on oublie les riches on oublie les pauvres c'est pour tout le monde donc on peut imaginer que demain sur notre carte Vitale on est 150 € c'est un peu les les chiffres qui qui avaient été évoqués mais bon c'était avant l'inflation que chacun chacune d'entre nous reçoiv 150 € pour se nourrir donc là on on a par jour par mois mois par mois et là ça permettrait à ce qu'enfin l'alimentation ne soit plus la variable d'ajustement dans son budget hein quand on a un budget contreint c'est toujours sur l'alimentation qu'on va qu'on va grignoter et ben là voilà on a tout le monde à 150 € par mois pour se nourrir donc ça c'est c'est le premier pilier de cette sécurité de l'alimentation c'est cette universalité excusez-moi 150 € par mois il y a 30 jours dans un mois donc ça ferait ah oui euh ou là là je suisant 150 € par mois pas par jour pas par jour bah là sur il faut du pas c'est du 3 3 4 € voilà d'accord ouais et donc évidemment que c'est pas le budget intégral mais c'est une partie qui est qui est vraiment très intéressante le deuxème pilier de cette sécurité sociale de l'alimentation c'est le cette notion de cotisation tout le monde va cotiser selon ses moyens pour recevoir 150 € donc évidemment dans cette salle personne n'a les mêmes revenus bah chacun recevra 150 € mais Pera une cotisation différente et le troisième pilier qui est pour moi le le vraiment le plus passionnant c'est d'accord mais qu'est -ce qu'on fait de ces 150 € vers quelle alimentation on on l'oriente donc c'est le le conventionnement démocratique on va choisir collectivement sur les territoires où on va utiliser cet argent vers quel type d'alimentation vers quel type d'agriculture donc ça voilà c'est plutôt simple trois trois piliers et mais le trè ça suppose comment ça se passerait le 3è ben alors l'avantage c'est qu'il y a maintenant depuis plusieurs années une trentaine une quarantaine d'expérimentations en France en a raconté plusieurs sur reporter notamment dans la Drome par exemple ou toutes toutes différentes qui qui ont souvent un point commun c'est la création d'une d'une assemblée citoyenne de l'alimentation si je prends l'exemple de de Montpellier c'est une cinquantaine de personnes la moitié vivent la précarité donc la moitié est à l'aide alimentaire avant on on y retrouve des classes moyennes des des classes supérieures et toutes et tous vont apprendre parce qu'on est tellement éloigné de voilà on ne connaît pas forcément notre système alimentaire donc il va avoir des conférences il va avoir des lectures collectives des des visites beaucoup d'échanges entre dans cette assemblée citoyenne et tout le monde va apprendre et va mieux maîtriser et connaître son système alimentaire et à partir de là ils vont faire les bons choix ils vont ils vont choisir le fonctionnement de leur caisse alimentaire locale de ils vont gérer ce budget alimentation ils vont conventionner des magasins des paysans des marchés donc ça ça se fait vraiment de manière démocratique et ça fonctionne à Montpellier ça fait bientôt 2 ans qu'il mène l'expérience cette assemblée citoyenne se se retrouve régulièrement et tout le monde est toujours là et ça change la vie des mangeurs et des mangeuses et ça change la vie des paysans donc c'est vraiment dans les expériences que qu'on qu'on qu'on voit de depuis depuis ces 2 ans ça permet aussi bah que l'argent reste sur le territoire ça permet aux paysans de de planifier un peu plus aussi le leur culture de se dire bah oui bah tiens là on a quand même vendu beaucoup de pois chiche je vais en faire un peu plus l'année prochaine par exemple ça permet aussi à des personnes de de s'offrir de nouveau des produits qu'il n'avaient pas mangé depuis des années on a on a plein d'exemples je me souviens de d'une d'une dame qui participe à cette expérientation qui me dit ben j'ai pu me réacheter des asperges les asperges ça coûte cher ça fait 10 ans que j'en ai pas mangé et puis en plus j'ai pu réinviter ma fille à manger parce queil faut pas oublier que la précarité alimentaire ça génère de la solitude quand on n' pas les moyens on invite personne et on refuse les invitations donc a tout ça qui est en train de bouger là dans ces 30 expérimentations et et je pense que c'est en tout cas qu' a on a cette volonté de de massifier ça mais là dans le cas de Montpellier par exemple c'est une cotisation volontaire alors il y a une cotisation qui a été défini par cette assemblée et contrairement et généralement ce qu'on pense on dire on paye trop d'impôts en France on a trop de taxes et ben là en fait le fait de de gérer d'être vraiment au cœur du système tout le monde joue le jeu et les cotisations sont même au de au deà des des premières espérances alors aujourd'hui vous avez trouvé des bons riches quoi alors il y en a pas encore suffisamment en tout cas dans l'expérimentation donc aujourd'h y en a il y en a à montpeellier c'est on va cultiver les bons riches on va pas les manger alors comme disait nor bois il y en a quelquesuns qu'il faut manger quand même et euh à Montpellier il ne reverse pas 150 € il reverse 100 € par mois c'est le choix qui a été fait et aujourd'hui le taux de cotisation il est plutôt autour de 60 €. et d'ailleurs ces riches là c'est bon riches ils peuvent aussi acheter à manger ah ben bien sûr mais ils ont ils reçoivent aussi les 100 € donc il manque quand même de de de de CSP plus pour nourrir cette caisse mais on est quand même à 60 € en moyenne de cotisation donc le reste donc le reste c'est des fondations privées c'est aussi la collectivité la ville la métropole l'état de qui qui qui qui mettent qui rajoutent de l'argent dans cette pièissce pour permettre à l'expérimentation d'exister ensuite si ça on le on l'universalise bah voilà il y aura pas le choix ça sera directement la cotisation qui sera qui sera prise sur vos revenus oui parce que le système la sécurité sociale dont il faut rappeler créé en 1946 c'est quelque chose de merveilleux on temps à l'oublier et le principe c'est que c'est une cotisation enfin voilà je vais pas répéter mais surtout en ce moment les capitalistes veulent le casser c'estàd que le sécurité sociale de la santé globalement de la retraite du chômage elle est en mauvais état parce que les capitalistes veulent le casser et la privatiser par les mutuels les pensions de retraite privée et cetera ce qui est intéressant c'est qu' même il y a même des mutuels qui participent aux expérimentations de sécurité soci d'alimentation donc c'est un sujet qui parle à tout le monde et et je pense qu'on aujourd'hui à chaque fois qu'on qu'on qu'on discute avec des personnes qui soient dans la ruralité dans les villes ça parle quoi tout de suite parce que c'est concret bah oui on connaît tous la sécurité sociale donc de rajouter une branche c'est puis toutes les branches ne sont pas déficitaires donc on parle évidemment du coût de cette sécurité socialealimentation on estime que c'est 12 milliards d'euros chaque année donc c'est a une énorme part de cotisation pour financer ça mais il faut aussi penser au évité au cout évité en terme de santé au cût évité en terme de dépollution donc et on en parlait tout à l'heure aussi donc sur tous les coûts cachés de notre alimentation donc c'est aussi des milliards alors évidemment si demain on mange tous sainement il y aura encore des gens qui seront diabète ça va pas disparaître du jour au lendemain mais en tout cas sur le moyen long terme on aura aussi des dépenses de santé qui seront beaucoup moins élevées cette idée de sécurité sociale alimentaire de quand en gros et comment ça s'est développé euh au point où on en est maintenant elle est elle est portée de depuis euh 5 6 ans par à la fois des chercheurs à la fois des syndicats agricoles donc on peut retrouver la Confédération paysane on peut retrouver ingénieur sans frontière à grista beaucoup d'associations qui travaillent sur les questions d'alimentation donc il y a un collectif national qui réfléchit depuis plus de 5 ans à tout un fonctionnement et puis et puis des voilà des des acteurs locaux qui euh qui se sont emparés de de cette réflexion pour pour la tester pour essayer de voilà de de vous de se confronter au réel ok ce qu'on a dans notre tête est-ce que ça peut marcher sur le terrain et force de constater qu'aujourd'hui ça fonctionne ça se développe à Bordeaux à Nant mais aussi dans des dans des dans des dans des campagnes oui partout il y a une expérimentation à Paris qui est en train de de de se développer aussi donc maintenant c'est euh voilà comment on peut s'assurer euh que ces expérimentations continuent parce qu'on peut pas on a besoin quand même d'un d'un travail sur 4 ou 5 ans pour pour vraiment mesurer ça il y a des chercheurs qui sont dans dans toutes les expérimentation et et c'est pour ça qu'on qu'on porte une loi d'expérimentation avec le groupe écologiste et social qui sera dans notre niche parlementaire dans 3 semaines quel jours le 20 février donc pour l'instant on est en 3e position donc on ça devrait être étudié à l'Assemblée et là on demande voilà juste un budget des moyens pour expérimenter pendant 5 ans sur une vingtaine de territoires euh donc ça va être compliqué hein on est quand même dans un assemblé très difficile on est quand même dans une assemblée qui veut faire disparaître le milieu associatif qui veut veut faire disparaître l'économie sociale et solidaire qui veut faire disparaître tous ses assistés donc qu'est-ce qui vous fait dire qu'ils veulent faire disparaître ah ben c'est les mots que j'entends et que j'ai pu euh entendre pendant le le le budget toute la période de budget moi je suis en commission économique et et très régulièrement qu quand on parlait de l'économie sociale et solidaire et du budget de l'esss le le rassemblement national voulait passer ce budget à 0 € voulait que les associations ne soient plus financé par des fonds publics qu'ell soi autonome financièrement voilà que tous ces lieux d'émancipation DISP qu raisonnement de ces gens du rassemblement national qui prétendent quand même défendre euh le petit peuple si on passe cette expression et ben c'est ça qui est intéressant en fait il faut juste regarder ce qu'il votent et en fait il ne votent rien pour le peuple ils ne votent ils volent comme la droite il volent que pour les Ultra riches donc ils vont ils ont refusé de de voter les taxes sur le patrimoine sur les capitaux sur les Ultra riches ils ont refusé d'augmenter le le SMIC donc en fait ils ne votent rien pour le peuple et c'est ça qui est fou sauf qu'aujourd'hui voilà vous le savez très bien des des médias les médias sont majoritairement avec eux et donc ça on ne l'entend pas on ne le voit pas et c'est et moi ça m' ça me rend fou de de d'entendre leur discours et de voir la réalité la réalité de leur vote malgré tout vous déposez cette c'est une proposition de loi euh l'idée quand même ça serait quoi euh une expérimentation un budget de oui oui c'est 15 millions d'euros pour expérimenter pendant 5 ans sur une vingtaine de territoires comme on l'avait fait sur les territoires zéro chôurs à l'époque et de voilà de vraiment pouvoir se rendre compte est-ce que c'est possible est-ce qu'on peut massifier ces expérimentations partout partout en France moi j'y crois vrai vraiment donc même si le le tableau est est sombre on a vraiment la chance d'avoir des des milliers de projets des milliers de personnes qui sont hyper créatif partout en France et qui réinventent régulièrement des des nouveaux projets qui se qui se bagarrent donc là on a encore besoin de plus de solidarité qu'avant parce qu'on va encore avoir moins de moyens évidemment le budget qui qui qui va arriver ça sera pas très très joli donc il faut qu'on qu'on qu'on se qu'on se soutienne mais mais vraiment je vous invite à à jeter un sur sur vos territoire et regardez ce qui se passe impliquez-vous dans dans ces projets là et on peut quand même arriver à changer des choses et on le racontera sur reporter c'est notre boulot comme un média indépendant euh c'est précieux Boris Tavernier vous avez beaucoup d'enthousiasme et ça fait plaisir à voir je vais un peu élargir ma question euh imaginez le monde post capitaliste il y a plus ces ces gredins euh du rassemblement national euh tous les riches sont devenus bons ou alors on leur a tellement sévèrement coupé que Boloré ou Arnaud sont devenus euh ils sont plus milliardaires ils sont même plus millionnaires ils sont je sais pas quoi euh voilà le monde postcitaliste ça serait quoi en en quelques minutes allez décrivez-nous le monde c'est c'est difficile là là on est plus dans on c'est même plus de la fiction parce qu'on en est quand même enfin il faut être honnête on en est on en prend pas le chiction faites soyez utopiste on va y arriver sinon ça serait quoi le monde je suis je suis un éternel utopiste mais c'est vrai que que le ben pourquoi j'ai voulu être député parce que moi j'ai pour quel monde non non mais en tout cas voilà j'ai eu moi j'ai eu 10 ans d'expérience en entreprise 10 ans dans le milieu associatif et je voulais voir aussi comment je pouvais changer les choses au niveau politique B moi c'est déjà réduire les inégalités enfin ça me semble déjà la la priorité absolue c'est comment un monde sans inégalités ou avec des inégalités très restreintes c'est vraiment j'ai vraiment du mal à vous c'est pas que je veux pas vous répondre mais ce que je vis depuis 6 mois dans dans cet hémicycle et et ce que j'entends majoritairement va à l'encontre de de tout ceux qu'on qu'on inspire on a envie de non non bien sûr mais on évidemment que j'ai envie de plus de solidarité que j'ai envie de de plus de bien manger que j'ai envie que toutes ces alternatives deviennent la norme évidemment que j'aimerais que que nos paysages alimentaires de nos quartiers évolue j'aimerais qu'on a qu'on ait des maisons de l'alimentation où on pourrait se retrouver dans dans tous les cas quartier dans la ruralité où on pourrait cuisiner ensemble où on pourrait choisir notre alimentation j'aimerais évidemment des paysans qui qui vivent bien que que la politique agricole commune et ces 9 milliards par an soit réorienté sur l'emploi et pas sur sur l'hectare j'aimerais que que notre que nos chefs d'entreprise arrêtent de se gaver en dividende que les enfin que j'aimerais que Sanofi arrête de mettre 4 milliards par an à leurs actionnaires et licenci j'aimerais qu'on relocal notre économie qu'on qu'on se retrouve sur notre territoire évidemment j'aimerais que les réseaux sociaux soient moins violents j'aimerais que notre politique soit moins violente aussi qu'on soit capable d'échanger sereinement sans s'insulter j'aimerais surtout que le mépris de classe disparaisse ça c'est c'est la chose la plus violente pour moi les les propos qu'on qu'on entend régulièrement sont violents dans l'hémicycle mais le mépris de classe c'est le la chose qui la plus difficile pour moi quand quand j'entends j'aimerais bien ne plus entendre une députée LR dire mais regardez j'ai 64 ans on peut encore bosser au moins jusqu'à 65 66 moi je suis en pleine forme ben non en fait il y a des gens ils se sont a 55 ans ils sont broyés par leur travail donc j'aimerais bien ne plus entendre ces discours nausé à bon donc il y a quand même beaucoup de travail quoi mais la sécurité sociale de l'alimentation c'est une solution qui permet à vraiment au plus grand nombre de se reconnecter et de refaire ensemble c'est on par beaucoup de vivre ensemble mais moi je voilà moi je privilégie le faire ensemble et quand on fait ensemble ben tout est possible Boris Tavernier merci merci à vous alors merci à toutes et à tous on a avancé un train d'enfer là j'is l'impression d'être un TGV il fallait que je suive derrière l'enthousiasme de Boris on est toujours sur Youtube là enfin sur la vidéo pour l'instant ça passe par YouTube désolé euh je sais même plus me poser la question à qui ça appartient Youtube je sais plus si Microsoft ou ou fait Facebook mais bon on est obligé de faire avec en ce moment même si c'est une bataille idéologique vous le savez Boris il va aller prendre son train là on veut pas qu'il le rate il part à - 200 ça va nous avons le temps de prendre TR qure questions commentaires à condition que ce soit rapide que ce soit une femme un homme ou un homme une femme et on partage le et on laisse un peu le temps à Boris de répondre parce que ce qu'il a à nous dire et à vous dire est intéressant je voulais faire un premier appel à intérêt parce que nous on est des militants de la marmite rouge c'est une association qui travaille qui milite sur la sécurité sociale de l'alimentation dans le 12e et dans l'est parisien euh du coup si ça vous intéresse vous pouvez nous suivre sur Instagram et venir nous contacter ou venir nous parler directement à la fin de la conférence on a plein de projets super chouette et voilà si ça vous intéresse n'hésitez pas à nous rejoindre moi j'avais une petite question par rapport à la SSA du coup c'est vrai que le collectif national enfin bon la la ouais l'idée de SSA elle s'est vraiment développé sur l'idée de la sécurité sociale quand elle a été créée après la guerre au moment elle était pas encore contrôlée par l'État euh ensuite la sécurité sociale s'est fait récupérer par l'État aujourd'hui c'est c'est le gouvernement et le Parlement qui vote les textes les budgets et cetera mais la sa prend le fait que ce soit les travailleurs les habitants qui qui gèrent ce système donc selon vous comment on pourrait faire en sorte d'un de mettre en place une SSA qui soit pas récupérée par l'État merci deux trois autres questions margaot rapide c'était super très clair merci comme ça Boris il a 10 minutes pour répondre ça vous va merci allez-y et parlez bien le le micro s le menton pour qu'on entende bien après l'enregistrement ok euh bonjour Merci beaucoup eu moi je voulais vous poser une question puisque vous avez souligné la question de l'universalisme beaucoup de bénéficiaires de l'aide alimentaire dans les métropoles sont aussi des personnes issues de l'immigration et parmi elles beaucoup sont en situation irrégulière euh alors dans un contexte où il y a la loi immigration qui aujourd'hui est quand même remise sur au devant du ben au devant du terrain et très récemment la circulaire auillo hein euh où maintenant il va falloir quand même justifier de 7 ans de présence en France et de faire partie de métiers en tension dont l'hôtellerie restauration d'ailleurs ne fait pas partie pour le moment moi je voulais vous poser la question de savoir comment euh du coup ce système de sécurité sociale de l'alimentation allait pouvoir aussi s'approcher de cette population là qui est complètement invisibilisée aujourd'hui et même stigmatisée au niveau politique parce que bah bah pour bénéficier d'un numéro de sécurité sociale il faut être quand même en situation irrégulière et quide de toutes les personnes bénéficiaires de laame bonjour Jean-Marie Goutard je suis aux amis de la Confédération paysane et je participe à l'expérimentation dans le 20e arrondissement au côté de Benedict Bonzi et je voulais savoir dans le ce projet de de loi d'expérimentation de la sécurité sociale dans la mesure où on sait aujourd'hui que sur les 150 € qui serait alloué à chaque personne la disponibilité n'existe pas au niveau de l'alimentation sur de l'alimentation en bio aujourd'hui est-ce que vous comptez euh fractionner ces 150 € pour qu'il participe également à la création d'infrastructure de distribution ou de développement de la la partie déploiement de la sécurité sociale sur les sur les bassins d'habitat notamment sur la partie logistique comme ça s'est passé un peu au niveau de la sécurité sociale sociale sur la partie création de la recherche qui a été mise en en œuvre en parallèle avec les caisses je voulais savoir si dans votre texte de loi votre projet de loi ça serait également développer cette partieci merci une 4ème question avant que Boris réponde je travaille dans l'industrie agroalimentaire clairement je vous le dis euh je me sens absolument très touché par cette SSA et ma question aujourd'hui c'est pourquoi ne pas impliquer les industriels qui aujourd'hui et contrairement à ce qu'on a pu entendre en première partie ont envie d'être partie prenant de l'alimentation de demain et positivement justement pour impliquer le le plus grand secteur d'activité en France qui reste l'industrie agroalimentaire merci beaucoup pour votre concision à toutes et à tous donc vous vous rappelez les questions Boris Tavernier la sécurité sociale alimentaire comment faire en sorte qu'elle soit contrôlée enfin par les travailleurs quid par ailleurs des migrants irréguliers sans papi comment il participeraient 3 la disponibilité insuffisante de la logistique d'agriculture bio et 4 pourquoi ne pas impliquer les agroindustriel allez-y sur les sur les agroindustriels c'est intéressant ce qu'on a je me souviens on avait fait une émission de télévision d'ailleurs avec Carine jacmar de foodwat où il y avait le le président des Mousquetaires dont j'oublie toujours le nom d'Illes on va pas le citer et et quand on parla de sécurité soci alimentation on le voyait ah mais c'est intéressant ce truc bah oui si les gens ils ont 150 € par mois bah autant qu'ils viennent chez moi les utiliser donc effectivement c'est une vraie question moi j'ai pas envie de aujourd'hui de balayer ça dans R ver de main non c'est les grands méchants c'est de question parce qu'il y a des territoires où il y a que ça donc si si on est dans un dans la ruralité qu'est-ce qu'on fait mais si on arrive à les convaincre si demain il y a deux rayons de produits bio locaux où le paysan est bien payé et que les gens peuvent utiliser leur cartte vital sur ces produitsl moi je enfin très honnêtement j'y vois pas d'inconvénient momenté je pense pas qu'on puisse être complètement intégriste et on va pas changer le modèle quand 70 80 % des gens font uniquement leurs courses dans la grande distribution donc il y a a un vrai quand même en jeu alors évidemment pas là tout de suite là on essaie d'expérimenter de voir et déjà de soutenir ceux qui galèrent et en tout cas nos paysant et et et les structures voilà très sur les petites structures sur les territoires mais moi je pense qu'il faut vraiment mettre le sujet sur la table euh sur le sujet des des des sans papiers évidemment que c'est hyper compliqué aujourd'hui il y aura toujoursfin même si demain il y a la sécurité soci l'alimentation il y aura toujours besoin d'une d'une aide d'urgence pour les les primau arrivant et qu'est-ce qu'on fait de ça donc il y a on peut déjà essayer de transformer cette aide alimentaire d'urgence pour les gens qui NT qui ne rentreraient pas dans dans le code dans en tout cas dans les petits papiers de la de cette carte vitale de de sécurité d'alimentation mais il y a une vraie réflexion à poser j'ai pas j'ai pas la réponse aujourd'hui mais évidemment que autant bien les accueillir et bien et bien les nourrir aussi je suis 1000 fois d'accord mais pour l'instant aujourd'hui il y a pas de on a pas de solution encore à ce à ce sujet sur la récupération politique la récupération de l'État euh c'est difficile c'est chiant d'avoir deux casquettes sur un peu schizophrène mon côté militant non pas d'état on se débrouille et Machin et en même temps ne serait-ce que pour avoir cette loi d'expérimentation on a besoin de la politique et de l'État pour pouvoir la la mener donc c'est comment on arrive déjà même dans la parce que là c'est juste une loi d'expérimentation donc ce n'est absolument pas la loi de la SSA qu'on va qui va qui va exister pour les 200 prochaines années donc c'est comment on arrive dans ces expérimentations à montrer que la démocratie que que les citoyens sont capables de s'auto-organiser pour porter ça et qui a le moins d'intervention possible de l'État mais de fait que ça soit bah oui il faut l'argent il faut le récolter il faut le redistribuer rien que ça donc là comment tu fais s'il y a pas si c'est pas des services de l'État qui peuvent gérer qui gérer ça donc mais en tout en tout cas évidemment il faut que ça soit le plus démocratique possible et qu'on qu'on évite de de se faire récupérer mais ça va c'est pas simple on est bien d'accord que c'est que c'est pas simple mais toutes ces réponses on devrait pouvoir les les avoir avec les expérimentations et avec cette cette intelligence collective enfin voilà il y a il y a plein de super cerveau partout donc je pense qu'on on arrivera à trouver c ces réponses là et par contre j'ai oublié la 4è sur le le si j'ai bien compris c'était l'implication des agros industriels non ah non c'était monsieur monurog évidemment que que on peut pas on ne peut pas oublier de lier l'agriculture et et l'alimentation aujourd'hui si on dit demain on m on mange tous bio bah en fait on peut pas parce que donc il y a évidemment besoin et on en est loin aujourd'hui j'ai une grosse pensée pour pour l'Agence Bio notamment et toutes ces coupes qui sont faites sur l'agriculture biologique on se bagarre avec notre collègue benoî bitau à l'Assemblée nationale et c'est dur quand on a quand on nous refuse les crédits d'impôts pour les paysans en bio et qu'on les autorise pour les paysans HVE enfin on on va on est dans l'opposé de ça donc évidemment qu'il faut donner plus de moyens à cette agriculture que que vous défendez et que que je défends aussi en parallèle de de des expérimentations donc on a besoin et d'ailleurs on le voit dans l'argent dans les expérimentations c'est pas uniquement de l'argent euh pour financer les 150 € par mois il y a aussi de l'ingénierie il y a aussi du travail de recherche évidemment du du travail logistique comment comment on fait mieux avec le monde paysan qui nous entoure donc ces 15 millions devrai servir à tout ça on est dans l' temps c'est super merci de votre concision et de la clarté de Boris donc du coup Margao je te vois pas mais si vous avez d'autres questions et ben on peut refaire un tour de micro trois questions non c'est par rapport à la conditionnalité justement la question de comment fait-on AC les personn sans papier par exemple en fait le problème se pose déjà dans l'aide alimentaire parce qu'il y a beaucoup de formes d'aide alimentaire différentes des colis des repas chaud et cetera et donc il y a déjà beaucoup de gens on en parlait tout à l'heure qui ne font pas appel à l'aide alimentaire parce que il y a une honte sociale parce que aussi a une méconnaissance parce que parfois ben on ne sait pas lire le français on ne sait pas bien le parler on sait pas à qui aller chercher faire les démarches informatiques et en fait il y a encore énormément d'endroits où on ne peut pas avoir accès à ça parce qu'il faut montrer des revenus officiels donc déjà une des solutions serait aussi de d'universaliser certaines formes d'aide alimentaire qui ne serait pas sous conditions de revenu officiel puisque toute l'économie bah pas officielle S n et cetera bah on peut pas montrer PES blanche et prouver que nos revenus sont tant et tant ça concerne pas que les personnes en situation irrégulière ça concerne plein plein de gens en France il y a une économie une économie je sais plus comment on appelle ça en tout cas qui n'est pas officielle et ça c'est intéressant aussi et pour le coup pour la sécu sociale alimentation c'est pas nécessairement enfin ce sera pas forcément sur la carte Vitale ça peut être aussi un moyen justement de ne pas aider les gens en conditionnant à avoir un métier un numéro de CC une adresse un truc et cetera qui fait que déjà beaucoup de gens n'ont pas accès à l'aide voilà tu auraas réussi à avoir le mot de la fin sur deux tables rondes tu es trop fort ou non mais c'est ça qui est intéressant en fait on a une page qui était blanche il y a 5 ans qui commence à à se noircir on avance on chemine on va faire des bêtises on va faire des erreurs on va corriger on va faire au mieux mais tout le monde enfin c'est pas juste les politiques au contraire le moins possible et mais c'est surtout les citoyens en fait moi c'est là-dessus que je compte et euh et si à l'Assemblée aujourd'hui c'est parce que je recevais trop de propositions de loi de députés et qui en fait quand tu les regardes en tant qu'associtif dis mais c'est complètement hors sol donc nous en fait nous l'enjeu c'est aussi de convaincre moi mes collègues de travailler avec le milieu associatif de travailler avec les citoyens à la construction des projet de loi sinon on est toujours en réalité et et l'enjeu il est aussi là-dessus mais vous avez quand même le pouvoir de pourrir vos députés on a tous le même mail donc vous pouvez le régulièrement mettre des petits coups de pression il y a mon collègue Nicolas Thierry sur les face il est très très fort dessus parce qu'on on peut recevoir mais 300 mails d'un coup et là tu peux te dire que tu tu fais attention au sujet donc n'hésitez pas mais gentiment quand même he Boris tvernier merci merci à toutes et à tous vous allez aller prendre votre train tranquillement et vous l'aurez euh merci à toutes et à tous et merci donc euh je sais pas où tu es c'est Laurent euh je crois que c'est bon je vois pas de lumière rouge mais je suppose c'est bon benah d'avoir assisté à ce débat merci au gr contrôle avec qui reporter a organisé et monté dans ce lieu très vivant ce weekend sur l'alimentation et puis bah n'oubliez pas que reporter est un média indépendant qui dépend des dons d' lectrices et d' lecteurs c'est grâce à ça qu'on peut soutenir ou parler plus exactement de projets aussi enthousiasment que celui de la sécurité sociale alimentaire merci et merci borista Vernier merci merci beaucoup [Applaudissements]

Boris Tavernier, le « militant associatif infiltré à l'Assemblée nationale » — Boris Tavernier · Pourquijevote