Philippe de Villiers : "Mon message aux paysans français"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Philippe de VilliersFait
« Ne lâchez pas la terre parce que vous êtes la France, vous êtes les derniers Français et vous êtes les premiers Français. »
- 0:25Philippe de VilliersFait
« Pas de pays sans paysan. »
- 0:40Philippe de VilliersFait
« Les crises agricoles ne sont pas des crises agricoles, ce sont des crises de vie. Ce sont des crises de civilisation. »
- 1:00Philippe de VilliersFait
« C'est la population agricole qui est la quintessence du peuple historique. »
- 2:30Philippe de VilliersFait
« Il faut pas briser le pacte nuptial entre la France et la Terre. »
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Mon message, il est simple, il tient en un mot. Ne lâchez pas la terre parce que vous êtes la France, vous êtes les derniers Français et vous êtes les premiers Français. Sans vous, la France n'est plus la France. Pas de pays sans paysan. Vous êtes les premiers enracinés. C'est vous qui nous montrez tous les jours où est la source d'eau vive. En fait, j'ai souvent pensé en paraphrasant Peggy que qui dit "Les crises de l'enseignement ne sont pas des crises dans l'enseignement, sont des crises de vie." On peut transposer. Les crises agricoles ne sont pas des crises agricoles, ce sont des crises de vie. Ce sont des crises de civilisation. Pourquoi ?
parce que c'est la population agricole qui est la quintessence du peuple historique. C'est la population agricole qui qui constitue le premier maillon de notre histoire. Vous savez, j'ai souvent évoqué ici euh la fameuse en luminure du 15e siècle, le jardin de paradis. Dans le jardin de Paradis, on voit l'arbre sec qui qui refleurit. C'est le peuple français. C'est l'image de l'arbre en fait. C'est l'image de la terre, c'est l'image du verger, c'est l'image du paysan. Et donc, ce sont les premiers jardiniers du jardin de paradis. Et donc, il faut pas qu'il lâche.
Il faut qu'ils attendent le moment où les Français vont se tourner vers eux pour leur dire "On a besoin de vous." C'est terrible ce que nous avons fait. Comme un enfant déchir une rose, nous avons déchiré les tissus vivants. oublié qu'il y a une continuité vitale entre la nature et l'homme, le paysan qui ressent en lui-même des frémissements invisibles, inaccessibles dont il qu'il est le seul à percevoir cette continuité. C'est l'unité du vivant, c'est l'unité vitale. C'est l'unité du vivant qui fait un pays comme la France. Nous avons oublié, nous avons nous n'avons pas compris que tous les peuples qui ont disparu sont morts parce qu'ils ont ils se sont vidés.
Deux même, ils ont ils ont cessé de croire à l'être intérieur. Ils ont succombé à la dénutrition de l'être intérieur. Il y a un pacte multiséculaire entre le paysan et la terre de France. Il faut pas briser le pacte nuptial entre la France et la Terre. Il nous reste quelques minutes, Philippe Deviler, pour poursuivre le message que vous adressez au paysan français, vous qui êtes un homme au plus près de votre terre terre Vandéenne, vous avez un souvenir d'enfance peut-être avec un paysan Vendéen. J'en ai plein. Je vous en ai demandé un. Mais par rapport à Noël, je repensais ce matin à quelque chose qui m'avait bouleversé.
Je me souviens d'un d'un paysan, je dirais pas le lequel, mais un un voisin qui avait été acheté des oranges ou marché pour mettre dans les quatre sabots de ses quatre enfants. Il avait que des oranges parce qu'il était pauvre. Et puis je l'entendais Darioler au loin en appelant ses bœ du nom de ses blessures de guerre. Blessure de guerre de 14. Et puis un jour, je l'ai vu pleurer, c'était le jour de Noël. Enfin, il avait l'alarme à l'œil, il était épuisé. Et je dit "Pourquoi tu pleures ?" Il me dit "Parce que j'ai pas pu aller à la messe de minuit." Et pourquoi ?
parce que j'ai eu un véage de mes vaches et je pense à lui en cet instant où les paysans de France se demande s'ils vont garder leur chaptel. Un paysan qui pleure parce qu'il peut pas assister à la messe de Noël parce qu'il y a pas de vétérinaire à l'époque et il fait le village de sa vache et sa vache pour lui c'est un trésor. Oh.
Philippe de Villiers