Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 2 mars 2016 7 minAutoproduitActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEurope & international

Marine Le Pen défend les éleveurs au salon de l'Agriculture

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:31PrésentateurChiffre
    « aujourd'hui, 70% de la viande qui est consommée par les administrations, par les collectivités, est aujourd'hui issue de viande étrangère. »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « On importe des viandes qui ne respectent pas les mêmes normes que celles qu'on nous impose. »
  • 4:42InvitéChiffre
    « Si à la fin du premier semestre, rien n'est vraiment fait, on aura 30 à 40 % des exploitations qui vont lever le cul avant la fin de l'année. »
  • 6:09Invité politiqueFait
    « Je vends mon fumier aujourd'hui plus cher que mon lait. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen74 %
  • Présentateur9 %
  • Invité6 %
  • Invité 25 %
  • Invité 34 %
  • Invité 42 %

3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:28
Invité

de retour pour rencontrer le monde agricole malade.

0:31
Marine Le Pen

Qu'à la différence des autres, on ne rencontre pas qu'ici.

0:34
Invité

C'est vrai.

0:35
Marine Le Pen

On est allé à Cournon, on est allé au SPACE. Nos députés européens sont sur le terrain en permanence à la rencontre des éleveurs, des agriculteurs. On prend donc sur la vache à l'honneur. Allez !

0:47
Invité

Qui porte non fruitée de cerises. On met à l'honneur aussi les races à flèbes effectives dans le cadre de la biodiversité. Parce que ça permet de conserver des gènes qui disparaîtraient si on ne faisait pas les efforts de conserver ces petites races.

0:59
Marine Le Pen

On ne va pas la déranger ici ? Je comprends la grogne des agriculteurs. Et je vous le dis de la manière la plus claire qui soit, je les soutiens de manière inconditionnelle. Je les soutiens de manière inconditionnelle. D'ailleurs, j'interpelle de la même façon l'ensemble des responsables politiques,

1:27
Présentateur

Mme Le Pen, aujourd'hui, au-delà des discours, aujourd'hui, 70% de la viande qui est consommée par les administrations, par les collectivités, est aujourd'hui issue de viande étrangère. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a un seul et unique motif d'achat, c'est le centime en moins. Aujourd'hui, vous savez, c'est une richesse. Vous vous êtes promenés. Vous avez vu la qualité de nos productions, la qualité et toute l'histoire qu'il y a derrière, qui nous enviait d'ailleurs partout dans le monde. Vous savez, ce que l'on a aujourd'hui, c'est un... je pense que c'est une chance. C'est aussi une richesse, une richesse en péril, Mme Le Pen.

1:58
Marine Le Pen

Ça, c'est clair. On importe des viandes qui ne respectent pas les mêmes normes que celles qu'on nous impose. Exactement. Est-ce qu'il y a... Non, mais sérieusement, est-ce qu'il y a une filière en France, quelle qu'elle soit, qui accepterait ça, qui accepterait qu'on importe des produits dont la fabrication est interdite en France ? Ça existerait où, ça ? Ce salon, c'est un salon de combat. Et tant mieux, il était temps. Il faut mener la guerre, après. C'est-à-dire, si on veut sauver la peau des agriculteurs français, il faut arrêter maintenant les négociations

2:24
Invité

de dans trois ans, de dans machin. Mais il est trop tard. Moi, c'est ce que je vais dire pour Hollande. De toute façon, il est trop tard. On ne peut plus attendre. Il nous faut des solutions tout de suite. Tout de suite, exactement.

2:32
Marine Le Pen

L'urgence, c'est maintenant. Exactement. Mais le seul moyen, c'est d'aller faire le bras de fer. De dire, écoutez, nous, voilà, c'est fini. Les tic-tacs, vous ne le voulez pas ? Nous, on va le faire.

2:41
Invité

Vous n'êtes pas d'accord ? Ben, tant pis. Il va se passer quoi ? Nous, il faut absolument des prix. Il faut une répartition des marmes. De toute façon, il nous faut cinq centimes. Des litres de lait de la grande distribution qui remet en à nous. Et ce n'est pas normal. Plus d'argent avec le fumier de lévage qu'avec mon lait. C'est incroyable. C'est vrai. Il y a deux jeunes. Plain. Il y a deux jeunes. C'est l'espoir. Il faut arriver à un moment donné à ce que le métier de l'éleveur soit reconnu à ça. Il faut en vivre.

3:04
Marine Le Pen

Parce qu'on préservera aussi la diversité. Notre diversité. Que si ceux qui s'en occupent, on vive bien. Ça marche. Voilà, il faut en vivre bien. Beaux salons. C'est la moindre des choses. C'est moi qui vous remercie. Merci.

3:16
Invité

Merci pour ce que vous faites. Merci à vous. Pour la France. Attention, c'est un mal. Pas seulement pour l'élevage. Pour l'élevage. Pour l'élevage, l'on est mal au fait.

3:23
Marine Le Pen

Comment vous expliquez que vous êtes mieux reçu que François Hollande aujourd'hui ? Ça fait des années qu'on dit ce qui va se passer. On a détecté, je crois, les problématiques des éleveurs et de l'agriculture française de manière extrêmement claire. On a dit qu'il fallait arrêter de se soumettre aux exigences de l'Union européenne. On aurait dû depuis deux ans déjà prendre des mesures et on n'en serait pas là aujourd'hui. On n'a rien fait. Aujourd'hui, c'est une urgence vitale dans laquelle on est avec des agriculteurs qui, pour une immense majorité d'entre eux, sont désespérés parce qu'ils sont assassinés. Je veux dire, c'est tout. Tout à l'heure, un agriculteur me disait c'est un suicide.

Non, ce n'est pas un suicide, c'est un assassinat. Parce que personne n'a envie de mourir ici. Il y a plein de jeunes qui ont envie de reprendre les exploitations mais ils ont envie d'en vivre. Et c'est normal parce que le métier déjà est dur. On parle de pénibilité. On parle donc de la pénibilité du travail d'éleveur notamment. Tout de suite, il faut prendre des mesures. Bruxelles n'est pas d'accord. On s'en fout. Voilà, c'est clair. On va mettre l'étiquetage né élevé, transformé en France. Ce salon était un salon de combat parce que je crois qu'à un moment donné, c'est ou le combat ou la mort lente. Le combat, c'est un combat pour la vie maintenant.

C'est un combat pour la vie de nos filières. C'est un genre du courage. Ça, je sais que vous avez du courage, vous. On essaie de survivre à l'exploitation. On essaie de tenir la tête haute. Je sais, je sais, je sais. Et ça urge maintenant. On sait très bien. Il y a une urgence totale. Ah oui, ben... Vous perdez de l'argent.

4:40
Invité

Chaque jour qui passe, on perd de l'argent. Si à la fin du premier semestre, rien n'est vraiment fait, on aura 30 à 40 % des exploitations qui vont lever le cul avant la fin de l'année.

4:50
Marine Le Pen

Clairement, aujourd'hui, un très grand nombre d'agriculteurs ont pris conscience que le problème est un problème qui vient de Bruxelles. Ils étaient encore sceptiques il y a quelques années. Ils ont compris qu'on se battait contre l'Union européenne non pas par idéologie, non pas par principe, mais par pragmatisme, parce que c'est de l'Union européenne que vient la plus grande partie de nos difficultés. Et c'est de la lâcheté et de la soumission de nos dirigeants politiques, ceux d'aujourd'hui ou ceux d'hier.

Et on est malheureux d'avoir raison trop tôt entre la disparition dans la PAC de tout processus de régulation des prix, de tout processus de gestion des crises, entre la multiplication des accords de libre-échange Etats-Unis avec le traité transatlantique, Australie, Nouvelle-Zélande, c'est-à-dire des géants qui vont nous écrabouiller entre les problèmes d'étiquetage pour lesquels on se bat depuis des années et qui sont essentielles parce que s'il n'y a pas d'étiquette, il ne peut pas y avoir de patriotisme économique de la part des consommateurs. C'est la moindre des transparences que de permettre aux consommateurs de savoir ce qu'ils consomment.

Est-ce qu'ils consomment de la viande française ? Est-ce qu'ils consomment de la viande de nulle part ? Est-ce que cette viande a été transformée en France ? Etc. J'ai été frappé vraiment par la souffrance, par la désespérance de ces éleveurs. Frappé par le mot de cet éleveur qui m'a dit « Je vends mon fumier aujourd'hui plus cher que mon lait ». Cette phrase, dans toute son absurdité, dans toute sa cruauté, elle restera marquée dans mon esprit et elle marquera ce salon en espérant que la réaction sera vive et qu'elle permettra l'année prochaine de ne pas faire cette longue traversée de la souffrance agricole française.