Le 10 septembre / Interdire les réseaux pour ados / Récupérer des jours de congés en cas de maladie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio le 10h midtez-vous d'accord. Valérie Expert. Bonjour bonjour à toutes et à tous.
Jeudi 11 septembre nous attendons au 0826 3003 300 pour commenter l'actualité avec aujourd'hui Laurence Saet. Bonjour ancienne députée européenne chroniqueuse politique. Gilbert Azouet directeur général de News Tank Éducation.
Voilà. Et vous êtes également journaliste pour l'hémicycle dirigé par Ég Revel. Absolument.
Magalie Vincente ou comment on dit ? On dit Vicente. Vicente pourquoi j'ai mis Oui, j'ai rajouté un N.
Vicente c'est une première. On est ravi de vous accueillir. Vous êtes communiquante politique et Franck de Dieu ne devrait pas tarder à arriver.
Rédacteur en chef à Marianne. Bloquons tout. Colère populaire ou cassons tout.
On peut se poser la question. Euh malade pendant vos vacances, nous en parlions, pas de problème, vous pourrez les reporter. C'est un vous l'avez entendu dans le dans le dans le flash.
C'est c'est une jurisprudence qui risque bah de de faire euh beaucoup d'émules hein. Euh vous êtes en vacances, vous tombez malade et bien vous aurez le droit de reporter ces vacances, de de récupérer ses jours et puis et puis ce ce rapport sur les réseaux sociaux et en particulier sur TikTok avec cette question. Faut-il les interdire au moins de 15 ans ?
Comment faire ? Vous qui avez des enfants, vous savez évidemment combien c'est difficile de leur arracher leur leur portable. 0826 300 tous ces sujets avec vous, avec vos coups de cœur et vos coups de gueule.
Moi ce qui a retenu mon attention dans l'actualité, c'est les négociations qui vont commencer. C'est le mot de compromis. euh les négociations entre le Premier ministre et les différents groupes parlementaires.
Pour ne pas être censuré, le Premier ministre va donc devoir euh faire avec les socialistes et accepter un certain nombre de concessions comme peut-être le retour de l'ISF, pourquoi pas supprimer carrément la réforme des retraites. Ce matin, Olivier Fort dit qu'il vendra très chèrement sa peau. Ma question c'est où est l'intérêt des Français dans tout ça ?
Donc on a une France qui est quand même plutôt à droite même si le Parlement effectivement a élu un certain nombre de de députés socialistes et et LFI, mais on sent quand même une une petite cuisine qui qui aujourd'hui je pense dégoûte les Français. Laurence non quand on nous le dit comme ça, on va faire des compromis pour pas être censuré, les bras en tombe. Écoutez, je suis sur votre position maintenant.
Il y a deux voies, soit il y a la voix du compromis, soit effectivement le gouvernement va tomber et il y aura derrière une dissolution. Donc là, chacun fait ses choix. Moi, je pense que Sébastien Lecnu et que je connais très très bien et un politique de très haut niveau qui est en capacité de mettre les gens d'accord.
Néanmoins, vous pouvez mettre n'importe quel mathématicien si l'équation est insoluble, il va pas vous la résoudre. Donc je ne connais pas euh les les le tenant de ces discussions. Euh effectivement la France est à droite.
La France a besoin qu'on baisse les impôts. La France a besoin que les Français comprennent que on ne peut pas travailler moins et moins longtemps que les autres et peut-être que euh nous aurons un budget avec une augmentation d'impôts, un budget avec justement des négociations sur le retour de la taxation des ultra riches. Mais les ultra riches iront ailleurs très simplement comme ça c'est très bien comme le PS veut qu'on reste entre pauvres.
Donc tout ceci n'est pas de bonne augure. Néanmoins, laissons une chance, voyons ce qu'il y a dans les discussions. Mais s'il faut faire un virage à gauche, c'est dramatique.
Ouais, mais on entend les compromis, c'est-à-dire qu'on entend que il y a des choses qui plairont pas forcément au au une majorité de de Français. Franck de Dieu vient d'arriver, il est pile dans la discussion. Le cornu opération dernière chance. euh taxer les super riches, le débat des économistes.
Il a effectivement ce sujet parce que je disais que le premier ministre allait être obligé de faire des C'est pas un débat d'économiste Valérie parce que beaucoup disent que ça n'aura pas beaucoup d'impact de taxer les super riches et il y aura pas d'évaporation. C'est des chiffres et des études. Moi ce qui m'inquiète surtout c'est qu'on a pas de visibilité, personne ne sait ce qui va se passer et l'instabilité.
Je pensais j'avais la parole j'étais là avant. Vous êtes arrivé en retard, tant pis pour non c'est insupportable. En économie, on dit les anticipations sont essentielles.
En politique, c'est également pareil. Comment voulez-vous qu'on on fixe un cap si on ne sait pas où on va ? Et là, moi, je dois dire que vous disiez que la France est à droite.
Moi, je dirais que la France est en colère essentiellement parce queon soit de gauche ou de droite, on dit à peu près la même chose. Pas d'argent, pas de pas d'aide, pas de service public, pas de pas de choses comme ça. Donc moi, je pense que pas la même chose de gauche ou de droite.
Pas du tout. Bah regardez excusez-moi, j'ai débat avec des gens de gauche contraire mais non ce que Laurence là où je vois venir c'est que tout le monde fait le même constat sur les sujets sur les service public et sur les les problématiques comme celle-là comme cela. Donc mon mon sujet il est plutôt là c'est que cette absence de visibilité elle est absent absolument abominable et on sait qui est le responsable.
Voilà. Ouais. Alors c'est presque votre coup de gueule hein Magalie.
Ça rejoint l'ego des politiques. C'est Oui, moi j'ai un coup de gueule effectivement mais depuis l'an passé hein déjà et et j'ai l'impression en fait de rabâcher exactement la même chose et que rien n'a changé depuis un an. C'est-à-dire que maintenant je change un peu de vocabulaire.
J'ai beaucoup parlé d'incarnation, j'ai beaucoup parlé de vibration et d'énergie. Aujourd'hui, je parle de fréquence en fait et on entend beaucoup de politiques qui parlent tous les jours de déconnexion. Ah là, ils sont très forts pour constater la déconnexion en fait entre le monde politique et et les citoyens.
Sébastien Lecornu l'a l'a reconstaté, il l'a redit hier, il a parlé de rupture, on sait pas encore comment. Mais en fait, il constate la déconnexion mais ils ne savent absolument pas se reconnecter. Voilà.
Et le sujet, il est là. C'est-à-dire que moi tous les jours je le constate, on a des hommes politiques qui continuent et vous avez vu tous les débats, tous les sujets sont sur les idées, sur le programme sur François Berou tout l'été nous a martelé et en plus de ça, il a à la fois infantilisé les Français, humilié les Français sur cette notion de prise de conscience, de non prise de conscience. Et donc il y a une incapacité d'empathie et d'écoute qui en fait leur empêche d'avoir un discours sur la fréquence émotionnelle des Français.
Vous parliez de colère, c'est exactement ça. C'est-à-dire que là où les gens sont en colère, on a des politiques qui ne sont pas capables de parler sur cette fréquence là pour dire "Mais vraiment, je vous ai entendu mais il ne s'agit pas de le dire et de le constater. Il s'agit de le vibrer de l'intérieur.
C'est-à-dire quelle est votre colère à vous ? Expliquez-nous vraiment comment vous ressentez les les choses. C'est ça que les Français ils attendent derrière ça.
Ils sont en capacité d'écouter derrière. Mais si le branchement, vous savez, c'est comme à la radio hein, si on n'est pas sur la bonne fréquence, bah les ondes sont troublées, le message est pas clair et en l'occurrence, c'est ce qui se passe actuellement. Mais vous vous dénoncez aussi d'une certaine manière l'ego des politiques qui sont aveuglé c'est cet ego qui les empêche par leur par leurs ambitions.
Bah, on l'a vu tous les jours. Enfin, typiquement les gens qui ont refusé de rentrer au gouvernement la dernière fois parce que justement c'était un intérêt personnel. Il n'y avait pas d'intérêt personnel à y aller au contraire et qui en fait n'y vont pas pour l'intérêt des Français.
Mais vous savez, enfin, je veux dire, l'ego aujourd'hui, c'est bien d'en avoir une partie parce que c'est cette partie de nous qui des fois nous protège, mais au-delà de nous protéger les tris/4 du temps, euh, elle nous fait faire un certain nombre d'erreurs par justement le le fait d'être autocentré sur soi. Et moi, je crois que votre discours est très dangereux, madame avec ce qu'on voit dans la rue des gens qui cassent et tout, de dire aujourd'hui que tous les politiques sont déconnectés, faut pas faire des généralités, il y a des politiques qui sont très engagés sur le terrain et c'est toujours facile de commenter, mais engagez-vous. Pour tous ceux qui critiquent les politiques, moi je leur dis allez-y, là il y a des municipales, allez-y, présentez-vous parce qu'à force de dire que les politiques sont tous déconnectés, font n'importe quoi et cetera, on arrive à des Jean-Luc Mélenchon qui amènent des gens à casser, brûler et c'est ce qu'on entend dans la rue.
Votre discours, il est répété par des gens qui cassent les vitrines. Alors, je pense qu'il faut vraiment se se aller droit et plus en profondeur sur la notion de déconnexion. En fait, quand je parle de déconnexion, je parle pas de déconnexion sur la réalité de ce qui se passe.
Je parle de la déconnexion dans le langage. Voilà. la connexion, ils l'ont, ils l'ont bien.
Ils font les constats, on fait les constats nous-même aussi. Là-dessus, il y a pas de sujet. Et moi, j'ai été élu, je sais très bien ce que c'est aujourd'hui d'être candidate, d'être élu sur le terrain et d'être engagé.
La connexion, elle y est. Le problème, c'est qu'il y a pas de connexion sur la forme, sur le langage. Et c'est ça qui manque aujourd'hui dans le lien, dans le dialogue et dans l'écoute qu'il doit y avoir avec les Français.
Alors Franck euh donc la une de de Marianne le cornueu, opération dernière chance euh et sur ce que je disais, c'est-à-dire le où on voit que finalement il y a quand même de la même de la cuisine politique, on va dire. J' le mot magouille qui est sorti mais la cuisine politique qui est mais c'est une cuisine qui est je dirais arithmétiquement obligatoire dans la mesure où vous avez trois blocs qui sont une sorte de tripartition égalitaire qui conduit mathématiquement à faire de la cuisine. C'est pour ça que je vais être d'accord avec vous Laurence.
Ce que vous dites Magali est à moitié vrai. C'est-à-dire que effectivement il y a un risque de déconnexion des politiques à l'égard des citoyens. Mais ce risque-là, je dirais nous sommes tous sur des autoroutes mentales.
C'est-à-dire que ce qui se passe aujourd'hui, c'est que chacun dans leur bullle, que ce soit des politiques, les journalistes dans une certaine mesure, les chefs d'entreprise sont dans une autoroute, sur une autoroute mentale, ils n'ont pas l'intérêt général. Et effectivement, on parle de magouille, de jeux de combinaison, de jeux d'alliance, de réalliance, de contrealliance. Les Français en ont un petit peu marre.
Sauf que pourquoi elle a lieu ? Pourquoi les politiques dressent des lignes rouges ? Ils ont chacun leur ligne rouge.
Ils n'arrivent pas à s'entendre. Pourquoi ? Parce que ça correspond aussi à leur électorat.
C'estàd que vous allez sur les marchés, elle n'a pas tout à fait tort. Vous allez sur les marchés, je suis désolé, vous y allez peut-être pas sur les marchés. Moi, j'y vais pas beaucoup.
Je discute beaucoup moins malheureusement qu'un homme politique qui passe samedi et dimanche dans une permanence qui va rencontrer des gens et qui essayent d'être connecté. Pourquoi il y a cette ce spectacle désolant de jeux de combinaison ? Parce que ça correspond à leur lectorat.
Leur électorat n'ont pas envie n'ont pas ne souhaitent pas l'électorat de de madame n'a pas envie que madame s'associe avec des socialistes des gens du NFP des gens du RN. Et donc quelque part, elle est elle est si elle c'est ce qui va se passer mais on va tous être contents. Nous les commentateurs.
Alors peut-être pas mais bref les commentateurs on va tous être contents dire ça y est ils ont pensé à l'intérêt général, ils se sont mis ensemble, ils ont pensé à l'unité nationale et moi peut-être le premier. Sauf qu'il faut penser aussi au fait que ils ont des mandants, ils sont élus, ils ont des devoirs à l'égard de leurs électeurs et leurs électeurs ne souhaitent pas cela. et des convictions.
Et ils ont des convictions. Alors moi je je on peut tout simplement se dire "Bendez, ils ont tort euh les le la politiques sont dans une logique de tripartition et les électeurs aussi." Mais en vérité, il faut quand même la démocratie ça consiste pour les élus.
Bon, je vais prendre un peu la défense des élus. Et bien quelque part à rester fidèle à leurs électures du compromis qu'on vente tellement en Allemagne, en France, on l'a pas. Je vous ça n'a rien à voir.
On peut pas fonctionner de la même façon. Là où je disais, non seulement il faut soi-disant répondre à l'électorat, mais moi je serai plus sur le terrain des conviction. C'est-à-dire que moi, par exemple, je suis une femme de droite.
Je suis profondément persuadée que si on augmente les impôts et que si on pense que taxer les riches et donc sans rien résoudre à côté, c'est comme un crédit à la consommation. Vous êtes dans le mur et au lieu de vous dire qu'est-ce que je revois en terme de dépenses dans mon budget, mais je vais faire un crédit à la consommation. Tout va mieux sur le moment et on a rien résolu.
Donc moi ça ce sont mes convictions profondes. Je pense que c'est dramatique pour le pays si on augmente les impôts. Pas parce que j'aime je suis riche, je ne le suis pas, pas parce que j'ai des amis riches, pas parce que je ne sais pas quoi.
Moi je suis issue d'un milieu social très populaire et j'ai gravi les échelons. Je suis pas une héritière parce que quand on défend les riches, on a l'impression que c'est ça. Mais simplement par conviction.
Alors, imaginez, aujourd'hui, je ne suis pas en capacité de enfin je ne suis pas en en en mandat mais je serais complètement écartelée. D'un côté, je me dirais mince, on va pas le pays dans le mur, faut un budget. Le système économique nous demande un budget pour avancer et puis pour ne pas être dans le doute.
Mais de l'autre côté, ben je vais être obligé de dire oui à tout ce que je ne crois pas. Donc voyez, c'est quand même un truc est-ce que vos électeurs ne croient pas. C'est c'est ça que les économiques.
Les États-Unis, ils avaient imposé les les grosses fortunes, souvenez-vous après la seconde guerre mondiale, Waren Buffette, il a même dit je veux être plus taxé. Donc, on peut aussi imaginer qu'il y a une sorte de civisme de Exactement. De ce point de vue là, Laurence, je suis désolé, historiquement, on peut être tout à fait de droite et être favorable à l'imposition du capital notamment lorsquon gaul.
On on continue ce débat qui vous anime. Magalie Vicente, vous aurez la parole dans un instant. 0826 300.
Vous pouvez évidemment bien évidemment réagir sur l'antenne de Sud Radio également euh sur le Facebook. À tout de suite. Sud Radio Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.
Sud Radio, parlons vrai. Et on est ensemble avec vous sur Sud Radio jusqu'à 12h 0826 300. On va revenir sur évidemment cette journée du 10 septembre hier avec ce mouvement Bloquons tout. où on a entendu quand même pas mal de témoignages de Français qui avaient l'intention de de d'exprimer leur colère et qui au vu de la récupération politique se sont absten et on a vu dans la rue quand même bah on pourra s'interroger sur les manifestations d'hier et en particulier sur les violences qui ont pu être commises 0826 300 300 mais on va continuer notre notre débat autour des compromis autour des solutions que va devoir trouver Sébastien le cornu Magalie Vicente sur ce qu'on disait sur les les politiques et et finalement l'intérêt des Français qui paraît loin.
Et vous savez, chaque français fait des compromis tous les jours pour avancer, que ce soit dans sa vie privée ou dans sa vie professionnelle. Et malheureusement aujourd'hui en politique, on n'est pas capable de faire du compromis. Il y a d'autres pays européens qui sont parfaitement capables de le faire.
Et là où les Français en ont marre, c'est de voir que finalement euh tout le monde leur demande euh de changer, d'évoluer, d'être au cœur de la société qui évolue. Euh vous savez, à la REF, à la rentrée de la rentrée des entrepreneurs de France, on avait justement tous les chefs de parti qui étaient là et qui constataient le monde a changé, la société a changé. Mais la seule chose qu'il ne change pas chez nous en France, c'est l'exercice du pouvoir politique.
Et moi, je travaille sur une chose, j'entends effectivement la la façon dont la France a fonctionné, la façon dont les partis fonctionnent. Ce que je veux juste dire, c'est qu'il y a un vrai sujet aujourd'hui sur l'avenir des partis politiques. C'est déjà depuis quelques années dans le débat et aujourd'hui, il faut que les politiques eux-mêmes en prenne conscience.
C'est-à-dire qu'on a des citoyens qui ne vont plus voter que dans le cadre du parti. J'entends qu'on est des convictions, mais c'est pas parce qu'on a des convictions qu'on ne peut pas voter uniquement pour une personnalité qui va elle-même porter ses convictions. Et là, on sort juste de l'élément partisan.
Et ce que les Français ils attendent, c'est qu'on soit capable à l'Assemblée nationale de sortir de cet élément partisan pour trouver des solutions concrètes parce qu'aujourd'hui on a des Français qui souffrent tous les jours et oui, ils sont en capacité d'entendre que les compromis ça fait partie de la vie parce que tous les jours on en fait tous. Mais je il faut prendre le problème à l'envers. Pourquoi on est dans un parti politique ?
Alors déjà, je vais vous expliquer que quand il y avait des parties avant que Emmanuel Macron explose le système, moi aussi j'y ai cru hein, si vous voulez au Paris de Macron pendant un moment en disant on va tous se réunir ni droite ni gauche, rassemblons-nous. Moi, j'étais hyper OK sur ça. Mais en fait, ça ne fonctionne pas.
Quand il y a une gauche, quand il y a une droite, les choses sont claires, les choses étaient structurées. C'était beaucoup moins le bazar que maintenant. Moi, je quand je débats avec des gens de gauche, j'ai un immense plaisir intellectuel euh quand ils sont pas extrémistes parce que justement euh si vous voulez, je c'est vraiment un vrai débat d'idée de fond et je trouve ça très intéressant.
Donc l'histoire des partis, c'est la structuration même de la la vie politique. Mais pourquoi on se réunit au au dans un parti ? pas parce qu'on veut être d'un parti, c'est parce que on se retrouve dans les mêmes convictions.
Comme quand vous êtes dans une association de protection des femmes, vous vous retrouvez dans les mêmes convictions. Donc à partir du moment où vous retrouvez dans vos convictions, moi quand j'avais fait les marchés l'année dernière au moment des législatives, les gens me disaient c'était dans le 8e arrondissement hein, soyons clair, je veux dire j'ai pas été dans le 20e, c'était pas ma circo. Mais il me disait on veut de la droite de la vraie droite, pas de la droite extrême droite, on parlait même pas d'immigration, mais de la droite libérale, économique. retrouver vos fondamentaux, on veut pas du n'importe quoi et cetera parce que on a besoin d'être structuré.
Donc vouloir tout faire péter, ben c'est ce qu'on est c'est ce qui a été fait depuis 2017. Et aujourd'hui, vous vous rendez compte que c'est un véritable bazar parce qu'au niveau du bloc central, par exemple, au sein même si vous voulez des députés qui sont dans le camp entre guillemets macronistes, il y a de la gauche et de la droite. Et c'est pour ça qu'on a rien fait pendant enfin il y a eu des réformes économiques très intéressantes quand on est de droite mais vous pouvez pas mélanger tout comme ça.
Je peux juste ajouter un point parce que il y a un point quand même très intéressant sur lequel il faut noter, c'est-à-dire que on peut très bien partager les convictions d'un parti mais par contre ne pas du tout être en adéquation avec la personnalité de la notamment du député sur la circonscription en l'état. C'est-à-dire qu'il faut arriver à distinguer deux choses aujourd'hui. Il y a une notion fondamentale, c'est qu'aujourd'hui une personnalité politique de son territoire ne fait pas une incarnation spécifique du parti politique.
C'est deux choses distinctes. C'est-à-dire que les les citoyens sont vachement plus attentifs aujourd'hui à la personnalité dans sa globalité, même si elle porte les mêmes convictions de aller à l'encontre du de toute forme de débat d'idé en fait. Ah mais pas du tout.
Mais si fait la distinction entre les idées et les individus. Non, c'est moi des individuscarnation c'est pas Magal qui l'a inventé he l'incarnation des idées. Mais oui, mais enfin on peut aussi postuler que les citoyens sont capables de considérer que l'incarnation c'est aussi une question d'idée et que il y a une enveloppe de la personne qui porte des idées et puis il y a les idées les sens même.
On peut quand même postuler aussi que le citoyen est rationnel intelligent quand même. imper qui est un des débats qui va avec cette taxe zman une étude là-dessus on a calculé l'augmentation du patrimoine boursier des 10 familles les plus riches depuis 2019 un petit peu avant le Covid en gros les 10 familles qui qui disposent aujourd'hui de 600 milliards. Elles ont augmenté leur patrimoine en 5 ans de 267 milliards.
C'est-à-dire qu'elles ont augmenté en gros à au rythme de 10 % par an, ce qui correspond à peu près à cin fois plus d'augmentation du capital que un français qui place son argent dans l'assurance vie. Ce qu'il faut bien comprendre dans cette histoire de Stack Zukman et je vais pas je vais pas m'étendre trop longtemps, rassurez-vous, c'est que nous ne sommes plus à l'époque de Mitteran et l'impôt sur les grandes fortunes, même à l'époque des années Hollandes de 2012 sur la taxation des haut revenus avec les 75 %. Nous sommes entrés dans un autre univers en particulier depuis le Covid avec des augmentations de plusvalue boursière énormissime et de plus-value immobilière également et où là où l'ISF touchait 400000 personnes.
Oui. La droite bourgeoise de notable qui rapportait environ 5 milliards. La taxe jugman, elle consiste pas à toucher 400000 personnes parce qu'on peut en débattre de ça et notamment sur l'idée de contrarier des innovation par rapport à l'ISF et cetera.
On est plus sur 400000 personnes qui rapportent 5 milliards, on est sur 1800 personnes, c'est-à-dire beaucoup moins, qui rapportent environ entre autour de 15 milliards, admettons. C'est-à-dire qu'il y a un gisement fiscal sur peu de personnes, non pas sur la bourgeoisie de province qu'on aime bien, qui fréquente le Rotari et cetera. C'est pas celle-là, c'est pas cette France là qui est touchée, qui est visée.
C'est des gens qui sont qui ont vu leur patrimoine boursier et professionnel augmenter. Mais quel intérêt ils auront à rester en France ? Alors non mais attendez juste simplement je vous dis que par rapport à ces à ces peu de personnesl vous avez un gisement fiscal énorme de sorte que par exemple vous avez la famille Betan courour le ceux prendre 2 % de leur patrimoine consisterait en gros à équivaudrait à 1/3 des économies envisagées sur l'assurance maladie c'est-à-dire que vous êtes vous êtes amené à avoir très peu de gens qui sont capables d'avoir des niveaux la famille, ils font travailler des millions de gens et en fait on va aller à se dire j'entends ce que vous dites les taxons les vraiment les quelques plus riches et puis on va tout payer mais en fait qu'est-ce qu'on fait ?
Il y a des gens qui bossent pas en France parce qu'ils choisissent de ne pas travailler. H vous avez 40 % des gens qui sont au RSA qui ont moins de 35 ans. Qu'est-ce qui empêche ces 40 % de personnes de ne pas travailler ?
Vous avez des gens qui profitent d'un système d'allocation. Vous avez une immigration si vous voulez. Non mais attends c'est un raisonnement.
Vous êtes en train de décrire une injustice et on peut tout à fait considérer que vous n'avez pas laissé aller jusqu'au bout. Donc vous savez pas ce que je dire. C'est important d'aller jusqu'au bout comme je vous ai laissé faire.
Donc en fait on va se dire bah allez allons taxer quelques-uns et en fait on ne change rien à un système qui nous mène dans le mur. 75 % des impôts sont payés par 10 %. On est le pays des des Français.
On est le pays le plus imposé, le plus fiscalisé. Vous pouvez habiller les choses comme vous voulez. Si on continue à taper sur les riches, ils auront créé de la richesse ailleurs.
L'Oréal, ils iront ailleurs. LVMH, ils iront ailleurs. Et on va empirer la Moi, je trouve ça dingue et je vois bien que ça diffuse et j'ai vu qu'au 20h de TF1 de France 2, Zucman en train de nous expliquer sa taxe, cit formidable.
Donc on est en train de mettre ça dans la tête des Français. Ne changons rien. On est dépensier à fond.
On a deux fois plus de fonctionnaires qu'en Allemagne. On fait n'importe quoi avec l'argent public. Ne changez rien, vous inquiétez pas.
Il y a 4 c mecs qui vont payer et on va résoudre tous les problèmes. C'est absolument un discours dangereux et dramatique. Ils partiront, ils iront ailleurs et on se retrouvera à ne rien avoir réformé en France.
Alors vous je vous encourage à réagir. 0826 300 300. Est-ce qu'il faut faire payer les ultra riches ?
On vous attend et on continue dans un instant. Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie Expert, Sudo, le 10h30.
Mettez-vous d'accord. Valérie Expert. Et un sujet passionnant et qui vous passionne également.
Faut-il imposer les plus riches ? Vous savez que c'est une des des demandes du Parti socialiste, cette fameuse taxe Zukman et puis que défend également Franck de Dieu sur le sur le plateau et on a Véronique en ligne qui voulait réagir. Bonjour Véronique.
Bonjour à tous. Euh oui, je suis vraiment scandalisée quand j'entends euh vos invités parler de la taxe ISF en disant "Les pauvres, ils vont partir mais nous les petits, on gagne 1500 € on est on est taxé à 600 € d'impôt sur l'année et on dit rien." Mais ça tu veux dire est-ce que est-ce que cet argent qui serait prélevé sur les plus riches changerait votre vie ?
Qu'est-ce que vous faites dans la vie Véronique ? Alors moi je fais du ménage. J'ai j'ai 54 ans.
J'ai eu une carrière, j'ai eu une entreprise que j'ai fermé et aujourd'hui je suis obligée de faire du ménage et je rechaîne pas au travail comme à peu près certains disent que les Français travaillent pas. Ouais. Donc moi par pas par choix mais par nécessité, je fais du ménage.
Ça m'amuse pas mais je gagne de l'argent et je dois en redonner. Ça m'amuse pas non plus. Alors moi, j'aimerais juste que ce soit équitable en fait, que tout le monde participe.
Mais tout le monde participe. Euh Laurence enfin le le pardon Véronique, les les les plus riches enfin contribuent. L'idée c'est de leur demander une contribution supérieure.
Oui. Alors après Suman en propose une contribution chaque année, on peut imaginer et d'ailleurs sur le plan constitutionnel de faire quelque chose pendant 2 3 ans le temps de remettre les choses au carré. Mais vous savez que ça juste rappeler quelque chose parce que ça m'interpelle parce que si on regarde et tout le monde peut aller sur le site des impôts, euh donc le SMIC est à 1480 € net par mois jusqu'à 11497 € par an et en plus si vous voulez il y a un barême progressif, vous ne payez pas d'impôts.
Et ceux qui gagnent plus de 1800 € par an payent 45 % d'impôts. Donc moi je veux bien qu'on continue à expliquer pas 45% aller sur le site allez faire les calculs le taux marginal d'imposition ou c'est le taux moyen ? C'est le taux marginal.
Ah mais le taux marginal d'imposition n'a rien à voir avec le taux moyen. Faire une simulation. C'est pas le taux moyen et vous le savez très bien Laurence Véronique Véronique on vous écoute.
Oui. Bah moi je voudrais juste dire que je suis une citoyenne. Je comprends bien ce qui se passe.
Je veux je veux bien faire des efforts et je le comprends tout à fait même à mon petit niveau. Ce que j'aimerais, c'est que les gens d'un niveau bien plus euh bien plus grand comme tous ces ces ces ultra riches comprennent que aujourd'hui il faut faire un effort. Hm.
Voilà, c'est tout. C'est tout ce que j'ai à dire. Est-ce que vous êtes allé manifester vous hier ?
Non. Non. Pourquoi ?
Euh parce que euh c'est pas ça qui le problème n'est pas là quoi. En fait, le problème est que il faut un vrai programme. Euh il faut s'atteler à travailler.
D'ailleurs, je suis de très près Patrice qui est quelqu'un d'exceptionnel qui a un programme, il a il a un programme lui pour euh sauver la France mais on le consulte pas. Ouais. Après, il y a il y a beaucoup de gens qui ont qui ont des idées.
Euh évidemment, c'est toujours assez assez complexe. Merci Véronique de nous avoir appelé euh cet article à lire dans le Figaro. Une précarité toujours plus ancrée. 57 % des Français connaissent un proche vivant dans une situation de pauvreté.
Mais en prélevant sur les plus riches, en quoi ça va changer la situation de Véronique ? En quoi ça va changer la situation des plus précaires ? Ben, tout simplement parce que faire un budget, c'est faire des arbitrages, des arbitrages entre la baisse des dépenses et l'augmentation des impôts.
Si on veut, je dirais réduire le déficit. La le point commun entre Michel Barnier et Baou, c'est qu'ils ont décidé que l'effort de peser à 2 tiers sur la baisse des dépenses et à 1/3 sur l'augmentation des impôts. Demain, il va y avoir un débat avec notamment les socialistes pour dire que d'accord peut-être que faut-il mettre tout le monde à contribution mais avec un certain équilibre.
Donc on pourrait imaginer que l'effort pèse la moitié sur la baisse des dépenses. De ce point de vue, on peut donner raison à Laurence et aussi tout de même sur l'augmentation des impôts un peu plus, c'est-à-dire de manière à ce que ceux qui ont gagné beaucoup en très peu de temps sur la base du Là, je vous je remonte à 2019, je remonte à 2019, je remonte pas au 19e siècle. D'accord ?
C'est c'est cet enrichissement manifeste et très rapide et bien qu'il soit misise à contribution. peut-être pas qu'il fasse tout l'effort mais qu'il le fassent un petit peu. Mais juste pour terminer pour terminer juste une chose, j'entends l'argument de Laurence parce que finalement c'est la base de son argument et il faut l'entendre.
Elle dit votre histoire ça permetta de proroger un système fiscal et économique qui est injuste. C'est ça votre c'est c'est votre martingal d'imposer les riches pour continuer comme avant. Ben peut-être pas, il s'agit pas de ça.
Il s'agit simplement de faire des arbitrages entre soit on baisse les dépenses et bien on touche au service public et aux classes moyennes, soit on augmente les les les recettes, donc les impôts, mais sur la base de très peu de gens. Voilà. Mais quand vous dites euh on baisse les dépenses et ça va toucher au services public, ce n'est pas la vérité.
Il faut réorganiser les services publics. Je vous le redis, on a deux fois plus de fonctionnaires qu'en Allemagne et ça fonctionne pas. C'est pas c'est pas une question de dépense, c'est une question de réorganisation du service public parce que il faut que ce service public si vous voulez soit optimiser parce queon peut rajouter de l'argent, ça ne changera rien.
Mais pour revenir sur le cas de Véronique, moi Véronique je la défends. C'est pas parce que je suis contre la taxation des plus riches que je ne défends pas les gens qui ont qui travaillent. Mais justement pourquoi Véronique elle est vraiment comment j'appelle ça ?
Les travailleurs pauvres et c'est pas du tout péjoratif de ma part. Elle fait partie des gens qui bossent, qui disent jamais rien, qui payent, qui sont qui respectent la loi et qui sont tout le temps en train d'être à qui on tape dessus. Parce que de l'autre côté, il y a toute une partie de la population qui ne sont pas des Véroniques qui se battent bien sûr, qui sont des gens qui sont sur le territoire qui sont grassement payés à ne rien faire.
Et ça, je trouve ça scandaleux. Et moi quand je vois des jeunes qui ont moins de 35 ans qui sont RSA qui touchent 600 € et Véronique qui bosse comme une euh qui bosse énormément et qui et qui touche un SMIC, je trouve ça inadmissible. Pour moi, l'injustice, elle est là et tant qu'on changera pas ça, on ne s'en sortira pas.
Alors moi je voulais juste dire en plus la bonne idée d'Attaque Suman. On est les seuls à en parler hein parce que aucun pays l'a adopté. Il y a qu'ici qu'on dit c'est génial, on va prendre au plus riche.
Je pense à 1789 aussi, on était les seuls à Paris de République hein. Oui mais non, on parle d'attaque Justman et puis non mais là je crois qu'il faut le dire les bonnes idées, on le retrouve dans l'écologie. D'ailleurs, on impose des règles parfois un peu drastiques à nos agriculteurs.
Là ce que je ce que je veux dire, c'est que personne n' adopté cette règle. Et je reviens à moi, une idée de compromis. Il faudrait qu'on prenne un peu à tout le monde, à ceux qui peuvent payer des impôts ou à ceux qui peuvent évidemment assumer des des baisses de de d'aide et de ressources parce que c'est là que se joue le le c'est là qui est l'enjeu à mon avis, c'est le compromis pour aller vers un budget qui soit équilibré, vers un budget qui soit sain.
Je rappelle juste les 44 milliards dont on parle, c'est les cartes milliard en projection. On pas ça serait plutôt 20 milliards qu'il faudrait trouver maintenant. Magalie, mais vous pouvez demander des efforts à condition que vous ayez placé deux choses essentielles.
Un sens derrière ces efforts. Et donc là, je rejoins effectivement ce que disait Laurence, c'està-dire qu'on ne peut pas annoncer aux ultra riches qu'on va aller prendre de de leur argent pour financer quelque chose. On ne sait absolument pas comment l'argent va être utilisé.
Donc c'est fondamental et c'est aujourd'hui la colère majoritaire des Français, c'est de revenir à ce concret-là. Et deuxièmement, la notion de justice. Je veux dire la la blessure d'injustice ressentie par l'ensemble de la population aujourd'hui, elle est tellement exacerbée par cette notion de on dépense mal et on ne donne pas l'argent où il faudrait.
Et le citoyen moyen qui paye ses impôts ne sait plus où est-ce qu'il va. Il tous les jours il le voit. Ça, tant qu'on ne le rétablira pas, on ne pourra pas remporter l'adhésion de l'effort collectif. parce que Véronique le disait, euh elle est prête à payer des impôts tout le à contribuer.
Sauf que quand on envoie l'utilisation euh on peut se on peut s'interroger. On va il y a le alors ce matin, il y a une proposition du c'est le Parisien qui nous donne cette info, le député insoumis de Paris, Rodrigo Arenas, qui va déposer une proposition de loi visant à créer une microtaxe de 0,5 % sur tous les flux financiers numériques. Elle rapporterait 212 milliards d'euros.
C'estàd que dès que vous payez avec votre carte bancaire, 0,5 % serait prélevé pour euh bah pour combler la dette. Euh alors je sais pas si ça peut enfin tout le monde tout le monde pardon puis je dis qu'on continue à trouver des pistes de taxe et on est déjà champion du monde des impôts, on va être champion du monde de l'univers. On va même plus savoir.
On est taxé dès que dès qu'on prend le dès qu'on sort de chez nous. De toute façon, on est taxé toutes les secondes. C'est on on va continuer.
On a deux appels. Olivier Hervé qui seront avec nous qui veulent réagir à ce à ce sujet. Imposer les plus riches.
Qu'en pensez-vous ? Imposer les ultra riches. On vous attend sur Sud Radio au 0826 300.
À tout de suite. Sud Radio. Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.
Sud-radio, parlons vrai. Alors, on vous attend au 0826 300. On va parler également de la journée d'hier.
Qu'en avez-vous pensé ? Bloquons tout. euh ou cassons tout.
C'est un petit peu quand même ce qui est ressorti qu'on a pu qu'on a pu voir. Cette manife, cette mobilisation de la colère des Français, elle a été visiblement volée par LFI, par les partis par ce parti qui a très vite dit qu'il s'impliquerait, enfin qu'il soutenait cette mobilisation et beaucoup ont renoncé à aller manifester. On a deux auditeurs en ligne.
Olivier, bonjour. Oui, bonjour. Alors taxer les plus riches écoute non moi j'écoute ça me révolte c'est pourquoi aller toujours taper sur les mêmes pour qu'ils partent parce qu'ils vont partir hein ils étaient partis sous mitterrain Sarkozi a eu du mal à les faire revenir et on veut recommencer la même histoire ça mènera à rien il y a d'autres solutions.
Je vais vous poser une question et ils vont peut-être me répondre. C'est c'est vos collaborateurs là. Si demain on remet les 39hes, qu'est-ce qui va se passer ?
Moi je veux bien donner la réponse tout de suite. Je vais vous donner la réponse tout de suite. C'est comme c'est l'équivalent d'une création de 2 millions d'emplois de plus de 2 millions d'emplois.
Est-ce que 2 millions de salariés en plus ça aiderait pas à boucher les trous de la sécotisation ? euh la TVA pour les pour l'État. Euh voilà, je pose la question, est-ce que ça est-ce que ça changerait quelque chose ?
Alors, je pense que c'est très compliqué d'imaginer de revenir euh en arrière sauf si on paye plus. Sauf si mais c'est c'est ce que c'est travailler plus pour gagner plus. C'est pas travailler plus.
C'est pour ça que j'étais contre le le fait d'enlever de jours fériers. De toute façon, personne n'y a jamais cru. Je pense que c'était le testament. il savait très bien que ça allait mettre le pays.
C'était sa sa sa signature de sortie à monsieur Bairou et je lui en veux beaucoup pour ça. Mais moi, je pense que la moyenne européenne horaire en gros c'est 39h semaine. Donc si on en va par là, moi je préfère que les gens travaillent 2 heures de plus, payer plus et qu'on augmente les salaires parce que les salaires, il faut pour les augmenter qu' en fasse une productivité.
Parce que si on pense qu'on va pouvoir augmenter les salaires sans qu'il y ait plus de productivité, c'est mathématique. Vous allez pas demander à une entreprise de payer plus si elle a pas plus de productivité. Et le travail, c'est pas ça.
C'est cette gauche qui nous a mis en tête que ça y est, il fallait dans dans le loisir euh les 35 he comme si le travail c'était quelque chose de négatif. Je ne vous parle même pas de ce qui s'est passé avec le Covid euh après post Covid puis personne voulait bosser. Tout le monde faisait du macramé à la maison avec du thé chia là.
Il y a eu un vrai décrochage. Donc pourquoi le travail ce serait ça ? Le travail, c'est de l'intégration.
Je dis pas qu'il y a pas des métiers difficiles, mais travailler et aimer son métier et être mieux payé, c'est ça qui compte. C'est ce que demandent aussi les chefs d'entreprise qui est moins de ils embaucheraient plus si c'était possible. Mais les Magali sur ce que la question que pose Olivier, revenir au 39h ça créerait dans de toute façon c'est pas possible Olivier, on vous le dit clairement, c'est impossible.
Mais c'est c'est malheureusement c'est effectivement compliqué parce que sociétalement parlant, on peut parevir en arrière mais c'est dommage parce que effectivement on enfin moi je partage encore la vie de Laurence c'est pour quelle raison travailler plus et aujourd'hui le vrai sujet il est là et le sujet il va même au-delà c'est après pour quel salaire parce que l'enjeu c'est de réduire la différence en fait entre le net et le brut et c'est là où vraiment il faut que aujourd'hui les politiques se mettent au travail parce que ce qui paralyse le travail en France c'est cette différence entre le salaire net et le salaire brut et ça ce n'est plus tolérable aujourd'hui pour l'ensemble des travailleurs et forcément le fait que on a tant d'écart entre les deux et bien pour certains ça les ça les les rend plus éloignés du monde du travail et on va se dire bah finalement pour ce que je gagnerai je préfère tout autant rester chez moi puisque je peux percevoir un certain nombre d'aides et le le salaire enfin le le salaire de la personne qui ne travaille pas devient exactement le même que celui qui travaille. Ouais. On retrouve le même sujet sur la retraite.
Pourquoi allonger la la durée du travail si c'est pour être mal payé ? C'est vrai que tous ces là ces sujets là se rebouclent à chaque fois et tournent en rond et reviennent à la même au même sujet. Et je suis d'accord avec Laurence, il faut beaucoup mieux payer les gens là.
Les chiffres sont abracabrantessesquagne quand on paye 100 pour un entrepreneur le salarié se retrouve en gros avec 35 € ce qui est impossible et ce qui est complètement décalage avec tous les autres pays européens et tous les autres pays du monde. Hervé est en ligne avec nous. Bonjour Hervé.
Oui, bonjour. Euh juste pas pour dire que je suis pas pour augmenter enfin créer des impôts sur les ultra riches. Je pense pas, quelqu'un l'a dit d'ailleurs chez vous, ça changera quelque chose à l'État de la France aujourd'hui.
Ça va pas régler le le trou. On vous entend très mal. On vous entend très mal.
La liaison et c'est les ultra riches qui ont coupé le son. Voilà. Peut-être vous de vous êtes en voiture, vous devriez peut-être vous vous arrêter prendre votre téléphone directement.
On vous retrouve alors Hervé, allez-y. Voilà. Alors, je disais que j'étais euh pas favorable à ce contact des ultra riches parce que je pense que quelqu'un l'a dit chez vous, euh ça ne va pas changer le les conditions dans laquelle se trouve la France, à savoir le trou de la sécu, les problèmes de retraite et puis euh le système social qui fonctionne mal.
Euh je pense que c'est c'est pas c'est pas le bon sujet. Maintenant, repartir à 39h, il faut savoir qu'il y a des entreprises qui vous font faire des qui vous font signer des contrats de 39h. Euh, c'est un choix que vous faites ou pas ?
Donc, il y a des gens qui sont payés sur 39h. Donc, après, je ne sais pas si mais qui sont payés plus. Bah oui.
Ils sont payés euh non, ils sont payés plus sur la base de 32 et les heures supplémentaires c'est encore autre chose. Ça ça existe en France. Donc il y a des sociétés qui sont capables de faire ça.
Maintenant effectivement pour avoir une entreprise quand vous embouchez quelqu'un au SMig, ça vous coûte quelqu du tout. Je crois que c'est 84 € ou 94 €. Euh par contre dès que vous lui donnez 300 € de plus bah vous payez autant de charge.
Donc là aussi il y a un problème. Donc effectivement ce serait bien d'augmenter les mais quelque part il faudrait baisser les charges baisser les contributions. Ouais ouais des jeunes qui sont au RSA et qui veulent pas bosser.
Ouais merci Hervé. Franck de Dieu, ça vous quois ? Je disais simplement que le passage aux 39hes qui peut créer des millions d'emplois, enfin des centaines de milliers d'emplois repose sur l'idée que il va y avoir un flux d'activité, que le travail ne se partage pas, qu' y a un flux d'activité, qui a un flux d'argent et de consommation.
Le problème c'est que pour que cela ce schéma vertueux se réalise, il faut qu'il y ait deux conditions. La première c'est que on soit dans une logique de croissance quand même économique. Or le travail plus pour gagner plus de 2007 a pris de plein fouet la crise des prime, ça n'a pas forcément marché.
Il faut qu'il y ait une croissance et cette croissance là ben elle se fait pas simplement au niveau national. Et deuxièmement, il faut qu' et ça a été dit, il faut qu'il y ait des gains de productivité. Le problème aujourd'hui et c'est pas un sujet simplement français, c'est qu'il y a un problème de stagnation de la productivité.
Nous n'arrivons pas à gagner de la productivité alors que à la différence des États-Unis, d'autres pays mais service public inclus, hein. Alors service public inclu mais c'est pas que non, c'est pas qu'une question public, c'est qu' a un manque d'investissement qui fait que on n'arrive pas à et puis il y a peut-être bon après il y a des économistes qui appellent ça la grande stagnation ou la stagnation je dirais permanente de sorte que il y a une sorte de de buté sur les gains de productivité qui n'augmentent pas en Europe. Ouais.
Alors euh on va passer à votre coup de gueule Laurence parce que jeais qu'on change de de sujet aussi et qu'on parle de ce qui s'est passé hier de ces de cette manifestation. On nous avait parlé d'une colère populaire. Les Français sont certes en colère, mais ceux qu'on a vu dans la rue, le profil nous a un peu interpellé entre les lycéens euh du 16e arrondissement euh ou devant le lycée Henri I qui ont poussé les les poubelles et un enfin certain nombre de conneries quand même qu'on a pu entendre de trucs complètement délirantes.
Et puis c'est ces ces exactions qui ont été commises un peu partout. Voilà. Moi, je voudrais me centrer sur le sujet de la violence lors de l'événement.
Bien sûr, ça n'englope pas tous les gens qui ont manifesté. On est bien d'accord et je veux pas revenir sur le sujet économique. Donc il y a eu 675 interpellations, 549 gardes à vue, 23 policiers et gendarmes blessés.
Comment on peut encore accepter dans notre pays ? J'attends de voir ce qu'elle sera, comment sera la justice pour ces personnes qui ont blessé des policiers. Moi, j'ai trois scènes qui m'ont particulièrement marqué.
La première, vous l'avez cité, c'est devant le lycée, j'ai vu des gens cagoulés, je pourrais même pas dire c'est des jeunes, des pas jeunes, ils étaient cagoulés, tellement courageux et tellement déterminé à faire des choses honnêtes qui balance une poubelle sur quelqu'un de force de l'ordre. Donc ça déjà, je me dis qu'est-ce qu'on a dans la tête ? Qu'est-ce qu'on a dans l'esprit pour pouvoir faire un truc pareil ?
Ensuite, j'ai vu une autre image enfin de de parpins qui ont été envoyés sur des forces de l'ordre à Lyon. C'est fait pour tuer. Hm.
Vous recevez ça sur vous, c'est fait pour tuer. Et enfin troisème image qui était un peu moins grave mais j'ai vu une interpellation donc c'était trois policiers qui étaient en civil mais avec un brassard qui essayait d'interpeller une personne et un groupe de personnes, des femmes des gens monsieur madame tout le monde qui arrive qui pousse la police qui interdit à la police d'interpeller un individu dans le calme. C'était dans le calme.
Donc quand moi je vois tout ça, je me pose la question en fait du rapport à l'autorité et je suis très inquiète. Je suis très inquiète parce que je pense que ces gens qui sont capables de cette violence, je me demande ce qu'ils font chez eux. Quand vous êtes capable de caillasser un policier, qu'est-ce que vous faites à votre femme ou à vos gosses ou vice-versa ?
Parce qu'attention, il y a des femmes hein dans la mais c'est une des premières fois où il y a eu gér quand vous êtes capable de frapper un policier quand vous voulez éduquer vos enfants comment vous entreprenez la chose question sur la route he quand je vois des gens comment il la question que je me pose aujourd'hui c'est pourquoi nous ne mettons pas en place quelque chose de simple à partir du moment où vous attaquez aux forces de l'ordre c'est direct la prison immédiat parce que si on laisse faire ça c'est l'écroulement et qui att la France insoumise. J'appelle tout le monde et je finirai là-dessus à aller voir euh les tweetes à la fois d'Arcilia Soué. Oui.
Et d'Alma du Four. Alma du, elle se photographie devant un feu enfin des des en disant euh la joie devant la joie et les flammes. Vous vous rendez compte, on en est arrivé à un parti politique en fait dépulté de la nation entre guillemets.
Enfin, ça veut plus rien dire aujourd'hui. Moi, je suis désolé de voir cette image est dramatique et scandaleuse. Je rappelle que certains ont appelé à voter pour ces gens-là pour faire barrage au Rassemblement national.
Ils en sont pas leur premier coup hein parce que ils ont ils se sont présentés avec des gens extrémistes dans tous les domaines et pour pas rebondir sur le conflit qui ne nous intéresse au loin, ils se sont présentés avec des gens extrêmement limites et cette situation n'est que l'illustration de leur pensée. Alors Stéphane me dit "Ceux qui ont envoyé des poubelles sont des apparatiques filmés avec des policiers en civil par la suite. Euh et ce n'est pas la première fois c'estàd provocations qui auraient été mises en scène pour pour décrédibiliser le mouvement.
Et ben ça c'est le discours de la France insoumise. C'est ça qui est très inquiétant. On est en train d'expliquer que des policiers se frappent eux-mêmes ou s'envoient des poubelles à eux-mêmes.
Mais vous vous rendez compte et il y a des Français qui croient ça. 0826 300 300 si vous voulez euh réagir à ces images. Ce que vous avez pensé de cette journée de mobilisation Magalie Vicente sur Moi j'ai moi j'ai vraiment extrêmement mal à mon pays.
On parlait tout à l'heure de la notion de patriotisme. Enfin moi j'ai fait j'ai fait 4 ans au sein des forces de l'ordre. Ça a été mon premier job.
Et quand hier, j'ai vu les images et les mêmes que vous Laurence euh de ces policiers renversés euh par les poubelles, euh c'est extrêmement révoltant. Et moi, je travaille beaucoup sur l'impact du nonverbal et du paraverbal. Et ces images-là sont extrêmement fortes, notamment sur la notion d'autorité.
C'est-à-dire qu'on a un total rever renversement de la notion d'autorité. qui aujourd'hui dans son pays peut peut vraiment entendre que aujourd'hui on a des policiers qui vont se prendre des poubelles et des parpins en étant juste en protection et en se laissant faire. En se laissant faire.
Vous habillez les images de la gare du Nord, qu'est-ce qu'on fait ? La guerre du Nord, on la ferme, on protège. Il y a jamais une riposte.
Le vrai sujet des forces de l'ordre et de l'autorité, c'est aujourd'hui de redonner les moyens, les moyens matériels et les moyens humains et les moyens législatifs de pouvoir renverser cette notion d'autorité. Parce que ces voies qui se sont exprimées hier, même minoritaires, parce que c'est pas le peuple français, c'était des voies minoritaires, elles ont fait du bruit et elles représentent une haine et une violence de la France que l'on ne doit pas laisser faire et surtout pas au sein de l'Assemblée nationale. On va continuer sur ce sujet tout de suite après les infos. 0826 300 si vous voulez réagir.
Certains nous disent il y a aussi des manifestants pacifistes qui ont été frappés. Euh la majorité des images qu'on a pu voir hier était quand même enfin en défaveur de d'un grand nombre de manifestants. À tout de suite.
Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie Expert et on est ensemble avec vous pour ce 10h midi à 11h30 les médias avec Gill Gman et aujourd'hui ce sera le producteur de Massinger qui sera avec nous. Je suis un petit peu emmêlé les pédales hier.
Pour commenter cette actualité, toujours Laurence Saillet, chroniqueuse politique ancienne députée européenne, Gilbert Azouet, directeur général de News Tank Éducation, également journaliste pour l'hémicycle, Magalie Vicente communiquante politique et Franck de Dieu, rédacteur en chef à Marianne. Alors pour nos auditeurs, j'ai fait des petites recherches à propos des de cette journée d'action et des poubelles qui ont été lancées. Le détail, les sources décrivent systématiquement des actes commis par des manifestants souvent qualifiés de violents, masqués ou issus de groupes comme les Black Blocks.
Donc il y a des lycéens qui ont lancé des poubelles et des fumigènes sur des policiers devant le lycée Hélène Boucher. Annand des poubelles ont été renversées et lancées sur des véhicules de police par des manifestants suivi de feu et de projectiles. à Lyon et à Marseille, des poubelles incentivents ont servi de barricade et à Montpellier, pareil, des poubelles ont été lancées contre les CRS et que aucune source crédible ne mentionne l'implication d'agent en civil.
Donc c'est possible effectivement, c'est déjà arrivé mais hier les images étaient quand même particulièrement violentes et ont pu choquer en tout cas ce qu'on remarque et ce que me dit un auditeur c'est que rien n'a été bloqué. C'était bloqu mais ça n'a on a rien bloqué. Gilbert, non, c'est vrai que je suis assez d'accord moi.
Hier, j'ai été resté à la maison, je suis sorti, finalement, j'ai pu me balader dans toute tranquillité, dans tout Paris à peu près. Et c'est vrai que pour en avoir discuté avec beaucoup de gens hier, finalement ça s'est plutôt bien passé, mais en tout cas, ça s'est vu. En tout cas, si c'est était l'objectif, ça s'est vu et et ça s'est fait entendre avec des messages qui ont été je sais pas comment il va aller prendre le corps nu d'ailleurs, mais en tout cas, ça s'est entendu et vu.
Mais certains ont eu le sentiment quand même de se faire voler cette journée de mobilisation. Euh c'est ce que nous disait Jean-Baptiste Morau dans la Creuse où il interroge les gens. Des gens lui avaient dit on par le on va effectivement bloquer le 10 et puis quand elle fille a a préhompté cette journée d'un seul coup les gens sont un petit peu En tout cas ça n'a pas été bloqué.
Non ça n'a pas été bloqué. d' le préfet l'a l'a rappelé euh ce matin d'ailleurs et et j' j'aimerais vraiment attirer le le regard des politiques et et même interpeller le préfet là-dessus parce que on dit rien n'a été bloqué ils sont satisfaits en fait mais mais derrière ça c'est parce qu'on a lutté contre une voix minoritaire qui a fait beaucoup de bruit alors que la voix majoritaire est restée extrêmement silencieuse et que c'est celle-là qu'il va falloir écouter parce qu'elle a été totalement étouffée par le mouvement d'extrême gauche, c'était l'enjeu, la récupération et l'étouffement. Et euh et aujourd'hui, il ne faut pas considérer que parce que cette action de blocage n'a pas réussi, euh et bien euh ça résout le problème.
Au contraire, c'est que ces voix-là, elles sont toujours sous-jacentes et si elles ne sont pas écoutées et entendues par Sébastien Lecnu, ça va être encore plus compliqué et il y a d'autres choses qui vont être réorganisées. Peut-être que ces personnes qui étaient à l'initiative de ce mouvement vont peut-être changer de stratégie pour la réorganisation pour éviter justement toute récupération. Mais plus on est silencieux, hein.
Vous savez très bien, quand on est silencieux, finalement c'est là où on est c'est la voix qui porte le plus. Euh et c'est celle-là qu'il va falloir écouter Franck sur cette journée d'hier. Oui.
Euh en fait cette journée d'hier, c'est le monde du travail qui n'a pas été représenté. Et c'est la différence avec les gilets jaunes. C'est-à-dire que pour que ce ce cet événement prenne, il fallu que le monde du travail soit présent.
Pourquoi ? Parce que c'est ça ça rappelait un peu les gilets jaunes qui se disaient ce qui me motive c'est un problème de pouvoir d'achat. Il y avait des témoignages des gilets jaunes qui étaient très poignants et d'autre part et c'est lié c'est le phénomène d'empathie parce que c'est ce ces événements ne seent pas ne s'appréhendent pas simplement à l'honne numérique du nombre de de mobilisation.
Rappelez-vous les gilets jaunes, il y a eu des samedis où ça ne s'est pas véritablement ça n'a pas véritablement coagulé. Ce qui compte aujourd'hui, heureusement ou malheureusement, c'est l'opinion publique. Vous pouvez avoir des phénomènes qui n'ont pas beaucoup de de de conséquences très pratiques et qui pourtant créent quelque chose au long de l'opinion publique et une sorte d'empathie.
Je pense, mais peut-être que je vais me tromper, je pense que le fait qu'il n'y ait pas eu le monde du travail euh risque de faire baisser le le la proximité de l'opinion publique à l'égard de ce genre d'argument de pardon de de de manifestation qui finissent un peu par être éloigné des préoccupations générales surtout ou le drapeau palestinien qu'on voyait partout. rapport voilà et puis français qui ont été aussi euh par rapport à ce que disait Magalie, je suis assez d'accord, c'estàd que attention et je je ça vaut aussi pour nous hein et pour moi euh c'est que les commentaires à chaud des événements, le nombre d'interpellations, les images choquent, peut-être que ce genre d'événements doit s'appréhender peut-être à plus long terme. Il y a quelque chose tout de même encore invisible qu'on va va peut-être qui va peut-être émerger a priori à postériori, c'est que quelque chose se travaille dans les bases du pays.
Il y a des sortes de de sous-minement politique idéologique qui vont peut-être commencer là. Vous avez parlé justement Valérie, je sais pas si c'était h antenne ou lors de la un micro ouvert mais le fait que il y avait beaucoup de femmes dans les interpellations que cela signifie que des femmes soient euh interpellé qu'est-ce que ça suggère ? Oui.
Qu'est-ce que ça suggère ? Moi je j'avoue, je ne sais pas. Il faudrait demander à des des sociologues, à des gens qui ont vraiment travaillé sur les mouvements sociaux.
Mais je pense que fais faisant attention d'abord euh à ce que l'opinion publique a et des idées qui sont divergente du nombre de de de personnes impliquées là dans cette dans cette manifestation. Et deuxièmement, il y a peut-être des choses qui se travaillent sur le long terme dans les les profondeurs du pays et qui ne sont encore pas visibles. Alors ça, je je vous rejoint là-dessus mais juste pour les femmes, moi je fais la différence entre des femmes qui manifestent qui est dans le mouvement très de manière pacifique et là je parlais des femmes qui étaient responsables de violence.
Faut jamais mettre les choses sur le même terrain. Euh c'est-à-dire que quelqu'un qui est violent, il n'a pas on n' pas à le considérer comme ceux qui ne l'étaient pas. Il faut toujours faire la différence.
Ça c'est très important, c'est le le droit de manifester existe et le droit de casser n'existe pas. Moi je pense que le plus gros danger et le le dos de crise en France n'est même pas dans ceux qui voulaient faire cette mobilisation. C'est vraiment la vraie France silencieuse.
Celle qui ne projette jamais de manifester, celle qui protège jamais de bloquer parce qu'elle ne peut pas parce que elle considère que c'est pas les bons moyens. La France qui bosse. Vous voyez la dame que nous avions eu tout à l'heure au téléphone, elle dit "Bah non, moi j'allais pas faire le mouvement.
Moi, j'ai euh lu beaucoup de témoignages de chefs d'entreprise mini PME, euh de commerçants et cetera qui galèrent, mais eux, ils ont pas envie de faire ce genre de mouvement mais ça ne les empêche pas de souffrir. Et eux, ils en ont marre aussi de l'insécurité. Ils en ont marre aussi d'une dans certains endroits d'une immigration euh qui les déborde.
On n'ose plus en parler. C'est devenu tabou. Maintenant, si vous parlez d'immigration, c'est de nouveau de de nouveau dans le budget, on n pas parlé une fois du coup de l'immigration.
C'est ça devenu euh vous êtes d'extrême droite dès que vous le faites. Donc ça c'est très beau cadeau à faire à l'extrême droite hein puisque maintenant tout le monde est d'extrême droite. Donc du coup l'extrême droite c'est normal.
Donc il faut faire aussi attention à tout ça. Donc moi je pense que cette France, la vraie France silencieuse qui ne se plaint pas et qui souffre réellement, elle a aussi des revendications qui ne sont absolument pas celles que l'on peut entendre. Elle a des revendications de sécurité, d'augmentation du pouvoir d'achat.
Elle en a marre de voir que ceux qui ont la ME sont mieux soignés gratuitement, pardon de le dire, que ceux qui euh n'ont pas la ME ou qui il y a 30 % 40 % des Français qui ont déjà renoncé à des soins et il voi des étrangers en situation irrégulière qui sont soignés totalement gratuitement et avec de la balle néothérapie. Vous croyez que ces gens-là, ils sont pas en colère mais eux ils disent rien, ils vont pas en manif. Par contre, vous savez quoi ?
Ils votent RN. Donc continuons comme ça et et on est en train de faire un vraiment un tapis rouge au RN qui continue à parler à ces gens-là à la gauche à abandonner les travailleurs pauvres et le RN les a récupéré. C'est bien pour ça qu'ils peuvent pas faire un programme économique de droite puisqu'ils ont une base électorale qui est comme ça.
Oui. Oui. Non mais on voit les sondages.
Enfin le RN est classé et toujours en tête des intentions de vote aux législatives. Après ce que ça se traduira réellement dans les urnes. C'est pour ça qu'ils veulent à tout prix la dissolution.
Bien sûr, bien sûr. On va se retrouver dans un instant. On va parler de la rentrée scolaire avec vous euh Gilbert Azouet, vous êtes un spécialiste d'éducation et il y a des choses à dire sur cette sur cette rentrée.
À tout de suite. Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie Expert.
Et on est ensemble jusqu'à midi à 11h30 l'émission Média. Gilbert, vous vouliez revenir sur la rentrée scolaire ? Bah oui, c'est toujours un peu la même musique hein et le même sujet à la rentrée scolaire.
On manque d'enseignant, rendez-vous compte à la rentrée 2025, là cit il y a quelques jours, on manque il manquait au moins un professeur ou une professeur d'un 55 % des collèges et des lycées. Alors ça ça sans tenir c'est un un un sur deux quoi et ça sans tenir compte des des absences ponctuelles. Alors c'est une enquête publiée par le syndicat FSU, on peut leur faire confiance.
Alors que en 2023 Gabriel AT leur ministre de l'éducation disait il y aura un professeur face à chaque élève. Alors en gros, on est dans la même situation qu'en 2024 et pire qu'en 2023. euh la pénurie d'enseignant, il y a la crise de recrutement, mais aussi un manque de remplaçant.
Même les absences prévisibles et et connues sont pas remplacées. Alors, on manque aussi d'ESH, on mon de psychologues, les caus sont connues, perte d'attractivité, salaire d'entrée parmi les plus bas d'Europe, ce qui est quand même dommage, conditions de travail dégardé, classe surchargé, sentiment de d'isolement, même s'il y a eu des revalorisations, ça a pas fonctionné. Alors, si on considère que l'éducation est la mer des patailles, Laurence, vous êtes d'accord avec moi ?
Comment on élève les enfants c'est quand même le cœur du sujet pour conserver notre souveraineté notre indépendance parce que si aintellig et ben on résistera mieux à toute la concurrence et il sera temps d'investir là-dedans et en cette semaine je rappelle que c'est la semaine consacrée à l'illétrisme et que l'on découvre que le problème subsiste en France. Espérons que la la réaction sera à la hauteur de l'enjeu et puis je rappelle que moi je je préconise qu'on ait recours à des gens compétents qui veulent changer de carrière. Moi je je voyais je verrais bien Laurence un prof d'histoire parce queelle a une vision Valérie qui s'occuperait de de directrice d'une d'une école et c'est vrai que on peut aller chercher des talents là où ils sont puisqu'on manque de gens formés à ce sujetl moi j'en veux beaucoup pour le coup au politique.
J'ai des enfants qui sont très très grands maintenant. Et déjà quand ma fille était à l'école, il y avait il y avait eu des lettres qui nous avait été envoyé ou des messages à l'époque, je sais plus si je pas je suis un peu dinosaure où on nous demandait si on connaissait des profs de math ou des profs d'allemand. C'était il y a pas loin de 20 ans.
Je veux dire enfin vous imaginez c'était enfin c'était il y a 20 ans. Il y avait des la recommandation elle existe dans l'entreprise he on demande aussi de recruter par ses réseaux. Non, moi moi je pense qu'il fa on parle de l'éducation nationale, on voit le niveau à quel niveau on recrute aujourd'hui le nombre de de candidats au CAPS qui a diminué en math, on on manque de mathématiciens.
Non, le problème c'est qu'il faut revaloriser ce métier. Avant le curé, le professeur, l'instituteur, c'était des valeurs sûres dans les villages et dans dans les cités. Là aujourd'hui, le ces postes ne sont pas à la hauteur de des enjeux.
Et c'est vrai que moi je pense qu'il faudrait revaloriser la revaloriser l'améti. Alors quand je dis ça, tous les fonctionnaires sont à revaloriser selon moi. Mais c'est vrai que c'est un métier essentiel.
Il faut le rendre attractif mais moi je pense que c'est tort partagé parce que il y a aussi alors moi je trouve déjà je suis révoltée quand je vois que nos enfants ne peuvent pas être encadrés suffisamment certains enfants dans l'école publique parce que ça c'est la c'est le cœur enfin c'est le cœur du sujet. C'estàdire que l'égalité ou l'inalité elle commence là. Quand vos parents travaillent, qui sont très pris par leur travail, qui sont en difficulté financière, que vous rentrez chez vous pour faire vos devoirs, qu'on peut pas vous aider, vous savez euh Sarkozy parlait des orphelins de 17h et c'est pas négatif par rapport au voilà.
Et là, c'est il y a une grande différence quand vous avez la capacité d'être aidé le soir ou pas. Et ça déjà ça me révolte parce que moi je suis pour l'égalité des chances et l'ascenseur social. Là où je mettrai une nuance, c'est que il y a aussi beaucoup de parents démissionnaires et et et qui gênent le travail des des enseignant. avant quand je vais faire vieille euh booumeuse là, mais c'est pas grave.
Avant euh enfin chez moi euh pourtant je suis vraiment d'am modeste, il était pas question de critiquer le professeur. Tu as une punition bah tiens, double dose. Tu avais qu'à onit même pas dire qu'on avait des punitions.
Là maintenant les parents remettent en cause les profs tout le temps. Déjà ils parlent mal des enseignants devant leurs enfants. Ça a l'air idiot mais ça change tout.
Ils remettent en cause les les enseignants en débarquant à l'école. Pourquoi vous avez mis t note à mon enfant ? Ils n'apprennent plus à leurs enfants le respect et aussi la valeur travail.
Et puis il y a plein de parents qui s'en foutent. Les gamins rentrent de l'école, bah eux ils font autre chose. Les parents sont sur leur téléphone autre chose et les gamins et ben ils ont qu'à se débrouiller pour les devoirs.
Il y a aussi ça. Il y a autant des parents qui ne peuvent pas aider parce qu'ils sont pris par, si vous voulez, une pression de travail qui les empêche d'aider leurs enfants. Et il y a aussi des parents qui s'en foutent et qui attendent tout de l'école.
Moi, j'étais nutritionniste et je travaillais dans les cantines scolaires et les parents nous demandaient, donc on fait les menus pour les enfants, de leur donner des idées de menu pour le soir et donc même pour le dîner du soir, on aurait dû intervenir. C'est c'est une histoire comme ça, mais c'est pour mon pas au tout de l'école. Néanmoins, l'ob l'obligation aujourd'hui de l'État, c'est de donner sa chance à tous.
H et je pense que les l'histoire des études le soir gratu pour les enfants encadrés, c'est très très important. Pour moi, ça va vraiment au-delà, c'est-à-dire qu'on est en train de parler quand même du socle de la République et ce qui est en train de se passer au sein de l'éducation nationale est vraiment un marqueur très fort de finalement l'incohérence de l'éducation nationale aujourd'hui et l'illustration de l'incohérence euh du sens politique que l'on en a donné depuis plus de 30 ans et notamment à notre politique envers l'éducation nationale. On a quand même un système, vous le rappeliez vous, moi aussi mon fils est très grand, enfin qui n'a pas bougé.
C'est-à-dire qu'on est dans une société qui évolue hyper vite et à contrario, en face, on a un système qui est empêché et qu'on a créé nous-même et qui s'empêche lui-même d'évoluer à la vitesse où on le devrait. Et pour moi, le cœur du sujet, il va au-delà. Il va vraiment sur les enjeux de société.
L'enjeu de société aujourd'hui, c'est de redonner le pouvoir à nos enfants et ce pouvoir, c'est dans l'esprit critique. Pourquoi ? Non, aux enseignants.
À nos enfants dans l'esprit critique. Ah oui, dans l'esprit en train de parler des enfin, on a un vrai sujet, c'est-à-dire que nos enfants ne sont plus éduqués dans le sens esprit critique avec tout ce qui se passe aujourd'hui sur les réseaux. On parlait peut-être potentiellement de l'interdiction des réseaux.
On doit vraiment éduquer nos enfants là-dessus et ouvrir l'esprit. Bien sûr qu'il y a les bases. On doit enseigner, on doit éduquer la grammaire, le français, les mathématiques, mais il y a des vrais sujets aujourd'hui de vie quotidienne qui doivent s'emparer les enseignants pour éduquer nos enfants à élargir nos par on en prend beaucoup de temps et c'est très contraignant d'expliquer à un enfant de l'accompagner.
Mais moi je pense que l'éducation et les parents, ils sont le weekend en entier avec leurs enfants. Ils ont le temps aussi de leur donner du temps. Je parle pas pour les gens, je reviens encore he qui sont dans des difficultés.
On est bien évidemment, on va pas taper sur les gens qui sont déjà en galère, mais de leur donner du temps, de pas laisser les gamins comme ça livrés à eux-mêmes, de faire des activités avec eux, de leur enseigner, de les accompagner. On attend toute l'école. Non, il y a une partie de l'éducation qui doit être fait à la maison.
Franck, donc il y a l'exigence d'esprit critique évidemment, mais il y a aussi l'exigence du savoir. Du savoir. Je suis d'accord.
Bien qu'on interprète un texte de Platon pour savoir s'il a raison ou s'il a tort. Mais avant il faut connaître dans quel cadre il s'est inscrit. Moi, je vais commencer par là.
Il est r j'en parlais hein. C'est un phénomène encore aujourd'hui. Quel concept qu'il sont qui sont sousendus là-dedans ?
Moi je je sais pas avant c'est très bien l'esprit critique mais je dirais il y a un préalable c'est quand même c'est quand même la transmission du c'est c'est la transmission du savoir. Moi je crois que je suis assez d'accord c'est que si on dit que l'école est sacrée il faut employer des mots péginisés tout est tout commence par la mystique. Il y a quelque chose comme ça hein.
L'école est sacrée. C'est un sanctuaire ça suppose au moins deux choses. La première, c'est que les professeurs doivent être revalorisés.
Je suis tout à fait d'accord avec vous, Gilbert. Les professeurs doivent être revalorisés quand vous faites des comparatifs par rapport à ce qui se passe en Allemagne en Allemagne, il travaille plus mais même par heure Laurence, même par heure, il gagne beaucoup plus. Bien qu'il travaille plus.
Et deuxièmement et deuxièmement les si on considère que l'école est sacrée les parents et bien ils doivent respecter l'autorité du professeur. Oui mais mais le problème c'est qu'aujourd'hui pour en avoir discuté avec une enseignante de maternelle qui exerce depuis de nombreuses années, c'est qu'elle a des enfants qui ne sont pas éduqués. Donc elle a des elle a remarqué un changement de comportement.
Donc comment voulez-vous que les parents respectent les enseignants quand les enfants eux-mêmes se comportent comme des sauvages ? Jeot et on n pas dans des quartiers difficiles, on est dans des dans des banlieux plutôt attention surtout dans les quartiers bourgeois cette forme de révolte. Regardez d'ailleurs les Black Blo bourgeois et les gamins qui sont hyper gâtés dans dans des milieux très aisés où on leur explique que on doit avoir du mépris pour tout le monde.
Attention ces gamins là c'est atroce à l'école he faut voir comment ils prennent de haut les enseignants. Le sens que l'on donne à l'école il est fondamental parce que quand on parle de socle de la République c'est quoi aujourd'hui le socle de la République et qu'est-ce qu'on met au sein de nos écoles pour rétablir ce socle républicain là et ça c'est important qu'il soit porté qu'il soit porté à la fois par les différents ministres mais qu'il soit aussi porté par le chef de l'État. Ça provoque en tout cas une augmentation dans l'enseignement catholique et l'enseignement privé et ça ça crée une illégalité en plus encore plus forte.
Mais heureusement, ça existe à côté pour essayer de Allez, vous avez une minute pour votre coup de gueule. Pardon ? Mais c'est alors ça va nous ramener au sujet du début he mais c'est que moi je je trouve il y a un article dans le monde qui constater que les propriétaires de résidence secondaire à l'île d'oléron se révoltent parce que et bien ils sont sollicités fiscalement.
Alors ils considèrent que il faut pas qu'il qu'ils aient de taxes d'habitation ou de surprimes de taxe d'habitation. Euh moi, je suis assez révolté par cela parce que je trouve que euh ils ont constaté une augmentation inouie de la valeur de leur maison. Euh on est face à à un problème dans ces euh dans cette c cette cet arc atlantique et même cette un problème de de manque d'actif hein.
Il y a vous avez un manque d'actifs et vous avez aussi tout de même des services publics qui doivent fonctionner. Et quand je vois des personnes qui voient le prix de leur résidence secondaire augmenter dans des proportions inouies et refuser d'être mis à contribution au bénéfices de ceux qui leur qui les entourent, c'est-à-dire des gens qui sont permanents ou qui sont à proximité parce qu'évidemment vous pouvez pas tous vivre à l'olérant mais vous pouvez être sur la côte et ils sont riches Fran vous voulez taxer les riches, ils sont riches. Ils ont déjà taxé.
Vous remarquerez quand même que je suis cohérent par rapport au début d'ion. Mais il paye déjà une taxe sur les logements euh sur les logements inoccupés. Oui.
C'était sur la taxe d'habitation où ça explosé complètement avec une forme d'injustice pour des gens qui sont pas forcément fortun. Allez merci à tous les cas. Tout de suite les médias.
On va parler de Massinger. À tout de suite. Sud Radio.
Mettez-vous d'accord. Valérie Expert.
Laurence Sailliet