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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 février 2024 5 min

Jordan Bardella souhaite inclure une "priorité d'accès" pour les produits français

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

euh ce salon c'est un événement politique le patron du rassemblement national Jordan Bardella est aujourd'hui dans les allées de ce salon et justement il a évoqué la question de la valorisation des produits français on va l'écouter si je devais en choisir une je dirais le patriotisme économique c'est-à-dire donner dans la commande public euh une priorité d'accès euh dans les marchés euh dans la restauration collective notamment des écoles pour les agriculteurs les entreprises française ça me semble être du bon sens et on accueille sur ce plateau Sophie prima bonjour vous êtes sénatrice les républicains des Yvelines on va commencer par une réaction à ce que vient de dire Jordan Bardella où il dit il faut privilégier il faut une priorité totale pour les produits français dans nos cantines est-ce que ce n'est pas déjà le cas en partie c'est une partie de la loi égalim qui a été de la loi égalime 1 qui a déjà été votée qui appelait d'ailleurs de ma part un certain nombre de de réserve parce que quand on dit dans la loi il faut 20 % de bio il faut avoir des agriculteurs et des volumes qui soit organisé autour de la restauration collective pour le faire sinon on importe des produits bio moi j'aimais toujours des réserves sur les obligations je pense qu'en effet il faut privilégier les les produits français il faut embarquer là-dedans les parents d'élèves parce que c'est toute une organisation puis faut s'assurer qu'autour des écoles autour des lycées autour des collèges il y a une structuration de la filière qui est organisée c'est très important pour être efficace Rémy Duma c'est possible aujourd'hui 100 % de produit français der quanti j'ai pas l'impression mais malheureusement non et puis les politiques publiques qui sont mis en place par exemple si on peut parler des plans d'alimentation territoriaux les fameux Pat qui ont été mis en place justement pour discuter de quelle est l'agriculture qu'il y a sur certains territoires et comment on peut la développer la mettre en place et notamment dans les dans les restaurations collectives j'ai fait partie de du montage d'un de ces Pat et quand je proposais que de faire des choses pragmatiques c'est-à-dire de dire à des agriculteurs il me faut tant de volume de tomate euh sur telle période je vous le paye taille prix et on vous aide on vous accompagne à le faire on n pas capable de le faire ça en France donc c'est là le malheur c'est qu'aujourd'hui on a des entreprises agricoles qui pourraient se diversifier personnellement je je me diversifie depuis cette année pour essayer justement ben de pas mettre tous mes ufs dans le même panier mais je pourrais faire plus mais en attendant je je sais pas si je vais avoir vraiment la débouchée et si ça Val c'est pas normal qu'on puisse pas mettre ça en France donc après d'être de de privilégier la le Madine France bien sûr malheureusement on pourra pas fournir tout le monde il faut faire un maximum il faut pas oublier non plus qu'on exporte beaucoup peut-être qu'il faudrait moins exporter mais dans ce cas-là est-ce que ça va être aussi bien payé que quand on exporte et cetera donc en fait on on revient toujours pareil du moment que c'est rémunéré on est prêt à faire tout ce qu'on veut tout ce que les gens veulent mais il faut nous payer ce que ça vaut et aujourd'hui moi par exemple depuis que je suis certifié haute valeur environnementale je perds de l'argent alors que je fais mieux sur le papier alors que je faisais déjà bien avant mais depuis que je suis certifié ça me coûte plus cher parce que je vais plus loin dans mes pratiques agricoles pour réduire mes intrin phytosanitaires par exemple mais ça devient l'accès au marché notamment au milieu viticol et ça ce n'est pas normal aujourd'hui donc je perds de l'argent depuis que je fais mieux donc finalement il y a des normes contradictoires c'est-à-dire on incite à produire une une alimentation de meilleure qualité mais après vous ne pouvez pas la vendre sur le marché exact on la vend mais pas plus cher et c'est ça qui est dramatique aujourd'hui et ça nous coûte plus cher à produire Julien keré vous vos pommes qui sont produites elles vont aussi servir à alimenter des des circuits courts restauration collective de du territoire auquel vous appartenez oui tout à fait après pour revenir ce que Monsieur Duma disait effectivement aujourd'hui on le voit avec l'alimentation française qui est en train de de faire voilà de favoriser l'écologie on le voit malheureusement les les produits bio commencent à atteindre un pleinfond de verre dans la mesure où ils sont quand même beaucoup plus chers que les les produits standard où les agriculteurs de manière générale commence à à tendre vers des des agrégations comme nous aussi nous sommes classiés comme de valeur environnementale les agriculteurs font des efforts mais malheureusement ce ne sont pas toujours pas toujours récompensés donc et sur les produits français privilégiés en priorité dans certaines restaurations collectives pour vous c'est la solution oui c'est là où où justement il y a encore forte à faire parce que c'est une ouverture de marché public un petit peu comme le même système que que les travaux publics quand une route veut se faire on on ouvre un marché il y a des des clauses parfois c'est le prix qui prévaut au même titre que la restauration collective publ c'est le prix qui prévaut étant donné que l'agriculture française n'est pas en mesure de s'aligner face au prix européens malheureusement ce sont ces ces marchés là qui nous passent sous le nez alors que c'est dommage les il faudrait nourrir les cantines scolaires les enfants ou ou même je sais pas les hôpitaux avec avec des produits français ça reste quand même la base et c'est dommage que aujourd'hui nous ne sommes pas capables de le faire

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