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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 3 juillet 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieRetraitesÉconomie & entreprisesSécurité

Face à face entre LAURENT JACOBELLI et ARNAUD MONTEBOURG sur BFMTV !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteÉludée

    Alors, ce plan clim, Arnaud, finalement, c'était visionnaire ? C'était populiste ou c'était du vent ?

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Alors, monsieur Jacobelli, vous êtes content d'avoir vu juste sur l'affaire des climatiseurs ? Quelle est votre position sur le sujet ?

  • 1:35OuverteRéponse directe

    Vous avez des idées pour qu'ils soient français ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Et comment vous faites pour empêcher que les Chinois fassent du dumping sur l'économie française ?

  • 2:48RelanceRéponse partielle

    Mais Arnaud, vous avez l'habitude de passer tous les programmes à la moulinette de l'intelligence artificielle. Vous avez trouvé un chiffre pour le grand plan clim du Rassemblement national ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    On n'a pas de chiffres, on ne sait pas comment on fait. Bref, on rase gratis finalement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueFait
    « Oui, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont eu raison de dire qu'il fallait lancer un plan clim »
  • 1:01Invité politiqueChiffre
    « 40 000 morts de la chaleur depuis 2017 »
  • 1:22Invité politiqueChiffre
    « 90% des foyers et des entreprises aux Etats-Unis ont la clim »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « aujourd'hui en France, et je le sais puisque je viens de Moselle, malheureusement l'industrie régresse très vite »
  • 3:37Invité politiqueChiffre
    « On pense que le programme peut aboutir au bout de deux quinquennats, 10 milliards par quinquennat »
  • 3:48Invité politiquePromesse
    « Les écoles, les EHPAD, les hôpitaux, pour qu'il y ait enfin la clim »
  • 6:38Invité politiqueChiffre
    « Le premier emploi pérenne, stable, fixe des jeunes en France, ils l'ont à 27 ans »
  • 6:46Invité politiqueChiffre
    « Chez nos amis européens, en général, c'est 23 ans »
  • 7:00Invité politiqueFait
    « Plus de cotisants. Vous avez commencé à travailler avant 20 ans. Vous êtes éligible à la retraite à 60 ans, après 40 annuités »
  • 7:22Invité politiqueFait
    « il y a des questions différentes, alors ils répondent différemment »
  • 7:43Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas qu'ils ne veulent pas travailler, c'est qu'ils étudient plus longtemps qu'ailleurs »
  • 8:27Invité politiqueChiffre
    « Il y a même une étude qui dit que si en France, les jeunes Français travaillaient au même âge que les jeunes Allemands, les caisses retraites ne seraient à l'équilibre »
  • 21:48Invité politiquePromesse
    « si par exemple, on remettait à l'ordre du jour un point judiciaire qui disait que si vous participez à un groupe qui casse une vitrine et que même si ce n'est pas vous qui avez cassé, mais que vous étiez à côté, que vous applaudissiez et que vous êtes condamné, on ferait un grand progrès »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli50 %
  • Présentateur35 %
  • Présentateur 213 %

4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et désormais, Laurent Jacobelli vient nous rejoindre sur ce plateau. Bonsoir, monsieur, nouveau porte-parole officiel du Rassemblement National. Bienvenue dans Made in Montebourg. Le plan clim, bonsoir, monsieur. Bonsoir, monsieur le porte-parole. Bonsoir, monsieur le ministre. Vous êtes député de ? De la Moselle, 8e circonscription. De la Moselle. Alors, ce plan clim, Arnaud, finalement, c'était visionnaire ? C'était populiste ou c'était du vent ? Je vous laisse interroger, monsieur Jacobelli. Alors, monsieur Jacobelli, vous êtes content d'avoir vu juste sur l'affaire des climatiseurs ? Quelle est votre position sur le sujet ?

0:33
Laurent Jacobelli

Ce n'est pas la première fois qu'on lance une idée que tout le monde nous dit que nous ne savons pas travailler, que nous racontons n'importe quoi et que quelques mois ou quelques années après, la réalité, le bon sens oblige à reconnaître que nous avions raison. Oui, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont eu raison de dire qu'il fallait lancer un plan clim, de voir des gamins de 7 ans dans des salles de classe où il fait 35 degrés, c'est pas sain, de voir des hôpitaux où des malades, notamment de maladies cardiaques, souffrent de la chaleur, c'est pas sain, de voir dans des EHPAD, des chambres qui ne sont pas climatisées, c'est pas sain, et ça a un coût, 40 000 morts de la chaleur depuis 2017.

Eh bien, ce coût humain, moi je ne sais pas comment on chiffre une vie humaine, mais en tout cas ça mérite qu'on épargne ça à nos concitoyens et qu'on investisse dans la climatisation. Ça ne veut pas dire qu'on ne lutte pas contre le réchauffement climatique à côté, c'est pas l'alpha et l'oméga, mais c'est une solution d'urgence sur laquelle on est très en retard. 90% des foyers et des entreprises aux Etats-Unis ont la clim. Vous imaginez en France, on en est loin, c'est 21% des foyers.

1:29
Présentateur

Alors en ce moment, les climatiseurs qui se vendent bien chez Lidl, ce sont des climatiseurs chinois. Oui. Vous avez des idées pour qu'ils soient français ?

1:38
Laurent Jacobelli

Produisons français. Atlantique était une société française, elle a été rachetée par un consortium nippo-américain. Alors l'usine est toujours en France, mais malheureusement les dividendes partent ailleurs. Donc je pense que là c'est toute une politique de souveraineté industrielle qu'il faut remettre en place, avec une vérification de là où vont les actifs. Mais aujourd'hui en France, et je le sais puisque je viens de Moselle, malheureusement l'industrie régresse très vite. On peut même dire qu'elle est quasiment morte à 2-3 secteurs d'activité près.

Donc imaginer une France où il y ait une aide à l'achat de climatiseurs, à la fois pour les territoires mais aussi pour les particuliers, où ces climatiseurs sont rachetés à des entreprises françaises, c'est gagnant sur tous les tableaux. On épargne des vies humaines, on relance l'activité et on crée de l'emploi. C'est cette stratégie que nos dirigeants n'ont jamais eu depuis des années.

2:24
Présentateur

Et comment vous faites pour empêcher que les Chinois fassent du dumping sur l'économie française ?

2:28
Laurent Jacobelli

Mais vous savez, nous nous sommes pour des taxes à l'arrivée sur le territoire, lorsque les importations ne respectent pas les règles du marché, les mêmes normes environnementales, les mêmes normes sociales. Parce que sinon, c'est un coup de pied que l'on donne à nos industriels et on les place face à une concurrence complètement déloyale.

2:45
Présentateur

Laurent Jacobelli, vous avez dit, je ne sais pas combien vaut une vie humaine. Mais Arnaud, vous avez l'habitude de passer tous les programmes justement à la moulinette de l'intelligence artificielle. Vous avez trouvé un chiffre pour le grand plan clim du Rassemblement national ? Parce que ce n'est pas très clair aussi. Comment est-ce qu'on finance ça un coût aussi, un climatiseur ? On n'a pas de chiffres, on ne sait pas comment on fait. Bref, on rase gratis finalement. 90% la clim, comment on paye ? On n'a pas les usines en face, on va mettre des taxes sur la Chine. C'est facile d'être dans l'opposition, monsieur le porte-parole du Rassemblement national ?

3:16
Laurent Jacobelli

C'est plus facile de ne rien faire malheureusement. Et ceux qui sont au pouvoir depuis des années nous ont emmenés dans cette situation où on dénote déjà presque 3000 morts de la canicule. Qu'est-ce qu'on fait ? On regarde les bras-balances qui se passent. On dit, bon, on n'a plus d'industrie, on ne vend plus de climatiseurs. Et puis, les personnes âgées vont mourir ou on reprend les rênes. C'est ça la politique. La politique, c'est avoir une stratégie et avoir une ambition. Vous dites qu'il n'y a pas de chiffrage. Il y en a un. On pense que le programme peut aboutir au bout de deux quinquennats, 10 milliards par quinquennat. Et pendant le premier quinquennat, c'est les urgences.

Les écoles, les EHPAD, les hôpitaux, pour qu'il y ait enfin la clim. Et ça passe par un prêt à taux zéro quand ce n'est pas un investissement direct de l'État. Donc tout cela est chiffré. D'ailleurs, notre plan climatisation est aujourd'hui sur les réseaux sociaux et sur Internet.

3:57
Présentateur

Alors, votre plan clim est sur les réseaux sociaux et sur Internet. Mais votre plan retraite, je n'ai toujours pas compris. On a un tout petit problème. Pas vous, pas ça. Alors, je voudrais vous parler d'une chose très simple. Vous avez une position officielle qui a été défendue par Mme Le Pen depuis très longtemps, qui est le refus de l'allongement de l'âge départ à la retraite. Et elle avait dit, elle a dit, 60 ans pour les personnes entrées dans la vie active entre 17 et 20 ans, 62 ans pour ceux entrés après 21 ans. Et quand on a interrogé M. Bardella, c'était le 12 mai, c'était même dans un journal allemand, on lui a demandé, est-ce que vous allez revenir à 62 ans ?

Elle a dit, ah, nous examinons la question. Alors, évidemment, le 22 mai, il y a une réplique de Mme Le Pen. Elle a dit, le projet de réforme des retraites est le même qu'en 2022. C'est une réforme juste et économiquement pertinente et performante. Ah, réplique de M. Bardella le 28 mai. C'est d'à l'âge, votre histoire ? Non, c'est la vôtre, d'histoire. L'âge de départ ne veut rien dire, il faut regarder le nombre d'années cotisées. Et puis, là est intervenu votre chef, Renaud Labeille, qui est le secrétaire général de votre groupe.

Le projet de Jordan Bardella, il parle du président du parti du Rassemblement National, ressemble à la retraite à point d'Edouard Philippe, que nous dénoncions en clair, le parti auquel vous appartenez, à deux positions. Donc la question, c'est, qui va trinquer ? Est-ce que c'est les classes populaires qui veulent la retraite à 62 ans qui vont être trahies ? Ou est-ce que c'est l'élite raisonnable, que semble rejoindre M. Bardella, qui veut la retraite à 67 ans, qui sera trahie ? J'aimerais que vous nous expliquiez, M. Giacobili, vous êtes le porte-parole d'un seul parti, pas de deux. Je vous le confirme.

Vous expliquez, dans cette guerre déclarée entre deux lignes, une sorte de gauche et une droite, comment le Front National, le Rassemblement National, est un parti de gouvernement crédible.

5:50
Laurent Jacobelli

D'abord, laissez-moi vous féliciter pour votre talent de scénariste. Vous prenez des petits bouts de phrases et vous en faites toute une histoire, que vous consolidez tant bien que mal. Tout ça est dans toute la presse. Mais bien sûr. J'ai rien inventé. Mais vous n'avez rien inventé, mais moi je vais vous répondre. D'ailleurs, si je passais... Est-ce que je peux le répondre ?

6:04
Présentateur

Oui, je vais vous répondre. Mais non, mais ne décrédibilisez pas mon propos. Non, je ne le permettrai pas. Parce que tout ça est chez votre ami Claude, anthropique, vous savez, l'intelligence artificielle qui vous surveille.

6:14
Laurent Jacobelli

Oui, mais toutes les phrases que vous avez dites ont probablement été prononcées.

6:18
Présentateur

Non, elles l'ont été.

6:19
Laurent Jacobelli

Certaines ont été sorties de leur contexte. Par exemple, quand vous dites l'âge de la retraite, ce qu'a dit Jordan Bardella, n'a pas de sens. Il répondait à la mesure proposée par Édouard Philippe, qui disait il va falloir encore décaler l'âge de la retraite. Mais je ne vais rien vous apprendre, M. Montebourg. Quand je vous dis que l'âge de la retraite en France est une notion relative, pourquoi ? Le premier emploi pérenne, stable, fixe des jeunes en France, ils l'ont à 27 ans. Chez nos amis européens, en général, c'est 23 ans. Ça fait 4 ans de cotisation en moins. Nos seniors, eux, lorsqu'ils arrivent à la retraite, la plupart sont soit déjà au chômage, soit en situation de santé difficile.

6:56
Présentateur

Alors ça, ça fait beaucoup de mots, mais pour répondre avec des chiffres de 62, 64, 67.

7:01
Laurent Jacobelli

Plus de cotisants. Vous avez commencé à travailler avant 20 ans. Vous êtes éligible à la retraite à 60 ans, après 40 annuités.

7:09
Présentateur

M. le porte-parole, est-ce que le programme a changé ou il n'a pas changé ? C'est toujours le même. C'est toujours le même. Donc il n'y a pas de différence entre M. Bardella et Mme Le Pen ?

7:19
Laurent Jacobelli

Il n'y en a pas, sauf qu'il y a des questions différentes, alors ils répondent différemment. Enfin, sur un point précis, si vous avez bossé plus tard, travaillé plus tard, ça peut être au maximum 62 ans et 42 annuités. C'est notre programme, il est très clair. La question est qu'effectivement...

7:32
Présentateur

Donc c'est le retour à 60 ans ?

7:34
Laurent Jacobelli

Pour ceux qui ont travaillé avant l'âge de 20 ans.

7:36
Présentateur

D'accord. Alors on le finance comment ?

7:38
Laurent Jacobelli

Et 40 annuités. On le finance comment ? D'abord, en remettant les jeunes au travail. Ce n'est pas qu'ils ne veulent pas travailler, c'est qu'ils étudient plus longtemps qu'ailleurs et que non seulement en France, notamment en France, les métiers manuels, comme on les appelle, sont moins cotés que les métiers dits intellectuels. Je pense qu'on a besoin de plus de soudeurs et moins d'étudiants en sociologie. Voilà. Donc travailler plus tôt pour cotiser plus tôt. Travailler aussi sur le travail des seniors, relancer la productivité. Vous savez comme moi que la productivité a un rôle sur les caisses sociales qui sont remplies ou pas. En France, on a des impôts de production.

C'est des impôts qui sont infligés aux entreprises avant même qu'elles gagnent de l'argent. Eh bien, ils sont énormément plus chers que ce qui se passe en Allemagne, par exemple. Et puis une énergie aussi qui pourrait être moins chère grâce au nucléaire. Donc compétitivité, travail des jeunes, travail des anciens, ça permettrait de renflouer les caisses. Il y a même une étude qui dit que si en France, les jeunes Français travaillaient au même âge que les jeunes Allemands, les caisses retraites ne seraient à l'équilibre.

8:34
Présentateur

Arnaud, on a entendu Laurent Jacaboli dire qu'on n'a pas changé de politique. Mais est-ce que ça ne va pas changer si jamais Marine Le Pen est empêchée à la présidentielle ? On va avoir cette réponse le 7 juillet à 13h30. Jordan Bardella pourrait prendre le relais. Mais quand on écoute Jean-Philippe Tanguy de votre parti, le Rassemblement national qui était sur notre antenne, pour lui, eh bien, le bardélisme n'existe pas. Écoutez.

8:56
Invité

Pour la petite histoire, je connais Jordan Bardella, avant, humainement, avant Marine Le Pen. Je le connais depuis les années 2015. Donc vous êtes le premier des bardélistes ? Non, mais en fait, ça n'existe pas. En fait, le bardélisme ne peut pas exister puisque c'est du marinisme. C'est les poupées qui gignent. Oui, Jordan Bardella est intégré dans la doctrine politique de Marine Le Pen puisqu'il s'est engagé pour elle. Enfin, je ne sais pas, c'est évident, non ?

9:20
Présentateur

C'est évident, non ? Arnaud Montebourg, le bardélisme, c'est du marinisme. Alors, ce n'est pas du tout évident puisque nous avons aujourd'hui, en fait, pour moi, deux rassemblements nationaux. D'un côté, un rassemblement de droite qui est porté par M. Bardella et un rassemblement de gauche qui est historiquement un peu venu des bassins miniers du Nord avec les anciens électeurs du Parti communiste et du Parti socialiste. Et puis, il faut séduire, parce qu'on est coincé, il faut séduire un petit peu plus.

Alors, c'est intéressant parce qu'il y a eu une étude qui a été faite et je vous invite à la lire parce qu'elle va beaucoup vous apprendre parce que ce sont des verbatimes qui ont été faits à partir de vos électeurs, de ces deux groupes. Le groupe historique, classe populaire, bassin minier à peu près, et puis les électeurs conservateurs venus de la droite en quelque sorte. Et dans ces deux groupes, ils ont une appréciation sur le candidat de remplaçant, M. Bardella. Et pour les uns, c'est le général de Gaulle et pour les autres, il n'a pas la stature.

Je lis les verbatimes, il est trop jeune, il ne travaille pas trop, il ne va pas au fond de ses dossiers, on ne sait pas comment on va faire pour mettre quelqu'un qui n'a jamais travaillé à la tête de la sixième puissance mondiale. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je vous pose cette question parce que c'est une question qui est dans toutes les tables, partout, de conversation, de toutes les familles, de toutes les classes sociales, dans toutes les géographies françaises.

10:44
Laurent Jacobelli

Oui, j'entends la question que vous posez notamment sur l'âge, mais vous savez, si l'âge était une garantie d'excellence, on le saurait.

10:51
Présentateur

L'expérience, je parlais.

10:52
Laurent Jacobelli

On le saurait. Je vous rappelle que M. Barnier et M. Bérou ont été Premier ministre et on a vu la catastrophe. Donc je pense que le corollaire entre l'âge et la compétence, ils nous ont montré que ça n'existait pas. Donc je pense que ce qu'il faut regarder, c'est la détermination, la volonté de changer les choses, la combativité, la sincérité et l'amour de la France. Et ça, Jordan Bardella les a. Il les a comme Marine Le Pen. J'entends bien ce débat. Depuis quelques mois, tout le monde s'aperçoit que nos mesures sont plébiscitées par les Français et même un peu par la classe politique, puisque même Sandrine Rousseau, par exemple, a dit qu'il faudrait des climatiseurs.

Sur l'immigration, je crois qu'on a gagné la bataille des idées, sur l'insécurité aussi. Bon, alors, ils cherchent des bisbilles. Et je comprends, parce que d'un côté, à l'extrême-gauche, il y a Roussel contre Mélenchon au centre.

11:36
Présentateur

Vous ne trouvez pas la question légitime, effectivement, Jordan Bardella, 31 ans, qui n'a pas jamais travaillé dans une entreprise. L'étude dont parle Arnaud Montebourg, il dit que c'est un guépard. Il est agile, mais il ne bosse pas assez. Il ne connaît pas ses dossiers. Absence d'expérience professionnelle.

11:51
Laurent Jacobelli

Vous avez déjà regardé, et je suis sûr que oui, des débats ou des interviews avec Jordan Bardella. Et vous pouvez me dire ici, sur ce plateau, qu'il ne connaît pas ses dossiers. C'est faux. C'est une légende.

12:01
Présentateur

Je ne sais pas, je veux dire, ce n'est pas mon propos. C'est intéressant, ce sont vos électeurs qui parlent comme ça. Et c'est intéressant parce qu'ils ont parlé, à partir de groupes de parole, je vous invite à lire cette étude, vous savez, Jordan Bardella, des failles sous la banquise. Donc, il y a une grosse banquise. Mais il y a des failles. Et c'est intéressant parce que certains disent, pour nous, c'est un nouveau Macron, c'est-à-dire un produit marketé. On a envie de lui dire, débrancher la com, apparence physique soignée, absence de mandat exécutif, ascension fulgurante, candidat porté quand même par les médias. Ça ressemble. Il y a des ressemblances.

Et qui inquiète une partie de ceux qui votent pour vous.

12:39
Laurent Jacobelli

Il dit que c'est une surface vide. D'abord, excusez-moi, mais pour assister à de nombreux meetings, à de nombreuses réunions avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, je n'ai pas l'impression que ceux qui votent pour nous n'aient pas envie de voter et pour Jordan Bardella et pour Marine Le Pen. Je ne sais pas d'où on tire ça. Je lirai votre étude avec attention, mais elle vient en frontale avec ce que je peux vivre et ce qu'on voit sur les images de manière régulière. Les sondages ne disent pas cela non plus. Jordan Bardella, comme Marine Le Pen, ont d'ailleurs des intentions de vote au premier tour qui sont historiques. Je me méfie des sondages. C'est une photo de l'instant. Vous faites bien.

C'est une photo de l'instant, mais qui vient quand même contredire ce que vous nous dites là. Et puis, Jordan Bardella a conduit deux campagnes européennes quand même. Il les a conduites avec brio. Il est arrivé à chaque fois premier, largement, à peu près partout, même dans des coins de France où on disait que le Rassemblement national ne pourrait jamais augmenter. Vous savez, on a de la chance. Voilà. On a deux leaders unis qui sont complémentaires. Ce ne sont pas des clones. Chacun a sa sensibilité, son parcours, sa manière d'être, sa manière de s'exprimer, ses passions. Et pour autant, ils ont le même programme.

Et j'ai l'impression qu'ils séduisent de plus en plus de gens par leur discours, notamment dans des catégories où, avant, nous avions peu d'emprises, comme par exemple les PME-TPE, les industriels, même dans l'éducation nationale. Donc, je crois que la réalité contredit le discours que vous venez d'énoncer, même si je crois tout à fait vos sources réelles et fiables. Mais moi, j'ai plus tendance à croire le réel.

14:04
Présentateur

Ce qui est intéressant, ce qui apparaît également dans les propos de ces citoyens français qui votent, Bardella, qui le disent. Ce n'est pas le droit de discuter dans ce groupe, c'est « je vote, Bardella ». C'est qu'ils disent qu'il y a un risque de l'abandon des origines. C'est-à-dire que c'est l'angoisse de la trahison de classe et l'embourgeoisement que, d'ailleurs, reflète l'épisode monégasque. Et ça, c'est un sujet qui apparaît énormément. Est-ce que vous pourriez dire quelque chose à ce sujet ?

14:37
Laurent Jacobelli

Je vais dire quelque chose, mais je vous le dis avec beaucoup de respect pour votre personne et ce que vous avez pu faire. Je suis tellement déçu que vous posiez cette question. Il faut la poser. C'est une question closeur. Les problèmes de la France aujourd'hui, c'est la dette, c'est l'insécurité, c'est la désindustrialisation, c'est les caisses sociales qui sont vides.

14:57
Présentateur

C'est la retraite. C'est la retraite. C'est les bougées de programme. C'est plein de choses.

15:00
Laurent Jacobelli

C'est plein de choses, mais c'est vraiment pas de savoir ce que Jordan fait de ces week-ends. Honnêtement, je ne vous demande pas ce que vous faites et je n'ai pas envie de le savoir. Parce que quand je vous vois, je vois quelqu'un qui a été aux manettes et j'ai envie de lui poser d'autres questions. Donc honnêtement, ça, je n'ai pas trop envie de vous répondre. Ne le prenez pas mal.

15:13
Présentateur

Pour les téléspectateurs qui n'ont pas compris, on parle donc de cette idylle puisque Jordan Bardella s'est affichée en une de la presse. C'était à Monaco, un paradis fiscal, un paradis fiscal, dans un épisode caniculaire. Avec sa nouvelle compagne, la princesse Maria Carolina des Bourbons des Deux Siciles. Je précise parce que vous aviez eu un lourd, comme on appelle ça, vous étiez compris tous les deux, mais peut-être pas le téléspectateur.

15:38
Laurent Jacobelli

D'accord. Non mais attendez, le Grand Prix de Formule 1 était à Monaco. Ok, est-ce pour autant que Jordan a un compte caché à Monaco ? Sûrement pas. Donc je pense qu'il faut sortir de ça.

15:49
Présentateur

Ça s'appelle des symboles, ça s'appelle des marqueurs. Et attention, parce que l'étude montre que ça a un impact. Donc je voulais juste poser la question.

15:57
Laurent Jacobelli

Vous posez la question, je vous réponds. Je crois que quand Jordan se déplace chez moi dans le Grand Est, notamment à la foire de Pousset, dans les Vosges ou à la foire de Chalons, ce sont des événements très populaires, il est très à l'aise. Les gens, je crois, lui réservent un accueil triomphal. Et vous n'arriverez pas à donner de Jordan, en tout cas ceux qui essayent, je ne dis pas que c'est votre cas, l'image de quelqu'un déconnecté, etc. S'il était comme ça, il ne serait pas au Rassemblement National. Or c'est un jeune homme qui a, quand il a commencé la politique, il a dédié...

16:27
Présentateur

Ah bon, parce qu'on ne peut pas faire partie de l'élite et être au Rassemblement National ?

16:29
Laurent Jacobelli

Je n'ai pas dit ça, faire partie de l'élite...

16:30
Présentateur

C'est ce que vous avez dit, pour être au Rassemblement National, il faut être populaire.

16:34
Laurent Jacobelli

Oui, mais on peut être populaire et être de l'élite, on peut comprendre et aimer le peuple en étant de l'élite. Le problème, c'est que les élites qui nous ont gouvernés depuis maintenant, et Macron, symptomatiquement, donnent l'effet inverse. Pour être clair, pour être très clair, depuis qu'il est tout jeune, Jordan a dédié sa vie à la politique. Il a même dédié sa jeunesse à la politique. C'est donc quelqu'un de sincère. Si vous cherchez chez lui une faille dans la sincérité, dans l'intérêt général, dans l'amour même des Français, vous ne la trouverez pas. Parce que quand on est jeune et qu'on donne sa vie à la politique, c'est parce qu'on y croit.

Et donc, laissez-lui aller un dimanche tous les trimestres pour...

17:11
Présentateur

Laurent Jacobelli, vous restez avec nous parce que c'est l'heure de la rubrique On Marche sur la Tête. On a appris le calendrier de la future élection présidentielle 2027. Le premier tour, 18 avril. Le second tour, le 2 mai. Le 2 mai, pourquoi on vous en parle ? Parce que c'est ce lendemain du 1er mai. Ça sera la fête du travail. Et on imagine déjà, peut-être, ce scénario catastrophe. Jordan Bardella, Marine Le Pen, on ne sait pas. Au second tour, des cortèges syndicaux qui défilent, Arnaud. Et dans la rue, peut-être des images de casseurs, des images anti-RN. Est-ce que là, il n'y a pas un scénario explosif ? Il est possible, en effet, que ce soit une très mauvaise date. Nul ne le sait.

Mais vous avez, en effet, des risques de confrontation. Nous n'avons pas besoin, dans notre pays, de confrontation en ce moment. Nous avons besoin de confrontation des idées. Nous avons besoin de confronter les programmes. Nous avons besoin de confronter des projets. Mais on n'a pas besoin de confrontation et de déflagration générale. Parce que c'est ça qui est en jeu dans cette histoire. J'ai entendu ce que LFI, vos premiers adversaires, objectifs, j'ai envie même presque de dire, dire quelque part que la sédition ou l'insurrection était inévitable, comme s'il fallait la légitimer par avance. Et je vois bien la montée de la violence dans la société française.

Donc on a besoin que les élections se déroulent de façon tout à fait tranquille, dans des moments où on puisse compter sur la responsabilité de chacun. Voilà. Et donc, une journée de manifestation organisée, programmée par avance, qui est normale, puisque c'est la fête du travail, qui puisse être instrumentalisée à des fins politiques la veille d'un scrutin, est en effet problématique. C'est problématique, notamment quand on voit ces images du 1er mai 2025, qui ressemblaient effectivement à une fête de travail, mais il y avait aussi beaucoup de casses, beaucoup de violences.

Est-ce que ça peut être au profit de la gauche, par exemple, un soulèvement populaire, ou ces images peuvent-elles rapporter au Rassemblement national ? À qui ça va rapporter finalement, ce 1er mai ? Écoutez, je ne vais pas spéculer quand même sur ces tristes événements dont nous subissons les conséquences, sur les contribuables, qui derrière passent. Le 1er mai 2024, c'était la même chose. Franchement, maintenant, même les matchs de foot sont devenus, les victoires, les victoires, et même c'était des défaites, sont devenus maintenant des problèmes pour la sécurité des biens et des personnes. Donc on a quand même un problème de retour à la normale. Donc la violence, elle est là.

D'ailleurs, quand on prend les transports en commun, on voit bien qu'il y a une agressivité latente dans la vie quotidienne. Donc on a besoin d'éléments d'apaisement. Qu'est-ce que vous proposez pour l'apaisement ?

19:53
Laurent Jacobelli

Voilà une bonne question. D'abord, il y a deux choses. Il y a ces événements, ces émeutes, qu'à chaque fois qu'il y a une fête, un moment qui devrait être un moment de cohésion, une manifestation qui devrait être un moment de revendication, où vous avez des black blocs, des excités qui arrivent, qui cassent les magasins, qui agressent les policiers, etc. Je pense que là-dessus, il faut maintenant plus de fermeté. Parce qu'il faut donner l'exemple. On voit bien qu'à chaque fois, on compte les voitures brûlées, on compte les vitrines cassées, mais en tout cas, ceux qui sont en prison, on les compte sur les doigts d'une main.

Donc il faut maintenant arrêter avec ce laxisme et ramener l'ordre dans nos rues. Je crois qu'il faut apaiser notre nation. Il faut éviter les discours de haine qui existent. Aujourd'hui, dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon...

20:30
Présentateur

Donc pour vous, l'apaisement, c'est le parti du Rassemblement National ?

20:32
Laurent Jacobelli

Mais oui, dans le Rassemblement National, il y a Rassemblement et il y a National. Ce qui est fort, ce qui nous unit tous, malgré les différences d'idées, les origines, les professions, c'est qu'on appartient au même club, la nation. Et donc c'est l'adhésion à la nation qui fait qu'on peut surmonter les contradictions, les débats. Or, des gens comme Jean-Luc Mélenchon font de la communauté une priorité par rapport à la nation, de la classe sociale, une priorité par rapport à la nation. Et donc ces gens-là ont finalement un effet terrible sur la cohésion nationale qui se manifeste par ces émeutes qui sont ensuite aggravées par le laxisme judiciaire.

21:10
Présentateur

Donc ça veut dire que vous allez regarder ces images du 1er mai 2027 et que s'il y a des émeutes, en fait, vous vous dites « c'est bon pour nous le parti du rassemblement, de l'apaisement ».

21:19
Laurent Jacobelli

Non, je crois qu'on n'est pas fabriqués comme ça. Si on voit des émeutes dans les rues de Paris, je crois qu'on sera plutôt attristés. Et on se dira « mais voilà où nous en sommes arrivés ». Vous savez, aujourd'hui, toutes les manifestations syndicales sont gâchées par des black blocs. Vous avez des syndicats...

21:33
Présentateur

Les syndicats essaient de bloquer tous ces gens. Ils ont du mal, ils ont des services d'ordre musclés, mais ils ont du mal. Les syndicats sont des gens très responsables.

21:43
Laurent Jacobelli

Vous savez, si par exemple, on remettait à l'ordre du jour un point judiciaire qui disait que si vous participez à un groupe qui casse une vitrine et que même si ce n'est pas vous qui avez cassé, mais que vous étiez à côté, que vous applaudissiez et que vous êtes condamné, on ferait un grand progrès. Mais c'est vrai que dans ce pays, il y a un problème avec l'ordre, l'autorité et le laxisme. Il faut le ramener et ça fait partie de notre projet.