Budget de la Sécu adopté: débat entre Philippe Brun (PS), et Julien Odoul (RN)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
vont nous rejoindre sur ce plateau Philippe Brun, socialiste qui a donc voté pour ce budget et Julien Audoux le Rassemblement national, bonsoir à tous les deux, qui a voté contre Philippe Brun. Je vous vois sourire Ce soir, est-ce que vous êtes satisfait de ce qui s'est passé tout à l'heure à l'Assemblée ? Oui, satisfait que des gens qui ont commencé à travailler tôt puissent partir à la retraite comme on leur avait promis.
Satisfait qu'on réindexe les pensions de retraite sur l'inflation, des gens qui ont souhaité social et agricoles, qui ont 700 euros de retraite, qui puissent avoir une indexation sur l'inflation. Je trouve ça juste. Je suis content aussi qu'on ait 3 milliards de plus pour les hôpitaux et les EHPAD, 18 000 postes de soignants préservés ou créés.
Je crois qu'on en avait bien besoin dans notre service public de la santé, qui est défaillant. Je suis fier qu'on ait négocié et obtenu le sujet de la Sécurité sociale, qui en prime, divise le déficit de la Sécurité sociale par deux. On a à la fois réussi par rapport à ce qu'aurait été la Sécurité sociale.
Par deux ? De 30 à 23 milliards ? On aurait eu un déficit bien supérieur, on l'a divisé par deux, grâce à l'adoption de ce PLFSS.
Donc, à la fois, on rétablit en partie des comptes de la Sécurité sociale. Oui, du coup, je ne prends pas la division par deux. C'est juste pas vrai.
Un tiers ? Précisez mes chiffres. Non.
Par rapport aux projections qui ont été faites, on le divise par deux. Donc, on On obtient à la fois la réduction du déficit de la sécurité sociale, on obtient davantage de moyens pour nos soignants, on obtient la suspension de la réforme des retraites. Et je crois que c'est mieux, si vous voulez, que le budget qui sortait du gouvernement.
Et c'est ça qu'on a réussi à obtenir. Alors, je sais bien que ça dérange certains. M.
Touati...
Ah non, moi je ne suis pas dérangé. Je le connais, M. Touati.
J'étais en quatrième, je dois regarder la télévision. Ah, c'est gentil, vous me donnez un petit coup de gueule. Je ne sais pas si c'est un Compliment, Marc Je n'ai pas vu venir celle-là A l'époque, vous expliquez que la crise de 2008 C'était parce que l'État était trop fort dans le monde Et que c'était pas la faute des banques C'était la faute de l'État Donc moi je dis aujourd 'hui Je comprends pas que j'ai dit ça à l'époque, mais bon, en mettons...
Je prends tous les analystes et tous les chroniqueurs qui sont ici. La vérité c'est que ça fait trois mois qu'on se prend tous les analystes, tous les chroniqueurs de la Terre qui nous disent on va pas s'en sortir, c'est des ordonnances, c'est des 49 .3, c 'est des décrets, on a obtenu un accord, on a un budget de la secrétaire sociale qui est voté, les gens qui nous disent vous voulez vous faire avoir, il n 'y aura pas ce que vous voulez sur l 'hôpital, il n'y aura pas ce que vous voulez sur une retraite, il n'y aura pas ce que vous voulez sur des annexations.
Et est-ce que vous êtes à l'aise Philippe Brun, avec cette alliance, avec le camp Macron, Mathilde Panot ce soir dit que vous avez changé de camp, vous avez changé d'alliance. Il y a majorité pour personne, donc en vérité on vote un texte parce qu'on pense que c'est un bon texte, voilà c'est tout, si demain il y a une réforme. Philippe Brun a découvert le sujet il y a trois mois et pouf en trois mois il l'a réglé.
Là vous êtes en train Je suis en train d'expliquer que vous résolvez le problème de déficit divisé par deux, ce qui n'est pas vrai. Vous travaillez, vous savez ce que je vous regardais tout à l'heure ? On vous a posé une question et il y a une personne qui posait des questions demandées.
Sur les arrêts de travail, vous n'avez pas été capable de répondre. Pourtant, il y a des régulations sur les arrêts de travail. J'ai tout à fait répondu.
C'est ce qu'a dit Gérald Imlochard tout à l'heure. C'est exactement ce que j'ai dit. Vous êtes là, vous m'attaquez en disant qu'en fait c'est C'est vous qui attaquez, si je peux me permettre Non non, vous attaquez M.
Swatis que vous attaquez tout le monde Vous les cacher que vous avez fait un accord avec le gouvernement, c'est pas grave Non mais c'est pas la peine d'attaquer les gens C'est qu'en vérité C'est bien d'ailleurs, vous aviez C'est une combouiller au quatrième, c'est bien d'ailleurs, vous avez une bonne formation. Le problème c'est que maintenant je ne suis plus invité danser dans l'air d'heure, c'est bizarre. Et la date publique a triplé de plus.
Philippe Brun et Julien Andoul pour vous répondre. Ça fait une demi-heure avant que je vous écoute je vous dis rien de chose quand même on vit enfin franchement on vit pas dans le même monde on est d'accord attendez s'il vous plaît que ce qui s'est passé est absolument affreux que les déficits vont exploser que finalement cette assemblée totalement irresponsable. Alors que si le truc avait été rejeté, vous auriez dit quoi ?
Exactement la même chose. « Oh là là, mais ces députés, ils sont tellement incapables de se mettre d'accord, mais c'est quand même pas possible après tout ce qu'on leur a concédé qu'ils ne se mettent pas d'accord ». Donc il y a un moment en fait, juste, il y a une situation politique qui est inextricable par la décision du président de la République de faire une dissolution.
Les députés ont été responsables et ont réussi à adopter un budget qui épargne les classes populaires et les classes moyennes, et qui en plus réduit le déficit de la sécurité sociale, et je crois que — Attendez, Julien Audoul vous répond. J'ai cru vous entendre dire « lunaire ». Où j'ai rêvé ? — Vous avez rêvé, mais j'aurais pu le penser, effectivement. — OK.
Moi, j'ai rêvé. — Faites une transmission de pensée. — Non, je sais pas, mais j'ai rêvé. — On l'a dit tout à l'heure. — Il va y — Je sais pas si on est en quatrième ensemble. — Non, non, mais... — Objectivement, ce soir, et je le reconnais, c'est une victoire pour les socialistes, mais c'est une défaite pour les Français.
C'est une défaite pour les Français qui travaillent. C'est une défaite pour les Français qui travaillent. C'est une défaite pour les Français qui travaillent.
C'est une défaite pour les Français qui se désespèrent de voir qu'on va encore une fois alourdir le fardeau fiscal, 2 ,5 milliards de hausse de taxes, alors que dans le même temps, il n 'y a aucune piste, aucune, mais vraiment aucune piste d l'économie. C 'est-à-dire qu'on dit toujours aux Français de payer, de continuer à payer et de dire à un État finalement de ne pas faire les efforts nécessaires, que ce soit sur la fraude, 50 milliards au moins de fraude, c'est-à-dire l'argent des Français qui est volé chaque année, on ne va pas aller le récupérer. L'argent qui constitue le pactole de l'immigration du lycée social, on ne va pas l'économiser dessus.
Le train de vie de l'État et on va toujours infliger aux Français qui bossent des sanctions. Et puis moi, je suis désespéré aussi puisqu'il y a une défaite pour les électeurs et les sympathisants des Républicains et je me mets à leur place ce soir. Parce que pendant des jours et des jours, on a eu le patron des Républicains, M.
Rotaillot, qui nous a dit que ça allait être un hold-up fiscal, que ce budget était socialiste, qu'il fallait le condamner, qu'il fallait le dénoncer avec la plus grande force. Et vous avez 18 députés, les Républicains, qui ont Qui ont voté pour ce budget socialo-macroniste. Au mépris total de leurs électeurs, au mépris total de leurs présidents.
Moi je dis aux électeurs et aux sympathisants les Républicains, comme l'a dit Jordan Bardella, qu'il faut qu'ils nous rejoignent. Ils ne peuvent plus supporter d'être trahis en permanence et de voir qu'à un moment donné, les élus pour qui ils ont mis leur confiance, les trahissent au coin du bois pour garder leur poste. Parce qu'on parle beaucoup de stabilité.
La seule stabilité qu'a-tu assurée ce soir, c'est la stabilité des élus qui ont peur des élections, qui ont peur de retourner devant les électeurs et qu'il fallait surtout trouver toutes les négociations possibles dans les arrières-cuisines, dans les couloirs...
Mais ça s'appelle un compromis, ça, Julien Noul. Ça s'appelle un compromis. Ça s'appelle une soumission.
Ça s'appelle une soumission parce qu'on a peur de revenir dans les électeurs. On le sait, depuis 2024, la situation politique est bloquée. Ça ne changera pas.
Il n'y a pas de majorité. Les accords d'appareil, des législatives ont voulu cette situation. Aujourd'hui, pour débloquer cette situation, il faut en repasser par le peuple français.
Tout simplement. Sauf qu'une partie des Républicains vous dirait qu'ils souhaitent la stabilité. Et la stabilité, c'est Un budget de la Sécu et une certaine stabilité jusqu'à 2027.
Ils souhaitent leur stabilité, ils souhaitent leur confort, ils souhaitent garder leur siège, ils souhaitent garder leurs petits privilèges parce qu'ils savent pertinemment que si demain, ils retournent devant les électeurs, ils sont sèchement battu. C'est ça la peur qu'ils ont et ils n'ont pas peur pour les Français qui s'ouvrent, pour les Français qui en ont marre de payer, pour les Français qui vont voir le déficit de la Sécurité sociale à 20 milliards d que cette séquence-là acte la fin des Républicains ? Je pense que ce soir, le parti LR est définitivement enterré.
Effectivement. Alors c'est vrai qu'il y a eu une longue séquence de reniements et une longue dégringolade du parti LR, puisqu'à un moment donné quand vous... – Ça c'est l'impression que vous l'avez dit dix fois ça. – Ça arrive souvent qu'on les enterre. d'élus et il baisse aussi en termes de popularité.
Marine Le Pen vient de réagir, on va voir le tweet de Marine Le Pen ce soir après ce vote à l'Assemblée et je vais vous faire réagir là-dessus Philippe Brun, ce n'est plus l'article 49 .3 dans la Constitution qui permet à un gouvernement sans majorité d'adopter un texte budgétaire. C 'est désormais l'article 12, celui qui permet au Président de la République de prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale.
Des écologistes à LR tous ont manœuvré pour permettre l'adoption du PLFSS, du budget de la Sécu, avec comme seul objectif se maintenir et éviter de retourner devant les électeurs. Qu'est-ce que vous répondez à ça, Philippe Brun ? Écoutez, moi je vais m'expliquer en quoi ce budget renie mes convictions.
Moi j'ai été élu avec écrit sur ma profession de fois, abrogation dans la forme de la retraite. On l'a suspendue. Donc c'est pas l'abrogation ?
Il nous manque 100 voix quand même pour une majorité absolue. On obtient la suspension. Ensuite, il y avait écrit des moyens supplémentaires pour nos services publics, nos hôpitaux, nos soignants.
On les a obtenus. Rien qui ne touche les classes populaires et les classes moyennes. Aucune franchise médicale.
On a supprimé le doublement des franchises médicales dans ce budget de la Sécurité sociale. Donc aujourd'hui, y compris vos commentateurs, ils disent bien que ce n'est pas une défaite idéologique, morale pour être socialiste, c'est nos propositions. Vous avez écrit « budget socialiste ».
C'est un budget, c'est normal. Nous, ce n'est pas pour éviter de dissolution, c C'est juste, tout simplement, nous avons gagné, et pardonnez-moi, mais même M. Odoul, qui oublie de dire que la plupart de nos amendements, ils ont été votés parce que le RN a voté pour.
Je rappelle les suspensions à la retraite, vous avez voté pour. Donc, qu'il y a un moment vous-même. Donc, ce n'est pas une manœuvre du côté de la gauche, en tout cas.
Eux sont fidèles à leur conviction. Vous n'avez même pas voté compte. Vous n'avez même pas voté compte à partie dépense.
C'est que ce budget n'est pas si pauvret simple. C'est un budget qui a été écrit, téléguidé, ordonné par les socialistes. C'est Olivier Faure qui a transmis sa copie.
Monsieur Lecornu s'est soumis à cette copie. Le problème, c'est que vous avez d'autres groupes, dont des groupes prétendument d'opposition comme les LR ou comme Horizon, parce qu'Horizon peut s'interroger. Vous avez le patron d'Horizon, Édouard Darnier.
Non, non, non, attendez, on va rester sur ce que dit Philippe Brun. Attendez, faites la liste Philippe Brun, de ce qu'a voté Julien Audoul. Mais la réalité, c'est qu'ils ont voté quasiment tout ce qu'on a proposé en vérité non c'est faux on a voté ce qui était oui ou non vous avez voté avec nous contre le doublement des franchises médicales, oui ou non vous avez voté avec nous pour augmenter les budgets de l'hôpital tout à l'heure c'était il y a quelques heures vous avez voté pour mais vous savez si vous proposez qu'il y ait du ciel bleu et qu'il y ait la paix dans le monde on va voter pour l'essentiel de ce qu'il y a dans ce budget vous avez voté pour non c'est faux on n'a pas voté l'augmentation de la CSG par exemple la suspension informe d'avance vous avez voté pour la CSG sur les retraités et sur l'indemnité chômage vous avez voté avec nous contre cette CSG vous avez voté avec nous pour qu'on arrête de taxer les affections de longue durée vous avez voté avec nous c'est dans le programme mais philibrin vous voyez bien que c'est pas c'est pas aussi clair que ce que vous disiez tout à l'heure Julien Ce budget n'était pas si mauvais que cela.
Mais si, il n'est pas mauvais, il est très mauvais. Vous avez voté la partie dépense tout à l'heure ? Mais non, mais c'est faux.
Mais c'est faux. Philippe Bras dit un mensonge, voilà. On n'a pas laissé passer.
Vous l'avez été abstenue sur la partie recette. Alors attendez, la réponse que j'ai la retenue...
Il dit un mensonge, il dit vous avez voté la partie dépense, c'est faux, on s'est abstenus, effectivement. C'est faux, on s'est abstenu, Il faut être raisonnable et surtout dire la vérité. Mais ce budget est un très mauvais budget, d'une part parce qu'il alourdit, même si Philippe Brun s'en défend, il alourdit la pression fiscale et il alourdit le poids des taxes sur nos concitoyens, ce qui est intolérable alors que nous sommes le pays le plus fiscalisé du monde.
Je rappelle que dans tous les pays de l'OCDE, les citoyens français sont les plus matraqués d'impôts, ce qui est intolérable au regard des services publics auxquels ils ont droit, qui sont totalement délabrés et indécents pour la plupart d'entre eux, malheureusement, même si les fonctionnaires qui y sont sont admirables. Et très clairement, il ne fait aucune économie parce que tous les amendements dont il ne parle pas, tous les amendements d'économie que nous avons voulu proposer, que nous avons défendu, ils ont tous été rejetés par la gauche. Parce que la gauche ne veut faire aucune économie sur l'immigration, parce qu'elle veut plus d'immigration, donc il faut payer plus pour l'immigration.
Elle ne veut faire aucune économie sur la fraude. Elle se moque d'aller récupérer de l'argent de la fraude. La fraude, il faut laisser filer.
Les pauses, arrêts, maladies, on s'en moque. Les cartes vitales frauduleuses, on s'en moque, etc. Donc ça c'est la gauche.
Pareil sur le train de vie de l'État. Le train de vie de l'État, ça appartient aussi...
L'éléphant socialiste veut toujours plus de trains de — À tous les niveaux, on laisse filer la dépense publique. On ne fait pas d'économie, c'est tout. — Philippe Brun, Philippe Brun, pour répondre à Généraldoux. — C'est n'importe quoi.
On parle de la sécurité sociale, mais pas sur le train de vie de l'État. Ça n'a rien à voir. C'est un autre texte qui vient C'est pas un autre texte, vous savez très bien que c'est lié Encore une fois Je ne sais pas si vous êtes venu un peu dans l'hémicycle ces derniers temps Mais là on parle plus de la sécurité sociale Il n'y a pas de l'État dedans La vérité c'est que vous n'êtes pas opposé à la partie dépense Vous savez très bien Vous savez très bien M.
Odoulou que quand vous regardez les yeux dans les yeux les habitants dans votre circonscription moi je pense aux ouvriers qui sont à mi-gène et qui ont vécu la délocalisation Alors désolé mais mi-gène n'est pas dans ma circonscription Monsieur t'es à côté de chez vous Désolé T'es à côté de chez vous Pour réviser vos fiches, vous êtes d'assence, Mygène ne vous intéressez pas à eux ? de Ben Teller qui se sont retrouvés regardez toutes les circonstructions autour de vous qui sont aussi par des députés RN et faites attention à la vôtre surtout moi je pense aux ouvriers de Mygène, de Bentler, qui ont vécu la fermeture de leur site il y a deux ans. Une grande partie d'entre eux n'a pas retrouvé de travail.
Qui ont été abandonnés par la gauche et par la région socialiste, d'ailleurs. Allez au bout de votre réponse. Une grande partie d'entre eux étaient des seniors, qui grâce à ce qu'on a voté, et d'ailleurs vous l'avez permis vous-même parce que vous l'avez voté pour, grâce à ce qu'on a voté, vont pouvoir partir à la retraite et donc sortir du chômage à ce moment Parce qu'ils ont commencé à travailler tôt et à cause de la réforme borne, on leur demandait de travailler deux ans de plus.
Moi je suis heureux, vous ouvriez de Mygène dans Lyon, votre département d'élection. Moi je suis heureux. Vous le direz à la région socialiste qui n'a jamais rien fait bien moi je suis heureux pour eux Géraldine Vossner j'ai une question pour Philippe Brun pas pour vous désolé parce que je connais la réponse mais pour Philippe Brun la suite maintenant est-ce que tout ce qu'on se dit ce soir ne risque qu'il pas d'être balayé quand autour du 15-20 décembre vous allez voter contre le PLF, le projet de loi de finances qui a déjà été bien durci au Sénat.
Qui va revenir en commission mixte paritaire et que vous pourrez plus difficilement amender ? Est-ce que ce n'est pas le risque ? Alors là on prépare le budget de l'État, on est en train de l'organiser.
Là on prépare des réunions pour cette fameuse commission mixte paritaire. Et notre objectif, c'est d'aboutir à un compromis comme on a réussi sur le projet de loi 2. Mais la droite est majoritaire en CFP.
Là, on est quand même dans un écart qui est beaucoup plus important que celui que vous – C'est important ce que vous nous dites, notre objectif c'est d'aboutir à un compromis. C'est-à-dire que ce qui s'est passé là ce soir, vous imaginez que c'est possible pour le budget de l'État ? – C'est l'intérêt de la France d'y arriver, on ne peut pas laisser les deux patrons tout à l'heure, on ne peut pas laisser le pays dans une incertitude totale pendant six mois. – Mais si vous augmentez les impôts comme vous le souhaitez, c'est des deux patrons. – Et alors quelles sont vos lignes rouges ?
Parce qu'on l'en savait pour l'OPLFSS qu'elles étaient vos lignes rouges. – Bon, donc on a eu une première lecture à l'Assemblée, il n'y a pas eu de compromis pour l'instant. Là, il y a le Sénat.
Il y a des choses positives au Sénat, je suis désolé, il y a des choses évidemment qui ne nous vont pas, mais il y a eu notamment le Sénat, on a rétabli un ISF, où ça nous va bien, a limité un certain nombre de mesures sur l'évasion fiscale, à encadrer les transmissions d'entreprises et via la niche...
Donc vous voyez un compromis possible. Boris Vallaud, votre président, dit aujourd'hui dans une interview au sur le budget de l'état je ne vois pas le chemin pour l'instant on ne l'a pas donc là aujourd'hui on y travaille pourquoi parce qu'on peut pas laisser le pays sans budget pendant des mois donc aujourd'hui il ya besoin que les entreprises sachent quel sera leur niveau d'impôt l'année prochaine il faut que nos services publics sachent qu'elle sera leur budget l'année prochaine il faut qu'on puisse voter très rapidement de crédit de la défense laisser nos armées sans moyens vous êtes prêts à poursuivre cette alliance c'est pas une alliance – Ces discussions, en tout cas, à refaire des compromis avec le camp macroniste. – Nous l'avons fait sur le budget de la Sécurité sociale, pas avec le camp macroniste, avec tout le monde, je rappelle qu'il n'y a pas que le camp macroniste qui a voté, tout le monde, les députés, on est payés pour ça, pardonnez mois.
Les Français nous payent pour qu'on trouve des solutions à l'Assemblée nationale. Pour réduire les déficits également, pas pour les augmenter. Allez, Julien Andoune pour vous répondre là-dessus sur le budget.
On va essayer de...
Je ne sais pas si on va y arriver. Un impossible d'une tenue. En tout cas, on va faire notre maximum.
Est-ce que vous pensez que ça n'a pas passé ? On va essayer de faire passer un budget. Attends, donnez, donnez, donnez, Julien Audoul pour répondre à Philippe Brun, ensuite Marc Toiti et Bruno Jeudy.
Alors déjà, une nuance de taille, les Français nous indemnisent pour respecter leur volonté. nous sommes des fondés de pouvoir et nous sommes des représentants du peuple nous ne sommes pas payés pour garantir des équilibres pour préserver son siège ou pour voter de mauvais budget, on est là pour respecter leur volonté et la La volonté du peuple français n'est pas de continuer le matraquage fiscal et de continuer la politique macroniste. – Julien Andoul, ça vaut ce que ça vaut, mais de tous les Français, et il y en a des dizaines qui ont défilé sur le plateau du forum.
Je rappelle, jeudi soir, 21h, Jordan Bardella face aux Français sur BFM TV. Il y en a des dizaines et des dizaines de Français qui ont défilé depuis la rentrée. On a fait 12 ou 13 émissions du forum.
Ce qu'ils nous disent et ce qu'ils disent aux élus présents, c'est « Entendez-vous ». Entendez-vous. En grande majorité, c'est ce qu'ils disent.
Entendez-vous, débrouillez-vous pour trouver un compromis. Est-ce que ce n'est pas ce qui s'est passé ce soir ? – Non.
Ce qui s'est passé ce soir, je le redis, c'est un pacte de stabilité, de siège entre les socialistes et les macronistes et tous les autres qui se sont greffés pour permettre justement de conserver… – Un compromis. – Non, ce n'est pas un compromis. Un compromis se fait sur l'intérêt général.
Là, l'intérêt général, il n'y en a pas. – Jamais en fait. – Mais non, un compromis… Mais si, excusez-moi, regardez par exemple, en 2022, je reprends cet exemple parce qu'il est important.
Quand Marine Le Pen a mis sur la table le sujet du pouvoir d'achat pendant la campagne présidentielle, que c'est le premier texte que nous votons à l'Assemblée nationale des mesures de pouvoir d'achat proposées par le gouvernement, il y a eu un compromis. Ces mesures n'étaient pas les nôtres. On l'a fait parce que l'urgence sociale et économique imposait que nous votions ces mesures.
Elles n'étaient pas les nôtres, elles n'étaient pas parfaites. Mais là, il n'y avait pas d'urgence ? Non, il n'y a pas d'urgence.
La seule urgence, c c'est d'en finir avec le macronisme. Parce que de dire, encore une fois, comme le disent certains, que ça va être monstrueux s'il n'y a pas de budget...
Donc vous êtes comme les filles en fait ? Non, non, non. Madame Chevillon, si vous pouviez un peu...
Non, on n'est pas comme...
Et les filles, vous voyez bien qu'on n'est pas comme Non, parce que vous avez employé exactement la même phrase que Manon Aubry il y a quelques instants. Mais vous savez, encore une fois, si Manon Aubry dit 1 plus 1 égale 2, je ne vais pas dire qu'elle a tort. Donc il faut être réaliste.
Mais ce que je veux dire, c'est que c'est il faut, la France aura toujours un budget. La France aura toujours un budget. Alors certes, ce ne sera pas les mesures qui seraient souhaitables pour le pays, certes, ce ne sera pas le changement de politique qui est souhaitable pour le pays, mais la France aura Donc c'est mentir de dire qu'on va se précipiter dans le mur alors que ça fait 8 ans qu'on va dans le mur.
Si on s'arrête là-dessus juste un instant, on avait Benjamin Morel tout à l'heure sur le plateau qui disait « Le budget de la Sécu, honnêtement, on aurait pu s'en passer. contrairement au budget de l'état donc donc donc il n'y avait pas d'urgence à si quand même parce qu'il fallait quand même fixer le en tous les cas ce qu'on appelle l'ondam la qui fixe justement les les dépenses pour les hôpitaux pour la sécu pour la santé c'est très important donc on sait par contre il nous faut il faut un budget de l'état ça il faut un budget de l'état mais surtout quand on parle de budget au sens large bien entendu c c'est toutes les collectivités locales c'est pas évidemment que l'état c'est l'état donc collectivité locale sociale c'est ce qui fait effectivement cet ensemble quand on parle de vie publique globale de 5 ,4 % du PIB c'est ça c'est pas que l'état c'est effectivement réarmer l'armée française ça va pas vous permettre de dépenser je ne sais combien 2 3 4 5 6 milliards en plus pour armer et acheter des armes pour être très concret à l'armée française qui sont prévues dans le budget donc c'est pas exactement la même chose quand même pour des politiques importantes et chacun le sait pour changer de cap pour notamment on parle de l'armée on peut parler de la réforme des retraites ce sera évidemment tranché au moment de la présidentielle oui mais attendez ça on le sait donc là vous attendez c'est donc pour tout ça vous attendez par exemple pour l'armée vous êtes d'accord de dire aux militaires attendez on va vous payer très bien en revanche ce dont vous avez besoin cette situation ce dont vous avez besoin pour fonctionner c'est pour l'instant c'est terminé rendez-vous en 2027 nous n'avons pas voulu cette de situation, et c'est pour ça que nous appelons de nos voeux une dissolution, pour qu'il y ait une clarification politique avec une nouvelle majorité. Nous sommes dans l'impasse, encore une fois, donc rien de bon ne sortira de cela, si ce n'est de mauvais budgets, de très mauvais compromis ou de mauvaise trahison, comme c'est le cas avec ce qui est en train de se passer.
Ce qui a été dit, inquiétant aussi, c'est que vous êtes en train de faire des accords éventuellement avec M. Lecornu, comme vous avez fait sur le PLFSS. Donc ça veut dire que on a ouvert la boîte de Pandore de l'augmentation des impôts, de la moindre...
Est-ce qu'il y a des accords qui arrivent ? Parce qu'a priori, c'est ce qu'on nous dit, c'est ça qui est peut-être inquiétant oui d'abord moi je voudrais rappeler c'est que l'histoire la loi spéciale faut rappeler ce que c'est sert que 70 % des crédits sont gelés une voie spéciale ça veut dire quoi c'est à un recrutement interdit par exemple on doit recruter un certain nombre d enseignants 5800 l'année prochaine on ne peut pas les recruter c'est à dire moi en milieu rural des fermetures de classes des écoles qui ferment bon deuxièmement ça veut dire aucun investissement aucun investissement possible c'est-à-dire qu'on a le droit de ne passer aucun marché public. Ce qui veut dire, par exemple, les munitions pour nos soldats, on ne peut pas les passer.
Aucun investissement possible. Toutes les entreprises du BTP qui usent de la commande publique et cybernormale ne pourront pas travailler. Aucune subvention possible.
Tout le secteur associé notamment l'hébergement d'urgence pour les SDF, notamment les restos du cœur, notamment les banques alimentaires, n'auront droit à aucune subvention. Donc la loi spéciale, ce n'est pas un budget. Ça a coûté 10 milliards l'année dernière.
L'année dernière, ça a été...
Mais justement, je voulais L'intérêt national, c'est qu'on arrive À adopter un budget Justement, venons-en Là, puisque vous avez dit que Vous réfléchissez peut-être à voir s'il n'y a pas une possibilité De passer le budget avec avec M. Lecornu, puisque vous avez réussi à passer le budget de la Sécurité sociale. Et Olivier Faure, tout à l'heure, il y a à peu près une heure, a dit à peu près ça après les questions de Maxime et Julie.
Est-ce que vous écartez totalement l'hypothèse d'avoir recours au 49-3 ? Parce que là, la marche elle est très haute. Quand on a un pouvoir du...
De toute façon, le 43 c'est un pouvoir du gouvernement. Non, non, mais il a accédé à votre demande. Si vous attendez des saucisses qu'on se mette à plat ventre pour réclamer les 403, ça n'arrivera pas.
François Hollande l'a demandé. En tout cas, nous, on ne demandera pas le 493 si ça n'existe pas. Je dis ça, c'est pour éviter la loi spéciale.
La preuve, on a réussi à obtenir un PLFSS, projet de financement de la sécurité sociale, budget de la Sécu 149 .3. Donc Donc nous, on veut continuer de la même manière. semaine prochaine, on réunit une commission avec le Sénat et l Assemblée.
On va être 8 députés, 8 sénateurs pour se mettre d'accord. Moi, je suis vice-président de la commission des finances. On est en train de travailler à l'organisation de cette commission pour essayer de se mettre d'accord.
Franchement, M. Brun, le 20 décembre, ça tourne. Le 20 décembre, vous voyez que ça passe pas.
Il y a quand même assez peu de chances que vous mettiez d'accord. Il n'y a pas une possibilité de 49-3 et derrière, vous vous abstenez, le budget passe. De toute façon, imaginons qu'il y a un 49-3 sur un budget qui est austéritaire, qui détruit des emplois, qui casse l'investissement.
On votera une censure. Donc je veux dire, à la fin, le sujet qu'on a travaillé aujourd'hui, c'est de se mettre d'accord sur un budget de compromis. Ensuite on verra comment il passe.
Mais donc vous ne fermez pas la porte à une censure éventuellement après tout ce que vous avez pu obtenir ? Là, on dit simplement que sur le budget de l'État, il faut un texte de compromis. Ensuite, on verra comment il est voté.
On l'a dit, Boris Vallaud l'a dit. Ce qui compte pour nous, c'est le texte de compromis. Après, s'il est adopté par 49-3 ou s'il est adopté par un vote régulier comme nous l'avons fait pour le budget de la Sécu, ça nous va aussi.
Ce qu'on dit simplement, c'est que là, il faut que les forces politiques travaillent ensemble. Toutes les forces politiques, majorité d'opposition pour donner aux Français un budget avant Noël. C'est ça l'objectif.
Et ça peut passer réellement vu les échéances ? Là, la marche est beaucoup trop haute, ça ne passe pas. Le budget général, je pense qu'il ne passe pas.
Après, il faut reconnaître que Sébastien Lecornu, à mon avis, là, il attaque la deuxième haie, il a déjà réfléchi aux concessions qu'il peut encore accordé aux socialistes et à d'autres, je pense que ce n'est pas totalement terminé. Ce n'est pas terminé mais il n'y a pas que les socialistes qui pèsent parce que là on voit que le PLFSS est passé avec 18 voix des ou on nous dit qu'on va se planter. Ça fait trois mois qu'on m'explique que le budget va passer par ordonnance et que le budget ne va pas passer par ordonnance.
Ça fait des mois qu'on nous explique que tout ça est vain et qu'à la fin de toute façon il faudra ou une loi spéciale ou une ordonnance. La vérité c'est que là on a réussi une première haie. Et donc moi je pense que ça doit inciter chacun à la modestie sur les analyses sur la catastrophe annoncée.
Il y a encore des gens responsables dans cette assemblée. Il y a encore des gens...
Non non mais je veux J'ai imaginé ici, j'ai dit à plusieurs repos que c'était possible sur le budget de la sécu. Parce qu'il y avait déjà un gros morceau de lâcher par Sébastien Le Cordu, c'est les retraites. Donc ça c'était un butin pour vous très important.
Vous n'alliez pas lâcher cette affaire puisque c'est là-dessus que vous prenez votre risque par rapport au LFI. Donc politiquement, c'est une évidence que vous aviez intérêt à aller au compromis. Sur le budget général, objectivement, là c'est très très loin le rapprocher les curseurs, il va falloir quand même, il reste 14 jours sur la fiscalité vu ce que vous avez même demandé en première lecture et parfois obtenu honnêtement je vois mal comment ils ne perdent pas les LR et les horizons dans l'affaire nous en a bon espoir d'aboutir on pense qu'on peut obtenir un compromis et c'est l'intérêt de la France, je le rappelle c'est-à-dire qu'on ne peut pas être sans arrêt dans un débat budgétaire si l'on se met pas d'accord avant noël c'est à dire qu'on repart sur un mois un mois et demi oui avec les municipales pendant d'inquiétude pour tout le monde de plateau vous êtes là il ya tel député qui a fait une taxe sur les fenêtres un autre qui a fait une une taxe sur les toits, machin...
Philippe Brun, l'Assemblée nationale n'est pas une France parallèle. Moi je veux bien que vous soyez ravis ce soir et je vous comprends parce que vous avez mis tellement d'énergie, vous avez mis tellement de temps on n'est pas eu la même France je pense que si pourtant je pense que si, parce que nos départements se ressemblent les gens le week-end nous demandent quoi il a dit que c'est fruitel qu'il a raison entendez-vous, c'est ça que les gens nous disent bizarrement pas les les miens. Bizarrement pas les miens.
Oui, et que 10 militants peut-être. Moi, ils sont écoeurés de la situation. Oui, et que 10 militants.
Non, non, excusez-moi. Mais très clairement, l'Assemblée nationale n'est pas une France parallèle. Et quand je vois que certains se réjouissent d'avoir voté un mauvais budget, qui va avoir des répercussions sur la France qui travaille, qui va avoir des répercussions sur des Français qui demandent que l'effort soit fait d'abord par le gouvernement, d'abord par l'État, d'abord par les administrations et pas par eux-mêmes, je considère qu'il y a un échec cuisant et que de voir que certains se réjouissent de cette situation montre bien l'état de déconnexion dans lequel vous êtes, mais je vous le dis la sanction va arriver la sanction va être terrible pour vous il y a une autre haine dont on n'a pas encore parlé c'est Sébastien Le Cornu qui l'a accordé tout à l'heure pour obtenir l'abstention des écologistes.
Vous savez, c'est la question de l'électrification de la France et des énergies renouvelables. Il y a ce qu'on appelle la PPE, c'est un peu technique, mais c'est la programmation pluriannuelle de l'électricité en France. C'est très important, c'est ce qu'il va dire est-ce qu'il faut des nouvelles centrales nucléaires, est-ce qu'il faut des énergies renouvelables ?
Il s'est engagé vis-à-vis des écologistes, il lui a dit que c'est vrai qu'il y a des lobbies qui sont intervenus. Je vais regarder ce qui s'est passé, et puis je vais saisir la justice, et de toute manière, il y aura...
Je vais rendre mon verdict avant...
Il ne peut plus le faire. Il ne peut plus le faire parce qu'aujourd'hui, le régulateur de réseau a livré ses prévisions justement de consommation d'ici 2035. Et ça s'effondre et le régulateur de réseau lui-même dit « Ouh là là, il faut freiner sur les... » Oui mais alors, attendez, j'entends ce que vous dites toutes les deux.
Mais là, il faut expliquer, Bruno Jeudy, ce qui s'est passé aussi dans les coulisses. Parce qu'il y a une explication entre les écolos et le Premier ministre, où la patronne des écolos à l'Assemblée, Serge Le Chatelain, a expliqué que les écologistes avaient reçu un certain nombre de coups de téléphone avant le vote, de coups de pression. — De conseilleux un peu trop zélés, en fait. — Alors on sait pas qui c'était de patron, de conseiller, etc., de lobbyiste pour leur dire attention.
Si vous ne votez pas ou si vous n'abstenez pas, faites gaffe parce qu'il y aura un certain nombre de décisions qui pourraient être très défavorables dans les semaines qui viennent. Syrien Châtelain a visiblement appelé Sébastien Lecornu pour lui dire c'est quoi cette histoire et Sébastien Lecornu à l'Assemblée lui dit écoutez moi j'ai fait un signalement, je ne sais pas d'où ça vient, je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Qu'est-ce qui s'est passé concrètement C'est-à-dire que déjà, il a fait quelque chose qui est assez rare.
Il a fait un signalement d'une tentative d'intervention puisque les groupes de pression à l'Assemblée, tout ça est encadré à l'Assemblée C'est plus des conseillers que des lobbyistes On ne sait pas trop ce que c'est exactement L'hypothèse d'obéiste est très peu probable C'est très codifié Et donc Mme Chatelain a signalé que il y avait eu des tentatives d'intervention, de pression...
Elle parlait de chantage. Le chantage au vote des écologistes. ...d'intervention sur des votes.
Elle l'a expliqué au Premier ministre, puisqu'elle le voyait, puisqu'il y a eu quand même pas mal de contacts aussi entre le Premier ministre et les écolos sur les dernières lignes droites du budget de la Sécu. Et donc, ça a abouti à ce signalement. Maintenant, on verra bien...
On sait s'il a déposé plainte ou pas ? Non, non, c'est un signe. Il faut qu'on comprenne, en fait, ce qui était la nature du chantage, c c'était « soyez gentils avec le corps nu, votez ce budget et en échange on aura plus de renouvelables dans cette série ».
Mais par contre ça a marché parce qu'ils ont voté, ils se sont abstenus. Non, ils ne se sont pas abstenus pour ça ils sont ça n'a rien à voir et ils ont bien fait de dénoncer ce chantage parce que c'est hallucinant vous avez été témoin de ce genre de choses vous avez reçu ces coups de fil là – Non, non, moi j'ai découvert ça aux questions du gouvernement tout à l'heure, je n'étais pas du tout au courant de la formation à vous donner. – Parce qu'hier soir, un autre député que je ne citerai pas expliquait dans les coulisses que c'était une tradition, qu'au moment d'un vote aussi important, il pouvait y avoir un certain nombre de coups de téléphone en disant écoute, si pour ta circonscription t'as besoin de telle ou telle chose, tu nous dis, en échange, il faudrait peut-être -être que tu votes de la bonne manière.
C'est comme ça que ça se passe ? Il y a des pressions permanentes de n'importe quel groupe d'intérêt, le lobby de la margarine, le lobby des plumes d'oie, sur n'importe quoi. Le lobby de la margarine Vous avez des centaines de mails que vous pourcevez, de gens qui vous disent « je suis habitant de votre circonscription, attention, je regarderai ce que vous allez faire sur la margarine ».
Non mais c'est pas ça. Il faut savoir, les lobbies renouvelables en ce moment, ces derniers mois, sont déchaînés, il faut une pression de fou pour obtenir cette PPE. Moi je prends ça très tranquillement, mon équipe on lit les mails le matin.
Il y a une différence entre les mailings qu'on reçoit de différents groupes et puis les appels de conseillers qui qui font pression et qui menacent. Moi, il y a quand même une petite différence. L'image que ça donne pour les Français est catastrophique.
C'est-à-dire que, voilà, quand on a les Français qui souffrent aujourd'hui, cette image avec des votes, voilà, téléguidés...
Par contre, ce qui m'inquiète néanmoins, pour revenir sur ce qu'on a vécu tout à l C'est que moi je crains qu'il va encore lâcher Sébastien Lecornu, parce que justement n'oublions pas que pour avoir cet accord finalement il a quand même lâché la réforme des retraites, il va coûter 2 milliards d'euros sur deux ans et 10 milliards d'euros sur quelques années donc c'est quand même un coût, on ne peut pas le nié, c'est un coût inévitable. Les 10 milliards d'euros on verra ce qu'il se passe à partir de 2028. Certes mais toujours est-il qu'aujourd'hui quand vous faites les engagements de l'Etat à moyen terme, c'est un coût bien entendu donc là faire attention parce que encore une fois on y regardez.
Donc si on donne l'image d'un gouvernement qui lâche tout avec un défi public, qui va encore déraper, c'est très dangereux. La fiscalité. Le gros morceau, la grosse bataille entre les socialistes et le et le gouvernement, et Sébastien Lecornu, et ce qui lui reste de majorité de socle commun, c'est la fiscalité.
La bataille. Et c'était d'ailleurs le cœur de la bataille de l'examen en première lecture du budget Lecornu. Et puis il y a deux sujets.
Il y a ce qu'on lâche, mais il y a surtout comment on l'habille médiatiquement pour que ça paraisse une grande victoire pour vous. Or ça, pour les retraites, c'était assez simple. C'est un beau totem, même si finalement ça coûte, oui, mais pas tant que ça, c'est 300 millions dans le prochain, pour l'instant.
Voilà, ça reste contenu. Donc en gros, c'était un coût modéré, mais qui permettait un affichage XXL. Là, sur la fiscalité, c'est un petit peu plus délicat.
Il va falloir se montrer, vous pensez le croire. Vous croyez que vous pouvez être assez inventif ? Ce n'est pas qu'ils vont être inventifs, là.
C'est qu'il y a des choses qui ont été discutées par l'Assemblée et discutées par le Sénat. Vous savez qu'on ne peut pas tout réinventer, là. On ne peut discuter que ce qui a déjà été adopté.
Qu'est-ce qu'on remarque ? Il y a une majorité de gens, de groupes, qui pensent qu'il faut, oui, un effort, non pas sur les plus aisés, mais sur les grandes fortunes. Il y a trois formules possibles.
Je vais commencer par M. O'Doul. L'ERN propose un impôt sur la fortune financière.
Le Bloc central propose une taxe sur les holding. Nous, on propose la taxe Zoukmat. Vous ne pouvez pas tellement les comparer.
C'est trois choses différentes. On cherche et compromis. Donc c'est trois choses qui visent à mélanger des poireaux et des citrouilles.
Non, non. C'est doucher les grandes fortunes financières de ce pays qu'on veut mettre à contribution sur ces objectifs. Bon.
Mais c'est quand même une maladie. C'est-à-dire que dès qu'il y a quoi que ce soit, on veut tout le temps augmenter les impôts. Alors vous savez très bien que finalement, ce n'est pas les riches Ce qu'ils vont payer, ça va être la classe moyenne in fine.
Donc pensons quand même plutôt à la dépense. Là, personne n'en parle. C'est quand même triste.
Là, il y a un sujet de débat. Et ensuite, l'essentiel du sujet, c'est les moyens pour nos services publics. Est-ce qu'on veut fermer des postes dans l'Education Nation Est-ce qu'on veut fermer des postes dans le service pays du travail Est-ce qu'on veut réduire les budgets d'investissement de l'Etat Bref, toutes ces questions-là on va se les poser Et encore une fois, je crois que c'est la bonne nouvelle de ce soir C'est qu'on a montré qu'on est capable de trouver des compromis Qu'on est capable d'oeuvrer dans le sens de l'intérêt national et on va continuer à le faire pour le budget de l'Etat et potentiellement un compromis sera trouvable sur la justice fiscale.
En tout cas, je l'espère. Je n'en sais rien à ce stade mais c'est la même équipe qui a travaillé sur le budget de l'Etat et qu'il a travaillé maintenant sur le budget de l'Etat. J'espère qu'on va...
Les unes de la presse de demain matin, regardez, elle tombe à l'instant.
Philippe Brun