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interviewSUDRADIO· 1 juillet 2026 50 min

Les clefs d'une vie - Annie Lalalove

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.

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Invité

Les clés d'une vie, celle de mon invité. Vous auriez dû entrer dans l'enseignement. Vous avez choisi de renoncer aux leçons par devoir, d'apporter du bonheur en chansons. Le bleu est très présent dans votre nouvel album, avec des chansons justement hautes en couleurs. Bonjour, Anila Lalor. Bonjour. Alors, vous avez un parcours étonnant. Nous parlerons tout à l'heure de cet album Let It Be Blue, qui est un album de chansons bleues, si j'ose dire. Mais le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer votre parcours, parcours riche en rebondissements, à travers des dates précises. Et la première que j'ai trouvée, c'est le 21 janvier 2011.

Ce jour-là, vous êtes à Radio Caraïbe, et il y a un animateur qui annonce le groupe Lungan. Oui. Et vous êtes interviewée, et vous servez de traductrice. C'est ça. Vous vous en souvenez ? Oui, je me souviens, je me souviens très bien, oui. J'avais mon batteur qui était américain, et je crois qu'on était tous les trois ce jour-là. C'est fou que vous ayez retrouvé ce moment, cette interview. En fait, c'est Radio Caraïbe, c'est une station à Port-au-Prince, qui a commencé à émettre en 1949, en créole et en français. Et vous êtes dans le studio de Saint-Barthélemy. Et Saint-Barth, ce n'est pas encore la station où il y a la jet set. Et vous évoquez vos concerts dans les Caraïbes. Oui, c'est ça.

À l'époque, je faisais des saisons de concerts pendant quatre mois à peu près, avec mon tout premier groupe. Tout à fait. Qui s'appelait Lungan. Voilà. Et vous aviez un projet de tourner aux Etats-Unis, en louant un van et en promenant à travers le pays. C'était un peu un rêve qu'on avait, c'est vrai, à l'époque. En fait, on avait un duo avec Benji, qui était mon compagnon aussi dans ma vie, et mon guitariste. Et on se voyait très bien dans un van Volkswagen à tourner aux Etats-Unis. C'était un rêve. Il se trouve que ce jour-là, vous servez aussi de traductrice, parce qu'il y a un musicien, Papa Guillaume, qui ne parle pas un mot de français. Ah non, pas du tout.

Et qui n'a jamais fait l'effort d'apprendre, d'ailleurs, le français. Et moi, je traduisais Papa Guillaume. C'était un autre batteur. C'est lui qui nous a pris sous son aile, et qui nous a appris tout ce que je sais aujourd'hui, en tout cas avec ma basse. Et c'est un super batteur de funk qui a joué avec Sly and Family Stone. Donc, légende, grosse légende. Et que vous avez connue à cette époque-là dans les Caraïbes. Oui, c'est là-bas qu'on s'est rencontrés, parce que lui-même venait jouer tous les ans pour la saison à Saint-Barthes. Oui, Saint-Barthes, effectivement, à l'époque, il y avait des gens tout à fait normaux. Il n'y avait pas la Jet Set qui dépensait des millions.

Encore, il y avait un petit peu, mais moins que maintenant. Beaucoup moins que maintenant, mais il y en avait quand même un petit peu. Mais il y avait un côté plus authentique, comme on dit. Et je pense que chaque année, c'est devenu un peu plus comme la Côte d'Azur, on va dire. Oui, d'abord, il y a eu Jean-Marie Livière qui a refait l'Alcazar de Paris à Saint-Barthes. Ça s'appelait La Banane, je crois. Oui, La Banane. Oui, à l'époque, oui, oui. Et j'y ai joué. Voilà. J'y ai joué. C'était un endroit magnifique. Je crois que c'est un des plus beaux endroits de l'île, mais qui n'existe plus aujourd'hui. Non, mais tout ça a disparu.

Et Johnny Hallyday est enterré, bien sûr, dans le cimetière de Saint-Barthes. Alors que voici quelques semaines, dans l'émission, Michel Mallory, qui était son complice pendant 50 ans, m'a dit « Le rêve de Johnny, c'était d'être enterré en Corse, face à la mer. » Ah, c'est vrai. Et finalement, il se retrouve à Saint-Barthes. Mais on compare souvent Saint-Barthes à la Corse. Oui, c'est pas loin. Pour ses paysages. Alors, vous, vous êtes née tout à fait dans une autre région. Vous êtes née à Abidjan. C'est ça. À Abidjan, à Kokodi, exactement. Kokodi et deux plateaux, oui. Et tout ça parce que je crois que votre père voyageait beaucoup pour des raisons strictement professionnelles.

Exactement, oui. Il était prof d'anglais et il voyageait beaucoup de par son métier. Et donc, il avait été affecté en Côte d'Ivoire, à Abidjan, où il est resté plus de 18 ans. Voilà. C'était, je crois, le service de la coopération. C'est ça, le service de la coopération française. Et donc, on changeait d'affectation en fonction des besoins. Oui. Et puis, je pense qu'il l'avait demandé à partir en Afrique parce qu'il avait toujours été attiré par l'Afrique. Et je crois que vous allez grandir, entre autres, à Nidalev, en Éthiopie. C'est ça. Oui, en fait, je suis née en Côte d'Ivoire et on est parti six mois plus tard. On est parti en Éthiopie, à Addis Ababa.

Et là, vous avez, petit à petit, découvert des rythmes qui vous servent encore aujourd'hui. Oui. J'aimais déjà beaucoup danser et j'inventais des chorégraphies. J'avais une nounou avec moi et je faisais faire toutes les chorégraphies possibles, imaginables. J'avais mon micro. Vous avez quel âge ? Oui, j'avais. Donc, c'était jusqu'à cinq ans, cinq, six ans, quoi. Mais j'adorais danser sur les rythmes éthiopiens qui étaient magnifiques. Il y avait une danse spéciale que me montrait ma nounou à l'époque, qui était éthiopienne. Et j'aimais beaucoup danser avec elle. Donc, oui, ça a dû enrichir forcément, m'influencer, en tout cas dans ma musique. Musicalement, bien sûr.

Et donc, j'ai eu une danse qui s'appelle l'esqueta. Je ne sais pas si vous la connaissez. Oui, c'est ça. C'est une rotation des épaules, des mouvements de la poitrine, en avant, en arrière. C'est ça. Avec des sons. C'est très spécial comme danse. Mais c'est reconnaissant entre toutes. En tout cas, quand on entend la musique, on ne peut pas se tromper. C'est forcément cette danse et ce style éthiopien. Et puis ensuite, à Nila Lalov, vous êtes allée en Guinée, qui est la terre familiale. Exactement. Je suis retournée pour mes 7 ans. Je suis retournée en Guinée pendant 4 ans. Et là aussi, je crois que votre mère était de Guinée. Oui, ma mère était guinéenne. Et là aussi, c'est une autre vie.

Complètement. Moi, j'étais d'abord à Conakry. On était sur Conakry pendant 2 ans. Puis ensuite, on est retournées à la baie, qui est le village où est née ma mère. Donc là, j'ai eu des cours par correspondance. Donc, c'était complètement différent, oui. Oui, c'est dur de se faire des copines de classe. Je n'avais pas de copines de classe. J'avais juste mes animaux, c'est tout. Et la musique et mes rêves. Et il y avait la Réunion ensuite. Oui, la Réunion, oui. En fait, je suis rentrée en France un an, parce que les cours étaient plus haut niveau et qu'il fallait que je sois en France pour ma 6e. Et ensuite, mes parents sont restés en Afrique.

Et ensuite, ils sont rentrés en me disant, on va repartir à la Réunion. Je ne sais pas, ce n'est pas possible. Donc, on est partis à la Réunion. Et au final, j'ai adoré la Réunion. Oui, la Réunion, d'ailleurs, qui s'appelait Lille Bourbon au départ, à cause des rois. Oui. Et qui ensuite s'appelait Lille Bonaparte à cause de Napoléon. Et qui s'est appelée à la Réunion en 1848. C'est ça. Et j'étais au collège Bourbon, justement. Et effectivement, vous venez en France aussi, parce que je crois qu'il y a des ancêtres à Angers et à Nantes. Oui. Mon père avait acheté une maison à Angers. Et je suis née, en fait. On retournait quand même de temps en temps en France. Et c'était mon berceau.

C'est un peu là où on retournait à chaque fois en France. Et le berceau aussi pour vous, Annie Lalalove, c'est la musique. Je crois que votre mère écoute des jazz. Et votre père, des chansons de marins. Oui, rien à voir. Du coup, mon père n'a pas trop trop de musique à part des chansons de marins, encore aujourd'hui, qu'il met de temps en temps. Mais je crois qu'on est beaucoup influencés parce que les parents écoutent. Alors, je ne sais pas comment j'ai pu être influencée par les chansons de marins. Mais il a forcément dû y avoir quelque chose. Et le chant de marins le plus populaire, c'est celui-ci.

6:51
Locuteur non identifié

Qu'est-ce qu'on fait avec un marin ivre ? Qu'est-ce qu'on fait avec un marin ivre ? Je ne sais pas si vous connaissez le marin ivre.

6:57
Invité

Non, je sais. Alors, j'ai dû forcément l'écouter. En fait, c'est le chant de marins le plus populaire. Lorsqu'on hisse les voiles dans un bateau, on chante le marin ivre. D'accord. Et c'est une chanson qui faisait partie du répertoire des marins de la Royal Navy britannique. D'accord. Voilà. OK. Mais il vous arrive de chanter encore des chansons de marins ? Non, mais quand j'étais petite, j'avais appris la ICO, celle-là, Santiago. Chanson de, bien sûr, de Hugo Fray. Exactement. Qui a la puissance de Renaud. Qui a la puissance de Renaud. Alors, vos goûts sont très électriques, puisque ça va, je crois, de Chantal Goya à Michael Jackson, en passant par la compagnie créole et Vanessa Paradis.

J'avais tout retrouvé. Oui, c'est ça. Petite, mais j'étais passionnée. J'adorais les arrangements de Chantal Goya. À l'époque, je ne savais pas que c'était des arrangements, mais je trouvais ça magnifique avec les cordes. Je pouvais même pleurer en écoutant petite les chansons de Chantal Goya. Et oui, après, ça a changé. Après, j'ai commencé à écouter Michael Jackson. J'écoutais beaucoup Jackson 5, parce qu'il avait mon âge, en fait, à l'époque, 5 ans. Donc, j'écoutais. Et j'ai écouté Vanessa Paradis, en chanteuse française. J'aimais beaucoup sa voix. Et ça vous donnait envie de faire de la musique ? Oui, j'essayais de chanter toutes les chansons. Je chantais par-dessus.

J'essayais de trouver des versions karaoké. Je ne trouvais pas de version karaoké à l'époque. Mais oui, c'est comme ça que j'ai commencé à chanter. C'est en essayant d'imiter les artistes que j'écoutais et que j'admirais. Avec un problème, vous êtes tombée sur des mini-cassettes pirates. Oui, j'allais vous le dire. Parce que quand j'étais en Afrique, il y avait des marchés. Ma mère m'achetait souvent. Je demandais à avoir des cassettes avec les titres. Je voyais Vanessa Paradis, etc. Et donc pendant des années, j'ai écouté l'orchestre qui jouait façon Vanessa Paradis. Mais ce n'étaient jamais les vrais artistes. Et je n'ai su que plus tard que ce n'étaient pas les vraies voix.

Le jour où j'ai vraiment découvert la voix de Vanessa Paradis. Et qui n'avait rien à voir avec la voix que j'entendais sur la cassette que ma maman m'achetait. En fait, c'est un marché qui était très fructueux. C'était des choristes anonymes. C'est ça. Avec des musiciens qu'on appelait les organes studios. Voilà. Ils enregistraient et on mettait en tout petit Vanessa Paradis. Exactement. Et puis, ça marchait. Et puis, moi, je pensais que je n'ai jamais fait attention. Après, quand j'ai entendu à la radio, je me suis dit, c'est marrant. C'est un peu différent de tout ce que j'ai écouté. Mais il y a une chanson aussi qui vous a marquée à cette époque. C'est vrai.

Les Buggles, Vidéo Kill de Radio Star. Ça, Vidéo Kill de Radio Star. Il s'agissait à l'époque. J'étais devant la télé. On n'avait pas beaucoup la télé en Guinée. De temps en temps, j'avais la chance d'avoir une tante qui avait une télé et qui me mettait des films. Et alors, je ne sais pas si vous savez, mais en Afrique, on regarde beaucoup de films hindous. Et dans un des films hindous, il y a cette chorégraphie avec cette chanson. Et j'ai eu coup de cœur pour cette chanson. Je pense qu'à ces moments-là, ça a dû semer des graines en moi. Je ne sais pas si vous le savez, mais cette chanson s'est vendue à plus d'un million d'exemplaires en France.

Et c'est Étienne Rodagille qui a fait des adaptations qui ont été chantées par Julien Clerc et Ringo sous le titre « Qui est ce grand corbeau noir ? » Ah, je ne savais pas du tout. Ah, mais j'irais écouter. Alors, il se trouve aussi qu'au départ, rien n'est prévu pour la chanson puisque vous avez une vie professionnelle qui est prévue avec des études très poussées. Oui, je n'ai pas vraiment eu le choix. Puis surtout, moi, je ne me suis même pas posée de questions. J'y suis allée en me disant de toute façon que c'était comme ça. Et je ne sais pas, je n'arrivais pas à me dire que je pouvais faire autre chose que ça. Je suivais ce que mes parents me disaient.

Vous avez fait des études pour devenir prof d'allemand à Boston. Oui, j'ai failli devenir prof d'allemand. J'ai fait des études LEA, anglais, allemand. J'aimais beaucoup l'allemand. Je partais. Mes parents m'ont envoyé en colline de vacances en Allemagne, histoire de pouvoir pratiquer l'allemand tout en m'amusant. Donc, au départ, c'était un peu pénible. Mais j'ai adoré, au final, parler allemand. Donc, oui, je devais... Après ma maîtrise, on me proposait d'aller enseigner l'allemand à Boston. Oui, mais en plus, vous faisiez Bac plus 8. C'est quand même extraordinaire. C'est vrai, c'est vrai. Donc, grand désespoir de mes parents qui m'ont mis avec toutes ces études pour rien.

Pour rien, non ? Ça vous a donné une sorte de rigueur. Franchement, j'ai un beau cadre. J'ai une... Oui, c'est vrai. Complètement, j'ai un beau bagage. Bon, mais écoutez, ça, c'est le début. Et puis, il y a une autre date importante dans votre parcours que vous n'avez pas oublié. C'est le 18 mai 2013. A tout de suite sur Sud Radio avec Annie Lallano.

11:11
Présentateur

Sud Radio, les clés d'une vie. Jacques Pessis.

11:14
Invité

Sud Radio, les clés d'une vie. Mon invité Annie Lallano. Nous parlerons tout à l'heure de ce nouvel album Let It Be Blue avec de l'anglais et du français. On en revient à votre parcours. Vos jeunes années très studieuses avec différents pays. Et puis, la découverte le 18 mai 2013 avec cette émission. La saison 2 de The Voice et vous êtes dedans. Oui, je me retrouve dedans, mais totalement par hasard. Comment ça s'est passé ? Par hasard, je dirais. Juste parce qu'en fait, c'est un ami à moi qui m'en a parlé. Qui m'a dit, je te vois totalement dans cette émission. C'est un ami qui est médium. Je discutais avec lui. Je suis sûre que tu pourrais faire cette émission.

Et moi, à l'époque, je lui ai dit, impossible parce que je suis en duo. Et je ne vais pas aller chanter toute seule et laisser mon compagnon guitariste. Il me dit, tu verras. Et on part à New York, justement, avec Benji jouer. Et je ramène une vidéo de ce que j'ai fait. Et je me dis, tiens, j'y repense. Et je vois sur le site tf1.fr, je vois des pubs pour le casting. J'envoie donc ma candidature en me disant, ça n'arrivera jamais. Et j'ai été prise directement pour le casting final. Comme ça, je me suis dit, c'est un signe. Et tout s'est aligné. Un mois après, même pas trois semaines après, je suis dans l'émission. Il se trouve que c'était la saison 2.

Il y avait eu des aménagements après la saison 1. Chaque coach avait une équipe de 16 candidats et non plus de 12 ou 13 comme avant. Il y avait des battles où on pouvait se faire repêcher. Et vous vous retrouvez devant Florent Pagny, Jennifer, Louis Bertignac et Garou. Oui, c'est ça, exactement. Et vous allez chanter ceci la première fois. Comme tous les heures des Beatles. Oui, c'est ça. Sous le nom de Noongan d'ailleurs. Oui, c'est le nom de Noongan. J'ai choisi, comme je participais à cette émission, je voulais en faire profiter aussi mon duo. Et j'ai choisi de m'appeler Noongan à ce moment-là. Et donc, vous commencez à chanter. Puis les fauteuils se retournent.

Oui, les quatre se retournent. Il se trouve que je chante une chanson que je joue depuis deux ans avec mon groupe, justement à New York. Je n'arrêtais pas de jouer Come Together. Elle s'était retrouvée sur la première de la liste qu'ils m'ont donnée. Donc, en fait, moi, j'ai juste fait mon concert habituel. Je ne m'attendais à rien du tout. Les quatre se retournent. Oh là là, c'était fou. C'était fou. On a un moment d'émotion totale. Totalement. Parce que vraiment, moi, en plus, je n'avais jamais regardé l'émission avant. Je me retrouve là-dedans presque par hasard. Et je me retrouve avec les quatre fauteuils tournés vers moi. On me demandait, mais quel coach tu vas prendre ?

Je n'avais aucune idée à ce moment-là. Et j'ai choisi Garou. Je m'étais dit, je prends le premier qui se retourne. Et au final, quand j'ai revu les vidéos, c'était Bertignac qui s'était retourné en premier. Et vous avez pris Garou. J'ai pris Garou, oui. Mais vous avez été repêchée ensuite par Bertignac. C'est ça, par Bertignac. Exactement. Que j'ai choisi. Bah, qui m'a choisi. Non, je crois que j'avais les trois qui avaient buzzé pour me reprendre. Cette fois, je me suis dit, je prends Bertignac. Il se trouve cette chanson, Come Together, elle a une histoire. C'est John Lennon qui l'a écrite. Elle a failli ne jamais sortir, car il y a eu un scandale avec Chuck Berry.

On accusait cette chanson d'être un plagiat d'une chanson de Chuck Berry. Et ensuite, elle n'est pas passée à la BBC, parce qu'il y avait une référence à Coca-Cola, ce qui était interdit par la BBC. Oui, c'est vrai. Coca-Cola, c'est vrai, c'est vrai. Incroyable. C'est vrai que vous chantez ensuite plein de chansons. Vous chantez Je suis un homme de Zazie. Oui, qui n'a rien à voir, du coup, avec ce que j'avais fait juste avant. Mais oui, oui, oui. Et il se trouve que Je suis un homme, il y a une autre chanson qui porte ce titre. C'est Michel Polnareff qui l'a écrite à ses débuts. Car comme il avait des cheveux longs, on l'accusait d'être une femme. Il avait écrit Je suis un homme.

Polnareff, dont vous allez assurer la première partie. Exactement. À Clermont-Ferrand, je crois. Oui, c'est ça, exactement. Je crois que c'était il y a deux ou trois ans que j'ai fait sa première partie. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que j'ai eu l'occasion de pouvoir présenter mes morceaux juste avant qu'il fasse son concert. Et vous avez rencontré Polnareff ? Non, je n'ai pas eu cette chance, malheureusement. Quelquefois, ils sont disponibles et quelquefois, ils ne le sont pas. Alors, j'en reviens à The Voice. Vous n'êtes pas allée jusqu'au bout. Non. Mais en même temps, vous avez fait un beau parcours. J'ai fait un très beau parcours.

Je suis allée jusqu'au live en direct, l'émission en direct. Et pour moi, c'était déjà absolument incroyable. Donc, je ne m'attendais tellement pas à être déjà dans cette émission. Et tout ce que j'ai eu, ça a été du bonus, finalement. En plus, dans cette saison, il y avait Caroline Rose qui a réussi aussi. Sophie Tapie qui débutait. Et Louane. Et Louane qui était dans mon équipe avec Bertignac. Et qui a été éliminée. Oui, oui, oui, c'est vrai. Je crois qu'on a oublié le nom du vainqueur. Aussi, c'était Emmanuel... Non, Yann Frégé, je crois. C'est ça, Yann Frégé. Mais en même temps, c'est le jeu. Exactement. J'en reviens à vos débuts.

Parce qu'au départ, vous devez faire un stage en hôtellerie. Et puis, un concert à Néglalov va changer votre destin. Oui, je suis partie en stage dans l'hôtellerie. Pour être professeure d'allemand. Pour être professeure d'allemand. Pour aller pratiquer l'anglais, etc. Donc, mes parents me disent... Mon frère, à l'époque, travaillait à Saint-Barthes. Ils me disent, tu vas partir à Saint-Barthes. Je ne trouvais pas de stage à Angers. Tu pars à Saint-Barthes. Moi, à l'époque, je dis, oh là là, non. Et en fait, ça a changé ma vie. Parce que je suis arrivée le soir où j'ai atterri. Il y avait un festival de musique qui se déroulait juste à côté de l'hôtel où je travaillais.

Où je devais travailler. Et c'est là que j'ai eu une révélation. J'ai côtoyé des gens qui étaient finalement comme moi. Et c'est la première fois que je me suis dit que finalement, ça pouvait être possible. Mais c'était une folie au départ. Alors que vous aviez un avenir tout tracé. Oui, c'est ça. Mais en même temps, je me retrouve là aussi par hasard. Donc, ce n'était pas un hasard pour moi. Mais c'était une folie. Mais c'est la première fois où je m'autorise à me dire que je peux peut-être en faire mon métier. Puis surtout, je me trouve à ce moment-là loin de mes parents. Donc, c'était plus facile pour moi de prendre cette décision au fond de moi.

Et en même temps, le destin va encore jouer à Nila Lalov parce que vous allez faire de l'auto-stop. Et ça va aussi changer votre vie. C'est vrai. On me dit, pour rejoindre mon frère, il me dit, fais du stop. Tout le monde fait du stop sur cette petite île très sécurisée. Je fais du stop. Une camionnette me prend en stop. Et il y avait déjà beaucoup de monde qui avait été pris en stop. Il me dit, va derrière. Parce que là, il n'y a plus de place devant. Je vais derrière. Et là, je tombe sur Benji, qui était guitariste et qui, à l'époque, faisait Desjardins. Et on parle pendant cinq minutes. Il me dit, moi, mon truc, c'est vraiment la musique.

Et je lui dis, je crois que moi aussi, ce serait chouette qu'on puisse essayer de faire la musique un jour ensemble. Et donc, vous allez créer ce groupe Nungan. Et donc, on crée ce groupe. Ça, c'était quelque chose qu'on n'expliquait pas pourquoi. Mais c'était le nom qu'on avait choisi tous les deux. Et c'est Benji qui a choisi son nom. Ça ne veut rien dire, Nungan ? Si, ça avait une signification. D'accord. Si, si. Et donc, le premier album est enregistré au Kenya. C'est ça. La chance qu'on a eue, c'est de partir. On a une personne qui s'appelle Boubou qui a eu un coup de cœur pour notre musique et qui nous a dit, je vous emmène enregistrer votre premier album.

On part dans un endroit insolite sur une île qui s'appelle Lamou, au large du Kenya. Et donc, vous avez enregistré un album. Mais c'est assez fou parce que vous avez débuté entre votre style, entre folk et blues, c'est ça ? Oui, c'est ça. Et vous créez des chansons. Alors que c'était tout à fait inattendu. Ce n'était pas prévu. Non, ce n'était pas prévu non plus. Non, non. Et vous avez quand même trouvé des contrats dans des hôtels pendant des centaines de contrats. Mais on a eu, en fait, à partir du moment où on a commencé à travailler ensemble avec Benji, à écrire notre première chanson.

Finalement, tous les deux, au bout de trois jours, on avait notre premier concert avec que des chansons qu'on avait écrites parce qu'on ne savait pas jouer pour les reprises à l'époque. Donc, on ne faisait que nos compositions. D'ailleurs, on nous disait souvent qu'on n'avait pas des chansons connues, des reprises. On a commencé totalement à l'envers. Mais on a eu l'opportunité très facilement sur cette île, finalement. Comment ça se fait ? Je pense que sur cette île, tout est beaucoup plus facile et surtout, on nous donne notre chance. Tout le monde se connaît. C'est comme un petit village.

Je ne pense pas que j'aurais eu cette chance-là ou peut-être pas le courage, en tout cas, quand j'étais en France. Et puis, un jour, vous chantez devant Prince. Oui. Ça s'est passé comment ? C'est ce que je voulais dire. Justement, sur cette île, il se passe des choses magiques. On rencontre des gens qu'on ne rencontrerait nulle part ailleurs, je pense. Et on se retrouve à jouer pour un nouvel an sur une autre île. C'était les îles turquoises, Turks and Caicos. Et là, on me dit, juste en face, dans le public, il y a Prince qui est en train de manger. Bon, tout simplement. Complètement fou, encore une fois. Et qui vous a parlé ensuite ? Non, malheureusement.

En revanche, je crois que Paul McCartney vous a rencontrée. Oui. Là, c'était encore plus magique parce que c'était un restaurant où on jouait avec Benji, où on jouait souvent. On jouait à l'époque déjà des reprises des Beatles. Je venais de passer Come Together, justement, à The Voice. Et là, on me dit, ce soir, il y a un invité très spécial. Et juste, moi, le premier nom qui me vient, je me dis, c'est Paul McCartney. C'est pas possible. Et là, il était là. Il est venu manger et dîner. Et à chaque chanson, il se levait pour applaudir. Et il est venu nous voir à la fin pour nous féliciter. Il est reparti avec son CD dans la poche. Carrément. Et vous avez des conseils ?

Vous ne l'avez jamais revu ? Il a juste dit Great guitar, Great singing. et qu'il souhaitait vraiment bonne chance dans notre parcours. On n'avait pas le droit à l'époque que la personne du restaurant nous avait dit surtout pas de photos, etc. Donc, j'ai tout ce souvenir dans ma mémoire uniquement. Et ça, uniquement. Et ensuite, l'aventure a continué pendant quelques années. Et puis, un jour, ça s'est terminé. Un jour, notre histoire avec Benji s'est terminée. Après 14 ans, mais 10 ans de carrière de Nungan. Avec des concerts un peu partout, même aux Etats-Unis. Oui, on a joué aux Etats-Unis beaucoup. On jouait en France un peu partout aussi.

Et sur cette île de Saint-Barthes, beaucoup, beaucoup. Puis des opportunités pour jouer dans des endroits incroyables comme cette île, les îles turquoises pour un nouvel an avec Prince en public. Mais on n'imagine pas. Je sais que Johnny, par exemple, lorsqu'il était à Saint-Barthes et à la fin d'un déjeuner, il montait sur scène. Oui, c'est ça. Et il faisait un concert comme ça devant des gens qui ne savaient pas qu'il était Johnny Hallyday. Exactement. Alors moi, je n'ai pas eu la chance d'assister à ces concerts-là, mais on me le disait. Je savais quand il était sur l'île parce que c'était des moments où j'y étais aussi.

Et on me racontait qu'à la fin, il prenait le micro après avoir dîné et qu'il chantait. Parce que là-bas, tout est une île assez magique où tout est possible. Tout a été possible ensuite pour vous. Et on va évoquer une autre date importante dans votre parcours, le 13 juillet 2022. A tout de suite sur Sud Radio avec Annie Lalalove.

21:49
Présentateur

Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.

21:52
Invité

Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Annie Lalalove. Nous parlerons tout à l'heure de Let It Be Blue. C'est un nouvel album. Et puis, on évoque votre parcours, vos débuts étonnants puisque vous aurez dû être prof d'allemand et vous vous retrouvez à Saint-Barthes en train de chanter devant Paul McCartney. Et vous revenez en France après Nungan le 13 juillet 2022. Vous êtes pour la première fois sur la scène des francopholies et vous ouvrez les francopholies. J'ai eu cette chance d'ouvrir sur la grande scène des francopholies ce jour-là avec mon nouveau projet qui est Annie Lalalove, donc mon projet solo. Un énorme accomplissement pour moi de pouvoir être sur cette scène.

Je rêvais d'y être. J'avais vu plusieurs concerts quelques années avant, dont un qui m'avait marqué de Juliette Armanet. Je me disais qu'il faut absolument que je fasse cette scène et j'ai adoré. Et comment c'est arrivé ? On vous l'a proposé ? On nous l'a proposé. J'étais chez les visiteurs du soir en tant que tourneur et ils ont eu l'opportunité de me placer. Ils m'avaient vu en concert et donc ça s'est fait. Ils m'ont placée en première partie de la première soirée. J'ai ouvert les francos cette année-là. Et quand on est devant tout ce monde parce que c'est plein à craquer, c'est très émouvant. C'est très émouvant.

Et je pense qu'on n'a pas vraiment le temps de se rendre compte ni d'avoir peur parce que ça passe tellement vite. Moi, je jouais, je pense, ce 20-25 minutes pour la première partie. Et je crois que c'était une de mes premières expériences avec autant de monde. Je crois qu'il y a 10 000 personnes dans le public. Et il y avait déjà beaucoup de monde. Je m'étais dit comme au commencement il n'y aurait peut-être pas autant de monde. Mais en fait, si, tout le monde arrive pour être devant. Et c'était incroyable de voir cette foule qui était si heureuse d'être là et un public qui est conquis déjà quand on arrive. Donc c'était super agréable et super émouvant.

En fait, au départ, le nom est né à la suite d'un lapsus. À l'antenne, Jean-Louis Foulquier veut parler de la francophonie et il lit la francophonie. Et ça lui donnait l'idée de donner ce titre à ce festival qui est unique en son genre. Et d'ailleurs, il y a un reportage, votre premier reportage à la télévision sur France 3 où on vous voit en train de répéter, de faire des balances et il fait très chaud. Oui, c'est très très chaud. Alors, il se trouve que vous vous appelez à l'époque Annie Lallalove. C'est venu comment ça ? Annie Lallalove ? Alors déjà, j'avais la volonté de prendre mon vrai prénom histoire de me détacher du duo.

Et Lallalove, c'était aussi le nom d'un possible album avec Noongan qui n'est finalement pas sorti. On avait changé de nom et quelque part, c'est un peu le clin d'œil Lallalove que j'ai voulu garder. Et puis Lallalove, pour moi, c'est chanter l'amour et c'est le Lallalande. Alors, il y a le film mais il y a aussi l'expression Lallalande qui est dans le pays des rêves et je trouve que ça me correspond assez bien. Et puis Lallalove, c'est aussi assez intuitif et c'est comme ça que je conçois la vie et la façon d'écrire les chansons. Et bien justement, Lallalande, on va écouter la bande originale. C'est un film qui vous a marqué, ça aussi, Lallalande ? Oui, c'est vrai.

Je l'ai vu, je l'ai trouvé absolument magnifique et c'est là que j'ai découvert le mot Lallalande et je m'étais renseignée par ce qu'il voulait vraiment dire et je le trouve un très très beau film, très réussi. Et vous avez un point commun avec son auteur-réalisateur Damien Chazelle. Lui, il a fait Harvard et en sortant d'Harvard, passionné de chansons et de films de Ninja Rogers, Fred Astaire et des parapluies de Cherbourg qu'il a vus mille fois, et bien il a décidé de changer, de l'arrêter de ses études. De changer son parcours. Voilà. Quand c'est écrit, je trouve, quand c'est le destin, de toute façon, il nous rattrape forcément à un moment.

Alors dans ce premier reportage où l'on vous voit donc au francophonie, vous évoquez Louis Armstrong. Le journaliste parle de Louis Armstrong car je crois que ça fait partie aussi des musiciens qui vous sont chers. Oui, c'était un artiste que ma maman écoutait aussi beaucoup à la maison donc j'ai beaucoup écouté Louis Armstrong avec Elaphie Gérald et il y a un album qui était sorti où ils étaient en duo tous les deux et j'aime beaucoup ce chanteur. En fait, Louis Armstrong était quand même un trompettiste incroyable, très célèbre en France mais il venait à Paris dans les clubs de Saint-Germain-des-Prés où il affichait complet mais totalement inconnu à l'époque aux Etats-Unis.

Il passait dans un bar de Harlem avec son nom écrit à la craie sur une ardoise devant 20 personnes. Comme quoi ? Comme quoi ? On l'a découvert après. Et puis sur cette chaîne des francopholies vous interprétez une chanson qui est née un an plus tôt. Boum boum chac ! Je ne sais pas ce que ça veut dire. C'était les battements de chœur que j'avais voulu et puis j'avais voulu que ça sonne comme des battements de chœur et aussi c'était un petit clin d'œil à Sly and the Family Stone justement une chanson qui boum chacalakalakaboum. J'aimais bien cette idée de son un peu universelle. Alors cette chanson c'est l'album de la reconstruction.

Vous avez quitté et pendant quelques temps vous avez dit mais qu'est-ce que je vais faire ? Je me suis dit surtout comment ? C'est sûr que je continue à faire de la musique mais alors comment j'allais continuer à écrire des morceaux sortir mes albums ? Pendant un petit moment j'ai fait que des concerts de reprises où je jouais mes anciennes chansons etc.

Et je n'arrivais pas à écrire j'essayais de collaborer avec des personnes ça ne marchait pas et un jour c'est venu je me suis mise à composer avec un ukulélé parce que moi je jouais de la basse mais je ne jouais pas de guitare et c'est vrai qu'on partait souvent de la guitare avant avec Benji et un ami m'avait conseillé de prendre un ukulélé qui est plus simple à jouer en fait que la guitare et c'est comme ça que j'ai composé Boum Boum Chac C'est venu comme ça ? Oui c'est venu comme ça Mais il y a des moments où vous vous êtes dit je vais peut-être arrêter changer de métier non ?

Ensuite oui Non mais en fait là je m'étais dit bon pour l'instant je n'arrêtais pas d'avoir plein de concerts qui étaient plus dans le domaine privé et je jouais beaucoup donc je me suis dit bon je vais continuer à faire ce qui marche et puis ça reviendra à un moment donné en fait c'est au moment où j'ai vraiment lâché prise que j'ai eu cette chanson ce ukulélé qui est venu à moi et que j'ai commencé à composer quoi Alors il y avait ces chansons de l'avenir mais il y avait aussi des références au passé et il y a quelqu'un qui vous a beaucoup marqué J'ai deux amours

27:55
Locuteur non identifié

Mon pays est Paris

28:03
Invité

Car vous avez chanté Joséphine Baker Oui j'ai chanté Joséphine Baker et en fait ma mère écoutait aussi beaucoup elle adorait Joséphine Baker donc c'était important pour moi de faire une reprise et rendre hommage à cette chanteuse un peu pour penser à ma maman aussi Voilà Et puis cette chanteuse vous a marqué son destin vous a marqué Oui son destin m'a marqué ça m'a rappelé un peu le parcours de ma maman qui a fui son pays aussi à l'époque en Guinée quand il était sous la dictature avec ses coutourées elle a fui à pied donc elle est arrivée en Côte d'Ivoire et c'est comme ça qu'elle a rencontré mon père donc elle s'est émancipée et comme pour moi c'était un bel exemple ça me fait beaucoup penser à cette chanteuse aussi Ben oui qui a fait beaucoup de choses pour la liberté Jeanne aux Amours qui est sa première chanson est née tout à fait par hasard je ne sais pas si vous le savez en fait elle faisait ses débuts de chanteuse après avoir dansé pendant 4 ans au Casino de Paris et la veille de la première il manque une chanson et on appelle Géo Cogé et Vincent Scoteau qui étaient les deux auteurs à la mode ils cherchent une idée ils ne trouvent pas et puis ils viennent au théâtre en disant on n'a pas d'idée et devant le Casino de Paris sous un mec de gaz Vincent Scoteau a l'idée d'une musique et Géo Cogé écrit les paroles en une demi-heure devant le Casino et c'est Gédeux Amour qui va devenir un succès mondial d'accord incroyable c'est le destin aussi alors il se trouve que vous allez petit à petit vous réinventer vous allez vraiment créer un style entre le jazz la musique que vous aimez les Caraïbes tout ça va se mélanger petit à petit ce que j'ai voulu c'est cette fois-ci sortir un peu de ce que je faisais avant avec mon duo qui était beaucoup plus riche avec beaucoup beaucoup de guitare on en rigole encore avec Benji aujourd'hui parce que j'ai dit moi j'ai voulu tout épurer et j'ai voulu le son comme un son qu'on côterait sur une plage léger avec ce ukulélé justement et des sons un peu plus exotiques et en chantant en anglais à l'époque toujours en anglais quasiment toujours en anglais je crois que mes études d'anglais m'ont beaucoup marqué finalement elles m'auront servi pour la musique c'est surtout parce que j'écoutais beaucoup de musique anglaise j'ai adoré les Beatles petites aussi comme quand je vous disais Michael Jackson etc mais j'ai toujours été attirée par les chansons anglaises je trouve que pour les sonorités pour mon style de musique c'est ce qui convient le mieux en tout cas je ne suis pas contre le français mais j'ai beaucoup moins de chansons françaises et j'espère en avoir d'autres mais pour l'instant c'est comme ça et j'aime j'aime l'idée que ce soit naturel et puis il y a un problème c'est le confinement parce que là ça a tout fichu en l'air ouais disons que là en fait le confinement je ne sais pas c'est dans l'ordre chronologique ça a été le moment où je me retrouve face à moi-même et à me dire il faut que je me construise j'avais cette idée de mon nouveau projet seule et là je me retrouve j'avais écrit ma première chanson en solo et je me retrouve coincée en confinement et je me dis il faut que je fasse quelque chose et j'ai fait mon premier clip comme ça enfermé chez moi ça m'a pris deux mois de tout monter etc ça m'a pris beaucoup de temps mais ça m'a beaucoup occupée ça m'a sauvée ma solitude pendant ce moment vous avez commencé à faire aussi des concerts ensuite et notamment vous vous êtes retrouvée un jour sur le même plateau que Sting oui c'est ça il y a deux ans c'était il y a deux ans c'est incroyable j'ai pu le voir en coulisses là j'ai pu le voir et incroyablement il dégage quelque chose de tellement sage et puis de le voir ensuite sur scène c'était fou et de pouvoir partager en tout cas la scène avec lui c'était un beau cadeau qu'on m'a fait et il a failli faire du cinéma on lui proposait le rôle de Christophe Colomb au cinéma parce qu'il est physiquement le sosie de Christophe Colomb ah oui ça je veux bien le croire et donc il n'a pas pu le faire mais il aurait incarné le navigateur au cinéma sans problème il est très grand je ne sais pas si on se rend compte mais moi quand je l'ai vu j'ai trouvé immense alors je ne savais pas qu'il était aussi grand que ça et je le voyais me regarder d'en haut moi j'étais toute petite à côté mais il dégage quelque chose de très serein et franchement je suis très respectueuse de sa philosophie sa façon d'être et sa musique alors Annie Lalove ensuite vous avez je crois continué votre parcours en réalisant un rêve avec cette chanson Golden Black que vous avez chanté dans Taratata c'était votre rêve de passer dans Taratata c'était mon rêve de passer dans Taratata c'est l'émission que je voyais quand j'étais petite et c'est encore aujourd'hui l'émission qui donne envie une des rares émissions de musique à la télé et avec toujours des artistes de pointure et d'avoir pu réaliser ce rêve c'était fou j'ai pu participer à trois émissions en un an comment c'est venu ?

Nagui vous a repéré ? c'était grâce à Fabrice Nataf mon producteur de l'époque qui a tout fait pour me présenter et pour que je puisse être sélectionnée pour passer et Nagui a bien aimé mon projet et j'ai eu la chance de pouvoir chanter Boum Boum Chak aussi sur ce plateau donc c'était c'était incroyable non c'était magique puis après j'ai pu passer quelques temps sur le canapé il y a l'interview avec Nagui c'est comme un rêve en fait j'ai l'impression qu'il fallait me pincer pour que je puisse me dire que c'était vrai et puis le rêve va continuer avec un second album

33:14
Locuteur non identifié

nos côtés obscurs

33:24
Invité

de la lune Is It So ?

en fait dans cet album Is It So cette chanson je parlais à ma maman qui n'est plus là aujourd'hui et il y avait aussi dans cet album la chanson Dark Sail of the Moon c'est un peu comme si j'avais prédit ce qui allait se passer ensuite où j'ai eu un passage un peu plus sombre dans ma vie le côté obscur de la lune en fait c'est une expression parce que les soviétiques ont vu ce côté obscur pour la première fois le 7 octobre 59 avant on ne savait pas qu'il y avait un côté obscur de la lune on l'a observé et c'est vrai que ces chansons vous ont marqué parce que ça fait partie de chaque chanson il y a votre vie derrière oui à chaque fois là c'était aussi un clin d'oeil à Pink Floyd parce que je jouais du Pink Floyd à l'époque en duo et c'était moi je l'avais écrit comme ça j'adore cette image en fait Dark Sail of the Moon et quelque part j'ai un peu tracé le chemin de ce qui allait se passer ensuite j'ai eu une partie un peu plus sombre de ma vie on va en parler mais surtout la lune a aussi été très présente dans une autre de vos chansons chanson universellement connue du film Diamant sur canapé Audrey Hepburn pour vous c'est un monument vous avez vu l'enregistrer j'ai adoré pouvoir l'enregistrer avec mon ami Mr Matt j'avais envie qu'il fasse partie encore de mon album on avait déjà fait une première reprise ensemble et là cette chanson Moon River c'était parfait de pouvoir la jouer avec lui vous connaissez le film Diamant sur canapé ?

j'avoue je ne l'ai pas vu mais bien sûr je le connais il y a une robe noire qui est portée par Audrey Hepburn elle a été donnée par Hervé Géanchi à Dominique Lapierre qui est délinde elle a été vendue 700 000 euros aux enchères ce qui a permis de construire des 15 écoles en Inde c'est fou je ne savais pas comme quoi le destin fait que tout est possible ça c'est le passé et puis le présent c'est un nouvel album qu'on va évoquer à travers la date du 22 mai 2026 à tout de suite sur Sud Radio avec Annie Lalalove

35:34
Présentateur

Sud Radio les clés d'une vie Jacques Pessis

35:37
Invité

Sud Radio les clés d'une vie mon invité Annie Lalalove votre parcours est étonnant on a commencé à l'évoquer il va de Saint-Barthes en passant par les études d'Allemagne différents pays différentes chansons la rencontre avec Paul McCartney et quelques autres et puis 22 mai 2026 un nouvel album qui s'intitule Let It Be Blue le titre d'une chanson d'album car le bleu c'est un symbole de l'album et un symbole de votre vie c'est ça je trouve que le bleu pour moi symbolisé dans cet album j'avais envie de symboliser l'authenticité le fait de pouvoir embrasser toutes les parts de soi y compris les parts les plus sombres et puis le bleu c'était aussi la spiritualité j'adore aborder ce thème dans mes chansons et puis il y avait le bleu le bleu de l'eau en fait comme sur la pochette de cet album et le bleu pour moi enfin l'eau à ce moment là c'est la renaissance en fait c'est couler pour mieux renaître ensuite en fait le bleu utilisé dans les chansons plus bleu que le bleu des yeux c'est Aznavour qui l'a chanté avec Piaf car il a écrit cette chanson avec Piaf vous avez l'amour est bleu de l'envis blue que Paul Moria a repris ensuite après Vicky Léandros et on a fait un numéro 1 aux Etats-Unis pendant 5 semaines ce qui n'était jamais arrivé et vous avez le bleu Michou dans un genre différent donc le bleu a toujours marqué votre vie oui et puis le bleu c'est aussi le blues aussi exactement dans le style musical alors quand vous dites cet album est l'album de la renaissance vous avez traversé des moments sombres oui j'ai eu un petit moment dans ma vie où vraiment j'ai cru que j'allais possiblement arrêter la musique disons que j'y croyais plus et j'ai eu ce moment où j'ai accepté de toucher le fond en fait ça a été une période assez compliquée où il a fallu tout remettre en question tout reconstruire et repartir sur de nouvelles bases et finalement c'est un cadeau qu'on m'a fait je veux dire parce que voilà j'ai pu renaître de ça renaître encore plus forte et c'est le thème de cet album où aujourd'hui j'ai plus envie de tricher en fait bon après j'ai plus envie en fait j'ai envie d'être totalement vraie avec mon public et même avec moi oui parce qu'au départ vous vous êtes sincère les maisons de disques ne sont pas toujours sincères et ce n'est pas toujours facile il faut s'y retrouver là-dedans c'est ça c'est compliqué et puis on se perd un peu quelquefois et c'est important de pouvoir se retrouver et d'être totalement aligné avec qui on est et intègre et c'est important pour moi cette notion-là c'est-à-dire que comme beaucoup d'autres et c'est arrivé dans la chanson on a essayé de faire de vous Annie de la Love quelqu'un que vous n'étiez pas c'est vrai après quand c'est arrivé j'ai accepté aussi que ça se passe comme ça parce que j'avais envie d'essayer parce que je pensais que c'était plus facile etc je me suis trompée en fait au final je ne me retrouverai pas dans un personnage et c'était là il a fallu que je retrouve totalement qui j'étais en fait d'ailleurs il y a une chanson de cet album qui justement évoque le moment où vous avez sombré et le moment où vous avez vous êtes revenu à la vie

38:54
Locuteur non identifié

quand on a quelques années

39:07
Invité

de métier qu'on a fait The Voice qu'on a fait beaucoup de tournées qu'on se retrouve au plus bas il y a un moment où on va remonter et cette chanson le symbolise c'est ça en fait c'était retrouver le plaisir avant tout la clé c'est de retrouver le plaisir en faisant de la musique et j'avais peut-être perdu cette notion là j'avais plus envie d'écrire j'avais plus d'inspiration et je crois que c'est une phase que beaucoup d'artistes traversent mais ils n'en parlent pas beaucoup souvent non c'est vrai mais ça fait partie aussi de mon moi je me dis il faut que je sois vraie maintenant j'ai pas envie de cacher ces parts là et ça arrive et je pense qu'on est beaucoup beaucoup à traverser ces moments moi je sais que j'en parle avec des amis qui sont dans le même mois et qui parlent de ces creux de ces périodes où on se retrouve vraiment seul face à soi-même et heureusement il faut être quand même bien entouré avoir des amis mes musiciens etc qui redonnent envie de se remettre à la musique se rappeler pourquoi on fait ce métier on ne peut pas avoir confiance dans ces gens qui vous disent un jour que tu es la meilleure et qui le lendemain ne vous parlent plus c'est compliqué vous attendiez à ça quand vous avez commencé dans ce métier disons que ma mère avait très bien vu ça c'est elle qui me disait en premier ce métier t'es trop gentil pour ce métier ou trop lumineuse tu vas te faire avoir qu'elle avait trop peur à l'époque je me disais mais oui elle avait raison mais après c'est comme ça pour tout le monde et ce qui est important c'est de pouvoir se relever faire face à ça savoir que ça se passe comme ça et qu'on ne peut rien y faire mais qu'il faut bien mener sa barque se construire une armure en quelque sorte là vous comparez justement à un poisson qui sort de l'eau pourquoi ?

c'est ça c'est le fait d'avoir coulé mais de refuser de couler de sortir sortir de l'eau et remettre plus fort encore et puis vous considérez cet album comme un message d'espoir pour beaucoup de gens oui c'est ça j'ai envie de montrer parce que moi je parle de mon cas à moi mais je pense que ça peut concerner beaucoup de personnes dans plein de domaines de la vie de rester enfermé dans quelque chose qu'on n'aime pas c'est important de se ressaisir et de pouvoir sortir et que c'est ok de pouvoir couler à un moment mais ce qui compte c'est de se relever oui en fait dans une société comme celle d'aujourd'hui on peut très bien être viré de son poste du jour au lendemain et ne plus savoir où on en est parce qu'on ne s'y attendait pas oui c'est ça et là ces chansons sont un visage d'espoir exactement et puis vous parlez d'un album feel good c'est une expression qu'on connait en littérature aujourd'hui parce que c'est des livres qui font du bien on voit Virginie Grimaldi on voit Serena Giuliano on voit Melissa Dacosta c'est un petit peu le même principe en chanson oui je trouve c'est vrai que quelques fois on me dit est-ce que ça vous plaît quand on veut que votre musique est feel good comment vous le prenez je me dis oui mais tant mieux c'est en fait un moment d'une parenthèse enchantée que j'ai envie d'offrir aux gens qui écoutent ma musique tout comme moi lorsque je vais voir des concerts j'ai envie de pouvoir voyager j'ai envie de pouvoir oublier tous mes soucis et recevoir quelque chose qui va me motiver en fait un message qui pourrait me faire du bien mais ce poisson rouge c'est vraiment le symbole de quelqu'un a eu l'idée du poisson rouge franchement comme je vous disais moi tout est assez spontané chez moi j'ai pris mon ukulélé et c'est la première phrase qui est sortie I'm like a fashionable et à partir de là en fait j'ai construit ma chanson à partir de ça et je pense que les mots ne sont pas anodins ils sont venus comme ça et j'aime beaucoup l'idée que ce soit comme une connexion en fait à quelque chose à propos de poisson rouge dans un bocal Francis Weber auteur célèbre écrit une pièce qu'il va faire jouer à Paris un animal de compagnie et il a l'idée dans le décor de mettre un poisson rouge dans un bocal et bien il y a la ligue de défense des poissons rouges qui s'est manifesté qui a interdit ce genre de choses et il a dû faire appel un technicien pour créer un poisson rouge virtuel sur scène on remarque pourquoi après je ne sais pas si le poisson aurait vraiment remarqué qu'il était dans le bocal il aurait été applaudi ça aurait fait du bien peut-être oui alors il se trouve aussi que ce message d'espoir c'est vraiment quelque chose d'important dans votre vie tout au long de votre parcours vous avez vu des signes d'espoir c'est ça j'ai vu des signes du destin j'avais un parcours tout tracé à la base et qui a été parsemé de petits coups du destin qui ont changé ma vie et c'est pour ça que j'aime beaucoup en fait quand je rencontre des gens et que je vois qu'ils sont coincés dans un système j'ai vraiment envie de les secouer gentiment mais juste de leur dire une seule fois la vie est tellement courte il faut vraiment faire ce qui nous fait vibrer et ce qui est notre passion si on a une passion Charles Trénet notre plus grand poète disait la vie est un rêve traversée de temps à autre par un cauchemar on digère le cauchemar le rêve recommence exactement c'est ça autre chanson de cet album Your Woman là on est dans le genre très différent de la musique soul ah je trouve que c'est soul quand même oui c'est ça de la musique soul oui complètement complètement du coup par rapport aux deux premiers albums qui étaient très pop solaire là j'avais envie de retrouver mes premières amours donc le style de la soul que j'ai toujours aimé parce que c'est vraiment la musique qui fait voyager qui fait du bien à l'âme et qui touche en plein coeur et j'ai fait ce choix d'une musique plus orchestrée que ce que j'avais fait dans mes deux premiers albums et avec des chœurs de gospel aussi qui sont sur ce titre justement oui car on vous voit souvent à la télévision ou sur les clips avec des un guitariste et rien d'autre oui c'est vrai c'était voulu j'avais envie que ce soit montrer qu'on pouvait aussi aller à l'essentiel j'avais besoin de tout épurer pour montrer que l'essentiel était juste dans la voix la guitare ça suffit simplement et des petites percussions mais il y a un moment où je me suis retrouvée un peu coincée dans ce style unique j'avais envie de pouvoir avoir toutes les facettes possibles alors j'adore ce côté essentiel très épuré et j'adore le côté orchestré avec gospel là je me suis fait plaisir il se trouve en plus que cette chanson vous évoquez en filigrame Sam Koup qui est le père de la musique sol c'est ça exactement c'est un personnage totalement oublié aujourd'hui qui a été dans les 60 le roi du genre et qui est mort assassiné on l'a retrouvé dans une chambre d'hôtel en fait il a été victime d'un complot parce qu'il défendait les droits civiques des noirs à l'époque un peu comme Josephine Becker oui c'est ça quelle tristesse alors nouveauté aussi mais pas tout à fait une nouveauté dans cet album vous chantez en français laisse couler les mots

45:39
Locuteur non identifié

laisse couler même philosophie

45:55
Invité

laisse couler les mots c'est ça oui c'est une chanson que j'ai écrite je crois que c'est une des tout premières chansons que j'ai écrite dans ma carrière de chanteuse et j'avais envie de la remettre sur cet album parce que le message était encore actuel et qu'il faut lâcher prise à un moment donné et laisser couler oui et en même temps il faut lâcher prise il faut laisser couler mais il faut trouver les mots qui sonnent vous qui écrivez en anglais c'est pas simple en français c'est vrai mais bizarrement en fait sur les riffs un peu africains sous toutes les rythmiques africaines j'arrive à poser mes mots en français je ne sais pas pourquoi ça fonctionne mieux et j'ai deux chansons aux sonorités africaines qui sont sur cet album et qui sont en français mais là aussi c'est quelque chose de très différent pour vous parce que vous avez vraiment tout fait dans cet album oui c'est vrai mais ça fait partie de moi aussi mais je trouve que c'est important de mettre tous les styles que j'ai en moi et je voulais pouvoir m'amuser sur scène aussi pouvoir offrir aux gens un spectacle qui était varié et ne pas m'imiter alors le spectacle justement c'est des concerts vous avez fait beaucoup de concerts les dernières années et là vous reprenez la route cet été avec des concerts notamment à Brive vous êtes déjà venu car pour vous tout se passe en public après une fois qu'on a travaillé sur l'album ce qui est important c'est de pouvoir faire vivre l'album sur scène et surtout de pouvoir connecter avec le public et de ressentir l'énergie du public que ce soit un partage c'est très important pour moi cette partie là et petit à petit vous vous trouvez un public votre public augmente au fil des mois parce qu'il suffit d'avoir quelques personnes qui transmettent le message à d'autres oui c'est comme ça que ça fonctionne en tout cas pour moi c'est comme ça que ça a toujours fonctionné c'est du bouche à oreille et les gens parlent d'un moment qui ont fait du bien et en général ça porte ses fruits du coup en général ils essaient de motiver les autres personnes en leur disant tu devrais y aller parce que tu verras c'est magique et ça ça me fait vraiment plaisir et vous êtes heureuse sur scène finalement je suis super heureuse c'est l'endroit où je dois être vraiment et dans cette heure il y a une autre chanson mais qui est liée à un titre qui a une histoire c'est My Prayer c'est une chanson que j'avais écrite avec Benji à l'époque sous le nom de Nungan et on avait sorti l'EP c'est la dernière EP qu'on a sorti et c'était aussi la fin de notre histoire et j'avais envie en fait de la remettre dans cet album parce qu'elle était c'était une chanson assez importante et parce que justement il compte encore beaucoup pour moi et c'est important qu'il y soit mais en plus My Prayer je ne sais pas si vous le savez il y a une chanson qui a été écrite par un violoniste français Georges Boulanger elle a été traduite aux Etats-Unis et les Platters en ont fait un immense succès repris par 50 personnes aux Etats-Unis c'est l'un plus grand succès américain ça s'appelle My Prayer d'accord alors ça je ne savais pas et les Platters qui se sont rencontrés en lavant des voitures dans un parking ont été les grandes stars des années 50 avec cette chanson par contre je les connais bien mais je ne connaissais pas cette chanson là écoutez là vous verrez que c'est My Prayer mais tout à fait différent donc l'avenir donc l'avenir ce sont maintenant des concerts ce sont d'autres albums comment vous voyez l'avenir maintenant que tout est reparti tout est reparti maintenant c'est surtout de faire vivre la scène de faire vivre l'album qui vient tout juste de sortir donc c'est le tout début de ma partie préférée après l'avenir ensuite ce sera sûrement un autre album évidemment j'espère on verra vous avez digéré le passé pour penser à l'avenir voilà ça y est là je me sens totalement alignée après on n'est pas à l'abri de tout ce que la vie peut nous donner mais je suis confiante en tout cas et bien en tout cas nous on a confiance en vous et puis votre sourire fait le reste et je pense que cet album Let It Be Blue aura le succès qu'il mérite et que vous serez heureuse sur scène et que le public sera heureux de vous recevoir merci beaucoup merci Analia Lalove merci de m'avoir reçu et continuez ainsi à faire votre chemin merci les clés d'une vie c'est terminé pour aujourd'hui on se retrouve bientôt restez fidèles à l'écoute de Sud Radio