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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 10 février 2025 59 minComplaisantDivertissementNumériqueCulture, médias & sportSolidarités & famille

Les artistes alertent contre les dangers de l’IA - C à Vous l’intégrale - 08/02/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avez-vous refusé d'être vieilli par l'IA pour un film ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'IA menace-t-elle le travail des maquilleurs et des scénaristes ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    ChatGPT peut-il écrire des romans comme vous ?

  • 20:00ComplaisanteÉludée

    Demander à ChatGPT d'écrire un roman à la façon de D.Foenkinos

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Où est le travail d'acteur quand l'IA améliore les accents ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    L'IA est-elle un vol pour les comédiens de doublage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00V.ElbazFait
    « Il n'y a aucun souci. Par contre, pour soulager mes efforts, à un moment donné, on discutait, et pour cette histoire de maquillage qui nécessite du latex liquide pour abîmer la peau, et 2 ou 3 heures de maquillage le matin, il faut faire l'effort de se lever tôt... Ca demande des efforts. »
  • 11:00V.ElbazFait
    « Un réalisateur m'avait proposé un film et a utilisé ChatGPT pour écrire son truc. Je n'y ai vu que du feu. »
  • 17:00D.FoenkinosFait
    « ChatGPT peut écrire des scénarios parfois plus forts et plus impressionnants. »
  • 27:00B.LecordierFait
    « L'IA, pour nous, comédiens de doublage, c'est du vol. On prend nos voix sur les produits qu'on a déjà faits et on les réutilise comme on veut. »
  • 37:00D.FoenkinosFait
    « Je ne suis pas inquiet pour la littérature, pour le moment. Je m'inquiète pour le cinéma et les scénaristes. »
  • 41:00V.ElbazFait
    « Les journalistes, par exemple, commencent à travailler avec les intelligences artificielles. "Le Monde" et OpenAI ont signé un accord. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Nous somme en direct jusqu'à 21h.

Mohamed est aux côtés de notre chef, P.Chronopoulos. C'est le chef du Palais Royal, un restaurant de Paris.

Il est aussi en charge d'un restaurant à Venise. - M.Bouhafsi: Il est originaire de Corfou, en Grèce.

Ce soir, des légumes de saison et du poulpe. Je vais finir le dressage. Une sauce marinière? - P.Chronopoulos: Oui.

Tout le monde connaît les moules à la marinière. Il faut être généreux avec la sauce. C'est ce qui est bon. - M.Bouhafsi: Je l'ai goûtée juste avant, et je peux vous dire qu'elle est vraiment réussie. - P.Chronopoulos: Elle est parfumée avec une pointe d'orange.

Un peu d'huile et de basilic, pour donner de la fraîcheur. - M.Bouhafsi: Tout sera prêt. - A.-E.Lemoine: Bravo à tous les deux et à tout à l'heure pour le dîner.

On vous l'a dit, aujourd'hui et demain, Paris est le centre du monde de l'intelligence artificielle, avec, à l'affiche d'un sommet, plusieurs dizaines de dirigeants étrangers et un millier de chercheurs et d'ONG. Une révolution qui inquiète au point qu'un contre-sommet s'est tenu aujourd'hui pour questionner l'impact de l'intelligence artificielle sur l'environnement, l'éducation, les métiers de l'information et de la culture. L'objectif: alerter, comme l'a fait aux Etats-Unis l'acteur N.Cage. - A.-E.Lemoine: Parmi les témoins appelés à s'exprimer à l'occasion de ce contre-sommet, l'acteur français V.Elbaz, à l'affiche d'une comédie féministe, "Haut les mains".

Il est notre invité ce soir aux côtés de D.Foenkinos, dont le 20e roman, "Tout le monde aime Clara", est déjà un succès. Bonsoir.

Salut, Vincent. - V.Elbaz: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Bonsoir et merci.

On est ravis. - V.Elbaz: Je suis un abruti artificiel, ce n'est pas la même chose. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir avancé votre intervention au contre-sommet pour pouvoir être avec nous sur le plateau.

L'intelligence artificielle vous inquiète et a déjà eu un impact dans votre quotidien d'acteur. On vous a notamment proposé de vous vieillir à l'image grâce à l'IA. Vous avez refusé.

Expliquez-nous pourquoi. - V.Elbaz: On m'a proposé un film que j'ai accepté avec beaucoup de plaisir et un metteur en scène que j'adore.

Je me mets au service du metteur en scène quand je fais un film. Il a la main sur ce processus et a décidé d'utiliser l'IA pour un plan. Il n'y a pas de problème, je l'accepte volontiers, d'autant plus qu'il n'aura pas besoin de moi pour faire ce plan.

Il n'y a aucun souci. Par contre, pour soulager mes efforts, à un moment donné, on discutait, et pour cette histoire de maquillage qui nécessite du latex liquide pour abîmer la peau, et 2 ou 3 heures de maquillage le matin, il faut faire l'effort de se lever tôt...

Ca demande des efforts. Pour soulager ces efforts, on peut éventuellement le faire...

J'ai dit que je préférais le faire en live. Ca fait partie de mon plaisir, de faire l'effort et de sociabiliser avec des gens qui travaillent. Ca se fait dans un esprit de collaboration.

Tout est très transparent. C'est un metteur en scène que j'adore et avec qui je vais travailler. Libre à lui d'utiliser l'IA pour certains plans s'il a envie.

Je me mets à son service. Je n'ai aucun problème avec ça. - A.-E.Lemoine: C'est aussi le travail des maquilleurs qui est en jeu. - V.Elbaz: J'ai participé à une table ronde l'année dernière sur l'IA à France Télévisions.

Un an plus tard, je lis des scénarios dont j'apprends...

Un réalisateur m'avait proposé un film et a utilisé ChatGPT pour écrire son truc. Je n'y ai vu que du feu. Dans 1 an, 2 ans ou 3 ans... - A.-E.Lemoine: Ce sera le quotidien? - V.Elbaz: Je vais commander un livre de D.Foenkinos à lire.

Personne ne peut écrire comme lui. - A.-E.Lemoine: Justement, ça nous a inspiré une expérience. - P.Cohen: On a demandé à ChatGPT d'écrire un roman sur les coulisses de "C à vous" à la façon de D.Foenkinos.

Voici le résultat. - B.Chameroy: "L'émission démarre comme d'habitude, avec le sourire d'Anne-Elisabeth et la réplique mordante de Patrick.

Dès la première question à l'invité, quelque chose déraille. Mais ses mots se mélangent, son discours se perd et le silence s'installe. Anne-Elisabeth tente de relancer, mais l'invité semble ailleurs.

P.Lescure observe mais ne bouge pas. Anne-Elisabeth brise le silence: "Ce soir, on va changer la donne", mais sa voix trahit une hésitation.

Personne ne sait quoi dire. Le direct est devenu un piège." - D.Foenkinos: Ce n'est pas le bon titre.

C'est "Tout le monde aime Elisabeth". - P.Cohen: Ca aurait pu s'appeler "L'Instant des coulisses".

Je vous l'offre. - D.Foenkinos: C'est chez Gallimard? - P.Cohen: Ouais.

Rires. - A.-E.Lemoine: Ca interroge.

On sait qu'il y a 2 films nommés aux Oscars qui ont utilisé l'IA, notamment dans "The Brutalist". Le monteur a révélé qu'il avait utilisé un logiciel pour améliorer l'accent hongrois des acteurs principaux, A.Brody et F.Jones.

Où est le travail d'acteur là-dedans? - V.Elbaz: Il y a cette recherche de la perfection.

On gomme certaines aspérités. J'ai toujours été admiratif des acteurs dont je voyais parfois le maquillage. Je pense à des vieillissements dans certains films.

Cet artifice, je l'apprécie, en tant que spectateur. Mais il y a une recherche de ça. Le film que j'ai accepté, probablement que le make-up, ils utiliseront l'IA pour gommer les petits défauts qui seront visibles à cause de la lumière et de l'éclairage.

Comment aller contre ça? Non, ce n'est pas possible. Tant que l'être humain a la main dessus, ça va.

Le réalisateur a la main sur l'IA, il décidera de l'utiliser ou pas. Je n'ai aucun problème. - A.-E.Lemoine: Le 11 janvier dernier, on découvrait la bande-annonce du prochain film de S.Stallone.

Doublé en VF par sa voix française de toujours, A.Dorval, sauf que ça n'était pas possible, car A.Dorval était décédé depuis le 13 février dernier à l'âge de 77 ans.

Ca rend très inquiète B.Lecordier, connue pour être la voix de Oui-Oui ou de Bouba le petit ourson. Elle s'est exprimée au micro de "C à vous". - Je m'appelle B.Lecordier et vous connaissez ma voix, car parfois, je double des personnages comme Oui-Oui.

L'IA, pour nous, comédiens de doublage, c'est du vol. On prend nos voix sur les produits qu'on a déjà faits et on les réutilise comme on veut. Une IA est un robot.

Il ne pense pas, il n'est pas heureux, n'a pas d'émotions et de sentiments. Quelle société on veut? Une société où des artistes créent ou une société où il y a des artistes à qui on vole le travail? - A.-E.Lemoine: David, vous avez déjà utilisé ChatGPT et ça vous a beaucoup inquiété. - D.Foenkinos: Je l'ai utilisé une fois pour chercher le titre de mon prochain livre.

J'ai dit "Je suis D.Foenkinos et je voudrais le titre de mon prochain livre." J'ai eu plusieurs propositions.

Le titre "Tout le monde aime Clara", c'est moi qui l'ai trouvé. - A.-E.Lemoine: En 20 secondes, il vous a proposé 20 possibilités qui n'étaient pas à jeter à la poubelle. - D.Foenkinos: C'était comme s'il avait lu mes 20 romans.

Il connaissait mes thèmes de prédilection. Tout était juste. Je ne suis pas inquiet pour la littérature, pour le moment.

Je m'inquiète pour le cinéma et les scénaristes. Il y a eu une grande grève il y a 2 ans, compréhensible. ChatGPT peut écrire des scénarios parfois plus forts et plus impressionnants.

Pour la littérature, il y a quelque chose de l'ordre de l'émotionnel, de la particularité. Je suis encore confiant pour quelques mois. - M.Bouhafsi: Pour annoncer ce sommet de l'intelligence artificielle, E.Macron a publié une vidéo sur les réseaux sociaux.

Elle a fait beaucoup réagir et a été vue des millions de fois. Il s'amuse avec des deepfakes qui le mettent en scène. - On prend tous les cheveux qui restent. - Tu voudrais qu'elle soit ta reine ce soir. - Bien joué.

C'est bien fait, ça m'a fait rire. Avec l'intelligence artificielle, on peut changer la santé, l'énergie. La France et l'Europe doivent être au coeur de cette révolution pour saisir toutes leurs chances et pousser les principes qui sont les nôtres, ceux en lesquels nous croyons.

Là, c'était bien moi. - M.Bouhafsi: La majorité des gens a trouvé ça très drôle, d'autres ont dit que ce n'était pas bien.

Il y a eu des victimes de ces deepfakes sur les réseaux sociaux. - V.Elbaz: J'ai une réaction de spectateur.

Je ris. Je suis devant une fiction. Ca pose la question de la vérité, du rapport à la vérité.

Les journalistes, par exemple, commencent à travailler avec les intelligences artificielles. "Le Monde" et OpenAI ont signé un accord. Ca pose une question sur ce rapport à la vérité. - D.Foenkinos: Il rappelle quand même tous les bienfaits de l'intelligence artificielle.

On a une façon de voir tout ce qui peut être négatif, tout ce qu'on peut perdre. Mais pour la médecine, aider dans les maladies...

C'est super. - V.Elbaz: Tant que l'être humain a la main dessus... - D.Foenkinos: Je suis positif. - V.Elbaz: Dans le cadre de la recherche, évidemment. - A.-E.Lemoine: On parle de "Haut les mains", en salle mercredi, avec notamment V.Elbaz, et de "Tout le monde aime Clara", le 20e roman de D.Foenkinos.

Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je vais vous parler d'un documentaire à voir cette semaine, le portrait de M.Parr, photographe anglais.

Il est proposé vendredi soir sur une chaîne assez sympathique que vous devez croiser de temps en temps: France 5. M.Parr, 72 ans, est à la fois extrêmement discret et célèbre et célébré dans le monde entier.

Il a imposé ses photos couleurs de la société des loisirs au milieu des années 80. - Il a réalisé ce que C.Chaplin faisait dans les films muets: comédie et tragédie.

Personne ne l'a fait en photographie. - C'est à sa manière ou sinon rien. - Il a changé notre façon de voir les choses. - P.Lescure: Notre consoeur proposait ce week-end un très joli portrait de M.Parr dans "M, le magazine du Monde", où elle relate la difficulté de faire parler le photographe. "Il n'est pas causant, mais souriant." Ce portrait est d'autant plus remarquable que le réalisateur, L.Shulman, un docteur ès photographie, a réussi à le faire sortir de sa maison de Bristol. - M.Parr: J'ai toujours aimé les stations balnéaires.

Enfant, on ne m'y emmenait pas. La plage, c'est mon laboratoire d'expérimentation. Quand je suis passé à la couleur, c'était plus une critique de la société.

On cherche toujours à faire une seule et bonne photo. Au final, c'est l'histoire que raconte l'ensemble de ces photos qui importe. Pour moi, c'est ça, le vrai travail documentaire. - P.Lescure: Toute sa vie, il s'est intéressé au quotidien, à la rue, aux plages et aux loisirs.

C'est véritablement quand il est passé à la couleur, en 1985, que ses photos d'anonymes ont fait le tour du monde. Certains de ses clichés sont même devenus carrément iconiques. - Il est très difficile de créer une photo iconique.

On ne peut pas prédire quand et comment ça arrive. Elles arrivent comme ça, c'est tout. Lorsque vous avez devant vous quelque chose de très excitant, très émouvant, c'est à ce moment que vous pouvez espérer en capter une.

C'est une quête permanente, mais elle nous échappe souvent. C'est ce qui m'amuse et fait de moi un photographe. - P.Lescure: Aujourd'hui, M.Parr se promène souvent accompagné de son déambulateur après quelques graves ennuis de santé.

Il passe plus de temps avec les équipes de la fondation qui porte son nom qu'à photographier, mais il reste attaché à jamais aux gens. - J'ai aimé photographier des gens, les rencontrer. Ils sont fous, imprévisibles, toujours intéressants.

J'essaie de les comprendre juste en les regardant, les vêtements qu'ils portent, leur comportement, leur façon de parler. Tout cela est très divertissant et intéressant pour moi. - P.Lescure: Certains à l'agence Magnum, dont il était devenu l'une des stars, lui reprochaient au départ un certain cynisme.

Aujourd'hui, son humanité ne fait de doute pour personne, même s'il n'exclut pas l'humour. - Pourquoi 2 personnes qui pique-niquent devant leur voiture près d'une route fréquentée? Pourquoi ça devient si drôle?

C'est drôle. C'est parce qu'on adore ses personnages. L'humour est perçu comme cruel, mais les photographies de Martin ne sont pas cruelles.

Au contraire, elles célèbrent l'excentricité sous toutes ses formes. - P.Lescure: "I am Martin Parr", c'est sur la plateforme de France Télévisions et vendredi soir sur France 5. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup. "Tout le monde aime Clara", et tout le monde aime Jibé et Lucien en coulisse.

Il se racle la gorge. Elles continuent de parler. Il essaye d'attirer l'attention des femmes.

Elles continuent de parler. - Qu'est-ce que tu fais là? - Je suis là tout le temps.

Ils m'ont rappelé. Les piges, c'est fini. - C'est trop bien. - Chifoumi. - A.-E.Lemoine: "Tout le monde aime Clara", c'est le titre de votre 20e roman.

Ca parle de comment et pourquoi vos 2 héros ont choisi d'appeler leur fille Clara, car tout le monde adore le film "Clara et les chics types". - Je suis le héros du film. - Je suis le héros du film et je quitte femme et enfants pour Clara. - Je suis Clara, une fille de 20 ans qui tourne dans un groupe d'amis et qui sème la pagaille malgré elle.

C'est quelqu'un qui a envie de vivre comme elle l'entend. Elle ne veut pas de mari, pas de parents, elle ne veut pas qu'on l'attrape. - A.-E.Lemoine: I.Adjani était Clara dans ce film sorti en 1981.

Une jeune femme fantasque dont la liberté subjugue les hommes. Votre Clara a des super-pouvoirs. Une adolescente de 16 ans victime d'un grave accident qui la plonge dans le coma, mais dont elle se réveille avec un don de voyance.

Elle pressent ce qui l'entoure. C'est un roman émouvant, stimulant, mais qui n'est pas une fiction. C'est une auto-fiction déguisée.

Comme Clara, vous avez vécu à 16 ans un traumatisme qui vous a transformé. - D.Foenkinos: Vous êtes plus forte que moi.

Quand je l'ai écrit, je ne me suis pas rendu compte de cette dimension personnelle. J'ai eu un grave accident à 16 ans. J'ai été opéré du coeur.

J'ai passé des mois à l'hôpital. Et j'ai écrit l'histoire de cette jeune Clara, qui est hospitalisée suite à un grave accident aussi à 16 ans, et qui se réveille avec un don particulier, la voyance. Moi, ça a été le goût de la littérature. - A.-E.Lemoine: Vous êtes devenu un autre David. - D.Foenkinos: Je me suis mis à lire, à écrire.

Mon rapport à la beauté a changé. Quand je raconte cette histoire, au départ, je ne me rends pas compte de la part intime. C'est mon 20e roman.

Je me sens mystique. J'adore la numérologie, l'astrologie. C'est la 1re fois que j'aborde ces sujets, et notamment la voyance.

Elle va révéler en elle-même cette capacité à comprendre la vie des autres. Elle va bouleverser le destin des autres. - A.-E.Lemoine: On vous retrouve aussi dans un autre personnage, écrivain, qui a publié un roman au début des années 80 et puis plus rien.

C'est votre contraire absolu. Vous n'avez jamais autant écrit de votre vie. Vous êtes presque boulimique De romans, mais il y a toujours cette fascination/répulsion pour les écrivains qui restent bloqués. - D.Foenkinos: C'est un reproche?

J'ai envie de vous revoir, donc j'écris et je reviens. J'écris un livre par an. Il y a cet autre personnage.

Le livre, c'est un peu la rencontre entre ces 2 personnages. Il y a cet écrivain qui a publié un roman en 1982, un roman passé inaperçu à l'époque. Ca l'a traumatisé.

Il anime des ateliers d'écriture d'une manière particulière. Il est fantasque. Il conseille à ses apprentis écrivains de davantage connaître la peinture que la littérature.

Il est bloqué. J'aime l'idée qu'on peut parfois écrire des romans dans une forme d'intimité et de pénombre. La rencontre avec cette jeune fille va bouleverser sa vie et peut-être lui permettre d'en écrire un nouveau. - A.-E.Lemoine: Il avait jeté un roman à la poubelle tellement il était complexé par le talent de M.Duras.

Vous avez fait ça? - D.Foenkinos: Des romans, non.

Mais ça m'est déjà arrivé d'être tétanisé par l'admiration des autres. J'adore V.Elbaz dans "Tellement proches", mon film préféré.

Les films des Toledano sont extraordinaires. C'est normal d'être nourri et inspiré par le travail des autres. Parfois, ça peut être encombrant.

Cet écrivain s'est fracassé dans le désintérêt général. A part sa famille et 3 amis qui avaient pitié de lui, personne n'a acheté son livre. Il publie en même temps que M.Duras, qui obtient le prix Goncourt.

Ca l'a tétanisé. Surtout qu'il écrivait une histoire similaire. Au coeur de sa vie, il y a une très grande histoire d'amour.

Au moment où il arrive à la raconter, il se rend compte qu'il n'a peut-être pas le talent nécessaire. - P.Cohen: Vous croyez aux signes.

Vous n'êtes pas indifférent à l'étrangeté des signes. C'est une des raisons pour lesquelles votre roman est à la frontière de l'ésotérisme. Une référence Qui devrait vous parler, normalement, c'est celle des derniers voeux de F.Mitterrand le 31 décembre 1994. - P.Cohen: Vous croyez aussi aux forces de l'esprit? - D.Foenkinos: J'ai un portrait de F.Mitterrand chez moi.

C'est une formule qui m'a marqué. Je l'ai entendue après mon hospitalisation, qui m'a rendu sensible. Quand on rencontre la mort, on déverrouille totalement sa sensibilité.

En permanence, je suis dans la lecture de l'astrologie, de la numérologie, des signes. Vous avez l'air inquiet de ce que je viens de dire... - P.Cohen: Le portrait de Mitterrand, c'est pour avoir l'esprit de Mitterrand chez vous? - D.Foenkinos: Croire en la force de l'esprit, c'est aussi être un romancier, être en permanence à la recherche de la beauté du hasard, de la probabilité.

Dans ce roman, tous les personnages sont soumis à une étrangeté, sont guidés par des intuitions qu'ils ne comprennent pas dans un 1er temps. C'est excitant. A la fin, ils comprennent la signification de toutes ces choses. - A.-E.Lemoine: Vous êtes superstitieux.

Dans chacun de vos romans, il y a toujours 2 Polonais quelque part. C'étaient les héros de votre 1er roman. Vous dites qu'ils vous ont porté chance. - D.Foenkinos: J'ai écrit entre 15 et 25 ans sans imaginer que je serais publié un jour.

Un jour, j'écris une histoire avec 2 Polonais et je suis publié chez Gallimard. Ils m'ont porté chance. Quoi qu'il arrive, je me suis dit qu'il y aurait toujours 2 Polonais.

Pour la 1re fois, je les ai oubliés dans ce livre et, au dernier moment, je les ai rajoutés. A l'époque, j'avais très peu de lecteurs. Les gens me demandent où vont être les Polonais.

Ils arrivent à un moment donné. - P.Lescure: Je vais faire comme Gallimard, on va revenir aux chiffres.

Depuis "La Délicatesse" en 2009 et vos 500 000 exemplaires vendus, vous enchaînez les succès. Prix Renaudot en 2014 pour "Charlotte". Plus de 4 millions de livres vendus et des romans adaptés au cinéma et au théâtre.

On était hier à la librairie Le Divan, dans le 15e arrondissement, où vous signez votre roman. Tout le monde aime David, là-bas. - On sent qu'il est proche du lecteur. - Il n'y a pas un livre que je n'ai pas aimé. - On ne peut pas s'arrêter.

On va aller jusqu'au bout. - D.Foenkinos: Il a pris Tolstoï et Foenkinos. - C'est un être plein de sensibilité. - C'est marrant de retrouver des détails. - Il est franc, incisif, et avec de la poésie. - C'est celui-là qui m'a marqué.

C'est le 1er livre que j'ai lu en me disant que j'aimais lire. - D.Foenkinos: Des instituteurs qui marquent comme ça... - Il a été mon élève en 1984.

Je ne pensais pas que cet enfant si calme et si posé allait prendre cette aventure. J'ai beaucoup d'émotion. - D.Foenkinos: 40 ans après, tu revois ton instituteur. - Il était bon en orthographe? - Il était sage. - P.Lescure: Ca arrive souvent, des gens qui surgissent du passé? - D.Foenkinos: Je vous remercie d'avoir envoyé une caméra, ce jour-là.

C'était mémorable pour moi. Imaginez l'émotion de rencontrer son instituteur, qui a été si marquant pour moi...

Il était surpris que je lui raconte tellement d'anecdotes et à quel point il m'a marqué. Je n'étais pas issu d'un milieu littéraire. Il y a eu cette grave maladie et les longs mois à l'hôpital qui ont été importants, mais aussi les professeurs de littérature et à la Sorbonne, beaucoup de gens sur mon chemin qui m'ont amené à faire de la littérature toute ma vie. - A.-E.Lemoine: "Un enfant calme et posé".

C'était au début de votre scolarité, à l'école primaire. On parlait comme ça de vous, Vincent? - V.Elbaz: Sûrement. - A.-E.Lemoine: J'ai comme un doute.

Vous n'avez jamais recroisé un professeur ou un instituteur? - V.Elbaz: Non. - A.-E.Lemoine: Il faudra aller aux avant-premières de "Haut les mains". - M.Bouhafsi: On est en 2012 et une scène du film "Batman" déclenche un buzz énorme, la mort de l'une des antagonistes de Batman, incarnée par M.Cotillard, pourtant au sommet de sa carrière. - M.Bouhafsi: On n'est pas au début d'Internet, mais ce n'est pas l'Internet aujourd'hui.

La scène a dépassé 70 millions de vues sur les réseaux sociaux. Cette scène est devenue culte et a été parodiée des milliers de fois. - Je t'ai bien eu, Batman. - M.Bouhafsi: Cette mort iconique, personne ne l'a oubliée, mais personne n'en avait parlé à M.Cotillard à la télévision.

C'est chose faite après 13 ans. Samedi, les journalistes du "Papotin" ont posé la question piquante à M.Cotillard. - Vous savez que vous mourez de façon pas crédible dans le dernier "Batman" de Nolan.

Que s'est-il passé? - Je suis d'accord avec toi. Je pense que je n'ai pas réussi cette scène.

Je n'ai pas trouvé la bonne position. Je n'ai pas trouvé le bon moyen. J'étais stressée.

Parfois, ça arrive qu'on rate quelque chose. Et ça, je l'ai raté. - M.Bouhafsi: Si M.Cotillard assume avec classe et humour cette scène ratée, en octobre 2021, son compagnon G.Canet déclarait: "C'est au réalisateur d'être bon au montage.

Si Nolan a choisi cette prise, c'est sa faute, pas celle d'une actrice qui donne tout en faisant confiance." Vincent, ça vous est arrivé, une scène où vous n'êtes pas fier de vous? - V.Elbaz: Ca m'arrive tout le temps.

Mon problème, c'est de jouer dans un film où je suis bon. Sérieusement...

C'est une vanne. - A.-E.Lemoine: C'était bon d'être bon 2 minutes dans un film... - D.Foenkinos: Il parle de la responsabilité du réalisateur. - V.Elbaz: Il défend sa femme.

Ce qu'il dit est très juste. - D.Foenkinos: Il paraît qu'on fait beaucoup de prises avec toi. - A.-E.Lemoine: L'image du jour, c'est au Grand Rex, hier soir. - M.Bouhafsi: Le Super Bowl est un phénomène culturel suivi par des millions de fans.

Depuis 4 ans, le Grand Rex se met à la mode américaine. Cette nuit, 1164 bières vendues. 200 donuts vendus. 2400 fans.

On y était. ... - Quand je vous dis "ambiance américaine"? - Des pom-pom girls. - On n'est pas mieux au grand Rex qu'aux Etats-Unis? - Ce sont les Etats-Unis qui sont en France. - Il fallait être là. - Ca m'a fait penser à un petit stade. - C'est plus sympa que le canapé. - Vous pouvez me citer 5 joueurs de votre équipe? - Non. - Je ne peux pas. - Mahomes, Kelce, Pacheco.

Je peux même citer les coachs. - Allez! - M.Bouhafsi: Les fans étaient venus pour la fête et l'ambiance, mais surtout pour la mi-temps et le show de K.Lamar. - Je ne suis venu que pour Kendrick.

Je suis fan depuis très jeune. Il chante. - Merci pour les clients fidèles.

On savoure, mais de loin. - Je n'ai pas les mots. Mon corps a dansé.

C'était super. - Je suis venu pour l'équipe, mais voir Kendrick...

Je suis chaud. - Quel artiste français pourrait performer à la mi-temps? - Je vois bien Angèle. - M.Pokora ou J.Cohen. - M.Bouhafsi: C'était le feu, hier.

Une certification en cadeau ce soir pour D.Foenkinos. Un nom va vous parler.

Il s'appelle A.Auriant, il est comédien et ne s'est jamais senti aussi vivant que sur scène. Le théâtre est à la fois son rêve, sa passion et son refuge. - Bonjour.

On est dans "C à vous". Je voulais être animateur. En cours de français, on a eu l'occasion de lire des pièces.

On a lu Molière. Au théâtre, en m'exprimant avec les mots des autres, j'ai eu l'impression d'avoir un nouveau refuge et un nouveau moyen d'exulter ce que je n'arrivais pas à dire. - Ce spectacle raconte l'histoire de celui qui n'a pas été choisi. - C'est le chiffre 26.

Après mon anniversaire, j'ai un appel pour jouer à la Comédie-Française. Mon rêve serait d'être directeur de théâtre. - M.Bouhafsi: Il a fait du théâtre le sujet de son premier roman, "Rue de la Gaîté".

Il aurait rêvé de le lire dans une période de doute qu'il aurait traversée. Il a un message pour vous. - En récente rencontre, je dirais D.Foenkinos.

Je l'ai beaucoup lu dans ma période sombre. Je crois aux livres comme aux rencontres amoureuses. La première fois que je l'ai eu au téléphone, il m'appelait comme un pote.

Je l'avais découvert par ses mots. C'était un auteur que j'adorais. C'était une belle rencontre marquante de mon année. - M.Bouhafsi: On fait bien les choses dans l'émission.

Actuellement, Axel est sur scène dans la pièce "Numéro deux" adaptée de votre roman, D.Foenkinos. Vous pouvez retrouver son livre dans toutes les bonnes librairies. - D.Foenkinos: Très bon livre. - A.-E.Lemoine: "Numéro deux"? - D.Foenkinos: Nan, c'est vrai qu'il est très bien.

La pièce marche bien et j'en suis très heureux. - A.-E.Lemoine: Cet acteur a failli être choisi pour être Harry Potter et a aussi joué à Londres. - D.Foenkinos: Dans un seul-en-scène à Londres.

C'était avec un acteur de "Sex Education". C'était impressionnant de découvrir ça à Londres. Beaucoup de jeunes vont voir le spectacle, c'est très drôle.

Il y a beaucoup de fantaisie. Je n'ai pas toujours été heureux des adaptations que j'ai pu avoir. Celle-là est formidable. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, une autre Clara que la vôtre.

Une Clara qui, depuis ses débuts dans les années 2000, n'a cessé de se réinventer. Actrice, mannequin, écrivain, elle est maintenant danseuse et chanteuse dans son 2e spectacle de cabaret. Elle est à l'affiche de Bobino le 26 février prochain. ... - Mesdames me blâment sans connaître mon âme.

Elles me jugent et me damnent. Mesdames me blâment, condamnée comme Jeanne à brûler dans les flammes. Acclamations. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Morgane.

Bienvenue. Nous sommes autour d'un poulpe à la marinière parfumé à l'orange, au basilic et aux petits légumes, préparé par le chef P.Chronopoulos, le chef du Palais Royal à Paris et du restaurant...

Non, c'est aussi le Palais Royal à Venise. Clara, c'est le prénom qui a inspiré le livre de David. C'est un prénom que vous vous êtes choisi.

A la ville, vous appelez E.Munos. Pourquoi avoir choisi ce prénom? - C.Morgane: Clara, c'est la lumière.

Emmanuelle s'est souvent cachée derrière Clara. J'ai un autre prénom, Aurélie. Aurélie, ça veut dire "lumière", également.

Ca se joue entre ombre et lumière. - A.-E.Lemoine: Vous ne voulez plus qu'on vous appelle Emmanuelle.

Vous le revendiquez dans le titre de votre premier roman, qui retrace le parcours d'une femme souvent incomprise par des femmes qu'elle pensait ses alliées. Vous avez été une égérie de l'érotisme au début des années 2000. Vous le chantez sur scène, dans votre spectacle. "Ils me voyaient nue et pensaient me connaître.

Elles m'en ont voulu de m'être découverte." Les femmes vous ont reproché votre parcours à ce point? - C.Morgane: Avant mes 40 ans, beaucoup.

Il se passe beaucoup de choses après les 40 ans. Je pense qu'on est moins dangereuse. J'étais moins dans une quête d'amour absolu.

Comme par enchantement, aujourd'hui, il n'y a plus que des femmes autour de moi, que ce soit les femmes artistes que j'ai mises en lumière, mon attachée de presse, mon agente. Je me sens très bien, entourée de femmes. - A.-E.Lemoine: Deux exemples qui illustrent cette méfiance des femmes.

Vous êtes par exemple sur scène, pour votre première pièce de théâtre, une adaptation de "Full Monty" sur les planches. Voici des images d'archives. - C.Morgane joue la coach de danse qui aide une bande de chômeurs à monter un numéro de strip-tease. - C'est ça!

On enlève un bouton après l'autre. - Jouer avec C.Morgane, ça fait quel effet? - Vous nous regardez comme ça.

C'est surtout l'atout charme que ça va apporter. Au vu de nos physiques... - En avant! - Toutes les femmes de la salle la détestent.

A la sortie, elles se demandent ce qu'ils lui trouvent. Les mecs, par contre, sont ravis. - A.-E.Lemoine: Vous vous souvenez des réactions des hommes et des femmes présents dans la salle? - C.Morgane: Non.

A partir du moment où je me suis rendu compte que je n'aurais pas les femmes de mon côté, j'ai été très triste. J'ai mené ma barque et j'ai pensé à autre chose. Ma fille va être très contente.

Elle regarde l'émission et je suis enceinte d'elle, de 6 mois. J'étais sur scène jusqu'à 8 mois. Je trouvais ça super, comme message, qu'une femme puisse travailler, même avec mon image, en étant enceinte. - A.-E.Lemoine: L'émission "Danse avec les stars", vous étiez l'une des favorites lors de la 10e saison.

On vous voit danser. Si vous avez été éliminée, c'est parce que le vote des femmes vous a manqué et les règles ont été changées après. - C.Morgane: C'est ce qu'on a beaucoup dit, et je peux le comprendre.

Je vois un couple, sur son fauteuil. Un mec dit: "Je vais voter..." Si la femme n'est pas assez libérée ou assez bien dans son corps, je peux comprendre que ça pose problème.

J'ai arrêté de penser à tout ça. J'aurais aimé...

J'étais très naïve, quand je suis arrivée à Paris. J'étais marseillaise, très enthousiaste. Je dénotais dans la grisaille parisienne.

Je pensais que j'aurais plein de copines. Ca a tardé un peu. - P.Lescure: L'un de vos autres grands succès, ce sont les calendriers, C.Morgane.

Un par an depuis 23 ans. - C.Morgane: J'ai arrêté de compter et vous m'affichez ça...

Vous avez raison. - P.Lescure: On voit quelques images du shooting de celui de 2025.

Vous en vendez à peu près 100 000 par an. Au départ, c'était une blague. - C.Morgane: Presque.

C'était "Télé 7 jours" qui m'avait demandé de poser dans le calendrier. C'était une présentatrice télé par mois. Vous n'en faisiez pas partie, peut-être? - A.-E.Lemoine: Je ne vais pas voter pour vous, Clara, si vous me parlez comme ça. - C.Morgane: Il y avait plein de présentatrices de toutes les chaînes.

Vous en faisiez peut-être partie... - A.-E.Lemoine: Non. - C.Morgane: Vous représenteriez France 5.

Je représentais Canal+. Ils ont fait un vote pour élire l'animatrice préférée. J'ai gagné.

Ca a pris de l'ampleur, jusqu'au moment où un éditeur a décidé de faire quelque chose de sérieux, de beau, de chic et de grand. A l'heure du numérique, je trouve ça cool de proposer un calendrier de papier à celles et ceux qui m'ont connue plus jeune et qui peuvent, comme ça, les collectionner. - M.Bouhafsi: Dans votre roman, il est question de féminisme.

C'est également le cas dans "Haut les mains". Vincent, vous incarnez un cambrioleur loser qui va se retrouver coincé dans ses convictions. Il va rejoindre les Green Panthères, les robins des bois d'aujourd'hui, qui se lancent dans un cambriolage engagé contre les harceleurs et les cambrioleurs.

Il va falloir s'associer à Bernard, qui est sur le retour. - Vous êtes bon en coffre? - Aucune serrure ne me résiste.

Elle s'ouvre facilement. - Avec ses métaphores machos, il dégage. C'est un débris, il ne tient pas debout. - Là, il est en fin de course.

Il va faire ce qu'on lui demande sans nous emmerder. - Je vous entends. - M.Bouhafsi: Bernard n'est pas très à jour sur l'écoféminisme.

Pourtant, vous avez déjà incarné un macho qui se retrouve du jour au lendemain dans un monde où les femmes ont pris le pouvoir. Vous vouliez prendre le contre-pied de cette image que certains peuvent avoir. - V.Elbaz: C'est un grand mot.

Je vais là où on m'appelle et je trouve les meilleurs rôles. Bernard...

Quand je l'ai lu, je l'ai vu trébucher. - A.-E.Lemoine: Il vous a touché? - V.Elbaz: Je l'ai vu maladroit.

Il n'était pas forcément comme ça, mais je l'ai imaginé, ce boomer. - M.Bouhafsi: On s'y attache beaucoup. - V.Elbaz: Je l'ai trouvé très attachant.

Je l'imaginais bien en P.Richard. Il m'y a fait penser. - M.Bouhafsi: C'est un rôle de composition. - V.Elbaz: Attendez... - M.Bouhafsi: Vous avez été élevé dans les années 70 avec des parents qui vous ont tout de suite parlé de l'égalité des sexes.

Vous avez eu une éducation très féministe. - V.Elbaz: Je n'ai pas eu beaucoup d'efforts à faire pour être féministe. - A.-E.Lemoine: Par rapport à Bernard. - V.Elbaz: Justement.

J'ai été éduqué par une femme qui avait des convictions, et un père qui pratiquait plutôt le partage des tâches, qui était très ouvert à toute discussion, peut-être remettant en cause la virilité. Du moins, il ne plaçait pas sa virilité au mauvais endroit. - A.-E.Lemoine: Votre mère veillait au grain.

La première fois où vous avez eu un comportement macho, elle a serré la vis? - V.Elbaz: Je m'en souviens.

On rentre de l'école, à 14 ans, on est amoureux. Ca se manifestait chez moi par une sorte d'agressivité, un truc. Peut-être que j'allais chahuter les filles au lieu de...

Je ne sais pas, je ne me souviens plus. Elle a dû me dire que c'était macho et qu'il ne fallait pas faire ça. J'ai été éduqué, tout simplement. - A.-E.Lemoine: Ce boomer, ce Bernard, pas très fin au début... - V.Elbaz: Il y a des Bernard très bien.

Certains peuvent se défendre. Celui-là...

Je l'aime bien. - A.-E.Lemoine: Pourquoi vous avez envie de le défendre?

Il y a des Bernard qui ne sont pas méchants... - V.Elbaz: S'il ne prend pas le train en marche et refuse la nouveauté, il va rester sur le bas-côté.

Je me souviens de mes copains de l'époque qui me disaient que j'avais de la chance d'avoir mon père. Leurs pères ne voulaient pas de cette nouveauté qui arrivait. C'était soit l'homosexualité d'un fils, soit quelqu'un qui voulait faire du théâtre.

Ils se sont retrouvés sur le bord du chemin. Les gosses ne voulaient plus leur parler. Ils parlaient à mon père, pas aux leurs.

J'ai repensé à ça. Je suis dans cette position aujourd'hui. Parfois, mon fils me regarde comme une merde. - A.-E.Lemoine: C'est l'objet de la pépite, tout de suite. - P.Cohen: C'est un souvenir d'un autre âge.

Vous vous en souvenez? C'était il y a exactement 30 ans, en janvier 1995. Vous faisiez vos premiers pas au cinéma dans un film qui allait devenir culte, "Le Péril jeune", de C.Klapisch.

Vous étiez un ado pas très porté sur l'école, mais plutôt sur le foot. Vous étiez fan de Saint-Etienne. A la sortie du film, vous vous retrouvez sur le plateau de "Nulle part ailleurs" et vous parlez de "L'Eclatage". - V.Elbaz: Ma première expérience de tournage, c'était "L'Eclatage".

Je n'avais jamais tourné. - C'était Chabert. - V.Elbaz: On m'a mis un costard et une tête d'abruti. - Et il s'est découvert mieux qu'au Cours Florent. - Vous avez joué avec votre mère. - V.Elbaz: Ils cherchaient une comédienne.

Ils ne trouvaient pas. Ils m'ont demandé si ma mère voulait le faire. Elle l'a fait. - P.Cohen: Vous n'avez plus jamais joué avec votre mère?

Un petit bout d'image qui montre l'ancienneté de l'archive, en 1995. On fumait sur le plateau. Vous aviez la clope à la main. - A.-E.Lemoine: Vous étiez tellement bon dans "Le Péril jeune" que pendant longtemps, on a pensé que vous n'étiez pas acteur. - V.Elbaz: Je ne sais pas si j'étais tellement bon...

Ca faisait 2 ans et demi que je ne travaillais pas. Le directeur de casting voulait un acteur, et pas un abruti. Moi, j'ai fait 4 ans de théâtre.

Je joue l'abruti. C'était un compliment pour moi. - A.-E.Lemoine: "Haut les mains" est en salle mercredi. - V.Elbaz: Mise en scène de J.Manoukian.

Il faut le dire, quand même. - A.-E.Lemoine: Votre spectacle est en tournée.

C'est à Bobino. Vous avez fait un numéro de cabaret. Je signale votre EP, "A l'infini", disponible vendredi. "Tout le monde aime Clara", c'est le titre du livre de D.Foenkinos.

On conclut cette émission avec les actualités de Bertrand, qui est de retour. Musique grandiose. *Alarme. - B.Chameroy: Vous pouvez m'ouvrir le portique? - Vous êtes? - B.Chameroy: Je vais faire la chronique. - Vous êtes qui? - B.Chameroy: Je suis B.Chameroy. - Vous avez une pièce d'identité?

Qu'est-ce qui me prouve que vous êtes B.Chameroy? Prouvez-le-moi. - B.Chameroy: Tout de suite, un magnéto sur X.Bertrand. - C'est bon.

OK. Vous pouvez lui ouvrir. - B.Chameroy: Merci.

Bonsoir. Nous sommes le 10 février. J'ai bien dit le 10 février. - En ce début d'année 2025, on reste au début de l'année... - B.Chameroy: On avait dit qu'on arrêtait, mais je crois qu'il continue. - Permettez-moi, au nom de l'association, de vous souhaiter une excellente année, une excellente année à vos proches, à vous personnellement... - B.Chameroy: Nous sommes en février, mais jeudi, le ministre des Affaires étrangères présentait ses voeux à la presse en léger décalé pour cause de contexte international pas très calme.

Une cérémonie qui a permis au ministre de dialoguer avec Talleyrand grâce à la magie de ces 2 lettres, IA. - Grâce à l'intelligence artificielle française de Mistral, nous avons convoqué celui qui a été à l'origine de cette décision, mon lointain prédécesseur, C.-M.de Talleyrand-Périgord lui-même.

Monsieur le ministre, vous me confirmez que c'est bien vous qui avez vendu la Louisiane aux Etats-Unis d'Amérique? - Oui, c'est vrai, j'ai vendu la Louisiane. - B.Chameroy: C'est bluffant...

Il y a une chose que l'intelligence artificielle ne peut pas faire, c'est bien faire jouer la comédie à notre ministre des Affaires étrangères. "Nom d'une pipe, sacré Talleyrand, vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère." - Quelle idée, un territoire qui s'étend autant... - B.Chameroy: Lundi, ouverture du sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle au Grand Palais.

Ca a démarré sur les chapeaux de roue. Accrochez vos ceintures. On part à 130 sur l'autoroute du futur.

Que dis-je, le présent... - Bonjour.

J'attends que mes diapos apparaissent à l'écran. J'espère que vous profitez de cette merveilleuse matinée à Paris. Puis-je voir une projection de mon exposé?

Merci. - B.Chameroy: "Pouvez-vous balancer le PowerPoint?" Ca démarre très bien...

A 24 heures de l'ouverture, les diapos ne se lancent pas. E.Macron était en direct sur France 2, interrogé par celui dont l'intelligence artificielle ne pourra jamais reproduire ses mimiques: L.Delahousse.

Doigt sur la bouche et stylo rouge...

Circonspect sans stylo...

Coquin avec doigt dans le nez...

Il n'était pas seul. Il est accompagné par la journaliste P.Sharma.

Après 2 années à s'entraîner à le mimer partout, le président a enfin pu le prononcer. Il était temps. A chaque fois que le président prend la parole, c'est la même chose.

Il tente de s'imposer face à un président qui vous balance des tunnels sans vous calculer. - B.Chameroy: Il faut le comprendre.

L'intelligence artificielle, c'est son dada. Avec J.Trudeau, ils étaient captivés lors du sommet du partenariat mondial sur l'intelligence artificielle.

Musique douce. Courage, plus qu'un dodo, et c'est presque fini. Je ne pouvais pas revenir sans passer une tête dans les couloirs du conseil régional d'Ile-de-France, où l'ambiance était fort studieuse. - Un petit peu de silence.

Ecoutez-vous les uns les autres. C'est très pénible, ce brouhaha. S'il vous plaît, pouvez-vous faire silence?

Taisez-vous. - B.Chameroy: Il n'y a qu'une seule technique qui fonctionne: le pneu qui se dégonfle.

Elle fait "chut". ... ... - B.Chameroy: Ca a tellement bien fonctionné que ça a eu l'effet d'un smoothie au Xanax sur tout le monde.

B.Hamon s'est lancé dans un automassage crânien. Et aussi sur madame, en pleine lutte. "Il faut que je tienne." Contrairement à sa voisine, qui est tombée au combat.

Un sommeil paradoxal...

V.Pécresse, elle, était dans une forme... - V.Pécresse: Ce n'est pas parce que vous êtes décoré que vous pouvez vous permettre de ne pas vous asseoir.

Bravo, Patrick. - J'y suis certainement plus que vous. Je pense que vous n'avez pas bien écouté.

Vous n'êtes pas majoritaires au parlement. Monsieur le président délégué, c'est l'hôpital qui se moque de la charité. Ca prouve que vous ne savez même pas compter jusqu'à 10.

Ca explique beaucoup de choses. Expliquez-vous un petit peu du budget 2025 et de la submersion de dettes... - B.Chameroy: Elle était en forme, mais toujours moins que le shérif des Hauts-de-France.

Il est de retour: X.Bertrand. - Cette histoire de cheval fiscal... - La démagogie à deux balles, vous êtes un champion. - Vous ne m'avez pas vu. - Ca commence à bien faire.

Quand vous êtes spectateur d'un putsch en cours, on écoute. On vote. Quand j'aurai fini ma phrase...

Si c'est possible de s'exprimer...

Vous n'étiez pas inscrit, mais allez-y, parlez... - B.Chameroy: Pour le 1er conseil régional de 2025, F.Sous-Bois recevait un homme qui était ravi d'être là.

Il n'a pas lâché le micro. Ca n'a pas plu au boss. On avait l'impression qu'il y avait un homme de trop près du micro.

Il lui a fait comprendre de manière très subtile. - Vous allez voir que ça va être géant et fou. Il faut monter ce centre commercial.

J'ai mis le paquet sur des filiales. Je n'ai pas réinventé la machine à cambrer la banane. - B.Chameroy: Le coup de pression a porté ses fruits. - Monsieur Dupont?

Non? - B.Chameroy: Francis agacé par la prise de parole un peu trop longue...

Il va se venger sur quelqu'un qui n'avait rien demandé à personne. C'est tombé sur la vice-présidente. un gros dossier. - Nous accueillons le vice-président de la Confédération nationale des artisans-pâtissiers au déjeuner pour partager la traditionnelle et délicieuse galette des rois. - B.Chameroy: Vous vous demandez qui a eu la fève.

Après une enquête interminable, on a trouvé la réponse: la conseillère L.Chevallier, comme en témoigne cette couronne. Félicitations, Laurence.

Sans lui, la chronique n'existerait pas, je laisse donc le mot de la fin à X.Bertrand. - Mes chers collègues, vous, non, mais l'ordre du jour, lui, est épuisé.

La séance est close. - B.Chameroy: L'info continue demain. - A.-E.Lemoine: Avec X.Bertrand qui sera notre invité demain.

Vous pouvez réécouter l'émission en podcast ou la revoir en replay sur nos plateformes de téléchargement. Merci, Clara. Allez au cinéma mercredi voir Vincent et allez applaudir à Bobino Clara.

Tournez-vous pour saluer nos téléspectateurs.