Liban, Ormuz : le retour de la guerre ? - Grand Dossier|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI avec aujourd'hui cet enjeu, cette question Liban Hormous, le retour de la guerre. Oui, regardez les images.
Des avions de chasse F16 de l'USR Force en train d'être ravitaillés en vol lors d'une patrouille au-dessus du Moyen-Orient. Ces images, elles sont délivrées et communiquées par le centre de commandement américain. Et le message, il est très clair.
Les forces américaines dans la région sont prêtes à intervenir à tout moment. Alors autre information, vous l'avez compris avec Nivine, les gardiens de la révolution les gardiens de la révolution iranien annoncent fermé le des trit d'ormouse. [musique] Différence son de cloche.
Il est important d'y voir clair mais oui. Oui. 48 heures après l'annonce d'un accord, nous en sommes déjà à nous demander si le retour de la guerre est possible [musique] et imminent.
Pourquoi cette montée brutale en tension ? Tout le Liban doit brûler face à Trump. Israël assume une posture belliciste.
Ces mots que je viens de citer sont ceux du ministre Bengvir. Et au-delà des mots, il y a des actes, il y a des frappes au sud et au nord-est du Liban. Des morts également.
On a vu des frappes à Nabatier dans le sud du Liban qui ont fait de nombreux morts. Frappes dans le village d'Abouche dans le sud. Frappe sur Balbec au nord-est.
Des habitants ont été évacués de la ville de Tir. Alors depuis il y a une annonce de cesser le feu mais on comprend à quel point tout ça est extrêmement précaire. Israël [musique] t'avoir frappé plus de 80 cibles.
Tu es des dizaines de membres du Bola. Alors Benjamin Netaniaou tente-t-il de saboter les pourparler ? Est-ce que ça fonctionne ?
Pas de négociation aujourd'hui à Genève, on va tout se dire dans ce grand dossier. C'est parti Liban Ormous, le retour de la guerre. Écoutez, regardez le retrait d'Israël du Liban et la levée complète du blocus naval ainsi que le retrait des forces terroristes américaines du golfe Persique et de la région. figure parmi les principales conditions de l'accord entre l'Iran et les États-Unis.
Le D3 d'Ormous restera fermé jusqu'à ce que ces deux conditions soient remplies. Tous les navires sont priés de ne pas s'approcher du détroit d'ormous pour leur propre sécurité. Tout navire qui défie cet ordre sera ciblé.
Voilà ce que vous venez d'entendre. C'est une annonce des gardiens de la révolution iranien. annonce sonore pour dire c'est fermé, c'est [musique] fermé jusqu'à nouvel ordre.
Mais attention, c'est très complexe ce qui est en train de se passer. Heureusement, j'ai les meilleurs sur ce plateau pour tout vous expliquer. Bah oui, comme tous les vendredis, Léa Landemman, bonjour, merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes géopolitologue franco-israélienne, spécialiste du Moyen-Orient. Bonjour à vous, général Nicolas Richot, merci d'être là. Vous êtes ancien commandant de la 7e brigade blindée.
Bonjour Galgar Fenri, merci également. Vous êtes grand reporter spécialiste des questions internationales. Bonjour à toi Mami.
Bonjour. Merci d'être là. grand reporteur TF1 LCI, Raphaël Juruselmi est avec nous, ancien officier du renseignement militaire israélien et puis nous serons rejoints, ce sera passionnant dans quelques instants par Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, auteur du livre [musique] Le Cherpa, mémoire d'un diplomate aux avant-postes de l'histoire.
Alors, les avantpostes de l'histoire en ce moment, le D3 d'Ormouse. Est-il en train d'être fermé ? Est-il même déjà fermé ?
Cette annonce pour leur sécurité, tous les navires sont priés. Ne pas s'approcher du D3. C'est ce que disent Thomas, les gardiens de la révolution.
Oui, c'est une surprise. Et euh pour justifier cet ordre et bien ils invoquent justement la situation au Liban. Alors, est-ce en accord avec la branche politique de ceux qui représentent aujourd'hui le pouvoir en Iran ?
Ça c'est la véritable question. Évidemment, on sait qu'il y a des différentes différences d'interprétation dans la façon dont les négociations ont été menées ces derniers jours, que ce soit au niveau politique, dans ce qui représente aussi la sphère plus religieuse de ce pouvoir et euh la sphère militaire. En l'occurrence, vous venez de citer les quartiens de la révolution.
Donc il y a cet après-midi, c'est vrai, un [grognement] énorme point d'interrogation au-dessus de ce tout petit D3. Est-ce que les bateaux sont autorisés par l'Iran à passer ? une certitude, les gardiens de les gardiens de la révolution semblent s'y opposer.
Pas certain que le pouvoir politique atérant soit du même avis. Ça c'est très très important parce que c'est l'histoire dans l'histoire. Il y a-t-il là sous nos yeux la fracture entre le régime et les gardiens de la révolution qui se concrétisent ?
C'est une interrogation qu'on a depuis plusieurs heures maintenant de savoir s'il y a deux voix et au quel cas, à quel point est-ce dangereux ? Est-ce que des gardiens de la révolution peuvent s'affranchir de l'accord et décider de frapper à nouveau à tout moment ? Oui, potentiellement.
Effectivement, il y a plusieurs personnages et si vous voulez, je pense qu'il faut se représenter l'interaction et la répartition du pouvoir en Iran comme des cercles qui ne sont pas nécessairement concentriques, mais avec des recoupes par endroit. Et donc le pôle les plus le plus puissant et ça c'est l'un des résultats de cette guerre, c'est le corps des gardiens de la révolution islamique avec un personnage qu'on connaît désormais bien à savoir Ahmed Vaidi. Mais vous avez un autre personnage dont on entend beaucoup parler qui est le président du parlement Galibaf du côté des politiques et puis vous avez le guide suprême Mtaba Hamenei et d'ailleurs les gardiens de la révolution ont publié un communiqué il y a quelques heures qui s'adresse directement au guides suprême où ils évoquent alors de manière assez sibiline les éventuelles différences en parlant de complémentarité et d'accompagnement.
C'est bien là le constat d'éventuelles divergences mais avec tout de même l'idée d'emprunter un chemin ensemble qui permet de matérialiser ce qu'ils estimaient être une victoire militaire qui doit maintenant être traduit par des faits à la fois sur le terrain mais en gain politique également sur les différents dossiers. Juste une chose pour dire que on va assister, me semble-t-il et c'est déjà le cas et vous le décriviez très bien euh Amélie, énormément de déclarations et de mouvements qu'il faut comprendre en de le cadre qui est extrêmement fragile et volatile d'une négociation très concrète qui est en train de se mettre en place où les uns et les autres testent, frappent, repoussent les limites et donc vous avez une forme de théâtralité là-dedans. Mais il y a aussi des tensions qui elles sont effectivement bien réelles.
On peut assister un retour des frappes via l'Iran mais via une partie, c'est-à-dire les gardiens de la la révolution. C'est l'angle mort. On a englobé, on a dit les Iraniens participent à un protocole d'accord.
Mais en fait, c'est pas ça l'histoire. Il y a le régime et il y a les gardiens. Alors, c'est pas une séparation aussi claire, mais même Amin dans la déclaration qu'il a faite, il a dit "Je ne voulais pas de cet accord, mais en gros Galibaf m'a m'a convaincu que il fallait le faire maintenant." Ça veut pas dire que je suis d'accord avec les Américains.
Ça veut certainement pas dire qu'on a perdu. Mais en tout cas, ce qui est clair, c'est que il y a aujourd'hui une plus grande division. C'est pas que cette division n'existait pas avant, mais le guide suprême était le guide suprême.
Aujourd'hui, vous voyez bien, on sait toujours pas où on est, où est où est Mtaba Haminai. Et donc, c'est clair que les gardiens de la révolution se sont renforcés. Et après surtout, il ne faut pas oublier que les seuls qui peuvent fonctionner avec les sanctions, sans les sanctions, mais surtout avec les sanctions, ce sont les gardiens de la révolution puisqu'ils ils sont assis sur 40 % de l'économie du pays.
Donc pour eux, en fait, les sanctions, c'est un moyen encore de détourner de l'argent. Eux, ils ont pas été frappés par tout ça. Donc eux fonctionnent. général pour être très clair, c'est pas parce que depuis 48 heures, on parle d'un cadre de discussion que il n'y a pas effectivement tous les moyens militaires toujours à disposition et préattiré dans le dans le dans le D3 pour le stopper à tout moment.
Bien, s'ils décident effectivement de le bloquer, ils le peuvent à tout instant. Ils le peuvent à tout à ce moment comme ils l'ont montré jusqu'à présent. Les Américains, même s'ils ont levé le blocus, sont quand même là, donc peuvent reprendre la même posture qu'hier.
Alors, ont-ils théoriquement, ils peuvent le faire, mais ont-ils intérêt à le faire ? Ça, ce n'est pas certain. Malgré les dissensions qu'on peut voir à l'intérieur du régime éventuellement, je je crois que le le le deal est tellement favorable aux Iraniens que je pense pas qu'ils ont intérêt à le pétarder.
Alors, il y a peut-être des jusqu'au boutiquistes, il y a peut-être effectivement des voix discordantes, mais globalement ce ce cet accord, ce protocole d'accord est tellement favorable à l'Iran que je crois que l'Iran a intérêt à à l'implémenter, à le mettre en place. Ce que ce que l'on voit là par contre, c'est le blocage, il est lié quand même à l'affaire Liban, esbola et cetera. Et là, on voit effectivement que le le Liban s'impose comme le quelque chose qui est un peu exogène à la relation ou et au et et au deal entre l'Iran et les États-Unis.
C'est-à-dire que il y a l'équation israélienne qui rentre là-dedans et on sait que les Israéliens n'ont pas été une partie prenante de la négociation et que Nathaniaou et bien ne dit que il n'a pas il n'est pas lié par ses accords. Donc c'est un c'est un vrai problème. Pour nos téléspectateurs, si on se pose très sérieusement la question oui 48 he après qu'on parle qu'on ait parlé de mémorandum signé et cetera.
Si on se pose la question de la fermeture du D3 d'Ormouse là actuellement, c'est parce que les gardiens de la révolution ont diffusé une prise de parole et ils le disent. Tout navire ou unité navale qui enfendra la directive de ne pas s'approcher du L3 sera répoursible. Voilà ce qu'il y a sur la table.
Si c'est le cas, ce que ça veut dire de la gravité de la situation, quelle conséquence ? Ça remet un coup de pression et donc des tensions supplémentaires dans dans la région. Après euh vous avez remarqué ces dernières semaines qu'il y a eu à de très nombreuses reprises des des tensions très importantes.
Vous parliez du Liban tout à l'heure au Liban mais pas seulement avec des risques potentiels d'un retour du conflit. Mais on voit que les principaux acteurs de ce conflit n'ont pas envie d'y retourner pour l'instant pour les Iraniens parce qu'ils ont obtenu quasiment tout ce qu'ils voulaient, sauf peut-être la protection du du Esbola et le retrait des Israéliens du territoire libanais. euh pour les Américains parce qu'il y a un problème de taille qui s'appelle inflation aux États-Unis et que Donald Trump se désintéresse désormais de euh de cette de cette guerre comme de sa dernière chaussette.
Lui considère l'avoir réglé cette guerre et donc il laisse un peu au petit peuple qui sont ses ministres et les diplomates du monde entier le soin de régler tout cela. Donc que ce soit à Terran ou à Washington, on ne veut pas y retourner. Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas des frappes sporadiques.
Ça ne veut pas dire que ce qu'il y a qu'il n'y a pas un risque de retour de la guerre. Ça veut dire que c'est un un accès de tension ce vendredi. On verra euh ce qui va en ressortir dans les probablement dans les heures qui viennent.
Ça sera pas beaucoup plus long que ça. Ce qu'on voit aussi, c'est que de l'autre côté, du côté du Front Israël libanais, les choses ont l'air de se calmer un tout petit peu aussi. On on va y revenir dans quelques instants.
Merci beaucoup d'être avec nous. Raphaël Jérusalemie, ancien officier du renseignement militaire israélien. Alors, bien évidemment avec vous, on va revenir dans quelques instants sur les frappes israéliennes sur le Liban.
Cette annonce de cesser le feu mais l'extrême précarité de la situation. Je voudrais juste avoir votre avis sur ce que vous comprenez de la situation dans le D3 d'Ormous quand les gardiens de la révolution et je dis bien les gardiens et pas le régime annoncent que le D3 est fermé. Alors, les gardiens de révolution vont beaucoup s'amuser avec l'histoire des D3 parce qu'ils ont découvert ici une botte secrète qui n'est plus secrète mais qui marche.
On en veut pour preuve qu'il y a quelques jours, ils ont même menacé de fermer le D3 de Babel Vandev Rouge avec les outils du Yémen. Donc ils sont passés à la guerre des D3. Euh je pense qu'il y a ici euh comme dans tout euh accord de cesser le feu lorsqu'il arrive à à à l'échance où il doit vraiment être entamé sérieusement.
Euh chacun tient un petit peu la corde à son côté, chacun tâte l'autre, voit ce qu'il a dans le ventre. On va voir la même chose entre les Hisbala et les Israéliens. Euh et on va voir surtout la réaction de Donald Trump qui jusqu'à présent avale toutes les couleuvres possibles et imaginables.
On reste ensemble bien sûr Raphael Jérusalemmi mais effectivement Galegurer Fenwick, est-ce que tout ça c'est la preuve quoi qu'il en soit que l'Iran a la main que c'est l'Iran qui donne le rythme qui effectivement a ce levier cette arme absolue toujours entre les mains de décider à chaque minute on ouvre on ferme et vous suivez ? Oui, il faut toujours rappeler, si vous voulez, l'idée de de la prise d'otage d'une partie de l'économie mondiale via ce goulot d'étranglement euh par lequel circulait avant le 28 février 20 % euh de l'énergie fossile mondiale sous la forme de pétrole, de gaz, donc de GNL, mais aussi l'hélium, la pétrochimie euh et une partie des ingrédients nécessaires au aux engrais. Donc ça ça a permis de déplacer le baricentre du conflit depuis le territoire iranien en direction de ce D3. dont ils font usage afin d'irradier bien au-delà de leur frontières et de leur étrangers proches pour aller mettre la pression sur les Américains afin que ces derniers restreignent les Israéliens sur le dossier sud-libanais.
Mais en même temps, les Iraniens sont conscients qu'ils doivent de leur côté également mettre la pression sur le esbola afin que ce dernier ne se rende pas responsable de violation d'un cesser le feu. Donc c'est dans cette équation extrêmement compliquée, je vous le concède, qu'on mesure aussi et je le redis l'extrême fragilité de cet édifice qui consiste à essayer non pas de bâtir un accord de paix, on n'y est pas, mais au minimum un accord cadre qui permett par exemple au Catariens dont on apprend à l'instant que ça y est, ils sont sur place, ils sont en Suisse et ils sont prêts au côté des Pakistanais qui sont les autres grands médiateurs de cette affaire de faire démarrer à un niveau technique donc un peu moindre que le politique. des discussions sur la mise en œuvre des différents points.
Je voudrais qu'on on en revienne à cette autre image que je vous montrais en introduction de de l'émission. Regardez les images donc de ces avions de chasse F16 de l'US Air Force en train d'être ravitaillé en vol lors d'une patrouille au-dessus du Moyen-Orient. Encore une fois, ces images, elles sont relayées par le SENCOM.
C'est le centre de commandement américain dans la région et le message qui l'accompagne et très net, c'est les forces américaines dans la région sont prêtes à intervenir. Bien sûr général, je vous donne la parole dans un instant pour comprendre mais Hélène Bonet, on se retrouve en direct depuis Washington. Merci beaucoup d'être avec nous.
Pourquoi relayer là comme ça aujourd'hui à ce moment précis ces images de F16 dans le ciel du Moyen-Orient ? Est-ce qu'il y a une montée en tension qui est en train de de s'écrire aussi du côté des États-Unis ? Alors, une monée en sansion peut-être pas, mais en tout cas c'est une manière de montrer que le bras de ferue, qu'il y a toujours des moyens euh militaires à disposition des États-Unis dans la région, hein.
Euh euh les forces sont présentes et vigilantes. Voilà le message du du SCOM à un moment où et bien on voit que ce ce cesser le feu ou en tout cas cet accord qui a été signé est fragilisé. Fragilisé pourquoi ? parce qu'il y a Donald Trump qui fait face à des critiques des démocrates dans son propre camp aussi chez les chez les Républicains.
Il y a c'est ce cesser le feu qui n'entre pas en vigueur entre le Esbola et Israël. En tout cas pas dans les faits avec en coulisse des tentatives de négociation pour le pour la l'instaurer et puis aussi l'attitude des gardiens de la révolution qui fragilise les discussions d'ailleurs discussions qui à ce stade ont été annulé. Donc Donald Trump fait face à tout ça, il s'aga montrer qu'il peut brandir la menace mais on sent qu'il ne veut pas aller à l'escalade.
Ça se sent dans ces derniers messages. Il estime que l'Iran est fini, a été vaincu en quelque sorte et qu'il lui n'est pas désespéré d'obtenir un accord, que ce sont eux qui le qui le voulaient et puis surtout il fait référence à ses 60 jours de négociation qu'il n'a pas abandonné cette option qu'elle reste privilégiée. Donald Trump veut négocier et ne surtout pas partir vers une escalade.
La difficulté et bien c'est était résumé sur CNN par un commentateur qui disait "Le problème c'est que pour l'instant tout ce qui a été mis sur le papier et bien ce sont des mots, il faut des actes." Merci beaucoup Hélène Bonet, merci beaucoup. En direct depuis Washington bien sûr, on se retrouve un peu plus tard.
Alors comme promis général, je me tourne vers vous. Cette carte postale américaine dans le ciel du Moyen-Orient à base de M de F16. Quelle est quelle est l'analyse que vous en faites ?
Bah tout de manière très très simple, on voit bien que les États-Unis qui sont dans une posture délicate, je dirais, sur le plan politique, essayent de montrer une image de projection de puissance et de domination absolue de l'espace aérien, ce qui est une réalité. Bon, très bien. Euh, ceci dit, moi ce que je vois là-dedans, c'est que euh il n'y a pas de vecteur dans ce qu'il montre, dans ce qu'il nous présente pour faire face aux crises à venir de vecteurs ou de moyens nouveaux par rapport à ceux qui ont mis en œuvre depuis 4 mois et qui n'ont abouti à rien.
Donc, je suis je me demande si ces images ne sont pas contre-productives quelque part parce que les F16, ils sont en l'air depuis 4 mois. Ils ont bombardé de manière très intense l'Iran pour des résultats que l'on connaît. Et alors sur le plan la domination militaire, on en discute pas.
Les Américains sont véritablement supérieurs et cetera, mais ça aboutit à un résultat politique qui est désastreux pour les Américains. Donc l'image de F16 en l'air en ravitaillement vol montre que on est prêt. Oui, on est prêt.
Mais Enoat, qu'est-ce qui se passe ensuite ? S'il faut remettre le le détroit d'ormous est fermé, s'il faut remettre la pression sur les Iraniens demain quoi on recommence à bombarder de la même manière avec les mêmes modes d'action qui ont montré leur inefficacité depuis 4 mois. Moi, je suis pas persuadé que c'est la bonne image qu'il faille montrer de dans dans ce cas-là véritablement.
Raphaël Jérusalm, votre analyse des F16 à nouveau affiché annoncé dans le ciel du Moyen-Orient par les Américains. Alors, tout à fait d'accord avec le général Richou, ça crève les yeux. Je pense il suffit d'un de bon sens en dehors de nous les militaires.
Je pense que toute personne comprend très bien que l'effet de dissuasion américaine est devenu un petit peu pathétique après les dégonflements de Donald Trump. Euh par contre, là où ça devient un petit peu dangereux pour tout le monde, c'est qu'effectivement, il y a euh un protocole d'accord sur le papier et rien sur le terrain. Il y a euh des trous dans le fromage, il n'y a pas euh de mécanisme euh c'est d'ailleurs un des articles du protocole hein, euh un mécanisme exécutif euh de contrôle de comment cet accord ou ces négociations vont être menées, respectées.
Euh il n'y a pas de garantie pour rien du tout en fin de compte. Euh et on ne sait pas ce qui se passe en cas d'infraction. Euh je vous donne un exemple très très simple.
Les Iraniens ont dit que si l'Israéliens attaquerit le Hisbala, il tiendraient les Américains pour responsable et les Iraniens seraient prêts à tirer sur Israël. Est-ce que les Américains, si le Hisbala tire sur Israël, tiendront les Iraniens pour responsable et tireront sur l'Iran, j'en doute ? Allez-y.
Non, c'est effectivement une situation très intéressante et c'était prévisible. C'est-à-dire que les premiers à tester la solidité de cet accord cadre, ce sont les Israéliens qui vont tout faire pour le saboter. Ce qui était totalement prévisible et de même que l'on parlait des éventuelles divisions au sein du régime de la République islamique d'Iran, l'une des victoires potentielles de ce même régime, c'est le découplage réel ou j'allais dire mis en scène entre les alliés américains et israéliens.
Pour l'instant, et on va peut-être en parler, on a les paroles les plus virulentes jamais prononcées par un président et un vice-président des États-Unis à l'endroit d'Israël, mais pas d'acte qui pourrait éventuellement faire changer l'attitude des autorités israéliennes. Et on le voit que à la fois Donald Trump, Jedy Vent sur son vice-président et d'autres font attention à épargner Benjamin Netano dans leur commentaires. Quoi que mais qued des actes ce qu'on apprend par un quotidien israélien m' arrivé j'en termine par là c'est qu'il y a une gradation dans les actes éventuel des Américains.
Pourquoi par retard de livraison d'armes, fin de l'assistance opérationnelle et puis infiné. Ça ce serait le plus dur et ce serait un séisme embargo sur les livraisons. Faisons le point puisque c'est central vous l'avez compris dans la montée en tension.
Faisons le point sur la situation entre Israël et le Liban. des frappes intenses ces dernières heures d'Israël sur le Liban avec un bilan qui n'est pas encore définitif de 47 morts et 97 blessés. Je vous ai montré ces ces images notamment à Nabattier.
Voilà, le bilan est très lourd sur place. Merci beaucoup d'être avec nous Arthur Saradin. Vous vous êtes allé à à Nabati aujourd'hui, vous êtes maintenant de retour à à Beou.
Alors, il y a eu un cesser le feu qui a été annoncé il y a quelques minutes maintenant. Certains échos nous assurent que des frappes malgré tout sont intervenues après cette annonce de cesser le feu. Quelle est la situation ?
Ah oui, puis je je vous l'assure également, on a eu en effet des bombardements qui ont été continus toute la journée Anna Bâtier. Des bombardements qui étaient intenses comme peuvent l'être les journées les plus fortes de la guerre cette dernière semaine avec presque toutes les 5 minutes des colonnes de fumée qui s'élevaient sur les collines voisines dans les villages au cœur de la ville. hein, ce qui explique d'ailleurs ce bilan de 47 morts qui fait pas vraiment penser à une situation de de cessation des hostilités au Liban.
Et en effet, le CC le feu a annoncé alors par voie de presse, on a entendu le Hzbola qui aurait trouvé un accord avec l'armée israélienne. Le Hazbola s'étant engagé si on en croit ses officiels aussi à cesser le feu n'a pas vraiment tenu. J'allais dire qu'il a été presque rompu dans la minute parce qu'il devait entrer en vigueur à 16h et qu'à 16h15, on y était encore, il y avait encore des bombardement dans le cœur de la ville, des motos qui ont été prises pour cible presque juste en face de nous dans la région de la Matier euh par des par des tirs de drone.
Alors à voir si justement avec les heures qui passent peut-être qu'il y aura une acalmie, mais on en est quand même déjà au 5e cesser le feu au Liban depuis le début de de cette guerre. Alors, les civils en ont pas vraiment une confiance aveugle dans dans envers ces déclarations. Et d'ailleurs, même si beaucoup étaient revenus ces derniers jours à Nabatiller pour notamment des fêtes religieuses, en tout cas des commémorations religieuses comme la rashura pour les chites, ils ont tous pris le chemin retour.
Aujourd'hui, on a vu des routes fantômes comme au plus fort de la guerre et des civils qui comme au début du conflit et bien prenaient la fuite pour rejoindre la capitale. Merci beaucoup. Merci précieux Arthur Saradin.
On se retrouve un peu plus tard également dans cette émission. Je voudrais vous entendre bien sûr Raphaël Jérusalemie depuis Israël. Je vais vous poser la question assez cach qui monte ces dernières heures.
Est-ce que Benjamin Netanahou à quoi qu'il en soit décidé de saboter les pourparler ? Et si oui, estimez-vous qu'il a qu'il a les moyens de le faire et qu'il a raison de le faire ? Alors, j'ai l'impression que non qu'il est en en fin de compte en train d'obéir à Donald Trump et de ne pas écouter ce que lui recommande Tsal.
Euh peu importe quelle va être sa décision politique parce que comme l'a aussi rappelé le général Richou, il y a eu énormément de acquis militaire américain ou israélien et pas de suivi politique derrière. Et Benjamin Nathanago, il est le champion pour ne pas savoir capitaliser sur un acquis militaire. Je pense qu'aujourd'hui la grande urgence, ce n'est pas notre relation avec Washington, elle s'arrangera tôt ou tard, c'est notre relation avec Beou.
La grande urgence, c'est de s'entendre avec les Libanais parce que dans tout ça, on parle du Risbala, d'Israélien, d'Israé, Risbala mais quand même un pays qui s'appelle le Liban et un peuple libanais et c'est quand même avec eux qu'il faut s'arranger. C'est donc Jérusalem, Beyrout maintenant, c'est cet axe là qui est le plus important, le plus urgent. Je pense que dans la semaine qui vient, avec l'aide des Américains et d'autres médiateurs, il faut absolument intensifier les négociations.
Si on parle déjà de protocole d'accord et d'accord entre les Iraniens et les Américains auquels je ne crois pas du tout, je crois absolument dans la possibilité un jour bien sûr, pas demain matin, d'une paix entre les Libanais et les Israéliens. On reste ensemble, Raphaël Jérusalmi et dans quelques instants, c'est Philippe Étienne également qui va venir nous rejoindre sur ce plateau, ancien ambassadeur de France aux États-Unis. Alors, la grande question effectivement depuis quelques heures, c'est faut-il craindre un retour de la guerre ?
Euh certes, il y a eu cette annonce plus ou moins de cesser le feu esbola Liban, mais en réalité, Arthur vous l'a dit, les euh frappes n'ont pas cessé d'Israël en direction euh du Liban. Et puis par ailleurs, les gardiens de la révolution annoncent la fermeture du D3. Il continue, j'ai les mots sous les yeux, de mettre la pression sur le régime pour le fermer.
Ce D3 auront-ils gain de cause à quel point la situation est-elle précaire ? Jy V perd patience face à Benjamin Netanahou. Quelle est la marge de manœuvre des États-Unis ?
Quels sont les moyens également dont dispose Donald Trump pour tenter de faire cesser réellement la situation ? Peut-elle repartir à tout moment ? Voilà nos enjeux.
On continue d'en parler ensemble. À tout de suite. Liban Remous, le retour de la guerre.
Nous sommes toujours, j'en suis ravie avec Léa Landman, merci d'être là. Général Richou avec Galeger Fenwick, avec Thomas Misraki, Raphaël Jérusalem est toujours en direct avec nous. Merci à vous.
Et Philippe Étienne donc merci infiniment d'avoir accepté l'invitation. Soyez le bienvenu sur ce plateau, ancien ambassadeur de France aux États-Unis et vous êtes l'auteur du livre Le cherpa mémoire d'un diplomate aux avant-postes de l'histoire aux éditions thaïandais. On est vraiment ravi de vous recevoir.
Merci d'être là. Le D3 est fermé, annonce les gardiens de la révolution. Je précise les gardiens de la révolution par le régime, il y a disension, c'est intéressant justement de le noter.
Il y a ces images du D3 qui seraient donc fermées selon certaines annonces et par ailleurs des images de F16 américain en train d'être ravitaillé. Ça, c'est le commandement américain qui en fait la publicité. il y a quelques heures, quelques minutes seulement histoire d'envoyer un message important parce que parce qu'il se passe quelque chose.
Il y a une monté en tension. Le point de départ, ce sont les frappes israéliennes. C'est le gouvernement israélien qui promet d'ouvrir les portes de l'enfer au Liban.
C'est Israël qui dit avoir frappé plus de 80 cibles et tué des dizaines de membres du Esbola. Ce ne sont pas que des mots, donc ce sont déjà des actes et ça on va y revenir ensemble. Thomas Missaki pour expliquer, raconter à nos téléspectateurs ces ces dernières heures de de tension.
Donc Thomas, des frappes sur le Liban et notamment notamment sur la région de Nabatier. Oui, Nabatillé, c'est une région, c'est aussi une ville que l'on voit derrière ces collines et c'est considéré par les Israéliens comme un repère du Sebola. Alors pour plusieurs raisons, d'abord parce que dans cette région et j'étais encore il y a une dizaine de jours et bien les sols sont truffés de tunnel et donc les combattants du Espola se replient par rapport à la ligne de front, remontent vers Nabatillé pour et bien d'abord se réorganiser et puis ensuite redescendre.
Et ça m'amène au deuxième point. la bâtillé, c'est aussi un chemin direct vers le front qui permet donc au Esbola d'alimenter ce même front en armes et euh en matériel humain. Euh un mot pour vous dire que c'est une grande ville quand même Navati 75000 habitants, c'est à 75 km environ au sud de Beout et depuis maintenant un mois, elle est bombardée tous les jours.
Pour vous donner un ordre d'idée, nous on a essayé d'y aller à plusieurs reprises. On ne peut pas y aller sans le Sebbola et le centre-ville de Nabatiller aujourd'hui est complètement détruit. Euh quand on s'y rend, on peut se rendre à à proximité en périphérie de ville où il y a encore un hôpital, l'hôpital de la région qui euh qui reste opérationnel.
Et les Israéliens ont aussi largement bombardé le nord-est hein, du Liban. Oui. Alors euh notamment euh la ville de Balbec qui se trouve dans le nord de la plaine de la B.
Alors ça c'est une ville antique hein euh avec des des temples romains du 1er du 2e siècle. Magnifique. La différence entre Balbec et Nabati.
Alors Nabati a été vraiment bombardé. Balvec aussi bien sûr, mais beaucoup moins. Il y a encore des gens qui vivent sur place 80000 personnes environ.
Là, on est à 90 km disons à l'est nord-est de euh de de Beyouth. Euh Balbec aussi, c'est un un point de repli pour les combattants et certains commandants du du Esbola. C'est pour ça que cette ville est bombardée.
Mais ce que cela nous dit, j'aimerais qu'on on revoit la carte, c'est que Israël ne s'interdit rien. Euh les les Israéliens avaient considéré que toute cette zone ici en dessous du fleuve Zarani était considéré donc comme une zone de combat. Ça c'est le fleuve, le fameux fleuve l'Italie.
Aujourd'hui, vous voyez avec Balbec, on remonte par là euh et donc on va frapper beaucoup plus au nord. Euh si les Israéliens étaient au courant de l'arrivée de se cesser le feu, ce qu'ils ont fait jusqu'à il y a quelques minutes à peine, c'est frapper au maximum pour détruire, donc vous l'avez dit, 150 cibles du Espola. Il y a eu, je crois, 47 morts, 97 blessés sur les dernières heures de bombardement au Liban.
Et ça, ce sont des images de la population qui fuit au sud. Pourtant, certains étaient revenus croyant que les choses pourraient Alors, ça c'est un point très intéressant cette image. Vous vous en rendez pas compte mais ici il y avait un pont qui a été frappé donc par les Israéliens.
Ça c'est la route qui amène vertir. Alors si vous descendez là c'est c'est vert là ça remonte vers Beout. Ce qui est très intéressant c'est quand on passe ici normalement il n'y a strictement personne.
Il n'y a pas une voiture, rien du tout. Et là vous le voyez et bien ce sont très certainement des réfugiés. Ce qui nous permet de dire ça c'est la façon dont ces véhicules sont chargés.
Mais cette autoroute, moi je l'ai pris encore il y a quelques semaines complètement vite d'habitude. Et là, vous le voyez ce qui s'est passé, c'est qu' à l'annonce de l'accord entre les États-Unis et l'Iron, de très nombreuses personnes sont retournées vers le sud et ces personnes ont dû repartir après les bombardements de ces dernières heures. Merci Thomas, on reste ensemble, on est avec Arthur Saradin.
Merci beaucoup d'être avec nous Arthur, vous étiez un peu plus tôt dans la journée à Nabattier, vous-même, vous êtes de retour à à Beou. Thomas disait, il y a eu une annonce de cesser le feu entre Israël et le Esbola. Oui, mais enfin vous vous l'avez constaté, des frappes se sont poursuivies sur le Liban.
Oui. Et depuis en fait toutes les nuits de jeudi à vendredi, ça d'ailleurs c'était je disais à Bier une des journées les plus violentes que j'ai pu voir dans cette ville qu'on a couvert à de nombreuses reprises notamment dans les environs de cet hôpital où il y a des positions de la défense civile de la Croix-Rouge, des civils qui sont réfugiés un peu en marge de la ville et ça faisait partie des journées qui étaient les plus intenses depuis le début de la guerre. n'ont vraiment pas le paysage d'un véritable cesser le feu des bombardements sur les collines voisines aussi dans le cœur de la ville plusieurs membres de la défense civile qui ont été tués ciblés dans ces frappes he on a pu avoir plusieurs noms qui nous sont remontés par ces équipes qu'on suiv aujourd'hui. combats qui ét nourris avec lebola dans la région de la colline de Alier qui est un une région disons très stratégique parce qu'elle domine la ville non bâtiller et l'armée israélienne entend bien adjoindre à cette grande bande d'occupation qui serpente toute la frontière sur 10 km d'Est en Ouest à 16h quand le CCF a été annoncé on a encore entendu des bombardements et on les a vu dans cette région du du sud-est du Liban peut-être que c'était voilà le message qui était pas encore tout à fait passé que ça menait vers des escalades qu'on va pouvoir constater dans la journée mais pour l'instant les ne sont pas revenus parce que la G est encore là.
Merci beaucoup Arthur Saradin. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Alors je me tourne vers vous monsieur l'ambassadeur Philippe Étienne.
La question encore une fois qui monte c'est Benjamine Netaniaou fait-il tout pour torpiller l'accord ? Et selon vous est-ce que cela fonctionne ? Ce qui est sûr, c'est que il y a eu un désalignement croissant entre Netaniau et Trump qui ont commencé ensemble cette guerre et que Trump veut finir.
Mais Netaniaou, lui, il veut la continuer au moins au Liban. Il a engagé son crédit sur cette offensive contre le Hbola. Or, dans l'accord signé par les présidents iraniens et américains, le premier point obtenu par l'Iran mentionne bien que le cesser le feu s'applique aussi au Liban.
Donc euh le Premier ministre israélien qui joue aussi l'avenir de sa carrière politique puisqu'il y aura des élections en Israël dans quelques mois, euh lui il l'a dit d'ailleurs, il souhaite continuer son action au Liban. Il est soumis d'ailleurs à la pression de plusieurs de ses ministres et euh il doit euh aussi travailler sous la pression des Américains. Vous avez entendu ce qu'a dit le vice-président américain.
Des propos très durs. On va le réécouter dans quelques instants. En effet, euh alors est-ce que là il est dans une dernière tentative pour obtenir le maximum de de de dégâts du Esbola ?
Est-ce qu'au contraire ce ce départ peut relancer l'ensemble de la guerre ? On ne le sait pas encore mais on vient d'annoncer un cesser le feu. Je suis aussi frappé de voir les déclarations de Terran.
Vous savez qu'ussi au sein du régime iranien, il y a des points de vue divergents. Oui. Et là, on n'est pas pressé.
On n'est pas pressé. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait les dirigeants iraniens, ils savent que le président américain, lui, il veut il veut cette fin de conflit.
Effectivement, on n'est pas pressé. C'est parce que on a vu des Iraniens il y a quelques minutes encore dire il y a pas d'urgence pour des retrouvailles en Suisse. C'est voilà.
Voilà. Puisque nous on a signé un accord. Le point 1 dit clairement cess Liban.
Bon, il y a pas de cesser le foliban, on applique pas l'accord mais nous on n'est pas pressé. Ça veut dire qu'en fait il pense que de l'autre côté il y a quelqu'un qui lui aimerait bien que ça s'applique, c'est-à-dire réouvrir le D3 d'Ormous, c'est-à-dire avoir de meilleures conditions économiques et c'est c'est pas déjà pardon, ça va être très simple, c'est pas déjà fichu. On devait avoir des retrouvailles aujourd'hui en Suisse pour signer.
Bon finalement on discute pas. On fait des déclarations pour dire non seulement du côté des gardiens de la révolution qu'on ferme le D3 d'ormous de l'autre côté et pourtant c'est le plus modéré entre guillemets. Bon il y a pas d'urgence à se retrouver est-ce que tout ça n'a pas déjà explosé en vol quoi ?
Écoutez moi je ne je ne sais pas ce qu'en pensent vos autres invités. Je suis pas sûr qu'on puisse le dire avec certitude. Moi, je pense pas que c'est fichu parce que du deux côtés, du côté iranien comme du côté américain, il y a des pouvoirs politiques qui ont intérêt maintenant à appliquer cet accord qui donne des points importants aux iraniens.
Mais on sait aussi que des deux côtés, il y a ce qu'on appelle des spoilers, c'est-à-dire des gens qui n'aiment pas cet accord. Donc, on savait que ce sera de toute façon compliqué. On savait qu'il y aurait des remises en cause.
Euh qui va l'emporter ? L'avenir le dira. On a un petit peu de temps pour continuer d'en parler.
Les Allandman, allez-y. Vous vouliez dire ? Non, je suis d'accord avec monsieur l'ambassadeur.
C'est pas du tout, ça veut pas du tout dire que c'est fichu ni l'accord. Et je dis même que s'il y a des nouvelles frappes entre les différentes parties, ça veut toujours pas dire que l'accord pour un cesser le feu ne sera pas mis en place. Et ça, c'est toujours important de le dire parce que c'est un cadre de discussion.
C'est pas encore un accord final. Je voudrais quand même essayer de changer l'angle de la question quand on posait la question de est-ce que Netaniao essaie de saboter l'accord avec l'Iran ? En fait, depuis le début, le Liban et Israël veulent complètement délier les deux fronts.
Et c'est vraiment encore plus étonnant que la première le premier le numéro 1 de de cet accord, ça soit de lier les deux fronts. En fait, ça c'est une énorme concession que les Américains ont fait au aux Iraniens qui en vrai de toutes les autres concessions n'aurait jamais dû arriver parce que c'est pas seulement Israël sur on peut dire ce qu'on veut sur Israël donc la discussion elle est même pas là mais on a deux pays qui sont en guerre qui disent en ce moment nous on est on est capable on a les mêmes intérêts, on est capable de discuter mais libérez-nous de du esbola. Et là ce qui se passe c'est qu'on est en train de renforcer le esbola à travers l'Iran, sans parler du renforcement de l'Iran dans la région.
Mais encore une fois, on sait pas à ce que ça on sait pas où ça aboutit. Entre-temps, euh de parler que de d'Israël qui euh qui qui viole le CC le feu au Liban, c'est juste une désinformation. Euh hier encore, il y avait qu il y a quatre soldats israéliens qui ont été tués.
Le Esbola n'a jamais en fait cessé de de n'a jamais euh n'a jamais comment ça s'appelle ? Respecté le CC le feu comme Israël ne l'a jamais respecté. Alors, il faut qu'on prenne la direction des États-Unis.
On est attendu par Hélè Bonet. J'aime pas faire attendre les équipes sur le terrain. Merci beaucoup Hélène d'être avec nous en direct.
Je reviens sur les images de F16. Alors, c'est pas une obsession mais il y a quand même un message qui a été envoyé par les États-Unis. Ça vaut la peine d'être décrypté.
Ce sont ces images donc de F16, ces avions américains de l'USR Force et c'est le commandement américain qui a relayé ses ces images ces toutes sous ces toutes dernières heures avec un message très clair. On est prêt à intervenir à tout moment. Donc Hélène Bonet, la question que l'on vous pose alors que certains iraniens gardiens de la révolution on dit on fermeous que de l'autre côté on a des frappes qui se poursuivent sur le Liban.
Est-ce que quand on se réveille du côté des États-Unis ces dernières heures, on se dit attention il y a une montée en tension et est-ce qu'on s'y prépare ? La présence de ces avions, c'est clairement un message. C'est montré que les États-Unis ont toujours une force militaire dans la région qui est prête à intervenir.
Le cent parle de de vigilance, de présence toujours sur place et d'ailleurs Donald Trump avait annoncé une levée du blocus américain mais pas du tout un retrait des troupes et il avait dit que s'il le fallait, il pourrait de nouveau faire usage de la force militaire. Ceci étant dit, et on sent quand même qu'il y a une volonté de la part de l'administration Trump de ne pas aller à l'escalade. Euh le le média Axios parle de négociation en coulisse pour essayer de remettre en place un un un cesser le feu entre Israël et le esbola.
Il y a eu il y a quelques minutes, Donald Trump a a reposté un message du sénateur républicain Linse Graham qui soutient sa politique, la paix par la force, tout en précisant que la diplomatie continue et Donald Trump lui-même sur sur son réseau social cet après-midi a parlé à nouveau de ses négociations de 60 jours. Attendons de voir ce qui se passe. Donc on sent que c'est cette voix qui est privilégiée.
D'ailleurs, il avait aussi expliqué qu'il ne voulait pas nécessairement reprendre les bombardements parce que ça ne servait pas à grand-chose hier sur AXIOS, c'est ce qu'il a dit et puis que surtout il voulait éviter une dépression économique mondiale. Donc pour tous ces arguments et tous ces indices que l'on que l'on voit ces dernières heures, on comprend que l'objectif c'est d'éviter à tout prix que une reprise des hostilités et c'est sans doute ce qui est en train de d'essayer de de faire Donald Trump aujourd'hui. Merci beaucoup Hélène Bonet depuis Washington.
Alors monsieur l'ambassadeur, vous avez cité tout à l'heure JD Vents qui a eu des propos d'une rare veémence à l'encontre des membres du gouvernement de Benjamin Netaniaou et de Benjamin Netaniaou lui-même. On va le réécouter et puis justement on va essayer d'analyser ça précisément juste après. Regardez, je pense que mon message pour eux est double.
D'abord, Donald Trump est le seul chef d'état dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui. Il se trouva être le chef d'état de la première puissance mondiale. Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerai pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète.
J'aimerais également ajouter qu'au cours des trois derniers mois, les de tiers des armes défensives qui ont protégé votre patrie ont été fabriqué par des Américains et financés par l'argent des contribuables américains. Alors, monsieur l'ambassadeur, quel moyen de quel moyen de rétorsion disposent clairement les États-Unis si effectivement ils veulent stopper le bras de Benjamin Netaniau et de son de son gouvernement ? Est-ce qu'ils peuvent les Américains retirer des défenses, de l'aide, lâcher complètement ce gouvernement ?
Alors, d'abord deux remarques sur sur ce qu'on vient d'entendre. C'est une pression exceptionnelle sur Israël. exceptionnelle parce qu'elle est publique et et vigoureuse.
Euh il y avait déjà des pressions euh américaines sur Israël pour euh préserver pour pour soutenir cet accord que le président Trump a voulu signer et pour mettre fin à ce conflit. Mais là, c'est effectivement euh assez c'est très inhabituel. La deuxième remarque, c'est qu'elle ne vient pas de n'importe qui.
Elle vient du vice-président américain qui est qui incarne le parti de la paix qui avait toujours exprimé des doutes sur cette guerre. Donc il se joue aussi quelque chose à l'intérieur des États-Unis. Euh ensuite, les moyens de pression éventuels des États-Unis, il les cite.
Il il dit que en fait Israël est à sa sécurité assurée par l'équipement militaire américain. La question est de savoir jusqu'où le président Trump qui comme le dit le vice-président V a un énorme crédit en Israël hein compte tenu de tout ce qu'il a fait avec et pour Israël dans son premier comme dans son deuxème mandat. jusqu'où il il exercera cette pression.
Pour l'instant, je crois qu'on est tous d'accord, en tout cas ceux qui sont exprimés sur ce plateau comme votre correspondant à Washington. L'option préférée à Washington, c'est effectivement de garder cet accord, de commencer à appliquer cet accord pour des raisons économiques notamment et donc de trouver les moyens de cesser aussi les combats au Liban. Et je pense que les États-Unis sont intervenus en coulisse pour obtenir cesser le feu sans qu'on puisse savoir s'il sera effectivement respecté ou non.
Respecté assez longtemps pour que l'accord le premier accord soit mis soit signé soit mise en œuvre et surtout que la négociation des 60 jours, les fameux 60 jours s'engage. On va retourner voir Raphaël Jérusalem depuis Israël dans un instant. Mais général Richou, moi très concrètement, je veux savoir comment quels sont les leviers très concrets des États-Unis pour stopper Israël.
Donc est-ce qu'ils peuvent du jour au lendemain quasiment enlever des défenses, des missiles, des avions et cetera ? Oui, théoriquement oui. Je voudrais juste dire euh une chose qu'on qu'on précise pas suffisamment, c'est que euh le l'accord a une tare originelle, c'est que Israël n'a pas été partie prenante.
Donc ça veut dire que les deux partis, Iran et euh USA, se sont engagés les l'un pour son proxy, le Esbola et euh les États-Unis pour Israël sans demander l' vie des Israéliens. Donc là, vous voyez, vous avez déjà un problème. Alors oui, alors concrètement, ils peuvent ils peuvent faire beaucoup de choses.
Il y a 4 milliards de dollars qui sont qui sont donnés tous les ans pour pouvoir armer Israël. Ça ce sont c'est un don. Puis ils ont près 3 milliards 8 je crois hein à peu près.
Donc ça c'est quand même énorme. Ensuite, on se rappelle que quasiment toute l'aviation israélienne est équipée américaine, c'estàdire F15, F16, F35, les gros porteurs et cetera. Donc véritablement ça c'est américain.
Donc si les pièces détachées, les approvisionnements, la logistique n'arrive plus, l'aviation euh israélienne va euh rester au sol euh très rapidement, vraisemblablement. Et puis ensuite, c'est vrai que dans les vecteurs défensifs, au moins tout ce qui est patriote et il y a il y a un certain nombre de de de vecteurs qui viennent des États-Unis, même si les les Israéliens aujourd'hui comme développent leur propre comme le le comment s'appelle la fronte de David et cetera sont typiquement en tant typiquement israélien. Donc il y a véritablement des moyens de pression.
Iront-ils jusque là ? Je n'en suis pas persuadé mais je pense que aujourd'hui je pense que Benjamin Nataniahou face à la colère américaine connaît ses limites et on sait que Donald Trump a réussi notamment en juin 2025 au moment de la guerre des 12 jours de de de retenir Israël par les Bretes et de faire demi-tour au au chasseurs. Donc va-t-il y parvenir cette fois encore Raphaël Jérusalemie ?
Il y a eu des mêm des mots quand même extrêmement forts du côté d'Israël ces dernières heures. Le Liban doit brûler Itamar Benville, ministre de la sécurité nationale israélien. Il faut faire parler le feu, ouvrir les portes de l'enfer.
Ça, ce sont les mots de Bezel Smotrich, autre ministre du gouvernement de Benjamin Netaniaou. Selon vous, Benjamin Netaniaou cette fois ira jusqu'au bout et il est prêt à assumer le bras de faire total avec Donald Trump et d'ailleurs pensez-vous qu'ils doivent le faire vous personnellement ? Bien que Benjamin Natano a commis la vaste gaffe de joindre messieur Bengvir et Smotric à son gouvernement, euh ce sont quand même deux personnes qui ne sont pas la référence ni de l'opinion publique israélienne, ni même de la politique du gouvernement.
Euh je peux dire que ce sont deux idiots utiles et des gens extrêmement dangereux parce que ce sont euh des racistes, des fascistes et je ne tariai pas en description de ce que ces personnages représentent. Mais il ne représente certainement pas la majorité le gouvernement israélien. Et donc euh ici c'est vrai qu'il y a eu un langage violent de la Maison Blanche.
C'est jamais que du langage. On connaît les aboiements de Donald Trump. Vent, c'était un peu plus surprenant.
Je pense que ici, il faut absolument garder son sang foi et être patient et attendre parce que cet accord va capoter tout seul. on a'ura pas besoin de le saboter. Et en fait, en mettant en article 1 le Liban comme le plus important article pour que cet accord tienne la route, et bien les Américains et les Iraniens se sont tirés une balle dans le pied tout seul parce que c'est par là que l'accord risque effectivement de capoter alors que tout le reste plus ou moins on peut s'arranger.
Il faut pas oublier en plus que même s'il y a un cessé le feu, prenons l'exemple les Iraniens et des proxis. Les Iraniens en ce moment, en plus de leur proxy habituelle, Risbala, Ramas, les outils du Yémen, ont déployé des milices paramilitaires en Irak pour remplacer les milices fites proirannes qui sont déjà en Irak pour pouvoir perpétrer des attaques, des attentats même contre les Interaméricains et ils prétendront que c'est pas eux que ce sont ces ministres. De même, les Israéliens peuvent faire la même chose.
Ils peuvent avoir un cesser le feu et utiliser les maronites du Liban, les Druses et les Syriens. Et je pense surtout à la Syrie parce que la Syrie pourrait être d'une grande aide dans les désarmements du Rizbala. Merci beaucoup Raphaël Jérusalemi, ancien officier du renseignement militaire israélien.
Merci d'avoir été avec nous et on reste en Israël pour vous retrouver Dror Reven Sapire. Merci également d'être en direct. Oui, il y a eu un c'est le feu qui a été annoncé il y a quelques minutes mais Arthur Saradin depuis Beout nous l'assure.
Il y a des frappes quand même malgré tout depuis. Et la question cache qui monte depuis quelques heures, c'est a-t-il une volonté de saper l'accord de la part de Benjamine Netaniaou ? Bidam Nathan a probablement la volonté mais est-ce qu'il en a la capacité ?
C'est c'est beaucoup moins certain puisque effectivement ces feux ne semblent pas tout à fait respecter à l'heure où nous parlons et c'est le Bola qui tout de même a sous l'ordre de l'Iran très probablement et bien tenté de de tester cette capacité d'Israël [raclement de gorge] justement à résister au aux ordres donnés à Washington. Mais on a constaté tout de même à plusieurs reprises que lorsque Donald Trump tapait du point sur la table et bien Benyamin Nataniaou obtempéré [raclement de gorge] la l'espoir peut-être du premier ministre israélien. C'est effectivement un échec des négociations.
Cette fameuse période de 60 jours au cours desquels les questions les plus ardues comme celle du nucléaire et l'uranium enrichi vont être sur la table. Et bien en Israël, on affirme et on espère également euh que ces négociations ne vont pas véritablement déboucher sur un résultat positif, y compris du point de vue américain et que Donald Trump sera fidèle ou restera fidèle à à sa promesse de de frapper l'Iran une nouvelle fois si les Iraniens ne concentrent pas au compromis nécessaire pour pas venir un accord. Mais il y a aussi beaucoup de scepticisme en Israël sur véritablement la capacité de Donald Trump euh de faire preuve d'une sévérité aussi grande vis-à-vis de l'Iran que celle dont il commence à faire preuve vis-à-vis d'Israël.
Merci beaucoup Dron Reven Sapierre, merci beaucoup d'avoir été en direct avec nous. On vient au cœur aussi de de l'inquiétude des dernières heures. C'est quand nous avons appris que les gardiens de la révolution annoncent la fermeture du D3 d'Ormous.
On va réécouter les mots puisque c'est une déclaration audio et on se retrouve on décrypte tout ensemble. Juste après, regardez le retrait d'Israël du Liban et la levée complète du blocus naval ainsi que le retrait des forces terroristes américaines du golfe Persique et de la région figure parmi les principales conditions de l'accord entre l'Iran et les États-Unis. Le D3 d'Ormous restera fermé jusqu'à ce que ces deux conditions soient remplies.
Tous les navires sont priés de ne pas s'approcher du D3 d'ormous pour leur propre sécurité. Tout navire qui défit cet ordre sera ciblé. Alors ça c'est la déclaration des gardiens de la révolution mais autres son cloches du côté du régime c'est pas exactement la même chose.
Mais heureusement nous avons Galager Kenwick pour tout éclaircir. Alors pourquoi Galager les les gardiens de la révolution annoncent-il fermer hormis le niveau de crédibilité peut-être qu'il faut accorder ? Sachant que quasiment au même moment, il y a une déclaration donc aucomitant de la part du ministère iranien des affaires étrangères qui par son porteparola et bien fait savoir qu'en réalité l'accord cadre est appliqué et le D3 reste ouvert.
Pourquoi cette dissension ? Alors soit il y a une théâtralisation goodcop bad cop entre les deux afin de maintenir l'attention sur ce qui est devenu l'un des baricentres de ce conflit qui a permis aux iraniens au régime de mettre la pression sur les Américains via l'économie mondiale puisqu'il faut le rappeler ce goulot d'étranglement c'est 20 % de la circulation des énergies fossiles pétrole GNL mais également d'autres matières extrêmement importantes l'hélium mais encore des ingrédients nécessaires pour la fabrication euh d'engrais. Donc on le voit euh le régime se sert du D3 d'Ormous pour etth bien faire pression pour qu'il y ait un retrait d'Israël du Liban et un retrait des forces américaines, non pas du Liban mais dont la région des Américains qui sont et on l'a vu tout au long de ces 4 mois de guerre massivement présent au proches et au Moyen-Orient notamment par le biais de base.
Alors dire qu'on referme le D3 comme le font les gardiens de la révolution, ça veut dire quoi concrètement ? Eh bien, c'est d'abord euh un impact fort dans le champ psychologique puisque vous imaginez bien les assureurs, les armateurs, tout le monde surveille cela. Donc une simple déclaration et bien peut refroidir les ardeurs par ailleurs, les autorités iraniennes font savoir qu'il y aura désormais la mise en place d'un système qui nécessite que 48 he avant le passage souhaité. et bien l'armateur prenne contact avec cette autorité montée de toute pièce par le régime et qui et bien régirait le point de passage. l'autorité dite du D3 du golfe Persique et par ailleurs, il y a toujours cette menace, celle de drones qui peuvent être envoyés de n'importe où de ce territoire dont il faut rappeler qu'il fait 1700000 km² et qui en venant percuter un navire civil et bien refroidirait lui aussi les ardeurs.
Rappelez aussi si on revient à la carte que ce Chenal juste devant les côtes iraniennes, il fait quelques 30 km, il est très très court et donc facilement contrôlable par les Iraniens depuis la Terre, par ces drones et puis aussi par cette flotte dont on a énormément parlé mais qu'on a très peu vu en action, souvenez-vous-en. ces petits bateaux qu'en perçant on appelle les zouficards qui peuvent aller jusqu'à 60 jusqu'à 100 pardon km/h et qui peuvent en essin et bien menacer encore une fois la circulation dans ce lieu au combien important pour l'économie mondiale. On les voilà cette flotte flotte moustique aussi hein selon notre expression armes à bord.
On reste ensemble pour pour dire bonjour à Vog Gazi. Bonjour merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes correspondant RFI et France 24 en direct depuis Téran.
Si Gazi, on se demande dans cette émission si euh l'Iran, si Terran s'apprête à riposter alors que Israël a a poursuivi ses frappes et peut-être même les poursuit encore malgré une annonce de de cesser le feu avec le Esbola. On voit une annonce des gardiens de la révolution de fermeture du D3. Bref, est-ce que l'Iran est en train de monter en tension et est-ce que l'Iran se prépare à une reprise de la guerre ?
Euh en fait euh le le il y a de plus en plus de de déclarations depuis 2 ou 3h. Euh donc euh malgré le ce qu'a dit le courte-parole du ministère des affaires étrangères euh qui a dit que pour l'instant il n'était pas question de faire le deurmos. Euh donc des déclarations à la fois euh dans le sens d'une fermeture du trmous tant que l'accord n'aura pas été donc appliqué totalement.
Et puis on parle de plus en plus d'une frappe euh iranienne contre Israël euh parce que l'Iran estime que euh donc l'accord est violé de la de la part d'Israël et de la part des États-Unis qui avaient promis de faire le nécessaire pour que empêcher toute attaque israélienne contre l'Oliban. Donc on en parle de plus en plus de de différentes déclarations différents responsables évoquent de plus en plus une frappe iranienne contre Israël. Alors, est-ce que c'est euh on va assister à une frappe ou est-ce que c'est un moyen de faire pression sur les États-Unis euh pour que les États-Unis les États-Unis à leur tour euh fassent pression sur euh sur Israël pour faire cesser les attaques contre le Liban et obtenir un retrait euh des forces israéliennes de de du sud du Liban.
Euh c'est la question euh est posée ici aussi à Teron. Mais euh ce qui est certain, c'est que le guide suprême iranian a été très très clair dans son message euh lorsqu'il a affirmé qu'il avait des réserves euh sur euh donc un accord avec les Américains. Il a il a dit que alors je le cite, il a dit donc à la demande du président iranien qu'il dirige le Conseil suprême de la sécurité nationale, il a accepté la donc cet accord avait ordonné donc son application mais il attendait avec la population iranienne et c'est la phrase qu' qu'il a écrite et qu'il attendait donc que de voir si les les engagements du président iranien sont tenus à la fois pour défendre les intérêts de l'Iran, mais aussi les intérêts de l'axe et de la résistance.
Ça veut dire le volat libanais, les aussi au Yémen ou d'autres trouvent encore alliés de Terran. Ça veut dire que il y a de plus en plus de pression pour que l'Iran agisse contre Israël. En fait, l'enjeu c'est de montrer qui est le vrai patron de la région désormais.
Est-ce que c'est Israël ou est-ce que c'est l'Iran ? Et donc dans ce contexte là de avec cet enjeu, on peut s'attendre à une à une action iranienne contre Israël si jamais les États-Unis n'obtiennent pas l'arrêt des frappes contre le Liban et le retrait de de la de l'armée israélienne du sud Liban. Merci beaucoup Si Gazzi, merci beaucoup d'avoir été avec nous en direct depuis ter en correspondant RFI et France 24.
Euh Philippe Étienne, bah quelle quelle réaction des États-Unis selon vous ? Alors queon voit très bien, si nous dit l'Iran là est en train de de monter de faire monter sa pression sur la situation menace maintenant d'une frappe éventuelle. Oui.
Enfin dans ce que VOC dit, il y a il y a une un élément intéressant aussi qui est ce qui ce qui qui se joue, c'est le rapport de force dans la région à moyen long terme. Mais pour le court terme, il y a deux pour moi, il y a deux choses en Iran et c'est ça qui conditionnera l'attitude des États-Unis. Il y a d'une part tactiquement la pression mise sur les États-Unis parce que les Iraniens après en négociant ce ce mémorandum ont bien vu que la partie américaine était pressée de réouvrir.
Donc ils utilisaient à plein la question du D3 d'Ormous. Est-ce que l'enregistrement qu'on a entendu, c'est assez logique finalement vous appliquez pas certains points de l'accord donc on applique pas la réouverture des trois de Rous et ça c'est la pression sur les Américains. Il y a un autre élément qui à mon avis existe parce qu'on en a vu beaucoup de de de signes en Iran même, c'est que en Iran, il y a un débat sur cet accord. il est relativement favorable aux Iraniens, mais malgr malgré tout, en Iran, il y a des gens qui disent "Attention, nous on est contre après surtout l'assassinat de nos dirigeants tout accord avec ces pays, on peut pas leur faire confiance et surtout on veut pas lâcher nos alliés, nos proxis parce que c'est l'avenir de l'influence de notre de notre régime et finalement une garantie de sécurité pour le régime iranien à l'avenir." Donc je crois que ce sont ces éléments à la fois tactiques et de débat de fond qui se journiront par rapport à à cela.
Euh les États-Unis euh ils maintiennent aussi la menace. On a vu les avions, c'est ce que votre correspondant disait. Le président Trump se rend bien compte qu'il doit quand même dire qu'il n'écarte pas une reprise de la guerre.
Mais les États-Unis vont essayer au moins dans un premier temps, le gouvernement américain va essayer de retrouver peut-être avec l'aide des médiateurs pakistanais Qatari une façon de stabiliser le première étape de l'accord et de et d'aller vers la réouverture de la deuxième phase de négociation. Mais évidemment, les États-Unis doivent maintenir cette menace possible d'une reprise parce que sinon ils sont trop affaiblis. malgré toute la puissance militaire qu'ils ont déployé dans la région.
Encore une fois, moi mon hypothèse de base reste malgré tout qu'il y a des forces des deux côtés qui voudront maintenir cet accord. Alors la réalité des faits derrière les mots général Richou, je me tourne vers vous. Si effectivement les États-Unis voulaient maintenir une pression militaire en intervenant d'une manière ou d'une autre, euh est-ce qu'ils en ont les moyens ?
J'ai cru comprendre, je parle sous le contrôle aussi de Thomas Missrai que les États-Unis commençaient à retirer des navires qui assuraient le blocus dans dans la zone. Est-ce que effectivement les Américains commencent en fait à retirer une partie de leurs forces militaires ? Donc retirer une partie de leur force du D3 d'Ormous veut pas dire qu'il s'éloignent de la région.
Moi, je n'ai pas les renseignements en tous les cas que les portesavions qui sont encore présents sur Done sont en train de se redéployer dans le Pacifique ou de rentrer à la maison. Je pense qu'il est beaucoup trop tôt pour ça. Et si euh monsieur euh Trump veut continuer à établir une pression militaire dans la région, il est obligé de garder son appareil militaire intact pour pour le moment sur place.
Mais ce qu'on peut dire, ce qu'on a dit tout à l'heure en voyant les FCS, c'est que la dissuasion conventionnelle américaine, le couteau de la dissuasion conventionnelle américaine aujourd'hui est quand même très émoussé. C'est-à-dire que cette supériorité militaire écrasante dont elle a fait preuve d'ailleurs pendant la guerre, il y a absolument aucun doute. Il y a pas il y a quasiment pas de de repost militaire iranienne de l'autre côté ne se traduit pas par une victoire politique.
Et donc on ne voit pas pourquoi et ben ces avions, ces portes-avions qui ont montré une incapacité politique à remporter la décision serait décisive demain matin dans une reprise des conflits. Donc les États-Unis n'ont pas engagé les moyens adéquates. Ils auraient pu hein, il y avait une solution hein, vous mettez 700000 700000 hommes à terre qui qui franchissent le châtel arabe et qui montent sur Teran.
Je pense que ils n'avit pas les moyens en face de tenir quoi que ce soit et ils ont choisi autre chose. C'est trop tard et aujourd'hui on voit bien que les maîtres du jeu c'est iranien. Ils disent on ferme le D3, on ferme le D3 et puis ils s'en fichent des F16 en fait.
C'est ça le problème. Thomas euh oui, il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix disait disait Benjamin Franklin. Et c'est ce qui se prépare là, c'est cette paix.
Alors, on sait pas si elle va être bonne ou mauvaise. Une certitude des Américains sont obligés évidemment de de maintenir la pression militaire sur cette région. Effectivement, le SCOM a annoncé hier que le ce blocus naval était en train de d'être levé.
Euh ça ne se fait pas du jour au lendemain parce que pour des questions de sécurité, on enlève d'abord des bateaux puis d'autres enfin on recule euh de manière euh euh comment dirais-je organisé pour euh ne pas être frappé par euh par l'ennemi ou par les gardiens de la révolution ou par je ne sais qui. Euh mais là on est vraiment encore une fois on parle de la fin de la guerre, on est au début de l'histoire en fait. Tout ce qui va se passer dans les heures, dans les semaines et dans les mois qui viennent vont définir ce que va être cette région dans les années qui viennent.
Et c'est ce qui est en train de se jouer. Chacun essaie de jouer sa partition et on le voit de tous les côtés euh cette partition, elle est très complexe. D'autant plus et j'en termine avec cela qu'il y a euh euh des démocraties qui ont un gros problème euh c'est d'être des démocraties.
Il y a des élections en Israël, il y a des élections aux États-Unis dans les mois qui viennent et tout cela s'est pris en compte dans chaque décision, dans chaque déclaration. Je je pense à J V notamment ou à Benjamin Netaniaou qui sont faites ces dernières heures. On retrouve Nivine Potrose qui est à Doa.
Merci beaucoup d'être avec nous Nivine. On essaie d'y voir plus clair également avec vous. Donc encore une fois rappel il y a quelques minutes heure maintenant les gardiens de la révolution ont diffusé une prise de parole pour dire il ne faut plus passer dans les trois sinon vous serez pris pour cible.
L'accord n'est pas respecté puisqueIsraël tape sur le Liban. Je résume. Il y a une autre un autre son de cloche du côté du régime.
Mais quelle est la situation ? Quelle est la situation précisément derrière vous ? Alors, présentement, c'est la confusion pour ne pas dire la fracture entre les déclarations des autorités iraniennes et les gardiens de la révolution sur le devenir du D3 d'Ormous.
Vous l'avez dit avec d'abord cette déclaration diffusée dans l'après-midi par les gardiens de la révolution en réclamant en affirmant plutôt que le D3 d'Ormous serait fermé parce que les Américains ne respectaient pas les termes de l'accord en laissant notamment Israël frapper le Liban et en ne se retirant pas de la région. L'agence de presse Tassim qui est affiliée au gardien de la révolution a également communiqué dans la foulée pour expliquer que le D3 devait absolument être fermé. Sauf que Sauf que les autorités iraniennes par la voix du porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères affirment que le D3 est ouverte.
Les autorités ont d'ailleurs défini les modalités pour le passage en expliquant qu'il fallait se déclarer 48 he avant de passer. résultat et bien c'est difficile à l'heure où je vous parle de savoir et bien d'abord qui décide à Teran et de savoir et bien à quel ordre se fit. Les bateaux depuis 3h maintenant sont statiques.
Seuls ceux qui allaient vers des ports iraniens ou qui quittaient des ports iraniens se déplacent. Pour le reste et bien les navires sont plutôt statiques. Ils attendent évidemment de savoir quelle est la consigne à respecter.
Cette confusion évidemment, elle va probablement évoluer dans les toutes prochaines heures en fonction des nouvelles déclarations à des uns et des autres. Merci beaucoup. Merci Nvine Potrose depuis Merci depuis Doa.
Oui, allez-y. Ilman juste un petit mot pour clore cette enfin pour Ah non, on annonçait pas encore la fin de l'émission. Non non mais c'est de savoir si les guerres c'est pas toujours pire que un mauvais accord.
Et là on ce qu'on voyait au Moyen-Orient c'est moins de milices, plus d'état et cetera. Et en fait cet accord il il remet un peu le Moyen-Orient en arrière. C'est-à-dire que là on voyait des possibilités de coopération où où on sent on sortait vraiment des sentiers battus, on réfléchissait à un nouvel un nouveau Moyen-Orient.
Cet accord-là en premier, il sacrifie le Liban en fait. Et le Liban qui pour la première fois depuis à peu près 40 ans se retrouve [rires] dans une situation où enfin il peut reprendre contrôle, on peut l'aider à reprendre contrôle. C'est-à-dire qu'on comptait sur la France qui a qui s'est désisté, les États-Unis, l'Arabie Saoudite et Israël sont dans la même façon de réfléchir et là cet accord clairement sacrifie le Liban.
Vous vous levez le doigt, monsieur l'ambassadeur, je vous en remercie. Mais je me permets également parce que je voudrais quand même vous soumettre une déclaration de Donald Trump auprès de nos confrères américains d'Axios. qui en gros savoure sa victoire et pour lui ce qui vient de se passer c'est la preuve de sa de sa puissance.
Regardez. Avez-vous connu des limites à vos pouvoirs à la suite de ce conflit ? Je n'ai pas de limite.
Aucune. Je n'y ai pas encore été confronté. Je sais qu'il en existe mais je ne les ai pas encore atteintes.
Alors, ancien ambassadeur de France aux États-Unis que vous êtes il a prouvé via cette guerre Donald Trump qu'il n'avait aucune limite à son pouvoir. D'abord, j'aurais revenir sur le Liban et la France parce que je voudrais me permettre de vous dire que la France ne sait pas désister. La France dans cette affaire en permanence y compris dans le dialogue entre les présidents français américains l'aider pour le Liban, pas pour le mais pour le Liban et vous savez que le président de la République a nommé un envoyé spécial l'ancien ministre Jean-Igrian que je connais bien, il était mon ministre qui a était engagé en plus avec le premier ministre et le président du Liban dans une véritable discussion pour la transformation du pays que nous voulons tous bien sûr qui était encore au Liban il y a quelques jours d'ailleurs.
Voilà. Donc, mais sinon commencer l'ambassadeur et bien je reconnais le président que j'ai connu. [rires] Effectivement, c'est une déclaration que le président Trump aurait pu faire sur d'autres sujets.
Je vais vous poser la question queon n'a pas eu l'occasion de vous poser jusqu'à maintenant et pourtant qu'il s'est imposé sur ce plateau ces dernières heures. Pour vous, il a capitulé, on a parlé de capitulation voir de rédition du président américain. Ce sont des mots que vous pourriez utiliser vous.
Non, moi je crois que je crois que il a des priorités. Sa priorité c'est euh à la fois pour des raisons de politique intérieure et puis parce que cette guerre qu'il a commencé euh euh a des conséquences sur l'économie mondiale et c'est pas seulement on parle pas seulement des États-Unis, euh on a des conséquences en Europe, on a des conséquences encore plus graves en Asie. Donc sa priorité et le régime iranien le sait et joue avec, c'est de terminer ce conflit pour réouvrir la circulation dans le troit d'Ormous dont le régime iranien a découvert qu'il avait là un levier extraordinaire.
Donc à partir de là effectivement cela donne des moyens des moyens de pression, des moyens de négociation à ce régime. Mais après, c'est une question de priorité parce que continuer la guerre euh ça aura aussi des conséquences y compris pour pour les États-Unis. Donc c'est un choix politique qui fait en quelques mots d'ailleurs, mais je crois que l'état dans lequel nous trouvons actuellement n'est ni celui de la paix ni celui de la guerre mais de la non guerre.
Et en l'occurrence, Donald Trump a capitulé et c'est une bonne chose parce que il n'y a rien de plus dangereux qu'une personne qui est face à la défaite et qui refuse de l'avoir. Il ne le verbalisera pas mais au moins, on peut lui reconnaître une tendance. C'est-à-dire que quand il ben est en train de perdre, il arrête, il reprend ses bill et il et il part.
Je remercie beaucoup Philippe Étienne d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui. On en était ravi. Merci beaucoup à vous les Alandman.
Merci général Richou. Merci à vous Galager. Merci beaucoup Thomas Misraki.
Merci à vous de nous regarder bien évidemment et vous le savez vous pouvez nous nous écouter, nous retrouver en podcast avec le QR code qui est là. Vous flashz, vous scannez. Vous voulez le faire Ganagore ou pas ?
Absolument. Juste là. Voilà.
Exactement. Parfait. Et sur toutes les plateformes habituelles, vous nous retrouvez.