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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 4 juin 2020 50 minComplaisantActualité / polémiqueSantéÉducation & rechercheJusticeTravail & emploi

Bourdin Direct du 4 juin - 7h/8h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 17 %Défensif 58 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    À quand une réouverture plus large des écoles ?

  • 1:05OuverteRéponse directe

    Sur les 605 enfants d'Ile-de-France testés, seuls 11 avaient le coronavirus. Le responsable de l'étude, le professeur Robert Cohen, est-il convaincu que ces jeunes n'étaient pas contagieux ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    Le préfet Didier Lallement a décidé de signaler à la justice l'organisation de cette manifestation interdite. Maître Arien Halimi, avocat au barreau de Paris, membre de la Ligue des droits de l'homme, la manifestation a été interdite trop tard. Qu'en pensez-vous ?

  • 5:07RelanceRéponse directe

    Quand on interdit deux ou trois heures avant une manifestation, on empêche les organisateurs de faire un recours devant le tribunal. Et en plus, on empêche les gens d'être informés de l'interdiction. Donc ils viennent et ça crée forcément une confrontation entre la police et les personnes qui viennent à une manifestation qui a été interdite trop tardivement. Qu'en pensez-vous ?

  • 5:58OuverteRéponse directe

    Valérie et David sont propriétaires du Bacchus depuis 7 ans. Ils ont décidé de poursuivre leur assureur en justice. AXA refuse de payer. Qu'en pensez-vous ?

  • 10:44OuverteRéponse directe

    L'apprentissage. Faites-nous la promotion de l'apprentissage rapidement là Fabien.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15InvitéChiffre
    « Une étude réalisée sur plusieurs centaines d'enfants montre que très peu ont été contaminés par le Covid-19. »
  • 0:21InvitéFait
    « L'étude montre aussi qu'ils sont très faiblement contagieux. »
  • 0:51InvitéFait
    « Voilà le constat sans appel d'une étude menée auprès de plusieurs centaines d'enfants en Ile-de-France. »
  • 1:05PrésentateurChiffre
    « Sur les 605 enfants d'Ile-de-France testés, seuls 11 avaient le coronavirus. »
  • 1:17PrésentateurChiffre
    « Les trois quarts d'entre eux avaient déjà des anticorps contre le coronavirus. »
  • 2:41InvitéFait
    « Le suspect est un Allemand de 43 ans, un délinquant sexuel qui a déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour pédophilie. »
  • 3:08InvitéFait
    « Son téléphone portable a borné tout près de la location de vacances de Madi et de ses parents, juste au moment de la disparition de la petite fille, dans la soirée du 3 mai 2007. »
  • 3:43InvitéFait
    « Les quatre policiers qui l'ont interpellé sont désormais tous poursuivis par la justice. »
  • 3:52PrésentateurFait
    « Les preuves dont nous disposons maintenant permettent une accusation plus grave de meurtre au deuxième degré pour Derek Chauvin. »
  • 4:40InvitéFait
    « Le préfet Didier Lallement a décidé de signaler à la justice l'organisation de cette manifestation interdite. »
  • 6:12InvitéChiffre
    « Le couple réclame une indemnisation de 20 000 euros pour les frais fixes qu'ils ont continué de payer pendant le confinement. »
  • 6:22InvitéFait
    « Une clause stipule que si un autre établissement est lui aussi fermé pour épidémie dans le même département, alors l'indemnité ne sera pas payée. »
  • 10:51InvitéFait
    « Depuis septembre, dans tous les lycées professionnels de France, nous avons la possibilité de mettre en place de la mixité des publics. »
  • 11:38InvitéChiffre
    « Je suis celui qui en est le plus dans ce cadre-là. Ça en est à peu près 35. »
  • 32:24PrésentateurFait
    « Pour la première fois depuis près de 20 ans, le nombre de détenus est inférieur au nombre de places en prison. »
  • 32:40PrésentateurChiffre
    « 13 500 détenus, je dis bien 13 500 détenus, ont été libérés. »
  • 33:56InvitéChiffre
    « Il y a eu 20 000 détenus de plus en quelques années, en 20 ans. »
  • 38:32InvitéChiffre
    « Il y a 20 ans, il y avait 20 000 prisonniers de moins. »
  • 40:12InvitéChiffre
    « En 5 ans, on est passé de 16 000 détentions provisoires à 21 000 détentions provisoires. »
  • 41:40InvitéFait
    « si vous êtes coloré, si vous avez une origine d'Afrique, etc. Vous avez, je ne sais plus combien de sens, d'être interpellé qu'un citoyen normal. »
  • 42:44InvitéFait
    « les contrôles d'identité doivent donner lieu à des comptes rendus. »
  • 43:50PrésentateurFait
    « Hier, le ministre de l'Intérieur a indiqué que chaque faute de la police devait être sanctionnée. »
  • 46:06PrésentateurChiffre
    « on parle de 20 fois plus de chances d'être contrôlés lorsque vous êtes noir et arabe que si vous êtes blanc, de risque. »
  • 49:39PrésentateurChiffre
    « 98% aujourd'hui, le taux d'occupation des prisons françaises alors que nous étions au-delà des 100%. »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Invité8 %
  • Invité 27 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %
  • Invité 52 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, jeudi 4 juin, l'info sur RMC. Il est 7h01, merci d'être avec nous. Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.

0:12
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. À quand une réouverture plus large des écoles ? Une étude réalisée sur plusieurs centaines d'enfants montre que très peu ont été contaminés par le Covid-19. L'étude montre aussi qu'ils sont très faiblement contagieux. 13 ans plus tard, l'affaire de la disparition de la petite Madi relançait la police allemande en quête sur un nouveau suspect. Un délinquant sexuel déjà condamné à plusieurs reprises. Et puis le policier à l'origine de la mort de George Floyd aux Etats-Unis, désormais poursuivi pour meurtre. Les trois autres fonctionnaires présents au moment des faits inculpés pour complicité. Bienvenue à tous sur RMC.

Les enfants sont moins contagieux que les adultes. Ils contractent moins le Covid-19. Voilà le constat sans appel d'une étude menée auprès de plusieurs centaines d'enfants en Ile-de-France. Étude menée par des pédiatres, des médecins qui demandent aujourd'hui au gouvernement d'assouplir les règles sanitaires en vigueur dans les écoles. Benjamin Pelsy.

1:05
Présentateur

Sur les 605 enfants d'Ile-de-France testés, seuls 11 avaient le coronavirus. Le responsable de l'étude, le professeur Robert Cohen, pédiatre infectiologue au centre hospitalier de Créteil, est convaincu que ces jeunes n'étaient pas contagieux. Les trois quarts d'entre eux avaient déjà des anticorps contre le coronavirus. Et d'autre part, leur PCR était globalement très faiblement positif. Au moins, les trois quarts d'entre eux n'avaient pas la possibilité de contaminer la maladie aux autres. Neuf de ces 11 enfants avaient dans leur entourage un adulte atteint du coronavirus. Pour les pédiatres qui ont réalisé cette étude, ce sont les adultes qui contaminent les enfants et non l'inverse.

On confirme complètement ces données que les enfants sont peu porteurs, peu contaminants. Et c'est probablement pas eux qui feront repartir l'épidémie si un jour l'épidémie doit repartir. Face à ces nouvelles données, les pédiatres demandent au gouvernement d'assouplir les règles sanitaires en vigueur dans les écoles.

2:03
Invité

L'Organisation mondiale de la santé a repris ses tests sur l'hydroxychloroquine. L'OMS avait décidé de les suspendre après la publication d'une étude publiée dans la revue médicale The Land. Cette étude qui est remise en cause. En France, l'agence du médicament devrait aussi réexaminer sa position. RMC 7h03. L'affaire avait bouleversé la Grande-Bretagne, une partie de l'Europe. La disparition en 2007 de Madima Khan, presque 4 ans, alors qu'elle se trouvait en vacances au Portugal avec ses parents. La police allemande annonce enquêter sur un nouveau suspect, un pédophile multirécidiviste actuellement incarcéré dans le pays. Les précisions de notre correspondante à Berlin, Violette Bonnebas.

Le suspect est un Allemand de 43 ans, un délinquant sexuel qui a déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment pour pédophilie. Il purge actuellement une longue peine de prison dans une autre affaire. Cet Allemand a vécu régulièrement au Portugal. Il habitait juste à côté de Praia Dalus, la ville où a disparu la petite Madi en 2007. L'homme travaillait là-bas dans la restauration. Il était aussi connu des services de police pour des cambriolages dans des complexes touristiques.

Et ce qui intéresse les enquêteurs aujourd'hui, c'est que son téléphone portable a borné tout près de la location de vacances de Madi et de ses parents, juste au moment de la disparition de la petite fille, dans la soirée du 3 mai 2007. La police allemande a lancé un appel à témoins. Les enquêteurs recherchent en particulier la personne avec qui le suspect était au téléphone ce soir-là. Aux Etats-Unis, l'ancien secrétaire à la défense de Donald Trump qui avait démissionné, James Mattis, a accusé le chef de la Maison Blanche de diviser l'Amérique après les violences qui ont secoué le pays après la mort de George Floyd.

Les quatre policiers qui l'ont interpellé sont désormais tous poursuivis par la justice. Son décès a été requalifié en meurtre. Écoutez le procureur général du Minnesota.

3:52
Présentateur

Les preuves dont nous disposons maintenant permettent une accusation plus grave de meurtre au deuxième degré pour Derek Chauvin. Les trois autres officiers de police sont poursuivis pour complicité. Je crois fermement que ces développements sont dans l'intérêt de la justice pour George Floyd, sa famille, cette communauté et notre État.

4:09
Invité

Nous avons pris ces décisions sur la base des faits que nous avons recueillis. En aucun cas, la pression du public n'a influé sur notre prise de décision. Et puis cette image forte aux Etats-Unis, les stars de la NBC Stephen Curry et Clay Thompson ont rejoint une foule de manifestants pour une marche pacifique contre les violences racistes. C'était à Auckland. En France, nouveau rassemblement contre le racisme hier soir à Toulouse ou encore Montpellier pour rendre hommage aussi à George Floyd et à Adama Traoré. Après la manifestation de 20 000 personnes à Paris, le préfet Didier Lallement a décidé de signaler à la justice l'organisation de cette manifestation interdite.

Mais pour maître Arien Halimi, avocat au barreau de Paris, membre de la Ligue des droits de l'homme, la manifestation a été interdite trop tard.

4:55
Présentateur

Quand on interdit deux ou trois heures avant une manifestation, on empêche les organisateurs de faire un recours devant le tribunal. Et en plus, on empêche les gens d'être informés de l'interdiction, puisqu'on n'a pas le temps de les informer. Donc ils viennent et ça crée forcément une confrontation entre la police et les personnes qui viennent à une manifestation qui a été interdite trop tardivement.

Quand vous savez qu'en France, le droit de manifester, c'est quelque chose de vraiment culturel et traditionnel, que c'est une soupape de sécurité pour la démocratie, et bien effectivement, lorsqu'on essaye d'enlever cette dernière soupape à la population, on crée des conflits au lieu d'apaiser la situation. C'est ce que fait M. Lallement.

5:32
Invité

RMC 7h06, le combat d'un couple de restaurateurs du Beaujolais. Ils se croyaient couverts par leur assurance en cas d'épidémie, mais AXA refuse de les indemniser. Le couple attaque en justice l'assureur, déjà mis en cause par le restaurateur Stéphane Manigold, dont le combat a débuté ici même sur RMC. Le tribunal de commerce de Paris lui a d'ailleurs donné raison. Et Léosia Patricio a rencontré à Lyon ce couple qui a bien l'intention de faire plier l'assureur. Valérie et David sont propriétaires du Bacchus depuis 7 ans. Pour sauver leur restaurant, ils ont décidé de poursuivre leur assureur en justice.

On a quasi maintenant l'impression de faire un peu la quête, l'aumône, mais c'est pas du tout le cas. C'est juste qu'ils nous doivent qu'on a payé un contrat pour ça. Le couple réclame une indemnisation de 20 000 euros pour les frais fixes qu'ils ont continué de payer pendant le confinement. Alors que leur contrat mentionne une prise en charge en cas d'épidémie, AXA refuse de payer. Une clause stipule que si un autre établissement est lui aussi fermé pour épidémie dans le même département, alors l'indemnité ne sera pas payée. Thierry Grégoire, de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, souhaite proposer, dès septembre, une assurance commune à tous les professionnels.

6:37
Présentateur

C'est de ne plus dépendre en fait systématiquement de ces assurants-là. Donc de créer un dispositif, un vrai contrat spécifique à notre secteur d'activité, pour lequel il sera distribué sous une marque qui représentera l'ensemble de notre secteur. Je vous dis comme l'habitude des motards par exemple, de créer un dispositif assurantiel spécifique à notre secteur.

6:56
Invité

L'avocat des restaurateurs assure être déjà en possession d'une cinquantaine de dossiers similaires. La décision du tribunal sera rendue dans une semaine. En actualité également, Emmanuel Macron, Edouard Philippe réunissent cet après-midi syndicats et patronats. Ils vont plancher sur des solutions à la crise économique et sociale. Les Français plus solidaires, plus généraux, depuis le début de l'année, la crise sanitaire n'a pas freiné la générosité. Au contraire, c'est ce qui ressort du baromètre des apprentis d'Auteuil, qu'RMCE vous dévoile ce matin. Plus d'un Français sur deux prévoient de donner aux œuvres caritatives d'ici la fin de l'année. Martin Bourdin.

7:29
Présentateur

La crise sanitaire, le confinement, les difficultés sociales que ça a engendré. J'ai vu des gens, une file d'attente, dans un centre de secours populaire, ça m'a touché. La situation a incité Moëz, un pharmacien de 35 ans, à donner encore plus aux associations. Entre février et mars, je pense que j'ai contribué à hauteur de 300 euros. On dépense moins en restos, en sorties et tout ça, donc autant que ça aide. Un cas loin d'être isolé, les dons et les promesses de dons sont de plus en plus importants, se réjouit Stéphane Doge, le directeur de la communication des apprentis d'Auteuil, qui a réalisé ce baromètre.

On a tout de même un Français sur quatre qui dit qu'il compte donner cette année 25% de plus que ce qu'il a donné l'année dernière. Le don moyen qui est évoqué par ses donateurs est de 300 euros. Donc on peut supposer une hausse de dons. La crise sanitaire a donc créé un élan. L'enjeu maintenant, c'est de faire en sorte qu'il perdure, que ce ne soit pas qu'un épiphénomène, le combat de la styliste et philanthrope Agnès B.

8:17
Invité

Moi, je suis très heureuse de cette prise de conscience qu'il y a eu grâce à ce Covid. Une fois qu'on l'a en soi, ça devient presque automatique et normal, c'est tout. Moi, j'ai une nature optimiste et j'espère que les gens ont changé en bien.

8:29
Présentateur

Optimisme conforté par le baromètre sur dix Français gagnant au moins dix mille euros chaque mois. Plus de huit prévoient de donner aux associations d'ici la fin de l'année.

8:37
Invité

Depuis mardi, les salles de concert, les théâtres, les opéras sont autorisées à rouvrir en zone verte uniquement. Mais les conditions sanitaires drastiques empêchent certains spectacles de reprendre. C'est le cas du Ballet de l'Opéra National du Rhin. Les premiers spectacles ne se joueront pas avant septembre. Margot Bédé, Nicolas Trenon ont pu assister aux répétitions à Mulhouse.

8:57
Présentateur

À la barre, les mouvements sont gracieux, mais prudents. Les masques sont obligatoires et Jessie a rapidement le souffle court. Le masque, il nous enlève presque deux tiers de nos capacités. Là, on fait quatre, cinq sauts, on est déjà vraiment fatigués. C'est là que je travaille moins que si je ne l'avais pas. On a vraiment hâte d'enlever le masque. J'ai chaud, ouais. Pierre-Emile s'accorde une pause, indispensable.

9:19
Invité

Si on est essoufflé, si nos muscles sont essoufflés, en fait, peut avoir des risques de blessures.

9:24
Présentateur

La classe à peine terminée, désinfection immédiate. Le jeune danseur file pour apprendre le premier rôle du spectacle de la rentrée. Enfin, uniquement les solos, tout contact est interdit.

9:34
Invité

Il y a plein de parties dans le ballet qu'on ne peut pas prendre pour le moment parce que ça nécessite du contact physique.

9:40
Présentateur

Tout le monde s'inquiète ici de la tenue du ballet en septembre, y compris Bruno Boucher, le directeur artistique. Dans les conditions actuelles, on ne pourra pas le donner, c'est sûr. Les théâtres réouvrent, mais c'est au directeur des théâtres ou des opéras de trouver les solutions. Et ça, c'est un peu compliqué. Chaque jour d'entraînement avec le masque met encore plus en péril la première. Pour le moment, la moitié seulement de la compagnie serait prête à le resserrer.

10:01
Invité

Voilà, rendez-vous en septembre pour voir ce ballet.

10:04
Présentateur

Il est 7h11, merci Céline. On vous retrouve tout à l'heure à 8h. Vous appelez 3216RMC.fr. 3216, c'est notre lien, vous le savez. Fabien est à Miramas. On va parler de l'apprentissage. Puisqu'on en parle beaucoup, il y a beaucoup d'appels ce matin. Miramas, dans les bouches du Rhône. Bonjour Fabien. Bonjour Jean-Jacques. Ça va mon cher Fabien ? Écoutez, très bien, je vous en remercie. Vous êtes proviseur de lycée ? Oui, de lycée professionnel. C'est le plus gros de l'académie d'ex-Marseille. Voilà. Essentiellement industriel, mais avec une petite partie de tertiaire. Voilà. Vous êtes le proviseur du plus gros lycée professionnel de l'académie de Marseille. Fabien ? Ex-Marseille, tout à fait.

Ex-Marseille. L'apprentissage. Faites-nous la promotion de l'apprentissage rapidement là Fabien. Allez. Mais écoutez, ce que je voulais vous dire, c'est que depuis septembre, dans tous les lycées professionnels de France, nous avons la possibilité de mettre en place de la mixité des publics. C'est-à-dire que dans les classes, vous avez des élèves mélangés avec des apprentis. Ça, c'est la grande innovation de cette année sur le ministère de l'Éducation nationale. Et ça permet de sécuriser les parcours des apprentis. Parce qu'à tout moment, un élève peut devenir apprenti dans l'année. Et à tout moment, si jamais ça se passe mal avec l'entreprise, l'apprenti pourra devenir élève.

Donc, il n'y a pas de rupture de parcours. Et ils ont exactement le même rythme. Si ce n'est que quand les élèves s'en vont en vacances, les apprentis sont en entreprise. Et quand les élèves s'en vont en stage en entreprise, les apprentis sont en entreprise. Ils ont juste deux, trois semaines de différence, les apprentis. Et ça marche très bien. Je suis celui qui en est le plus dans ce cadre-là. Ça en est à peu près 35. Et ça monte en puissance. Ça a permis de tisser des liens avec des entreprises. L'apprentissage sur les filières Bac Pro commence à la fin de la seconde. Donc, ils font toute la seconde en tant qu'élèves. Ils font des stages en entreprise.

Les entreprises, ça permet de connaître l'élève et de le tester. Et de pouvoir lui proposer un contrat d'apprentissage. Et l'année prochaine, dès le mois de l'année d'ailleurs, je vais avoir pas mal d'apprentis en plus chaque année. Eh bien, c'est génial, ça, Fabien. C'est génial. Voilà un joli message ce matin. Merci, Fabien. Je vous remercie, Jean-Jacques. Et merci d'être avec nous le matin. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin ? Les deux, les deux, les deux. Là, je vais aller ouvrir puisque j'ai des élèves qui ont repris dans le lycée. J'en ai une, ça, à peu près, 110 depuis mardi. Et voilà. Avant d'aller travailler, je regarde toujours... Eh bien, c'est gentil.

Eh bien, c'est gentil. Merci beaucoup, Fabien. Merci. Il est 7h13. Alain Grégoire est avec nous, coordinateur national du dossier Perte d'exploitation Covid-19 à l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Bonjour, Alain Grégoire. Bonjour, Jean-Jacques Bourdin. Oui, merci d'être avec nous. Vous savez que nous nous battons depuis le début pour faire en sorte que les assureurs assurent et prennent leurs responsabilités, vous aident, aident tous les commerçants victimes de cette crise économique due au Covid. vous en avez assez, vous en avez assez. Et les cafetiers, hôteliers, restaurateurs ne veulent plus dépendre des assureurs traditionnels. Allez-y, Grégoire.

Alain Grégoire, qu'est-ce que vous vouliez nous préciser ? D'abord, merci de votre soutien. Je crois que la profession est vraiment top vis-à-vis de vous. Sur le sujet, étant donné que les assurances ne jouent pas le jeu depuis le début du conflit, nous avons pris nos responsabilités. nous avons créé un groupe de travail qui doit rendre sa copie dans le courant de l'été et nous permettre d'avoir un vrai cadre d'offres à proposer à nos professionnels, c'est-à-dire aux 230 000 entreprises. Alors, que doit couvrir le futur offre ? Alain Grégoire, on a un problème de son. Je vais vous reprendre. Je vais vous reprendre. Décidément, ce matin, tout tourne mal. On a un problème de son.

Je vais vous reprendre dans deux minutes. Il est 7h15. A tout de suite, Alain Grégoire. A tout de suite.

14:07
Invité

RNC, 6h-9h. Vos dans direct.

14:09
Présentateur

Est-ce qu'Alain Grégoire est là ? Oui, Alain Grégoire, vous êtes là ? Oui, je suis là. Ah, ben, ça marche mieux, Alain. Non, je suis désolé. Désolé, vous savez, ça, c'est la magie du direct et la magie de Skype. Bon, magie, enfin. Alain, vous vous regroupez, donc. On se bat contre pour pousser les assureurs à être devant leur responsabilité et assumer leur responsabilité. Vous, les cafetiers, les hôteliers, les restaurateurs, vous ne voulez plus dépendre des assureurs traditionnels et vous voulez, en quelque sorte, réunir pour créer une nouvelle assurance, c'est ça ? C'est bien ça, Jean Grégoire. Tout à fait. Merci votre soutien.

Bon, Alain, je suis désolé, mais j'ai eu un problème de téléphone. Ce matin, je ne sais pas ce qu'il y a au standard, ça ne marche pas. Donc, on va, je vous prendrai, je ne sais pas quand, tout à l'heure, entre 8h et 8h30, si vous pouvez, au moment où ça marche. Ce matin, rien ne va, je vous l'ai dit. Il est 7h20, vous êtes sur RMC. Et Marie Dupin est là. Marie, sauvez-nous.

15:10
Invité

Ça fait au moins une chose qui va bien.

15:13
Présentateur

Vous marchez parce que vous êtes en studio, donc ça marche. Ces lignes téléphoniques qui se dégradent, c'est quand même étonnant. Marie Dupin, ici. Les Français et les enfants pourront-ils partir en colonie de vacances cet été ? Oui, le gouvernement l'a annoncé, mais dans quelles conditions ?

15:31
Invité

C'est toute la question. Les organismes de colonie ont fait part de leurs attentes au gouvernement. Ils ont proposé un protocole sanitaire qui est en attente de validation. Un protocole qui sera validé dans quelques jours. Parmi les mesures envisagées, moins d'enfants par chambre, un seul enfant par lit superposé, moins d'enfants par table pour les repas, des activités en plus petits groupes. Mais les organisateurs disent qu'il faut que les colonies puissent ressembler à des colonies, qu'il faut que les enfants puissent jouer ensemble, puissent retrouver le plaisir de courir ensemble, etc.

Ils aimeraient par exemple que le masque ne soit imposé aux adultes que lorsque la distanciation physique est impossible. Par exemple, pas de masque à l'extérieur pour les adultes.

16:11
Présentateur

Et au niveau des réservations, ça se passe comment ?

16:14
Invité

C'est tout à fait possible de réserver dès maintenant, puisque le gouvernement a annoncé qu'il y aurait bien des colonies cet été. Selon une enquête menée auprès des parents qui avaient inscrit leurs enfants avant le confinement, ils sont près d'un sur deux à vouloir maintenir l'inscription. Donc, ce n'est pas si mal. Après, c'est vrai qu'il y a assez peu de nouvelles inscriptions, surtout tant que le protocole sanitaire n'est pas connu. Ça devrait être le cas d'ici la fin de la semaine.

16:36
Présentateur

Certains établissements pourraient bénéficier d'un label colonie apprenante.

16:39
Invité

Vous savez, le gouvernement avait dit qu'il y aurait un dispositif vacances apprenantes. Les colonies vont être mises à contribution avec la création d'un label. Un label qui sera attribué en fonction du contenu des activités pour les colonies qui ont une dimension plus forte, que ce soit en matière de pédagogie, de culture ou de découverte du patrimoine.

16:57
Présentateur

Bien, merci Marie. Je me tourne maintenant vers Charles Magnin pour l'actu des réseaux sociaux. Moi, cher Charles, ça marche vous aussi ? Vous êtes en suite. Je suis là. Après Twitter, le réseau social Snapchat s'en prend à Donald Trump accusé d'inciter à la violence raciale. Nous ne voulons pas amplifier des voix qui incitent à la violence raciale et à l'injustice. Ce sont les termes du communiqué publié hier par Snapchat, réseau social très prisé des jeunes. Concrètement, Snapchat ne va plus promouvoir les messages de Donald Trump. Ses posts ne sont plus mis en avant sur la page Discover, le fil d'info du réseau. Une décision assez similaire à celle prise par Twitter sur les deux réseaux.

Désormais, les messages de Trump seront toujours disponibles, mais avec moins de visibilité, des avertissements. En revanche, Facebook, le premier réseau social du monde, a choisi de ne pas censurer ou signaler les messages de Trump. Et attention, encore une fois, à ce qui est écrit sur les réseaux sociaux. Parce que, toujours aux Etats-Unis, les fake news se multiplient au sujet des manifestations en cours, Charles. Oui, des fake news qui traversent l'Atlantique et sont de plus en plus reprises par des internautes français. On peut en citer plusieurs. D'abord, contrairement à ce que laisse croire une photo très partagée sur Facebook, le poste de police de Minneapolis n'a pas été incendié.

Idem pour la photo de l'incendie d'un restaurant McDonald's qui n'a rien à voir avec les émeutes en cours. Autre vidéo très partagée, celle d'un manifestant qui aurait soi-disant volé un tank de la Garde nationale. Là encore, la vidéo date de 2018. Il s'agissait d'un officier qui s'était enfui d'une base à bord d'un tank. Enfin, l'image montrant toute la ville de Washington plongée dans le noir avec un immense brasier au centre n'est pas une vraie photo. Il s'agit d'une capture d'écran, d'une série Netflix. Mais là encore, des milliers d'internautes l'ont partagée en l'associant aux manifestations.

Donc oui, encore une fois, on le rappelle, vérifiez toujours les sources et le contexte des images que vous voyez défiler sur les réseaux sociaux. Oui, et nous, journalistes, nous devons être de plus en plus attentifs parce que les rédactions se tournent beaucoup maintenant vers les réseaux sociaux et nous devons faire très, très, très attention à chaque fois vérifier avant de relayer une image, de relayer une information. En France, un maire de Corrèze, alors écoutez-moi bien parce que vous allez réagir, un maire de Corrèze affiche sur Facebook les habitants qui jettent leurs déchets dans la nature. Laurent Dartout, maire de Malmort, en Corrèze, partage lui-même les photos sur Facebook.

Il vient d'être élu et avait fait de la lutte contre ces dépôts sauvages, un argument de sa campagne. Grâce aux caméras de vidéosurveillance de la commune, il a pu prendre les auteurs sur le fait. Il a tout de même pris soin de flouter leur visage et leur plaque d'immatriculation. Il annonce d'ailleurs avoir porté plainte, transmis les informations à la police et espère voir ses contrevenants condamnés à des travaux d'intérêt général. Et si on se fie aux très nombreux commentaires sur sa page Facebook, l'initiative est plus que saluée par les habitants. Merci Charles. Les frontières rouvrent en Europe et les Français sont déjà nombreux à retourner en Italie. Quentin Vinay.

Alors pourquoi ça rouvre ? Côté italien, en tout cas. La raison officielle, c'est pour relancer le tourisme et faire revenir les visiteurs étrangers. Et bien ça n'a pas manqué. Dès hier, dès les premières heures de réouverture, de nombreux Français se sont rendus à 20h30 pour boire un café, manger une pizza. Là, je fais un peu dans le cliché, mais surtout beaucoup pour faire le plein de carburant, d'alcool ou de cigarette et de profiter des taxes qui sont nettement plus avantageuses qu'en France. Ça marche dans un sens, mais pas dans l'autre, puisque la France n'a pas prévu de rouvrir sa frontière avec l'Italie avant la mi-juin.

Les frontières rouvrent aussi en Belgique à partir du 15 juin et dès aujourd'hui, en Autriche, avec beaucoup plus de jours d'avance, c'est beaucoup plus tôt que prévu. Les Autrichiens arrêteront de contrôler systématiquement les allées et venues avec l'Allemagne, notamment. En revanche, il y aura encore quelques restrictions pour l'Italie parce que la situation est jugée trop préoccupante en Italie. Bien, merci, Quentin. Tiens, si je prenais Cédric avant de retrouver Nicolas Poincaré. Cédric qui est dans les Pyrénées-Orientales à Tuir. Bonjour, Cédric. Oui, bonjour, Jean-Jacques. Bonjour. Votre fils est retourné au collège hier ? Oui, il est allé hier juste déposer les documents. Quel âge ?

Il va faire 15 ans, il est en 3e. Il est en 3e, oui. C'est l'année du brevet, ça. Oui, donc ce n'est pas de brevet. On n'a pas eu de brevet blanc. Et puis ça a été un petit peu brutal parce qu'ils ont dû s'arrêter, net. Et en fait, c'est des classes bilingues qui sont ensemble depuis la maternelle. Et comme il m'a dit, il m'a dit que l'année prochaine, c'est lycée, donc on va tous être éclatés et on ne se reverra pas. Il avait hâte, Cédric, de retrouver le collège. Oui, complètement. Il s'agit de le moment qu'il le demande. Bien évidemment. À cet âge-là, 13, 14, 15 ans, c'est l'âge vraiment, on a vraiment envie de retrouver les copains et les copines. Et puis, ils s'en foutent de...

Je lui ai dit, vous allez manger dans les classes, peut-être, on ne savait pas au début comment ça allait se passer. Il m'a dit, on s'en fout. Mais clairement, il m'a dit, nous, ça nous passe au-dessus. Il m'a dit, voilà. En plus, ils sont responsables. Ils sont responsables. Ils savent. Mais complètement. Ils s'adaptent. Ils s'adaptent sans problème. Ah non, mais ils s'adaptent sans problème. Ça va très bien. Et d'ailleurs, je pense que l'erreur qu'on fait, nous, adultes, c'est que souvent, on ne leur pose pas la question. On ne les interroge pas. Or, quand on leur pose la question, qu'on leur dit, mais voilà, il se passe ça. Qu'est-ce que vous en pensez ?

On se rend compte qu'en fait, eux, ils gèrent complètement. Ils ont une autre vision de la chose. Quand on leur dit, il faut se laver les mains, ils disent, oui, évidemment. Mais mettez-nous du savon dans la toilette et on va se laver les mains. C'est ce qu'ils vous disent. Mais Cédric, ça me fait plaisir d'entendre ça. Mais ça me fait plaisir parce que laissez aux enfants leur autonomie. Ils sont intelligents, ils sont responsables. Il ne faut pas croire. Mais oui, c'est sûr. Et puis là, ils ont été enfermés quand même deux mois. C'est très long. Ils ont arrêté l'école, ils ont arrêté les activités sportives. D'ailleurs, nous, on n'a pas pu encore reprendre ça.

Alors, il y a des clubs qui ont pu reprendre les activités sportives, mais on ne peut pas encore tout reprendre. Il fait quoi, votre fils ? Il joue à quoi ? Il fait du VTT et de l'escalade. Le VTT, ils ont pu reprendre. Mais nous, à l'escalade, on a reçu un courrier de l'assurance qui nous dit qu'ils ne nous assurent pas si on a plus de 10 gamins. Alors, je pense que l'assurance bluffe. Mais bon, on ne va pas prendre de risques non plus. Je trouve que c'est un peu léger de la part de l'assurance de nous envoyer ce genre de courrier. Mais on a quand même reçu ce courrier. Donc, les gamins, ils ne peuvent plus faire d'escalade. Par chance, il a pu refaire du VTT la semaine dernière.

Mais ça a été très brutal pour les enfants, moi, je trouve. Donc, c'est bien qu'ils puissent retourner. Je suis d'accord. Je suis d'accord. Et vous, vraiment, totalement d'accord. D'ailleurs, peut-être faut-il... On va parler des enfants tout à l'heure à 8h10 et du virus. Peut-être faut-il assouplir maintenant. Ah oui, c'est l'avenir, oui. Peut-être faut-il assouplir maintenant, vraiment accélérer le retour des enfants à l'école. C'est bien. C'est très encadré à l'école. C'est compliqué pour eux. Merci, Cédric, dans tous les cas. Merci à vous, Jacques. Bon courage, bonne journée. C'est très sympa d'être avec nous comme ça. Nicolas Poincaré. Bonjour, Nicolas. Bonjour, Jean-Jacques.

Vous allez nous expliquer que la police française n'est pas raciste. Est-ce qu'on peut taxer la police française de racisme ? J'entends ça, je lis ça partout. Vous êtes allé voir. Alors, c'est la question à laquelle on va essayer. On va essayer d'y répondre. En tout cas, on a remarqué que le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, hier, a reconnu qu'il pouvait y avoir des erreurs. Il a dit qu'il fallait qu'à chaque fois, il y ait une enquête et des sanctions. Le problème qui se pose le plus souvent, c'est la question des contrôles au faciès dans certains quartiers. Et je vous dirais qu'il y a des enquêtes et des informations sur ce sujet. Bien, merci tout à l'heure, Nicolas Poincaré.

Les explications à 8h moins 10. Il est 7h29, c'est Mathieu Rouault qui va nous dire ce que nous allons faire. Avec ce coronavirus, pour la première fois depuis 20 ans, il y a en France moins de détenus que de places disponibles en prison. Et il ne faudrait surtout pas renouer avec l'inflation carcérale. C'est ce que disent plus d'un millier de personnalités.

24:36
Invité

Maître Henri Leclerc, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme, est avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC.

24:42
Présentateur

Il est 7h30 juste, Anne-Sophie Balbière est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

24:49
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. 43 ans, 1m80, allemand, délinquant sexuel, multirécidiviste. La piste d'un nouveau suspect dans l'affaire Madi. Fillette de 3 ans disparue pendant des vacances au Portugal, c'était en 2007. Quelle solution pour préserver l'emploi ? En France, face à la crise sanitaire, le gouvernement cherche des solutions. Les partenaires sociaux sont reçus à l'Elysée à 15h. Un plan pour les jeunes sera annoncé d'ici l'été. Et puis, la volte-face de l'OMS. Les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine reprennent. La publication à l'origine de l'interruption des recherches est remise en cause. RMC 7h31. Une photo placardée partout.

13 ans d'enquête, plusieurs fausses pistes, mais un nouvel espoir aujourd'hui. L'enquête sur la petite Madi est relancée. Il y a un nouveau suspect, un délinquant sexuel allemand. La fillette britannique de 3 ans est portée disparue depuis des vacances en famille en 2007 au Portugal. Paul Barcelone. Ce suspect serait un délinquant sexuel multirécidiviste. Il aurait notamment vécu et travaillé au Portugal entre 1995 et 2007. Plus précisément à Praia d'Alouz, la ville où a disparu Madi en 2007. Marc Cranwell, inspecteur en chef de la police britannique. Le suspect est de nationalité allemande, emprisonné dans une autre affaire.

26:07
Présentateur

Il mesure 1m80, blond, cheveux courts. Il a 43 ans maintenant. A ce jour, je suis incapable de vous dire si Madi est vivante ou non.

26:17
Invité

La police se penche sur deux pistes. D'abord, deux véhicules que le suspect aurait utilisé à l'époque. Ensuite, son téléphone portable qui aurait borné tout près de la location de vacances de Madi et ses parents juste avant la disparition. Les polices allemandes, portugaises et britanniques lancent donc un nouvel appel à témoin. Il y a sûrement eu des personnes dans le passé qui ont pris peur et n'ont pas parlé à la police.

26:38
Présentateur

Je m'adresse à tous ceux qui pourront avoir des informations. A-t-il parlé avec vous ?

26:42
Invité

S'est-il confié sur ce qu'il s'est passé cette nuit-là ? Pour ses parents, cet appel à témoin est 13 ans après. Je cite un nouvel espoir de retrouver Madi, découvrir la vérité et traduire les responsables en justice. L'horizon s'assombrit un peu plus pour les quatre policiers qui ont interpellé à George Floyd aux Etats-Unis. Tous sont désormais poursuivis par la justice. Derek Chauvin est inculpé pour homicide volontaire sans préméditation. Les trois autres pour complicité. Alors, la contestation dans la rue va-t-elle s'essouffler ? Hier, l'ancien président américain Barack Obama a salué le mouvement contre les violences policières et le racisme.

Il s'est adressé à des manifestants par visioconférence.

27:21
Présentateur

Je veux que vous sachiez que vous comptez. Je veux que vous sachiez que vos vies comptent, que vos rêves comptent. Il est très important pour nous de nous saisir de ce moment qui vient d'être créé et d'utiliser cela pour avoir enfin un impact. Il y a un changement de mentalité qui est en cours. Une plus grande conscience du fait que nous pouvons faire mieux. Et c'est le résultat direct de la mobilisation et de l'engagement de beaucoup de jeunes à travers le pays. Et je veux vous remercier pour ça.

27:54
Invité

En France, à Toulouse, hier soir, au moins 2000 personnes se sont réunies contre le racisme et les violences policières. Concernant les 18 personnes interpellées en marge de la manifestation de mardi soir à Paris, 7 majeurs et 1 mineur ont été déférés à Paris. Ils pourraient être jugés en comparution immédiate dès aujourd'hui. Le rendez-vous est fixé à 15h. Les partenaires sociaux sont reçus à l'Elysée par Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Il va falloir plancher sur des solutions face à la crise économique pour éviter un maximum de faillites, de licenciements. Victor Jouannin.

28:27
Présentateur

Priorité de l'exécutif, préserver l'emploi des plus fragiles, notamment les jeunes. 700 000 vont entrer sur le marché du travail à la rentrée. Mais si les partenaires sociaux partagent ce diagnostic, les remèdes divisent, selon le MEDEF. Pour que les entreprises se remettent à embaucher, il faut alléger les charges. Un plan jeune sera annoncé d'ici l'été par le gouvernement, qui compte d'ici là inciter financièrement les employeurs à prendre des jeunes en apprentissage. Un responsable syndical soupire. C'est le genre de vieille recette qui nous a conduit dans le mur. Le monde d'après devra être différent.

Les syndicats attendent, eux, la suppression de la réforme de l'assurance chômage pour protéger ceux qui ont déjà grossi les rangs de Pôle emploi. 900 000 rien qu'en avril.

29:07
Invité

Sur le plan sanitaire, ça s'améliore encore. Moins de patients en réanimation, mais quand même 80 décès de plus en 24 heures en France. Les essais cliniques se poursuivent un peu partout dans le monde. Et surprise, ceux sur l'hydroxychloroquine reprennent. Décision inattendue de l'OMS hier. Caroline Philippe. La décision de l'OMS intervient suite aux réserves émises par la revue médicale The Lancet. La publication qui avait motivé l'interruption des recherches sur l'hydroxychloroquine est remise en cause. Plus d'obstacles donc à la poursuite des recherches, selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé. Après analyse des données disponibles sur la mortalité,

29:46
Présentateur

les membres du comité de sécurité et de suivi ont estimé qu'il n'y a aucune raison de modifier le protocole.

29:50
Invité

Le choix de l'OMS est un choix raisonnable, selon le docteur Bruno Megarban, chef du service de réanimation à l'hôpital d'Ariboisière à Paris.

29:59
Présentateur

On a eu l'impression qu'il y avait quelque part un peu de précipitation à vouloir interdire les essais thérapeutiques. Or, les essais thérapeutiques incluant l'hydroxychloroquine représentent la seule façon objective et scientifiquement valable pour démontrer l'intérêt ou l'absence d'intérêt de l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid à chacune de ses phases.

30:21
Invité

En France, après avoir suspendu les essais, l'Agence nationale de sécurité du médicament devrait réexaminer sa position. Autre essai clinique, autre étude menée par une équipe américaine qui estime que prendre de l'hydroxychloroquine peu de temps après avoir été exposé au Covid ne permet pas a priori de prévenir une infection. Les moins de 15 ans touchés par le coronavirus sont très peu contagieux. Résultat d'une étude qui a duré plus d'un mois et demi en Ile-de-France. Les pédiatres demandent au gouvernement d'assouplir les règles sanitaires dans les écoles. Le président de l'Olympique lyonnais ne désarme pas. Jean-Michel Aulas espère toujours que la saison de Ligue 1 redémarre.

Il redémarre sur RMC hier soir. Il en a remis une couche et explique que les clubs vont demander réparation à l'État.

31:08
Présentateur

À partir du moment où c'est l'État qui a intimé l'ordre d'arrêter le championnat, la responsabilité de l'État est engagée et il faut aller réclamer à l'État les 800 millions d'euros de déficit probable. Donc oui, il y a une volonté des clubs. C'est peut-être aussi pour cela que la ministre dit « Non, non, mais ce n'est pas nous qui avons pris la décision. »

31:32
Invité

Les dossiers de Toulouse, Amiens et Lyon qui contestent l'arrêt du championnat de Ligue 1 sont examinés à 14h par le Conseil d'État. Et puis, pas de festival, mais quand même une sélection à Cannes cette année. Un label dont pourront profiter les films retenus comme « Été 85 » de François Ozon, « ADN » de Maïwen ou le dernier long-métrage de Wes Anderson. Les courses, Mathieu, c'est à Clairefontaine-de-Auville. Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC,

31:58
Présentateur

favori numéro 11, Mille Sabor, outsider numéro 7, Cubot. Le 11 et le 7, Jean-Jacques Bourdin. Bien, il est 7h37. Merci d'être avec nous. 7h37, M. Henri Leclerc sera là dans quelques instants. Avocat pénaliste, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme. Est-ce que vous savez que pour la première fois depuis près de 20 ans, le nombre de détenus est inférieur au nombre de places en prison ? On ne peut plus, en France, parler de surpopulation carcérale. Pourquoi ? Eh bien, parce que pendant le coronavirus, 13 500 détenus, je dis bien 13 500 détenus, ont été libérés. Et souvent, des détenus qui arrivaient en fin de peine et qui ont été libérés un peu plus d'eau.

Donc, pour libérer des places... Bonjour, Henri Leclerc. Pour libérer des places de prison, 13 500 détenus en moins, c'est un recours. On n'a jamais vu ça depuis 20 ans. Maître Henri Leclerc, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. On n'avait jamais vu ça depuis 20 ans. Ah ben, attendez, on n'avait pas vu ça depuis 30 ans. Alors, c'est-à-dire qu'on avait des libérations massives au temps où François Mitterrand était président de la République. Oui, je me souviens. Les amnisties. Et on se battait à l'époque parce qu'il y avait 5 000, 6 000 prisonniers d'un coup qui étaient libérés. Deux ans après, les places étaient prises. C'est pour ça que, bien entendu, je me réjouis de...

Alors, beaucoup vont dire, Maître Henri Leclerc, mais c'est détenu, c'est dangereux. On a libéré 13 000, je ne sais pas combien, 13 000, 15 000 détenus. C'est dangereux. C'est dangereux ou pas ? Je comprends qu'on le dise, mais on le dit parce qu'on ne connaît pas la réalité, bien entendu. Les gens ont peur, j'en crois, mais nous savons quelque chose. Oui. C'est qu'il y a eu 20 000 détenus de plus en quelques années, en 20 ans, que les statistiques de la délinquance, qui sont extrêmement précises, parce qu'il y a plusieurs systèmes pour mesurer la délinquance, prouvent que la délinquance a plutôt diminué. Plutôt diminué. Dans tous les domaines. Oui.

Et voilà que la prison ne cesse de s'accroître. Oui. Et donc, les gens qui ont été libérés, là, il ne faut pas se faire d'illusions, c'est des gens qui étaient condamnés à des petites peines, auxquelles il restait deux mois de prison à faire, ou un mois. Et donc, il est évident que c'était petit délinquant. De toute façon, c'est des gens qui sont en fin de peine, ils seraient sortis dans deux mois. Non, je trouve que... Si vous voulez, moi, au début de l'épidémie, j'étais très pessimiste. Oui. Et j'ai été surpris d'un résultat. C'est un point sur lequel on peut dire que l'épidémie a apporté... Ça veut dire quoi, Maître Henri Leclerc ?

Ça veut dire que les décisions, là, prises, en l'occurrence, par le gouvernement, étaient les bonnes ? Ben écoutez, en tout cas, la pratique a été assez bonne. Oui. La meilleure preuve, c'est qu'on est arrivé à un chiffre de détention qui s'approche du nombre de places en prison. Oui. Alors... Même en dessous, légèrement en dessous. Légèrement en dessous. On est à 98% du taux d'occupation, je crois. Comme vous le savez, ça dépend un peu des prisons. Oui, ça dépend des prisons, évidemment. Donc, il faut étudier ça plus rapidement. Regardez ça de plus près. Mais il y a des prisons qui sont encore un peu en surcharge. Oui. Mais, dans l'ensemble, effectivement, c'est un résultat...

Enfin, nous n'arrêtons pas de demander ça. Oui, vous n'arrêtez pas. Je n'ai pas jamais arrêté de demander ça. On m'a toujours dit, mais c'est complètement impossible. Oui. La preuve que c'était possible. Bon, alors, Maître Henri Leclerc, vous restez avec nous. Vous êtes avocat pénaliste, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme. Et vous lancez un appel avec de très nombreuses organisations, personnalités. Appel au président de la République pour qu'il engage une véritable politique de déflation carcérale. Nous allons parler de cela dans deux minutes. Je vous parlerai aussi de débats en France autour du racisme de la police, du comportement de la police.

Vous êtes, je le rappelle, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme. Invité ce matin sur RMC, RMC Découverte. C'est là que ça se passe, dans deux minutes. Vous êtes avec nous, Maître Leclerc, 7h41. RMC pour l'indirect. L'apprentissage au cœur d'une réunion cet après-midi à l'Elysée. Eddy nous dit, bon, on va dire que c'est la journée des apprentis. Alors, j'en profite, j'en profite, nous dit Eddy, pour remercier RMC qui, depuis bientôt dix ans, m'aide chaque jour à me remettre en question et apporte un peu de fraîcheur et de jeunesse à notre travail, nous, dans l'apprentissage.

Alex nous dit, le vrai problème, c'est qu'on envoie en apprentissage les gens dont on ne veut plus à l'école. Et donc, le regard de la société vis-à-vis de l'apprentissage est terrible. Personnellement, après un bac S, j'ai voulu me diriger vers un CAP boulanger. Mes professeurs m'ont regardé comme le pire des abrutis, comme si j'allais ruiner mon avenir. Il faut vraiment que ça change. Philippe, justement, est boulanger et a régulièrement des apprentis. Il nous dit, il faut arrêter de dire que ça coûte cher d'avoir un apprenti. Ça coûte, en tout cas, moins cher que d'avoir des salariés. Les allègements de charges pour les apprentis, pourquoi pas ?

Mais il ne faut pas que certains patrons se cachent derrière ce problème. Chris, lui, dit que l'autre problème, c'est plutôt administratif. On devrait avoir moins de papiers à faire et moins de temps à consacrer pour établir les contrats en tant que patron, nous dit Chris ce matin.

37:19
Invité

RNC, 6h-9h. Vos indirectes.

37:22
Présentateur

Bien, Maître Henri Leclerc est avec nous, avocat pénaliste, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme. Je le disais, de très nombreux détenus ont été libérés pendant cette période du coronavirus. Demain, je recevrai d'ailleurs la garde des Sceaux qui sera avec nous, Madame Belloubet, pour parler de cela et pas que de cela. Maître Henri Leclerc, vous vous réunissez donc avec des hommes et des femmes publics, avec des responsables associatifs, avec aussi des avocats, Éric Dupond-Moretti, par exemple, les représentants des avocats, Conseil national des barreaux, Conférence des bâtonniers.

Vous vous réunissez pour dire au président de la République, mais profitons, profitons de cette situation. Aujourd'hui, il y a moins de monde dans les prisons. Nous avons fait naître, vous avez fait naître un fol espoir. Il n'est ni déraisonnable, ni dangereux de poursuivre dans cette voie. Poursuivre dans quelle voie, maître ? Dans une voie qui consiste à ne pas faire de la détention un principe absolu. C'est possible aujourd'hui ? Oui, bien sûr. Est-ce qu'il est possible de rendre justice ? D'abord, il y a beaucoup de pays qui l'ont fait. Ensuite, quand même, il y a 20 ans, il y avait 20 000 prisonniers de moins. Oui. Bon, et la délinquance n'a pas énormément augmenté.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Alors, il y a une espèce d'obsession, n'est-ce pas ? On l'a très bien vu dans l'ordonnance de Mme Belloubet, puisque vous l'entendrez demain, concernant la détention provisoire. Je vais l'entendre, tiens. Pas comme un juge d'instruction, mais... Qui avait prévu que les renouvellements de détention provisoire seraient automatiques, sans passer par un juge. Et là, je dis, bravo, depuis... C'est une alternative à la prison. Oui, bien écoutez, il y a des alternatives à la prison. D'abord, elle l'a proposée dans une loi. Mme Taubira l'avait proposée, mais ça a été un ouvari complet, ça a sombré, parce que les gens étaient contre.

Mme Belloubet a proposé des dispositions dans une loi, mais qui a un an maintenant, et qui n'ont pas eu d'effet sur une réduction sérieuse de la population pénale. Il ne se passait rien. Il a fallu le coronavirus pour qu'on fasse quelque chose. Et elle voulait absolument prolonger les détentions provisoires automatiquement. Le Parlement est bravo. Pour une fois, nous avons un Parlement. Le Parlement a retoqué cette disposition et a annulé la disposition qu'elle avait pris. Que demandez-vous à Mme Belloubet ce matin, qui sera là demain ? Eh bien, très bien. Qu'est-ce que vous lui demandez ? Je lui demande deux choses.

Je lui demande, la première, c'est de veiller à ce que le nombre de prisonniers n'augmente pas. Ce n'est pas compliqué. On a réussi à les mettre dehors, on peut réussir à ne pas les y mettre. D'accord. Deuxièmement, de renforcer les règles concernant la détention provisoire. Enfin, quelle est la raison pour laquelle en 5 ans, on est passé de 16 000 détentions provisoires à 21 000 détentions provisoires ? Quelle est la raison ? Qu'est-ce qui a amené cela ? Sinon des problèmes de politique pénale, de conception du droit pénal. Non. Le problème, c'est qu'il faut considérablement réduire la détention provisoire. Il faut trouver des mesures de sûreté moins contraignantes.

Deuxièmement, il faut réduire la prison. Et il faut réduire la prison en ayant un certain nombre de mesures alternatives qui peuvent parfaitement être appliquées si on s'en donne les moyens. Oui. Travail d'intérêt général. Le travail d'intérêt général. Ah bon, il y en a beaucoup. Même l'assignation en résidence chez soi. L'assignation en résidence. Nous venons de connaître tous ça. L'assignation en résidence chez soi. Oui, ça c'est vrai. Eh bien, l'assignation en résidence chez soi est une bonne solution à la prison.

Maître, j'avais envie, changeons de sujet, j'ai envie de vous poser une question sur le débat qui agite aujourd'hui autour de la France, autour des violences policières et du racisme dans la police. Ça existe, vous pensez ? Enfin, ça existe comme partout dans la société, mais est-ce que c'est particulièrement fréquent en France ? Écoutez, ça se manifeste essentiellement d'ailleurs dans des quartiers sensibles, mais c'est le problème des contrôles au faciès. Oui. C'est le problème qu'on sait parfaitement qu'aujourd'hui, si vous êtes coloré, si vous avez une origine d'Afrique, etc. Vous avez, je ne sais plus combien de sens, d'être interpellé qu'un citoyen normal.

Et que cette discrimination par le contrôle au faciès est insupportable. Et c'est quelque chose qui touche, vous savez, ces gamins qui sont contrôlés trois fois le même jour, quelquefois par les mêmes policiers. Alors comment faire, maître ? Comment faire pour éviter le contrôle au faciès ? Eh bien, il faut les interdire. C'est-à-dire qu'il faut, si vous voulez, la Cour de cassation, il y a quelques années, a annulé des décisions où le contrôle au faciès avait été montré. Mais on l'espérait beaucoup, nous. Mais malheureusement, on l'espérait, mais on n'a pas, comme disent les pêcheurs, ferré le poisson. C'est-à-dire qu'on pensait qu'on avait quelque chose d'important.

De même que là, sur les prisons dont on parlait il y a un instant, on pensait que l'arrêt, mais il n'est pas si vieux, l'arrêt du 30 janvier 2000 de la Cour européenne des droits de l'homme, qui condamne la France pour la façon dont elle traite les prisonniers. Eh bien, de la même façon, les contrôles au faciès doivent être interdits. Alors, on avait prévu le problème du récépissé, vous savez. Oui, je me souviens, oui. Le problème, il est très simple. Il est que les contrôles d'identité doivent donner lieu à des comptes rendus. Le problème, il est effectivement de vérifier et d'apprendre aux policiers que c'est interdit.

C'est-à-dire pas seulement de leur dire, c'est une interdiction de principe, vous n'en occupez pas, mais de dire, attention, si vous faites des contrôles au faciès, vous commettez une faute. Moi, je crois que les policiers, ils ne sont pas plus mauvais que les autres. Ce n'est pas la question, on ne va pas se mettre à critiquer les policiers. Et pourtant, ils sont montrés du doigt et accusés, aujourd'hui, vous avez vu, par certains. Mais oui, mais ce n'est pas les policiers individuellement, c'est le commandement. Le problème, c'est que le commandement n'est pas assez strict pour dire ce qui est complètement interdit, ce qui est impossible. La discrimination est interdite.

Merci, Maître Henri Leclerc. Merci d'être venu nous voir ce matin. Nicolas Poincaré, justement, sur ce sujet. Nicolas, bonjour. Re-bonjour. Vous étiez là tout à l'heure. Re-bonjour. C'est l'heure des explications, Nicolas. RNC, expliquez-nous. Bien, alors hier, le ministre de l'Intérieur a indiqué que chaque faute de la police devait être sanctionnée. Et ça a fait du bruit. J'ai vu même un syndicat de police Alliance qui dit « Cette déclaration est une menace ». Le secrétaire national du syndicat de police Alliance parle d'un État qui lâche sa police. C'est un discours nouveau. Oui, en tout cas, c'est très nouveau ce qu'a dit Christophe Castaner hier, très nouveau de sa part.

Puisque, avant-hier encore à l'Assemblée, il contestait toute forme de racisme au sein de la police. Hier, devant les sénateurs, il s'est montré donc moins affirmatif, on va dire. La police, a-t-il dit, peut faire des erreurs. Chaque fait, chaque mot, sous-entendu raciste, doit faire l'objet d'enquêtes et éventuellement de sanctions. C'était évidemment une façon de calmer le jeu après la manifestation de mardi devant le Palais-Justice de Paris. Et alors qu'on fait l'amalgame avec ce qui se passe aux États-Unis, l'émotion mondiale après la mort de George Floyd aux États-Unis. Oui, nous venons d'en parler avec Maître Leclerc.

Ce que l'on reproche le plus souvent aux policiers, ce sont les contrôles aux faciès. Et Maître Leclerc, il a très bien expliqué, c'est le problème numéro un. C'est ce qui avait été évoqué par la chanteuse Camilia Jordana chez Ruquier il y a une dizaine de jours. Elle disait qu'elle avait peur lorsqu'elle était contrôlée. En tout cas, le défenseur des droits, Jacques Toubon, qui est l'ancien garde des Sceaux de Jacques Chirac, vient de publier un rapport sur une enquête menée par ses services. En l'occurrence, il s'agissait d'une bande de 18 jeunes et garçons, tous d'origine étrangère, qui se plaignaient d'un groupe de policiers dans le 12e arrondissement de Paris.

Des policiers qui multipliaient les contrôles, les fouilles au corps, les insultes, salles noires, salles libanais de merde. Les jeunes dénonçaient des passages à tabac au commissariat. Finalement, trois policiers ont été jugés. Il y a donc eu une enquête, ils ont été jugés et condamnés à des peines de prison avec sursis. Mais... Comme quoi des policiers aussi sont condamnés. Ça arrive, naturellement. Ça arrive, bien sûr. Mais dans cette affaire, le défenseur des droits a estimé que ces policiers avaient agi sur ordre pour mettre fin à des trafics, des tapages, des nuisances. Ce n'était pas donc sans aucune raison que ces jeunes étaient contrôlés.

Mais finalement, le rapport a dénoncé le caractère systématique et abusif de ces contrôles qui apparaissaient comme du harcèlement, écoutez bien, en raison des origines. C'était donc bien, d'après le défenseur des droits, une histoire de racisme. C'est très difficile à mesurer et à prouver. Oui. Alors bon, il y a des études, des sondages qui montrent qu'on parle de 20 fois plus de chances d'être contrôlés lorsque vous êtes noir et arabe que si vous êtes blanc, de risque. La cour de cassation a rendu un arrêt qu'on évoquait à l'instant avec Maître Leclerc, qui est important, c'était en 2016, il y a 4 ans. Elle a jugé qu'on pouvait inverser la charge de la preuve.

C'est-à-dire que ce n'est pas à celui qui est contrôlé d'essayer de prouver qu'il l'a été parce qu'il est noir ou arabe. C'est aux policiers de prouver qu'ils ne l'ont pas contrôlé en raison de la couleur de sa peau. La cour de cassation avait été saisie sur deux affaires, notamment par un groupe d'amis des Français d'origine arabe qui se trouvaient sur la terrasse d'un McDo. Tous les autres clients étaient blancs et n'avaient pas été contrôlés. Et ces clients avaient accepté de témoigner en faveur des trois amis maghrébins. Résultat, les policiers n'ont pas pu se justifier, n'ont pas pu expliquer pourquoi ils n'avaient contrôlé que ces trois-là. La justice leur a donné tort.

La cour de cassation a estimé que c'était une faute lourde de l'État qui méritait réparation. C'était donc une reconnaissance par la justice du préjudice dû au contrôle abusif et raciste. C'était il y a quatre ans, mais bon, il faut bien reconnaître que sur le terrain, ça n'a pas changé grand-chose de bien. Aujourd'hui, c'est l'affaire Adama Traoré qui symbolise le supposé racisme des forces de l'ordre. Une affaire complexe. Voilà. Alors je ne sais pas si effectivement c'est la bonne affaire pour en faire le symbole du racisme dans la police. Parce que, qu'est-ce qui s'est passé ? C'était donc en 2016, il avait 24 ans, ce garçon. Ce n'était pas un contrôle d'identité qui a mal tourné.

Les gendarmes étaient venus interpeller son frère à la demande d'un magistrat. Adama Traoré était là, il a pris la fuite, il a été rattrapé une première fois, il s'est débattu. Un de ses copains est venu l'aider, a plaqué le gendarme au sol. Traoré a repris la fuite, puis il est allé se réfugier dans un appartement au rez-de-chaussée, un appartement dont il ne connaissait pas le propriétaire. Il est rentré comme ça. Il s'est caché sous une couverture. Les gendarmes sont arrivés et l'ont donc interpellé sur cette couverture, ils l'ont conduit ensuite au commissariat.

Il a perdu connaissance dans le véhicule pendant le trajet qui durait à peu près deux minutes et arrivé à la caserne, les pompiers n'ont pas pu le réanimer. Depuis, il y a deux versions qui s'opposent et qui sont radicalement opposées. La famille affirme qu'il est mort asphyxié, victime d'un plaquage ventral sous le poids des trois gendarmes. Les gendarmes démentent avoir pratiqué ce plaquage ventral et disent que ça ne fait pas partie de leur procédure. Ils contestent avoir porté le moindre coût et effectivement, l'autopsie n'a pas trouvé de traces de coût.

Enfin, il refuse les accusations de racisme en précisant que sur l'ensemble du dispositif des gendarmes, il y avait trois gendarmes qui eux-mêmes étaient noirs. Trois rapports médicaux ont été commandés par les juges d'instruction et ont plutôt exonéré les gendarmes. Puis il y a un rapport commandé par la famille qui lui vient au contraire d'affirmer que c'est bien le plaquage ventral qui était la cause de la mort. On en est là. Les gendarmes n'ont jamais été mis en examen. Ils sont témoins assistés, soupçonnés non pas de violences volontaires mais de non-assistance à personnes en danger.

Hier, le directeur de la gendarmerie est sorti de son silence pour dénoncer les amalgames, pour dire qu'on ne pouvait pas comparer cette affaire avec l'affaire George Floyd aux Etats-Unis. Il n'empêche que c'est bien ce qu'essaye de faire actuellement la famille et le comité de soutien, faire que l'affaire Traoré devienne l'équivalent français de l'affaire américaine, le symbole de la violence policière, même si les faits, on vient de le voir, sont beaucoup moins clairs qu'à Minneapolis. Oui, et Nicole Belloubet, ministre de la Justice, sera là pour la première fois. Elle va parler de cette affaire, pour la première fois depuis ce qui s'est passé mardi.

Elle va parler de cette affaire et puis de tous ces problèmes autour du nombre de détenus en France et de l'élargissement de très nombreux détenus. 98% aujourd'hui, le taux d'occupation des prisons françaises alors que nous étions au-delà des 100%. Il est 7h58. Qu'allons-nous faire Mathieu ? Les enfants et le coronavirus très peu touchés et très peu contaminants. C'est ce que révèle une étude conduite en Ile-de-France par l'équipe de Robert Cohen, pédiatre, infectiologue à l'hôpital de Créteil. Il est avec nous juste après le journal de 8h sur RMC.