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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 6 mars 2026 88 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéLogementInstitutions & élections

Bonjour chez vous ! du 6 mars 2026

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 49 %Attaque 15 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:28OuverteRéponse directe

    Est-ce que le rapatriement est bien géré ?

  • 7:25OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Quel est leur état d'esprit ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous inquiète sur les capacités de la France à rapatrier rapidement ces ressortissants ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Mais ça veut dire que quand vous avez ces Français présents sur place, vous avez du mal à leur dire quelle est l'échéance, à quel moment ils vont pouvoir rejoindre la France ?

  • 11:36OuverteRéponse directe

    L'inquiétude, elle est aussi vive au Liban. Est-ce que, là aussi, vous avez des contacts sur place ?

  • 12:09OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il peut être entendu par Benyamin Netanyahou ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35PrésentateurFait
    « La France ne fait pas partie de cette guerre, on n'est pas au combat, on ne va pas s'engager. »
  • 6:11InvitéChiffre
    « Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, dont je salue les équipes qui exercent leur mission avec beaucoup de dévouement dans un contexte particulièrement difficile, ont facilité le retour en France de 750 personnes. »
  • 6:22InvitéChiffre
    « C'est environ 5000 personnes qui souhaitent quitter la région, dont 80% aux Émirats arabes unis. »
  • 7:55InvitéFait
    « Évidemment, les Français qui vivent dans le Golfe depuis des années savent que de l'autre côté du Golfe Persique, il y a l'Iran. »
  • 8:34InvitéFait
    « Il y a eu, par exemple, quelques vols qui sont partis hier matin, depuis cette zone. »
  • 8:54InvitéFait
    « Donc, ce sont toutes ces informations-là, notamment, qui sont relayées par nos élus des Français de l'étranger localement. »
  • 10:37InvitéFait
    « Je vous permets, si vraiment, de saisir l'occasion de rappeler le numéro du centre de crise et de soutien, qui est le plus 331 43 17 51 00. »
  • 11:16InvitéFait
    « Je pense aux femmes enceintes, à ceux qui ont besoin d'un traitement médical, aux enfants. »
  • 11:23InvitéFait
    « Il y a notamment une personne âgée, une colonie de vacances qui a pu être rapatriée. »
  • 12:43InvitéFait
    « Il faut quand même rappeler ici que le Hezbollah terroriste, qui est un proxy de l'Iran, se considère impliqué par le conflit et commet l'erreur magistrale de saisir l'occasion pour attaquer Israël. »
  • 13:23InvitéFait
    « Déjà, la voix de la France est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. »
  • 14:10InvitéFait
    « Je considère qu'un monde où le régime des Mollahs serait doté de l'arme nucléaire est un monde d'une dangerosité extrême. »
  • 14:26InvitéFait
    « On ne peut pas vivre dans un monde où le régime des Mollahs dispose de l'arme nucléaire. »
  • 17:46InvitéFait
    « Au mois de janvier, ils ont massacré leur propre peuple qui était en train de protester pacifiquement dans les différentes villes d'Iran. »
  • 17:58InvitéChiffre
    « C'est en dizaines de milliers d'Iraniens qui ont été assassinés par le régime. »
  • 21:57InvitéFait
    « Le format E3 que vous évoquez, c'est le format pilier européen de l'OTAN. »
  • 23:57InvitéFait
    « Je considère que nous ne pouvons pas assurer la sécurité avec un régime des Molas doté de l'arme nucléaire. »
  • 25:15InvitéFait
    « Je pense qu'aujourd'hui, on a un parti d'extrême-gauche qui s'appelle la France insoumise, qui, dernièrement, par son leader, Jean-Luc Mélenchon, a tenu des propos que certains ont qualifiés, même à gauche, d'antisémites. »
  • 25:40InvitéFait
    « Pourquoi jouer sur la prononciation du nom de Raphaël Glucksmann ? Quel intérêt, si ce n'est pour évoquer… »
  • 25:48InvitéFait
    « la France insoumise est devenue très clairement un parti extrémiste, parti d'extrême-gauche »
  • 39:12InvitéChiffre
    « Il y a à Paris 1,4 million de logements. Un sur cinq n'est pas consacré à héberger des gens. »
  • 40:27InvitéChiffre
    « Paris qui perd des habitants, en moyenne entre 12 000 et 14 000 habitants par an depuis des années. »
  • 42:05InvitéChiffre
    « Depuis 2001, nous avons fait 130 000 logements sociaux. »
  • 42:08InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, il y a 700 000 Parisiens qui habitent grâce à la gauche à Paris et qui, pour l'immense majorité d'entre eux, ne pourraient pas continuer à habiter à Paris. »
  • 43:56InvitéChiffre
    « nous avons fait des annonces extrêmement fortes avec la création de 1 000 policiers supplémentaires et tendent vers une police municipale de 5 000. »
  • 44:01InvitéFait
    « Je rappelle que notre police municipale, elle n'a que 3 ans et en 3 ans, elle est devenue de très loin la plus importante police municipale de France. »
  • 44:37InvitéFait
    « Les effectifs de police nationale en commissariat ont énormément baissé. »
  • 45:10InvitéFait
    « C'est la tranquillité publique, la lutte contre le bruit. »
  • 48:22InvitéFait
    « La propreté, c'est un sujet complexe. C'est une affaire de civisme et de moyens. »
  • 51:50InvitéPromesse
    « Il n'y aura pas d'augmentation de taxes foncières, je l'ai annoncé. »
  • 52:13InvitéFait
    « J'ai utilisé dix fois une voiture en dix ans de mandat. »
  • 52:17InvitéChiffre
    « J'ai eu 400 euros de notes de frais en six ans de premier adjoint. »

Temps de parole

  • Présentateur57 %
  • Invité18 %
  • Invité 210 %
  • Invité 39 %
  • Invité 43 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce vendredi 6 mars pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. La France ne fait pas partie de cette guerre, on n'est pas au combat, on ne va pas s'engager. Emmanuel Macron s'est voulu rassurant hier soir alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son septième jour. Se pose également la question de la sécurité des Français présents dans la zone.

5 000 ont exprimé le souhait de rentrer, 750 ont été rapatriés, a annoncé hier soir le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud. On va en parler avec le sénateur à l'air des Français de l'étranger, Ronan Le Gleu, il est notre invité. Bonjour. Et puis 9 jours avant le premier tour des municipales et on va consacrer une large part dans cette émission à cette élection. Dans une demi-heure, on recevra Emmanuel Grégoire, le candidat du rassemblement de la gauche à la mairie de Paris. Peut-il garder la ville sans tendre la main à la France insoumise ? On lui posera la question et puis analyse des enjeux du scrutin dans une heure.

Quels sont les partis en position de force, ceux qui peuvent perdre gros dans une campagne qui se déroule dans un contexte particulier lié justement à cette guerre au Moyen-Orient ? Aura-t-il un impact sur le vote et sur la participation ? Analyse avec Arnaud Bénédetti, Frédéric Dhabi et Bérangère Bonte. Et puis à la une de nos régions, notre tour de France dans la campagne avec la presse régionale. On ira à Grenoble, c'est la première ville conquise par les écologistes. Vont-ils réussir à la garder ? Puis on sera également en Corse où la montée en puissance du rassemblement national pourrait bien rebattre les cartes locales. Voilà pour le programme.

On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Stéphane Duguer. Bonjour Auriane, bonjour à tous. À l'âne de ce vendredi 6 mars, Emmanuel Macron. Qui veut éviter que le conflit ne frappe plus durement ? Le Liban. Oui, tout doit être fait pour empêcher que le Liban soit à nouveau entraîné dans la guerre, a dit le président. Alors que l'État hébreu a lancé un appel inédit à évacuer toute la banlieue sud de Beyrouth avant des frappes. Retour sur les frappes de la nuit avec Jérémy Hines.

2:16
Invité

La banlieue sud de Beyrouth, de nouveau sous le feu des attaques israéliennes. Cette nuit. Quelques heures plus tôt, Israël avait sommé la population de quitter les lieux.

2:26
Présentateur

Le bilan humain est lourd. 123 morts et 683 blessés au Liban au bout d'une semaine de guerre. Et Israël promet de renforcer son offensive contre le Hezbollah, mouvement pro-iranien.

2:38
Invité

Le Hezbollah a commis une erreur stratégique et contrairement aux intérêts des citoyens libanais, a choisi de se joindre à la campagne, ce qui lui coûte aujourd'hui très cher. Nous frappons avec force en première ligne et plus en profondeur au Liban. J'ai ordonné aux forces de défense israélienne d'avancer et d'étendre la zone de contrôle le long de la frontière, tout en établissant des positions à des points clés dans le sud du Liban.

3:00
Présentateur

Hier, le président libanais a demandé à Emmanuel Macron d'intervenir pour parvenir rapidement à un cessez-le-feu. Une volonté partagée par le ministre des Affaires étrangères français.

3:12
Invité

Le président de la République a répondu à l'appel du président libanais face à une situation où le Liban est une nouvelle fois entraîné par le Hezbollah dans une guerre qu'il n'a pas choisie. Et nous devons tout faire pour éviter que ce pays ami, ce pays frère, sombre dans le chaos. Et des voix vont s'élever, pour appeler Israël, à s'abstenir de toute forme d'opérations prolongées et généralisées au Liban.

3:35
Présentateur

La France va livrer à l'armée libanaise des véhicules blindés, ainsi que plusieurs tonnes d'aides humanitaires. Dans le même temps, Donald Trump juge que ce serait une perte de temps d'envoyer les soldats au sol en Iran. Propos tenu hier sur la chaîne NBC News, ils ont perdu tout ce qu'ils pouvaient perdre, a dit le président américain en guise de justification. Un avion affrété par le gouvernement pour rapatrier des Français a dû faire demi-tour. Oui, à cause de tirs de missiles dans la zone, a indiqué le ministre des Transports. Le vol sans passagers venait du Caire et devait atterrir à Dubaï pour rapatrier des Français, bloqués aux Émirats Arabes Unis.

Au total, 750 Français ont été évacués au Moyen-Orient avec l'aide du ministère des Affaires étrangères depuis le début de la guerre dans la région. Les frappes sur l'Iran qui suscitent l'inquiétude des proches des ex-otages Cécile Collère et Jacques Paris. Oui, parce que même s'ils sont dans l'ambassade de France à Téhéran, les bombardements sont éprouvants, disent leurs familles. Elles demandent au gouvernement de maintenir leurs efforts pour qu'ils obtiennent une autorisation de sortie du territoire. Réponse du ministre des Affaires étrangères hier soir sur TF1.

4:36
Invité

Ils sont en sécurité dans la résidence de l'ambassade de France. Les équipes qui sont sur place, dans une situation très dégradée, veillent sur eux. Et j'ai une nouvelle fois exigé de la part de mon collègue, ministre des Affaires étrangères de l'Iran, leur libération définitive et leur retour en France.

4:57
Présentateur

Et le conflit au Moyen-Orient qui a des répercussions sur les prix à la pompe. Oui, des augmentations que vous observez peut-être déjà quand vous allez faire un plein d'essence. L'opposition demande au gouvernement de contenir les prix, notamment en baissant les taxes sur les carburants. L'État n'est pas le grand gagnant de la situation, a martelé hier le ministre de l'Économie, Roland Lescure, qui a donné une interview à nos confrères du Parisien. Et puis la géopolitique qui s'invite également dans les Jeux paralympiques de Milan-Cortina qui débute ce soir.

Oui, la France n'a pas envoyé de représentant officiel pour la cérémonie à cause de la participation d'athlètes russes et biélorusses sous les couleurs de leur drapeau. L'hymne de la Russie pourrait donc retentir pour la première fois depuis 2014, année de la dernière participation du pays sous ses propres couleurs à des Jeux olympiques. La cérémonie d'ouverture de ces Jeux paralympiques sera aussi boycottée par plusieurs pays. L'Ukraine, la République tchèque, la Pologne, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie et enfin la Finlande. Merci Stéphane. Et à tout de suite, on revient sur ces actualités.

Renan Legleu avec vous, sénateur LR, représentant les Français et tabueurs de France, vice-président de la Commission des affaires européennes. On va évidemment longuement parler dans cette demi-heure sur cette guerre en Moyen-Orient qui entre dans son septième jour. Et on commence par l'inquiétude des Français coincés au Moyen-Orient. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, a donné plus de précisions hier soir aux 20h de TF1. On l'écoute.

6:11
Invité

Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, dont je salue les équipes qui exercent leur mission avec beaucoup de dévouement dans un contexte particulièrement difficile, ont facilité le retour en France de 750 personnes. C'est environ 5000 personnes qui souhaitent quitter la région, dont 80% aux Émirats arabes unis.

6:28
Présentateur

Renan Legleu, vous êtes sénateur des Français de l'étranger. On entend les précisions de Jean-Noël Barraud. Est-ce que le rapatriement est bien géré ?

6:36
Invité

Écoutez, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, le centre de crise et de soutien, le CDCS, nos postes diplomatiques et consulaires, ambassades et consulats sont tous mobilisés. Il n'y a aucun doute là-dessus.

J'ajoute à cela qu'il y a un rôle très important qui est joué par les élus des Français de l'étranger localement, qui sont les conseillers des Français de l'étranger, qui sont connus des communautés françaises et qui ont organisé des boucles d'informations, souvent des boucles WhatsApp d'ailleurs, avec une information filtrée extrêmement précieuse, qu'il s'agisse des compagnies aériennes, évidemment des consignes de sécurité du gouvernement français, mais aussi les consignes de sécurité de l'État dans lequel ils se trouvent, parfois d'ailleurs dans des langues étrangères et qu'ils traduisent en français.

Vous voyez, il y a tout un réseau organisé, à la fois pour les Français de passage, c'est-à-dire ceux qui étaient là soit pour affaires, soit pour les vacances, et pour nos ressortissants français établis à l'étranger.

7:25
Présentateur

Mais vous, vous êtes en contact avec des Français qui sont présents dans cette zone ?

7:29
Invité

Oui, tous les jours, et notamment, je vous le dis, avec ces conseillers des Français de l'étranger qui sont devenus les relais, qui ouvrent des boucles WhatsApp d'informations filtrées, vérifiées, et qui se remplissent à très très grande vitesse. Et donc, nous avons…

7:44
Présentateur

Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Quel est leur état d'esprit ?

7:46
Invité

Bon, d'abord, il y a eu un effet de sidération, qui n'est pas le même, j'ai envie de vous dire, entre les Français de passage et les Français de l'étranger. Évidemment, les Français qui vivent dans le Golfe depuis des années savent que de l'autre côté du Golfe Persique, il y a l'Iran. Mais il est vrai qu'il y a eu d'abord…

8:05
Présentateur

Il y a des Français de passage qui le découvrent ?

8:07
Invité

Je crois qu'il y a des Français en vacances qui n'avaient pas forcément pris toute la mesure du risque sécuritaire. De la zone dans laquelle ils se trouvaient. Mais ça, j'ai envie de vous dire, du point de vue de la France, peu importe. La France doit être auprès de ses ressortissants, quelle que soit la situation. Donc, de toute façon, notre solidarité, notre attention à nos compatriotes à l'étranger, elle doit être permanente, quelle que soit la situation. Aujourd'hui, il y a eu, par exemple, quelques vols qui sont partis hier matin, depuis cette zone.

Et puis, il y a, par exemple, depuis Dubaï, la capacité de rejoindre, par la route, le sultanat d'Omane et l'aéroport de Mascate qui lui est ouvert, avec des navettes, notamment, vers l'Égypte. Donc, ce sont toutes ces informations-là, notamment, qui sont relayées par nos élus des Français de l'étranger localement.

9:00
Présentateur

Hier soir, on a vu ce vol qui était affrété par le gouvernement français pour rapatrier des Français, qui a dû faire demi-tour, parce qu'il s'est trouvé à l'approche d'une zone où il y avait des missiles. Est-ce que, du coup, ça vous inquiète sur les capacités de la France à rapatrier rapidement ces ressortissants ?

9:15
Invité

Alors, il s'agit d'un vol, effectivement, un vol Air France, acheminé par le gouvernement français, un B777, qui était en Arabie Saoudite, au sud du Qatar, tout proche, d'ailleurs, de la frontière émirienne avec l'émirat d'Abu Dhabi. Et donc, juste avant, en fait, d'arriver à la frontière émirienne depuis l'Arabie Saoudite et retourner vers l'Égypte. Bon. Écoutez, de toute façon, il faut tenir compte de la dangerosité pour l'appareil et les passagers. Donc, je considère que la décision qui a été prise est justifiée au regard des informations obtenues. Il n'est pas question de faire décoller des Français dès lors que l'espace aérien est en danger.

Donc, là-dessus, si vous voulez, le gouvernement a eu raison de prendre ses précautions.

10:01
Présentateur

Mais ça veut dire que quand vous avez ces Français présents sur place, vous avez du mal à leur dire quelle est l'échéance, à quel moment ils vont pouvoir rejoindre la France ?

10:08
Invité

Bien sûr. Dès lors que l'espace aérien n'est pas ouvert, parce que vous avez des drones Shahid 136, parce que vous avez des missiles qui sont dans le ciel, il est évident, et notamment, nous avons vu que, par exemple, la base marine française d'Abu Dhabi a été touchée, que les aéroports ont pu être touchés. Donc, c'est tout à fait normal. Donc, effectivement, il faut faire preuve à la fois de courage et de résilience. C'est extrêmement difficile, évidemment. On appelle les Français à faire preuve de ce courage. Je vous permets, si vraiment, de saisir l'occasion de rappeler le numéro du centre de crise et de soutien, qui est le plus 331 43 17 51 00.

Alors, évidemment, parfois, il y a notamment des bénévoles de la Croix-Rouge qui sont mobilisés, le personnel du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères du centre de crise et de soutien. Parfois, évidemment, il peut être difficile de joindre immédiatement, mais il y a des heures creuses, notamment le soir, où il est plus facile, évidemment, de joindre. Notamment, j'en appelle aux Français qui sont vulnérables et qui sont, évidemment, prioritaires pour les rapatriements. Je pense aux femmes enceintes, à ceux qui ont besoin d'un traitement médical, aux enfants. Il y a notamment une personne âgée, une colonie de vacances qui a pu être rapatriée. Voilà.

Signalez-vous auprès des autorités diplomatiques et consulaires, auprès du centre de crise et de soutien, pour être prioritaires, justement, en cadre rapatrie.

11:36
Présentateur

L'inquiétude, elle est aussi vive au Liban. Est-ce que, là aussi, vous avez des contacts sur place ?

11:40
Invité

Oui, bien sûr. On a, là encore, à la fois nos autorités et les réseaux de Français, de franco-libanais. Je pense notamment à Lucas Lama, conseiller des Français de l'étranger, qui fait un travail remarquable d'information des communautés françaises. Pareil, à travers des boucles d'informations, tous les Français, sont en lien. Il y a une véritable solidarité de la communauté française.

12:01
Présentateur

Liban, où le président Joseph Aoun demande à Emmanuel Macron d'intervenir auprès d'Israël pour empêcher le bombardement du sud de Beyrouth, le chef de l'État qui demande à Benyamin Netanyahou de ne pas étendre la guerre au Liban, qui dit établir un plan pour mettre un terme aux opérations militaires que mènent le Hezbollah et Israël de part et d'autre de la frontière. Est-ce qu'il peut être entendu par Benyamin Netanyahou ?

12:23
Invité

Écoutez, le Liban, ce n'est pas simplement un pays ami pour la France. C'est un pays frère. Nous aimons le Liban. C'est un pays auquel nous sommes extrêmement attachés. À la fois, l'aide humanitaire est déjà en chemin. Et nous devons répondre favorablement à l'appel du président Aoun. Il faut quand même rappeler ici que le Hezbollah terroriste, qui est un proxy de l'Iran, se considère impliqué par le conflit et commet l'erreur magistrale de saisir l'occasion pour attaquer Israël. Je veux dire, l'intérêt aujourd'hui du Liban, c'est de se débarrasser, s'il est possible de le faire, évidemment, de cette branche terroriste du Hezbollah qui, en fait, met le Liban en danger.

13:16
Présentateur

Mais la France, qu'est-ce qu'elle peut faire ? À part envoyer de l'aide humanitaire, ce qu'a annoncé Emmanuel Macron, qu'est-ce qu'elle peut faire pour freiner Israël ?

13:23
Invité

Déjà, la voix de la France est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

13:28
Présentateur

Mais elle porte encore dans la région la voix de la France ?

13:30
Invité

Écoutez, il n'y a que cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le monde. La France est un pays doté, qui a une force diplomatique, un soft power. Et donc, c'est ici, évidemment, le rôle de la France, c'est évidemment d'être en soutien au Liban. Mais il faut aussi condamner, je veux dire, comme nous l'avons toujours fait, les actions inacceptables du Hezbollah, proxys de l'Iran, qui, aujourd'hui, se sent solidaires du régime des Mollah. Et moi, je vais vous dire, je ne pleurerai pas, évidemment, l'assassinat de l'Ayatollah Khomeini, parce que je considère qu'un monde où le régime des Mollahs serait doté de l'arme nucléaire est un monde d'une dangerosité extrême.

Et donc, je salue l'opération militaire qui consiste à veiller à ce que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire.

14:26
Présentateur

Même si elle s'est faite en dehors du droit international, il fallait la faire, cette opération ?

14:29
Invité

On ne peut pas vivre dans un monde où le régime des Mollahs dispose de l'arme nucléaire.

14:35
Présentateur

Alors, la France qui n'entre pas en guerre, qui ne participe pas à la guerre, Emmanuel Macron l'a rappelé hier, mais qui a annoncé le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle qui fait actuellement route vers la Méditerranée. Hier soir, au 20h de France 2, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a donné plus de précisions.

14:50
Invité

Le porte-avions fait route vers la Méditerranée. Pour accéder à la Méditerranée, on passe Gibraltar. Le porte-avions va passer Gibraltar demain soir ou dans la nuit de vendredi à samedi. Donc, ce week-end, pour être très précise, en début de week-end, samedi, le porte-avions sera en Méditerranée.

15:08
Présentateur

Il a eu raison, Emmanuel Macron, d'envoyer le porte-avions et sa frégate en Méditerranée ?

15:12
Invité

Oui. Vous savez, dans Méditerranée orientale, la base militaire du Royaume-Uni à Chypre a été touchée par l'Iran. Donc, vous voyez, on est en Méditerranée orientale dans un pays, Chypre, qui est un pays d'Union européenne, à travers lequel nous avons des accords de défense, c'est l'article 42 aligné à 7 du traité de l'Union européenne. Une base militaire britannique, qui, elle, est un pays de l'OTAN, donc l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord. Donc, oui, c'est notre place.

15:44
Présentateur

Et six jours de conflit, on rentre ce matin dans le septième jour. Est-ce que vous voyez une issue à ce conflit ? Hier, l'Iran a dit ne demander ni cessation de feu, ni négociation avec les États-Unis.

15:55
Invité

– Écoutez, il y a, je pense, quatre scénarii. L'un qui consiste à dire que le régime des MOLA tombe rapidement, il me semble hautement improbable. L'un autre, un deuxième scénario qui consiste à dire que les États-Unis se retirent rapidement, là encore, je considère que c'est improbable. Troisième scénario, une réouverture des négociations, où on parle à la fois du régime des sanctions, des missiles balistiques, de l'enrichissement d'uranium afin de créer une bombe atomique, là encore, ça me semble improbable. Le scénario, le quatrième scénario qui me semble le plus probable, malheureusement, c'est le scénario de l'enlisement du conflit.

16:33
Présentateur

– Qui peut durer, au-delà des deux à cinq semaines initialement annoncées par Donald Trump. Pour vous, on est sur un conflit qui va durer ?

16:40
Invité

– Malheureusement, je le pense. Je pense que parmi les quatre scénarios que je viens de décrire…

16:43
Présentateur

– Ça veut dire que l'Iran, vous considérez que l'Iran a les moyens de riposter encore longtemps aux attaques israélo-américaines ?

16:48
Invité

– En tout cas, l'Iran prouve ce que nous savions, c'est un régime polycentré. C'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'on coupe la tête que le régime tombe. Le régime des Mullahs est toujours là. Il y a des capacités de frappe qui sont ce qu'elles sont. Ils conservent d'ailleurs sans doute un certain nombre de matériels militaires, missiles, drones chahed en réserve. Je considère donc que malheureusement, nous sommes sur un scénario d'enlisement du conflit.

17:16
Présentateur

– Qui, après Ramenei, hier, Donald Trump a exigé d'être impliqué dans le choix du successeur de Ramenei ? Qu'en dites-vous ? Il faut qu'il soit impliqué ?

17:25
Invité

– Dans tous les cas, il faut l'objectif de changement de régime. Il y a l'objectif d'affaiblissement du régime et l'objectif de changement de régime. Évidemment, souhaiter le changement de régime, c'est juste. Rappelons quand même que ce régime est d'une monstruosité et d'une barbarie effrayante. Au mois de janvier, ils ont massacré leur propre peuple qui était en train de protester pacifiquement dans les différentes villes d'Iran. C'est en dizaines de milliers d'Iraniens qui ont été assassinés par le régime. Je veux dire, il faut bien avoir conscience de la monstruosité de ce régime.

18:08
Présentateur

– Depuis le début de la guerre en Iran, on observe une forme d'alignement entre la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne qui ont réagi ensemble dès dimanche. C'est votre éclairage Stéphane ? – Oui, ils ont réagi à travers une déclaration conjointe. Les dirigeants des trois pays, Emmanuel Macron, le président français, Friedrich Merz, le chancelier allemand et Kerst Armin, le Premier ministre britannique. Dans ce communiqué, les trois États assurent qu'ils sont prêts à des actions défensives pour détruire la capacité de l'Iran à tirer des missiles et des drones.

Un discours qui est musclé de la part de ces dirigeants qui sont réunis en ce qu'on appelle le format E3, un mode de réunion diplomatique où ne figurent que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni qui a été créé en 2003, début des années 2000, déjà à l'époque, pour négocier avec l'Iran sur le programme nucléaire iranien. – Et quel est l'intérêt de cette coordination ? Alors que les ministres de l'Union européenne se réunissent aussi et font des déclarations communes. – Pour en juger, Aurélien, il faut regarder le contenu du premier communiqué du Conseil de l'Union européenne sur la guerre en Iran et le comparer à celui du format E3.

Des mots beaucoup plus prudents de la part des ministres des 27 puisqu'ils sont loin d'être d'accord entre eux, donc il faut éviter de froisser les uns et les autres. Au sein de l'Union européenne, il y a deux lignes, ceux qui sont totalement opposés aux frappes menées par les États-Unis et Israël en Iran, par exemple l'Espagne, on va en reparler tout à l'heure, mais il y a aussi ceux qui estiment que ces frappes sont justifiées. Avec le format E3, c'est donc une manière de faire passer des messages plus clairs et plus rapidement, voilà ce qu'on m'a dit dans l'entourage d'Emmanuel Macron.

– Et un format dans lequel l'Italie qui s'est rapprochée de l'Allemagne ces derniers mois n'est pas représentée. – Oui, quand j'ai fait cette remarque à ce proche du président de la République, il m'a répondu que le format E3 ne réunissait que les deux puissances nucléaires européennes, la France et le Royaume-Uni, et la plus grande puissance économique, l'Allemagne. Manière donc de laisser à l'Italie de Giorgia Meloni sur la touche. La présidente du Conseil italien a tout de même réagi dimanche soir sur la guerre en Iran à la suite de la déclaration du groupe E3, en se contentant de suivre la même ligne édictée par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.

Ce qui m'inspire cette question, Ronan Legleu, vous qui êtes sénateur des Français d'étrangers, d'une circonscription qui compte l'Allemagne. On a vu Emmanuel Macron et Friedrich Merz s'afficher des désaccords ces derniers mois, par exemple sur le Mercosur, on peut parler aussi de l'avion de combat européen, le SCAF, mais aussi l'emprunt européen pour une défense européenne, l'emprunt commun européen. Est-ce que cette guerre en Iran, elle peut rapprocher Friedrich Merz et Emmanuel Macron ?

20:24
Invité

Écoutez, de toute façon, France et Allemagne sont condamnés à s'entendre. Donc, quels que soient les soubresauts passagers qui peuvent advenir, in fine, France et Allemagne travaillent main dans la main, parce que c'est l'intérêt à la fois de l'Europe et des deux pays en question. Bon. Le format E3 que vous évoquez, c'est le format pilier européen de l'OTAN. En réalité, cette expression, nous l'avons eue avec le président de la Commission des affaires européennes, Jean-François Rappin, nous sommes rendus à Westminster, et c'est vraiment nos interlocuteurs de la Commission des affaires européennes du Parlement britannique qui nous ont dit que l'E3, c'est le pilier européen de l'OTAN.

Je reprends à mon compte cette expression. Je considère que nous avons ici, effectivement, l'idée, vous avez évoqué notamment l'Union européenne, l'idée que sur les enjeux de sécurité et de défense, rien ne peut se faire en Europe sans le Royaume-Uni. Ça, il faut vraiment en avoir conscience. La relation bilatérale franco-britannique est extrêmement forte depuis les accords de Lancaster House. Il n'y a pratiquement aucun autre pays au monde avec lequel nous avons pris de tels engagements de protection mutuelle. et c'est un pays doté, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et rien ne peut se faire sans le Royaume-Uni.

Avec l'Allemagne, qui aujourd'hui, évidemment, est la grande puissance économique de l'Union européenne, mais aussi par son budget militaire, aujourd'hui, un budget militaire qui est extrêmement important, même si les règles d'engagement de l'armée ne sont pas les mêmes, et donc ce format est un format adéquat, il est juste. Et surtout, il tient compte du fait que le Royaume-Uni est essentiel à la protection quand il s'agit des questions de sécurité et de défense en Europe.

22:08
Présentateur

– C'est un format où il n'y a pas l'Italie, on le disait. Friedrich Merz et Diorgia Meloni ont amorcé une forme de rapprochement avec une visite de Friedrich Merz à Rome en janvier. Est-ce que vous croyez à un rapprochement durable entre l'Allemagne et l'Italie ?

22:21
Invité

– Que l'Allemagne et l'Italie, ponctuellement, puissent évidemment se rapprocher, il n'y a aucun sujet, mais vous savez, à la fin, le couple franco-allemand revient toujours. Je me souviens par exemple de Nicolas Sarkozy, au début de son mandat de président de la République, il a essayé justement de passer outre le couple franco-allemand en se rapprochant surtout des États-Unis et du Royaume-Uni, et puis finalement, la force des choses, la réelle politique, c'est-à-dire véritablement, en fait, la concrétisation des mesures fait qu'il y a eu un rapprochement naturel qui s'est fait avec l'Allemagne, c'est ensuite ce qu'on a appelé le Mercosy entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

Donc je pense, pour être un observateur de la relation franco-allemande depuis de nombreuses années, que vous verrez que Friedrich Merz arrivera rapidement à la conclusion que rien ne peut se faire en européen sans le couple franco-allemand.

23:15
Présentateur

Alors, Friedrich Merz, cette semaine, il est allé rendre visite à Donald Trump, c'était prévu de longue date, mais lors de la conférence de presse à l'issue de cette rencontre, le président américain a vertement critiqué l'Espagne, membre aussi de l'Union européenne, notamment sur ses dépenses militaires et sur le fait que l'Espagne a refusé de prêter ses bases militaires à l'armée américaine. Le chancelier allemand n'a rien dit quand Donald Trump a critiqué les Espagnols. Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol, a réagi en disant non à la guerre, ce qu'il a dit pour résumer son propos. D'abord, première question, qu'est-ce que vous pensez de cette position de l'Espagne ?

Vous le disiez tout à l'heure, pour vous, un monde dans lequel le régime des Molas à la bombe nucléaire n'est pas un monde de paix. Est-ce que vous pensez que la position de l'Espagne est quand même entendable

23:54
Invité

aujourd'hui avec ce qui se passe ? Écoutez, l'Espagne est un pays souverain, évidemment je respecte sa position de son gouvernement de gauche, néanmoins ce n'est pas la mienne. Je considère que nous ne pouvons pas assurer la sécurité avec un régime des Molas doté de l'arme nucléaire. Ce point est fondamentalement inacceptable pour la sécurité et notamment pour nos alliés dans la région. Par conséquent, il était indispensable d'agir, et c'est vrai que ça nécessite la force, mais pour empêcher ce régime de se doter de l'arme nucléaire. Je ne suis donc pas, vous l'aurez compris, sur la position de gauche de l'Espagne. Sur les critiques formulées par Donald Trump,

24:39
Présentateur

la France a ensuite apporté son soutien à l'Espagne pour répondre à ces critiques-là. Est-ce que vous pensez que quand l'Espagne est attaquée par Donald Trump, les pays membres de l'Union Européenne doivent réagir ? Est-ce que Friedrich Merz aurait dû réagir ?

24:50
Invité

Il a réagi lors d'une conférence de presse juste après. Donc, si vous voulez, il ne faut peut-être pas non plus être trop dur, je pense, sur cette séquence. C'est une séquence en deux temps. Et lors de la conférence de presse, il a rappelé son soutien à l'Espagne.

25:05
Présentateur

Et ce conflit au Moyen-Orient se déroule alors que la France est en pleine campagne des municipales. Est-ce que vous pensez que le conflit aura un impact sur le scrutin ? Est-ce que ça peut changer le vote des Français, leur participation ?

25:15
Invité

Écoutez, je pense qu'aujourd'hui, on a un parti d'extrême-gauche qui s'appelle la France insoumise, qui, dernièrement, par son leader, Jean-Luc Mélenchon, a tenu des propos que certains ont qualifiés, même à gauche, d'antisémites. Pourquoi vous les qualifiez de cette manière ? Écoutez, pourquoi jouer sur la prononciation du nom de Raphaël Glucksmann ? Quel intérêt, si ce n'est pour évoquer… Non, écoutez, moi je trouve que tout ça est lamentable, lamentable, que la France insoumise est devenue très clairement un parti extrémiste, parti d'extrême-gauche, et que par conséquent, la social-démocratie française s'honorerait de ne pas passer d'accord avec ces extrémistes.

25:59
Présentateur

Et les Républicains qui jouent gros dans cette élection municipale. On va aller dans l'une des villes détenues par votre parti avec nos partenaires de la presse régionale. On va à Rohan dans la Loire. Bonjour Frédéric Thomasson. Merci beaucoup d'être avec nous, directeur éditorial du pays. Rohan et Frédéric, quels sont les enjeux de l'élection dans votre ville ? Eh bien à Rohan, ce scrutin municipal est effectivement un peu, comme dans toutes les villes de France, très attendu. On aura le droit à une quadrangulaire à Rohan. C'est la seule dans le nord du département de la Loire.

Ici, ce sera un peu le combat des meilleurs ennemis qui se connaissent par cœur, puisqu'ils ont siégé tous les quatre dans le même conseil municipal de Rohan pendant ces six dernières années. Donc ce combat va mettre aux prises Yves-Nicolas, qui est le maire sortant, qui a obtenu une investiture des Républicains, même s'il se revendique à la tête d'une liste d'hiver droite, à une de ses anciennes adjointes, Fanny Fénoux, à un autre ancien membre de son équipe municipale, Madi Nouiba, et à Franck Besson, qui conduira une liste de rassemblements de la gauche, à l'exception notable, on en parlait à l'instant, de LFI. On suivra également avec intérêt, dans notre région,

27:14
Invité

le scrutin des communes voisines, que sont Riorge, Le Coteau, Villeray, ou encore Madly, et puis les communes de la première couronne de Rohan,

27:23
Présentateur

car on sait qu'au soir du 15 mars, chacun compte à ses soutiens, non pas en vue du deuxième tour, il y aura très peu de deuxième tour dans notre région, comme un peu partout, je pense, mais bien en vue du troisième tour de ces municipales, qui sera celui de l'élection du président de l'intercommunalité, Rouanais Agglomération. Donc voilà pour la situation locale, mais j'aimerais savoir, monsieur le sénateur, plus généralement, comment les Républicains abordent ce scrutin, après plusieurs échecs nationaux ? Est-ce que ce scrutin représente une chance de rebond ?

Ou au contraire, un vrai risque de perte des villes qui vous sont aujourd'hui acquises, et qui vous affaibliraient encore un peu en vue de la présidentielle de 2027 ?

28:12
Invité

– Écoutez, je pense que, effectivement, vous l'avez dit, les Républicains, nous sommes très puissants dans la présence, notamment, de très nombreuses communes. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Sénat est présidé par le président Gérard Larcher, qui est issu des Républicains, puisque le Sénat, évidemment, est l'émanation du vote des communes de France, et par conséquent, c'est un très bon indicateur des rapports de force. Je pense que, pour ce qui est des Républicains, nos maires sortants, globalement, ont d'excellents bilans et seront réélus.

Mais nous allons aussi avoir un certain nombre de villes où nous sommes en conquête, et vous le voyez notamment derrière les maires écologistes qui sont en chute libre dans un très grand nombre de communes. Aujourd'hui, plusieurs enquêtes le montrent. Je crois que nous allons avoir de bonnes surprises pour les Républicains, et c'est de bon augure pour l'avenir et la suite.

29:07
Présentateur

– Est-ce que vous êtes quand même inquiet de l'impact de ce scrutin sur les sénatoriales ? Notamment, hypothèse, si Éric Ciotti remporte la ville de Nice, est-ce que ça va valider la stratégie d'union des droites ? Est-ce que ça peut avoir des déflagrations ici sur le groupe LR ?

29:22
Invité

– Alors, évidemment, les élections municipales ont un impact direct sur les élections sénatoriales. Ça, de toute façon, c'est constitutionnel. Vous savez, à Nice, la messe n'est pas dite. Et donc, je me garderai bien de tout commentaire avant d'avoir eu les résultats.

29:37
Présentateur

– Mais vous craignez quand même un impact sur le groupe LR ici au Sénat, sur l'unité du groupe, selon le résultat de ces municipales ?

29:45
Invité

– Non, parce que je pense que nous allons avoir de bonnes surprises, vous allez voir.

29:49
Présentateur

– Merci, Renan Le Gleu, on regarde la une du Pays Rouenais. Frédéric, c'est du basket à la une du Pays Rouenais. Rouen-Orléans, duel pour l'élite, c'est à la une de votre journal. Et on précise que le Pays Rouenais, ça devient un bi-hebdomadaire. Désormais, parution, tous les mardis, tous les vendredis. Merci beaucoup, Frédéric. – Merci à vous d'avoir été avec nous et merci à vous également, Renan Le Gleu. Stéphane, on se retrouve dans 20 minutes ? – Oui, avec une revue de presse où on parlera énormément des municipales et notamment du RN contraint de faire le ménage après qu'une candidate colistière pétainiste s'est glissée sur la liste du candidat à Amiens.

– Oui, on parle évidemment de nous aussi de ces municipales. Alors, on reçoit tout de suite le candidat de la gauche à Paris, Emmanuel Grégoire. – Emmanuel Grégoire. – Bonjour. – Le candidat du rassemblement de la gauche à la mairie de Paris, merci beaucoup d'être notre invité. On va évidemment revenir sur votre campagne, sur votre programme, mais on ne peut pas ne pas évoquer ce qui se passe au Liban. On entre ce matin dans le septième jour de conflit au Moyen-Orient et le Liban, justement, qui en appelle à Emmanuel Macron pour empêcher des bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth. Est-ce qu'Emmanuel Macron, il peut empêcher que le conflit se durcisse encore plus au Liban ?

Est-ce qu'il a une voix qui porte encore ? – Ça, je l'ignore, mais en tout cas, une action diplomatique de la France serait évidemment bienvenue, parce que la situation au Liban est préoccupante, qu'Israël se préoccupe de neutraliser le Hezbollah, on peut le comprendre, mais une intervention terrestre et les bombardements, évidemment, entraîneraient des victimes civiles, pourraient toucher gravement Beyrouth quand on voit les déclarations totalement irresponsables de certains ministres israéliens. et donc, oui, je pense qu'une action internationale de médiation pour éviter que le Liban soit la victime collatérale de ce conflit serait opportune.

– Donc vous en appelez une action internationale. Au-delà de l'aide humanitaire qu'on va envoyer la France, – Oui, au-delà de l'aide humanitaire, le sujet, c'est comment on se met d'accord pour neutraliser et démilitariser le Hezbollah et en même temps protéger les populations civiles. On ne peut pas accepter que les populations civiles servent systématiquement de victimes collatérales dans ces situations de conflit. Et je pense à un pays, le Liban, qui a été éprouvé depuis maintenant très très longtemps. – La campagne des municipales se déroule en ce moment. Est-ce qu'elle est percutée de plein fouet par ce conflit au Moyen-Orient ?

Est-ce que vous, quand vous êtes sur le terrain, les gens vous en parlent et qu'est-ce qu'ils vous disent ? – Oui et non, oui, parce que ça occupe beaucoup de temps médiatique et c'est bien normal vu la gravité de la situation. C'est donc du temps en moins pour évoquer la campagne. Donnez un exemple, beaucoup de débats des municipales ont été annulés. Alors nous, Rachida Dati refuse de participer au débat, donc la question se pose différemment. Mais oui, c'est du temps en moins consacré au débat démocratique légitime pour les municipales. – Mais sur le terrain, les parisiens vous en parlent ? – Non, on en parle, mais c'est très déconnecté des enjeux municipaux, évidemment.

– Justement, les débats, puisqu'on va parler de cette campagne des municipales, est-ce qu'il y aura des débats dans les prochains jours, des débats télévisés entre les candidats à l'Amérique de Paris ? – Je l'espère, il semblerait que Rachida Dati ait accepté de participer à un format, mais qu'elle refuse que ce soit un débat. Et vraiment, c'est absurde, ce serait une succession d'interventions. Et donc j'ai bien l'intention de peser, j'espère que les autres candidats le feront aussi, pour faire en sorte qu'elle accepte le débat. Elle ne peut pas se défausser, se cacher systématiquement. Elle a à l'évidence peur du débat, et je crois que c'est irresponsable.

Et je le dis, qui peut prétendre être maire de Paris qui n'est même pas capable d'accepter un débat avec ses principaux adversaires ? C'est incompréhensible et on va continuer à mettre la pression. – Mettre la pression de quelle manière ? – L'interpeller publiquement et puis aider nous à le faire. – Juste, si Rachida Dati participe au débat, vous y participez ? Là, pour le moment, vous refusez parce que Rachida Dati n'est pas. – Oui, parce qu'en fait, elle veut un régime de faveur. C'est-à-dire que tous les autres débattent entre eux, et elle demande des formats spécifiques d'expression.

Et les chaînes sont un peu coincées, parce que les règles de l'ARCOM, c'est respect du temps de parole, etc. Mais il n'y a pas la démocratie pour les uns, et Rachida Dati qui fait ce qu'il veut de l'autre. Donc elle doit accepter le débat. Et je pense que si elle ne le faisait pas, c'est un signe de faiblesse qui la disqualifie pour être maire de Paris. Enfin, que se soustraire aux règles de base d'un débat démocratique n'est, à mon avis, pas acceptable et pas responsable. – Hier soir, Rachida Dati a fait une interview, c'était sur CNews, elle a déclaré « je ne peux pas faire une alliance avec Mme Knafot, avec Reconquête, ça n'est pas possible ».

Vous qui lui demandez de clarifier, elle a fait là. – C'est parfait, enfin. – Enfin, c'est bon, dont acte ? La clarification est là ? – Dont acte. – Dernier sondage Ipsos qui vous décrédite de 35% d'intention de vote au premier tour, 27% pour Rachida Dati, et après ? Quelles sont vos réserves de voix pour le second tour ? – On voit que la vie politique, elle est fragmentée, c'est le cas nationalement, c'est le cas à Paris, donc on va voir les dynamiques que nous donnent les électeurs. Ce n'est pas les sondages qui fixent ça, c'est les scores de premier tour et les dynamiques de second tour.

Nous, on a construit une alliance qui nous donne de la force dès le premier tour pour pouvoir aborder dans les mêmes conditions le second tour. Et au premier tour, on va éliminer, et au deuxième tour, les électeurs choisiront le maire de Paris et son équipe. – Mais pour le dire plus clairement, Emmanuel Grégoire, comment vous remportez la mairie de Paris sans LFI ? – Grâce à la conviction et au vote des électeurs, et ça me suffit comme raisonnement. – Ça vous suffit, mais il faut quand même passer de 35% à 60% ? – Oui, mais je suis quand même de très loin en tête, donc je suis le candidat qui a à cet égard le moins de problèmes.

Et donc voilà, laissons la démocratie s'exprimer, sur la stratégie d'alliance, il n'y a aucune ambiguïté, ma liste de premier tour sera ma liste de deuxième tour. – Aucune alliance, c'est sûr et certain ? – Je ne sais pas… – Quels que soient les scores du premier tour ? – Je ne sais pas pourquoi vous passez votre temps à répéter cette question dans laquelle j'ai répondu des milliers de fois. Pardon, mais c'est plus intéressant de parler de logement, de parler de transition écologique… – On va en parler, vous inquiétez pas, au-delà, puisque vous êtes également un membre du Parti Socialiste, au-delà du cas de Paris, la réponse est peut-être moins claire.

Dans d'autres villes, est-ce que vous dites, vous, le Parti Socialiste doit renoncer, quoi qu'il arrive, à des accords avec LFI, quitte à perdre des villes, quitte à ne pas en gagner ? – Oui, enfin, quitte à assumer sa position, donc il y a les conséquences qui vont avec, donc oui, c'est ma position personnelle, absolument. – C'est-à-dire ? – Et honnêtement, ma position personnelle est plutôt celle qui a été exprimée par le bureau national du Parti Socialiste, oui. – Qui ne dit pas forcément non à des accords locaux d'entre-deux-tours dans certaines villes ?

Par exemple, si à Toulouse, si à Limoges, dans l'entre-deux-tours, il y a des accords avec LFI, – Moi, je ne juge pas, je ne dirai rien, ça ne me regarde pas. Moi, je suis candidat pour être maire de Paris, pas pour être maire de Limoges ou maire de Toulouse, et donc je m'occupe de Paris. – Mais c'est ma partie, c'est pas mon parti, c'est pas mon parti, c'est les équipes locales qui feront ce qu'elles pensent devoir faire. Je pense qu'elles ont tort, parce que gouverner avec la France Insoumise, ce n'est pas pareil que gouverner en ayant des majorités de cohérence, de valeur et de projet. Mais moi, je m'occupe de Paris, et c'est déjà beaucoup.

– Justement sur Paris, est-ce que le bilan d'Anne Hidalgo, c'est un atout ou c'est un boulet pour vous ? – Le bilan, d'abord, il y a des jugements nuancés, il y a des choses sur lesquelles on a très bien réussi, il y en a d'autres sur lesquelles je sais que les attentes sont immenses, et donc moi, j'écoute surtout les endroits sur lesquels nos concitoyens attendent plus d'efficacité, plus de résultats et donc des inflexions.

Moi, j'ai évidemment des cohérences avec Bertrand Delannoy, avec Anne Hidalgo, mais nous avons notre singularité, c'est une nouvelle équipe pour une nouvelle page de l'histoire de Paris, beaucoup de renouvellement, on a plus de 50% de renouvellement sur nos listes, on a beaucoup de jeunes, nous avons une liste qui est à l'image de la société parisienne, et puis surtout, il y a de nouveaux défis, et donc notre projet, il a été construit pour répondre à ces nouveaux défis, c'est la priorité pour le logement, la question de la santé, la question aussi de l'entretien de l'espace public en matière de propreté et de sécurité, et puis c'est à la fois la préparation de l'avenir, mais aussi l'hyper-proximité.

Je sais qu'il y a des attentes des Parisiennes et des Parisiens sur le quotidien, entretenir le quotidien, améliorer la qualité de vie de tous les jours, c'est peut-être ça qui fait ma différence de méthode par rapport aux périodes précédentes, et le sujet, c'est d'avoir un travail de conviction auprès des Parisiennes et des Parisiens que ce que nous avons fait bien, nous allons le continuer, ou nous pouvons faire mieux, nous allons faire mieux. Mais vous en parlez les Parisiens d'Aindalgo sur le terrain ? Oui, certains sont très contents, certains sont plus nuancés. Et alors c'est plutôt un atout, c'est plutôt un repoussant ?

C'est les deux, comme dans toute chose dans la vie, c'est les deux à la fois. Votre priorité absolue, c'est le logement. Le principal problème, c'est que le logement, il est quand même devenu hors de prix quand on habite à Paris. Comment vous allez lutter contre ça ? Alors on a plusieurs propositions. Notre programme sur le logement, il est très original, parce qu'on va continuer à faire du logement social, mais nous avons un pan totalement nouveau en matière d'action pour le logement. C'est la création de logements abordables, c'est-à-dire on va créer des logements pour les classes moyennes, du locatif, moins cher que le marché. Et puis, on va agir contre la spéculation immobilière.

C'est le marché qui, tout seul, l'offre et la demande, fait que les prix augmentent beaucoup trop vite. C'est la question de l'encadrement des loyers. C'est la question de l'interdiction des meublés touristiques permanents. Nous avons dit Airbnb permanent, c'est fini. Ce sera exclusivement réservé aux Parisiens qui louent leurs logements de façon ponctuelle. C'est la question de la lutte contre la fraude, que ce soit en meublés touristiques. Il y a à Paris 1,4 million de logements. Un sur cinq n'est pas consacré à héberger des gens. C'est insoutenable. Et ça provoque une aggravation de la montée des prix. Et donc, on va travailler sur tout cela.

C'est vraiment des nouveaux outils sur lesquels on a beaucoup travaillé ces derniers mois et qui vont permettre de mieux réguler le marché, d'éviter la spéculation. Notre slogan, c'est Paris est à vous. C'est l'idée que toutes les personnes qui font tourner cette ville doivent pouvoir y vivre. Et puis, c'est accompagner les moments de vie importants. C'est quand on vient s'installer à Paris parce qu'on est étudiant, quand on se met en ménage, quand on a un enfant, deux enfants, quand on se sépare, accompagner ces parcours de vie. Alors qu'aujourd'hui, on ne fuit pas Paris, on en est chassé par la spéculation.

Mais concrètement, comment vous allez redonner du pouvoir d'achat à ces Parisiens qui travaillent à Paris, qui veulent peut-être y habiter, mais qui ne le peuvent pas ? Alors ça, le premier, c'est ce que je vous ai dit. D'abord, ils ne pourront pas accéder au marché libre. Donc ça, il faut créer des produits particuliers. Il y a le logement social. Mais nous créons cette nouvelle offre originale de logements abordables ou d'accession à la propriété à des prix deux fois inférieurs au prix de marché. Je ne vais pas rentrer dans le détail. Il n'y a pas que le logement social. Il y a aussi des classes moyennes qui n'ont pas accès au logement social.

Alors, elles ont accès, mais statistiquement, c'est un peu compliqué. Mais c'est exactement ce que j'ai expliqué. C'est la création de logements locatifs pour les classes moyennes. Paris qui perd des habitants, en moyenne entre 12 000 et 14 000 habitants par an depuis des années. Vous pensez qu'avec ces mesures, les choses vont s'investir ? C'est tout à fait l'objectif. C'est-à-dire que la dynamique d'une ville, elle se mesure aussi à sa démographie. Donc il y a des facteurs qu'on ne maîtrise pas. C'est la baisse du taux de natalité. C'est l'allongement de la durée de vie aussi qui a un impact sur le nombre d'habitants.

Mais le principal facteur, c'est le fait d'évincer les Parisiens du cœur de ville avec... Ce n'est pas qu'à Paris, c'est dans toutes les grandes villes du monde et en l'occurrence les grandes villes françaises. Le marché fait fuir les personnes qui ne gagnent pas assez d'argent pour s'y loger. Et donc on a besoin de créer des régulations et des contournements des règles de marché. C'est vraiment la priorité absolue sur laquelle honnêtement je jugerais l'efficacité de mon action à la fin du mandat. C'est protéger la mixité sociale de Paris. C'est protéger sa diversité.

C'est faire en sorte de garder une ville attractive sur le plan économique parce qu'elle est capable d'attirer des salariés, y compris en les hébergeant. Et donc on va y mettre le paquet. Mais quand vous dites juger l'efficacité de mon action, ça veut dire que si vous êtes élu maire de Paris le 22 mars, dans 6 ans, ça sera si Paris perd plus d'habitants, j'aurais réussi ? Oui, c'est ça. C'est de stabiliser la démographie. Ce n'est pas seulement. C'est stabiliser la démographie et vérifier la structure des foyers qui habitent Paris. C'est pour ça que j'ai bien insisté sur la mixité sociale.

Oui, c'est un guide d'action parce qu'une ville qui se vide trop, c'est un signe qu'on a observé dans des grandes villes dans le monde, à Londres, à Manhattan, à New York, qui sont des villes qui se sont laissées complètement bouffées par le marché et dont les gens ont été évincés en termes d'habitat. Mais donc il y a une responsabilité de l'équipe en place ? Non, puisque l'équipe en place, elle a précisément énormément fait pour protéger. Depuis 2001, nous avons fait 130 000 logements sociaux. Aujourd'hui, il y a 700 000 Parisiens qui habitent grâce à la gauche à Paris et qui, pour l'immense majorité d'entre eux, ne pourraient pas continuer à habiter à Paris.

Mais ça ne suffit pas pour enrayer la spéculation immobilière. C'est pour ça qu'on va compléter l'action sur le logement social par une action sur la lutte contre la spéculation. Et vous pensez que ce serait plus efficace que ce que vient de faire Anne Hidalgo pendant deux mandats ? Anne Hidalgo utilisait le levier du logement social, pas les autres. Et par ailleurs, nous disposons de nouveaux outils qui sont liés à des évolutions juridiques et qui n'étaient pas à la main des maires avant. C'est d'abord sur la régulation des meubles touristiques. C'est ensuite sur la question de l'encadrement des loyers, par exemple.

Et c'est enfin sur le sujet de la lutte contre la fraude sur laquelle nous avons des outils bien plus efficaces. Régulation des meubles touristiques, qu'est-ce que vous dites aux Parisiens qui mettent leur logement en Airbnb ? Qui pourront continuer. S'ils le font à titre occasionnel en habitant dedans et en louant leur appartement, que c'est parfait, que ça me va très bien. La ville a plafonné à 90 jours, ça me semble très bien. C'est trois mois par an, c'est très bien. Par contre, je dis aux Parisiens qui louent à titre permanent leur logement, d'abord que s'ils sont parisiens, c'est qu'ils ont plusieurs biens. Il n'y en a pas tant que ça.

Mais c'est en réalité plutôt des investisseurs internationaux qui viennent de partout, qui louent en meublé touristique. Je veux qu'ils les louent à des vrais gens. La préoccupation numéro un des Français dans cette élection, c'est la sécurité. Alors, elle arrive assez loin dans votre programme. Ce n'est pas une priorité pour vous ? Alors, ça n'arrive pas du tout assez loin dans mon programme. Non, parce que ce n'est pas du tout. C'est l'un des sujets les plus importants que j'ai évoqués, en rappelant deux choses. La première, c'est que la sécurité, c'est la compétence à Paris de la police nationale de l'État.

Et pour une raison simple, c'est que nous sommes certes un gros village, mais nous sommes d'abord la capitale de la France. Mais je vois bien qu'il y a une demande de sécurité, beaucoup dans les quartiers sensibles et beaucoup dans les lieux où il y a beaucoup de touristes. Et donc là-dessus, nous avons fait des annonces extrêmement fortes avec la création de 1 000 policiers supplémentaires et tendent vers une police municipale de 5 000. Je rappelle que notre police municipale, elle n'a que 3 ans et en 3 ans, elle est devenue de très loin la plus importante police municipale de France.

Mais je dis attention, il ne faut pas que quand les villes mettent des moyens supplémentaires, l'État en profite pour lui se désengager. Or, le problème que nous avons en matière de sécurité, c'est que les effectifs de police qui ne sont absolument pas transparents, je ne sais pas, nous ne savons pas, la maire de Paris, les maires d'arrondissement ne savent pas combien il y a de policiers nationaux en poste à Paris. C'est quand même incongru. Je ne veux pas que ça se traduise par un désengagement. Comment ça c'est ? Le ministère de l'Intérieur, il ne vous fournit pas de chiffres ? Non, ils ne fournissent pas les chiffres. Il y a un manque de transparence. Et pourquoi ? Je le sais très bien.

Pourquoi ? Parce que ça a beaucoup baissé. Les effectifs de police nationale en commissariat ont énormément baissé. C'est simple, quand vous retirez des policiers, vous avez les problèmes qui vont avec. Il ne faut pas l'armer, la police municipale, avec des armes létales ? Elle est déjà armée, mais pas d'armes létales. Non, j'y suis défavorable. J'y suis défavorable pour deux raisons. La première, c'est que les polices municipales, elles ont des... À Paris, en plus, ce n'est pas la même que partout. C'est une police municipale un peu particulière, parce que c'est le choix de l'État et du législateur d'avoir fait ainsi. Elle a des missions particulières.

C'est lutter contre les incivilités de propreté. Faire de la police de circulation et mettre des amendes au vélo qui ne respectent pas les feux rouges. J'en profite pour passer le message. C'est la tranquillité publique, la lutte contre le bruit. Aucune de ces missions ne justifie une arme létale. Et c'est la deuxième raison. Quand vous donnez des armes létales aux policiers municipaux, ça coûte très cher à mettre en place. Vous perdez quasiment un tiers de votre force de travail parce qu'il faut les former à cela. Il y a toute une logistique à organiser. Bref, c'est très, très cher pour un avantage qui me paraît douteux.

Est-ce que dans le contexte sécuritaire et terroriste actuel, ce n'est pas aussi protégé et les policiers et les parisiens ? Non, je ne crois pas. Pourquoi ? Parce que nous sommes la capitale et que nous avons à cet égard un statut particulier. Nous avons par exemple l'opération Sentinelle coordonnée par le gouverneur militaire de Paris qui fait qu'on a des maraudes militaires qui ont une capacité d'intervention et de projection bien plus efficace que n'importe quelle police municipale. Et moi, je pense qu'avant de raisonner sur l'arme létale, il faut dire c'est quoi les missions ?

C'est quoi le partage des tâches entre l'opération Sentinelle, entre la police nationale et entre les polices municipales ? Moi, je ne suis pas quelqu'un de sectaire. Si un jour, le législateur décidait de confier des missions plus importantes et plus risquées à nos policiers municipaux, à ce moment-là, on y réfléchira. Et moi, j'ai pris un engagement démocratique devant les Parisiens. C'est que si un jour, on doit se poser la question parce que le législateur nous confie des missions, pour le coup, sentives... Mais là, il y a une loi qui est en cours pour revoir les pouvoirs des polices municipales.

Je la suis très bien puisqu'elle a commencé à être examinée, enfin, elle a été examinée au Sénat. Et vous allez la voter puisque vous êtes aussi député ? Vous le serez si vous ne serez pas élu maire ? Voilà. Donc, je me place dans la perspective heureuse de ne plus la voter. Mais j'ai suivi... D'abord, je suis vraiment ce texte... Mais vous faites que les socialistes la votent ? Je pense qu'ils vont la voter, absolument. C'est une loi que nous avons beaucoup suivie qui, en gros, réfléchit justement aux missions des polices municipales. Et on va regarder comment ça évolue.

Mais je le dis notamment parce qu'on me dit oui, mais il y a des villes de gauche où il y a des policiers municipaux avec des armes létales. Oui, je le sais. Mais ce n'est pas la capitale et ce n'est pas les mêmes compétences de police municipale. Et donc, dans le texte sur les polices municipales, nous demandons, nous, à la ville de Paris à disposer de plus de compétences pour nos policiers municipaux qui, je le rappelle, n'ont pas le droit de faire de contrôle d'identité. n'ont pas le droit de faire de saisie de vente à la sauvette. Des missions de base des polices municipales à Paris, nos agents en sont dépourvus. Et donc, on va réfléchir à tout ça.

Mais aujourd'hui, rien dans les missions que nous confie la loi sur la police municipale à Paris ne justifie d'avoir une arme létale. Mais y compris la loi que je comprenne bien. C'est-à-dire, y compris si la loi en cours est adoptée au Parlement, pour vous, ça ne justifie pas l'armement létal. Ou si cette loi est votée, là, ça justifiera l'armement létal. Non, rien dans le texte. Le sujet, par exemple, c'est est-ce que la police municipale sont associée à la lutte contre le narcotrafic ? Si c'est le cas, à l'évident, je devrais me poser des questions. L'arme létale, elle correspond à une typologie de mission, notamment d'intervention de protection.

Soit des populations, mais surtout des agents eux-mêmes. C'est ça la clé. Puis moi, j'en discuterai aussi avec les organisations syndicales de la police municipale. Bref, il y a un débat, on le sait, on le sent. Mais aujourd'hui, rien ne justifie de dépenser des dizaines de millions d'euros dans un armement létal au regard des missions qui sont confiées à notre police municipale. L'une des critiques des Parisiens concernant leur ville, c'est la question de la propreté. Est-ce que c'est un échec des mandats d'Anne Hidalgo ? Tous les maires de Paris ont été soumis à une grosse tension sur le sujet de la propreté. Et la propreté, c'est un sujet complexe.

C'est une affaire de civisme et de moyens. De civisme, parce qu'on voit bien qu'il y a des comportements qui sont difficiles et contre lesquels on doit lutter, y compris grâce à notre police municipale. Mais c'est une question de moyens et d'adaptation aux évolutions. Évolution de l'usage de l'espace public, évolution de la fréquentation des lieux. Et donc, j'ai l'intention d'organiser un grand big bang de réorganisation de la propreté, y compris sur l'inspiration de propositions formulées par des organisations syndicales avec lesquelles j'échange beaucoup. Il faut mettre plus de moyens là où c'est nécessaire.

Il y a aujourd'hui, je pense, une organisation qui est un peu en scène et qu'il faut revoir. Plus de moyens ? Plus de moyens, ça veut dire plus de machines et plus de personnel pour nettoyer. Est-ce qu'il faut privatiser la gestion des déchets ? Je pense que c'est absolument pas le sujet. C'est ce que demande notamment Rachida Dati. Oui, mais je vais vous montrer pourquoi ce n'est pas le sujet. Parmi les quartiers les plus difficiles de Paris en ce moment, il y a le quartier Château Rouge que Rachida Dati d'ailleurs cite explicitement. Il se trouve que ce secteur-là est déjà privatisé.

Donc, comment proposent-elles des solutions qui sont déjà mises en place et qui manifestement n'apportent pas les solutions ? Il faut un peu de sérieux et de connaissances des dossiers en l'occurrence sur ces sujets-là. L'équilibre de ramassage et le ramassage des ordures des ménagères est un sujet qui ne pose pas de problème. Ce n'est pas celui-là qui est le plus important. Le sujet, c'est plutôt la façon dont on lave les rues plusieurs fois, dont on ramasse les poubelles, dont on évite les insubilités. Donc, ce sera fait plus fréquemment. Ce sera fait plus fréquemment et organisé différemment. Autre question, la question de l'écologie, la question des transports.

Est-ce que vous dites aux Parisiens qu'il faut renoncer à votre voiture individuelle ? Non, je leur dis que tous ceux qui peuvent s'en passer doivent s'en passer et on doit tout faire pour qu'ils puissent s'en passer. De façon à ce que ceux qui ne peuvent pas s'en passer puissent le faire dans de bonnes conditions. Je pense notamment aux personnes à mobilité réduite, je pense aux activités économiques, même si on peut travailler sur l'optimisation des activités économiques, les décarboner, développer la cyclo-logistique. Mais il y a des besoins incompressibles en matière de... Et ça refait le lien avec le sujet de la crise en Iran. Nos économies ont une fragilité.

Notre économie, c'est valable à Paris, évidemment, a encore une trop grande dépendance aux énergies fossiles. Quand on voit l'état du monde, il vaut mieux se dire que plus on peut se passer du pétrole et du gaz, mieux on s'en sortira sur la capacité à long terme de nos économies à rester solides et ne pas dépendre entre guillemets des humeurs ou des conflits dans le monde. Et donc, on va continuer à poursuivre cet effort. Mais je le redis, l'idée, c'est vraiment que tout le monde puisse faire un petit effort. C'est quand on peut se passer de sa voiture, on s'en passe parce qu'on partage l'espace public, parce qu'on essaie de protéger l'environnement. Donc c'est comme sur la propreté.

Vous en appelez au civisme ou au comportement individuel ? Non, sur la propreté, je n'ai pas dit que j'en appelais au comportement individuel. Pas du tout. Je l'ai dit qu'on parlait... Un peu au civisme. Non, un peu au civisme. Mais à l'évidence. Mais vous savez pourquoi. Mais je n'ai pas dit qu'on parlait que de ça. J'ai dit qu'on parlait de moyens. Et donc, sur le sujet des mobilités, ce n'est pas un sujet de civisme, c'est un sujet d'offre d'abord. C'est pour ça que je propose le métro 24h sur 24. C'est pour ça que nous développons le réseau cyclable.

C'est pour ça que j'ai annoncé la mise en haut niveau de service de 15 lignes de bus qui sont des lignes de bus express pour restaurer la qualité de service de ces bus qui sont essentielles aux personnes à mobilité réduite et aux aînés qui soit ont un peu de difficulté soit n'aiment pas aller dans le métro pour être très clair. Et donc, c'est en faisant tout ça à la fois qu'on arrivera à convaincre ceux qui n'y croient pas encore qu'on peut laisser la voiture quand on n'a pas besoin, quand on se déplace dans l'hypercentre de Paris. Votre programme est ambitieux, Emmanuel Grégoire. Comment vous financez tout ça dans une ville endettée ?

Est-ce que ça laisse augurer des augmentations de taxes foncières ? La réponse est non. Il n'y aura pas d'augmentation de taxes foncières, je l'ai annoncé. Ça suppose des économies sur plein de plans, sur la question de la consommation d'énergie, sur les dépenses de fonctionnement, sur le train de vie de l'hôtel de ville. Qui est trop élevé ? Comme dans toute chose, on peut faire des améliorations. Et je veux dire, moi, je me suis appliqué ces principes depuis des années. Les gens ne croient pas que j'ai une voiture. J'ai utilisé dix fois une voiture en dix ans de mandat. Je n'ai jamais eu de frais de représentation. J'ai eu 400 euros de notes de frais en six ans de premier adjoint.

Que les autres s'appliquent les règles, que je m'applique à moi-même et tout ira très bien et nous dégagerons des moyens. Par contre, j'insiste sur un point. Ces débats-là relèvent de l'ordre de l'économie symbolique. Parce qu'à l'échelle du budget de la ville, ce n'est pas là qu'est l'enjeu. L'enjeu, il est sur l'amélioration de l'organisation globale. Il est sur l'informatisation, sur la numérisation et l'amélioration du service à l'usager de façon à pouvoir dégager des moyens qui seront mis au service des plus fragiles, au service des plus vulnérables. Mais vous dites que si vous êtes élu en six ans, il n'y aura pas d'augmentation de la taxe foncière décidée par le maire de Paris.

Oui, c'est ce que j'ai déjà renoncé. Merci beaucoup. Merci, Méliel Grégoire, d'avoir été notre invité. On continue, évidemment, à parler de cette campagne des municipales tout de suite. Et c'est un enjeu de votre quotidien et de la campagne des municipales. Quel enjeu pour nos services publics ? Dématérialisation, regroupement, horaires réduits. Partout en France, les services publics se transforment. L'un des plus anciens, La Poste, multiplie les fermetures de ses bureaux ces dernières années en délégant ses services à des postes communales ou à d'autres commerces. On va voir un exemple dans la ville de Gardanne. C'est à côté d'Aix-en-Provence. Le reportage est signé Flavie Vélas.

53:35
Invité

C'était un lieu de rendez-vous indispensable pour Claude. Chaque semaine, l'octogénaire utilisait les services de son bureau de poste. C'est là, je venais retirer mon argent. Maintenant, il n'y a plus rien. C'est fini. Depuis la fermeture du bureau il y a quelques mois, le biverrois doit adapter ses habitudes, mais difficile pour lui de se passer de ce service de proximité. Ils ont été obligés de descendre à Gardanne, il faut prendre la voiture. Et à 83 ans, peut-être que la voiture ne la prendrait pas longtemps. Ils étaient charmants, les gens nous aidaient bien, ils étaient très sympas. On avait un service magnifique, on nous a supprimé tout ça.

C'est vraiment une chose qui fait mal, ça, d'avoir fermé la poste à Pivert. Dans le quartier, certains commerçants regrettent aussi cette fermeture, comme le gérant du bar du centre. Et pour cause, ses clients le règlent principalement en espèces. Je vais descendre en temps de remonté, ça va fermé le bar. Je le sais ça, je le sais. Mais on est des oubliés. Et beaucoup d'entre eux retirent de l'argent grâce aux distributeurs situés à quelques mètres du commerce. Les gens qui viennent dans mon commerce qui n'ont pas d'argent liquide, qui veulent payer un liquide, ils n'ont aucun endroit pour aller retirer.

Il faut aller sur Gardanne, c'est pas très loin, c'est à 2-3 kilomètres, mais sur place, il n'y a plus rien. À Bivert, la continuité du service postal est désormais assurée par le supermarché du quartier. Quant au service bancaire, il est possible de retirer de l'argent au bureau de tabac, mais des frais s'appliquent. Un transfert des services de la poste vers d'autres commerces, déploré par cette syndicaliste du groupe.

55:08
Présentateur

En transférant l'activité, déjà un, on ne transfère pas l'activité totale, on ne transfère

55:13
Invité

que la partie courrier, mais on ne bascule pas toute l'activité bancaire. Un usager de la poste ne pourra pas faire avival ni un retrait d'argent, ni un versement. Et on se rend compte aussi que si demain, le doubal disparaît, il n'y a plus d'activité postale. L'an dernier, 5 milliards de lettres ont été envoyées par la poste, c'est trois fois moins qu'en 2018. La France a perdu, elle, un tiers de ses bureaux de poste lors de ses dix dernières années.

55:41
Présentateur

Et à une semaine de la fin de la campagne, Stéphane, les municipales font beaucoup la une de la presse régionale ce matin, notamment celle du courrier Picard. Oui, le RN contraint de faire le ménage, titre le quotidien Picard, après le passage de Jordan Bardella pour soutenir le candidat RN à Amiens, candidat qui s'appelle Damien Toumi et qui est aussi le collaborateur du député Jean-Philippe Tanguy, lui-même présent à la conférence de presse. Sur la liste de Damien Toumi, le journal Libération a trouvé une candidate, membre du Parti de la France, un mouvement raciste, antisémite et pétainiste.

Cette candidate, Florence Perdue, se trouve être aussi membre d'une association de défense du maréchal Pétain, un CV embarrassant. Si nous gagnons, elle ne siégera pas dans la majorité municipale à indiquer le candidat RN à Miennois. Le président du RN Jordan Bardella a affirmé qu'ils ignoraient tout un désengagement de la colistière qui n'a pas de réseaux sociaux. Une exclusion qui concernera aussi un candidat de la liste RN à Abbeville, épinglé par ICI Picardie pour avoir tenu des propos islamophobes sur Facebook. C'est dans les Hauts-de-France mais on quitte la Picardie, on va vers Calais où la mer sortante pourrait gagner dès le premier tour.

C'est ce que suggère un sondage IFOP publié ce matin dans les colonnes de la Voix du Nord. Natacha Bouchard qui brigue un quatrième mandat recueillerait 56% des intentions de vote dès le premier tour de quoi lui économiser un second tour. Le RN qui faisait de Calais une ville à conquérir n'obtiendrait que 22% des suffrages au premier tour avec son candidat le député Marc De Florian qui s'était déjà présenté dans la commune en 2020. Cela confirmera une campagne molle et déroutante dit la Voix du Nord. Le quotidien parle aussi de la traversée du désert de la gauche.

Une gauche divisée en deux listes celle du Parti Communiste et du Parti Socialiste crédité de 8% et celle des Insoumis et des Écologistes crédité elle de 10%. Des divisions irréversibles indiquent la Voix du Nord alors que la gauche était unie lors des deux derniers scrutins municipaux. Et on l'a vu dans notre reportage les municipales c'est aussi un enjeu très concret pour le maintien des commerces et la dynamisation du centre-ville. Tout à fait un enjeu qui est concret et que Paris-Normandie nous raconte notamment à la mairie de Roumard pour attirer des commerces dans la commune.

Abderrahman Sidali vient y vendre ses fruits et légumes depuis même avant le Covid mais il ne gagne pas d'argent dit-il au quotidien il ne l'en perd pas non plus difficile à tirer dans ce contexte d'autres commerçants.

Les centres-villes comme argument de campagne s'est aussi raconté ce matin par l'Alsace un argument utilisé autant en ruralité que dans les grandes villes dans celle dirigée par un maire de droite comme un maire de gauche au-delà de l'implantation des commerces le quotidien alsacien zoome sur l'enjeu du stationnement un facteur crucial d'accès au centre-ville et le quotidien nous plonge dans les choix de la mairie écologiste de Strasbourg pour mieux partager l'espace éviter que les rues soient occupées à 75% par des voitures réduction des places augmentation du tarif les commerçants et l'opposition sont vent debout contre cette politique du stationnement c'est-à-dire dans l'Alsace aujourd'hui.

Et on termine Stéphane avec les divisions politiques elles concernent aussi les petites communes et ça c'est raconté par le journal de l'Aveyron. Oui, personne n'aurait imaginé à Arnaque sur Dourdoux avoir le choix entre deux listes les 15 et 22 mars prochains pourquoi ? Vous demandez-vous ?

Eh bien parce que le village ne compte que 47 habitants c'est l'un des moins peuplés de l'Aveyron raconte le quotidien impossible pour les candidats des deux listes de s'entendre au sein d'une seule et même liste avec le maire sortant c'est ce qu'expliquent les challengers des visions différentes des projets à mener pour la commune mais aucune peur de diviser les habitants à la veille de l'élection ce n'est pas parce qu'on n'est pas d'accord que l'on doit se déchirer répond Samantha Pavi tête de liste qui s'est montée contre celle du maire sortant le seul point d'accord qu'ils ont tous les deux avec le maire sortant Guy Salès de liste ça garantit la démocratie et c'est important même dans les communes de 47 habitants Merci beaucoup merci Stéphane et on vous fait vivre cette campagne des municipales et on vous fait tout comprendre des enjeux ville par ville on va à Grenoble bonjour Jean-Benoît Vigny merci beaucoup d'être avec nous vous êtes journaliste au Dauphiné Jean-Benoît Vigny il y avait un débat hier entre les candidats à la mairie de Grenoble avec votre journal alors Grenoble c'est une ville qui a été conquis par les écologistes c'était en 2014 Éric Piolle le maire actuel ne se représente pas qui pour lui succéder ?

59:49
Invité

Oui alors c'est vrai que c'est une élection un peu particulière parce qu'Éric Piolle a été le premier maire écologiste d'une grande ville de France en 2014 et qu'il avait dit qu'il ne faisait que deux mandats donc de fait il ne se représente pas aujourd'hui et ils sont aujourd'hui dix en lice pour lui succéder alors évidemment pas avec les mêmes chances de réussite pour les uns et les autres mais la course à l'accession à la mairie de Grenoble est en tout cas plus indécise que prévu puisqu'au départ il semblait que l'union de la gauche de Laurence Ruffin avait toutes ses chances de succéder à Éric Piolle mais entre temps il s'est passé pas mal de choses dans cette campagne et il se peut que ça soit beaucoup plus serré que prévu on avait donc Alain Carignan qui est l'ancien maire de Grenoble et qui lui et qui lui brigue pour la quatrième fois la ville de Grenoble à 77 ans et qui a réussi à s'allier avec une partie des macronistes et du modem et qui donc une alliance qui a priori vient renforcer l'incertitude de cette élection et on pourrait avoir un deuxième tour entre Laurence Ruffin donc la candidate de l'union de la gauche et Alain Carignan mais il y a d'autres listes je vous ai dit elles sont 10 et dans ces 10 listes plusieurs peuvent franchir la barre des 10% qui les qualifieraient au second tour on pense à la France Insoumise qui n'a pas encore de position très très affirmée sur le deuxième tour mais qui pourrait franchir le 10% et il y a aussi une liste Rassemblement National une liste Place Publique qui ont toute leur chance d'accéder au second tour donc on pourrait avoir une quadrangulaire peut-être comme c'était le cas en 2020

1:01:24
Présentateur

comment il se passe la campagne Jean-Benoît

1:01:28
Invité

je regardais tout à l'heure votre sujet la sécurité le stationnement le commerce c'est des sujets qui concernent Grenoble comme d'autres villes des Hauts-de-France et d'ailleurs c'est une campagne un peu atypique à Grenoble je vous l'ai dit parce qu'Éric Piolle ne se représente pas parce qu'il y a une succession et parce que c'est une ville où l'insécurité est un thème majeur il y a eu beaucoup de faits divers beaucoup de problèmes liés au narcotrafic à Grenoble et donc c'est un des vrais enjeux de cette élection les positions des uns et des autres comme sur la police municipale sur le nombre de renforts sur l'armement de cette police municipale présentent des positions clientes parmi les candidats en tout cas tous n'ont pas les mêmes réponses mais c'est une élection on peut dire assez dynamique pour ne pas dire un peu violente parfois puisqu'il y a quand même un candidat celui de la France Insoumise dont le local a été visé par des tirs à drame à feu il y a un mois

1:02:26
Présentateur

Merci beaucoup merci Jean-Benoît Vigny d'avoir été avec nous et c'est la une du Dauphiné c'est ce débat qui avait donc lieu hier entre les candidats à la mairie de Grenoble Grenoble six candidats face à face c'est à la une de votre journal et on va en parler analyser cette campagne avec vous Bonjour Arnaud Benedetti merci d'être là directeur de la nouvelle revue politique Frédéric Dhabi merci également d'être avec nous directeur général opinion de l'IFOP et Béranger Bond journaliste politique est également avec nous Grenoble on le disait c'est la première ville qui a été prise par les écologistes c'était en 2014 c'était Éric Piolle ça fait aussi un petit peu partie de ces symboles de l'écologie municipale il y a eu une vague verte lors des dernières municipales Frédéric est-ce que cette vague verte elle va refluer en 2026 ?

1:03:10
Invité

Sans doute oui puisqu'on voit la situation compliquée des mairies sortantes à Strasbourg où la mer est donnée largement perdante à Lyon où il y a un phénomène Jean-Michel Aulas même si ça se tasse un petit peu c'est plus du tout le même contexte qu'en 2020 déjà en 2020 le terme de vague verte m'avait un petit peu gêné parce qu'excepté Tours et Poitiers les victoires avaient été faites contre des candidats contre des maires qui ne s'étaient pas représentés pas d'Alain Juppé en 2020 pas de Roland Ries à Strasbourg il y avait seulement Poitiers où il y avait eu une défaite du maire sortante là on voit très bien que c'est pas le même contexte le climat s'est effondré dans les déterminants du vote il y a un effet c'est foutu on n'y rêvera pas il y a également une moindre sensibilité il y a 6 ans à la même époque il y avait des marches pour le climat quasiment toutes les semaines des marches de la jeunesse ce n'est pas le cas et les verts sortaient d'une très bonne séquence électorale vous savez les municipales s'inscrivent dans un cycle électoral en 2009 c'était Yannick Jadot qui avait percé de manière très spectaculaire aux élections européennes là on a eu une liste Europe Écologie des verts qui a fait à peine 5% et c'est vrai que là la marque écologiste s'est quand même perdue dans des combats politiciens partisans LFI PS qui n'intéressent pas les gens on est frappé de voir dans nos enquêtes comme beaucoup d'électeurs potentiels des écologistes nous disent mais ils ne parlent plus d'écologie même si ça est là il y a des mères plutôt bien placées je pense à la mairie de Bordeaux c'est ouvert à Poitiers pour Léonore Monconduit on a des situations qui vont être très diverses mais en principe on ne va pas sans doute assister à une deuxième percée de mairies écologistes

1:04:46
Présentateur

Il y avait un contexte il y avait plusieurs éléments de contexte particulier Frédéric Dhabi c'est mieux que moi mais aux dernières municipales et notamment ce Covid qui avait fait rester chez soi un électorat un peu plus âgé et donc en proportion surreprésenté un électorat jeune qui avait probablement profité aux écologistes dans les différentes villes dont vous parlez donc ça c'est un vrai changement et après ce qui est assez frappant quand même c'est que dans toutes les régions on observe des bilans assez salués de changements visuellement sensibles mais ces changements-là de circulation notamment sont très impactants donc ça provoque aussi beaucoup de grogne et c'est peut-être ça aussi le reflux qui est attendu dans pas mal de communes

1:05:31
Invité

enfin tout a été dit parce qu'en l'occurrence je suis d'accord avec ce que vous dites c'est-à-dire que les élections municipales de 2020 sont des élections municipales très particulières avec une mobilisation qui est quand même plus faible que lors des autres élections municipales ce qui a certainement joué en faveur des Verts ensuite il y a quand même un fond d'air qui est très conservateur aujourd'hui en France et on voit bien que les problématiques et les enjeux qui sont aujourd'hui au cœur des préoccupations des électeurs sont des préoccupations qui ne sont pas forcément celles qui sont défendues dans l'agenda des Verts donc en effet Frédéric a parfaitement raison on voit bien que la question environnementale aujourd'hui et les études le montrent est aujourd'hui disons nettement bien placée par exemple que la question de la sécurité ensuite il y a un problème avec les Verts c'est-à-dire que finalement il y a eu une sorte de radicalisation parfois en tout cas ça a été perçu comme ça des Verts ces dernières années ce qui peut nuire en effet dans un contexte où finalement les enjeux qui apparaissent comme les enjeux prioritaires du point de vue de l'électeur sont des enjeux qui sont parfois très différents de ceux portés par les Verts On a pu noter quand même j'entends ce que dit Arnaud c'est vrai que c'est la première fois si je mets de côté les régionales de 2015 qui avaient lieu trois semaines après les attentats c'est la première fois depuis tenez-vous bien le 21 avril 2002 que la sécurité est le premier déterminant du vote mais il y a beaucoup de maires écologistes qui par pragmatisme ont pris ça en compte on voit la police municipale équipée d'armes létales à Bordeaux ce qu'a fait également Grégory Doucet à Lyon mais c'est vrai que c'est pas l'ADN du parti écologiste la question climatique a été reléguée la question environnementale on la trouve dans la question de la santé de l'accès au sang de la question des mobilités dans la question du logement mais elle est moins réifiée qu'elle ne l'était en 2020 où c'était un vrai levier de vote dans la foulée dans le sillage des élections européennes

1:07:17
Présentateur

Allez on poursuit notre tour de France des enjeux ville par ville de ces municipales on va voir ce qui se passe en Corse direction Bastia Bonjour Pierre Négrel merci beaucoup d'être là chef adjoint de l'agence de Bastia à Corse matin Pierre on va parler avec vous des enjeux dans les plus grandes villes de Lille Ajaccio-Bastia c'est des enjeux distincts les nationalistes on le rappelle ont une place importante dans le paysage électoral ils sont à la tête de la région et de la ville de Bastia Pierre

1:07:41
Invité

Oui c'est à Bastia indiscutablement que se situe l'enjeu majeur de cette élection municipale

1:07:48
Présentateur

pourquoi ?

parce que le président de la région le nationaliste Gilles Siméoni a fait le choix assez surprenant de vouloir se présenter à l'élection municipale de Bastia quitte à devoir je dirais abandonner son poste de chef de l'exécutif régional en cas d'élection c'est un choix qui a beaucoup surpris qui a des explications multiples qui est très certainement lié au fait que les nationalistes aujourd'hui se sentent un petit peu en perte de vitesse ils ont un bilan à la région qui est mitigé ils ont perdu un siège aux élections municipales de 2024 et ils vivent un peu dans la crainte de perdre Bastia Bastia la ville où tout a commencé la première grande conquête et l'idée s'est insinuée petit à petit que si Bastia était perdu après la deuxième circonscription de Haute-Corse et bien tout le reste pourrait être perdu à la suite alors dans cette élection Gilles Siméoni bien sûr par favori d'autant qu'il a face à lui une opposition qui est atomisée avec deux listes de gauche deux listes transpartisanes et deux candidats issus de la mouvance je dirais populiste identitaire mais le scrutin pourrait quand même réserver des surprises dans la mesure où des alliances de second tour dans l'opposition sont déjà dans les cartons et dans la mesure aussi où le score du candidat je dirais d'extrême droite identitaire populiste Nicolas Batigne est une énigme parce qu'il se présente pour la première fois sous l'étiquette Rassemblement National et on ne peut pas dire aujourd'hui quel sera son score au premier tour même si beaucoup pensent qu'il aura les moyens de se maintenir et d'amener le scrutin vers une triangulaire Pierre merci pour ces explications à Bastien un mot sur la situation politique du côté d'Ajaccio la situation est un peu différente la ville est détenue par la droite oui alors Ajaccio est un bastion solidement tenu par la droite il faut se souvenir qu'en 2020 dans le contexte très particulier du Covid Laurent Marcangeli avait été élu au premier tour avec 53% des suffrages mais depuis 6 ans pas mal de choses ont évolué d'abord Laurent Marcangeli qui est quand même une figure du parti Horizon une figure majeure ne se présente pas personnellement c'est son ancien adjoint Stéphane Sbraja qui va briguer le fauteuil de mer ensuite il y a une autre donnée c'est que les nationalistes qui à Ajaccio sont traditionnellement très divisés ont réussi à agréger l'essentiel de leur force autour de la candidature du docteur Karolaj qui pourrait réaliser un bon score et puis il y a il y a là aussi l'énigme du score de François Fillon le candidat soutenu par le RN qui aux élections municipales de 2020 sous son seul nom avait réuni 4,5% des suffrages mais qui au législatif de 2024 dans la circonscription où il s'est présenté a obtenu 35% des suffrages au premier tour quel sera son score dans cette municipale c'est probablement la clé du scrutin mais c'est surtout l'enjeu je pense essentiel de cette municipale à Ajaccio l'enjeu politique essentiel Merci, merci infiniment pour cet éclairage Pierre Négrel vous étiez depuis Bastia et c'est la une de Corse Matin le débat des municipales à Bastia tir croisé Bastia à la une de Corse Matin Arnaud on va évidemment décrypter les enjeux Pierre le disait ce qui est un peu inédit c'est la montée du Rassemblement National dans une élection municipale

1:11:08
Invité

Il y a deux enjeux finalement qui sont fondamentaux le premier enjeu c'est la capacité des nationalistes qui dirigent il faut-il le rappeler la région depuis 2015 à pouvoir résister électoralement lors de ces élections municipales et le deuxième enjeu c'est celui que vous venez de désigner c'est-à-dire le score du Rassemblement National ou en tout cas de toute la mouvance identitaire sachant que en plus si vous voulez le Rassemblement National a opéré un tournant stratégique en Corse ces dernières années et notamment ces derniers mois en s'alliant avec des personnalités qui viennent du nationalisme corse et c'est le cas notamment de Nicolas Batini à Bastia donc quel va être l'impact si vous voulez de cette alliance implicite entre une partie je vais dire de personnalités issues du nationalisme et le Rassemblement National c'est un des vrais enjeux de cette élection municipale alors on voit que sur Ajaccio en effet puisqu'un sondage a été réalisé par l'IFOP il a été publié je crois ce matin ou hier encore ce matin que en effet si l'on regarde les intentions de vote concernant M.

Filone qui est le candidat du Rassemblement National à Ajaccio il y a une nette progression du Rassemblement National qui est je crois crédité de 18% des intentions de vote alors qu'il avait fait 4% en 2020 sachant qu'il faut quand même le rappeler aux dernières élections législatives le Rassemblement National a passé 3 candidats sur 4 même 4 candidats sur 4 circonscriptions sachant qu'une candidate s'est retirée entre temps au second tour de l'élection au second tour de l'élection législative avec des candidats dont certains d'ailleurs n'étaient même pas je veux dire avaient une implantation locale qui était très faible en l'occurrence donc il y a une poussée très nette du Rassemblement National comment ça va se mesurer aux élections municipales notamment dans les deux principales grandes villes c'est-à-dire Bastia et Ajaccio c'est l'une des interrogations de ce scrutin mais on peut penser sans trop se tromper que les candidats seront pour Philonne ça me paraît évident à Ajaccio largement au-dessus des 10% mais même pour Nicolas Batine il y a de fortes chances qu'il soit au-dessus des 10% donc ça c'est une réalité après le deuxième enjeu c'est en effet ça a été parfaitement dit et le test c'est Bastia parce que Bastia c'est là où tout a démarré c'est là où Gilles Simeoni se fait la première fois élire maire en 2014 et si en effet le président de l'exécutif est parti à Bastia c'est qu'il a senti qu'il y avait un risque sur la ville qui l'avait élu en 2014 et qui était le début de la dynamique électorale nationaliste sur l'ensemble de la Corse donc il a vu qu'il y avait un risque d'avarie qui était extrêmement important pour son courant politique et il s'est porté candidat à cette élection aujourd'hui a priori je fais partie de ceux qui pensent qu'ils devraient pouvoir l'emporter mais en effet il faudra se méfier parce qu'après les seconds tours en Corse peuvent rebattre les cartes et parfois produire des surprises assez inattendues

1:14:06
Présentateur

et on le disait Frédéric que vous avez publié un sondage pour Ajaccio pas pour Bastia sondage qui est paru encore ce matin

1:14:12
Invité

tout à fait le candidat Stéphane Zbrodja arrive nettement en tête alors il fait moins que ce qu'avait fait Marc Angeli en 2020 qui était le maire sortant qui a été très bien expliqué par Pierre tout à l'heure mais c'est vrai que Arnaud met le doigt sur l'enjeu majeur est-ce que le RN qui a percé le RN, l'UDR qui a percé à ce point aux élections législatives va confirmer à l'élection municipale quantitativement on peut dire oui on peut dire oui avec une certaine certitude vu le seuil de qualification pour le second tour qui est très bas aux élections municipales qui est déconnecté de la participation 10% des exprimés et non pas 12,5% des inscrits pour les législatives c'est certain mais on peut être étonné par le fait que François Filloni ne fait pas le même score qu'aux législatives je pense que tout simplement et on a le même phénomène dans une enquête IFOP pour la Voix du Nord faite à Calais c'est que c'est pas le même imaginaire entre les législatives et une élection municipale le municipal c'est le local dans l'imaginaire des français c'est à qui je confie les clés de ma ville et c'est vrai que les sortants sont quand même bien placés puisqu'ils ont cet avantage de la gestion

1:15:17
Présentateur

On en a parlé dans votre enquête IFOP la maire sortante est donnée quasiment élue au premier tour et l'URN est beaucoup plus bas qu'aux législatives

1:15:23
Invité

Exactement il est quand même beaucoup plus fort qu'aux élections municipales de 2020 même phénomène qu'Ajaccio mais c'est vrai que Natacha Bouchard avait été élue au premier tour en 2014 en 2020 elle avait pris la ville au parti communiste en 2008 mais si on revient sur Ajaccio c'est vrai qu'il y a une base de départ peut-être très très élevée pour l'URN mais ça sera un des enjeux du scrutin en Corse et ailleurs de voir si dans les départements dans les zones où l'URN a percé très particulièrement Loiret Heuret on peut citer quasiment un département sur deux ça va se traduire à l'élection municipale qui est l'élection de la proximité qui est l'élection où on va se dire à qui je confie les clés de ma ville et qui est l'élection où même si pour la première fois également c'est l'élection des premières le bilan n'est pas le premier déterminant du vote c'est le projet et l'incarnation c'est quand même un élément très important dans le choix des électeurs et c'est vrai que les impétrants du Rassemblement National ou de l'UDR n'ont pas ce bilan à présenter aux électrices et aux électeurs

1:16:20
Présentateur

Et plus largement Bérangère Frédéric vous l'avez un peu esquissé on va faire le point sur les enjeux on est à une semaine de la fin de la campagne on est à neuf jours du premier tour est-ce que l'un des enjeux politiques c'est de voir si le RN va réussir une implantation locale C'est clairement ce serait une nouveauté et ce serait lu sans doute comme un signe de plus en vue des échéances de l'année prochaine attention quand même il ne faut jamais vraiment l'oublier ça reste effectivement des enjeux locaux je crois que c'est plus de 70% des maires qui avaient été reconduits la dernière fois on est toujours entre 70 et 80% donc on va s'intéresser à des grosses communes et c'est vrai que si par exemple si Marseille est tenue par un maire RN ce sera ce sera un véritable Benoît Payan dit séisme ce matin dans Libération ce sera effectivement dans le cas mais faudra-t-il pour autant en faire des déductions au niveau national moi j'ai toujours envie d'être assez prudente sur les municipales et c'est vrai pour les autres partis mais c'est vrai du RN notamment Arnaud ça ne voudra pas dire quelque chose dans l'histoire électorale

1:17:35
Invité

on a des élections municipales qui parfois je veux dire ont été annonciatrices en effet de restructuration politique importante souvenons-nous des élections municipales de 77 avec le parti socialiste qui remporte ces élections municipales en tout cas considérées comme vainqueurs et ça vous avez en 78 en effet une élection législative qui infirme quelque part la poussée socialiste mais en 81 François Mitterrand est élu de même en 83 vous avez des élections législatives qui sont importantes qui restructure les élections municipales pardon qui annoncent qui annoncent ensuite les législatives de 86 est-ce qu'on est dans ce cas-là aujourd'hui j'en sais rien moi ce que je pense c'est que de toute façon l'objectif du rassemblement national il est très clair c'est de disposer on est au Sénat d'un groupe parlementaire au Sénat au mois de septembre prochain donc ils ont une stratégie de maillage pour avoir un groupe parlementaire il faut avoir 10 sénateurs on peut considérer aujourd'hui que cet objectif qui n'était pas du tout accessible lors des dernières élections municipales aujourd'hui devient accessible pour eux il faudra quand même voir dans les bastions qui sont les leurs c'est-à-dire d'une zone sur le littoral méditerranéen qui va de Perpignan jusqu'à Menton quelle est la marge de progression du rassemblement national là il me semble qu'en effet c'est là qu'ils ont le vivier en termes de gains vraisemblablement le plus important on parle de Marseille évidemment Marseille ça serait un tremblement de terre politique mais il faudra voir des communes moins importantes on dit qu'à Menton la candidate du rassemblement national pourrait l'emporter on me dit qu'à Martigues par exemple le rassemblement national serait en position de pouvoir l'emporter il faudra regarder ce qui va se passer par exemple à Carcassonne dans l'Aude ça sera très intéressant de voir là aussi ou à Limoux ce qui va se passer dans le Gard Nîmes par exemple et puis Lunel et puis après il faudra voir aussi de l'autre côté au nord quel va être dans un certain nombre de petites villes de 10 000 habitants 15 000 habitants quel sera le score du rassemblement national ça sera quand même un des enjeux majeurs de ce scrutin c'est en effet la dynamique électorale du rassemblement national en fait je partage complètement ce que dit Arnaud mais plus largement n'oublions pas et nos téléspectateurs le savent que l'élection municipale c'est la seule élection où il y aura au soir du second tour une lutte symbolique très forte de la part des partis politiques des écuries présidentielles pour imposer sa lecture du scrutin 2026 dernier scrutin en principe avant l'élection présidentielle comme ça avait été le cas en 2001 2001-2002 et c'est vrai qu'il y a un précédent très notable de ce point de vue là 2001 la gauche perd énormément de préfectures de sous-préfectures quasiment tous les ministres du gouvernement Jospin partis en conquête perdent mais ce que les français retiennent ce qui est imposé comme lecture presque stratégique du scrutin c'est la gauche l'a emporté à Paris Lyon un degré moindre Dijon là c'est vrai que on va sans doute les partis vont essayer d'imposer cette ligne de lecture oublie vous le reçuez tout à l'heure Emmanuel Grégoire si le PS conserve Paris Lille et Marseille malgré le danger perçu du rassemblement national s'il gagne en plus Strasbourg voire Toulouse ce sera vu comme un succès et ça peut augurer d'une dynamique présidentielle même si les deux scrutins n'ont absolument rien à voir mais une présidentielle s'inscrit dans un continuum d'élections et effectivement si je continue votre historique la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012 avait été un peu préparée dans les municipales de 2008 très mauvaise pour la droite les régionales de 2010 et les départementales de 2011 et c'est vrai que pour le RN qui est dans une dynamique très forte on a vu l'enquête qui fait du ciel pour le Figaro et sur le radio d'hier des bons succès aux élections municipales la conservation de ses gains de 2014 et 2020 et surtout une ville symboliquement très forte on pense à Marseille on pense également à Nice où l'UDR Éric Ciotti arriverait nettement en tête au premier tour face au sortant Christian Estrosi tout ça fait que ça peut être vu comme de bon augure et ça peut enclencher la dynamique d'alternative que joue le vote RN

1:21:25
Présentateur

D'autant que Frébéric le rappelait on est à un an de la présidentielle donc les partis jouent d'autant plus gros Ils jouent gros mais j'aime bien la formule de lecture imposée par les états-majors c'est quand même ça aussi ce sera intéressant évidemment d'observer cette poussée un peu partout en France et y compris dans les grandes villes ce que fera l'extrême droite à Paris sera intéressant évidemment dans une ville où jusque-là en tout cas les votes conséquents du RN sont toujours très très très rares mais de là à en déduire absolument le vote enfin je veux dire il y a alors les français écouteront effectivement ce que diront les états-majors ce qu'en déduiront pour les candidatures par exemple au bloc central les différents états-majors du bloc central mais de là à envisager que ça puisse être enfin présager en tout cas du vote de l'an prochain moi je trouve vous avez raison

1:22:22
Invité

mais vous êtes d'autant plus raison que vous l'avez dit Paris 2001 la grande photo des élections municipales ça sera qu'il y aura un dégagisme marginal que les sortants des villes de plus de 10 000 habitants il y en a environ 1000 à 1050 seront largement réélus même en 2014 il y a plus de 70% des maires 2014 à un moment d'une vague bleue d'une défaite très forte du PS qui perd avec les autres formations de gauche 171 villes de plus de 10 000 habitants ramenées au nombre de villes de plus de 10 000 habitants ça reste marginal ça fait presque 70% des maires qui ont été reconduits mais effectivement il y aura cette tentative de raconter le scrutin alors que la tendance générale sera quand même ce dégagisme marginal parce que le maire malgré les difficultés malgré les défis malgré l'équipe du politique et les exigences citoyennes de plus en plus fortes reste l'acteur de référence pour les français et de confiance

1:23:13
Présentateur

Arnaud est-ce que ces municipales elles seront aussi un moment de clarification dans les relations à gauche entre le PS et LFI et à droite entre le RN et les LR ?

1:23:22
Invité

Le grand enjeu pour la gauche c'est en effet cette question de la relation avec LFI clairement elle s'impose plus que jamais notamment depuis les événements de Lyon il y a trois semaines on voit bien que si vous voulez la gauche réformiste reste quand même très ambivalente sur cette question-là je veux dire d'un côté vous avez le discours de M.

Grégoire que j'ai entendu tout à l'heure sur votre plateau qui lui est clair et dit pas d'alliance et même d'ailleurs regrette les alliances éventuelles qui pourraient se faire dans d'autres villes et puis vous avez quand même une direction du parti socialiste qui elle n'écarte pas des alliances au cas par cas en fonction des situations locales le vrai sujet et là je pense que François Hollande a vu quelque chose parce que François Hollande est plutôt sur une ligne lui qui n'est pas d'alliance du tout c'est le coût politique de ces alliances c'est-à-dire que pour la première fois si vous voulez pour la gauche se pose la question d'une alliance qui est en tout cas mal perçue par une grande partie de l'opinion publique donc est-ce que ça aura un coût électoral ou pas lors des élections municipales on verra c'est vrai que les élections municipales il faut le rappeler ce sont des élections locales avec des enjeux locaux qui peuvent à un moment donné disons changer un peu la donne par rapport à des élections nationales

1:24:33
Présentateur

la notification oui Raphaël Glucksmann est aujourd'hui je crois à Limoges où était François Hollande il y a quelques jours la ville où la gauche espère reprendre les commandes de la ville

1:24:46
Invité

en 2014

1:24:47
Présentateur

exactement et après c'est une ville qui a été gérée par la droite pendant deux mandats je crois enfin je veux dire un siècle précédemment par la gauche et c'est vrai que de voir François Hollande de voir Raphaël Glucksmann dans cette position c'est notamment frappant pour François Hollande évidemment mais les divisions au sein de ce bloc social-démocrate vont enfin potentiellement laisser quelques traces effectivement la tentation sera forte à Limoges et dans d'autres villes aussi ou à Toulouse ou à Toulouse également de faire alliance mais mais dans le contexte après la mort de Quentin Lyon après tout ce qu'on a décrit ça va être compliqué pour Frédéric un mot sur le contexte parce qu'évidemment on ne peut pas oublier l'international septième jour maintenant de conflits au Moyen-Orient en pleine campagne des municipales en France est-ce que vous arrivez à savoir si ça va avoir un impact sur le vote ou pas ?

1:25:48
Invité

En tout cas ça peut avoir un impact sur la participation parce que le crescendo de fin de campagne qui fait que les français finissent dans leur majorité très forte à s'y intéresser peut un petit peu être réduit par cet intérêt de plus en plus fort des français pour les questions internationales je l'ai déjà dit sur ce plateau l'époque où ça n'intéressait qu'une partie limitée de l'opinion personnes âgées personnes diplômées ou avec capital culturel élevé c'est complètement fini les français ont compris que ce qui se passe en Iran ce qui se passe dans le bureau de Donald Trump peut avoir un impact sur leur vie quotidienne et il y a même dans l'enquête qu'on a fait en marge de notre livre 1 français sur 4 au moment de l'Ukraine et de Gaza qui disait ce qui se passe à l'international peut avoir un impact sur mon propre vote sur le mode le maire a mis ou la maire tel ou tel drapeau sur le fronton de la mairie pourquoi il ne l'a pas fait etc

1:26:33
Présentateur

donc là ça peut changer

1:26:35
Invité

je pense que ça jouera quand même à la marge on est sur l'élection la plus locale face à des éléments internationaux moi je crains surtout l'impact sur la participation sur le mode les vrais problèmes sont ailleurs à quoi bon voter dans ce monde international très très incertain mais ça sera quand même relativement marginal mais en tout cas ce qu'on voit c'est que l'orchestration nationale du scrutin par un vote de sanction ou un vote soutien à l'égard de l'exécutif sera là très marginale puisque si je suis électeur anti-Macron comment je vais exprimer dans mon bulletin de vote à part dans des villes où il y a des têtes de liste affichées macronistes comment je vais expliquer comment je vais motiver mon vote

1:27:15
Présentateur

merci beaucoup merci à tous les trois vous parlez de votre livre pour tout comprendre de ces enjeux l'écharpe et les tempêtes c'est coécrit avec Brice Socol et c'est évidemment très éclairant à une semaine maintenant de la fin de cette campagne merci Frédéric Dhabi merci Bérangère Bonte et merci Arnaud Mnetti d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivi on se retrouve bien évidemment lundi très bon week-end Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous Prouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat