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interviewLCI (sur YouTube)· 15 mai 2023 14 min

Élection présidentielle turque : Erdogan en tête, vers un second tour tendu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] les jeux ne sont pas faits en Turquie mais quand même c'est une surprise les Turcs auraient-ils choisi le statu quo on va y rester très prudent parce que en réalité cet historique ce qu'il se passe en Turquie il y aura un deuxième tour de la présidentielle ça fait des années que ça ne s'est pas produit une vingtaine d'années et donc le 28 mai les Turcs sont invités à retourner aux jeunes pour choisir leur président ou pour maintenir celui qui est en place celui qu'on appelle le sultan Erdogan on va en parler dans quelques instants parce que finalement oui il y a des surprises on va parler avec vous comme il ne veut merci de nous avoir rejoint vous êtes grands reporter au service international du JDD vous étiez d'ailleurs en Turquie il y a encore quelques jours vous nous direz si ce que vous aviez constaté sur place et conforme à ce qui s'est passé dans les urnes hier merci d'être resté avec nous Antoine arjakowski directeur de recherche au Collège des Bernardins merci Thierry Voltan spécialiste des sociétés communistes et post communistes mais aussi grand connaisseur de la Turquie son échiquier politique et merci du coup un Guillaume Perrier journaliste au service international du point ancien correspondant Istanbul auteur de les loups aiment la brume en quête sur les opérations clandestine de la Turquie en Europe aux éditions grâce à merci encore vous avez tous veiller tard pour essayer d'avoir des résultats très intéressants de savoir comment vous les interprétez parce qu'on pourrait dire un partout la balle au centre Laura Pouget est-ce qu'on a des résultats d'ailleurs définitifs à cette heure-ci à 10h30 ce lundi 15 mai les chiffres ne sont pas encore définitifs mais voici la dernière actualisation faite par la commission électorale 49 40% pour Récept à hyperdoine le président sortant 4496 pour Kemal qui lise daroglou le candidat de l'opposition et 5,2% pour si nombre oan candidat nationalistes et troisième homme de cette élection alors ce sont des chiffres qui ont donné lieu cette nuit à une bataille entre l'agence Anadolu proche du pouvoir et d'autres agences réputés plutôt proche de l'opposition mais je peux vous dire à ce stade que toute converge vers les proportions que je viens ici de vous citer ce qui nous conduit à une conclusion quasi certaine il devrait y avoir un second tour en Turquie et il aura lieu le 28 mai prochain c'est donc plutôt à ce stade une déception pour Kemal qui lise daroglou que les sondages donnés régulièrement en tête ces derniers temps mais pas non plus une frange victoire pour erdoğan qui voit ainsi s'effriter son électorat en effet depuis que la Turquie Élise son président au suffrage universel direct erdoan a remporté les deux dernières présidentielles au premier tour en 2014 il avait totalisé 52% des suffrages et en 2018 52,5% des voix illustration de cet effritement à Istanbul qui a quand même été un de ses fief il en fumèrent de 94 à 98 et bien son principal opposant envoyé arrivent en tête 4-48,5% des voix et puis illustration et peut-être début d'explication dans les provinces touchées par le séisme ou le président et son parti sont en baisse par rapport aux résultats 2018 merci beaucoup leur apogée pour ces derniers résultats qui seront encore infinis mais donc le second tour semble inévitable c'est toujours un peu compliqué la bouteille laquelle on la regarde la moitié évidemment moitié pleine il a perdu père de Gan par rapport au précédent souhaitant voilà il est il est mis en ballotage comme on dit certes il est mis en ballotage mais si vous regardiez les 10 derniers sondages qui ont été publiés entre le 6 et le 11 mai quand kemalking le candidat de l'opposition était en tête 10 fois entre qu'avec 48 à 52% des intentions de vote et Erdogan perdait 10 fois entre 45 à 47 % des intentions de vote donc au regard de ça on peut quand même dire que c'est une surprise et c'est plutôt une bonne surprise pour lui puisque il n'est voilà il n'est pas battu au premier tour certes il y a un second tour et quand vous regardez aujourd'hui voilà il est à peu près un peu plus de 49 il risque d'y avoir un gros report de voix du faiseur de roi on l'appelle maintenant le candidat ultra nationaliste sinanoam qui a un peu plus de 5% ces électeurs devraient fortement se reporter sur Erdogan et donc là mathématiquement on voit qu'il est quand même quasi certain de l'emporter au second tour veut encore y croire il vit en tête en effet 49,4 pour le président R1 et vous nous dites que les 5% du président du troisième homme devraient se reporter plutôt en faveur de du président sortant Guillaume Perrier gagnant perdant non pour moi l'affaire est entendue bien sûr 49,4 il est quasiment proche des 50%, sa baisse elle est très relatif quand même 52% au dernier scrutin de 52 à 49 4 j'y vois pas une baisse fracassante il y a eu effectivement un effritement de la participation dans l'Est et dans les zones sinistrées par les séismes de février le soutien erdouane n'a pas beaucoup baissé non plus dans ces dans ces régions là donc je crois que la principale surprise c'est d'abord le maintien d'air Dean de son socle électoral et de son soutien l'opposition n'a pas réussi malgré une campagne euphorique n'a pas vraiment réussi à faire la percée qu'elle est ce qu'on fait et donc effectivement le troisième homme sinanohan c'est un ultra nationaliste un loup gris proche de l'Azerbaïdjan et donc son électorat va se reporter massivement sur edgep à hyper de one étant donné que son mot d'ordre c'est d'abord d'exclure les Kurdes du système politique donc vous diriez plutôt que c'est une une défaite relative mais une défaite quand même de l'opposition qu'est-ce qui s'est passé est-ce que les sondages c'est une défaite est-ce que ce sont les sondages qui sont trompés ou est-ce que erdon dans la dernière ligne droite a réussi une dynamique propre dépasser l'opposition il y avait des sondages pro R2H qui donnaient r2n il va des sondages favorables à l'opposition qui donnait à l'opposition vainqueur les commentateurs ont préféré voir les sondages favorables à l'opposition mais je crois que c'est pas la première fois enfin c'est ce scénario ça fait 20 ans que je couvre les élections en Turquie 20 ans que je couvre les victoires d'air de One et ce scénario ça n'est pas la première fois qu'on le voit apparaître en 2014 en 2015 on avait aussi donné r2hane affaibli au pied du mur et puis à chaque fois il retombe sur ses pieds et sur vainqueur donc je crois qu'il va quand même falloir qu'on finisse par comprendre les ressorts du pouvoir d'erdan alors qu'est-ce qu'on comprend pas sa popularité sa popularité le fait qu'il est à la tête d'un parti de masse le fait que malgré une alliance totalement à l'extrême droite là aujourd'hui il est allié avec les pierres ultrasnationalistes et les islamistes les plus radicaux malgré ça il l'emporte donc on a un pays profondément nationaliste on a un pays profondément conservateur qui continue à donner une majorité à douane un petit mot quand même vous parliez des régions frappées par le séisme on avait dit elles vont se retourner contre un pouvoir qui effectivement a failli en termes de construction de solidité la corruption était en a et puis finalement le désaveu il n'est pas si cinglant à l'égard du pouvoir comment on explique ça au contraire ces régions même continuer à voter pour lui je pense en fait que à la fois dans les régions qui ont été sinistrées et celles pas sinistrée on a sous-estimé l'importance ce que disait Guillaume du maillage de la cape c'est un parti encore extrêmement fort extrêmement puissant et pendant cette campagne Erdogan a fait ce qu'il savait faire c'est à dire une campagne clientéliste il s'est déplacé en masse dans les régions sinistrées pas sinistrées il a dit aux régions sinistrées voilà moi je vais vous donner un abonnement gratuit au gaz pendant un an hausse des salaires dans le public les gens qui ont été touchés par le séisme ont eu de la part de la cape et trois repas gratuits il s'est déplacé en disant j'amène 150 maisons préfabriquées et donc si vous voulez je pense qu'au moment de voter ces gens là ont eu peur de perdre ses avantages alors avant de vous entendre Antoine darkajacowski et Thierry Voltan on va évidemment rejoindre tout de suite Hélène bonnet notre envoyé spécial LCI TF1 sur ce scrutin vous avez suivi j'imagine vous aussi Ellen vous avez pas beaucoup dormi quel est l'état d'esprit des Turcs ce matin Hélène écoutez l'état d'esprit je crois qu'il est résumé par cette une qui explique les Turcs sont à bout de souffle à l'issue de cette première soirée électorale et qu'il va y avoir donc une course extrêmement difficile qu'il y a eu une course extrêmement difficile hier soir entre les candidats et donc ce deuxième tour qui se profile alors l'opposition elle espérait d'arrêter dans une seule soirée et bien l'air douane il n'en est rien le président sortant a réussi à se maintenir un peu au-delà même de ce que lui prédisait certains sondages notamment dans cette région du séisme vous en parliez il a perdu des voix mais il a continué de se maintenir et du côté de l'opposition et bien on lui reproche hier soir d'avoir fait traîner la remontée des résultats pour marquer pour masquer pardon cette perte de vitesse mais donc il va y avoir ce second tour avec sans doute un entre deux tours assez tendu assez électrique à l'image de ce qu'on a vu hier soir avec des camps qui s'accusent de faire circuler de fausses alors pour moi les carottes sont pas cuites parce qu'il va y avoir encore un deuxième tour et que il faut laisser sa chance à la démocratie même si je suis d'accord sur le fait que les choses sont mal engagées pour kiditch daroglou moi ce qui m'interroge c'est la position des Européens par rapport à ce scrutin il y a pas eu de réception de killitch daroglou en France il y a pas eu de réception en Allemagne il y a on observe comme si ça nous concerne pas alors que ça arrive fréquemment que quand il y a des élections quand il y avait eu des élections en Ukraine par exemple les Hélène ski et prochaineco était venu et on avait écouté les uns et les autres là c'est comme si on met ça à distance en se disant ouh là c'est une bombe à retardement on va pas se fâcher avec Erdogan or moi c'est une question qui m'interroge pourquoi la diplomatie française n'a pas une position plus européenne plus éthique on sait que kilitch daroglou est beaucoup plus européen beaucoup plus démocrate beaucoup plus proche de l'OTAN on devrait être beaucoup plus à le soutenir et à montrer aux et je pense surtout à l'Allemagne qui devrait à mon avis il y a beaucoup plus engagé dans cette question compte tenu de la la diaspora turque en Allemagne est-ce qu'il y aurait gagné électoralement est-ce que les soutiens occidentaux compte tenu de la position d'Erdogan par rapport à nous est-ce que il y aurait gagné le l'adversaire où est-ce que les Turcs auraient mal pris cette ce soutien des des Occidentaux et bien sûr vous avez raison c'est pour ça que les Occidentaux ont tué leur soutien c'est parce que ça aurait favorisé erdoine bien entendu erdan a fait campagne contre l'Occident en disant que son adversaire était soutenu par les Occidentaux et c'est pour ça qu'il l'emporte c'est un vote antioxydantal cette élection il faut bien le comprendre donc tout soutien de l'Europe à l'adversaire d'erdohann aurait encore renforcé le voter de Anne et c'est pour ça que ce soutien ne s'est pas exprimé c'est un c'est partir perdant que de dire ça en considérant que les Turcs sont des sont des des soumis à l'autocratie et des hostiles par principe de la Turquie et deux et deux c'est aussi montrer la force d'une diplomatie éthique d'une diplomatie fondée sur des principes vous avez vous-même dit vous avez vous-même dit que la position trouble d'Erdogan vis-à-vis des des personnalités les moins respectables de la région la moindre des choses pour une diplomatie européenne c'est de défendre des principes de la diplomatie éthique ce qui est pas le cas ce n'est pas ce qu'elle fait les chancellerie européenne en fait ont suivi vraiment avec une extrême attention ce qui s'est passé en Turquie ils se sont bien gardés de prendre une position notamment parce que pour l'Europe le fait que kemalkiechtar devienne président de la Turquie c'est pas paradoxalement forcément une très bonne nouvelle c'est à dire que y aurait eu une restauration du dialogue qui aujourd'hui est quand même au point mort avec la Turquie mais qui est mal quiche d'araglou arrive avec extrêmement d'attente et extrêmement de demandes il a notamment promis au Turc pendant la campagne qui n'aurait plus besoin de visa pour entrer en Europe vous imaginez bien que à Berlin à Paris à Rome voilà c'est pas possible ça donc voilà et puis vous avez aussi la question des réfugiés syriens et dont on a peu parlé dans cette campagne en France et en Europe mais qui était extrêmement importante et sur cette question là qui est mal qui je dois une position qui est presque plus dur car Dogan il a dit que d'ici 2 ans il voulait voir retourner les 3,6 millions de réfugiés syriens dans leur pays sont partis le GHP n'a jamais rompu les liens avec l'administration d'Assad et en même temps il dit qu'il veut revoir l'accord qui a été passé avec l'Union européenne en 2016 pour accueillir les réfugiés syriens sur le solo turc et donc ça ça veut dire que il veut avoir l'accord et qui veut plus de sous alors en termes