SALAIRES, INFLATION, DETTE : MACRON A ENCORE ENFUMÉ LES FRANÇAIS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
l'inflation à 6 ou à 8 c'est pas un problème parce qu'il y a pas d'impact sur l'activité alors pourquoi on en fait un problème notre dette aujourd'hui elle n'est pas un problème parce que toutes les dettes ont augmenté les déficits à 5% ou à 6 %, ce n'est pas un problème sachant qu'entre 5 et 6 vous avez des milliards vous pouvez injecter ailleurs pour soutenir l'activité donc déjà commencé par nous dire que il faut agir sur la dépense publique pour rembourser notre dette c'est un mensonge c'est un mensonge bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel instant pour chez je suis ravi de vous retrouver l'instant penché c'est un petit moment qu'on se prend entre nous avec thomas Porcher chaque semaine pour décrypter l'actualité car on le sait le discours est politique et les comprendre est un véritable enjeu démocratique je vous rappelle pour que on arrête pas tout le média dépend de votre soutien vos abonnements et vos dons on lance une grande campagne de dons de fin d'année pour ne pas mourir pour celles et ceux qui le peuvent rendez vous sur le media-tv.fr/outien pour nous soutenir ce projet de télé libre et indépendant tu ne peux se faire sans vous au programme aujourd'hui on analyse l'interview d'Emmanuel Macron sur France 2 qui a pas mal parlé d'économies et de ce qui se passe en France actuellement c'est parti [Musique] comme je le disais Emmanuel Macron s'est fait interviewer mercredi dernier par Caroline Roux sur France 2 c'est la deuxième fois en deux semaines après avoir parlé des crises internationales cette fois-ci le président de la République c'est entretenu à propos de la France de l'inflation et d'autres thématiques économiques nationales qui nous semblait important de revenir dessus aujourd'hui de décortiquer avec toi Thomas tout d'abord est-ce que tu peux nous dire ce que tu as pensé de l'interview d'Emmanuel Macron en général Emmanuel Macron est assez absent en fait des débats à part dans ces grands rendez-vous là de d'interview d'une heure où il peut un peu déployer ça sa pensée on en entend très peu parler en réalité et là je l'ai trouvé assez compatible ça doit être très dur parce que comme il n'y aura pas de de prochains quinquennat dans son camp y compris dans ses alliés on prépare l'après Macron c'est très difficile aujourd'hui d'acheter des gens de droite avec des postes de ministre parce qu'ils disent s'ils sont assez importants ils disent pas pourquoi pas voir après dans son propre camp il y a Bruno Le Maire qui regarde du côté du si on veut créer des créer de l'emploi et faire que celles et ceux qui travaillent vivent dignement la solution n'est pas de réindexer les salaires sur l'inflation et je vous le dit très clairement parce qu'en fait le fond la Belgique le fait on l'a fait d'ailleurs par le passé je vais vous dire c'est Pierre bérégovo et François Mitterrand qui l'ont arrêté et c'est pas un hasard si c'est d'ailleurs un gouvernement socialiste qui l'a arrêté parce que quand on se met à le faire avec nous déjà nous avons un pays où on a beaucoup de mécanismes qui sont indexés je prends l'exemple de notre SMIC notre SMIC il est il a une formule d'indexation mais on l'a déjà sur le SMIC et même de surindexation on a une exception en France je le disais qui est de l'ordre de 6% 6,2 le SMIC cette année il a augmenté de plus de 8% mais quand on est juste un petit peu dynamique des salaires si on met toute la chaîne des salaires sur une indexation automatique qu'est-ce qu'on fait on entretient la hausse des prix et on a une boucle prix salaire et on ne l'arrête plus qu'est-ce que tu penses toi Thomas de ces arguments contre l'indexation des salaires il a dit aussi il a avancé aussi que ça détruirait des millions d'emploi et il a mis en avant les primes défiscalisés prime d'activité etc car le salaire je le cite ce n'est pas à l'état de le décider en croyant lui au dialogue social dans l'entreprise et d'ailleurs avec tout ça conférence sur le partage de la valeur alors ce qui est marrant c'est que sur cette partie sur l'inflation il revient à la désindexation des salaires sur les prix il dit c'est un gouvernement de gauche qui l'a fait sous Mitterrand histoire de dire voilà même la même la gauche qui propose ça aujourd'hui n'est pas crédible sans dire dans quel contexte ça a été fait parce que ça a été fait quand même dans un contexte qu'on appelait le tournant de la rigueur c'est quand la gauche s'est transformée en une gauche d'accompagnement au marché qu'on a eu des ministres de l'économie et des premiers ministres comme fabus et où on a eu de l'or qui prenait dans toutes les institutions européennes le marché unique etc donc c'est ça c'est fait au moment de quand même de de ce fameux tournant de la rigueur et que beaucoup ont théorisé comme le premier abandon finalement de la des classes populaires par les socialistes donc là il dit catalogue social et puis après rien ne se passe ou oui on encourage les entreprises augmentaient les salaires et puis on vérifie pas qui se passe quoi que ce soit après ça sert à rien c'est des mots qui servent à rien par contre sur l'indexation des salaires sur les prix ça c'est plus intéressant ce qu'il faut savoir c'est que pourquoi on ne veut pas faire ça pourquoi on ne veut pas le faire on ne veut pas le faire parce que il a cité de tel qu'il l'a dit il a dit parce que ça engrange la la boucle pré salaire qui fait que l'inflation on va alimenter finalement l'inflation en indexant les salaires sur les prix et qu'on va transformer notre inflation de 6% en une hyper inflation alors c'est ça le vrai problème alors la première des choses c'est qu'il faut dire pourquoi on a peur de passer imaginons que soit le cas pourquoi on a peur de passer de 6 à 8% d'inflation non mais honnêtement pourquoi on a peur oui ça augmente mais pourquoi on a peur il y a aucune raison d'avoir peur parce que beaucoup d'études montrent que en dessous de 10% d'inflation il y a pas d'impact sur la croissance donc on soit 6 ou à 8 il y a pas de problème donc déjà on pourrait au moins indexer tous les salaires mais je veux dire pour commencer là je parle tous les salaires en dessous du salaire donc de 2000 euros nets se dire voilà on commence par indexer cela à l'inflation comme c'est le cas pour le SMIC puis on voit comment évolue l'inflation si dans ce cas là l'inflation elle passe de 6 à 8 il y a aucun changement et il y a des gens des millions de personnes la moitié des Français qui arrivent à mieux vivre vous voyez à regagner leur pouvoir d'achat et puis après si ça augmente un peu plus imaginons que ça passe à 12% d'inflation il y a aussi d'autres travaux encore une fois de d'économistes comme Robert Barraux de Harvard des économistes du FMI d'autres comme à toutes Chang de Cambridge enfin donc des des gens qui sont pas des des gens de la CGT puisque il faut dénigrer tout le temps la CGT si vous allez jusqu'à 20% l'impact sur la croissance et et faible oui donc là on en est loin donc agitez cette peur en disant que les 6% d'inflation vont se transformer en 20000% d'inflation de l'Argentine ou dans l'inflation hongroise d'après guerre où les prix doublés tous les 12 heures exagérer il y a un gap entre les deux et entre les deux le gap c'est de tester des choses justement et si ça a été fait jusque dans les années 80 c'est que c'est possible de le faire on revient des thématiques qui étaient là avant les années 80 quand on parle d'État stratège de plan de relance c'est des choses qu'on faisait dans les années 50-70 et on a montré que c'était efficace de faire ça donc là peut-être qu'il faudrait commencer à réfléchir à indexer une partie des salaires sur les prix pour préserver le pouvoir d'achat des des Français nous on se l'interdit parce que ça va créer ça va faire perdre des millions d'emplois on comprend pas vraiment pourquoi soyez en passant et on s'interdit de faire ça et donc on accepte que les gens aient moins de pouvoir d'achat il a dit que ça ferait perdre plein de millions d'emplois parce que ça forcerait les entreprises à augmenter les salaires et ça maîtrise les entreprises en difficulté si elles augmentent les salaires et qu'elles augmentent les prix après il y a pas il y a pas vraiment de problème en réalité on a acheté la paix sociale comme ça 68 on a laissé les entreprises augmenter les les les prix et puis augmenter ensuite les salaires et puis après on regarde jusqu'où peut aller l'inflation si l'inflation ne s'envole pas et qu'elle reste et qu'elle comprend un ou deux points d'inflation ou trois points d'inflation il y a pas vraiment de problème et le pouvoir d'achat est préservé surtout l'inflation ça dérange ceux qui ont une s'épargne beaucoup d'actions en bourse et eux que ça dérange donc ça dérange les vieux épargnants les jeunes qui achètent par exemple un appartement avec des des prix indexés sur les salaires et rembourse beaucoup plus rapidement leur appartement parce que leur emprunt est grignoté par l'inflation donc là ça les avantages donc tous ceux qui ont accès à la propriété aujourd'hui s'ils avaient une indexation des salaires sur les prix il rembourserait plus rapidement leur logement il serait très content mais on s'interdit de de faire ça parce qu'il ne faut pas gagner un ou deux points d'inflation parce que ça dérangerait les vieux épargnants qui ont des actions en bourse donc voilà il y a encore une fois un arbitrage qui est fait en faveur d'une partie de la population plutôt que une autre partie de la population il a dit aussi autre chose sur l'inflation on va l'écouter je leur dis qu'on traverse aujourd'hui une inflation qui est la conséquence de nos dépendances c'est la première c'est elle est en train de se diffuser mais nous l'avons nous l'avons mieux maîtrisé que nombre de nos voisins mais qu'est-ce qui se passe au fond si je devais donner un chiffre sur l'année 2022 et bien la crise que nous sommes en train de traverser 85 milliards d'euros de revenus de la nation en moins parce que les sens le gasoil que nous ne produisons pas mais nous importons à pu monter à certains moments parce que le gaz c'est en volé en raison de la guerre et nous ne le produisons pas nous l'importons parce que l'électricité derrière s'est envolée et tout ça s'est transmis à l'ensemble des secteurs économiques donc ce choc on le subit nous nous protégeons plus que les autres parce qu'on a commencé avant donc je le cite l'inflation c'est ce qu'on subit de l'extérieur c'est un impôt de l'extérieur et d'ailleurs c'est pour ça qu'Emmanuel Macron mais en avant le bouclier le tarifaire mais qui ne peut pas empêcher la hausse de 15% d'électricité pour nous qui est le minimum du minimum de d'augmentation justement parce que c'est une inflation importée qu'est-ce que tu penses de cet argument il a entièrement raison Macron il fait les mêmes constats tout le monde c'est après les solutions que moi je comprends pas l'inflation est importée elle vient principalement des prix du gaz des prix du pétrole et des prix du blé à cause du conflit entre entre la Russie et l'Ukraine elle vient aussi des plans de relance mais nous nous avons un plan de relance qui est moins important que celui des États-Unis moins important que celui de l'Allemagne ce qui explique aussi en partie notre différentiel d'inflation mais effectivement la majorité de l'inflation est importée donc si elle est importée pourquoi la BCE augmente les taux cet idiot parce que finalement si c'est importé vous augmentez les taux vous ne jouez pas sur ce qui est importé vous freine l'activité l'emprunt pour l'inflation donc vous voyez là on voit qu'il y a un problème autant aux États-Unis ils ont fait un plan de relance massif et leur économie était un peu plus en surchauffe que la nôtre et là l'augmentation des taux peut un peu se comprendre peut mieux se comprendre autant nous comme on a une inflation à portée augmenter les taux c'est une hérésie ça a été fait tout le temps en Afrique et d'ailleurs sur des cas de pays africains qui sont très dépendants des importations quand on augmente les taux c'était c'était ça freiner l'activité sur place et déjà qui était une activité plutôt plutôt plus faible que des pays riches donc nous là on est en pleine reprise et on choisit de freiner l'activité en haussant les taux alors que l'on reconnaît que notre inflation ne dépend pas de notre activité d'une activité en surchauffe mais de l'importation de bien extérieurs à cause du conflit entre la Russie et l'Ukraine donc la réponse au problème mais n'est pas la bonne justement en parlant de l'extérieur pendant toute l'interview même les extraits qu'on vient de voir on a entendu un Emmanuel Macron qui n'a pas arrêté de se comparer avec les pays voisins les copains comme il l'appelle notamment sur la dette publique et les prélèvements avec les petits schémas qu'il a apporté avec lui par exemple il n'arrête pas de dire oui mais les voisins ils ont une inflation plus haute ils ont pas de bouclier on protège plus que les copains je le cite qu'est-ce que tu penses toi de toujours cette comparaison avec les pays à côté alors déjà les comparaisons ce qui est problématique c'est qu'on choisit toujours les comparaisons qu'on veut pour satisfaire sont son argument tout le monde fait ça il y a des comparaisons qui par exemple il a comparé les dépenses 8 mais il a beaucoup parlé de la dette publique mais vous regardez s'il avait comparé les dettes publiques on a une dette qui est plus faible que l'Espagne qui est plus faible que que l'Italie deux pays voisins puis il aurait pu prendre les États-Unis qui est plus faible que les États-Unis qui est plus faible que le Japon mais effectivement qui est plus élevé que l'Allemagne donc il aurait pu mais il a pas pris l'idée parce que c'était plus compliqué à expliquer déjà donc il prend les dépenses publiques alors la dépense publique on a la dépense publique la plus élevée très bien et quel est le problème on n'a pas la dette de public la plus élevée et je veux dire l'Espagne il y a une dette une dépense publique plus faible que nous mais une dette publique plus élevée les États-Unis pays libéral ont une dépense publique bien plus faible que nous et une dette plus élevée donc déjà commencer par nous dire que il faut agir sur la dépense publique pour rembourser notre dette c'est un mensonge c'est un mensonge la Grèce à agit comme on a jamais agi sur la dépense publique sa dette a augmenté parce que la dépense publique a un effet sur la croissance économique si vous baissez la dépense publique vous baissez la croissance économique surtout dans une période de crise où la consommation est bouffée par l'inflation puisqu'on ne fait rien dessus ou l'investissement privé commence à se dire bon on est dans une période instable est-ce que c'est le moment d'investir qu'est-ce qui reste après il reste la dépense publique justement donc si on commence à toucher ce levier là vous êtes sûr que vous allez baisser la croissance et là on voit les prévisions de croissance avec le budget qui a été fait elles sont très mauvaises Bruno Le Maire a dit 1% mais on est plutôt à 0,05% de croissance ce qui est très très très mauvais pour les nouveaux entrants sur le marché sur le marché de l'emploi donc non non là-dessus quand on compare la dépense publique et qu'on nous parle de la dépense publique pour la dette il faut mettre les dettes avec mais on voit que c'est beaucoup plus compliqué et puis après c'est toujours la même chose on peut pas dire un moment la dépense publique c'est le problème les prélèvements obligations c'est le problème et puis d'autre part dire oui mais vous avez vu on a quand même une bonne croissance oui mais vous avez vu on a un modèle social qui nous sauve en fait Macron il utilise qu'il veut utiliser pour servir son quinquennat mais la réalité des faits c'est quoi son dernier quinquennat c'est tout ce qu'il a voulu détruire c'est ce qui nous a sauvé pendant la crise du covid l'assurance chômage c'est ce qui nous a sauvé l'hôpital le service public c'est ce qui nous a sauvé les collectivités locales c'est ce qui nous a sauvé le déficit public et la dette c'est ce qui nous a sauvé et donc maintenant il dit bah il faut tout réduire alors que c'est ce qui nous a quand même sauvé donc il faut faire un petit peu attention de pas un peu couper de pas faire des coupes un peu trop forte qui pourrait avoir et un impact sur l'activité et puis elle n'a pas que après sur l'offre de service public et pourtant c'est ce qui est prévu dans le dernier budget on rappelle que c'est un des budgets les plus austéritaires enfin en termes de contrôle de dépenses publiques les plus austéritaires par rapport aux 20 dernières années qui sont écoulées obligatoire mais je pense qu'il a oublié de comparer les subventions aux entreprises en fait on parle jamais vous savez que dans les impôts de production on en a beaucoup parlé en disant qu'on était le seul pays à payer des impôts de production aussi élevés on n'a jamais pris en compte les subventions à la production or on a des pays qui a les plus grosses subventions à la production donc quand vous comparez les deux vous voyez qu'en fait on est un peu comme tout le monde en réalité là tu viens nous parler de dette publique de déficit public Emmanuel Macron il a répété plusieurs fois qu'il voulait réduire les déficits et la dette d'ici la fin du quinquennat avec le en même temps qu'on connaît bien chez lui c'est à dire que d'un côté il faut faire des économies c'est la vie la bartelée il faut faire des économies il faut baisser la tête publique il faut baisser le déficit public et en même temps il a évoqué cette empreinte de 270 milliards d'euros sur les marchés avec le taux à 3% pour mettre en avant des mécanismes d'aide et il dit qu'on utilise bien l'argent public et en fait ces mécanismes d'aide ils vont être mieux ciblés je le cite avec par exemple la taxation du super profit qui est imposée par l'Europe et ce n'est pas une volonté de la France il a parlé donc d'aide mieux ciblée pour les française et européenne c'est d'ailleurs pour ça que nos taux ne s'envole pas et que les écarts de taux que nous avons par exemple nos voisins allemands ou d'autres ne s'envolent pas non plus simplement nous tous en européen nos taux remontent parce que nos politiques monétaires elles reviennent dans des eaux non mais elle reviennent dans des eaux normales les états très endettés alors comme la France c'est pas que c'est plus compliqué c'est que ça suppose d'être sérieux on ne peut pas faire n'importe quoi c'est pour ça qu'il faut une vraie stratégie pour rendre notre dépense publique plus efficace pour faire des vrais choix les vrais choix ça doit être quoi investir sur la santé sur l'école et que il suppose si on fait ses vrais choix de savoir les financer de manière sérieuse du coup Thomas qu'est-ce que tu penses de cette baisse cette volonté de baisse du déficit public la première chose que que je constate c'est que on a 5% de déficit très bien c'était à peu près le même déficit qu'on avait au sortir de la crise de 2008 à l'époque les Américains avaient un défi à 10%, ça a presque qu'ils ont d'ailleurs aujourd'hui donc ils soutenaient plus leur activité qu'est ce qu'on a fait en 2011 on a eu peur à 5% de déficit on a dit on suffisamment de relance l'impulsion budgétaire était plus faible que aux États-Unis comme c'est le cas aujourd'hui on fait de l'austérité et ça nous a amené à des taux de croissance à 0% et on a mis des années à revenir à notre niveau de richesse dans mon crise Macron en 2017 quand il se présente quand il présente son programme économique aux échos la première question est sur l'Europe et lui-même dit on a fait une mauvaise politique européenne on a voulu faire de l'austérité trop rapidement alors que les États-Unis faisaient une relance un peu plus forte il dit que c'est une erreur très bien il a constaté pourquoi il refait la même chose aujourd'hui c'est ça moi je me pose comme question parce que lui-même va vous dire oui pourquoi il refait la même chose il y a 5 % de déficit comme avant les dettes ont augmenté chez nous mais elles sont augmentées aussi partout vous savez une dette est relative à une autre un moment si ça n'augmentait que chez nous d'accord mais ça augmente partout tous les pays ont leur date qui a explosé les Etats-Unis en premier lieu donc là vous voyez pourquoi vous faites une politique de réduction très rapide des déficites parce que là son but il la redit c'est d'être à 3% de déficit à la fin du quinquennat exactement comme Hollande c'est exactement ce que l'on a fait pour quelles conséquence il y a eu des taux de croissance 0%, il a eu le chômage qui a explosé pendant tout son quinquennat parce qu'il a voulu réduire trop rapidement et déficit quand on est en période de crise on fait de la politique contracyclique c'est à dire qu'on soutient l'activité avec la baisse déficit pour avoir une reprise en V c'est ce que font les États-Unis là on a un rebond qui ressemble plutôt à une racine carrée c'est à dire qu'on a soutenu l'activité avec les déficits c'était très bien et puis hop maintenant on a une racine carrée parce qu'on va réduire trop rapidement et déficit et donc on va mettre un certain nombre d'années à ré atteindre un niveau de richesse par habitant similaire à celui qu'on aurait dû avoir c'est pas eu la crise du covid et ça c'est une erreur ça c'est une erreur et les prévisions en partie de de l'année prochaine c'est du en partie à cause de ça c'est dû à la guerre mais aussi en partie à cause du fait que on a un objectif de réduction trop rapide des déficites je dis pas qu'il faut aller à -20% de déficit je dis pas que le déficit n'existe pas j'ai pas que les dettes doivent pas être pris en compte je dis pas que l'inflation n'existe pas comme l'ancien ministre de l'économie du Venezuela ça c'est faux de dire ça faut pas rentrer dans les stéréotypes j'ai juste qu'on peut regarder les données les indicateurs et avoir et naviguer avec ces indicateurs l'inflation à 6 ou à 8 c'est pas un problème parce qu'il y a pas d'impact sur l'activité alors pourquoi on en fait un problème notre dette aujourd'hui elle n'est pas un problème parce que toutes les dettes ont augmenté il faut regarder l'évolution de notre dette par rapport aux autres et quand on regarde ça ça n'est pas un problème des déficits à 5% ou à 6 %, ce n'est pas un problème sachant qu'entre 5 et 6 vous avez des milliards vous pouvez injecter ailleurs pour soutenir l'activité donc pourquoi avoir des dogmes et dire ça doit s'arrêter là alors que d'autres pays n'hésitent pas à creuser en déficit c'est ça moi que je vais mettre en avant donc justement Emmanuel Macron par rapport à tout ça il disait qu'on était en crise qu'il fallait traverser la tempête en protégeant les plus faibles et l'industrie et en même temps garder le cap avec une France juste il raconte aussi que le choc sur l'ensemble des revenus a été de 85 milliards que c'est la moitié qui a été prise par l'État entre les boucliers la hausse des revenus 40% par les entreprises et 5% par les ménages et il raconte que pour faire ses économies il le dit il va falloir travailler plus plus longtemps et bah justement avec cette réforme des retraites pour gagner de l'argent qu'est-ce que tu penses de tout ce discours autour du travail autour du mérite c'est des mots vraiment qu'il a prononcé plusieurs fois durant toute l'interview travaille mérite en fait ce qui me fait ce qui me fait trop rire c'est qu'il y avait Sarkozy qui a dit au combien il est il soutenait Emmanuel Macron dans le JDD il y a quelques semaines là vous avez Sarkozy qui nous est travaillé plus pour gagner plus Emmanuel Macron il dit Grosso travailler plus pour gagner moins puisque une grosse partie de votre travail est bouffée par la hausse des prix aujourd'hui puisqu'il veut pas indexer repris et puis après dans la vision globale des choses en fait il y a 5 millions de chômeurs il y a plein de gens qui ont des des qui travaillent dans des secteurs précaires et qui eux voudraient avoir accès effectivement à l'emploi et un emploi un emploi stable il faudrait peut-être aussi penser à ces gens-là et là on serait plus nombreux à travailler l'important c'est pas aussi très longtemps mais c'est d'être plus plus nombreux à travailler et la dernière des choses c'est qu'il est pas du tout en phase avec la société actuelle ce qui nous a vendu en 2017 Macron c'est l'ubérisation de l'économie qui allait nous sauver visiblement ça nous a pas trop sauvé puis aujourd'hui on se rend compte qu'il y a un certain nombre de gens qui veulent plus travailler qui veulent changer de boulot qui veulent avoir un sens à leur travail ça rejoint ce qu'avait dit le super livre bullshitjob de David Graber ou d'autres comme monsieur casselic avait écrit et la révolte des premiers classes il y a un certain de gens aujourd'hui qui qui veulent travailler qui est un sens voilà qui qui se rende compte que parfois il travaille dans une entreprise et ils savent pas vraiment pour qui il travaille ou que même il travaille pour des gens qui jouent contre eux quand vous êtes dans un dans le raffinage vous travaillez beaucoup et puis vous voyez que le patron il a un salaire énorme que vous voyez que les actionnaires gagnent beaucoup d'argent vous vous demandez pour qui vous travaillez vraiment et vous perdez des fois en votre travail et le management dans le privé comme dans le public a fait que certains aiment leur travail ils en ont été dégoûtés donc avant même de dire aux gens travaillent plus longtemps faites en sorte qu'il soit heureux d'être dans leur travail et mettez pas un certain nombre de lois qui fragilisent aujourd'hui leur travail la loi travail a fragiliser les gens dans leur travail le management public et les réformes que Macron portait et a toujours finalement porté dans son ADN on fragilisait les gens dans le secteur public comme dans le le secteur privé la dénonciation du travail des fonctionnaires on fragilisé les gens et aujourd'hui il y a des il y a des carrières il y a des gens qui ne veulent même peur à des carrières de fonctionner dans certains secteurs parce que on les a tellement stigmatisés etc que je pense qu'il n'arrive plus à avoir leur travail comme un travail utile alors que leur travail et très utile et puis après il casse l'assurance chômage pour faire en sorte que voilà les gens qui perdent leur travail et moins de protection donc vous voyez quand on quand on casse l'ensemble du cadre du travail on peut pas demander après aux gens travailler plus on peut pas dire aux gens de travailler plus longtemps surtout quand on marché du travail qui ne veut plus des gens de plus de 55 ans donc il y a un vrai problème il y a une déconnexion vraiment entre ce que veut la société je pense et ce qu'il présente et les chiffres aussi sur la qualité du travail et au combien le travail des labres les gens et ainsi de suite et la volonté de les faire travailler plus longtemps le jour en travaillant dans de bonnes conditions pour en discuter mais on est très très loin et puis je le rappelle on l'a dit plein de fois sur cette antenne mais les économies annoncées sur les retraites sur les chômage parce qu'on a besoin de faire des économies ces cris noir sur blanc elles vont aller pour soutenir encore et toujours les entreprises donc je peux faire le redire parce que c'est que je pense que c'est quelque chose qu'il faut qu'on martèle pour finir Emmanuel Macron a exprimé sa colère quant à la motion de censure qui avait été déposée par la nups et qui a été votée également par le rassemblement national et qui a manqué de 50 voix pour être voté majorité le Président c'est énervé sur France 2 et à parler de cynisme et de désordre avec la nups et le RN main dans la main je le cite qu'est-ce que tu penses de je trouve bon c'est du cinéma parce que beaucoup de lois qu'il a mis en avant étaient voté avec le rassemblement national et même Bruno Le Maire des des on a vu des des lois même quand il était encore chez républicains ont été votés avec Marion Maréchal-Le Pen tout le monde le sait ça donc il y a il y a là-dessus faut arrêter de pointer du doigt quand ça nous arrange j'ai des des ambiguïtés que que eux ont déjà ont déjà pratiqué mais après il faut quand même se rappeler une chose c'est que Macron ne s'est fait élire que grâce à la division son projet c'est un tiers de des Français c'est pas plus et après c'est le combat contre l'extrême droite la division des uns et des autres la division européenne des gens à la division à LR pour les récupérer puis après on repousse de chaque côté pour qu'il y ait deux extrêmes voilà c'est ce qu'on dit et puis après on on fait en sorte que ces deux extrêmes ne se rencontrent jamais mais ne se rencontreront jamais ils sont à l'opposé en réalité mais on fait vraiment en sorte que il se rend compte jamais en désignant toujours en disant oui attention il faut faire le barrage le barrage le barrage et là je pense que quand il y a eu la nupesse c'est une première chose qu'il a dérangé parce qu'il tient ils ont réussi à s'entendre alors que personne ne pensait qu'ils arriveraient à s'entendre y compris moi je pensais pas comme quoi le fait de d'avoir un poste rapidement permet de s'entendre parfois mais ils ont réussi à s'entendre ce qui a dû faire peur et là pour la première fois il y a eu un une motion de censure personne n'y pensait j'y croyais pas non plus mais qui s'est fait et donc il se dit voilà ma politique ne repose que sur la division des uns et des autres si un moment la droite se joint à eux ou la droite commence à être d'accord dans des discussions c'est ce qu'on a vu dans certaines discussions la droite était d'accord pour que on remette l'exit tax la taxe sur les dividendes ça venait quand même de de partie de droite donc si je dis à force de discuter avec des gens même je perds mon aile de droite c'est pas bon du tout quoi donc il faut absolument soit passer en force soit divisé diviser divisé parce que Macron ne tient que par la division ça fait déjà à moi et demi que nous avons lancé notre grand projet d'antenne 24/7 et de télé libres et indépendante aux médias on est transparent et ce grand projet est votre média sont menacés cette belle émission l'instant Porcher ou déconstruire l'économie et donner du pouvoir à tout à chacun vous êtes primordial et menacé on lance un appel pour soutenir une information différente nous avons comme objectif une campagne de don à hauteur de 200000 euros ça paraît énorme mais en fait c'est rien comparé au télé des milliardaires et pour pouvoir faire vivre toute l'équipe et lui permettre de vous fabriquer une information indépendante pour celles et ceux qui le peuvent on compte sur vous sur le média-tv.fr cela soutien nous sommes ravis de décrypter l'actualité avec Thomas et vous chaque semaine merci de toujours nous suivre pour tous vos commentaires et vos pouces en l'air sous la vidéo spectateurs abonnés donatrice et sociaux je vous dis à la 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Emmanuel Macron