Les maires ont-ils eu raison de boycotter la conférence sur les finances publiques de Bayrou ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que le lien est rompu entre l'exécutif et les maires ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelle est la raison du boycott et la demande au Premier ministre ?
- 7:00RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il faut agir maintenant au lieu d'attendre juillet pour les solutions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Muriel FabreFait
« Nous ne produisons pas assez et nous ne travaillons pas assez. Nous nous dépensons trop par rapport à nos recettes. »
- 8:00Muriel FabreFait
« La dette des collectivités n'a pas augmenté depuis 30 ans. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les vraies voix sudradio, le code projecteur des vraies voix. L'association des maires de France dit non à l'invitation. Nous ne produisons pas assez et nous ne travaillons pas assez.
Nous nous dépensons trop par rapport à nos recettes. La réunion du comité d'alerte apparaît davantage comme une séquence de communication destinée à exposer les analyses du ministère de l'économie et des finances. C'est comme si chaque français devait à sa banque près de 50000 €.
La MF alerte depuis longtemps sur la dérive des comptes publics. Elle a déjà formulé de nombreuses propositions pour changer radicalement d'approche. L'association des maires de France a donc boycotté cette conférence sur le budget de François Bairrou.
La MF indique ne pas vouloir jouer les les figurants d'une séquence de communication et elle a réclamé en vain cet ordre du jour détaillé qu'elle n'a visiblement jamais reçu. Alors parlon. Est-ce que le lien est rompu et l'exécutif ?
à cette question. Les maires ont-ils eu une raison de de boycotter la conférence sur les finances publiques de François Bairou ? Vous dites oui à 95 % voulez réagir hade et les vraies voix attendent vos appels au 0826 300300.
Muriel Fabre était avec nous secrétaire général de l'association des maires de France et maire de l'emperime dans le barin. Merci madame le maire ou madame la secrétaire générale d'avoir accepté notre invitation. Philippe Bilger.
D'abord bonheur de revoir madame la secrétaire générale. Ensuite, j'ai assisté à l'essentiel de la conférence de François Bairou et j'avoue que j'ai toujours eu un faible pour lui. J'ai beaucoup aimé les modalités elles-mêmes du débat et la manière dont il a impliqué les ministres qui étaient avec lui dans cette discussion.
D'autre part, il a répondu à cette abstention de la MF que il y avait des maires présents dans la salle et autour de lui et lui-même l'était. Mais une fois que j'ai dit cela et que je peux donner l'impression d'approuver la de désapprouver la MF, je voudrais dire ça très rapidement deux points sur lesquels je trouve que François Baïou a peut-être tort. D'abord, je l'ai dit tout à l'heure, connaître la vérité, faire le diagnostic ne permet pas d'agir.
Il y a un saut entre la connaissance, la lucidité et la capacité d'action. L'action, ça vient après et il faut l'avoir, l'énergie de l'action. 2e élément, je suis dernier élément, je suis frappé de voir à quel point François Bairou adore les acte préparatoire, l'alerte, le diagnostic, mais j'avais envie de lui dire en toute pindestie mais pourquoi vous nous faites attendre juillet pour nous donner les solutions au sujet desquels vous avez déjà réfléchi ?
Excusez-moi, c'est du teasing quand 4 mois, ça permet aux gens vraiment de la pression de monter. Loï le floc prijent. Euh moi je suis en en désaccord profond avec euh la façon de faire.
Aujourd'hui, il est temps d'agir. Nous sommes dans une situation dramatique. C'est pas la peine de dire nous sommes une situation dramatique mais on va attendre 4 mois.
On sait ce qu'il faut faire. Il faut arrêter de dire au français "On va réfléchir, on va réfléchir." On savait bien que sur les retraites c'était impossible de revenir en arrière.
Bon, on les a on leur a dit maintenant on va faire une grande un conclave et on va on va voir si c'est possible. On sait bien que c'est pas possible. Là, on est au pied du mur.
Est-ce que vous voulez sauver les entreprises françaises ou non ? H c'est ça le sujet. Et les entreprises françaises sont en train de de crever.
Alors, est-ce que vous voulez les sauver ou pas ? et et le nombre d'entreprises, c'est quand même nombreux, c'est 2005 au moins. C'est de tous ordres, hein, dans euh depuis euh les la CPME de grandes entreprises et tout et toutes les autres, nous sommes en état de difficultés énormes.
Il faut agir. Et agir pour nous, c'est permettre d'avoir les la possibilité de travailler. Et je répète, si jamais nous continuons à avoir ce nombre de personnes et cette bureaucratie qui nous empêche de travailler, nous avons des fer au pied.
Nous ne pouvons rien faire et c'est ça qui est en train de se passer aujourd'hui. Jean deidour. Oui.
Alors moi j'aurais j'aurais une question pour pour madame la la secrétaire générale, c'est de mieux comprendre en réalité le le le la raison de de ce boycotte et de de mieux comprendre quelle est la demande de cette association des maires de France au premier ministre. C'est vrai que j'entends la la question, est-ce qu'il y a une une rupture entre l'exécutif et et les maires de France ? Et si c'était le cas, c'est vrai que pour un citoyen lambda, c'est quand même angoissant parce que l'exécutif, c'est hyper important et le maire aussi, c'est quand même le premier le premier élu que l'on que que le le fameux élu de proximité précisément, 35000 communes en France.
Et j'aimerais mieux comprendre qu'est-ce qui est reproché à à à l'exécutif et peut-être même ce qui est demandé, c'est que les collectivité territoriales ont de plus en plus de frais à assumer et j'aimerais y voir plus clair. On va lui poser la question Buriel Fab qui est avec nous, secrétaire général de l'association des maires de France et maire de l'empertime dans le dans le Barin. Alors qu'est-ce qui est quel est le problème aujourd'hui ?
En fait en fait c'est c'est pas une une rupture hein parce que l'association des maires de France elle a toujours été très claire à ce sujet. Elle souhaite toujours avoir un un dialogue avec avec l'État qui soit permanent mais qui soit franc et surtout qu'on soit écouté. Aujourd'hui, effectivement les conditions dans lesquelles nous pouvions nous inscrire dans cette réunion n'étaient pas réunies.
On souhaitait avoir un ordre du jour, on souhaitait pouvoir travailler concrètement euh aux propositions qui pouvaient émaner du du gouvernement. On voulait avoir un état des lieux qui soit pertinent et précis, ce qui n'était pas tout à fait le le cas non plus. et on voulait une vraie concertation et ne pas être dans une espèce de grand messe comme on en a pu en avoir depuis depuis quelques temps.
On a on a assisté à nombre de réunion depuis 2 ou 3 ans sur les finances locales et force c'est de constater qu'aujourd'hui il y a toujours pas eu de résultats concrets ou en tout cas bah d'évaluation des éléments qui ont été pris lors de ces réunaux. Donc aujourd'hui pour l'association des maires de France, on souhaitait vraiment qu'on soit présent pour être utile en fait parce que lorsqu'on parle aujourd'hui de redressement des des comptes publics de l'État, c'est vrai que le gouvernement a souvent fait preuve d'éléments très pertinents dans ce qu'il pouvait mettre en place, mais aussi d'éléments qui étaient, je dirais les ponctions aujourd'hui sur les collectivités. On a eu pour 2025 près de 7 milliards d'efforts qui ont été demandés aux collectivités.
On sait qu'il y a eu énormément de sollicitations de la part des collectivités pour diverses raisons alors qu'on l'a toujours dit qu'on l'a toujours rappelé que les collectivité n'était pas la cause aujourd'hui de la dette de l'État et des et des dépenses publiques. Donc on ne peut pas juste être présent et ensuite assister à des petites des petits patchs ou des petits pensements de mesurettes proposé par le gouvernement alors que derrière l'association des maires de France a fait des propositions, continue de faire des propositions et qu'elle n'est toujours pas entendue. C'est pas un coup de force, c'est juste à un moment donné de se dire qu'on veut réellement être entendu et ce n'était pas une vraie réunion de travail.
Preuve en est d'ailleurs des conférences de presse qui ont suivi. Est-ce que est-ce que vous avez écouté le discours du premier ministre et est-ce qu'il y a des choses avec lesquelles vous êtes d'accord en tout cas sur ce constat ? Bah, on sur le constat d'un point de vue d'un point de vue général, bien évidemment sur le fait qu'aujourd'hui il ne faut pas redresser euh les comptes de l'État avec une augmentation de la fiscalité bien évidemment, mais la le point dur aujourd'hui c'est bien la réduction des dépenses publiques et la réduction des dépenses publiques ne doit pas forcément passer par une réduction drastique des dépenses publiques des collectivités.
Je pense que c'est là aujourd'hui où l'équilibre ne se ne se fait pas. On a besoin aujourd'hui et on on l'a dit de moins de normes. L'excès de normes aujourd'hui nous étouffe et nous et est extrêmement coûteuse.
Le CNL l'a encore rappelé, les les normes qui ont été produites en 2024, c'est 1,6 milliards de coûts pour les collectivités en plus. Donc il faut un véritable moratoire dans ce cadre là et on l'a pas suffisamment entendu, me semble-t-il dans dans dans les propos du premier ministre. Ensuite, là où euh il me semble et je crois que c'est d'ailleurs la la ministre de de l'économie qui l'a rappelé, la question aujourd'hui de des organismes qui sont coûteux, inutiles.
Là aussi, c'est un vrai sujet et l'association des maires de France est aussi en phase avec cette proposition. Mais par contre la question aujourd'hui des ponctions ou de la recentralisation des finances des collectivités locales vers l'État, on a vu que ça ne sert à rien. On le voit typiquement, c'est-à-dire que aujourd'hui nous on continue à contribuer au redressement des comptes publics et déficit de l'État continue de s'accélérer.
Muriel Fabre, vous êtes élu à l'amper Time, donc dans le Grand Test et ça rue dans les brancards. Dans le grand test, là c'est pas les maires c'est les présidents de conseil départementaux qui ne veulent pas que l'État leur impose de nouvelles dépenses sociales. Est-ce qu'il y a pas une bronca de nombre d'élus locaux aujourd'hui ?
Ah ben je pense que la bronca elle date elle date pas d'aujourd'hui. Elle avait déjà commencé en 2023, elle avait continué en 2024 notamment lorsque les premiers prémisses sur la la loi de finance initiale faisaient montre d'une volonté en fait de récupérer de l'argent sur les collectivités. Et puis c'était toutes ces maladresses, vous savez cette vision des collectivités qui sont assis sur un T d'or, qui dépensent très mal, qui font trop de repoints, je caricature mais mais on en est on en est pas loin aujourd'hui.
Alors qu'on le sait, la dette des collectivités n'a pas augmenté depuis 30 ans. Euh elles sont euh soumises à la règle d'or qui veut un équilibre entre leurs recettes et leurs dépenses. Il n'est absolument pas le cas de l'État.
Elles ne peuvent endetter que s'endetter, pardon, que pour l'investissement et non pas pour le fonctionnement, ce qui n'est pas le cas de l'État. Et en parallèle de ça, on nous demande de réduire nos dépenses et l'État continue de nous faire en sorte qu'elles augmentent. Un sujet qui a été euh je dirais aussi un sujet d'injustice profond pour les MESA, c'est la question de la Cénercel, la cotisation retraite pour nos agents qui se voit augmenter de trois points années jusqu'à une trajectoire de près de 12 points qui est une décision totalement inique et qui ne sert aujourd'hui qu'à alimenter un puissant fond.
Donc on continue en fait à vouloir faire en sorte que les collectivités participent à ce redressement. ce qu'elles veulent bien faire mais dans une vision très euh avec un un modèle totalement différent, c'est-à-dire avoir une revue des dépenses et une revue des recette et savoir si effectivement aujourd'hui la totalité des contributions des collectivités euh territoriales sert à quelque chose et ça on en a pas la moindre preuve à ce moment-là. Merci beaucoup Muriel Favre d'avoir accepté cette invitation à secrétaire général de l'association des maires de France et maire de l'empare Time dans le Barin.
Merci beaucoup. Merci Philippe Binger, merci Jean-Dorido, merci beaucoup Loï le Flog Prégent, vous restez avec nous dans un instant, on va parler euh d'emploi avec les emplois saisonniers et mes invités dans quelques instants et vous retrouvez Philippe David à partir de 20h pour le football. Ah oui !
Et puis là, ce sera très chaud, hein. 1 heure du coup d'envoi de Aston Villa, Pariss-Germain. Qui c'est qui va gagner ? le PSG bien sûr.
À tout de suite. [Musique]
François Bayrou