INTERVIEW CAROLE DELGA SUR 100% RADIO
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Bonjour, bonjour à tous, c'est Wilfried, nous sommes ensemble pour une émission spéciale pendant une heure avec la présidente de la région Occitanie. Vous pouvez lui poser toutes vos questions sur 100%.com au 0563 98 61 60. Carole Delga, bonjour.
Bonjour.
Alors merci d'être là, on va passer une heure ensemble et tenter d'expliquer cette crise, de rassurer nos auditeurs aussi et peut-être parler de l'après des confinements, se projeter sur la vie d'après pour ce faire. Les auditeurs nous ont posé pas mal de questions, ils vont nous en poser, vous vous en posez, vous y répondrez avec Brice Vidal à mes côtés de la rédaction de 100%. Bonjour Brice Vidal.
Bonjour à tous.
Alors vous allez parler de la gestion de cette crise du coronavirus par le gouvernement, gouvernement dont vous n'êtes pas forcément proche, on aura l'occasion d'en reparler. Ma première question, Carole Delga, comment allez-vous ?
Je vais très bien, mais j'espère que vous également ainsi que tous vos auditeurs, donc j'espère que nous sommes tous en pleine forme en respectant bien sûr toutes les mesures de confinement et de sécurité sanitaire.
Les gestes barrières seront respectés jusqu'à 10h, Madame la Présidente. Et merci d'avoir accepté notre invitation comme Louise Attac, qu'on écoute tout de suite ton invitation, on se retrouve juste après. Sur 100% jusqu'à 10h, nous recevons Carole Delga, Présidente de Région. Carole Delga, on en parlait tout à l'heure, on respecte les gestes barrières puisque vous êtes à l'hôtel de Région. Brice est dans un studio à Toulouse et moi j'ai mon studio également, donc nous sommes tous ensemble. D'ailleurs merci à toute l'équipe de 100% pour avoir réalisé cette émission.
Alors Carole Delga, vous allez répondre aux auditeurs de 100% mais également aux questions de Brice Vidal de la rédaction de 100%.
Oui, bonjour Madame Delga, bonjour à tous. Alors évidemment on respecte la distanciation sociale, on n'est pas tous au même endroit. Carole Delga, vous présidez la région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée depuis 2015. Pour faire simple, la région c'est 3,5 milliards d'euros de budget à la compétence sur le développement économique, les transports, l'aménagement du territoire, la gestion des lycées, quelques domaines de la santé, du social, de l'éducation ou du numérique. Mais on verra que la région ne peut pas tout faire non plus ou pas seule. En tout cas par exemple, les hôpitaux ce n'est pas la région, c'est l'État, ça c'est pour que tout le monde comprenne bien.
Les collectivités locales vont a priori prendre un rôle de plus en plus important dans cette crise. Alors deux questions en une, Carole Delga, quand avez-vous compris l'ampleur de la crise actuelle et quelles ont été les premières mesures prises par la région ?
J'ai compris l'ampleur de la crise lorsque le samedi soir à 20h, le Premier ministre a pris la parole indiquant qu'il y allait avoir sous 4h 400 000 restaurants, cafés qui allaient fermer. C'est pourquoi immédiatement j'avais demandé aussi que soit annulé le premier tour des élections municipales parce que j'avais passé quelques coups de fil après l'intervention du Premier ministre, de part de réseau ministériel que j'ai gardé.
Et là j'ai compris que nous étions face à une crise sanitaire majeure et qu'il était déraisonnable de maintenir le premier tour des municipales parce que nous devions mettre en place toutes les questions de distanciation et ne pas favoriser le regroupement de personnes. Donc nous avons très rapidement agi, nous avons commencé à y travailler vraiment dès le dimanche parce que moi j'avais bien perçu que nous allions aller vers une situation qui était très très difficile. Et donc avec mes équipes nous avons commencé à réfléchir comment nous pouvions aider bien sûr tout d'abord nos lycéens pour avoir la continuité pédagogique.
Je rappelle que la région fournit les ordinateurs à l'ensemble des lycéens. Donc ce qui permet pour tous ces jeunes d'avoir la même qualité d'ordinateur avec les mêmes programmes pédagogiques. C'est un vrai vecteur d'égalité, d'égalité des chances. Nous avons commencé aussi à travailler sur des aides aux entreprises. Et puis dès que nous avons eu vraiment la connaissance précise de la situation sanitaire, eh bien ça a été la recherche de masques. Et donc la région a commandé 10 millions de masques et on nous les livre là au fur et à mesure. Aujourd'hui c'est près de 2 millions qui sont déjà livrés sur l'Occitanie.
Alors justement Madame la Présidente, une problématique qui préoccupe évidemment la population, ce sont les masques et on a Didier avec nous du côté du Standard. Didier qui est directeur d'un établissement d'enseignement dans le Tarn. Bah Didier, allez-y, présentez-vous et posez votre question à Madame la Présidente.
Bonjour Madame Delga, bonjour à tous. J'aurais dû dire bonjour Madame la Présidente parce que je suis proviseur d'un lycée professionnel du bâtiment. Alors nous accueillons des jeunes majeurs isolés et des élèves issus des familles très défavorisés. Avez-vous prévu la possibilité de créer des procédures exceptionnelles pour aider ces jeunes ? En plus des dispositifs existants comme les fondateurs de la restauration et l'internat, je m'explique, nous avons des jeunes majeurs vivant seul en appartement où certains prenaient notamment leur repas chez eux, donc ils sont externes, donc ils ne sont pas, pour rester accompagnés par les fonds sociaux.
Du coup ça déclenche automatiquement l'aide à la restauration et là c'est pas le cas. Concernant les masques, une petite information, nous avons livré 800 masques FFP3, c'est pas des FFP2, c'est encore mieux, aux hôpitaux de Castres. Voilà, donc l'idée aujourd'hui c'est comment allons-nous accompagner ces jeunes ?
Alors en plus Madame la Présidente, vous allez répondre aux petits oiseaux de chez Didier en plus.
Oui, je suis à la haute vallée de l'Odeur.
D'accord, très bien. Bonjour Monsieur le Front Viseur. Donc la réponse c'est que nous allons travailler en fait avec les associations caritatives pour permettre à tous ces jeunes adultes, à toutes les familles aussi de nos lycéens, de pouvoir s'approvisionner en produits locaux et qui sont frais. Donc cela va être mis en place la semaine prochaine. Je réunis donc cet après-midi l'ensemble des réseaux régionaux d'associations caritatives parce qu'ils ont un maillage au plus près de nos habitants.
Et ainsi il y aura à proximité de ces jeunes, des familles, des lycéens, mais de toutes celles et de tous ceux qui ont besoin d'un coup de pouce pour s'alimenter, des produits de nos agriculteurs d'Occitanie. Nous avons commencé à y travailler avant-hier avec la Chambre régionale d'agriculture. Les chambres départementales aussi vont bien sûr nous aider à ce sujet. Donc là il y aura de l'alimentation de qualité grâce au talent de nos agriculteurs et qui sera distribué au plus près de ces jeunes et des familles qui en ont besoin.
Merci. Didier ? Merci Madame la Présidente. Simplement une information, est-ce que les établissements scolaires pourront recevoir ces denrées ? Alors il va falloir le calais avec vos agents. Je ne sais pas comment vous avez prévu la distribution justement de ces aliments.
La distribution de ces aliments se fera prioritairement dans le réseau des associations caritatives. Et donc s'il y a la nécessité de pouvoir les mettre dans nos lycées, nous y travaillerons. Mais là nous ferons vraiment du sur-mesure.
Merci Didier. Merci Carole pour votre réponse. Une question également, et là on part tout de suite dans le Tarn-et-Garonne, la région à l'honneur, avec une question sur les masques encore, celle d'un lycéen de l'établissement Antoine Bourdel. Il s'appelle Alain.
Bonjour, je me présente. Je suis Alain, lycéen au lycée Antoine Bourdel. Et j'aimerais savoir comment les gestes barrières se feront respecter dans les établissements scolaires. Il faut savoir qu'à Bourdel, nous avons les toilettes qui ont été fermées avant le confinement. Nous n'avons pas pu nous laver les mains comme on l'aurait souhaité. Comment ça sera respecté à la fin du confinement ? Et est-ce que nous serons vraiment sûrs d'avoir les masques ?
Alors tout d'abord, je rappelle à Antoine qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'obligation de porter de masque pour la population. Et que concernant les règles sanitaires, elles seront bien entendu respectées dans l'ensemble de nos lycées, avec l'ouverture bien sûr des sanitaires pour pouvoir se laver les mains, avec la présence aussi de gel hydroalcoolique, avec la distanciation qui va devoir être mise en œuvre. Pour l'instant, je n'ai pas plus d'informations. Nous avons une réunion de travail dans deux heures avec les recteurs et nous attendons d'avoir des consignes du ministre de l'Éducation nationale.
Mais c'est vrai que pour l'instant, nous ne comprenons pas bien comment nous allons pouvoir réouvrir les lycées. Je rappelle que dans nos lycées, ce sont 1 000 ou 1 200 élèves qui sont ensemble. On monte même jusqu'à un lycée qui est à Montpellier de 3 000 élèves. Et donc, nous avons cette question de la distanciation. Nous attendons les consignes du gouvernement qui tardent un peu à venir.
Alors, on a énormément de questions à ce sujet. Alors, la région n'est pas autorité dans l'organisation de la vie scolaire à proprement parler, effectivement. Carole Delga, vous l'avez rappelé. On a beaucoup de questions sur les masques, l'école. On a Aurélien de Florentin dans le Tarn qui nous dit, est-il possible que des écoles restent fermées jusqu'en septembre, voire jusqu'en juin ou jusqu'en septembre ? Stéphanie de l'Île-Jourdin nous dit, je suis immunodéprimée, je n'ai pas de masque pour me rendre à mon suivi médical. On a Fanet, de l'Aude aussi, de Masse Sainte-Puelle, qui a le même problème. Elle est assistante maternelle. Alors, Carole Delga, beaucoup de problèmes sur les masques.
Pas de stock stratégique en France. Des masques produits à l'étranger. On a clairement perdu nos capacités de production à ce niveau-là. Le Président a évoqué des relocalisations. Est-ce que c'est nécessaire ? Est-ce qu'on va devoir fabriquer des masques ici ? Est-ce que le monde sera moins mondialisé ? Le monde d'après ?
Dans le plan que nous avons voté début avril, nous avons bien sûr mis comme priorité la relocalisation sur les activités sanitaires, mais également sur la question alimentaire. Donc là, nous sommes, pour vous donner des exemples, en train de travailler avec plusieurs industriels pour créer des usines qui vont pouvoir, en Occitanie, fabriquer des masques. Et là, je vous parle de quantité très importante parce que nous serions, avec la totalité des projets, sur plus de 30 millions par mois de production de masques en Occitanie, ce qui permettrait de retrouver une autonomie nationale sur vraiment ces équipements sanitaires.
Et puis, c'est la question aussi de savoir valoriser les circuits courts. Nous avons créé une plateforme régionale qui s'appelle donc Alimentation Occitanie Solidarité, où nous pouvons là aussi mettre en liaison nos agriculteurs avec les livraisons à domicile de bons produits. Et je pense que nous devons bâtir ce nouveau monde. Nous avions vraiment mis en place, dès le mois de décembre, un dispositif pour l'Occitanie en 2040, c'est-à-dire avoir un nouveau modèle de développement qui soit moins consommateur de terres agricoles, d'énergie, qui crée plus de liens, c'est-à-dire qu'il y ait plus de transports collectifs, plus d'énergie renouvelable.
Et puis, nous le voyons à travers cette crise, il est nécessaire d'avoir plus de décentralisation, c'est-à-dire plus de pouvoir localement. La situation, elle ne peut pas se gérer depuis Paris. Il faut qu'il y ait de l'autonomie aussi dans la décision au niveau local.
Justement, Madame la Présidente, consommons local, consommons régional. Nous devons faire la promotion de quelques produits maintenant. Et on se retrouve dans un instant sur 100% avec Carole Degas, présidente de la région Occitanie. Vous lui posez toutes vos questions sur 100%.com ou 0563 98 61 60. A tout de suite. Sur 100%, nous sommes avec la présidente de région Carole Degas. Elle répond à toutes vos questions sur 100%.com 0563 98 61 60. Et tout de suite, une question de Laurence qui habite à Toulouse. Bonjour Laurence.
Bonjour à tous. Bonjour Madame Degas. Je voulais vous alerter sur la situation actuellement des étudiants infirmiers de la région d'Occitanie. Je voulais vous alerter en tant que maire, mais bien au-delà, parce que ces étudiants sont au front depuis le début, depuis le 16 mars. Ils ont accepté de très nombreuses choses, même si la région est moins touchée, heureusement, par la pandémie que le reste de la France. Ils ont accepté du jour au lendemain d'être mis en stage. Ils ont accepté de s'isoler de leurs parents et d'être tout seuls dans les appartements depuis maintenant presque quatre semaines.
Ils ont accepté de travailler en tant qu'être soignant, alors que normalement, ils n'ont pas le droit. Ils ont accepté de travailler souvent avec un masque par jour, en EHPAD, un renfort auprès des personnes vulnérables. Ils ont accepté d'avoir les mains rougies, voire crevassées par l'utilisation du gel hydroalcoolique. Donc voilà, ils ont accepté de nombreux sacrifices. Mais là, pour l'instant, ils ont du mal à accepter le manque de considération et de reconnaissance, qu'elle soit symbolique ou financière, de la région et de l'ARS. Voilà, alors ma question, c'était, voilà, les étudiants infirmiers, ils se sentent oubliés par la région.
Ils sentent qu'ils n'ont qu'une reconnaissance et ils se sentent oubliés et mis à l'écart et ils sentent que personne ne parle d'eux. Voilà, alors je voulais demander à Mme Delga voilà, s'il n'y a eu aucun communiqué, aucune chose faite, aucun remerciement à leur égard. Ils sont au front, ils sont déboussolés. Ils ont aussi peur d'aller travailler. Et voilà, je voulais poser deux questions. La première, de très, très nombreuses régions. Alors évidemment, Ede-France, Grand Est, les régions poussées, mais également Bourgogne, les régions du Sud, elles ne veulent pas toutes les rémunérer. On demandait à Mme Pénéco de débloquer les fonds de PIC afin de les rémunérer de façon convenable.
Je voulais savoir si Mme Delga comptait faire une telle demande auprès de Mme Pénéco afin de débloquer les fonds nécessaires pour les rémunérer, non plus 80 centimes de l'heure pour le travail qu'ils effectuent, mais à la hauteur du travail qu'il leur est demandé. Ça, c'est la première question. Et dans un deuxième temps, les ARS ne disent rien. Ils sont paumés, ils ne savent rien sur leur partiel. Ils sont mis de côté. Et enfin, je sais que les régions de France, c'est les 19 qui sont engagés de leur côté à eux sans débloquer les fonds nationaux. A donner des primes aux étudiants paramédicaux et je voulais savoir ce qu'il en était par rapport à la région Occitanie. Voilà, merci.
Alors bonjour Laurence, je comprends tout à fait que vous réagissiez fortement en tant que maman, mais quand vous indiquez que la région Occitanie oublie ses étudiants infirmiers, ce n'est pas vrai. Je me permets de vous rappeler que les aides qui sont données à nos étudiants de façon globale en temps normal sont parmi les plus élevés de France. Il n'y a pas beaucoup, comme on vous l'indiquait, de régions qui ont mis en place des indemnités complémentaires. Ce sont les régions qui sont les plus touchées, comme vous l'avez indiqué.
Mais pour autant, nous reconnaissons en effet cet engagement qui est remarquable pour les étudiants infirmiers qui, dans le cadre de leur stage, sont en première ligne sur les cellules de Covid-19. Et c'est pourquoi nous avons décidé qu'à partir de la semaine prochaine, puisque là, c'est une période de vacances, il y aura bien en fait une indemnité pour les étudiants qui, dans le cadre de leur stage, que ce soit les infirmiers ou les aides-soignants, ils puissent bénéficier d'une indemnité complémentaire de 1 200 euros par mois du moment qu'ils sont dans des cellules Covid-19. Nous reconnaissons, bien entendu, ce grand engagement.
Et concernant la question des partiels, mais vous le savez, si vous êtes maman d'un élève ou d'une élève infirmière, la région ne définit pas les conditions de passage des examens. C'est au niveau du ministère de l'Enseignement supérieur et de l'Agence régionale de la santé. Et dès que nous aurons les décisions des ministres, bien entendu, ils seront communiqués aux étudiants. Donc, je tiens à le dire publiquement, nous avons déjà parlé, contrairement à ce que vous dites, de la mobilisation de l'ensemble des personnels soignants. Et dans les personnels soignants, il y a les professionnels qui sont en activité, mais il y a aussi nos étudiants.
Donc, clairement, nous leur sommes reconnaissants. Nous le prouverons à partir de la semaine prochaine pour leur implication et avec une rémunération financière. Mais surtout, je tiens à vous rappeler que la région Occitanie, c'est la région qui investit le plus pour les conditions d'études. C'est-à-dire que c'est en Occitanie que les écoles d'infirmiers et d'infirmières ont les meilleurs équipements. C'est le premier budget des régions de France pour les écoles d'infirmiers et d'infirmières, d'aides-soignantes. Donc, nous sommes tout à fait conscients du rôle stratégique que vont avoir à jouer ces jeunes dans notre système de santé. Nous leur en sommes reconnaissants et nous leur prouvons.
Oui, je veux juste quand même rajouter que les étudiants infirmiers qui sont au front et qui n'ont pas été confrontés à un secteur Covid, donc ceux qui sont à l'hôpital de Montauban, dont vous avez entendu parler, ou l'hôpital d'Albi, ou dans d'autres secteurs hospitaliers qui se sont isolés depuis la famille, depuis quatre semaines, qui sont dans les états, qui sont auprès des personnes âgées, qui font du travail d'aide-soignants pour réunir avec 80 centimes de l'heure. Tous ces étudiants-là ne définiront pas d'une indemnité compensante prise.
Merci en tout cas, Laurence, pour ces quelques mots. Carole Delga, vous venez de l'annoncer, donc une enveloppe qui est débloquée pour les étudiants infirmiers en Occitanie. C'est une info que vous nous livrez aujourd'hui. Et être soignant. Le gouvernement, Carole Delga, a été très critiqué pour sa gestion de la crise. Il y a eu beaucoup d'erreurs de communication. Comment globalement, quelle a été votre lecture de l'action gouvernementale ? Très, très rapidement pour la réponse. Merci.
Il faut être clairement dans l'unité nationale. C'est pour ça que je ne me permets pas de commentaires. Nous devons agir tous collectivement. Donc, c'est ce que nous faisons en Occitanie. Quand nous serons sortis de cette période très délicate, en effet, nous aurons un bilan et des corrections très très fortes à emmener. Il y a eu une impréparation, aussi une cacophonie dans les expressions au niveau national. Mais l'heure n'est pas à la critique. L'heure, elle est d'amener des solutions à nos citoyens et à nos entreprises.
Nous allons aborder également le sujet économique. Le président annonce un déconfinement progressif à partir du 11 mai. Alors, beaucoup d'entrepreneurs sont dans le rouge. Une question, justement, d'une auditrice relative, par exemple, au domaine de l'immobilier. Il s'agit de Anne.
Bonjour, Anne. J'habite dans l'Hérault. Le secteur de la promotion immobilière et de l'aménagement a été paralysé pendant la crise et certaines mesures gouvernementales font craindre des freins à la reprise. Je voulais savoir si la région comptait mettre en œuvre des mesures d'urgence spécifiques au secteur et s'il était envisagé de jouer sur certains leviers pour soutenir à moyen terme la reprise.
Bonjour, Anne. Tout d'abord, sur la question réglementaire, le secteur, en effet, de la construction, de la promotion immobilière était très inquiet parce que des procédures réglementaires avaient été alourdies. Elles sont de nouveau allégées. C'est une ordonnance qui a été prise avant-hier. Sur, bien sûr, la reprise des chantiers, elle ne pourra se faire que quand toutes les règles de sanitaire, que quand tous les protocoles seront mis en place. et nous avons, durant cette période, lancé des marchés de maîtrise d'œuvre pour avoir des architectes, pour des projets.
Et bien sûr, nous continuerons à être le premier investisseur en région pour justement permettre d'équiper les territoires et d'accueillir nos nouvelles populations.
Carole Delga, présidente de région et notre invitée jusqu'à 10h sur 100%. Merci de répondre aux questions de nos auditeurs. 05 63 98 61 60 ou 100% point com. On se retrouve dans un instant avec Brice Vidal de la rédaction et Carole Delga. Sur 100%, nous sommes en direct avec Carole Delga, présidente de région. jusqu'à 10h. Elle répond à vos questions. Et tout de suite, par exemple, une question de Marie de Montauban.
Bonjour, Marie Puech, co-gérante d'une aire de jeu couverte et d'un trampoline parc. Chaque région a mis en place des aides supplémentaires pour soutenir les indépendants et c'est très bien. Mais cela crée des inégalités sur le plan national. Ne serait-il pas plus judicieux de donner l'accès au chômage partiel à tous les indépendants au niveau national ?
Carole Delga, votre réponse.
Alors ça, c'est une décision qui s'adresserait plutôt à la ministre du Travail sur la question de l'éligibilité des indépendants donc au chômage partiel. Je tiens quand même à rappeler qu'en Occitanie, c'est la seule région où il y a une indemnisation à partir de 40% du chiffre d'affaires. C'est-à-dire en France, c'est à partir d'une perte de 50% de chiffre d'affaires. En Occitanie, c'est 40% parce que le complément est assuré par le budget de la région.
Et puis, je tiens à rappeler aussi que nous allons la créer, donc là aussi, c'est la semaine prochaine, c'est parce que c'est en cours, avec la Banque des Territoires, avec les départements, avec les intercommunalités, un fonds spécial pour les acteurs touristiques et pour le commerce de proximité. Donc, je dis à Marie de ne pas hésiter à se renseigner. il faut qu'elle appelle le 0800 31 31 01 et elle aura toutes les informations sur les aides qui sont indispensables pour qu'elle puisse maintenir sa activité et la reprendre dans de bonnes conditions.
Oui, Carole Delga, vous disiez que ce n'était pas vraiment vos compétences sur ce coup-là. Est-ce que vous seriez favorable à une annulation de toutes les charges dont les loyers pour TPE, PME ? Est-ce que, politiquement, c'est quelque chose que vous soutiendriez ?
Alors, j'ai demandé il y a de ça maintenant un mois une exonération des cotisations sociales et fiscales sur les mois de mars, avril et mai. Je l'ai demandé au Premier ministre et pour l'instant, il n'y a pas de décision mais je crois savoir qu'il y a une réflexion pour certains secteurs alors que je pense que l'ensemble des secteurs économiques vont être touchés et donc, je remaintiens et je redemande cette exonération des cotisations sociales et fiscales pour les trois mois.
Alors justement, oui, pardon. Non, j'allais dire, elle a aussi écrit au président Emmanuel Macron, Carole Delga. Est-ce qu'il vous a répondu Emmanuel Macron ? C'était sur l'économie ?
Non, pour l'instant, le président de la République ne m'a pas répondu mais il n'a pas répondu à beaucoup de présidents de régions qui lui ont écrit.
Alors, on reste sur le même sujet, c'est préoccupant. Cette fois, c'est Bruno de Toulouse, il est chef d'entreprise.
La région propose beaucoup d'aide pour les petites entreprises, moins de 10 salariés. Pourrait-on préciser ce qui est prévu pour des entreprises plus importantes ? Autre question, que va-t-il se passer quand les échéances des aides, qu'elles soient de l'État ou de la région, les prêts, les reports d'échéances, quand toutes ces échéances vont se présenter ? Est-il envisagé un autre train de mesure pour les entreprises qui ne seront pas à même de faire face à toutes ces échéances ?
Bonjour Bruno. Pour les entreprises de plus de 10 salariés, il y a des aides à la trésorerie, donc c'est un dispositif la particulier que nous avons créé, et puis il y a aussi des aides à l'investissement ou également des garanties de prêts bancaires ou des prêts. Donc ma réponse à Bruno, c'est que bien entendu nous aidons toutes les entreprises qui sont en difficulté et qui n'ont pas de réserve financière suffisante et que ce ne sont pas que des prêts, il y a aussi de la subvention ou de l'aide directe, c'est-à-dire qu'il n'y a pas à ce moment-là de remboursement. C'est notre façon de soutenir les chefs d'entreprise, les salariés dans cette crise.
Et voilà, je rappelle le numéro de téléphone, 0800 31 31 01 Numéro unique, numéro gratuit.
Alors une question pour les plus petites entreprises sur 100%. Vous posez vos questions au 0563 98 61 60 ou sur 100% .com. C'est une question de Paul.
Bonjour, je m'appelle Paul, je co-préside le club de la com, 400 professionnels de la communication et de l'événementiel en Occitanie. La situation est aujourd'hui critique pour nos adhérents. Avez-vous prévu de déployer des aides pour des structures et statuts fragiles tels que les indépendants, les entreprises unipersonnelles ou TPE qui ne se retrouvent pas aujourd'hui dans tous les dispositifs d'aide mis en place ? Par exemple, les conseils, les graphistes, freelancers, rédacteurs, vidéastes, photographes, facilitateurs ? Merci d'avance. Carole Delga.
Alors, bonjour Paul. Je précise et je le rappelle, toutes les aides pour les entreprises de moins de 10 salariés, bien sûr, incluent les indépendants, les professions libérales, incluent également les micro-entrepreneurs. Donc, vous êtes bien éligible et en Occitanie, si vous avez fait l'objet d'une fermeture administrative ou si vous avez une perte de chiffre d'affaires d'au moins 40% par rapport à l'année dernière, vous avez donc droit à une aide de 1 500 euros. N'hésitez pas à la demander. nous avons bien prévu votre cas dans ce secteur, en effet, comme vous l'indiquez, de la communication ou de la création visuelle. Vous êtes également éligible.
Oui, Carole Delga, on avait le sentiment un petit peu depuis le début de cette crise que la région allait s'occuper plutôt des grosses entreprises et peut-être les départements, les métropoles allaient s'occuper du tissu plus local. Est-ce que c'est le cas ou est-ce que la région s'occupe aussi des TPE ?
La région est le chef de file en matière économique pour l'ensemble des collectivités locales. C'est-à-dire que c'est la région qui met en place, en complément, bien sûr, avec l'État, des dispositifs pour toutes nos entreprises. Donc, nous avons, en effet, un éventail que ce soit pour l'indépendant, pour l'artisan d'art, que ce soit pour l'entreprise du BTP de 50 salariés ou que ce soit pour une entreprise qui a de grosses difficultés financières, qui a, par exemple, 100 salariés. Donc, nous avons vraiment une adaptation à la réalité et comme je l'indiquais, soit avec des aides directes, soit avec des prêts.
Mais je rappelle que pour les prêts, nous travaillons avec la Banque publique d'investissement et que là, nous avons un différé de remboursement de deux ans. Pendant deux ans, pas de remboursement et ensuite, le prêt s'échelonne sur sept ans, ce qui permet de stabiliser la situation économique de l'entreprise, puis après, voilà, de rembourser, mais quand il y aura la reprise économique. Et donc, c'est la région qui fixe ces grandes règles. Les métropoles, bien sûr, viennent en complément, les intercommunalités aussi.
Et puis, nous nous appuyons sur le réseau des consulaires, que ce soit les chambres de commerce et d'industrie, les chambres des métiers ou les chambres d'agriculture, pour pouvoir donner un maximum d'informations, un maximum de soutien à l'ensemble de nos entreprises et de nos salariés.
Vous êtes inquiète pour les grosses filières type aéronautique, automobile en Occitanie ?
Je suis très vigilante. Nous savons que les prochains mois, les prochaines années vont être très, très complexes. Mais mon rôle de présidente de région, c'est d'assumer, de mettre en œuvre des mesures pour que l'impact soit le moindre possible. Mais il faut être lucide. les conséquences économiques vont être lourdes pour notre pays et pour l'Europe.
Concrètement, il y aura des suppressions d'emplois dans ces secteurs-là, y compris dans la région ?
Il va y avoir, en effet, je veux dire, des questions sur les licenciements. Nous faisons en sorte qu'ils soient le moins possible. Là, comme je le dis, nous y travaillons tous dans le même sens. Et c'est pourquoi il est nécessaire d'avoir une unité d'action et qu'à cette heure-ci, il faut que nous soyons dans l'encomplémentarité avec l'État, avec les consulaires, avec l'ensemble des acteurs de notre région.
La perspective d'un plan européen, d'un plan d'aide sur la filière aéros, par exemple, vous avez une lecture de cette situation actuellement. Est-ce que ce plan d'aide avance ? Est-ce qu'il va arriver ? Est-ce qu'il sera nécessaire ?
Alors, il est indispensable. Je suis à l'initiative, en tant que présidente de région, d'un courrier qui a été fait par l'ensemble des régions de France au président de la République pour lui demander qu'il y ait un plan de soutien à la filière aéronautique au niveau de l'Europe. C'est absolument indispensable dans un équilibre par rapport, par exemple, à Boeing et puis aussi pour préserver des emplois parce qu'on pense, bien sûr, aux grandes entreprises mais il faut rappeler toute la sous-traitance et la sous-traitance qui est présente dans les 13 départements d'Occitanie, dans des territoires très ruraux.
Donc, il est absolument indispensable qu'il y ait un plan spécifique au niveau européen pour la filière aéronautique qui va être vraiment impactée selon toute vraisemblance pendant plusieurs années parce que les compagnies aériennes vont reporter leurs commandes d'avions.
Merci Carole Delga Carole Delga qui est avec nous depuis 9h ce matin elle est avec nous sur 100% jusqu'à 10h Brice Vidal vos questions dans un instant et les questions des auditeurs sur 100%.com et au 05 63 98 61 60 Madame la Présidente de la région Occitanie est avec nous depuis 9h ce matin sur 100% elle répond à nos questions elle répond à vos questions d'ailleurs félicitations et un grand merci Carole Delga vous suscitez beaucoup de questions au 05 63 98 61 60 et sur 100%.com Brice Oui
effectivement on ne va pas pouvoir transmettre toutes les questions il y en a énormément on en a une de Rémi qui doit sûrement écouter 100% via le site internet ou via l'appli à Nîmes il est à Nîmes Rémi il dit je suis auto-entrepreneur dans la restauration j'ai eu droit à une petite aide de l'Etat mais sur le deuxième volet rien parce que je n'ai pas d'employé alors peut-être Carole Delga vous allez être amené à donner une réponse que vous avez déjà donnée mais il cherche à savoir s'il a droit à des aides sinon il le dit Rémi de Nîmes je vais droit à la fermeture
Alors en tant qu'indépendant et donc n'ayant pas de salarié normalement il a touché une première aide de 1500 euros qui devrait pouvoir se renouveler le mois suivant et ensuite il peut bénéficier aussi de prêt à la trésorerie et comme je l'indiquais avec des différés de remboursement de deux ans je lui conseille donc de contacter la maison de la région à Nîmes qui pourra lui donner il y a une permanence téléphonique qui pourra lui donner tous les renseignements et également de voir comment nous pouvons aussi le faire connaître pour la reprise
Alors on a aussi Sylvain Carole Delga Sylvain il habite Camont c'est dans la Riège et il nous demande qu'est-ce que ces dossiers de passe-rebond Occitanie est-ce qu'ils seront disponibles et combien de temps vont-ils mettre pour être traités le passe-rebond c'est quoi Carole Delga
Alors passe-rebond c'est une subvention d'investissement pour des entreprises qui veulent réorienter leur production ou qui ont besoin de nouveaux équipements par exemple pour la livraison ou pour le conditionnement c'est 50% de subvention et les dossiers sont traités très rapidement c'est-à-dire en moins d'un mois vous aurez donc un arrêté attributif de subvention et je tiens à saluer l'ensemble de mes collaborateurs voilà mes 7000 salariés de la région qui font un travail formidable parce qu'ils sont chez eux bien sûr mais en télétravail ils nous font tourner notre région qui est tout comme une entreprise ils sont au service de la population que ce soit bien sûr pour nos chefs d'entreprise mais que ce soit pour nos citoyens pour la question des transports pour la question aussi des associations pour la question de la reprise sur aussi le tourisme donc j'ai la chance d'avoir des collaborateurs qui bossent beaucoup et bien et donc ils sont bien sûr à la disposition des habitants de l'Occitanie c'est cela le service public régional
merci beaucoup Carole Delga l'émission touche à sa fin Wilfried
oui Brice en tout cas merci depuis 9h ce matin les questions n'arrêtent pas au standard merci Brice Vidal vous pouvez rester avec moi à Brice de la rédaction de 100% pour m'assister dans des questions très techniques madame la présidente alors attention il nous reste allez 3 minutes pour répondre à quelques questions un peu plus légères madame la présidente je voudrais savoir ce que vous écoutez en particulier par exemple quand vous faites votre footing c'est quoi votre playlist madame la présidente parce qu'il faut continuer de faire du sport évidemment
bien sûr tout à fait je fais je fais du sport je ne l'oublie jamais alors là cela m'a permis un peu de découvrir parce que j'ai un peu plus de temps pour faire du sport Juliette Armanet aussi Clara Luciani ah oui
je vois plus de footing avec Clara Luciani quand même madame la présidente que Juliette Armanet
oui oui oui tout à fait oui oui voilà mais après vous savez on se fait des listes qui sont assez variées et puis j'ai redécouvert une pépite c'était donc Nicole Croisi qui chantait Claude Nougaro et c'était très très j'avais un peu oublié cette séquence vraiment Nougaro chantait par Nicole Croisi vraiment il y a de très très beaux moments d'émotion
alors sur 100% évidemment on les accompagne avec ce confinement on propose des activités on leur donne des idées vous vos activités des tentes c'est quoi ? le jardin par exemple ?
oui mais tout à fait oui j'ai la chance d'avoir un jardin potager puis un jardin des fleurs donc oui j'aime beaucoup le jardinage bon et puis après cuisiner j'adore ça et puis du sport mais bon il faut être clair là que depuis un mois je suis plus souvent à la maison que d'habitude mais j'ai beaucoup de réunions par visio par téléphone donc c'est facilement 10h 10-12h de boulot quand même par jour mais bon c'est un peu moins que dans le temps normal justement
vous c'est les apéros visio la présidente c'est plutôt les visioconférences sérieuses
justement le confinement a-t-il changé vos habitudes Carole Delga ?
Ah oui le confinement a changé largement mes habitudes parce que je fais 10 000 kilomètres par mois pour être présente sur l'ensemble des 13 départements et là bien entendu je suis chez moi et de temps en temps deux trois fois par semaine maximum je viens à Toulouse pour travailler avec monsieur le préfet de région ou avec certains de mes proches collaborateurs en respectant bien sûr toutes les règles sanitaires donc beaucoup moins de déplacements beaucoup plus en effet chez moi dans mon cher village de Martre-Tolosane ça me permet en effet d'écouter plus de musique et puis toujours aussi le plaisir de réécouter Big Flo et Oli par exemple
par exemple et d'écouter 100% évidemment de la présidente alors je ne partirai pas parce qu'il nous reste 20 secondes Brice Bridal n'a pas eu sa réponse est-ce que vous faites des apéros visio ?
Non je ne fais pas d'apéros visio avec des produits
du commun
alors bien sûr que je mange beaucoup de produits du commun mais je soutiens aussi la viticulture et voilà et de temps en temps avec mon compagnon mais nous vivons un bon vin d'Occitanie c'est un plaisir
Madame la Présidente Carole Delga Présidente de région Occitanie un grand grand merci puisque vous étiez avec nous en direction 100% depuis 10 heures un grand merci merci également à Brice Vidal de la rédaction de 100% merci à Nicolas technicien je sais vous lui avez offert le café merci à Grégory Ventelet merci à David Petitjean pour la réalisation de cette émission et tellement il y a de questions je pense qu'on aura l'occasion de vous réinviter Madame la Présidente
avec grand plaisir à très bientôt merci à tous merci
merci encore à Carole Delga tout de suite vos infos il est 10 heures
Carole Delga