Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewC à vous· 20 juin 2025 58 min

Sami Bouajila & Mallory Wanecque : journalistes d’investigation - C à Vous l’intégrale - 20/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Olivia qui nous a rejoint, Pierre et Mohamed en cuisine aux côtés de notre chef.

Il est brillant. - M.Bouhafsi: Et des asperges qui brillent.

Des asperges de saison. Un petit mi-cuit de cabillaud. - A.-E.Lemoine: Un mi-cuit de quoi? - M.Bouhafsi: De cabillaud.

Je dois dresser des asperges de saison sur le tartare d'asperges. - P.Lescure: Avec une pince à épiler. - M.Bouhafsi: C'est la canicule.

On en met 6? - C'est ça. - A.-E.Lemoine: Bravo.

C'est une enquête sur un féminicide qui finira par obséder un journaliste d'investigation déterminé à faire éclater la vérité en dépit de ceux qui oeuvrent pour faire étouffer l'affaire. Une affaire à l'insu de sa hiérarchie dans laquelle il embarque sa fille stagiaire. - Une gamine retrouvée dans un champ. - Passionnel? - Je ne crois pas.

Ils étaient plusieurs. - C'est quoi, votre journal? - "Détective". - C'est pour faire chier ton père que tu es venue faire ton stage au journal? - Je pensais que ça nous rapprocherait. - J'ai besoin que vous me disiez ce que vous savez. - Tout ce que je sais, c'est qu'elle était défigurée.

On l'a aspergée d'acide. On l'entend hurler. - Donne-moi une semaine.

Je remue un peu la sauce, je vois ce qu'on a. Une semaine. - Ton père, quand il voit la photo de Jessica, il pense "ça aurait pu être ma fille", alors que toi, tu penses"ça aurait pu être moi". - Plus personne n'utilise ça, maintenant. *-Je te reçois, Nemesis.

Qu'est-ce qu'il fout là? - Il ne faut surtout pas penser comme un flic, parce qu'on va là où ils ne vont jamais. Parce qu'on est nés là où ils n'osent même pas mettre la main. - "Détective", c'est le journal bidon où tout est inventé? - Il y a beaucoup de monde qui pense ça, mais malheureusement, tout est vrai. - Arrête-toi!

Arrête ou je tire! - C'était prémédité. Ils voulaient tuer.

Cri strident. - Un jour, tu marches dans la rue et tous les mecs te regardent. Tu joues le jeu puisque tu as envie de plaire.

Ca marche sur lui. - A.-E.Lemoine: "Rapaces", en salle le 2 juillet prochain.

L'excellent et toujours juste S.Bouajila, César du meilleur acteur en 2021 et la révélation féminine de "L'Amour ouf", M.Wanecque. - S.Bouajila: Bonsoir. - M.Wanecque: Hello! - P.Lescure: Bienvenue, les amis. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous recevoir à l'occasion de ce film qui nous envoie d'abord sur une fausse piste.

On pense que les rapaces sont les journalistes. Quand j'ai commencé le film, "encore un film qui va dire qu'on fait un métier complexe..." Vous êtes un journaliste qui n'est pas parfait, prêt à mentir pour avoir des renseignements.

Même si vous êtes cynique, parfois têtu, en réalité, vous êtes plus en quête de vérité que d'un scoop. - S.Bouajila: Complètement.

C'était l'intérêt du personnage. Oui. - A.-E.Lemoine: Le journaliste ne travaille pas exactement comme les policiers?

Il y a une phrase très importante: "Les policiers s'intéressent à la victime, vous, au coupable." - S.Bouajila: Exactement.

Vous dites tout. Il y a une autre facette qui m'a interpellé, ça m'a permis de rentrer dans le film...

Ce n'est pas par le prisme du journalisme que je rentre et traverse le film, c'est par le prisme de la redécouverte de ma fille. Sincèrement...

Je me suis fait avoir comme ça. Là où je me suis fait happer et où j'ai trouvé la substance de mon personnage et la dynamique du film, c'est quelque part le blanc à combler dans le rapport qu'il a avec sa fille. C'est quelque part un contre-pied.

Je ne sais pas si le metteur en scène a senti une dissonance. Ca m'a beaucoup aidé. - A.-E.Lemoine: Il l'a senti.

Il dit que votre plus gros défaut, c'est que vous êtes trop gentil dans la vie. Il fallait que cette distance, cet éloignement soit palpable dans le film avec votre fille. C'est à contre-emploi. - S.Bouajila: C'est vrai.

Je ne savais pas comment faire... - M.Wanecque: Pour être méchant? - S.Bouajila: Pour trouver l'impulsion.

Il y a l'enquête. Elle est plus ou moins écrite. Le voyage, je l'ai fait à travers ma réconciliation avec ma fille. - A.-E.Lemoine: Mallory, vous incarnez une jeune femme qui ne comprend pas les méthodes de votre père.

Vous, vous connaissez les réseaux sociaux et vous allez chercher les infos. - M.Wanecque: Elle apporte plein de bonnes choses à son père.

Il travaille un peu à l'ancienne, avec J.-P.Darroussin.

Ils vont directement sur le lieu du crime. J'amène ma nouveauté avec les réseaux sociaux. Tout est beaucoup plus rapide.

Elle a trouvé tout avant eux. - A.-E.Lemoine: Cette femme est aussi sensible à la question des féminicides qui ont longtemps été traités comme des faits divers comme d'autres et non comme des féminicides.

Le regard de ma génération est intéressant. - M.Wanecque: Ensuite, depuis 2014, on déclare que ce sont des féminicides.

Avant, c'était juste des crimes comme tant d'autres. - A.-E.Lemoine: Des crimes passionnels, on disait... - M.Wanecque: Comme le dit très bien J.-P.Darroussin. - A.-E.Lemoine: Excellent dans ce film.

La distribution est extraordinaire. Le film est une réussite qui nous a tous emballés. J'ai tout dit au début, ne vous laissant que peu le choix de développer.

Je vous pose une question ouverte. - P.Lescure: Ca va? - S.Bouajila: Très bien. - A.-E.Lemoine: Les rapaces ne sont pas ceux qu'on croit.

C'est comme ça qu'on considère les journalistes de faits divers. Ils réclament des photos aux familles des victimes, ils ouvrent les boîtes aux lettres...

Ce sont un peu des charognards. Sur des faits divers, des drames, ils sont sans foi ni loi, pas de coeur, pas d'empathie. Je pensais que c'était le thème du film.

C'est là où on est surpris. - P.Lescure: C'est vachement bien. - A.-E.Lemoine: J'ai encore tout dit?

Vous allez me laisser faire le boulot combien de temps? - S.Bouajila: Vous faites tout toute seule. - M.Bouhafsi: C'est parce qu'on a aimé. - P.Lescure: Mallory, on vous a découverte dans "L'Amour ouf".

Vous creviez l'écran. Une nomination aux César. Gilles vous avait choisie avant même de vous avoir vue. - A.-E.Lemoine: 2 jeunes comédiens extraordinaires.

Ceux qui avaient le plus de jours de tournage. - G.Lellouche: Mallory, je l'ai entendue avant de la voir.

Je faisais passer des essais à une autre jeune actrice. Je l'ai entendue dans le couloir et je me suis dit qu'il se passait quelque chose derrière la porte. Il y avait une énergie, une voix.

Ca transpirait la vie sans que je la voie. Quand je l'ai vue, il y avait une correspondance avec Adèle, physiquement. - P.Lescure: Le film a tout changé.

Vous n'aviez jamais vu une cassette de votre vie. Depuis, vous avez gardé le walkman de votre personnage. - M.Wanecque: Oui.

Je n'avais jamais vu de walkman. J'avais rarement vu des cabines téléphoniques. Il en restait quelques-unes, mais taguées dans ma ville de naissance.

Les anciennes voitures, aussi, avec les amortisseurs...

Quand on allume la voiture, elle prend une taille. - M.Bouhafsi: Et les fenêtres qui s'ouvrent avec des boutons... - M.Wanecque: J'ai connu... - A.-E.Lemoine: On vous a déjà considérée comme trop âgée pour un rôle au cinéma.

Vous avez 18 ans. - M.Wanecque: Je n'ai plus le souvenir...

Mais j'ai dû le dire. Des rôles pour des filles de 14 ans... - A.-E.Lemoine: On est tous le vieux de quelqu'un.

à la télévision, S.Bouajila. On est en 1991.

Vous venez de décrocher votre 1er rôle au cinéma. - S.Bouajila: On garde ce qu'on a, on garde d'où l'on vient, ce que l'on est.

On avance. Mes racines sont là-bas. Je suis ici.

Je fais un mélange des deux. Ca fait une espèce de ketchup. C'est ça qui fait la force, nous, les Beurs.

C'est l'éventail qu'on a, le fait qu'on soit bâtards, dans le bon sens du terme. - M.Bouhafsi: Vous avez gardé cette même poésie dans le phrasé.

C'est toujours un plaisir de vous écouter. Vous portez quel regard sur ce jeune homme de 25 ans que vous étiez? Il savait qu'il allait avoir 2 César et un prix d'interprétation à Cannes? - S.Bouajila: Ca serait prétentieux de dire "oui".

J'ai toujours mis le doigt dedans avec insouciance. J'ai traversé ce métier avec insouciance. Je savais, quelque part, que j'allais faire mon chemin, que ma place était là. - A.-E.Lemoine: Même si vous dites après 50 longs métrages qu'il reste tout à faire? - S.Bouajila: Tout à fait.

Je me vois sortir de l'école nationale d'art dramatique. A ce jour, mon travail repose sur les bases que j'ai apprises. Après, on mature.

L'énergie change, mais l'envie est la même. - A.-E.Lemoine: "Rapaces", allez le voir.

C'est en salle le 2 juillet. Il fait chaud. C'est le meilleur moment pour aller au cinéma.

On vous garde jusqu'à 21h. Le 2 juillet, on ira au cinéma. Ce soir, on fête la 44e édition de la Fête de la musique.

Ca arrive chaque été depuis juin 1982. - Demain, ce sera l'été. J.Lang a eu l'idée d'organiser une vaste Fête de la musique. - J.Lang: La Fête de la musique, c'est ça, les acteurs, c'est les artistes.

C'est vous qui allez faire cet événement. C'était un programme. On n'en parlerait pas aujourd'hui si ça avait été uniquement une idée ministérielle. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.Lang.

On est ravis de votre présence un 20 juin, la veille de la Fête de la musique, qu'on devrait renommer la fête de Jack Lang. C'est vous qui l'avait créée. Elle a été exportée dans plus de 120 pays.

Ca fascine les Anglais qui viennent en masse. Pourtant, en 1982, vous pensiez que ça allait faire un flop. Personne n'y croyait.

Le préfet de police de l'époque a cherché à la faire interdire? - J.Lang: Je n'ai pas ce souvenir.

Je me souviens surtout des choses belles, heureuses. La 1re année, j'ai eu un certain trac. Cette Fête de la musique a cette particularité de reposer sur la créativité des gens.

On demande à chacun d'être l'auteur ou le coauteur d'un événement qui lui appartiendrait. Allaient-ils sortir? Allaient-ils quitter leur domicile?

Petit à petit, ils sont sortis. La 1re année a été modeste. J.Higelin a donné un... - A.-E.Lemoine: On vous a accusé de tous les maux, de saborder le baccalauréat.

Ils n'ont plus besoin de la Fête de la musique pour saborder le bac...

Pour ne pas travailler. - O.Leray: On s'est plongés dans votre playlist, Mallory.

Il y a une chanson qui vous touche particulièrement. - J.Hallyday: Au-delà de nos différences, des coups de gueule, des coups de sang, à force d'échanger nos silences.

Maintenant qu'on est face-à-face, on se ressemble sang pour sang. - O.Leray: C'est instantané.

Vous avez les larmes qui vous montent. - A.-E.Lemoine: Mallory! - O.Leray: Pourquoi ça vous touche autant? - M.Wanecque: Je ne sais pas...

C'est une chanson hyper touchante, d'une relation de père avec son fils. Ca va aller... - A.-E.Lemoine: Vous voulez boire un peu d'eau? - M.Wanecque: J.Hallyday...

Je ne voulais pas pleurer. J.Hallyday était le chanteur préféré de mon grand-père.

Ca me rappelle trop de souvenirs. - A.-E.Lemoine: Le 1er disque que vous avez acheté, Sami, c'est celui-là. ...

Vous aviez les pattes d'eph et les rouflaquettes? - S.Bouajila: Les mêmes.

C'était extraordinaire. C'était la fête. - A.-E.Lemoine: C'est l'une de vos plus grandes fiertés politiques? - J.Lang: Je ne sais pas si c'est le mot "fierté" qui convient.

Je suis heureux. Ca m'a complètement échappé. C'était l'idée.

C'était que ce ne soit pas un événement construit par des professionnels ou par l'Etat ou le ministère. C'était que la liberté soit donnée à chacun d'inventer au coin d'une rue, sur une place, dans un village et ensuite, dans le monde entier...

La chose qui me touche le plus, c'est que c'est devenu un événement universel. Ce sont des dizaines De millions de gens qui, demain, vont célébrer l'arrivée de l'été, la saison de la lumière, des amours, des rencontres, de la musique. Ce qui me plaît surtout...

Il faut rappeler qu'à l'époque, le ministère de la Culture ne reconnaissait que la musique dite classique. C'était aussi un moyen de célébrer en égale dignité les diverses sortes de musiques, musique traditionnelle, le jazz qu'on a introduit dans le conservatoire, le rock...

Johnny était un de nos grands copains. Il nous a beaucoup soutenus, pour construire le Zénith, par exemple. C'était le commencement de nombreuses aventures. - A.-E.Lemoine: De la musique aussi dans L'OEil de Pierre. - P.Lescure: C'est la Fête de la musique, c'est l'été.

Souvenez-vous l'été dernier, cette musique. Hymne des Jeux olympiques. - A.-E.Lemoine: On ne s'en lasse pas. - P.Lescure: Cette bande-son de notre été heureux de l'été dernier était signée V.Le Masne.

Demain, dans les jardins du Louvre, un concert pour la Fête de la musique sera donné en direct et retransmis sur France 2. On va retrouver une foule d'artistes qu'on aime, présenté par D.Burki et toi, Mohamed.

Dans le jardin des Tuileries, quand la vasque montera à nouveau, V.Le Masne proposera son orchestration symphonique et électronique sur l'enregistrement original de ce bel hymne de Daniel Balavoine "Sauver l'amour". - Qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour?

Et comment retrouver le goût de la vie? Qui pourra remplacer le besoin par l'envie? Qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour? - P.Lescure: Quel symbole pour votre Fête de la musique.

Daniel rêvait de faire de la politique avant même de faire de la chanson. Il a toujours participé aux débats politiques. On se souvient de son dialogue chaleureux et engagé avec F.Mitterrand sur la jeunesse.

Qu'est-ce que c'est fort, alors que la guerre fait rage de nouveau, de se souvenir de ce qu'il disait, lui, le pacifiste, en 83, alors que les combats redoublaient entre Iraniens et Irakiens. - D.Balavoine: Tout se passe comme si c'était plus grave de se tuer avec des missiles qu'avec des armes conventionnelles.

Manifester pour la paix, c'est manifester contre la guerre, quelles que soient les armes utilisées. Avec les armes sophistiquées qu'on a, on arrive à faire des milliers et des milliers de morts par jour. Tout le monde s'en fout.

C'est dramatique. - P.Lescure: Il était idéaliste, généreux et pragmatique.

Il en avait les moyens, il ne se contentait pas seulement de lancer des appels, il voulait agir notamment avec ses amis M.Berger et F.Gall.

En novembre 85, il expliquait pourquoi il tenait à partir en Afrique pour distribuer des pompes à eau en parallèle du prochain Dakar. - D.Balavoine: Il n'y a pas d'héroïsme.

Il suffit de le vouloir. Ce n'est pas un gros sacrifice: je comprends que les gens soient fatigués par les quêtes. De faire quelque chose, c'est beaucoup plus simple qu'il n'y paraît. - P.Lescure: 2 mois plus tard, l'hélicoptère qui le transporte va s'écraser.

On publiera, peu après sa mort, un extrait de son dernier album avec cette chanson "Sauver l'amour". - D.Balavoine: Qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour?

Et comment retrouver le goût de la vie? Qui pourra remplacer le besoin par l'envie? - P.Lescure: Rendez-vous demain soir sur France 2. et les Tuileries.

Vous y serez, Jack? - J.Lang: Evidemment.

Je serai partout. - A.-E.Lemoine: Vous faites combien de soirées demain? - J.Lang: Je me laisse guider par des inspirations, des copains, des copines.

A l'Institut du monde arabe, nous organisons un karaoké géant. Ca sort de la musique orientale et arabe. - A.-E.Lemoine: C'est super. - J.Lang: Sur le parvis! - A.-E.Lemoine: Que vous présidez depuis 14 ans? - J.Lang: Un peu plus de 12 ans.

Je ne calcule pas. - A.-E.Lemoine: Excusez-moi d'avoir calculé...

Ce soir, c'est la Fête de la musique avant l'heure, avec une chanteuse, productrice adoptée par le public et la critique, avec son 1er album en tête des ventes de jazz. ... ... ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, G.Hartmann.

Ravie de vous accueillir pour votre 2e album salué par la critique. Ca s'appelle "La Femme aux yeux de sel". C'est l'histoire d'une héroïne frappée par une malédiction.

Un album qui s'écoute comme on lirait un roman, avec des péripéties, une série de chapitres. L'un de ces chapitres est la rencontre de l'amour qui peut rendre aveugle. Ca s'appelle "Love High", que vous nous interprétez avec Jérôme Arrighi à la basse et Beaurel aux percussions. ... ... ...

Quand je vois dans tes yeux mon coeur se perdre, dans tes yeux, je me vois. Dans mes yeux, je te vois. Dans mon coeur, je te perds. ... ... ... ...

Quand je vois dans tes yeux mon coeur se perdre, Mon coeur se perdre. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: G.Hartmann.

Bravo. "La Femme aux yeux de sel", c'est votre 2e album. Une version vinyle et 2 versions CD.

Mallory, vous voulez le vinyle? - M.Wanecque: Ouais. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous accueillir.

On vous présente souvent, Gabi, comme la révélation jazz de cette décennie. Pourtant, pour le milieu du jazz, vous êtes trop pop. Pour la pop, vous êtes trop jazz.

Vous trouvez que cette espèce d'inconfort est formidable. - G.Hartmann: On s'accommode.

Je suis un peu entre plusieurs styles. Dans ma musique, il y a un peu de la soul, du blues, des musiques afro-latines...

Je fais partie de cette génération qui cherche plus à expérimenter, à fusionner les styles pour trouver ce qu'on est. Ca fait partie de mon histoire, cette diversité. - A.-E.Lemoine: Fusionner les styles et les langues.

Vous chantez de façon hyper fluide du français à l'anglais. Vous chantez en portugais et en espagnol, et même dans une langue d'Afrique du Sud? - G.Hartmann: Oui.

Il y a une chanson en hommage à M.Makeba, une chanteuse que j'aimais beaucoup. - A.-E.Lemoine: Vous avez un parcours assez atypique, des études de sciences politiques, de philosophie, d'ethnomusicologie.

Et finalement, le chant. Qu'est-ce qui s'est passé? Vous avez fait des études au conservatoire, de piano classique. - G.Hartmann: J'avais envie d'étudier et de faire des études généralistes.

Il y avait la musique à côté. Ca m'a rattrapée, cette envie d'être chanteuse. J'ai fait une année d'échange au Brésil où je suis tombée amoureuse de ce pays et de cette culture où la musique a une place importante dans la société.

C'est là que j'ai fait mon coming out de chanteuse. - O.Leray: Votre musique prend des accents politiques, toujours avec poésie.

Dans "La Mer", vous évoquez le drame des migrants. On écoute un extrait. - G.Hartmann: Entends-tu pleurer nos mers?

Pleurer nos mers? Le va-et-vient du passé. Les crimes de l'éternité.

Sans tu l'odeur des colères? - O.Leray: Sur ce titre, c'est une flûtiste et activiste syrienne qui vous accompagne.

C'est bien de chanter, mais c'est mieux de chanter pour dire des choses? - G.Hartmann: Tout dépend de ce qu'on a comme engagement.

Il faut avoir des idées. Ca dépend des parcours. J'ai rencontré cette flûtiste dans des jams de musiciens.

J'ai été touchée par ce qu'elle racontait. Elle est d'origine syrienne. Elle parlait beaucoup d'exil dans ses concerts.

L'exil et les personnes migrantes, les sans-papiers, ça a toujours été un combat qui me touchait particulièrement. C'était impossible de ne pas faire une chanson sur mes combats, mes engagements. Chacun ses engagements. - A.-E.Lemoine: "La Femme aux yeux de sel", c'est disponible.

Je signale une date le 13 octobre au Trianon. Vous serez en tournée dans toute la France. Vous restez avec nous? - J.Lang: A l'heure où nous parlons, grâce à vous, un événement est du même type.

Une jeune femme très brillante a créé un mouvement qui s'appelle Pax Musica. A l'Institut du monde arabe, elle a réuni des musiciens réfugiés venus de différents pays du monde. C'est bouleversant.

Ce que vous interprétez vous-même est bouleversant. - A.-E.Lemoine: La Fête de la musique, c'est sur France 3 avec "Musique en fête", animé au théâtre antique d'Orange par C.Féraud.

Est-ce que vous m'entendez? On me dit que vous êtes cuits à point tellement il fait chaud dans le théâtre antique d'Orange. - C.Féraud: Je suis cuit à point, Babeth.

Il fait 40 degrés dans le théâtre antique d'Orange. Bonsoir à J.Lang, qui avait imaginé une fête de toutes les musiques.

C'est exactement ce qui vous attend ce soir sur France 3. Nous sommes en direct d'Orange. 8000 spectateurs sont là.

Il y aura de l'opéra avec les plus grandes voix du lyrique. Il y aura aussi de la chanson française. On va écouter du Verdi, du Puccini...

On aura des musiques de "Star Wars". Je vous attends, Babeth, sur France 3. - A.-E.Lemoine: Attendez, Cyril!

Je voulais que l'équipe de "C à vous" se fasse ovationner par le public d'Orange. C'est possible? - C.Féraud: Ah...

Mais bien sûr. Babeth voudrait qu'on fasse une ovation pour tout "C à vous". Allez-y, les amis.

Levez-vous! L'année prochaine, A.-E.Lemoine chantera du lyrique sur cette scène! - A.-E.Lemoine: Voilà.

Ce n'est pas compliqué d'être une rockstar. Merci, cher Cyril. On sera devant France 3 à partir de 21h.

Le PVPP de M.Bouhafsi. Le mot du jour, c'est farter. - M.Bouhafsi: C'est l'image du jour et qui fait le tour des télés américaines.

Au tribunal correctionnel du Texas, une audience annoncée classique, quand soudain, un homme entre, fièrement vêtu d'un t-shirt avec écrit "meilleur péteur du monde". - M.Bouhafsi: On apprécie la justification de cet homme qui n'avait rien d'autre à se mettre, selon lui.

Il est venu sans avocat. L'audience a été reportée dans 30 jours, le temps de trouver un avocat et une autre tenue. - A.-E.Lemoine: L'image du jour, c'est la fête du metal qui repousse les limites. - M.Bouhafsi: Celui qui fait bien vibrer les amateurs de metal chaque année, c'est le Hellfest. - Maman, je t'aime. - M.Bouhafsi: Le Hellfest revient plus monumental que jamais. 4 jours, 6 scènes.

Des gens survoltés. Nos journalistes ont mouillé le t-shirt pour l'ouverture du festival où 240 000 personnes sont attendues cette année. - Vive le Hellfest! - M.Bouhafsi: Qui dit metal dit look complètement dingue.

L'année dernière, 1 million de pintes de bière ont été consommées. Quelle est la température cette année? - C'est la combientième pinte, aujourd'hui? - Je ne vais pas répondre à cette question. - Je bois depuis 9h. - C'est de l'eau, ça. - La corne pour boire et la corne pour rameuter les gens. - M.Bouhafsi: Il est 16h30 alors que le festival bat son plein.

Certains fêtards commencent déjà à fatiguer. - C'est le meilleur endroit pour dormir? - Grave. - La mélodie m'endort. - M.Bouhafsi: Au Hellfest, on croise toutes les générations. - Tu n'es pas à l'école aujourd'hui? - Je suis malade.

J'ai une grosse grippe. - Tu es malade jusqu'à quand? - Vendredi soir. - Vendredi soir, ça se guérit mieux. - M.Bouhafsi: On a pris la température au crépuscule.

Un festivalier aura un torticolis demain. - Vous passez un bon moment? - Oui. - M.Bouhafsi: C'est l'heure du moment préféré des femmes, mais pas celui de Zidane, celui du pogo. - Le Hellfest, ça représente quoi pour vous? - On va mourir!

C'est maintenant. On va mourir! - M.Bouhafsi: Malgré les looks de metalleux survoltés, ce festival, c'est que de l'amour. - Vous pensez à quoi actuellement? - A ma mère, parce que je l'aime. - Vous ne rentrez pas dans l'arène? - Pourquoi pas. - Tu passes un bon moment? - Je passe un super moment.

C'est que de l'amour. Tu veux un exemple? Voilà ce que ça représente. - M.Bouhafsi: Le Hellfest cartonne tous les ans.

Tous les passes ont été vendus en 35 minutes, seulement. 5000 bénévoles. Le budget du festival est de 35 millions d'euros.

L'alcool est à consommer avec modération, C'est important de le rappeler. Pas de 9h à toute la soirée. Aujourd'hui, une chaussette de M.Jackson vendue aux enchères.

Qui dit 21 juin dit premier jour de l'été et Fête de la musique avec nos habitués. - Salut. Tu n'es pas venu avec ton chapeau? - Je voulais passer incognito.

J'ai mis la casquette. Maintenant que je suis une star... ... - Demain, il y a une vente aux enchères.

Ils vont vendre la chaussette de M.Jackson. - Le pauvre, il va avoir froid aux pieds. - A quand le slip de D.Guetta? - En parlant de chaussettes, on marche sur la tête. - Le chapeau de Luis est plus mythique. - Il est un peu démodé.

Il a perdu de sa valeur. - Si tu avais un budget illimité aux enchères, tu rêverais d'acheter quoi? - La moto de Johnny. - Une belle chemise de Johnny avec des franges.

Amène le carnet de chèques. - On est le 20, aujourd'hui. - Demain, c'est le 21. - C'est un grand jour.

Demain, 21 juin. C'est l'été et la Fête de la musique. - Les gens vont tomber comme des mouches. - Night Fever. - Les gens vont te filer des pièces pour que tu arrêtes. - Ca te dit qu'on fasse notre propre concert pour la Fête de la musique? - J'ai refusé, mourir d'amour enchaîné! - Beyoncé peut se rhabiller au Stade de France. - A.-E.Lemoine: C'est dingue, les inspirations.

Jack, j'ai découvert vos talents de comédien grâce au documentaire qui vous est consacré et qui sera diffusé ce soir sur France 5 à 22h50. qui veut se faire entendre. On y va? - J.Lang: Je vais essayer. - Encore ici, seigneur Octave.

C'est triste de s'enivrer tout seul. - J.Lang: Le monde m'a abandonné. - A.-E.Lemoine: Comédien, mais aussi littéralement dans les bras de Miou-Miou pour un remake du sketch de la drague, de G.Bedos.

On est en 1998. - J.Lang: Je suis en train d'emballer.

J'emballe. Allez, vas-y Jack. C'est pas dans la poche.

Il faut s'accrocher. Est-ce que je vais avoir le culot d'aller jusqu'au bout...

J'ai toujours pensé que je devais rester moi-même...

On redevient un peu l'acteur que j'ai été naguère. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à tous les 4 autour de la table de "C à vous" pour déguster cette mosaïque de cabillaud aux algues.

Il y a aussi une déclinaison d'asperges et son huile d'aneth, préparée par vous par le chef de L'Escale Thalazur à Cabourg. Il nous fait le plaisir d'être à table avec nous. Vous avez été comédien dans vos jeunes années, cher J.Lang.

Pourquoi avoir abandonné si vite? - J.Lang: Je n'étais pas assez doué. - A.-E.Lemoine: Pas assez doué ou pas assez courageux?

En quoi c'est une épreuve de jouer? - J.Lang: C'est une épreuve intime et physique.

Toute l'existence...

J'avais des passions plus importantes que jouer. - A.-E.Lemoine: Vous préfériez mettre en scène et diriger des théâtres.

Vous avez plus envie de bouger, de faire bouger les choses que de plaisir à jouer la comédie... - J.Lang: J'ai plus de plaisir à découvrir le théâtre nouveau, faire venir les gens du monde entier, faire donner du plaisir à tous ceux qui sont venus à Nancy pour faire de ce festival un festival mondial, qui était le 1er festival d'avant-garde du monde.

Beaucoup de personnes inconnues sont devenues des stars. - A.-E.Lemoine: Vous les avez fait naître à Nancy, dans ce festival.

Une fois ministre, vous avez fréquenté les acteurs et les comédiens. Vous en avez décoré beaucoup. On vous a appelé cet après-midi pour savoir combien vous avez décoré d'acteurs et d'actrices...

Un nombre incalculable, une centaine? - J.Lang: Je ne sais pas. - A.-E.Lemoine: Le premier était le violoncelliste Rostropovitch. - J.Lang: Quand on pose la décoration sur la personne qui en bénéficie, c'est d'un métal très dur.

C'était ma 1re expérience. Je l'ai enfoncée dans le buste de Rostropovitch. Le sang a coulé.

Il m'a dit qu'il allait laver tout ça avec un verre de vodka. - A.-E.Lemoine: Racontez-nous le lapsus avec G.Moustaki. - J.Lang: C'est mieux de le montrer.

J'ai dû dire en commençant mon petit laïus: "Cher Georges Moustaku." Ca l'a fait rire. - A.-E.Lemoine: Ca a fait rire tout le monde, lui y compris.

Votre pire souvenir de décoration? - J.Lang: B.Dylan.

Il avait souhaité être décoré. Je ne pouvais pas dire non. Pas un mot.

Pas même un merci. J'avais un discours qui m'avait été préparé. Je l'ai déchiré.

Je lui ai dit merci. C'est tout. C'était un moment pas facile.

En même temps, le ministère de la Culture était illuminé par ce futur prix Nobel de littérature. - A.-E.Lemoine: E.Taylor est arrivée avec un jour de retard. - J.Lang: Nous organisons en ce moment à l'IMA une grande exposition sur Cléopâtre.

Elle s'est trompée de jour. On l'a attendue. Elle n'est pas venue.

Elle est venue le lendemain. Elle est aimable, charmante, délicieuse. - M.Bouhafsi: Tout au long de votre vie, vous vous êtes battu pour l'accessibilité de la culture pour tous.

Vous vous faites connaître rapidement des milieux culturels avec le festival de Nancy, que vous avez présidé. Un succès tel que le gouvernement Pompidou vous exfiltre pour Paris et diriger le théâtre de Chaillot. Déjà, à l'époque, vous avez une vision très claire de la culture et de son accès. - J.Lang: Il y a 2 manières d'humilier les gens...

Une qui consiste à dire: "Les gens sont des cons, ils ne connaissent rien. Donnons-leur des choses, les plus vulgaires possibles." C'est une première manière d'humilier.

Nous la refusons. Les gens sont plus fins et plus intelligents et assoiffés de connaissances qu'on ne le pense. Nous viserons au plus haut. - M.Bouhafsi: Dès votre 1er jour au ministère de la Culture, vous dites que la culture doit rentrer partout. - J.Lang: Il y a eu des polémiques avec des grandes oppositions idéologiques et politiques.

La mauvaise foi était souvent au rendez-vous. Quand je suis habité par une conviction, j'avance calmement, tranquillement, avec détermination. J'ai souhaité que partout, dans les prisons comme dans les hôpitaux, les écoles, l'art, la culture et la beauté soient présents.

Je le pense aujourd'hui encore. Je regrette qu'on ne poursuive pas ce combat pour la beauté, pour l'art partout. - P.Lescure: Votre manière d'embrasser la culture, comme vous venez de l'illustrer joliment, vous allez pouvoir passer à l'acte avec l'arrivée de F.Mitterrand en 1981.

Il vous a nommé conseiller spécial. C'était un bon signe pour les jeunes électeurs. Il vous nomme très vite ministre de la Culture.

Il ne va pas le regretter. Vous vous lancez dans une nouvelle ère pour embrasser l'ensemble des domaines de création et développer la musique et le théâtre, le prix unique du livre. Vous aviez une proximité extraordinaire avec F.Mitterrand, qui faisait dire que vous étiez presque son chouchou.

C'est un expert de la politique qui le dit. - Vous êtes atteint d'une curieuse maladie qui serait de la "mitterrandolâtrie". Une journée où vous ne célébrez pas le président serait une journée ratée? - J.Lang: Une journée au cours de laquelle F.Mitterrand, dont le travail, l'oeuvre et la pensée inspirent l'ensemble de l'action gouvernementale seraient absents, serait une journée par laquelle il manquerait quelque chose. - P.Lescure: On dit que vous aviez un truc, que vous étiez passionné.

Quand vous avez eu l'idée que ça passe vite, il vous arrivait d'envoyer jusqu'à 3 lettres par jour à F.Mitterrand. C'est vrai? - J.Lang: Il y a un livre d'archives où j'ai découvert à quel point, quand je voulais quelque chose, c'est toujours le cas aujourd'hui, je suis entêté, décidé.

F.Mitterrand, j'ai peut-être un peu abusé de sa bonté et de sa patience. Il y avait, entre nous 2, quelque chose qui se passait.

Il y avait une ambition commune pour la culture, la beauté et certaines valeurs. - A.-E.Lemoine: Autant de moments et d'archives qu'on retrouve dans ce très bon documentaire, "Jack Lang, le beau rôle". - J.Lang: François Jougneau est un réalisateur et journaliste remarquable.

Je ne me suis pas mêlé de la conception du film. Il a fait un travail d'une rigueur et d'une intelligence étonnantes. Ca m'a rappelé les belles années de Canal+ lorsqu'il était l'un des rédacteurs en chef du Grand Journal. - O.Leray: La culture est aussi sur les réseaux sociaux.

Mallory, vous êtes passionnée par une youtubeuse qui fait de l'ASMR. C'est parler à voix basse. Je vous ai mis les larmes aux yeux.

Je me rattrape, petit cadeau. - Coucou, Mallory. On m'a dit que tu écoutais un peu d'ASMR quand tu étais stressée.

Si je peux avoir un peu d'impact sur toi, je suis la plus reconnaissante. Continue de faire briller le cinéma français comme tu le fais. Je te fais de gros bisous. - O.Leray: Ca vous apaise, l'ASMR? - M.Wanecque: J'ai souvent l'impression que ça fait des choses dans mon cerveau.

C'est super marrant que vous l'ayez contactée pour ça. C'est hyper marrant. - O.Leray: On vous enverra la vidéo. - A.-E.Lemoine: On vous a fait pleurer.

Pardon, chère Mallory. Merci à tous les 4 d'avoir accepté notre invitation à dîner. Allez voir "Rapaces" au cinéma, le 2 juillet.

Ecoutez G.Hartmann. Tout de suite, les actualités de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir à tous.

A la une ce vendredi...

C'est moi ou il fait chaud? Il fait chaud. C'est la canicule.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est la canicule, voici quelques précisions précieuses qui vous sont offertes par franceinfo. - Vigilance orange canicule. Canicule, synonyme de chaleur. - B.Chameroy: La canicule, c'est qu'il fait chaud.

Elle fait souffrir pas mal de monde. Elle en amuse certains. Vous croyez que je ne vous ai pas vu en arrière-plan avec le masque?

Thème du "Grand Bleu". Le meilleur traitement de la canicule, on le doit à LCI, qui s'est lancé dans un plan-séquence en direct. Un cadreur tenait à illustrer tout ce que le journaliste disait.

C'est fascinant. - Dans cet Ehpad, on prépare des fontaines d'eau rafraîchissante. Il y a aussi une machine qui fait des glaces pour les donner aux résidents durant toute la journée. - B.Chameroy: Montre les machines! - La clim est réglée à 25. - B.Chameroy: La clim! - On va faire attention aux résidents.

On est avec Stéphane. - B.Chameroy: Il est où, Stéphane!

Montre Stéphane! C'est "Whiplash" version chaîne info. La chaleur fait souffrir les ouvriers.

Certains ont décidé de se venger. Il a activé sa bétonnière au moment de répondre à la question de la journaliste. Il la désactive à la fin de sa réponse.

Il déteste BFM. - C'est compliqué, comme certains métiers. Comment vous faites pour subir cette chaleur, pour éviter cette chaleur? - On boit de l'eau.

On se protège. On se mouille un petit peu. C'est comme ça, le travail. - On va vous laisser travailler. - B.Chameroy: "Vous vous barrez, j'éteins".

C'est bon, j'ai flingué le duplex? Dans le reste de l'actualité, E.Macron au Salon du Bourget.

Il en a profité pour faire un point précis sur les tensions internationales. Curieux choix d'évoquer l'Iran avec une crête. Musique rock.

Riche idée d'organiser cette prise de parole au Bourget, en plein milieu des annonces. - E.Macron: Pour nos grands industriels...

Une voix off parle en fond. - E.Macron: On va laisser passer l'annonce.

C'est les aléas du direct. Je crois que c'est bon. - B.Chameroy: Non, ce n'est pas bon.

La voix off continue. - E.Macron: J'ai peur qu'on soit partis sur un long tunnel. - B.Chameroy: Un long tunnel.

A part ça, suite du conseil régional des Hauts-de-France. Sans X.Bertrand...

Il est remplacé par son exacte opposée, madame "trop gentille". - Je n'ai pas voulu vous couper la parole. Dans vos propos, on était bien loin d'un simple rappel.

Je vous ai laissé parler jusqu'au bout. Ne poussez pas trop le bouchon, si vous me permettez l'expression. - B.Chameroy: "Sinon, je vais finir par me fâcher un petit peu". - Je peux laisser la présidence de séance au président, X.Bertrand.

S'il est à proximité... - B.Chameroy: Il ne veut pas revenir. - En attendant qu'il revienne... - B.Chameroy: Il ne veut pas revenir.

Autre grande absente, Florence, que le réalisateur du conseil ne porte pas dans son coeur. Il tenait à souligner sa non-présence. Elle est pas là!

Ca n'a pas échappé à l'opposition. Remontrez-la. Remontrez le fauteuil vide.

Tout le monde a hâte des vacances, notamment ce conseiller. - Je n'interviendrai pas sur cette question. De la même manière, je n'interviendrai pas.

Merci, monsieur le président. Je n'interviendrai pas sur cette question. - B.Chameroy: Très bien.

Qui veut des nouvelles de F.Bayrou? Je vous en donne tout de suite.

Il visitait une école à Mirecourt. Il n'avait qu'une seule question dans son sac. François, qui n'est pas hyper fort en enquêtes.

On a un gros indice. Ah oui. Petit détour comme chaque vendredi par Tébéo et l'émission culinaire qui a donné beaucoup de plaisir. - C'est très sucré. - Ca y est! - B.Chameroy: Eh oui!

C'est le retour de notre chef préféré. Propos en italien. Musique typique italienne.

Gastronomie toujours. M.Valls s'est régalé en Guyane. - B.Chameroy: Il a passé ses nerfs sur la journaliste qui l'interrogeait.

En métropole aussi, on reçoit les images. - Le reportage laisse entrevoir l'exemple type de ces communes. - M.Valls: Il n'y a que des "mais", il n'y a que des problèmes.

On va passer toute l'interview avec une vision négative. Je vais essayer de répondre à vos questions. La zone blanche...

Si vous me posez des questions, je vais essayer d'y répondre. - B.Chameroy: Ca commence à faire pas mal de ministres tendax cette semaine.

On se mobilise et on lance l'opération des tisanes nuit tranquille pour les ministres qui ne supportent pas la contradiction. Vous envoyez ce que vous pouvez. Chaque don compte.

Contrôle surprise: tout le monde a son ticket? On prend l'Eurostar et on file en Belgique. Masterclass de communication par le roi Philippe.

On a appris des choses trépidantes sur la vie des monarques, qui ont la cravate trop longue. - Parfois, je vais me promener avec mon épouse. On marche ensemble.

Moi, je n'ai pas été chez les scouts. J'ai été chez les louveteaux. Il n'y a pas longtemps, on a vu un film.

Quand on était petits, enfants, on allait de temps en temps passer des vacances chez nos cousins au Luxembourg. J'aime bien marcher. Je marche avec mon épouse.

On fait des bonnes marches. C'est excellent. Avant, j'aimais bien courir.

Malheureusement, à cause d'un peu d'arthrose, mon médecin m'a demandé de ne plus courir. - B.Chameroy: C'est rythmé.

Si personne ne se demandait à quoi ressemblait la morning routine d'un monarque, voici tout de même la réponse. L'effet qui sort de ses mains vient d'eux. - Ma morning routine. - B.Chameroy: C'est parti.

On a rajouté une musique pour mouvementer ça. - Je me réveille à 7h du matin. Je prends mon petit-déjeuner.

Le café, très important. C'est pris avec mon épouse. Je lis les journaux. - B.Chameroy: D'accord. - Ensuite, je prends 15 minutes de méditation pour moi. - B.Chameroy: Il va aux chiottes, oui. - Je vais au palais.

Je vois mes collaborateurs. On commence la journée. - B.Chameroy: C'est super.

C'était le plus rythmé de toute la vidéo. Le reste, c'était ça. ... - B.Chameroy: Eh oui.

En revanche, il a vécu des moments épiques. Mike Horn, à côté, c'est du pipi de chat. - Je devais inaugurer l'université d'Alexandrie.

On était avec toutes sortes de chefs d'Etat: au moment où on se trouve dans l'ascenseur tout en haut de la tour, l'ascenseur descend et se bloque entre les étages. Pour une entorse au protocole, c'était absolu. On devait forcer la porte, ouvrir.

On s'est trouvés dans un étage. Il n'y avait rien de prévu. C'était dingue. - B.Chameroy: C'était dingue...

Vous êtes restés bloqués 2 minutes dans un ascenseur. L'info revient lundi. Bon week-end. - A.-E.Lemoine: Merci, Bertrand.

Merci à tous les 4 d'avoir accepté notre invitation. Excellente Fête de la musique à tous. C'est demain.

Excellent week-end.