La gauche conteste l'introduction d'une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est un texte extrêmement grave pour les conséquences qu'il comporte parce qu'il revient à rétablir une forme de peine de mort et que de ce point de vue-là, nous considérons qu'il mériterait un débat parlementaire sérieux, approfondi, pas d'être traité comme cela à la va vite. Ce sont des morts derrière nos décisions, madame la présidente. Nous demandons donc que le gouvernement retire son texte.
Il y a ici les familles de victimes dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Vous ne les avez même pas écouté. Vous ne les avez même pas entendu.
Vous n'avez même pas parlé avec eux. Vous ne les avez même pas reçus. Franchement, monsieur le ministre de l'intérieur, j'ai honte pour vous.
J'ai honte pour vous de ce que vous êtes en train de faire. Il y a des gens ici qui se battent pour la justice. Au moins, recevez-les.
Il y a 320 5000 personnes qui on signé une pétition. Au moins, entendez-les, écoutez-le. Au lieu de passer en force comme vous êtes en train de le faire aujourd'hui.
Demain, ce seront des vies supplémentaires qui seront prises dans nos circonscriptions sur le territoire français. des jeunes gens, des jeunes gens qui sur la base de leur origine réelle ou supposé seront tués. Ce seront des famille enillé par centaine. [applaudissements] C'est ça que vous êtes en train de faire aujourd'hui.
Et ça ne mériterait pas de débat. Ça ne mériterait pas de débat. Madame Elsa Fussillon, je veux redire, comment pouvez-vous dire qu'avec ce texte vous on va il y a des personnes qui vont perdre la vie du fait de l'action de la police, de la gendarmerie.
Mais comment pouvez-vous dire ça madame ? Il y a madame la députée, il y a un cadre légal et réglementaire qui encadre toutes les interventions de police pour chacune des affaires. Pour chacune des affaires où la police est mise en cause, il y a des investigations judiciaires, il y a des enquêtes judiciaires.
Vous donnez l'impression qu'il y aura une forme d'irresponsabilité pénale. C'est complètement faux. ce sera peut-être pas vous demain le patron des policiers dans ce pays. et et quand on a un petit peu de mémoire et qu'on sait que par exemple il y a eu un préfet de police à Paris qui s'appelait Maurice Papon et qu'il y a eu et qu'il y a eu dans les commissariats de la région parisienne et dans le mien à Saint-en des policiers qui se sont sentis autorisés à jeter des Algériens à la scène et que les policiers et que les policiers républicains et j'en connais de très proches qui étaient dans commissariat étaient minoritaires parce qu'ils avaient un préfet de police au-dessus d'eux qui autorisait les pires exactions. [acclamation]
Laurent Nuñez