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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 2 juin 2020 51 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiSantéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Bourdin Direct du 2 juin - 7h/8h

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 16 %Défensif 51 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 34:25OuverteRéponse directe

    Vous avez trouvé un accord avec Anne Hidalgo ?

  • 35:34OuverteRéponse partielle

    Quelle place vous réserve Anne Hidalgo ?

  • 35:52RelanceÉludée

    Vous ne voulez toujours pas dire quelle mairie d'arrondissement Anne Hidalgo vous réserve ?

  • 38:27RelanceÉludée

    David Béliard, vous ne voulez toujours pas le dire.

  • 38:47RelanceÉludée

    Mais ça, vous savez, ce n'est pas lié.

  • 39:01RelanceÉludée

    C'est dommage que les Parisiens ne puissent pas savoir avant.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 34:31InvitéFait
    « On va lancer, on s'est mis d'accord sur un projet de rupture pour Paris. »
  • 34:59InvitéFait
    « Il nous faut faire une coalition, une coalition sur le projet. »
  • 36:47InvitéFait
    « Cet accord-là, il prévoit la question de la découverture de la bièvre. »
  • 37:00InvitéFait
    « Nous avons conclu un accord pour découvrir un premier tronçon. »
  • 39:38PrésentateurChiffre
    « On est à 19, 20% à Paris. »
  • 40:01InvitéFait
    « La santé est essentielle. Et notamment la santé des enfants. »
  • 41:15PrésentateurChiffre
    « Un moratoire de deux ans. »
  • 41:22PrésentateurFait
    « Amazon exerce une concurrence qui est une concurrence parfois effroyable. »
  • 42:54InvitéFait
    « Aujourd'hui, il y a eu un effort qui est un effort extrêmement important qui a été fait par l'ensemble des Françaises. »
  • 43:10InvitéFait
    « Aujourd'hui, j'entends un certain nombre de libéraux nous dire qu'il faut travailler plus. Travailler plus, d'ailleurs, pour gagner moins. »
  • 43:51InvitéFait
    « Nous sommes face à une catastrophe climatique qui est une catastrophe climatique majeure. »
  • 46:10PrésentateurFait
    « Un policier place son genou sur son cou, un autre sur sa poitrine. »
  • 46:14PrésentateurChiffre
    « Il va rester dans cette position 8 minutes et 46 secondes. »
  • 46:52PrésentateurFait
    « Les secours arrivent assez vite. »
  • 47:15PrésentateurChiffre
    « Selon un sondage, 70% des Américains ont vu ces images insupportables. »
  • 47:33PrésentateurFait
    « Il s'appelle Chauvin, Derek Chauvin. »
  • 47:41PrésentateurChiffre
    « Il a fait l'objet de 18 plaintes au cours de sa carrière. »

Temps de parole

  • Présentateur79 %
  • Invité11 %
  • Invité 25 %
  • Invité 32 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, mardi 2 juin, l'info sur RMC. Il est 7h01 et Céline Kalman est là pour les informations. Céline, bonjour.

0:11
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. La délivrance pour les bars et restaurants reprise aujourd'hui. Certains ont accueilli leurs premiers clients dès hier soir, minuit. Réouverture aussi des lycées pour accueillir les profs. Le ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer, invité de RMC et BFM TV à 8h30.

0:27
Présentateur

La fin aussi de la limite des 100 kilomètres et les visites assouplies dans les EHPAD dès vendredi. Aux Etats-Unis, c'est l'info de la nuit. Donald Trump se dit prêt à envoyer l'armée si les manifestations violentes se poursuivent. Bienvenue à tous sur RMC, il est 7h01. Ils ont compté les jours, 79 au total, 79 jours avant de pouvoir enfin rouvrir. Les restaurateurs, cafetiers peuvent accueillir à nouveau les clients à partir d'aujourd'hui.

0:56
Invité

Et certains ont voulu marquer le coup dès hier soir, minuit. Reportage de Romain Cluzel et Garance Munoz dans le 19e arrondissement de Paris.

1:07
Présentateur

Minuit, c'est la libération pour les habitués de ce bar. Laura est venue spécialement des Yvelines pour passer la soirée en famille et en terrasse.

1:14
Invité

Je revis là, vraiment. C'est vrai que c'est une habitude, un réflexe qu'on avait perdu. Mais on ressent de suite la convivialité, le partage et l'ambiance qui revient en fait.

1:22
Présentateur

Des clients qui retrouvent aussi leur plat favori. Didier est ravi de reprendre ses habitudes. Ah oui, ça fait plaisir, là. C'est fabuleux, là. C'est la vie qui reprend. On s'est fait vraiment un plaisir d'être les premiers ce soir à être là, à être présent. Ne serait-ce aussi que pour encourager notre ami Reda. Reda, c'est le propriétaire du café parisien. Soulagé de retrouver ses clients, il essaye de faire respecter au mieux les nouvelles règles sanitaires. Nous, on a respecté la distance, tout ça. Mais le gros souci, le gros problème, c'est la clientèle. Je n'arrête pas les cadrer, les remettre à leur place.

Ça va mettre plus du temps parce que les gens ne rentrent pas tout de suite dans le bain. Mais j'espère que les gens auront joué le jeu. C'est la sécurité pour tout le monde. Et malgré ces contraintes, il a bon espoir de sauver la saison estivale.

2:06
Invité

La limite des 100 kilomètres n'est plus en vigueur aujourd'hui. Plus besoin de justificatifs, sauf pour se rendre en Corse ou en Outre-mer, où il faudra justifier d'un motif impérieux.

2:15
Présentateur

Un coup dur pour le secteur du tourisme qui espérait reprendre avant l'été des restrictions qui seront réévaluées le 22 juin. Réouverture en principe de tous les collèges, le retour des enseignants dans les lycées, où les élèves reviendront au compte-gouttes dans la semaine, voire plus tard selon les établissements. Des élèves de terminale qui ne comprennent pas encore comment ils vont être notés et pouvoir attraper le temps perdu. Reportage de Lionel Dian à Martigues dans les Bouches-du-Rhône.

2:40
Invité

Loïc doit reprendre les cours en terminale section commerce cette semaine, mais il ne sait pas encore quand. On est dans le flou par rapport à la date de reprise, par rapport aussi aux notes qui vont être attribuées et aux notes qui vont faire en sorte qu'on ait l'obtention du bac par rapport au stage que nous n'avons pas pu finir. Du coup, ce sont des notes qui sont en moins et aussi la valeur du bac, savoir qu'est-ce qui va compter réellement, s'il va être plus ou moins dévalorisé par rapport à d'autres années.

Quant aux élèves décrocheurs dont le ministre de l'Éducation a fait une priorité, ce sera très difficile de les remettre à niveau selon Manu Arvoix, prof en lycée professionnel et délégué CGT.

3:12
Présentateur

D'abord, les décrocheurs, ce n'est pas certains qui reviennent, parce que par définition, c'est des décrocheurs. Dans des plaies aux ministres, ce n'est pas vrai que cette reprise va permettre de raccrocher les décrocheurs. La question de raccrocher les décrocheurs, ça se joue surtout sur l'an prochain et sur les moyens qu'on aura pour remédier un peu aux situations à ces deux mois, trois mois de cours qui ont sauté cette année.

3:30
Invité

L'épreuve de lycée professionnel qui compte justement sur ce mois de juin pour préparer du mieux possible la rentrée de septembre prochain.

3:36
Présentateur

Oui, les décrocheurs, il ne faut pas attendre, les décrocheurs, parce que ceux qui n'ont plus pris l'habitude d'aller dans les établissements scolaires, malheureusement, ont pris de mauvaises habitudes. Il faut absolument, absolument essayer de tous les retrouver, les identifier et les faire revenir dans les établissements. Tout à l'heure, je serai avec Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, qui sera mon invité, 8h30, 9h.

3:58
Invité

Et dès vendredi, les visites dans les EHPAD seront assouplies, les résidents, leurs proches, pourront enfin échanger presque normalement. Annonce hier du ministère de la Santé les précisions de Gladys Laffitte. Deux personnes maximum par chambre et plus de deux si la visite se déroule à l'extérieur de la chambre. Les enfants pourront aussi être présents seulement s'ils portent un masque. Autre assouplissement, la reprise de davantage de visites médicales et paramédicales, mais aussi des activités collectives et des interventions des bénévoles extérieurs en tout petits groupes. Même les activités à l'extérieur pourront reprendre pour les établissements qui disposent d'un jardin ou d'une cour.

Tous ces assouplissements seront possibles sur décision des directeurs d'établissements localement, après concertation collégiale avec les équipes médicales, si les conditions de sécurité le permettent. Le ministère de la Santé appelle cependant la vigilance. Aujourd'hui, 45% des EHPAD déclarent encore au moins un cas de Covid-19.

4:51
Présentateur

Avec l'entrée en vigueur de la phase 2 du déconfinement, de nombreux salariés vont retourner sur leur lieu de travail. Après deux mois et demi à la maison, certains employés appréhendent, d'autres au contraire sont soulagés. Thomas Chupin. Directeur informatique dans son entreprise, Philippe, a passé son confinement en télétravail. Donc voilà où je me suis installé. On est dans la chambre de mes filles. Situation loin d'être idéale. Bien entendu, on n'a pas le confort qu'on a dans notre bureau avec un écran externe, avec une chaise convenable, avec un bureau d'une taille raisonnable. Résultat, Philippe a très envie de retourner au travail, retrouver son équipe, une quinzaine de personnes.

Oui, ça va permettre de recréer un lien humain et j'ai hâte de retrouver l'équipe. Nous sommes plus efficaces avec quelqu'un en face de nous, qu'au téléphone. Et pas d'inquiétude sanitaire, ou presque. Les masques ont été reçus, les chals hydroalcooliques, l'appréhension est liée au transport. Les transports en commun, c'est semble-t-il l'inquiétude de nombreux salariés autour de Philippe. Mais il n'y a pas que ça. Le confort du travail à la maison a séduit quelques salariés dans cette entreprise. Alors pour l'instant, le patron, Lucio Derizzi, leur laisse le choix. On leur dit, vous faites ce que vous voulez.

Mais le volontariat, à un moment donné, si les gens peuvent décider de venir au propre bureau, et ça veut dire qu'on n'en a pas besoin, qu'est-ce qu'on fait quand quelqu'un a besoin d'être suivi ? Les jeunes dans l'entreprise, ceux qui arrivent, on le laisse à la maison ? Ce n'est pas très facile. Chef d'entreprise qui redonnera donc quelques règles à la rentrée en septembre, pour que finalement tout le monde retrouve les bons vieux horaires de bureau.

6:12
Invité

Et puis j'ajoute qu'en zone verte, les théâtres, salles de fête, enfin les parcs de l'Oise,

6:16
Présentateur

il y aura encore les gymnases, salles de sport et piscine peuvent reprendre. RMC 7h07, la ville de Washington recroquevillée sur elle-même. Hier soir, Donald Trump a annoncé le déploiement de milliers de soldats lourdement armés, et des policiers dans la capitale, secoués par des manifestations ces derniers jours, après la mort de George Floyd, direction Washington.

6:36
Invité

Justement, nous retrouvons le correspondant de RMC, Jean-Bernard Cadier. Jean-Bernard, pas d'apaisement du côté du président américain, qui n'a pas hésité à employer la force pour une image. Donald Trump a organisé une séquence digne des meilleures émissions de télé-réalité. Il a convoqué les caméras pour un grand discours sur les émeutes, et en même temps, il a donné l'ordre de faire évacuer des manifestants devant la Maison-Blanche. Manifestants pacifiques, il faut le préciser, mais qui ont été très fermement repoussés avec gaz lacrymogène et grenades assourdissantes. Ce qui fait qu'on avait deux images, à gauche des images de chaos,

7:08
Présentateur

et à droite, un président martial qui promet de rétablir l'ordre. Le ton était extrêmement ferme, il est le président de la loi et de l'ordre, il est prêt à faire intervenir des milliers de soldats, il est prêt à faire intervenir l'armée fédérale, si, et c'est un grand si, si les gouverneurs n'arrivent pas à rétablir l'ordre. Quelques minutes après, il est sorti à pied de la Maison-Blanche pour se rendre à l'église Saint-Jean, à 200 mètres, là où un incendie a été allumé la nuit dernière. Là, il a longuement posé avec une bible à la main, encore une image. Les manifestants sont rentrés chez eux furieux d'avoir été violemment délogés pour une photo.

Écoutez maintenant le chef de la police de Houston, au Texas. Houston, c'est la ville où est né George Floyd. Écoutez à quel point il se désolidarise de Donald Trump. C'était hier soir sur CNN. Ce n'est pas Hollywood, c'est la vraie vie. Des vies sont en danger. Et je demande à la population d'être aux côtés de la police, de rester unis. Je voudrais m'adresser au président, au nom de tous les chefs de la police de ce pays. S'il vous plaît, si vous n'avez rien de constructif à dire, fermez votre bouche. Fermez votre bouche, dit-il à Donald Trump. Les résultats de l'autopsie de George Floyd sont sans appel.

Il est mort par homicide après avoir fait un arrêt cardiaque à cause de la pression exercée sur son cou. En France, plusieurs rassemblements ont été organisés en hommage à George Floyd, à Paris, devant l'ambassade américaine ou encore à Bordeaux. Et c'est dans ce contexte aussi qu'une centaine de personnes se sont retrouvées à Bondy, en Seine-Saint-Denis, pour réclamer justice pour Gabriel, un adolescent de 14 ans gravement blessé à l'œil après une interpellation policière. Il y a une semaine, il est toujours hospitalisé. Un équerre où il doit subir une lourde opération. Caroline Philippe.

8:52
Invité

Intimidé face aux habitants de Bondy et aux élus locaux présents autour de lui, shérif le grand frère de Gabriel prend la parole pour réclamer justice et vérité. On est encore sous le choc. Ça peut arriver aujourd'hui à des autres enfants aussi. Stop à la violence. C'est inadmissible. Il y a une semaine, Gabriel, son petit frère âgé de 14 ans, est gravement blessé à l'œil après son interpellation par la police alors qu'il tente de voler un scooter. Une violence intolérable pour Mehmet, jeune bondinois venu manifester.

9:22
Présentateur

On ne pouvait pas laisser passer ça. Aujourd'hui, il y a un réel souci entre la police et les jeunes. Aucun jeune de 14 ans, 40 kilos mérite de rentrer limite avec un œil en moins. Personne.

9:31
Invité

Gabriel est toujours hospitalisé et s'est vu prescrire 30 jours d'incapacité totale de travail. Son avocat maître Stéphane Gass aimerait désormais avoir les explications des policiers.

9:40
Présentateur

Il n'y a pas une seule version qui pourrait justifier l'attitude des policiers. On espère avoir très rapidement des réponses et des réponses concrètes, notamment en termes de responsabilité pénale des policiers qui ont commis cet acte absolument irréparable.

9:53
Invité

La mère de l'adolescent a porté plainte et la police des polices, l'IGPN, a été saisie.

9:58
Présentateur

Et Kylian Mbappé a posté un message sur son compte Instagram, réclamant justice, qu'elle soit d'ici ou d'ailleurs. Violence policière, même combat, a écrit le footballeur qui est également originaire de Bandit. Bien, merci beaucoup. Eh bien, nous poursuivons après, vous le savez, toutes ces informations venues des Etats-Unis. Parlons d'Adama Traoré, avec Assa Traoré qui est avec nous. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes militante, sœur d'Adama Traoré, militante antiraciste. Adama Traoré, mort peu après son interpellation par les gendarmes. C'était en juillet 2016.

Je rappelle, le 19 juillet 2016, il est à peu près 17h, Adama et son frère sont interpellés par des gendarmes de l'île Adam à Beaumont-sur-Oise. Son frère ne bronche pas. Adama Traoré prend la fuite. Selon sa famille, le jeune homme a pris peur car il n'avait pas ses papiers sur lui. Adama Traoré, qui s'est réfugié chez un homme et finalement arrêté par les gendarmes, qui effectue un plaquage ventral. Bien, c'est là que tous les avis divergent. Assa Traoré, une dernière expertise médicale du 24 mars s'affirme que la victime, donc Adama, n'est pas décédée à la suite d'une asphyxie positionnelle, mais d'un œdème cardiogénique.

Et selon les trois médecins mandatés par les juges d'instruction, une défaillance cardiaque serait donc à l'origine de sa mort, ce qui exonère les trois gendarmes ayant pris part à son interpellation. Aujourd'hui, vous organisez une manifestation devant le tribunal de Paris. Le comité La Vérité pour Adama organise donc un rassemblement. Pourquoi ? Un rassemblement est exigé ce soir pour la vérité et la justice pour Adama, pour la mise en examen des gendarmes, des gendarmes responsables dans la mort de mon petit frère, suite à cette expertise sortie il y a quelques jours, qui protègent et qui couvrent les gendarmes.

Mais on conteste cette expertise, cette expertise des mensongères, faite par des médecins qui ne sont pas experts, des médecins que nous nommons charlatans. Des médecins mandatés par des juges d'instruction. Il faut savoir qu'à chaque fois que les médecins ont été mandatés par les juges d'instruction, c'est une expertise qui exénore et qui protège les gendarmes. On rappelle que la dernière expertise qui avait été faite par un collège d'experts, des médecins experts dans la drépanocytose et dans la cardiologie, vont dire qu'Adama Traoré n'est mort d'aucune maladie, mais qu'il est bien mort asphyxié. Mon frère a pris le poids de 250 kilos sur lui, ses trois gendarmes.

Et l'expertise en 2018, où il y a une spécialiste en cardiologie, va également dire qu'Adama Traoré n'avait aucune maladie cardiaque et qu'il avait un cœur en pleine santé. Alors qu'est-ce que vous demandez ? Parce que vous dites, là où je ne vous suis pas, Assa Traoré, c'est que vous dites, la vérité c'est qu'il a été victime de la violence des gendarmes. C'est ce que vous dites. C'est clair, oui. Mais vous ne le savez pas. Personne ne le sait. On demande à quoi ? On demande à la justice de trancher. Les gendarmes l'ont dit. Il faut savoir que dans la nuit où mon frère est mort, les gendarmes l'ont dit. On dit qu'Adama Traoré a porté le poids de trois corps sur lui.

Mon frère a subi un plaquage ventral. Ils ont dit qu'Adama Traoré a dit je n'arrive plus à respirer. Je n'arrive plus à respirer. Ce sont les mots des gendarmes. Ce sont les gendarmes qui l'ont dit. Ils ont changé leur version deux ans après. Je n'étais pas dans cet appartement. Nous n'étions pas dans cet appartement. Ils y étaient. Et ils l'ont dit. Et le collège d'experts l'a dit. qu'Adama Traoré est bien mort asphyxiée. Sur cette expertise, l'asphyxie a été écartée sans aucune raison. Il faut savoir que ce sont des experts qui sont experts dans la gériatrie. Ils vont écarter des experts spécialisés dans la drépanocytose et dans la cardiologie. Donc il y a quand même un problème.

Nous allons saisir les ordres des médecins. Vous allez saisir l'ordre des médecins. Bien sûr. Est-ce que vous allez demander encore une fois une contre-expertise ? Là, on demande à ce que les juges prennent leurs responsabilités. Est-ce que les juges fassent une enquête impartiale, une vraie enquête ? Il faut savoir que depuis le début, on ne peut pas parler d'enquête dans la mort de mon petit frère. Tous les actes que notre avocat, maître Yacine Bouzerou, a demandé ont été refusés. Dont la reconstitution, un élément très important. S'ils n'ont pas peur de la vérité, je pense que dans l'affaire d'Adama Traoré, la justice française a peur de la vérité.

Elle a peur de mettre en examen ses gendarmes. La reconstitution aurait été très importante à faire. Elles l'ont refusée à chaque fois. C'est une reconstitution que nous allons faire nous-mêmes. Je pense que c'est important qu'il y ait une enquête. Cette expertise aussi va s'appuyer sur un témoin qui n'a jamais voulu se rendre à une audition de la justice. Donc aujourd'hui, on ne peut pas dire que nous sommes dans une vraie enquête dans l'affaire d'Adama Traoré. Mais bien au contraire, nous sommes dans un déni de justice. Je peux même dire aujourd'hui sur le plateau que j'ai des preuves et des éléments, que la juge a subi des pressions pour exonorer et couvrir les gendarmes.

Dites-moi, pourquoi faites-vous une comparaison avec ce qui se passe aux Etats-Unis ? Comparaison n'est pas raison, on le sait. Quel est le rapport ? Aujourd'hui, on met en image la mort d'Adama Traoré par rapport à la mort de George Floyd. Une phrase a été dite. Ne nous demandez plus comment Adama Traoré est mort. George Floyd a pris le poids de ces trois gendarmes sur son corps. Mon frère a pris le poids de ces trois gendarmes sur son corps. Après 250 kilos, ils ont eu les mêmes mots. Je n'arrive plus à respirer. Les faits sont prouvés aux Etats-Unis, ils ne le sont pas ici en France. La justice dira. Vous croyez en la justice ? Assa Traoré, je vous pose la question.

Est-ce que vous croyez en la justice française ? Je pensais que je pouvais croire en la justice. J'ai voulu y croire. On a voulu y croire. Aujourd'hui, la justice nous prouve que non. Parce que quand nous avons des juges qui vont mandater une autre expertise et ne pas prendre en compte la dernière sortie par des experts et prendre des experts qui ne sont même pas experts en cardiologie ou en trépanocytose, je ne crois pas en la justice. Quand nous avons des juges qui refusent tous les actes que notre avocat Maitre Yassine va demander, je ne crois pas en la justice. Et quand on a une reconstitution qu'elle refuse, donc non, je lui croyais, mais je ne crois plus en la justice.

Donc aujourd'hui, on demande à ce que les gendarmes soient mis en examen. On demande que les gendarmes soient condamnés. On demande juste que notre droit soit établi. On demande simplement la justice et la vérité dans la mort de mon petit frère. On ne demande rien d'autre. Bien, merci Assa Traoré d'être venu nous voir. Il est 7h17. Vous êtes sur RMC. Allez, pourquoi Assa Traoré est à l'antenne ce matin ? Parce que chacun a le droit de s'exprimer librement ici, dans ce pays. Et ici, notamment. Merci. 7h17, Brigitte est à Fosse-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Bonjour, Brigitte. Oui, bonjour. Bonjour. Très heureux d'être avec vous. Moi aussi, Brigitte. Vous reprenez le travail aujourd'hui ?

17:06
Invité

Je reprends deux jours par semaine. Je suis un peu stressée.

17:10
Présentateur

Vous êtes stressée ?

17:12
Invité

Oui, parce que d'après ce que je sais, au travail, il n'y a pas de masque. Il y a un peu de gel par-ci, par-là. Mais bon, moi, ça me fait peur.

17:22
Présentateur

Quel travail reprenez-vous, Brigitte ?

17:25
Invité

Je suis assistante dans une entreprise d'Avignon.

17:30
Présentateur

Vous êtes certaine qu'il n'y aura pas de masque à votre disposition ?

17:33
Invité

Je suis certaine, oui, oui. Parce que j'ai des collègues qui ne font pas de télétravail.

17:38
Présentateur

Ça m'étonne, ça. Parce que je ne connais pas une entreprise qui ne propose pas de masque à ses salariés. De toute façon, le chef d'entreprise a la responsabilité. A la responsabilité de l'état de santé de ses salariés. Donc, il doit proposer du gel et des masques.

17:55
Invité

Non, alors du gel, il y en a. Mais des masques, non. Alors, vous savez, Brigitte,

18:01
Présentateur

allez travailler avec un masque. Ah, mais ne vous inquiétez pas, j'ai fait la provision de masques. Ah, d'accord. C'est de gel et de lingette. Bon, mais génial. Mais ne vous inquiétez pas, Brigitte. Ça va bien se passer. Surtout que vous êtes dans une région où ça n'a pas trop circulé. Non, non, non. Effectivement. Bon, voilà. Très bien. Vous permettez que je passe un petit bonjour ? Ben, allez-y, Brigitte. Mais oui. Ah ben, je passe un bonjour à Jean-Louis qui est resté à Foix. Et moi, je pars sur Avignon. Eh ben, bon. Bonne route, Brigitte. Merci beaucoup. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin ?

Alors là, j'écoutais la radio dans la voiture, sinon je vous regarde le matin. À la télé ? Oui. Et d'ailleurs, merci à toutes celles et ceux qui sont de plus en plus nombreux à nous regarder le matin. Merci, Brigitte. Merci. Il est 7h19. Au revoir, Brigitte. 7h19. C'est l'heure de notre enquête conso, comme tous les matins avec Marie Dupin. Immobilier, jouets, bricolage. C'est le secteur qui redémarre très fort malgré la crise du pain quotidien dans un instant sur RMC. RMC. Dupin quotidien. Il est 7h23. Nous sommes avec Marie Dupin. Bonjour, Marie. Bonjour, Jean-Jacques. Qui est avec nous. On vous a retrouvé ici, Marie. On est dans notre studio.

La France est entrée dans une période de récession qui risque de durer longtemps. Mais depuis la levée du confinement, certains secteurs redémarrent très fort. Oui, par exemple... Il y a une reprise dans certains secteurs.

19:17
Invité

Oui, certains secteurs. Par exemple, l'immobilier. Les transactions sont reparties très vite, très fort. Selon le site de vente entre particuliers PAP, il y a 38% d'acquéreurs, en plus par rapport à la même période l'année dernière. Vous vous rendez compte, c'est énorme. Le site a même enregistré des records de trafic historiques le 25 mai. Tout le monde a envie de changer d'appartement, tout le monde a envie de changer de maison, de vie. Il y a un seul département où les recherches sont en baisse, c'est Paris, moins 12%.

19:39
Présentateur

Oui, compte tenu des prix.

19:40
Invité

Et puis c'est vrai qu'on part de tellement haut que... Oui. Le top 15 des départements, c'est la Seine-et-Marne, qui fait plus du double qu'année dernière. Les départements proches de l'Île-de-France, le Loiret, l'Euret, l'Ain, autour de Lyon aussi. Et puis il y a beaucoup, beaucoup de recherches, beaucoup d'offres.

19:58
Présentateur

Il y a un peu plus de refus de dossier que d'habitude. Elles ont intérêt quand même, les banques. Oui, les banques ont intérêt à ce que ça a. Ben évidemment. En fait, la volonté d'acheter est là,

20:06
Invité

et vraiment, le secteur immobilier repart très fort.

20:08
Présentateur

Bien. Un autre secteur qui va bien, c'est le secteur des jouets.

20:13
Invité

Oui. Visiblement, les parents gâtent les enfants sages pendant le confinement. Peut-être aussi que comme l'école n'a pas repris pour tout le monde, il faut trouver des idées pour les occuper. En seulement deux semaines, le marché du jouet a carrément rattrapé un tiers des pertes dues au confinement. Non. Exactement. En deux semaines. En deux semaines. Un autre produit qui attire beaucoup de consommateurs, c'est les boissons alcoolisées, le champagne, les vins pétillants. Évidemment, on a envie de fêter la levée du confinement. Et puis, les enseignes de bricolage, parce qu'on passe quand même encore beaucoup de temps à la maison.

20:39
Présentateur

Les enseignes de bricolage qui n'ont pas vraiment fermé. Qui n'ont pas vraiment fermé.

20:44
Invité

Et là, depuis la levée du confinement, c'est la ruée sur les réseaux de bricolage.

20:47
Présentateur

Bon. En revanche, plus difficile pour l'habillement, par exemple.

20:50
Invité

L'habillement, c'est vraiment laborieux, la reprise.

20:53
Présentateur

Un moins 30% toujours par rapport à une période normale, selon la Confédération des commerçants indépendants.

20:58
Invité

Ceux qui s'en sortent le mieux sont les vendeurs de chaussures pour enfants. Un changement de peinture oblige, évidemment. Et puis, l'automobile, c'est encore compliqué. Ça repart, mais très timidement. Les constructeurs avaient enregistré une baisse de 72% en mars, 89% en avril.

21:12
Présentateur

Et puis, encore une baisse de 50% au mois de mai. Alors, on va voir avec les mesures du gouvernement, si ça repart ou pas. Et toutes les promos, c'est l'occasion ou jamais. On va voir ce qui se passe dans les semaines qui viennent. Bien. Eh bien, merci beaucoup, Marie. Merci. Passionnant. 7h25 à demain, Marie et Charles Magnin. Je me tourne vers vous. Charles, en France, vague d'indignation face aux images des tonnes de déchets. Ça fait 2-3 jours qu'on voit les images partout qui tournent. C'est l'actu des réseaux sociaux.

21:39
Invité

RMC. Hashtag Magnin.

21:41
Présentateur

Ces images de déchets qui ont envahi les espaces publics durant le week-end de la Pentecôte. Oui, on a beaucoup parlé pendant le confinement de la nature qui reprenait ses droits un peu partout. Depuis le déconfinement, c'est la nature humaine qui reprend le dessus. Avec ces images assez désolantes dans les grandes villes, des pelouses, des quais, des berges. Envahies de détritures, restes de pique-niques, emballages plastiques, canettes, bouteilles. Les images de l'esplanade des Invalides à Paris ont été les plus relayées, les plus commentées. Avec une réaction qui revient souvent sur Twitter pour beaucoup d'internautes.

Ce sont les mêmes bobos parisiens qui dégueulassent les pelouses et ensuite donnent des leçons d'écologie à la terre entière. La réalité est sûrement un peu plus complexe. Aucune grande ville n'est épargnée ces derniers jours. Les images des berges du Rhône à Lyon, les quais de la Garonne à Bordeaux ou encore les espaces verts à Caen sont toutes aussi éloquentes. Preuve qu'il est grand temps que les restaurants rouvrent leurs portes. Car en général, les clients ne balancent pas leur assiette par terre avant de quitter un établissement. Enfin, les grandes villes n'ont pas l'apanage de ces incivilités.

A la campagne, en montagne, sur les plages, on ne compte plus sur Facebook les photos de déchets jetés en pleine nature. Exemple en Seine-et-Marne, forêt de Fontainebleau. Pour dénoncer ses comportements, un certain Pascal Varambon a mis en scène une petite marionnette dans une vidéo devenue virale pour rappeler les promeneurs au civisme. Bonjour à tous, je m'appelle Belacatone. J'ai la chance d'habiter à un endroit magique dans la forêt de Fontainebleau. Depuis le déconfinement, vous êtes nombreux à venir respirer le grand air. Après votre départ, lorsque le calme revient et que je sors de ma grotte, je suis triste de voir des détritus abandonnés par-ci, par-là.

Sachez, chers amis, que personne ne viendra tirer la chasse d'eau dans la forêt. Les restes de pique-nique n'ont rien à faire sous les rochers ou accrocher aux branches. Ces déchets doivent repartir avec vous et finir dans votre poubelle. Faut en être responsable. Voilà, ce message avec un ton pour enfants, mais c'est peut-être sur ce ton qu'il faut l'expliquer pour que le message passe mieux auprès de certains promeneurs. Chez Facebook, malaise entre Mark Zuckerberg et ses employés à propos de Donald Trump. En cause d'une question épineuse pour le réseau social, faut-il modérer les propos du président américain ?

On a beaucoup parlé la semaine dernière de la guerre entre Trump et Twitter, après que Twitter a décidé de mettre en garde les internautes contre certains tweets du président. Vendredi dernier, Twitter a même masqué, censuré un message de Trump, accusé de faire l'apologie de la violence. Mais Facebook, de son côté, a décidé de ne rien faire. Mark Zuckerberg explique qu'il a hésité toute la journée avant de décider de laisser visibles les messages de Trump. Zuckerberg refuse, je cite, de jouer le rôle d'arbitre de la vérité en ligne. Autrement dit, il ne veut pas décider de ce que Trump peut publier ou pas sur son réseau. Un choix qui n'a pas plu à certains de ses employés, un marque à tort.

Et je vais m'efforcer de le faire changer d'avis. A par exemple, Twitter le directeur du design chez Facebook, qui affirme avoir rassemblé une cinquantaine de salariés du même avis. Et ce n'est pas la première fois que Zuckerberg fait face à une fronde interne. 250 salariés de Facebook avaient déjà contesté publiquement sa décision de maintenir les publicités politiques sur son réseau, contrairement à ce qui se fait sur Twitter. Merci Charles, il est 7h28, je me tourne vers Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Nicolas, explication tout à l'heure à 8h10. Nous allons parler, revenir sur la mort de George Floyd à Minneapolis. On sait maintenant tout sur ce qui s'est passé.

La colère ne retombe pas parce que les images de la bavure policière sont maintenant accablantes. On sait précisément comment est mort George Floyd. Oui, il est resté 8 minutes et 36 secondes face contre terre avec ce policier qui lui maintenait son genou sur le cou. Il a répété exactement 16 fois la phrase « je ne peux plus respirer ». 16 fois. On a reconstitué tout ça avec les vidéos de surveillance des commerces et avec les téléphones portables des voisins. C'est le New York Times qui a rassemblé ces images et c'est absolument accablant. Et nous en parlerons tout à l'heure, il est 8h10. Pour savoir et comprendre, sur l'antenne d'RMC, je vous remercie encore d'être là.

Il est 7h29, qu'allons-nous faire ? À suivre, dans Bourdain Direct, Accor, Hidalgo, Béliard au second tour des municipales à Paris. Socialiste, écologiste, quelles conditions ? Le détail de l'accord avec David Béliard, le candidat écologiste, avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC. Il est l'anmi, 7h30. Anne-Sophie Balbir est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

25:53
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. L'armée sera-t-elle déployée aux Etats-Unis ? C'est la menace de Donald Trump pour faire cesser les violences. Les manifestations antiracistes continuent. Plusieurs grands magasins de la 5e avenue à New York ont été pillés. La vie d'avant, où presque des interdits tombent, des restrictions restent. Bienvenue dans la phase 2 du déconfinement. Plus de déplacements limités à 100 km, réouverture des bars et des restaurants, port du masque toujours obligatoire dans les transports. Et puis le sourire de nombreuses familles de résidents d'EHPAD. Les conditions de visite sont assouplies dès vendredi. Les mineurs pourront être présents. RMC 7h31.

Scène de pillage au centre de Manhattan. Ces dernières heures, sur la 5e avenue, dans des magasins Nike, des magasins d'électronique, de téléphones portables. Le maire de New York annonce la mise en place d'un couvre-feu.

26:46
Présentateur

Une semaine après la mort de George Floyd, des tensions toujours très vives dans plusieurs grandes villes américaines. Donald Trump menace désormais de déployer l'armée. Je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues. Les maires et les gouverneurs doivent établir une présence massive des forces de l'ordre jusqu'à ce que les violences soient endiguées.

27:13
Invité

C'est une ville où un État refuse de prendre les mesures

27:18
Présentateur

qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants. Alors j'enverrai l'armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux.

27:28
Invité

Alors on n'en sait plus ce matin sur le décès de George Floyd à Minneapolis lundi. Les résultats d'autopsies ont été dévoilés. Conclusion Paul Barcelone, il s'agit bien d'un homicide. Oui, deux autopsies. Dans le détail, la première officielle conclue, je cite, à une pression létale au niveau du cou, ce qui a entraîné un arrêt cardiaque jusqu'ici. Le médecin légiste assurait pourtant de ne pas avoir de preuves physiques pour conclure à une asphyxie ou à un étrangle mince. Ce médecin liste aussi d'autres paramètres importants. Selon lui, George Floyd était drogué aux amphétamines et souffrait d'hypertension artérielle.

Pour l'autre autopsie, elle, indépendante, commandée par la famille, George Floyd est mort, je cite, asphyxiée en raison d'une pression forte et prolongée sur son cou et sa cage thoracique. Les obsèques de George Floyd auront lieu le 9 juin, mardi prochain à Houston, la ville où il a grandi. C'est une ancienne star de la boxe, Floyd Mayweather, qui payera les funérailles. Paul Barcelone, merci. Et hier, pour rendre hommage à George Floyd, quelque 300 personnes ont participé à un rassemblement statique à Bordeaux. Les participants ont observé une minute de silence avec un genou à terre, pareil devant l'ambassade des Etats-Unis à Paris.

L'épidémie de coronavirus ralentit en France, ça se confirme, même si le virus est toujours là. Le nombre de patients en réanimation continue de baisser. Nous passons aujourd'hui à la phase 2 du déconfinement. Fin de l'interdiction de se déplacer à plus de 100 km de chez soi. Réouverture aussi des bars et des restaurants, ça y est. Et pour marquer le coup, certains établissements ont ouvert leurs portes dès minuit et les clients étaient là.

29:04
Présentateur

C'est très symbolique, mais c'est l'occasion de fêter un petit peu cette réouverture. Ça fait longtemps qu'on attend ça.

29:09
Invité

Ça fait plaisir qu'ils prennent un peu la vague de rouvrir à minuit comme ça. Ça marque le coup, il fait beau, ça fait plaisir. On est venus pour retrouver en fait la vie des terrasses et revivre ces moments-là qui ne nous ont pas manqué. Libres, enfin libres. On vit, on a envie de danser, on a envie de sauter. Notre cafetier, il a souffert pendant ces trois mois. Donc on aide, c'est normal. Les plages, musées, monuments, zoos peuvent rouvrir. Les théâtres aussi, mais dans les zones vertes. Il faut respecter certaines mesures de distanciation ou porter un masque. Certaines règles s'appliquent aussi dans les transports. Port du masque exigé.

En Ile-de-France, attestation d'employeur obligatoire au moins jusqu'au 22 juin. Nombreux sont ceux qui retournent au travail ce matin. Rémi Inge, vous êtes garde du Nord à Paris.

29:54
Présentateur

Oui, nous sommes avec Julie.

29:55
Invité

Julie qui est aide-soignante, qui est partie de Paris ce matin, qui va aller travailler à Tavernie, en banlieue nord de Paris. Julie, vous nous disiez, vous avez un petit peu d'appréhension à prendre le métro ce matin.

30:05
Présentateur

Oui, je pense que les trains seront peut-être pas bondés, mais bien remplis. Il y aura plus de monde parce que tout reprend. Donc c'est un peu logique, je dirais. Mais en même temps, j'ai un peu peur par rapport au nombre de personnes. J'ai une appréhension de la distance. Les gens, ils vont se lâcher. Ils se disent, ça y est, on peut faire ce qu'on veut, mais en même temps, non. Parce que le virus, il est toujours là. Et c'est cela dont j'ai peur. C'est repartir à zéro. Retour à la vie normale sur le trafic SNCF, mais on le voit, la crise sanitaire a laissé des traces.

30:42
Invité

Rémi Hink avec Mao Becker-Granier. Dans les EHPAD, le gouvernement lâche du lest. Les conditions de visite des proches seront assouplies à partir de vendredi. On pourra être deux par chambre ou plus de deux en extérieur. Et les mineurs seront autorisés à venir, ce qui était attendu par beaucoup de familles et de personnel, selon Ève Guillaume, directrice d'un EHPAD à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Vraiment, la bonne nouvelle, c'est que les mineurs vont pouvoir revenir. Et là-dessus, il y a une vraie attente de la part des résidents.

Sur les zones de rencontres qu'on a créées, il va falloir créer un espace un peu plus important pour pouvoir garder la distanciation sociale d'un mètre cinquante. On a gardé le système de prise de rendez-vous. Le nombre restera quand même limité, puisqu'on aura cette contrainte quand même physique. Je pense qu'on va monter à 3 à 4 personnes maximum. Au-delà, ça me paraît quand même compliqué en termes de respect des distanciations sociales. Et tous ces changements seront réévalués lors de la phase 3 du déconfinement, c'est-à-dire le 22 juin.

Le gouvernement se laisse la possibilité de reconfinement localisé, si nécessaire, et veut notamment s'appuyer sur Stop Covid pour suivre la propagation de la maladie. L'application est lancée a priori aujourd'hui. Alors allez-vous l'utiliser ? Reportage à Lyon de Florence Donjon. Pas de temps à perdre pour ce père de famille. James a décidé de télécharger l'application Stop Covid dès aujourd'hui.

32:00
Présentateur

On est toujours en situation de, entre guillemets, risque. Donc on fait attention du fait qu'on a des enfants aussi. Donc l'application devrait nous servir sur les semaines mois qui viennent. Tous les outils seront bons à utiliser.

32:11
Invité

Pas si simple, en revanche, pour Gérard ou Elodie, qui émettent des doutes concernant la sécurité des données. Ça va être utile, mais après, il faut en voir les tenants, les aboutissants concernant les données qui vont être gardées. Je comprends le bien fondé total de cette application. Mais comme dans chaque application, jusqu'où l'application ne va pas être hackée ? Le docteur Réveillé-Borgella est médecin généraliste et se montre prudent quant à son utilisation.

32:35
Présentateur

Si on se repose sur cette technologie pour compenser les mesures barrières, on va à l'opposé de ce qu'il faut faire. Peut-être que si 50-60% de la population adopte cette application, peut-être que ça apportera quelque chose au niveau du traçage.

32:47
Invité

Pour encourager son téléchargement, le gouvernement mise sur une campagne de communication. Pour l'heure, 45% des Français se disent prêts à l'installer. Les courses, Mathieu, c'est à Vichy aujourd'hui.

32:58
Présentateur

Le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 12, drop des Durier, outsider numéro 6, Diego Ducanter, le 12 et le 6. Il est 7h37. Merci d'être avec nous. Vous êtes sur RMC Découverte. Allez, je vais prendre Stéphan que nous avions avec nous hier qui est à Saint-Just-Saint-Rambert. C'est dans la Loire. Bonjour Stéphan. Bonjour. Vous êtes chef de cuisine. Le restaurant, ça y est. Ouverture aujourd'hui. Tout est prêt ? Tout est prêt. Grosse, grosse journée de travail hier. On a tout continué. On a tout installé. Voilà, on est là. On fera tous ce rendez-vous. Oui. Ça y est, c'est bon là. C'est bon. Les clients, vous avez des réservations un peu ? Alors des réservations, oui.

On en a une vingtaine déjà à midi. Un peu plus de 20 ce soir. Déjà, ça se présente bien. Ah ben c'est pas mal ça, dites-moi. 40 couverts dans la journée, c'est pas mal. Au moins 40 couverts. Oui, au moins 40 couverts. Après, c'est vrai qu'on aura un peu de passage. Mais oui, c'est vrai qu'on est très confiant. Vous êtes très confiant. Je suis très très content. Merci Stéphane. On vous avait eu hier. Merci beaucoup. Et bon courage et bonne journée. Merci. Et merci d'être avec nous. Bonne journée. Il est 7h38, presque 39. David Béliard est notre invité. Bonjour David Béliard. Merci d'être avec nous. Candidat écologiste aux élections municipales à Paris. David Béliard.

Ça y est, vous avez trouvé un accord avec Anne Hidalgo ? Oui, on a trouvé en tout cas un accord sur le projet. On va lancer, on s'est mis d'accord sur un projet de rupture pour Paris. Pour répondre à la crise sanitaire qui est en train de se transformer d'ailleurs en crise économique, en crise sociale. Même si aujourd'hui, il y a une très bonne nouvelle. La réouverture des terrasses à Paris. Après des semaines et des semaines sans café, on va pouvoir enfin pouvoir reprendre un petit moment sur les terrasses. Ça fait quand même partie de l'identité de Paris. Et puis, il y a aussi la catastrophe climatique, les changements climatiques.

Donc, moi, je l'ai dit pendant la campagne, il nous faut faire une coalition, une coalition sur le projet. C'est ce que nous faisons aujourd'hui avec Anne Hidalgo. Alors, coalition, ça veut dire que vous fusionnez les listes. On est d'accord ? Tout à fait. Bien, quelle place vous réserve Anne Hidalgo ? On a une place importante. Ça a été dit d'ailleurs dans certains médias, à peu près une vingtaine de conseillers de Paris. Et puis, je crois que c'était pour nous essentiel qu'on puisse participer à la gouvernance, à la gestion de cette ville à tous les niveaux. Notamment avec une mairie d'arrondissement. Laquelle ? On verra laquelle. Non, mais laquelle, David Veillard ?

On verra laquelle, pour l'instant, je vais vous dire. Vous êtes encore en négociation sur l'Amérique. On discutera. Et puis, vous savez, moi, il y a des Parisiens et les Parisiennes qui vont décider. Ah bon ? Ben oui, parce que c'est eux qui vont nous dire. Ah ben ça, remarquez. Mais on a des mairies. Aujourd'hui, il y a des mairies dont on ne sait pas si elles vont continuer à être gérées par des maires de droite. Ou peut-être par des maires de cette coalition de gauche et des écologistes. Le cinquième, le neuvième arrondissement. On verra. Ça va dépendre beaucoup, eh bien oui, des résultats des municipales.

Mais l'important, l'important encore une fois, c'est que nous nous soyons mis d'accord sur un projet. Et c'est ce projet-là qui est important. Alors, tête de liste, vous aurez une tête de liste. Quand même des têtes de liste dans certains arrondissements. Mais la question, ce n'est pas les têtes de liste. La question, c'est que nous soyons associés à la gouvernance. C'est que nous soyons partie prenante de ce projet sur lequel nous avons travaillé. Sur la piétonnisation des écoles, sur la mise en place du plan vélo pour faire Paris une ville vélo. Regardez par exemple. Cet accord-là, il prévoit la question de la découverture de la bièvre. On va retrouver la bièvre.

C'est une proposition que j'avais portée pendant cette campagne. Une rivière, la bièvre, pour ceux qui n'habitent pas Paris. Une rivière enfouie sous le béton depuis le début du XXe siècle. Eh bien, nous avons conclu un accord pour découvrir un premier tronçon. Eh bien voilà, ça, ce sont des choses importantes. Et ce sont des choses qui vont changer la vie des gens. Eh bien, David Béliard, vous restez avec nous. Dans deux minutes, on va faire un peu de pub. Et dans deux minutes, j'ai encore plein de questions à vous poser. A tout de suite. RMC, au moins direct. Et 8h35, 9h, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale.

Cédric nous écrit, « Mon fils, qui est en troisième, n'a qu'une hâte, n'a qu'une envie. C'est de retrouver son collège. Quand j'entends les écoles qui restent fermées parce que les mères se couvrent derrière le protocole sanitaire, ça me rend fou. » écrit Cédric, « Ajouter du savon dans des toilettes, ça ne me paraît pas bien compliqué. » Jasmine est enseignante, prof au collège. « Il est temps de reprendre le chemin de l'école, » nous écrit elle aussi. « C'est obligatoire, l'école. On a perdu 40% des élèves. On accueille 3-4 élèves par classe. Et ce n'est pas les décrocheurs. La rentrée va être très douloureuse. Il faut assouplir ce protocole, » nous dit Jasmine.

Fabrice nous dit pareil, prof d'atelier en charpente. « Le protocole nous oblige à désinfecter les machines à chaque fois qu'un élève les utilise. Donc on ne fera que du balayage. Et encore, si j'ai un balai par élève, ce qui n'est pas sûr. Bref, ce sera la grande garderie. Comment voulez-vous accueillir tous les enfants avec ces conditions imposées par l'État ? » écrit aussi Patrick. François nous dit, « Les parents sont excédés par cette incapacité. Qu'attend le gouvernement pour arrêter ce protocole sanitaire national inadapté et inutile ? Qu'en pensez-vous ce matin ? 32-16, assouplir les règles ou pas ?

38:22
Invité

RNC, 6h-9h, jour d'indirect.

38:27
Présentateur

Bien, David Béliard, donc, qui ne veut pas me dire quelle est la mairie d'arrondissement qu'Anne Hidalgo lui réserve ? David Béliard, vous ne voulez toujours pas le dire. Non, mais ce n'est pas une question de vouloir ou pas vouloir. Je vous dis la vérité, c'est-à-dire qu'on verra. Vous ne savez pas, donc ? Vous ne savez pas quelle mairie, alors ? Je ne sais pas. Non, je ne sais pas. Je ne sais pas parce que nous verrons en fonction des résultats des municipales. Oui, mais ça, vous savez, ce n'est pas lié. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'on est très clair, très transparent. Il y aura une mairie gérée par des écologistes. Et je pense que c'est important, voilà. Mais on verra.

On verra aussi en fonction des résultats des municipales. C'est dommage que les parisiens ne puissent pas savoir avant. Le deuxième tour n'est pas fait. Le deuxième tour n'est pas fait. David Béliard, vous savez que l'électeur a envie toujours de savoir avant d'aller voter ce qu'on lui réserve, ce que vous lui réservez. Surtout les électeurs, ils ont envie de savoir sur quoi on s'est mis d'accord sur le fond. Oui, justement. Et ça, c'est extrêmement important. Vous voulez gérer une mairie parce que c'est important sur le plan écologique ? Oui, bien sûr. Et c'est pour ça qu'on fait aussi un projet. Alors, la mairie ne voulait pas me dire laquelle. Peu importe. Passons à autre chose.

Parce que ce n'est pas très important. Mais voilà, voilà. Ce n'est pas très important pour celui qui habite à Périgueux. David Béliard, celui qui habite à Paris, c'est différent. L'ouverture des écoles, comment se fait-il que Paris ait tant de retard par rapport au reste de la France ? Pardon, mais on est à 19, 20% à Paris. Je ne peux pas vous laisser dire ça. Il y a eu un certain nombre de choses qui ont été faites. Il y a eu un certain nombre de choses qui ont été faites. Oui, Jean-Jacques Bourdin, c'est compliqué. On l'a entendu tout à l'heure. Bien sûr, il y a un certain nombre de protocoles à mettre en place. Les choses se font de manière progressive.

Et je vais vous dire, moi, je préfère qu'on ait peut-être un peu de retard. D'ailleurs, ce n'est pas une compétition. Qu'on ait un peu de retard, par contre, que les règles sanitaires. Parce que la santé est essentielle. Et notamment la santé des enfants. Oui, je leur dis que la santé de leurs enfants est essentielle. Parce que je suis un élu et un élu responsable. Je dis qu'il y a une montée en charge progressive. Et que cette montée en charge progressive, je préfère qu'elle soit très progressive. Plutôt qu'on prenne des risques sur la santé des gens. Vous savez, au début de cette épidémie, notamment avec, pendant des semaines et des semaines, on nous a laissé faire la campagne.

Les injonctions et ce qu'on nous disait sur l'épidémie, c'était extrêmement flou. Aujourd'hui, c'est très clair. On sait ce que nous devons faire. On sait ce que nous ne devons pas faire. Et notamment le respect des gestes barrières. Et je préfère, oui, qu'on ouvre les écoles. Et qu'on fasse une montée en charge progressive. Dans le respect des gestes barrières. Et dans le respect de la santé des enfants et de leurs familles. Bien, j'ai deux questions à vous poser, David Béliard. Là, je dépasse le cadre parisien. La première question, c'est la proposition de Delphine Bateau. Qui n'est pas dans le groupe Europe Écologie Les Verts. Qui est dans un groupe différent à l'Assemblée.

Maintenant, nouveau groupe. Et qui, avec Cédric Villani par exemple. Et qui propose un moratoire sur l'ouverture des entrepôts d'Amazon en France. Un moratoire de deux ans. Vous trouvez que c'est une bonne idée, ça ? Mais on a un vrai sujet. On a un vrai sujet avec Amazon. On en a même plus qu'un. Il y a la question de la diversité commerciale. Vous savez, Amazon exerce une concurrence. Qui est une concurrence parfois effroyable. Sur les commerçants indépendants. Dans une ville par exemple comme Paris. La question du petit commerce. La question des commerces indépendants. Ça fait partie de la vitalité. Ça fait partie de la vie. Eh bien, il faut préserver ça. Il faut que nous préservions.

Ça ne veut pas dire qu'il faut refuser les modèles de vente par correspondance. Je vous pose la question, David Béliard. Est-ce que vous adhérez à la proposition ? Oui, j'adhère. De Delphine, Bateau, vous demandez-vous aussi un moratoire ? J'adhère à cette proposition. Pour les raisons que je viens de vous donner. Donc vous demandez-vous aussi un moratoire sur l'instauration des entrepôts ? Là, je suis élu parisien. Je ne suis pas élu national. Vous me demandez mon avis. Vous me demandez mon avis. Je vous le dis, Jean-Jacques Bourdin. Vous êtes engagé politiquement. Jean-Jacques Bourdin, c'est pour ça que je vous donne mon avis. Je vous donne mon avis.

Et mon avis, c'est préservation de la diversité commerciale des petits commerçants. Oui, notamment, par exemple, les libraires. Les libraires, ça fait partie de la vitalité de nos quartiers. Il faut que nous préservions ça. Et puis, on a un autre sujet qui est un sujet de conditions de travail. On a un sujet où on voit que le modèle Amazon, c'est un modèle qui met en précarité un certain nombre, et notamment, de livreurs. Tout ça doit être reposé. Oui, ça doit être reposé aujourd'hui. Vous demandez vous aussi ce moratoire. Oui, d'accord. Je vous ai répondu très clairement. J'attends votre deuxième question, Jean-Jacques Bourdin. La deuxième question, elle va venir tout de suite.

La baisse des salaires pour sauvegarder l'emploi et relancer l'économie. Non. On ne peut pas dire. Aujourd'hui, il y a eu un effort qui est un effort extrêmement important qui a été fait par l'ensemble des Françaises. C'est les Français. Et une grande partie d'entre eux se sont retrouvés en chômage partiel. Une grande partie d'entre eux ont vu leur revenu diminuer. Aujourd'hui, j'entends un certain nombre de libéraux nous dire qu'il faut travailler plus. Travailler plus, d'ailleurs, pour gagner moins. C'est le nouveau mantra des libéraux. Ce n'est pas du tout le monde d'après.

D'abord, je pense que ce sont des solutions qui sont des solutions parfaitement inefficaces, parfaitement contre-productives sur un plan économique. Évidemment, socialement parfaitement injustes. Il faut aller là où il y a de l'argent. Oui, il faut aller là où il y a des entreprises qui font énormément de bénéfices et qui, aujourd'hui, pratiquent l'optimisation fiscale et payent insuffisamment d'impôts. C'est là où il faut aller chercher des financements. Des financements pour mettre en place de nouvelles protections sociales. Des financements pour soutenir des acteurs économiques. Et surtout, des financements pour assurer la transition écologiste.

Aujourd'hui, nous sommes face à une catastrophe climatique qui est une catastrophe climatique majeure. Nous avons besoin de ces investissements. Vous allez être adjoint à la mairie ? Je ne sais pas encore. Vous ne savez rien du tout. Vous êtes extraordinaire. Vous passez un accord sans rien savoir. Vous êtes quand même le premier homme politique qui passe un accord sans rien savoir. Non, je suis le premier homme politique peut-être mais qui passe un accord sur la base d'un projet. Et ça, c'est ce qui m'intéresse. Donc, vous ne serez pas meilleurs d'arrondissement ? Et je vais vous dire, non seulement je passe un accord sur la base... Excusez-moi, je vais rester sur le projet.

Je vais rester sur le projet parce que c'est ce qui m'intéresse. Mais non, le projet, c'est ce qu'on va faire. C'est ce qu'on va faire pour Paris. C'est ce qu'on va faire pour Paris. La question, par exemple, des grands projets d'aménagement. La ZAC Bercy-Charenton, désolé pour celles et ceux qui n'habitent pas Paris. Mais ce grand projet d'aménagement dans le douzième arrondissement, on va le remettre à plat. Il prévoit aujourd'hui énormément de tours. C'est un projet de densification de Paris. Et bien là, ce que nous avons obtenu, c'est que le prochain projet prévoit la création d'un nouveau bois. Un troisième bois pour Paris. Ça, ça intéresse les Parisiennes et les Parisiens.

Et même d'ailleurs, très au-delà. On va penser la ville différemment. Bien, merci David Béliard. Merci à vous. Il est 7h51, vous êtes sur RMC. Merci. Expliquez-nous avec Nicolas Poincaré. Expliquez-nous. Expliquez-nous, Nicolas. Nous revenons sur le décès de George Floyd aux Etats-Unis. La colère ne retombe pas. Pourquoi ? Parce que nous avons les images de la bavure policière qui sont accablantes. Et nous savons désormais exactement ce qui s'est passé. Expliquez-nous. Oui, on a vu cette scène qui dure un petit peu plus d'une demi-heure. C'est le New York Times qui a rassemblé toutes les images des vidéosurveillances et celles filmées par les passants.

Alors, on y voit d'abord la voiture de George Floyd qui est garée en face d'une épicerie où il vient d'acheter des cigarettes. Deux jeunes employés du magasin l'accusent d'avoir payé avec un faux billet et appellent la police en disant que c'est un homme alcoolisé et qui ne se contrôle pas. Une voiture de police arrive rapidement. George Floyd est sorti de la voiture. Il est menotté dans le dos et assis par terre. À ce moment-là, il ne résiste pas du tout. Arrive une deuxième, puis une troisième voiture de police avec des policiers qui cherchent à embarquer George Floyd. Mais au moment de monter dans la voiture, il refuse en disant qu'il est claustrophobe.

Il est rapidement, à ce moment-là, plaqué au sol, face contre terre. Un policier place son genou sur son cou, un autre sur sa poitrine. Il va rester dans cette position 8 minutes et 46 secondes. C'est une éternité. Il gémit. Il dit au policier qu'il n'arrive pas à respirer. Un officier lui demande « Est-ce que maintenant tu vas accepter de monter dans la voiture ? » George Floyd répond clairement « Oui, j'accepte. » Mais le policier ne bouge pas. Il garde son genou sur son cou. George Floyd va alors répéter 16 fois la fameuse phrase « Je ne peux plus respirer » 16 fois. Les passants interviennent en disant « Vous êtes en train de le tuer ». Le policier ne réagit pas.

Il garde son genou sur son cou. George Floyd perd connaissance au bout de 5 minutes. Le policier ne bouge toujours pas. La police finit par appeler une ambulance en précisant que ce n'est pas urgent. Les secours arrivent assez vite. Les ambulanciers placent un brancard à côté de l'homme évanoui. Et le policier ne bouge toujours pas. Jusqu'à la dernière seconde, il garde son genou sur son cou. George Floyd finalement sera conduit à l'hôpital et il sera déclaré mort une heure après. Et selon un sondage, c'est effarant ce que vous venez de me raconter, selon un sondage, 70% des Américains ont vu ces images insupportables.

Voilà, et c'est pour ça que la colère, cette fois, dépasse largement le cadre de la communauté noire américaine. Parce que c'est une longue agonie qui a été ainsi filmée en direct. Et puis parce que le policier fait preuve d'un cynisme, d'une brutalité, d'une absence totale d'humanité. Aujourd'hui, il est en prison, ce policier. Il a 44 ans. Il doit avoir une lointaine origine française puisqu'il s'appelle Chauvin, Derek Chauvin. Il a fait l'objet de 18 plaintes au cours de sa carrière. Il a participé à trois fusillades, dont une a été mortelle pour un suspect. Il est devenu le symbole du racisme et de la brutalité de la police. Sans doute l'homme le plus détesté des Etats-Unis.

Sa femme a demandé le divorce et une protection policière. Non, non. George Lloyd est le dernier d'une longue liste de noirs victimes de bavures policières. Oui, et je ne vais pas vous faire toute la liste parce qu'elle est beaucoup trop longue. Mais il y a aussi beaucoup de blancs qui sont victimes de bavures. Je regardais les chiffres. Alors, au dernier décompte du Washington Post, il y a eu un millier de personnes en 2017 tuées par la police, dont 25% de noirs, alors que les noirs représentent 13% de la population. Donc, on voit qu'ils sont surreprésentés, mais effectivement, vous avez raison, ce ne sont pas que des noirs qui sont pris par la police.

En trois ans tout de même, au cours des trois dernières années, des policiers ont abattu au moins 72 noirs qui étaient désarmés et coupables de rien du tout. Alors, certaines de ces bavures ont vraiment marqué les Américains. Le 18 mars dernier, par exemple en Californie, Stephen Clark, 22 ans, a été abattu de 8 balles par des policiers qu'il croyait armés d'un pistolet. Il était dans le jardin de sa grand-mère et les policiers n'ont pas été poursuivis. En 2007, on se souvient de Charlotte en Caroline du Nord. C'était un père de 7 enfants, un noir, qui avait été tué par un policier noir, lui aussi, qu'il pensait armé d'un pistolet. En fait, ce qu'il avait à la main, c'était un livre.

Et le policier n'a pas eu d'ennui, mais Charlotte a connu plusieurs jours d'émeute. En 2014, la ville de Ferguson a aussi été le théâtre d'émeute après la mort de Michael Brown, 18 ans, qui avait été abattu par des policiers alors qu'il avait les mains en l'air. Toujours en 2014, tous les Américains ont en tête les images d'Eric Gardner, 43 ans, père de 6 enfants. Il était obèse et diabétique. Il a été étranglé par un policier de New York. Et il est mort en disant, je ne peux plus respirer. Exactement la même phrase que George Floyd la semaine dernière. Et c'est après cette mort d'Eric Gardner qu'était né le mouvement Black Lives Matter, c'est-à-dire la vie des Noirs, ça compte.

Oui, mais la bavure qui a entraîné le plus de violences, c'est l'affaire Rodney King à Los Angeles. Oui, ça c'était énorme. Rodney King, c'est un homme qui avait été arrêté pour un excès de vitesse, un très grand excès de vitesse, alors qu'il était très alcoolisé. Il s'était rebellé au moment de son arrestation. Quatre policiers s'étaient acharnés. Il avait reçu 56 coups de matraque, six coups de pieds dont un certain homme dans la figure, deux coups de taser. Le tout avait été filmé. Un an plus tard, en 1992, les policiers ont été jugés et ils ont été acquittés par un jury blanc.

Les quartiers noirs de Los Angeles s'étaient aussitôt enflammés, au sens propre du terme, puisqu'il y avait eu 4000 incendies. La garde nationale était intervenue et elle avait mis six jours à reprendre le contrôle des quartiers qu'on appelle South Central, les grands quartiers du sud de Los Angeles. J'étais sur place, c'était vraiment la guerre. L'armée avait repris pâté de maison après pâté de maison et à la fin, on avait compté quand même 60 morts. Les deux policiers ont ensuite été rejugés et ils ont fait un an et demi de prison. L'affaire Rodney King est restée dans tous les esprits. Merci Nicolas, il est 7h57. Qu'allons-nous faire ? À suivre, une exclue RMC.

Le patriotisme touristique, opération lancée par Le Bon Coin, vous savez, sur Internet, qui propose aux hôteliers français de gérer leurs réservations en ligne sans prendre aucune commission. Antoine Joutot, le directeur général du Bon Coin, avec nous, juste après le journal de 8h sur RMC. RMC.