Shein : la France contre-attaque
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue. C'est Sens Public. On est [musique] ensemble pour 90 minutes avec deux débats, deux grands thèmes seulement pour donner à nos experts le temps [musique] de donner du sens.
À l'actualité avec au sommaire de ce 20 novembre, 12 fédérations du commerce et de l'industrie et une centaine de marques françaises attaquent Chine en justice pour concurrence desloyales. Quelles sont les conséquences de cette procédure ? Les plateformes chinoises vont-elles vider nos centre-ville des commerces de proximité ?
La France et l'Europe peuvent-elles stopper l'hémorragie ? On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de ce sens public, on se demande si la COP 30 sur le climat sert encore à quelque chose. C'est tout simplement une question de survie.
Donc je pense qu'on peut attendre quelques jours pour avoir une décision qui soit sérieuse. On en a marre des cops qui euh misent dans du déclaratif qu'on se fait pendant des années pour une virgule et pour mentionner potentiellement peut-être le fait que ce soit la faute des énergies fossiles. Que peut-on attendre des négociations qui se terminent ce weekend au Brésil ?
Que change l'absence des États-Unis du climatosceptique Donald Trump. Pourquoi les objectifs des accords [musique] de Paris signés il y a 10 ans sont-ils loin d'être atteints ? On répond à toutes ces questions dans 3/4 d'heure et j'attends vos réactions sur ce thème.
C'est tout simple, il suffit de de flasher ce QR code. Vous pouvez aussi témoigner sur ces centre-villes qui se vident de [musique] leur commerce face aux plateformes chinoises. La France a décidé de ne pas se laisser faire.
Fabien RER. [musique] De la grande distribution à l'habillement, le commerce français fait front commune. 12 fédération du commerce et de l'industrie ainsi qu'une centaine de marques engagent une action en justice inédite contre le géant chinois accusé de concurrence déloyale.
On souhaite juste rétablir le jeu normal de la concurrence parce qu'aujourd'hui on ne se bat pas avec les mêmes armes. Aujourd'hui nous on a une législation française européenne qui est contraignante et c'est tant mieux. et on voit arriver en face de nous des acteurs qui ne respectent pas ces règles du jeu.
Les plaignants reprochent à Chine un usage illicite des données des consommateurs, des pratiques commerciales trompeuses et surtout d'inonder le marché avec des produits non conformes. Et justement pour financer le renforcement des contrôles, les députés viennent de voter dans le débat budgétaire une taxe de 2 € sur les petits colis d'origine extraeuropéenne. La France a pris la tête de cette coalition européenne pour dire stop pour protéger nos petits commerces.
Et je ne sais pas mesdames et messieurs les députés où vous vivez mais moi de là où je vis je ne vois que des commerçants, que des artisans, que des centre-villes qui sont aujourd'hui sous cette pression et sous cette submersion. Censé rapporter 500 millions d'euros, la taxe a été aprement débattue. Seul le RN a finalement voté contre.
Ce n'est pas une taxe pour empêcher la concurrence des loyales chinoises. C'est une taxe sur la consommation populaire et les classes moyennes. Ça n'empêchera pas la concurrence des loyelles et chinoises que vous avez organisé.
À l'instar de la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas devraient eux aussi instaurer la même taxe au 1er janvier. Sur le même front, les ministres des finances des 27 se sont accordés il y a quelques jours pour que les petits colis ne soient plus exonérés de droits de douane. Et on se demande si cette contre-attaque française peut-être efficace.
Je vous présente tout de suite mes invités. Yan Riboalan. Bonsoir.
Bienvenue. Vous êtes président de la Fédération de prête à porter féminin. Stéphanie Villers, bonsoir et bienvenue.
Bienvenue à vous aussi. Vous êtes conseillère économique à PWC France. Assen Slim, bonsoir, bienvenue, professeur en économie, vice-président de la recherche à à l'Institut national des langues et civilisations orientales et Jean-Sébastien Ferjou.
Bonsoir Jean-Sébastien, bienvenue directeur du site Atlantico éditorialiste pour sens public. Yan Rivalin, la la Fédération du prête à porter féminin s'intègre à cette plainte collective contre Chine. Pourquoi aujourd'hui ?
Parce que vous auriez pu la la lancer il y a il y a 6 mois cette plainte. Il a fallu la la préparer pour qu'elle soit la plus efficace possible. Je vous avoue qu'on a pas en effet commencé hier.
Bah oui, c'est un sujet qui nous a pris, c'est simple, il y a à peine 6 mois parce que on a eu dans le sud de la France deux marques Caporal qui a liquidé en fait malheureusement sous les coûts justement de cette concurrence et une autre marque qui était Oligan. Alors, le liquidateur de Ligan nous a dit "Mais si vous faisiez une action en concurrence des loyales Hm hm. Alors à ce moment-là, j'y étais ainsi que des avocats spécialisés dans la guerre économique et nous sommes dit "Mais oui, bien sûr." Et donc, on a organiser à ce moment-là dès cet été avec toutes les fédérations et toutes les entreprises toute cette attaque pour pouvoir montrer toutes les actions illégales que Chine fait depuis maintenant des années.
En soit, c'était assez simple parce que avec Chine, c'est une semaine un scandale. h on avait un nid justement d'action en fait qu'on pouvait mettre en avant et on s'est lancé pour trouver au moins 100 entreprises maintenant et au moins 12 fédérations. Mais je vous annonce que dans un mois on sera bien plus nombreux encore que cela.
Et pourquoi seulement Chine et et pas les autres plateformes chinoises ? Parce que c'est pas la seule à à à mener cette cette offensive Chine chacun son tour. OK, il y en aura d'autres des procédures Tout à fait.
Et il y a une question de délai suite aussi à l'ancienneté de chacune de ces plateformes. Chine est en France depuis 2018 et surtout est montée en puissance depuis maintenant 5 ans alors que TMU n'est arrivé qu'il y a à peu près 2 ans, 2 ans et demi. Et donc c'est lié à cette ancienneté et aux dégâts qu'ils sont faits et donc au préjudices qui correspondent qu'on attaque en effet dans un premier temps Chine et que évidemment TMU, AliExpress ou encore Tiktok Shop passeront au fur et à mesure.
D'accord. Avec donc cette notion de concurrence et loyale, Stéphanie Millers, euh évidemment on on on est dans un espace euh européen euh économique. Est-ce que euh les règles européennes sont pas en train de se retourner finalement contre contre les entreprises françaises et européennes ?
Oui, à la base, en fait, euh le fondement de l'Union européenne, c'était bel et bien de créer une zone de libre échange pour développer notre commerce intrazone et et il faut dire que ça a réellement bien euh fonctionné, hein. Euh 62 % de nos exportations se font intrazone, ce qui fait qu'on n'est pas tellement touché en réalité par les les hausses de TVA par Donald Trump, les 15 %, même si certains secteurs sont plus touchés. Pour autant, en fait, on a voulu lutter contre la concurrence en se disant on va mettre des normes, des normes et des règles pour éviter que des produits euh trop compétitifs ou qui respectent pas des règles arrivent sur notre marche.
Et on voit en fait que ces normes ont été imposées sur l'ensemble des entreprises européennes, mais elles sont imposées aussi pour les les entreprises qui exportent les entreprises étrangères. Mais il y a un problème de contrôle parce que le contrôle en fait coûte extrêmement cher. Donc on a beau et et on voit bien que la Chine est très maline et qu'on tourne avec les petits colis enfin toutes ces choses qui font que ça submerge le contrôle.
Donc on l'Europe est dépassée. L'Europe en fait est face à ses limites. En fait le la norme ne permet pas en fait de réguler un marché.
Ouais. Est-ce que vous parlez à Senslim de concurrence desloyales dans le cas précis ? Ben c'est une très bonne question en fait et en vous écoutant, je réfléchissais que c'est pas la première fois qu'on a des problèmes avec les normes européennes car le but en fait de l'Union européenne c'est bien sûr de faire une zone de libre échange mais c'est d'aller au-delà c'est de faire un marché commun.
Et en fait quand on fait un marché commun, il y a pas que les biens et les services qui circulent librement, il y a aussi les ce qu'on appelle en économie les facteurs de production, c'est-à-dire le travail et le capital. Et je me souviens d'il y a quelques années, je pourrais pas vous donner l'année précise, mais c'était le début des années 2010, il y avait une directive qui avait été proposée par la commission de Bruxelles qu'on avait appelé la directive Bolkenstein et qui grosso modo avait trait à la possibilité d'entreprise qui étaient un peu partout en Europe d'envoyer des travailleurs avec leur droit à ell bosser dans d'autres pays et ça avait provoqué chez nous en tout cas en France le scandale du plombier polonais comme on l'avait appelé et du coup voyez et là on arrive comme vous le disiez très justement à la limite de comment dire de la construc construction de notre marché commun. C'estàdire que si on va aller jusqu'au bout du raisonnement, ben tout devient possible et dans ce cas-là rien n'est déloyal en fait pour répondre à votre et sa capacité à se défendre.
On y reviendra notamment contre des produits peut-être pas au nord mais qui pour pourtant sont vendus sur notre territoire. On va écouter, on l' on l'a entendu rapidement dans notre sujet d'ouverture la ministre du budget enfin de l'action et des comptes publics, Amélie de Montchalin. Je ne sais pas mesdames et messieurs les députés où vous vivez mais moi de là où je vis, je ne vois que des commerçants que des artisans, que des centre-villes qui sont aujourd'hui sous cette pression et sous cette submersion.
Et quand je vois les fermetures des pimky, des Jennifer, des Camailleux, des couailles, des Nafnaf, des Kiabis, des La Redoute et des CA, je me dis que le sujet c'est pas la consommation populaire. Je me dis que le sujet c'est pas Je me dis que le sujet c'est pas la consommation populaire, c'est que ces enseignes qui permettaient à des ménages de toute catégorie sociale de pouvoir se fournir en vêtements à des prix tout à fait compétitifs et tout à fait bas en respectant les normes, et bien ces commerces ferment. Pourquoi madame les député ? parce qu'ils sont face à une concurrence déloyale.
Yan Rival, c'est c'est combien de de magasins de vêtements puisque c'est votre domaine qui sont qui ont été fermés qui ont qui ont dû fermer depuis alors je sais pas le début de l'année ou 2024, vous devez avoir quelques quelques chiffres en tête. C'est une trist absolue parce qu'il y a près de 16000 emplois qui ont été détruits depuis maintenant 2 ans et depuis 5 ans, c'est largement plus. Mais il y a une accélération très forte qui est en train de se faire où là quasiment toutes les semaines, il y a une nouvelle marque, soit en redressement judiciaire, soit en liquidation.
La raison est très simple et au reportage le montrait justement, c'est que toutes les normes qu'on suit bah pour avoir un meilleur produit, pour avoir un produit de qualité, évidemment pour payer nos nos employés dans les magasins ainsi de suite, bah ne font pas face derrière à toutes ces concurrences qu'on peut avoir. Oui, mais alors pardon interrompe les les marques en question, elles faisaient beaucoup fabriquer leurs vêtements en Chine ou ou ailleurs. Alors, c'est parce qu'il y a Chine et Chine.
Oui. Euh, il y a la Chine de Chine qui exploite ses travailleurs à 1 centimes par vêtement fabriqué avec en soit un ultralibéralisme absolu. Et de l'autre côté, il y a une Chine au contraire moderne qui sait d'avoir des grandes machines et une grande spécificité y compris dans la fabrication de vêtements.
Donc on doit on peut confondre en complètement faire fabriquer en Chine tout en respectant les règles européennes. de très nombreuses entreprises internationales qui font fabriquer en Chine avec en effet un contrôle très abouti pour savoir si ces bienfaits et dans des bonnes conditions. Il y a eu le scandale des Wigour il y a quelques années qui a montré en effet qu'il pouvait avoir en fait des débords et donc les marques françaises sont extrêmement précises sur ce point.
On on y reviendra là-dessus. Stéphanie Villers, on on parle beaucoup de désindustrialisation. Est-ce que c'est un phénomène similaire qui est en train de se passer appliqué au commerce en fait ?
Oui. Alors, en fait, c'est la la mondialisation euh heureuse qu'on a connu depuis euh 25 les 25 dernières années, ça nous a permis d'avoir de déclencher une espèce de phénomène de consommation de masse. On s'est mis à acheter parce qu'on produisait dans les pays à Bakou, notamment en Chine.
Et la Chine s'est aperçu que elle, les entreprises européennes mais aussi américaines allaient produire là-bas. Et avec l'arrivée d'Internet, elles se sont dites pourquoi ne pas zapper en fait les producteurs européens et directement utiliser les plateformes et pour vendre sur les territoires européens. Et pour revenir sur mon point, c'est que on aurait pu imaginer qu'elle ce reste quand même relativement respectueuse des règles qui ont été mises en place par l'Union européenne et la même chose pour les États-Unis.
Pour autant, en fait, elles veulent le winwin deal, ces entreprises, c'est-à-dire qu'elles veulent déjà ne plus se passer des entreprises européennes qui euh sont localisé en Chine pour produire, pas cher euh pour que le consommateur européen reste heureux parce que le consommateur a pris les habitudes en fait de de payer beaucoup moins cher qu'il y a 30 ans notamment ses vêtements, mais aussi tout le reste en réalité, tout ce qui est produit en Chine. Et en fait, il y a il y a un effet de contournement. Finalement, la Chine a quand même de grandes ambitions.
Elle se dit "On va pouvoir se passer des entreprises occidentales." Et en fait, il convient quand même, là il y a quand même une urgence, il convient à l'Union européenne de se réveiller. Il y a Donald Trump qui s'est dit "Moi, je vais mettre des droits de douane." Mais je pense que c'est au-delà de ça, enfin je veux dire, il faut aller vers plus de protectionnistes.
Faut rappeler que la Chine est quand même un système ultra un pays ultra protectionniste. On peut pas être tout seul hein, l'Europe peut pas être tout seule à jouer le libre échange. En fait, elle est utile du commerce mondial quoi en quelque sorte.
Jean-Sébastien voulait peut-être intervenir. Oui, enfin je suis d'accord. C'est la dernière idée que vous venez vous venez d'exposer, mais ça nous met aussi au pied du mur de nos contradictions parce que ce n'est pas Chine qui est responsable et je suis d'accord avec l'essentiel des points que vous avez décrit sur le modèle Chine.
Mais si on regarde nos failles à nous, les choix d'urbanisme commerciaux qui ont été faits en France, la piétonisation des centre-villes, les choix de stationnement, le fait d'empêcher les voitures d'accéder au centre-ville, enfin poser la question à beaucoup de petits commerçants, ils vous répondront que ça a pesé lourdement aussi dans les les baisses de leur chiffres de leur chiffre d'affaires. Il y a énormément de sujets comme ça et vous le disiez, la consommation en réalité depuis 25 ans, la hausse du pouvoir d'achat en France, elle n'est du quasiment que au libre échange et au fait que nous avons apporter des produits venus de pays où les coûts de fabrication industrielle étaient très faibles. Je pense que nous sommes arrivés au bout de ce modèle- là, mais ça veut dire que nous sommes aussi arrivés au bout des gains de pouvoir d'achat facile que nous pouvions avoir.
Et pour avoir les autres, si nous voulons continuer à gagner en pouvoir d'achat ou en tout cas à ne pas en perdre, ça veut dire que là, il va falloir que nous fassions des efforts sur notre propre modèle parce que on peut voir par les debouts, on peut voir par la concurrente des loyales, on peut aussi voir par l'optimisation que les Chinois ont réussi à mettre. on y reviendra parce que vous avez prévu de nous parler du modèle de production de de Chine dans dans un instant, mais je veux bien il faut peut-être, on l'a déjà dit sur ce plateau parce qu'on a déjà consacré des débats à cette à cette concurrence des plateformes chinoises, mais il y a un effet peut-être conjoncturel lié au droits de douane américain Sims Slim. C'estàd que si on est submergé de produits chinois, c'est peut-être parce que le marché américain s'est fermé.
Très certainement. Absolument. Oui, ça c'est une équation qui est tout à fait flagrante mais comme vous le disiez aussi tous ici, on arrive peut-être à l'essoufflement d'un modèle en fait et y compris de la manière dont se construit l'Union européenne puisqu'on parlait de zone de libre échange de marché commun et là maintenant on est tous en train de parler de droit de douane mais là pour le coup je dois dire que le l'histoire des colis vous savez sous la valeur de 150 € qui ne sont pas taxés je dirais que c'est que le sommet de l'isberg mais effectivement si on va ensuite voir les processus le le le process de production en Chine là on va voir en fait que même une taxe prélevée sur les petits colis de mo 150 € ça risque de rien changer en fait.
Alors ça ça fait partie c'est l'un des chapitres qu'on ouvrira dans dans un instant cette cette loi qui a été votée décision qui a été prise loi votée par les députés hier fonctionner ou pas ? J'ai déjà votre avis. On reprendra celui des autres euh tout à l'heure.
Je vais vous donner un chiffre hein pour faire avancer notre débat et qui est assez révélateur sur le taux de vacances commercial. Ça veut dire les les commerces qui ferment en en en centre-ville, il était de 6 % en 2010, il est passé à 14 % l'an dernier en 2024. Il y a un rapport qui contient une trentaine de propositions pour redynamiser les centres villes qui a été remis à quelques jours au gouvernement.
Yan Rivalan, il propose notamment, j'ai j'ai trouvé ça d'adapter les loyers pour faciliter l'implantation. C'est peut-être une bonne piste. Est-ce qu'il faut Je rejoins ce que disait ce que disait Jean-Sébastien est-ce que c'est on en fait on va être obligé de repenser l'usage de nos centrville en allant au au-delà de la question des loyers par exemple ?
Alors, je vais pas rentrer directement dans la piétonisation parce que c'est un sujet crucial entre d'un côté la partie écologique qu'on doit travailler dans nos villes avec une baisse de la pollution d'un côté et après la fréquentation. Si je prends la rue de Rivoli depuis la piétonisation en fait plus de personnes qu'avant mais en même temps il y a en effet beaucoup de commerçants qui se plaignent d'avoir moins de passage aussi. Et en effet, il y a un autre facteur qui est la digitalisation qui crée une concurrence qui est totalement virtuelle mais en soit totalement réelle.
Ouais. Donc il y a ce sujet très complexe justement à voir, mais je reviens sur plutôt le taux de vacances à travers les chiffres que vous avez donné. On a à travers ces pourcentages un seuil qui est le seuil des 30 %.
Quand dans une ville, dans une rue commerçante, il y a un magasin sur trois qui est fermé, les gens n'y vont plus parce qu'on a une vie, une rue qui semble déserte et comme ils vont même pas dans les magasin qui sont encore en fait dans cette rue et quand on dépasse les 30 % ça y est ça chute et il ne reste plus que quelques boutiques. Les 50 % restants qui sont grosso modo de l'alimentaire parce que c'est du commerce de bouche dont on a besoin quand on vit dans le quartier. Donc là, il y a il y a il y a pardon nous interrompre mais on est quoi ?
On est à un moment un peu critique là si on est en fait à 3 ans ou du moment où ça bascule et nos villes nos centres villes sont finis. Donc c'est évidemment différent ville par ville dans les provinces, dans les régions, c'est beaucoup plus préignant par exemple qu'à Paris où il y a en effet beaucoup de touriste. Mais le point des des loyers Thomas dont vous parliez, il est tout sauf négligeable parce que une des raisons pour lesquelles les commerçants ont eu de la peine à conserver leur beau, c'est parce que les propriétaires des murs refusaient de baisser les loyers parce que bien souvent ce sont des institutionnels et qui ont des critères de rentabilité qui font qu'ils ne peuvent pas eux baisser les loyers parce que ça correspond à des placements immobiliers.
En réalité, ils ne peuvent pas baisser la rémunération des gens qui ont placé de l'argent dans et c'est un véritable sujet parce que là encore, on est dans un modèle, c'est tout le modèle qu'il faut penser, pas prendre les points séparément les uns des autres. Ouais, effectivement. Mais alors, ça veut dire Senslim que il faut euh on parle de beaucoup de finances des collectivités locales et des mairies en ce moment.
C'est la semaine du salon des mères qui sont très remontés contre le projet de baisse des dotations budgétaires du du gouvernement. Si on veut faciliter l'accès au commerce de centre-ville pour les pour les commerçants en baissant leurs loyers, c'est les communes qui vont devoir payer. Bah oui et donc elles vont nous dire on n pas les moyens aujourd'hui quoi.
Ou la réglementation fiscale parce que et aussi je rebondis sur cette désertification dont vous parlez qui est très intéressante. On l'a déjà vécu en fait dans beaucoup de nos centres-villes peut-être de province, on va dire avec d'abord une chaîne de hyper et supermarchés qui ont tendance à s'installer en fait tout autour et qui du coup appauvrissent déjà les centre-ville. Donc là avec la nouvelle concurrence qui arrive avec les plateformes que vous décriviez tout à l'heure, bon là c'est le le coup de grâce quoi en quelque sorte.
Donc donc ça veut dire Stéphanie Villers qu'on est dans un alors on espère que que on va l'arrêter ce mouvement de fond mais on est quand même dans un mouvement de fond. Oui, mais oui, on est on arrive au au bout d'un modèle traditionnel hein de de fabrication textile, mais en fait ça va bien plus loin. C'est Chine, la Chine, pas Chine, la Chine va nous concurrence à tous les niveaux hein, même maintenant dans les dans les les nouvelles technologies.
Donc je pense qu'il faut véritablement prendre saisir cette problématique dans son ensemble et aujourd'hui en fait on narrivera pas à concurrencer la main d'œuvre chinoise. On se doute bien que où on devient un pays en voie de développement où l'Europe se popérise réellement et on devient au même niveau. Mais ça peut mettre j'espère que ça n'arrivera jamais et de toute manière ça mettrait des décennies.
Il faut en fait voir ce que ce qui nous arrive en face. Et aujourd'hui, je je crois que le progrès technique arrive toujours au bon moment. On a cette révolution technologie qui arrive avec l'IA, ce qui veut dire un peu tout et et qui qui recoupe aussi la robotique et notre façon de produire.
He il faut aujourd'hui qu'on arrête d'être uniquement des consommateurs en Europe et parce qu'on est on est traité de la sorte quand on parle des problématiques des Français, on parle en général de problèmes de pouvoir d'achat. Mais justement tiens, je vous pourrez continuer après mais je vous propose de regarder cette réaction de Clari de Van qui dit franchement vous critiquez Chine mais essayez d'acheter un jean correct c'est 30 40 € alors si on le veut français les prix explosent le méine français était moins cher peut-être qu'on se on tournerait moins vers des magasins comme Chine. Je vous laisse conclure.
Oui mais en fait la limite de cette mécanique de du 100 % moins cher c'est véritablement à en fait contrarier notre marché du travail hein. ne peut pas. Et on voit bien que au moment de des années 2000, quand la mondialisation, quand on s'est mis à produire tout vers l'usine du monde qui était qui était la Chine, c'est là où on a vu quand même un chômage venir de manière plus massive.
Donc en fait, il faut se rendre compte que on peut pas uniquement he se concentrer sur la consommation, même si c'est un moteur important, il faut pas oublier, c'est toute la problématique, tout se tient. Aujourd'hui, on dit il faut produire davantage et produire d'avantage en étant compétitif, réindustrialiser la France et forcément passer par ces nouvelles technologies qui nous offrent quand même des perspectives et aussi par la case travail parce que dire nous ne sommes pas que des consommateurs, ben c'est il faut être aussi des travailleurs parce que les ouvriers chinois, il y a pas que le coût du travail. ouvidentaux et pas si peu mais c'est surtout l'élévation de leur niveau qu'il faut prendre en compte parce que parfois on est quand même très naïf ou très peu lucide sur nous-même.
Il y a une question de Mad qui nous écrit de cordel. Est-ce que Chine va être interdit en français ? Est-ce que c'est votre objectif de de cette procédure judiciaire ?
Je n'ai rien contre Chine spécifiquement un peu quand même. Non non mais je Non mais je vais prendre plutôt votre consommatrice aussi d'avant en fait avec le jean à 30 sur sur les prix. Oui, mon but c'est avant tout de protéger les consommateurs parce que quand on a un consommateur qui achète un jouet sur Chine, il va acheter un jouet qui va être dangereux pour son enfant quand il va acheter un chargeur, il a deux chances sur trois d'avoir un chargeur qui va brûler et qui peut donc incendier sa maison.
Et quand on achète une paire de chaussures, peut y avoir cinq fois plus de plombs que prévu et donc être cancérigène. Donc acheter des produits pas chers, pourquoi pas ? Mais acheter des produits dangereux pour notre santé et notre environnement, par contre ça c'est impossible.
Or, nos clients en fait clairement de part de Chine croient qu'on peut désormais acheter un cheat pour un jean pour justement 30 € un t-shirt pour 3 €. Or, si je reprends par exemple le jean, un jean c'est un produit qu'on peut porter à peu près 1000 fois. Ouais.
Donc le but avant tout est plutôt d'avoir un jean français comme exemple tu free qui certes va coûter très cher près de 100 € mais comme il est porté 1000 fois le coût marginal du jean en fait est extrêmement faible et c'est comme ça qu'on achetait du textile il y a 30 ans c'est-à-dire on avait des vêtements qu'on portait qu'on reportait qu'on reprisait sauf que il y a la publicité qui nous incite à changer à suivre une mode et cetera et cetera dernier point justement de Chine qui parce qu'ils font des faux rabets en permanence sur le site d'où l'action en conc concurrence desloyal nous amène dans un phénomène d'abondance et de surconsommation et c'est ceci justement sur lequel nous luttons. Alors vous vous parliez des cadeaux de Noël tiens, c'est aussi le thème sur lequel le député du Valdoise Emmanuel Morel met en garde attention à ces produits expédiés par Chine et les plateformes chinoises qui ne sont pas conformes aux règles aux européennes. Écoutez, ce sont quand même majoritairement des produits dangereux ou contrefaits.
Je rappelle que là, il va y avoir Noël. Plus 75 % des jouets qui sont vendus sur les plateformes chinoises, ils sont dangereux. Dangereux pour les gosses.
Donc il y a un enjeu. La de la deuxième chose, c'est évidemment extrêmement polluant, produit dans des conditions dégueulasses, ayant recours au travail des enfants. Tout ça, faut l'avoir en tête.
Assenslim, s'ils sont non conformes, pourquoi on peut les acheter ? Je je pose volontairement une question un peu naïve, mais on a évoqué la le le contrôle tout à l'heure, mais enfin c'est c'est quand même c'est absurde quoi. Normalement, on devrait pas pouvoir les acheter, mais là comme ça a été dit tout à l'heure, Chine ne n'est pas dans un commerce classique, voyez, en exportant.
D'ailleurs, Chine n'a pas de n'a pas de locaux de vente ici et donc n'est pas dans un commerce. en a BHV depuis depuis quelques quelques semaines mais mais plutôt Chine a privilégié plutôt une plateforme numérique sur laquelle les clients commandent et Chine export directement par des petits colis comme ça a été dit de moins de 150 € et là le travail des douigners est tout de suite beaucoup plus complexe parce que ces petits colis en quelque sorte ils passent sous le radar et c'est là que il y a une absence de contrôle à ce moment-là et voilà comment on peut faire des produits qui sont en dehors des normes, notamment nos normes à nous françaises et qui néanmoins touchent le consommateur chez nous et pourtant les doues d'un côté, la DGCCRF de l'autre, ils font un énorme travail évidemment pour essayer de contrôler le plus de produits possible. On va s'intéresser au modèle industriel de de Chine avec vous, Jean-Sébastien, le le succès, comment vous expliquez le succès de la plateforme chinoise ?
Bon, je crois qu'il y a un pan qu'on ne voit pas du tout. C'estàd que l'objet ici est absolument pas de contester tout ce qui vient d'être évoqué sur l'absence de respect des normes, sur la faible qualité des matériaux. Effectivement, tout ça est acté.
Le truc la c'est que c'est aussi acté pour un certain nombre d'autres marques de la Fast Fashion et ça a été établi dans des études sur la toxicité des teintures par exemple. Ce qui fait la différence entre l'Ultra Fast Fashion, le modèle de Chine finalement et d'autres marques textile milieu de gamme ou milieu bas de gamme, c'est un incroyable modèle d'optimisation robotique et industrielle. vous faisiez référence à l'intelligence artificielle mais globalement c'est deux jambes, c'est l'intelligence artificielle et la robotisation parce que dans les ateliers de Chine bien souvent il y a plus d'éclairage électrique et il y a pas d'air conditionné.
Mais c'est pas parce que les ouvriers sont traités de manière absolument indigne, c'est parce qu'il n'y a plus d'ouvriers, parce qu'ils ont énormément investi dans les robots sur l'intelligence artificielle. Et c'est ce à quoi vous faisiez référence. Imaginez des algorithmes qui traquent en permanence sur les réseaux sociaux tous les clics, les likes qui en quelque sorte ont la carte de tous nos désirs et qui se lance dans la production très vite.
C'est-à-dire que ils font des micro lots, ils identifient une nouvelle tendance et ils se disent "Ah bah tiens, on va lancer 100 à 200 unités de production et puis si ça marche derrière, ils passent à une production massive." Ils ont tellement optimisé la chaîne que leur délais de production, ils les ont réduit à 5 jours, là où en moyenne pour la fashion, c'est plutôt euh 3 semaines. Et donc ça c'est extrêmement important, d'autant que c'est un cercle vertueux parce que ce modèle d'intelligence artificielle là où en France on fonctionne un peu en silo, les marques sont en silo, c'est un écosystème chinois à toutes ces plateformes, elles se nourrissent entre elles.
Moi, je crois pas qu'il faille différencier Chine des autres marques TMU ou autres parce que ils se nourrissent tous de ce que l'intelligence artificielle leur apprend. Et donc ça permet à la Chine de développer un appareil industriel ultra performant de ce point de vue et dans un pays comme la Chine où les règles sont pas les mêmes, il y a une certaine opacité, on est pas de la même façon sur nos données. Non mais ça ça a été évoqué, c'est pour ça que moi je conteste absolument pas le fait. qui respecte pas les données des utilisateurs.
Il y a beaucoup de choses qui sont opaques dans le modèle de Chine, mais on ne peut pas leur retirer le fait qu'ils aient optimisé absolument cette chaîne de production, y compris sur les stocks parce que vous savez que dans un prix de vente, le stock pèse assez largement pour des marques plus haut de gamme par exemple, ça pèse sur leur marge notamment parce que ce sont des marques qui ne veulent souvent pas faire de solde et qui préfèrent même détruire leur production que de les brader. Ça c'est interdit en fait là. Alors la la destruction forteusement est interdite désormais.
Je reprends faud il faudrait vérifier si c'est appliqué fortement si si je pas que ça n'est pas interdit je vous parle de l'application non mais pour rentré vous avez complètement raison c'està-dire derrière c'est une machine d'intelligence artificielle et cette machine se traduit sur un chiffre très simple c'est quand on reprend par exemple des marques de fast fashion comme Zara c'est 100 nouveaux produits par jour c'est 10000 nouveaux produits par jour donc cette capacité à faire 10000 nouveaux produit c'est parce que c'est avant tout 10000 vols à l'étalage qu'ils font tous les jours. Parce que cette intelligence artificielle, il utilise en permanence pour scrapper, c'estàdire voler les données tous les sites qui fabriquent des produits pour pouvoir se dire comment je vais copier chez l'Ancel, comment je vais copier chez La Coste, comment je vais cifier chez Celio et ainsi de suite. Et donc c'est cette force de frappe pour absorber la donnée, la mettre dans l'intelligence artificielle et après la mettre plus que dans des robots, avant tout dans des gens qui sont totalement exploités pour fabriquer des vêtements pour un centime par produit qu'on arrive justement après à voir cette chaîne de production en effet totalement unique.
Alors je je sais pas si on en a envie mais est-ce que c'est duplicable en France ou en Europe ce modèle Jean-Sébastien ? On va pas se dire qu'on va pas se donner pour objectif de dupliquer le fait de ne pas respecter les normes, de produire ou de vendre des produits dangereux. En revanche, utiliser l'intelligence artificielle est quand même sur cette capacité à traquer les désirs, à les devancer et à optimiser les chaînes de production.
Je ça me désole, ça m'effrait tout ce que vous me dites. Je sais que tout le monde le fait mais bon, c'est ce que je vous disais tout à l'heure. Oui, mais la réalité c'est que nous sommes les consommateurs que nous sommes.
On peut pleurer un jour et le lendemain rester sur son canapé devant son téléphone et scroller en permanence et préférer acheter là-dessus que de se déplacer pour aller dans un magasin. Non, enfin, c'est comme ça que nous vivons. Donc, je pense que si c'est comme ça que les consommateurs que nous sommes vivons, les agents économiques que nous sommes devraient peut-être essayer d'être moins schizophrène.
Après, le problème c'est qu'on peut certainement faire bien des progrès sur l'intelligence artificielle. Il faut peut-être se protéger pendant une époque parce que la Chine est devenue un tel rouleau compresseur que n'importe quelle politique de l'offre ne produit que des effets très marginaux par rapport à ce rouleau compresseur là. Maintenant, on a un tissu industriel qui est pas du tout assez dense.
On ne sait pas faire de la micro production et puis on a quand même des normes. Alors, il faut peut-être trouver un juste équilibre entre ne rien respecter du tout et avoir des normes qui sont extrêmement complexes et qui empêchent en réalité les producteurs européens de se développer. OK.
Alors moi je je suis dubitatif sur les normes. Il y a par exemple en ce moment Senslim, je crois que c'est au niveau européen le le le RGPD, le règlement général de protection des données qui commence à être un peu remis en cause. Ça fait partie des remises en cause sur un certain nombre de de de modèles normatifs.
Alors peut-être qu'il y a des certains modèles européens qui sont trop compliqués, trop de papas, je veux bien. Mais mais là c'est quand même la protection de nos données. C'est un modèle qui a souvent été donné en exemple au niveau mondial en disant regardez ce que fait l'Europe, il faut il faut le faire ailleurs.
Si on revient dessus, moi je trouve ça dangereux même pour notre liberté de citoyen et de consommateur. Votre question, elle soulligne une tension permanente en fait entre le principe de libre échange qui a toutes les qualités que vous avez décrit tout à l'heure et en même temps qui a ses défauts et la volonté de protéger en fait. Et c'est pas la première fois qu'un système normatif, là vous citez le RGPD, avant c'était la responsabilité des entreprises vis-à-vis du travail qui était fait chez les sous-traitants qui a lui-même été remis en cause parce qu'il aurait pu casser la compétitivité et cetera.
Donc il y a en permanence cette tension et en fait votre question elleinterroge plus globalement sur la mondialisation telle qu'on l'a dessiné aujourd'hui depuis longtemps déjà depuis le GAT ou plus tardivement depuis l'OMC en 95. C'est-à-dire quand on applique ce libre échange au maximum, et bien on obtient un acteur comme Chine, c'est-à-dire qui a optimisé, comme vous l'aveiez dit, sur tout sur notre attention quand on est sur le site. Et donc là, on extrait de la valeur de ça et on arrive à nous vendre ensuite le bon produit au bon moment, déclencher l'envie jusqu'au travailleurs que vous décrivez, soit dans les usines qui ont des contrats directs avec Chine, soit ensuite dans les petits ateliers informels parce que ça existe aussi où là c'est le chaos total en terme de normes sociales, de normes environnementales.
Mais c'est pas c'est quand on parle de libre échange, je crois qu'il faut savoirf faire la part des choses. Le libéralisme ça a jamais été la concurrence desloyales hein. Adame Smith, il l'écrit il l'écrivait très bien la main invisible, c'est parce que pour lui, le travailleur avait le même intérêt parce qu'il imaginait que l'ouvrier de la filature de Manchester, il vivait dans le même pays que celui qui était dans le château d'à côté qui était le propriétaire de l'usine.
Aujourd'hui, il y a une déconnexion totale entre le capital et le travail et c'est aussi un enjeu du monde contre un peu mais c'est exactement ça que je dis. Mais là vous voyez je suis d'accord avec vous, c'est juste que les gens se disent c'est le libéralisme. Je dis non parce que précisément ça n'est pas un modèle libéral.
Je sais pas faire jou est toujours là pour défendre le libéralisme. Ne vous y ne trompez pas. On envie en tout cas à douter du bien fondé du RGPD.
Voilà, on se pose ce type de question. Moi je le défends on tient pas mal de réactions. C'est un thème qui vous passionne.
Marine de Never le centre qui témoigne le centre-ville de Neuvre est de moins en moins dynamique mais aussi la zone commerciale en périphérie. Cette désertification était pas le d surtout à une baisse du pouvoir d'achat. C'est pas inintéressant ça Stéphanie parce qu'il il y a aussi ce phénomène là qui peut expliquer la la désertification des cent macroéconomiste.
Donc j'agrège des des données au niveau national. Je peux vous dire que le pouvoir d'achat n'a pas baissé mais même il a un peu progressé d'autant c'est macroéconomique mais les téléspectateurs qui nous regardent ils le ressentent pas vraiment mais pas tous en fait sils sont tous à nous regarder. Je peux vous dire qu'il y en a une grande partie qui vont très bien.
Il y a qu'à regarder. Il y a qu'à excusez-moi. Il suffit de regarder le niveau de taux d'épargne des Français. il a explosé.
On est aujourd'hui à euh on met de côté. Non, mais pour pouvoir mettre de côté Bah oui, mais pour pouvoir mettre de côté, il faut avoir de l'argent en fait. Euh, on peut pas l'inventer.
Donc c'est il y a bien alors OK, il peut-être que il se restreignent d'ailleurs c'est ce qu'ils disent. Oui, ben on se restreint. Euh pour autant, on n jamais en fait la somme euh compilée euh depuis euh la crise Covid, on a mis enfin les les Français ont mis 1000 milliards d'euros de côté supplémentaire. 1000 milliards.
C'est c'est d'ailleurs ce qu'a mis l'État, ce qui l'État s'est endetté, l'État français s'est endetté de 1000 milliards et ces 1000 milliards se sont retrouvé hein par en quelque sorte dans les euh dans les Scarcelles des Français. Aujourd'hui, en fait le problème c'est que donc on ne manque pas d'argent. Il faut libérer cette épargne en fait.
Il faut donner envie au consommateurs de revenir sur le avoir envie de de dépenser he parce que quand même jusqu'à présent on n'a pas trouvé mieux en France que la consommation des ménages pour c'est 55 % de de notre PIB. Donc voilà en fait il y a à la fois on il y a de quoi effectivement s'effrayer lorsque on voit que la concurrence arrive avec des prix extrêmement attractifs qui laissent penser que on veut mettre de côté mais ça on va pouvoir se l'acheter. Voilà.
Donc ils arrivent enfin Chine arrivent à un point au bon moment en fait pour essayer de convaincre celui qui a envie de mettre de côté. Alors question de Abel qui nous écrit de Saint-Mars la Brière. Est-ce que interdire le site en France ou en Europe suffirait pour ne plus pouvoir avoir accès à Chine ?
Je vous laisse méditer la la la réponse mais on va ouvrir grâce à cette question un chapitre sur la réponse européenne grâce à Stéphane Duuget qui va nous rejoindre tout de suite. Bonsoir Stéphane. Et on va commencer avec Il est où Stéphane ?
Il est là. Bonsoir. Bienvenue.
Euh on va commencer avec un exemple d'un autre pays européen, nos voisins l'Italie. Exactement. un voisin transalpin, temple de la mode et du luxe qui juge que Chine et bien ne correspond pas au standard de la mode italienne.
Les entreprises du secteur accusent le géant chinois de concurrence déloyal sur le plan environnemental et sur la qualité des produits. Le ministre du made in Italie parle même d'invasion de produits étrangers ultime affront fait à l'Italie un défilé de mode organisé par Chine à Milan. C'était au mois d'octobre. des dizaines d'influenceurs invités et habillés par Chine.
Ça a été vécu comme une véritable provocation en Italie, d'autant que le secteur de la mode représente 5 % du PIB italien à titre de comparaison en France he c'est 2,7 %. Et l'Italie soutient la France dans cette volonté de contrôler Chine. Oui.
He le président du syndicat patronal de la mode italienne appelle le gouvernement à s'inspirer des parlementaires français, notamment de la loi Fast Fashion adoptée à l'Assemblée nationale et plus récemment au Sénat. C'était en juin dernier. Ce texte d'abord, il définit ce qu'est la fast fashion, la mode rapide en bon français.
Il prévoit aussi une meilleure sensibilisation des consommateurs, des sanctions renforcées contre les entreprises. Mais ce qui retient le plus l'attention en Italie, c'est l'interdiction de la publicité pour les produits d'Ultrafast Fashion, même si cette mesure est critiquée par la Commission européenne qui estime qu'elle est contraire au droits européens. Et l'Italie avait déjà sanctionné Chine.
Oui. Une amende d'un million d'euros prononcé en août contre l'entreprise qui commercialise les produits Chines en Europe. Elle est accusée d'avoir menti sur l'impact environnemental et la qualité de ses produits sur son site internet.
Une amende de 40 millions d'euros avait été prononcé en France en juillet dernier pour les mêmes raisons. Et l'Italie fait aussi partie de ces pays européens qui demandent de revenir sur l'exemption de droits de douane sur les petits colis. On y vient.
Oui, parce que jusque-là hein tout de enfin tous les colis de moins de 150 € et bien il y avait pas de droits de douine, ils étaient exemptés. Donc ils pouvaient entrer dans le marché européen sans surtaxe. Mais la semaine dernière, les ministres des finances européennes se sont mis d'accord pour revenir là-dessus.
Désormais, il y aura des droits de douanes à partir du premier euro sur chaque colis. Ça concerne beaucoup de paquets. 12 millions de colis de moins de 150 € sont entrés dans l'Union européenne en 2024, donc l'année dernière.
Cette suppression des droits de douane, elle interviendra au premier semestre 2026 et on devrait connaître les détails de ces nouveaux tarifs au mois de décembre prochain. Merci beaucoup. Euh alors, je je reviens sur la question que je posais juste avant, Yan Riball.
Est-ce que est-ce que ça peut être efficace ? C'està-dire on va pouvoir contourner, avoir accès au au sites de Chine ou des autres plateformes chinoises ? C'est pas si compliqué.
Alors justement pour pour prendre le parallèle, souvent en fait on parle de site porno qu'on pouvait accéder grâce au VPN et on se dit bah si on interdit Chine, on fera la même chose là aussi avec des VPN. Heureusement, ça ne marche pas dans ce cas-là pour une raison très simple, c'est que l'accès à Chine se fait avant tout à travers la l'application. Or, l'application se fait à travers un trajet très simple et qui ne marche pas avec les VPN parce que installer son VPN sur son téléphone est une véritable tanée.
Et donc pour le commun des mortels en fait, on ne pourra pas avoir justement désormais accès à Chine si justement on l'interdit comme ça peut arriver ses prochains jours. Ouais. Il y a aussi la question des influenceurs, on l'évoquait là avec ce défilé de mode en Italie, d'Aria de Nancré qui me dit "Lais influenceurs qui montrent leur rôle tous les jours, ils font ça sans réfléchir, ils sont responsables un petit peu." Non, c'est pas totalement faux.
Yan. Alors, ils le sont. Oui, en fait, c'est-à-dire pour moi, il y a une vraie différence entre un consommateur qui croit faire une bonne affaire et qui n'est pas informé à côté d'un influenceur qui gagne sa vie grâce à cela.
H et donc là du côté des influenceurs, il y a une véritable intention de se faire de l'argent sur une population au contraire qui est beaucoup plus informée que les consommateurs et donc cela clairement sont à punir. On essae et c'est dans le cadre justement de la loi antiface fashion d'interdire que les influenceurs puissent faire de la publicité comme on l'interdit par exemple pour la crypto. Ouais.
On va il nous reste pas mal de temps donc c'est très bien on va pouvoir parler de cette taxe sur les petits colis. On a commencé à l'évoquer tout à l'heure, l'offensive ou la la contre-attaque française, elle passe par cette taxe de 2 € sur les petits colis qui a été voté hier par les par les députés. Alors déjà, peut-être qu'on peut expliquer pourquoi ils étaient pas taxés comme les comme les autres colis.
On part de on part on part d'où Alors, je vais partir de l'Union européenne et je vais d'abord vous dire que depuis 1968, on a un tarif douigné commun et donc en réalité un pays ne peut pas comme ça délibérer tout seul et fixer une taxe. Sauf que ça existe, ça a été dit pour l'Italie et la Roumanie, j'ai lu le faisait aussi. Nous, on va le faire.
Et donc inévitablement, ça va provoquer rétroactivement la décision des Européens de taxer à partir du premer trimestre 2026, ce qui aurait dû normalement intervenir en 2028 parce que c'était déjà dans les tuyaux. Euh voilà comment d'où ça vient en fait. Ça vient d'une d'une réglementation douen qui force un peu la porte si je comprends si je comprends bien.
Oui. Alors là, on le force par la pratique mais d'habitude on force dans les débats au conseil des ministres par exemple de l'économie et des finances qui discutent de de ces sujets là par exemple. Donc en tout cas ça vient de l'Union européenne.
Il y a pas mal de gens qui savent pas ce que c'était qu'un hall. Je le savais pas non plus avant de préparer l'émission. C'est quoi ? une vidéo où on montre un peu on le gros sac et on montre et cetera avec des milliards et c'est des milliards de vues en fait sur toutes ces vidéos depuis maintenant toutes ces années.
Ouais, on est à l'incitation à l'hyperconsommation qui renvoie quand même aussi à la responsabilité des influencés parce qu'on peut encadrer peut-être plutôt qu' interdire les influenceurs ou en tout cas que si c'est de la publicité ce soit clairement affiché. Mais là encore les individus que nous sommes, on n'est pas obligé de se laisser influencer. Ouais, effectivement.
Euh 2 € ça peut vraiment changer la donne d'après vous euh Stéphane Viller sur un sur un dépend, ça dépend du prix du colis au départ. Si c'est un bien qui vaut effectivement ou trois, ça fait effectivement le c'est pratiquement le double. Mais après euh tout dépend de la valeur euh qu'il y a à l'intérieur.
Je vous pose la question sur l'efficacité de la mesure en fait. C'est c'est ça. Alors, si on regarde le tabac, on a augmenté les prix du tabac avec des taxes nouvelles.
Pour autant, on a il a fallu monter les le prix du paquet de cigarettes très haut pour pouvoir véritablement voir une réduction de la consommation de de tabac et même si c'est pas ça n'a pas été totalement probant puisque on continue à avoir des des fumeurs. Alors, je pense que il y a deux choses. où on interdit totalement hein pour éviter de d'avoir à parce que les 2 € en fait sont normalement doivent être utilisé pour plus de contrôle.
En réalité, c'est comme ça que c'est comme ça que c'est c'est l'argent de récupérer avec ces ces taxes de 2 € servira à croître le nombre de contrôle. Alors bon, moi je pense que avec l'IA tout ça va être un moment résolu, c'est-à-dire qu'un moment l'IA va pouvoir contrôler. Je pense qui peuvent un moment voilà les technologies vont nous permettre de véritablement avoir un contrôle affiné sur tout type de de paquets.
C'est c'est une question de volonté politique parce que il s'agit pour ça de mettre les fonds nécessaires pour déployer la compétence et l'expertise pour arriver à faire à construire cetia capable de de contrôler. Donc il advient de l'Europe de peut-être flécher he la recherche pour aller vers ce type de contrôle. Je crois même que peut-être que ça existe déjà.
Euh donc derrière en fait, il faut quand même une volonté commune hein au sein de de l'Union européenne. Et je rappelle hein que on n'est pas tous à la même enseigne hein de dans l'Allemagne he comme encore comme moteur hein de de croissance ces exportations. Donc la Chine reste quand même un pays qui compte pour elle he en terme d'exportation qu'elle ne souhaite pas froisser hein.
Donc lorsque donc c'est difficile d'avoir une réponse commune européenne faut véritablement oui dire ce qui est hein en fait au niveau de la France. Voilà, on va pas pouvoir tout seul hein imposer la fermeture de de Chine, hein. Il va falloir convaincre l'Allemagne.
Mais bon, petit à petit, là aussi, l'Allemagne a pas mal perdu avec la la Chine, s'est fait quand même aussi pas mal à voir euh en transférant des notamment des compétences et des savoirs et aujourd'hui, elle se retrouve bien attrapée, hein, par la Chine. Bon, je je crois que on est en voie de de enfin on est en train de se rendre compte de tout ce qu'on a mal fait au sein de l'Union européenne et si on veut pas complètement voir le notre union exploser, il va falloir trouver des solutions en réalité. Tiens, une dernière question Véronique de Bourcambresse qui nous dit "Pourquoi ne pas bloquer directement les produits non conformes au lieu de taxer tout le monde Vous êtes sans doute arrivé en cours de débat parce qu'on a un peu répondu en début d'émission en disant qu'il y a tellement il y a une telle masse de colis qui arrive en France et en Europe que c'est matériellement impossible à l'instant de tous les contrôler.
Un mot de conclusion Yan Rivalant. Les prochaines étapes là cette plainte collective quel chemin va-t-elle suivre là ? Alors il y a une audience qui va avoir lieu pour montrer toutes les assignations le 12 janvier.
Hm hm. On aura à ce moment-là des dizaines voire des centaines de marques françaises qui vont déposer leur dossier. Le préjudice va être extrêmement substantiel parce que vu le nombre d'entreprises qui sont là et vu les préjudices qu'on a vécu, il devrait dépasser 1 milliard.
Donc on va avoir un montant qui va être très important, très largement important justement de différentes amendes qu'on a pu avoir. D'autant que si l'État s'emmêle, on peut qu'intupler la somme parce que il y a un article de loi qui nous permet justement de demander à quintupler ce montant. Et donc si on arrivait justement à un montant de près de 5 milliards sur Chine, c'est l'écroulement de Chine parce que Chine a besoin de l'argent pour lever de l'argent. sa valorisation s'est écroulée depuis déjà armé 3 ans et là il ne vaudrait à moi ce monda quasiment plus rien à suivre évidemment à suivre également les convocations de Chine devant les les commissions parlementaires. 2 décembre à l'Assemblée 10 décembre la commission des affaires économiques du Sénat qui recevra le propriétaire du BHV. on a pas parlé de son initiative, il y aurait beaucoup de choses à dire à dire là-dessus et un représentant de Chine.
Merci encore.
Jean-Pierre Bataille