VERS UN BARRAGE ANTI-INSOUMIS ? LES NOUVEAUX SCANDALES QUI RATTRAPENT LE RN
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
E Valentin, tu me dessinerais pas un mouton ? Si, avec plaisir. Non, ça je reconnais.
C'est pas un mouton, c'est une brebie galeuse déguisée en mouton. Mais bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 16 décembre à moins de 3 mois du premier tour des élections municipales.
Un scrutin qui semble intéresser les Français. C'est l'info du jour. C'est du moins ce que révèle un sondage au doa pour public sénat et la presse régionale.
En effet, 76 % des sondé se déclare intéressé par les municipales à venir. C'est 3 % de plus que le relevé effectué juste avant d'aller aux urnes en 2014 et en bonne voie pour atteindre les 80 % de 2020. Une bonne nouvelle à première vue pour la démocratie locale mais qui se tempère un peu lorsqu'on y regarde de plus près et notamment sur les thématiques jugées prioritaires pour les électeurs.
Pour ce scrutin, encore 50 % des Français sondés estiment que la sécurité et la lutte contre la délinquence sont les plus importantes. Un chiffre qui grimpe à 60 % au sein de la tranche d'âge des 65 ans et plus. Autrement dit, les Français qui votent le plus.
Au surprise, les obsessions de la droite et surtout de l'extrême droite s'imposent dans la tête des gens. Alors, rien de très étonnant là-dedans. À force de répéter en boucle sur tous les plateaux matin, midi et soir que la France est en proie à l'ensuvagement et que l'on ne peut plus sortir de chez soi sans risquer sa vie, l'idée fait son chemin.
Alors, le phénomène au demeurant n'a rien de très inédit. En 2020 déjà la sécurité dominait largement les préoccupations électorales et à chaque scrutin, le thème progresse encore et encore grapillant patiemment quelques points de pourcentage comme une mécanique bien huilée. Peu importe que les statistiques de la délinquence soient globalement stables depuis une décennie ou même qu'elle montre une baisse plutôt marqué des violences les plus graves depuis le pic des années 60 à 80, les faits finalement pèsent si peu face au récit.
Ce qui l'emporte, c'est évidemment le sentiment d'insécurité, un indicateur bien plus malléable que les chiffres mêmes. Les études sont pourtant sans ambiguïé. Ce sentiment dépend largement de la surexposition médiatique et du climat politique et il ne reflète que très imparfaitement l'évolution réelle des violences en France.
Mais à force d'être martelé, le fantasme finit par s'imposer comme une évidence aux yeux des Français et surtout par se traduire dans les choix politiques. Alors, c'est une sacrée auè pour celles et ceux qui surfent sur le tout sécuritaire et répressif comme l'extrême droite. Et d'ailleurs, ça se vérifie jusque dans les réflexes électoraux que l'on espérait pourtant acquis à jamais.
Toujours à en croire le récent sondage de public sénat. Désormais, le Front républicain serait orienté non plus contre l'extrême droite mais contre la France insoumise. 59 % des Français sondés se disent prêts à voter pour un candidat ou une liste qu'il ne soutiennent pas afin d'empêcher la victoire d'un candidat LFI.
Et ils ne sont que 44 % à envisager de faire la même chose pour barrer la route RN. Encore une belle victoire idéologique née du matraquage politico-médiatique. Alors d'un côté, il y a donc les Français qui se laissent influencer par les milliardaires qui ne font pas mystère de leur projet idéologique réactionnaire et de l'autre il y a ceux qui s'intéressent au fait et je sais que vous êtes de cela.
Alors on va y passer au fait. En vue des municipales, le RN a largement communiqué sur ses investitures. À les écouter, il n'y aura plus de brebie galeuse.
Vous savez, c'est le petit nom que donne Jordan Bardella à ses candidats ouvertement antisémites, racistes, homophobes ou carrément néon naaz épinglé dans la presse. En 2024, lors des législatives, ces brebis qui ont pourtant toute leur place dans le troupeau avaient d'effrayé la chronique et mise à mal la façade fraîchement repeinte du RN. Alors en juillet dernier, le parti d'extrême droite avait largement communiqué sur la sélection drastique qui allait être mise en place pour les prochaines échéances électorales.
Une entreprise spécialisée dans la réputation numérique aurait même été mandatée pour aider Jordan et compagnie à faire le ménage. Et bah figurez-vous que certains sont quand même passés à travers les mailles. C'est Médiapart qui les a repéré et pas avec une entreprise spécialiste mais juste en utilisant les moteurs de recherche comme quoi c'est pas si compliqué.
Alors, dans la liste des brebis établies par nos confrères, il y a par exemple Quentin Maculot, 23 ans, investi à Bfort. En 2022, déjà obsédé par le grand remplacement, il comptabilisait 72 % de prénoms à consonance étrangère, je le cite, sur la liste de naissance de sa commune, des données qui lui inspirèrent. Le commentaire suivant : "Je n'ai même pas compté Ellie et Samuel d'origine hébraïque." Alors, le fait que ce jeune homme soit également un cadre de la cocarde, un syndicat d'étudiants d'extrême droite coutumier des faits de violence et proche d'émouvances néonazies est évidemment un pur fruit du hasard.
Rien d'antisémite là-dedans. En tout cas, rien qui affole les radars du RN. Même chose avec les quen ce geste popularisé par Dieu donné puis adopté par l'extrême droite pour sa connotation évidemment antisémite.
Le candidat de Chambéry Brise Bernard s'est fait prendre la main dans le sac. Le candidat de Chambéri Brise Bernard s'est fait prendre la main dans le sac ou plutôt en dehors en photo sur Facebook. Mais qu'importe, il repart pour un tour au municipal avec le feu vert du parti de Bardella et Le Pen.
Tranquillou. Il y a évidemment une palanquée de sortir raciste, sexiste, homophobe, non sanctionné et relevé par nos confrères de Médiia part. En tout, dans l'article daté du 15 décembre, 13 brebies galeuses sont mentionnées et elles concernent uniquement des candidats déjà médiatisés précédemment et mis en cause dans la presse.
Alors, ça laisse Rveur quant au petit nouveau. D'ailleurs, il y a quelques jours, l'un d'entre eux avait déjà d'effrayé la chronique. Il s'agit de Nicolas Batini, le candidat investi par le RN à Bastia.
Cet indépendantiste Corse a pourtant été condamné à 8 ans de prison pour terrorisme après un attentat à la voiture Bélier en 2012 contre la sous-préfecture de Coré. Mais c'est une broutille pour Marine Le Pen qui nous balaye çaa sur BFM. Je l'ai rencontré.
Il il est il est en effet nationaliste. Il a été aspiré en quelque sorte dans une spirale de violence. à l'époque, c'était comme ça.
Il avait 18 ans euh et il a fait sauter la euh le la porte d'entrée d'une sous-préfecture. Euh c'est éminemment condamnable et il le dit d'ailleurs, il a fait 8 ans de prison pour cela. Donc là, pour le coup, la condamnation pour le coup la condamnation a été sévère.
Euh il a renoncé à la violence. Il est, je pense, le meilleur porte-parole d'ailleurs de cette renonciation à la violence. Il souhaite défendre l'identité Corse tout en restant euh dans la France.
C'est un garçon qui mérite d'être connu parce qu'il a des idées qui sont euh vraiment très solides euh et par conséquent oui, j'ai donné mon accord à cette candidature. Oui. Bon bah, il a voulu faire péter un bout de prf, on va quand même pas en faire tout un fromage.
C'est encore plus marrant quand on sait qu'à la fin du même entretien, à peine 10 minutes plus tard, Marine Le Pen même déclaré ceci au sujet de l'œuf envoyé sur Jordane Bardella. Moi, j'ai des milliers d'images de nos militants agressés, les bus attaqués dans les meetings et à chaque fois c'est la même chose, c'est l'extrême gauche. Est-ce qu'on va le dire ou est-ce qu'on va pas le dire ?
En fait, de manière quasi systématique, les violences en politique sont le fait de l'extrême gauche. Ce sont eux qui empêchent la tenue des conférences de presse par la violence. Personne d'ailleurs n'en appelle à la liberté de la presse dans ces cas-là.
Ce sont eux qui essayent d'empêcher la tenue des meetings. Ce sont eux qui s'introduisent dans les meetings pour euh y semer la perturbation. Ce sont eux qui font des contmanifestations en permanence qui vous empêchent de faire des marchés et cetera et cetera.
Donc c'est à eux qu'il faut demander des comptes maintenant et c'est à eux qu'il faut dire la violence en politique c'est non. Bon, trêve de plaisanterie en conférence de presse, la veille de cet entretien de Marine Le Pen sur BFM, les cadres du RN rappeler les consignes pour les investitures au municipal à la presse donc et notamment celle-ci. Un candidat ayant un casier judiciaire en cours aujourd'hui n'est pas accepté.
Alors, il semblerait qu'il existe quelques exceptions à la règle antibreie, d'autant que le chouchou de la patronne a aussi été condamné pour recelle de bien à la suite de la découverte d'un téléphone portable dans sa cellule. Mais bon, les téléphones en tôle, c'est un peu comme le droit à l'oubli une fois sorti ou la loi d'ailleurs. C'est à la carte ORN et quand c'est les copains, on ferme volontiers les yeux.
Et c'est d'ailleurs pas la seule chose sur laquelle Marine Le Pen fait preuve de ses citer dans le cas présent. Sur le fond, le candidat Corse Nicolas Batini défend des idées qui ont toujours été refusées par le camp Le Pen comme notamment la défense de la langue corse ou la reconnaissance du peuple corse dans la Constitution en vue de l'obtention de l'autonomie. Mais nul besoin de s'attarder sur ces points de divergence.
Ce qui compte vraiment c'est la convergence. Alors c'est pas moi qui le dit, c'est le principal intéressé. En novembre, auprès du journal Le Monde, Nicolas Bâini déclaré lui-même "Nous avons surtout mis en avant nos points de convergence, le refus de l'immigration et du walkisme et l'attachement au populisme." Bah oui, ORN, vous savez ce que c'est, on voit que le positif.
Et puis de toute façon, on va pas se mentir, toutes ces histoires de municipal, c'est qu'une composante d'une stratégie plus large, la stratégie nationale de Marine Le Pen. Ses candidats ne sont finalement que des pions. Batini va servir pour implanter la flamme sur l'île de beauté où elle réalise de bons scores aux élections nationales mais pas aux élections locales.
Alors, n'oublions pas que quelques mois après les fameuses municipales auront lieu les sénatoriales. souvent vu comme le 3è tour de la première échéance. Un tour particulièrement stratégique puisque la moitié des 348 sièges du Sénat sera renouvelée à la faveur des grands électeurs qui ne sont d'autres que les élus locaux et à 95 % donc des conseillers municipaux.
Alors forcément ça dotte une autre saveur au municipal. Pour l'instant, le Sénat est à majorité de droite, mais vu les dynamiques électorales actuelles, même si les projections sont plus difficile pour les sénatoriales, ça pourrait bien changer en septembre prochain. En tout cas, c'est là-dessus que comptent les formations politiques et notamment le RN qui aspire à former un groupe, ce qui suppose de rameter 10 élus au sein de la chambre haute. un coût stratégique qui lui permettrait de disposer d'une niche parlementaire et de poser davantage de questions au gouvernement.
Alors pour l'instant, l'extrême droite ne dispose que de trois sénateurs mais affiche la volonté de doubler voire de tripler son contingent en septembre prochain. Et d'ailleurs pour ça, elle balise le terrain en amont. Les futurs élus municipaux soutenus par le RN, ce qu'on dont on vient de parler, ils s'engagent via notamment la signature d'une charte qui précise qu'ils seront tenus de voter pour un sénateur du parti une fois élu.
Et si au bout du compte il manque encore quelques éléments pour parvenir à la dizaine, le RN compte bien sur quelques ralliments pour y parvenir. Les municipales, vous l'avez compris, sont loin d'être un scrutin sans intérêt ou qui ne concernerait que les pistes cyclables ou le ramassage des ordures dans la commune. Derrière ces votes locaux se jouent en réalité une partie stratégique du pouvoir national.
L'implantation du RN, la redistribution des cartes pour le Sénat, la mise en place de relais dociles et la validation de narratifs politiques qui façonnent l'opinion bien au-delà des conseils municipaux. Alors, si vous pensiez que la démocratie locale était un terrain neutre, détrompez-vous. Elle est léchiquier d'intérêt bien plus vaste et certains pions sont déjà en place. pour remodeler le paysage politique de demain.
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Après plusieurs semaines de débat et d'aller-retour entre les députés et les sénateurs, le texte a finalement été adopté. Depuis le début des discussions, la gauche dénonce un budget austère notamment dans le secteur de la santé. On écoute Jérôme Gegge, député socialiste.
Juste avant le vote, c'était cet après-midi au micro de Lisa Lape et Andre Manivit. Je suis pas fan du budget final, mais il est meilleur ou moins pire que le budget initial. Dans un moment de compromis, on a pris cette décision.
Je franfaronne pas. Je suis pas dire "Ouais, c'est génial, c'est super, mais si il y a pas de budget, si tout à l'heure il est rejeté, ce qui est encore possible, euh ben dans 3 jours, il y a des ordonnances et c'est le texte initial qui est qui est appliqué. Bon bah, on a réussi à enlever le gel des prestations sociales, le gel des pensions de retraite, l'attaque sur les tickets restaurants et l'échec vacances et puis on a glissé la suspension de la réforme des retraites.
Donc encore une fois, c'est pas la panassée mais c'est moins mauvais que ce qui était initialement. Donc bon voilà, je comprends parfaitement que il est ce soit pas euh idéal, mais il y a des moments, on est obligé de se coller au réel. Le réel, c'est qu'il y a pas de majorité pour voter un autre budget dans cette assemblée.
Pour demander au députés de voter contre ce PLFSS, une centaine de personnes s'est rassemblé devant l'Assemblée ce matin. Ce budget s'inscrit pleinement dans l'offensive de destruction de la sécurité sociale dirigée par Macron et son gouvernement, affirment les syndicats qui regrettent les 4 milliards d'économie réalisé sur les dépenses de santé. C'est un budget, mon organisation, la CGT, on l'a qualifié de pire budget qu'on a jamais vu de la sécurité sociale.
Et c'est pour ça que pour nous, il y a un enjeu à dire aujourd'hui au députés, il faut voter contre ce budget, il faut pas le laisser passer. Et en première instance, il y a eu beaucoup d'abstentions. On a vu qu'il s'est abstenu et nous aujourd'hui on aux députés qui sont abstenus, faites le choix, faites le bon choix.
Il faut bloquer ce budget de régression sociale. Il faut nous aider dans les hôpitaux, il faut nous aider la santé et il faut bloquer ça. Il y a encore 4 milliards d'économies qui sont fait sur la santé.
Alors, c'est vrai que les socialistes, ils ont dit qu'ils ont gagné un objectif des dépenses d'assurance maladie à à 3 %, là où le gouvernement initialement avait une feuille de route à 1 % et quelqu Mais en fait la ministre de la santé sur les plateaux télé en début de mois, elle a dit en fait c'est un plafond ce 3 %, on va essayer de pas l'atteindre. On va demander aux parlementaires de réfléchir à des pistes de restructuration et de plan d'économie pour pas atteindre les 3 %. Donc en fait, c'est un chèque en blanc qu'on donne à un gouvernement qui ne fait que de nous taper sur la tête depuis qu'il est depuis qu'il est là.
Et bien au fait des dépenses de santé qui sont de plus en plus divisé par deux voire par trois dans nos hôpitaux puisque effectivement maintenant quand un une personne part à la retraite, elle est pas remplacée ou alors on te dit bah finalement on va transformer ce poste pour faire autre chose. Voilà. Par exemple, Revel, il a fait les leviers, les 30 leviers pour les soignants, mais finalement cet argent, il le sort pas nulle part.
C'est quelqu'un qui est parti à la retraite, qu'on a pas remplacé, pouf, on met un logisticien. Donc nous aujourd'hui, on veut défendre toute la santé et l'action sociale, que ce soit le médico-social. Donc aujourd'hui, on met en avant la santé mentale.
Bah tant mieux, mais ça fait des années que c'est pas pris c'est pas pris en compte. Voilà, nous on a un hôpital pédiatrique et même aujourd'hui où avant la pédiatrie on arrivait à recruter et ben on narrive plus à recruter parce qu'effectivement les conditions de travail aujourd'hui sont dégradés. Les fonctionnaires aujourd'hui, c'est vrai qu'ils ont un problème de revenu, mais ils ont surtout un problème de conditions de travail puisque les gens partent, moi je le vois bien dans mon syndicat, les gens s'en vont, ils vont faire d'autres métiers et voilà et ils nous quittent.
Voilà. Et là, en plus, on leur dit "Attendez, il y aura encore moins que l'année dernière." Sachant que l'année dernière, il y avait moins que l'année d'avant.
Donc à quel moment ça s'arrête ? On nous dit il faut de l'argent pour la guerre mais il faut de l'argent pour la guerre mais il fauda peut-être aussi des gens pour les soigner. Donc s'ils sont plus là bah faites la guerre.
Mais du coup j'espère que votre armée de guerre elle a des soignants en arab parce que nous on sera pas là en fait. Donc aujourd'hui nous ce qu'on veut c'est effectivement que ça l'exonération des des des cotisations arrête. Voilà on veut que on arrête de fermer des lits voilà et on veut qu'on augmente le budget de la sécurité sociale.
Ce rassemblement s'inscrit dans une mobilisation plus globale du secteur médico-social partout en France. C'est 16, 17 et 18 décembre. Les soignants réclament évidemment plus de moyens pour l'accueil des usagers et de meilleures conditions de travail.
À Montreuil, en scène Saint-Denis, les travailleurs et travailleuses du SAMU social étaient en grève aujourd'hui. Environ 200 personnes se sont retrouvées lors d'un piquet de grève rue du centenaire. On en reparle évidemment dans notre émission le journal des luttes en direct demain à 13h.
Et pour clôturer ce point budget, on retourne au Sénat où le projet de loi de finance était encore débattu. Hier, les sénateurs ont adopté le texte par 187 voix pour et 109 voix contre. Le projet initial a une nouvelle fois largement remanié par les sénateurs de droite majoritaires au Sénat.
Reste à savoir si vendredi les sénateurs et députés trouveront un terrain d'entente lors de la commission mixte paritaire. Les blocages des agriculteurs se poursuivent partout en France. C'est le 4e jour de mobilisation pour protester contre l'abattage de l'intégralité des troupeaux d'une ferme en cas de découverte d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse, une maladie virale qui touche les beaux vins en Ariège, en haute Garonne, dans le gare ou encore dans les Yvelines.
Plusieurs routes ont été coupées à la circulation. Ce matin, Sébastien Lecornu a reçu les ministres et préfets pour discuter de la situation. Le premier ministre a demandé une accélération de la stratégie vaccinale et prévoit de recevoir les syndicat agricoles dans la semaine.
Une nouvelle réunion a également eu lieu dans l'après-midi. C'est aussi une semaine décisive pour l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur. Ce traité de libre échange qui vise à faciliter les échanges commerciaux entre les pays de l'UE et ceux de l'Amérique du Sud.
Depuis près de 25 ans, ce projet suscite de nombreuses inquiétudes, notamment chez les agriculteurs. En octobre dernier, Lisa Lape et Andreille Manivit ont interrogé Fanny Mra, porte-parole de la Confédération paysane. À ce sujet, on l'écoute.
Important de montrer à quel point c'est hypocrite. On signe un accord de libre échange là actuellement où 178 pour 178 produits matière active utilisés au Brésil dans les 178 matières actives 138 sont interdites en France. Du coup on va on interdit des pesticides, on continue à les produire, on les exporte au Brésil par exemple et après on importe la nourriture qui est bourrée de pesticides ici en France.
Du coup, il y a il y a quand même une hérésie de dire c'est comme l'accord du climat dans l'accordue à Mercosour. L'accord de climat de Paris qui a fait tant de bruit à l'époque n'est pas respecté dans l'accord Mercosour et en fait tout ce qu'on ce pourquoi on s'est battu ces dernières années euh va être détricoté avec cet accord et on voit bien que Macron est en train clairement de lâcher. Là on va réintroduire, on va on va importer des produits de la viande avec des hormones de croissance des de la viande dont les animaux sont nourris aux farines animales.
Enfin, c'est quand même incroyable des années de lutte en France qui ont été victorieuses sur certaines choses et on est en train de tout rem de tout mettre à mal. Cet accord, il met en danger les paysans. Clairement, clairement l'agriculture française et européenne, c'est la monnaie d'échange.
On va exporter des voitures pour détruire l'agriculture française. Et ça c'est très clair. Plein de filières, c'est pas que la viande bovine, mais aussi le miel, le il y a plein de filières qui on va être mises à mal.
Ça fait 25 ans que cet accord est en négociation et c'est pas pour rien, c'est que clairement il est délétaire pour l'agriculture. Ce mardi, le Parlement européen a approuvé le renforcement du contrôle des produits agricoles dans le cadre du Mercosour. Pour Maxime Combe, économiste et coanimateur du collectif national Stop Mercosour.
Ce renforcement ne suffit pas pour protéger les filières agricoles les plus fragiles. Une clause de sauvegarde vise à ce que l'application des nouvelles règles ne soit pas trop violente et non pas à éliminer les règles qui provoquent la déstabilisation des marchés. Les agriculteurs ne veulent pas mourir moins vite.
Ils ne veulent pas mourir du tout et ils veulent vivre dignement de leur travail, explique Maxime Combe. Après avoir fait plusieurs allers-retours sur la question, la France dit s'opposer à l'accord. Les États européens doivent se prononcer cette semaine.
Et en attendant, les agriculteurs de la Confédération paysane et de la coordination rurale appelle à de nouvelles actions tout au long de la semaine. Et pour conclure ce récap, on passe à l'actualité internationale en République démocratique du Congo. Le groupe armé de l'alliance fleuve Congo M23 a publié un communiqué cette nuit annonçant son retrait unilatéral de la ville du Vira. dans la province du sud Kivou.
Un retrait présenté comme un geste d'apaisement mais qui intervient dans un contexte de très forte tension. Soutenu par l'armée rwandaise, le groupe rebaptisé AFC M83 avait repris le contrôle de la ville du Vira le 10 décembre dernier. Mais ce retrait annoncé est sorti de nombreuses conditions qui font douter d'une paix durable.
La situation humanitaire continue de se dégrader dans le pays. Depuis début décembre, les combats se sont intensifiés, provoquant une vague importante de déplacement. Selon les associations humanitaires, 500000 civils ont été contraints de fuir leur domicile en quelques semaines à peine, dont plus de 100000 enfants selon l'UNICEF.
Les organisations alertent également sur la hausse des violences sexuelles utilisées comme des armes de guerre. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.
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Très bonne soirée sur le média. Ah.
Marine Le Pen