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interviewLe Média (sur YouTube)· 8 janvier 2026 22 min

LES AGRICULTEURS ENVAHISSENT PARIS : POURQUOI MACRON S’APLATIT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bon, il y a un truc à savoir, Macron, il se fâche avec tout le monde, sauf avec les riches et les agriculteurs. Vous le saurez pour votre prochaine manife. Bonjour et bienvenue dans le récap.

Nous sommes le jeudi 8 janvier et la colère paysane gronde encore. Depuis plusieurs semaines, les tracteurs sont en marche en région et les agriculteurs croulent sous les motifs d'indignation. En premier lieu, les agriculteurs dénoncent l'accord de libre échange UE Mercossour sur le point d'être conclu après la bagatelle de 25 ans de négociation.

Bruxelles pousse pour obtenir le feu vert des États-membres ce vendredi avec en ligne de mire une signature dès lundi prochain au Paraguay. Malgré l'opposition de la France, ce traité vise à faciliter les échanges commerciaux avec l'Amérique du Sud, ce que les agriculteurs voient d'un mauvais œil. Il s'inquiète notamment de voir débarquer en masse sur le marché européen de la viande et des produits agricoles bon marché ne répondant pas aux normes qui leur sont imposées.

Une concurrence déloyale donc susceptible de tirer les prix vers le bas et d'asphhixier un peu plus les exploitations qui peinent déjà à s'en sortir. Et c'est là qu'on touche au nerf de la guerre. La grande majorité des agriculteurs français ne s'en sort plus.

Le métier est évidemment difficile et les rémunérations sont trop faibles et tributaire des politiques notamment européennes. Alors la coupe est pleine et ce depuis un moment pour la faire définitivement débordée. Il ne manquait plus qu'une crise de dermatose nodulaire contagieuse.

Cette maladie qui frappe les cheptel de Beauauvin en France depuis plusieurs mois et dont la gestion gouvernementale est vivement dénoncée notamment en raison de l'abattage de troupeaux entiers. Alors les agriculteurs, ils n'en peuvent plus et ils comptent bien le faire savoir. Et vous savez ce qu'on dit ?

Il vaut toujours mieux s'adresser au bon dieu qu'ass seins. Alors terminer les manifes et blocages en région. Cette fois, les agriculteurs voulaient protester directement aux portes du pouvoir à Paris et c'estes missions réussies.

Au petit matin, au moins une centaine de tracteurs seraient parvenus à entrer dans la capitale. Malgré les avertissements et obstacles divers des autorités. On les a vu à la tour Effel, sous l'Arc de Triomphe et même devant l'Assemblée nationale.

Autant de lieux interdits par la préfecture de Paris que les agriculteurs sont toutefois parvenus à atteindre sans trop d'encombre. La porte-parole du gouvernement Maude Brégeon a été invité à réagir ce matin sur France info. On l'écoute.

Ma de Brégon, est-ce que vous avez laissé faire et est-ce que vous allez laisser passer ? D'abord, le gouvernement a toujours été dans le dialogue euh avec les agriculteurs et avec les organisations syndicales. Je rappelle que le Premier ministre a reçu les organisations syndical le 22 décembre.

Il les a de nouveau reçu cette semaine, le 5 et 6 janvier. Donc ce dialogue-là, ces échanges-là, cet écoute-là, ça existe. Pour autant, la situation qu'on voit depuis cette nuit, depuis ce matin, n'est pas acceptable.

Donc, sur l'appel à manifester devant l'Assemblée nationale comme sur les tracteurs qui sont en ce moment même sur la place de l'Étoile à l'Arche. Je n'ai qu'une chose à dire, tout ça est illégal. Nous ne laissons pas faire et nous ne laisserons pas faire.

Il y a pas d'indulgence avec les agriculteurs particulièrement. Il y a un cadre prévu pour les manifestations qui s'applique à tout le monde. Vous déclarez une manifestation, cette manifestation peut-être interdite si elle contrevient à l'ordre public.

Mais en tout état de cause, on a laissé, je pense, avec une forme de bienveillance, en tout cas avec du dialogue, avec de la mesure, les expressions se faire. Mais bloquer partiellement la 13 comme c'est le cas ce matin ou tenter de venir devant l'Assemblée nationale avec toute la symbolique que ça induit. Euh c'est encore une fois euh euh illégal et donc je le je le redis, le ministre de l'intérieur ne laissera pas faire.

Et ben mique m raison cette réaction. D'un côté, on est un peu ronchon que les agris n'aient pas suivi les consignes. De l'autre, on affirme que ces derniers bénéficieraient d'une certaine mensuétude de la part des autorités, de la bienveillance et de la mesure dit la porte-parole ce matin.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça change de la tolérance zéro, habituellement réservé aux mouvements sociaux en France. C'était encore le cas lors de l'opération Bloquons tout. Souvenez-vous, c'était en septembre dernier.

Mais qu'on soit bien clair, ici, il ne s'agit pas de réclamer la répression d'un mouvement social, ça n'arrivera jamais. mais forcé de constater qu'en France tous les manifestants ne sont pas logés à la même enseigne et quand l'État choisit ses colères acceptable et celle qu'il faut étouffer, ce n'est plus de l'ordre public, c'est du tri politique. D'ailleurs, en 2024 déjà en pleine colère agricole, Gérald Darmanin, alors ministre de l'intérieur ne s'en était même pas caché.

Est-ce que les agriculteurs ont le droit de revendiquer ? Est-ce qu'ils souffrent ? Oui, ils souffrent et ils ont le droit de revendiquer.

Est-ce qu'on doit les laisser faire sans envoyer les CRS ? Oui. En tant que ministre de l'intérieur, à la demande du président et du premier ministre, je les laisse faire.

Les circulation, c'est illégal sans prendre un établissement public, c'est illégal. Emreindre la liberté de circuler, c'est illégal. Est-ce que est-ce que les agriculteurs s'emprennent de policiers au gendarme ?

Est-ce qu'ils s'emprennent au bâtiments publics ? Est-ce qu'ils mettent le feu au bâtiment public ? Ce n'est pas le cas.

Voilà. Donc, j'ai rappelé. Non, ce n'est pas le cas.

Il y a eu Vous avez vu les images à Bordeaux devant la préfecture ? pas défoncé la grille d'entrée. Écoutez, moi je suis élu d'un territoire où il y a aussi des agriculteurs.

Je suis habitué au coup de sang et légitime de ceux qui souffrent et qui gagnent pas beaucoup d'argent. Vous voyez le sens de ma question c'est le de poids de mesure. Non, il y a pas de poids de mesure.

On peut pas comparer les choses. Les agriculteurs travaillent et lorsqu'ils ont envie de démontrer qu'ils ont des revendications qui sont le gouvernement est à l'écoute, le premier ministre fera des annonces demain, il faut les entendre. On répond pas à la souffrance en envoyant des CRS.

Il y a donc, selon des membres éminents du gouvernement, des colères plus légitimes que d'autres. Des pauvres qu'on écoute davantage, des gens qui ont le droit de se plaindre et puis il y a les autres, ceux qu'on réprime à la moindre occasion, qu'on mutile, qu'on criminalise. On pense évidemment aux militants écolos de Sainte-Soline par exemple ou aux gilets jaunes pour ne citer que évidemment.

Alors, pour avoir un petit peu de bouteille en matière de manifestation, j'en ai vu des tracteurs refoulés par les forces de l'ordre. des opérations de blocage étouffé avant même d'avoir commencé. Or, ce matin, les lignes ont clairement bougé.

Des barrages policiers ont été forcés, parfois en prenant des risques totalement inconsidérés, reconnaît le ministre de l'intérieur lui-même. Des arrêtés préfectoraux ont été ignorés dans le 16e arrondissement de Paris. Des arbres ont même été tronçonnés par les agriculteurs sous les yeux des CRS.

Alors, imaginez seulement quelqu'un sortir une tronçonneuse ou une hache en manif sans finir en cellule. Je vous rappelle qu'on saisit des couteaux de cuisine dans les camping-cars avant les manifs fécolo à toute faç utile. Alors, autre fait notable, on en a parlé rapidement, un petit rassemblement ces mêmes tenues devant les grilles de l'Assemblée nationale sans être menacé ou délogé.

C'est pour le moins inédit. D'habitude, les manifestations se tiennent non loin aux invalides, mais très rarement devant les grilles du palais Bourbon, le tout sans autorisation, d'après ce qu'on comprend, des aveux même de la ministre. Habituellement, il en faut beaucoup moins pour que le pouvoir sorte l'artillerie lourde et les renforts, mais cette fois, aucun problème.

Même la présidente de l'Assemblée, la macroniste Yahel Bron Pivet, pourtant chahutée par certains agriculteurs, se montrent philosophes. Ils sont en colère et donc c'est normal que cette colère s'exprime. Moi, j'ai toujours autorisé les manifestations devant l'Assemblée nationale.

C'est la maison du peuple. Les Français ont le droit de venir s'exprimer, d'exprimer leur colère devant l'assemblée. La moindre des choses, c'est que j'aille à leur rencontre.

Et vraiment, je le répète, il ne s'agit pas ici de contester la légitimité de la colère paysane ou d'affirmer qu'il n'y aurait eu aucune répression du mouvement. Simplement de constater que les agriculteurs bénéficient d'une certaine bienveillance de la part du pouvoir et de son bras armé. D'ailleurs signe que cette indulgence ne relève pas du fantasme.

Certaines figures de la contestation agricole ont elles-mêmes saluer la bonne volonté des policiers et des gendarmes à leur égard. C'est pas une critique he j'ai été gilets jaune, j'ai beaucoup de respect pour les gilets jaunes. C'est pas du tout une critique mais du fait d'être plus structuré, on est peut-être un peu moins violent et un peu plus coordonné.

Donc il y a un peu moins de violence en face. Mais je peux vous dire aussi que il y en a qui ont la dent dure avec nous dans les forces de l'ordre. Mais il y en a aussi eu beaucoup à travers la France qui ont tourné la tête parce que tu es pas fier de ce qu'il faisait.

Non non mais même qui ont qui nous ont aidé. On dira où ni qui, mais il y en a beaucoup qui nous ont aidé parce qu'ils sont écurés, parce qu'ils ont envie de jeter leurs uniformes, parce que c'est des mecs qui ont fait ce métier pour protéger le pays, parce qu'ils sont patriotes, parce qu'ils croient à ce que chacun a envie de croire. Et là, ils savent qu'en fait, ils trahissent leur pays.

Ils savent que la souveraineté alimentaire, c'est l'intérêt majeur de la nation. Moi, je vois pas qu'est-ce qu'on aurait même pas le droit de faire au nom de la de la souveraineté alimentaire. Alors, dans leur malheur, les agriculteurs ont le vent en poue.

C'est ce qu'on comprend. Et pas seulement auprès des forces de l'ordre, la majorité des Français les soutient sans sourciller. Certains sondages évoquent jusqu'à 90 % d'avis positifs.

Même lors des grandes crises comme en 2024, leur popularité reste intacte ou quasiment. On en connaît qui doivent s'aliver en voyant ça. Aujourd'hui, donc les agriculteurs bénéficient d'un solide soutien populaire.

Ça n'a pas été toujours le cas entre les années 80 et 2000. Leur image était un peu ternie. Des critiques ont émergé notamment lié à leur impact environnemental.

Mais depuis 2010, le vent a tourné. Leur colère est désormais perçue comme légitime, portée notamment par les difficultés économiques et climatiques. Ils sont vu comme des symboles de travail, de tradition et de ruralité comme les gardiens de l'alimentation française.

Et même si les agriculteurs sont minoritaires dans la population, il n'en reste pas moins qu'il pèse lourd symboliquement et politiquement, surtout dans les zones rurales. Emmanuel Macron sait parfaitement qu'une répression du mouvement serait perçue comme un affront. à la France profonde et qu'elle pourrait coûter très cher en capital politique.

Surtout que Macron est un peu dans l'impasse. La colère des agriculteurs français risque de s'intensifier avec la ratification imminente du traité UE Mercossour. Le chef de l'État l'a compris.

Enfin, du moins, on l'espère. Il n'y a que des mauvais choix qui s'offrent à lui. Soit la France continue à s'opposer au textes et donc à s'isoler au sein de l'Union européenne.

Faute d'avoir pu rallier une minorité de blocage et donc peser réellement sur l'adoption. Autre option, Macron peut tenter un virage à 180° et soutenir en dernière minute l'accord de libre échange en prétextant par exemple qu'il aurait obtenu des garanties suffisantes de la part de Bruxelles. D'ailleurs, cette théorie n'est pas des plus fantasques.

Pour un libéral comme Macron, signer ce genre de traité de libre échange est tout à fait naturel. Évidemment, d'ailleurs, le président a régulièrement tergiversé et changé d'avis sur la question. Dernièrement, il a finalement décidé de s'y opposer, légèrement contraint et forcé par les agris.

En tout cas, quelle que soit l'option, l'avenir s'annonce mossade pour Emmanuel Macron avec ce dossier. Alors, autant laisser penser aux agriculteurs qu'on est de leur côté et qu'on défend leurs intérêts. Après tout, avec un peu de chance, la prochaine fois, ils mettront le cap sur Bruxelles et pas sur Paris.

La stratégie d'Emmanuel Macron a de toute façon été maladroite de bout en bout. D'abord, il a tenté de rassurer les agriculteurs en négociant quelques concessions avec l'UE sur la PAC, sur les clauses de sauvegarde ou la limitation des importations de viande. Mais cela s'est avéré largement insuffisant.

Eux veulent le blocage du traité. Il a donné l'illusion que la France pourrait à elle seule s'opposer à un traité négocié depuis 25 ans, tout en le diabolisant alors qu'il reste favorable à certaines filières de l'économie française. Le président s'est piégé lui-même en voulant à la fois calmer la colère des paysans et afficher sa fermeté.

Il a créé des attentes irréalisables tout en laissant filer l'opportunité de jouer un rôle stratégique à l'échelle européenne. Et pendant que les agriculteurs accumulent les motifs de colère, Emmanuel Macron navigue lui à vue aussi entre opposition et compromis tergiversant au gré des vents politiques. Opportuniste, il essaie tant bien que mal de ménager la chèvre et le chou.

D'un côté, il veut rassurer les agriculteurs pour éviter l'escalade. De l'autre, flatter Bruxelles pour ne pas perdre la face et évidemment sauver sa crédibilité. Mais chaque recul, chaque hésitation nourrit le sentiment qu'il ne décide pas vraiment, qu'il subit plutôt qu'il ne gouverne.

Et d'ailleurs, ce constat est très loin de se limiter au dossier agricole. En tout cas, vu la tournure que prennent les événements, il y a fort à parier que la colère des agriculteurs ne s'éteigne pas de si tôt et même qu'elle monte en puissance dans les prochaines semaines. Reste à voir si le pouvoir se montrera toujours aussi compréhensif.

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Partie livrer des clients sous un froid glacial et sur des routes impraticables. Ces derniers jours, les commandes ont explosé. Les gens évidemment ne voulaient pas sortir de chez eux pour faire les courses à cause du froid et ont donc eu la bonne idée de faire appel à ces travailleurs déjà précair des conditions de travail difficiles voire dangereuses avec notamment le risque de chuter.

Même chose pour les chauffeurs VTC. Lundi, un chauffeur Hzch est mort noyé alors qu'il effectuait une course pour un client. Il a fait une sortie de route et a chuté dans la marne.

Ce drame rappelle la précarité des chauffeurs et des livreurs qui doivent parfois travailler coûte que coûte malgré les conditions. Ce midi, mes collègues du journal des luttes recevaient Ralled. Il est chauffeur VTC et il dénonce l'attitude des plateformes et la responsabilité de l'État.

Je vous propose de l'écouter. Les chauffeurs sont conscients aujourd'hui que ils sont de la chair à canon pour les plateformes. Et l'illustration de tout ça, c'est la mort de notre collègue qui est mort dans des conditions affreuses.

Parce que faut dire les termes, il est mort noyé. On ne connaît pas à ce jour son prénom. On ne connaît pas s'il avait une famille.

On ne sait rien du tout. On sait juste que c'est un chauffeur qui est mort. Mais vu qu'il y a 130000 chauffeurs en France, pour eux c'est juste un numéro.

C'est allez au suivant. Samedi, on va ramener une gerbe de fleurs. Et quand et quand on va la ramener cette gerbe de fleurs, on aimerait connaître le prénom de notre camarade qui est mort.

Parce que on peut pas mettre un numéro. On peut pas dire c'est un tel un chauffeur. Il s'appelait pas chauffeur.

Il s'appelait pas chauffeur de de H ich ou chauffeur de Uber, peu importe. Il avait un prénom, il avait une identité. Il a une histoire ce monsieur et on doit l'honorer.

Pour nous, c'est un martyre. Les discussions sur le budget 2026 ont fait leur retour aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Et devinez qui pourrait bien revenir lui aussi ?

Le 493 évidemment. Vous commencez à bien le connaître. C'est l'article qui permet au gouvernement de faire adopter un projet de loi sans qu'il soit voté.

Le 19 décembre, la commission mixte paritaire n'était pas parvenue à s'accorder sur une version du texte. Le budget n'avait donc pas pu être adopté avant le 31 décembre et c'est une loi spéciale qui permet aujourd'hui de reconduire les impôts de 2025. C'est donc une nouvelle lecture qui commence à l'assemblée, mais une majorité des députés juge ce texte invotable et donc l'hypothèse du 493 est de plus en plus crédible.

Interrogé sur RTL ce matin, la ministre de l'action et des comptes publics Amélie de Montchalin n'a en tout cas pas écarté l'idée d'y recourir. On écoute. Moi, je n'excl rien qu'il puisse donner un budget à la fin.

Et le premier ministre d'accord avec vous, vous en az parlé ave premier ministre a pris un engagement, c'est de donner d'abord tout le pouvoir au parlement pour en définir le contenu. Mais Infiné, s'il faut remplacer par le 493, il est plus braqué. Non, mais infé, il faudra qu'il y ait un budget pour la France.

Mais moi, je vous le dis avec beaucoup d'amitié. Toutes les questions qui nous sont posées maintenant sur la méthode pour avoir un budget au fond font l'impasse sur le cœur du sujet. Si vous avez pas d'accord politique, oui, et ben, il y aura pas de budget.

Bruno Rotaillot, le président des Républicains et ancien ministre appelle lui aussi le gouvernement à je cite avoir le courage de faire un 493. On rappelle quand même qu'en octobre Sébastien Lecnu s'était engagé auprès du PS notamment à ne pas l'utiliser. Et en politique, toujours un petit mot pour vous signaler que Sarah Knafo est désormais candidate à la mairie de Paris.

On l'a appris hier. L'eurodéputé du parti d'Éric Zemour reconquête a eu les honneurs du 20h de TF1. Elle s'est dit prête à travailler avec Rachida Dati.

On aura évidemment l'occasion d'en reparler au cours des prochaines semaines. Et pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus, on avait consacré déjà un épisode du recap à son sujet. [musique] Chim chim la police de l'immigration tue une femme à bout portant.

Ça s'est passé hier aux États-Unis à Minéapolis, la capitale du Minnesota et la ville où George Floyd a été tué en 2020. Sur cette vidéo filmée par un témoin et diffusé par plusieurs médias américains, on voit les agents de l'ICE, la police de l'immigration, s'approcher d'une voiture. L'un d'eux ordonne à la conductrice de descendre et tente d'ouvrir la portière, mais elle semble commencer à repartir.

C'est là qu'un autre agent en tire à trois reprises quasiment à bout portant et la tue. La victime René Nicole Goud 37 ans et mère de trois enfants était une habitante de Minnéapolis. Alors forcément l'administration Trump rejette toute responsabilité.

Pour lui c'est la faute de la gauche pour changer. Sur réseau social. Il écrit "Si ces incidents se produisent, c'est parce que la gauche radicale menace, agresse et prend pour cible quotidiennement nos forces de l'ordre et les agents de l'ICE.

Le ministre américain de la sécurité intérieure lui donne sa propre version des faits. Des émetiers auraient bloqué les forces de l'ordre et la conductrice aurait essayé de tuer l'agent en le renversant avec sa voiture. C'est là que je cite, craignant pour sa vie, pour celle de ses collègues et la sécurité du public, il a tiré des coups de feu en état de légitime défense.

Ça nous rappellera toutes les affaires de violence policière. Évidemment, ce n'est pas ce que montrent les images. Le maire de Minnéapolis, Jacob Frey, a qualifié cette version de connerie et a ordonné à la police de l'immigration de quitter la ville alors qu'environ 2000 agents y sont mobilisés.

Et j'ai un message pour Ice. Foutez le camp de Minéapolis. Nous ne voulons pas de vous ici.

Vous prétendez être là pour assurer la sécurité de la ville, mais vous faites exactement le contraire. Ces images ont provoqué une vague d'indignation aux États-Unis. Le maire de New York, Zoran Mamdani, a déclaré que New York était solidaire des immigrants aujourd'hui et pour toujours et des rassemblements ont eu lieu dans tout le pays.

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration clandestine l'une de ses priorités. Plusieurs personnes sont mortes ces derniers mois en tentant d'échapper au contrôle. [musique] Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.

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Ah.

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