Meeting pour la 6e République et la Paix avec Élise Leboucher, Éric Coquerel et Louis Boyard au Mans
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] [Applaudissements] Bonsoir. Alors, est-ce que vous m'entendez bien ? Oui.
Parfait. Bonsoir mesdames et messieurs. Merci pour votre accueil chaleureux.
Il nous touche le cœur. C'est à moi qui revient la tâche d'introduire cette réunion sur la 6e République et de répondre à la question pourquoi une 6e République ? Écoutez, c'est très simple.
Il suffit de résumer la situation politique. Vous aviez le président de la République, Emmanuel Macron, qui avait annoncé aller sur TF1. Il avait laissé entendre qu'il allait faire un référendum, ce qu'on avait pas fait depuis 20 ans et c'était terminé dans la douleur puisque la volonté du peuple n'avait pas été respectée.
Voilà qu'il arrive sur TF1. Finalement, il n'annonce pas de référendum, ce qui donne un peu un ton sur la légèreté avec laquelle il conduit la politique de la nation. Alors, on se retrouve obligé de l'écouter.
On l'écoute et il passe son temps à vanter le bilan pour lequel il est systématiquement battu à toutes les élections. Quand il y a des intervenantes et des intervenants qui arrivent pour le contredire, montrer qu'il raconte n'importe quoi, il n quand on lui demande comment est-ce qu'il va régler la situation, le péin dans lequel il a mis le pays, il dit "Écoutez, moi j'ai perdu les élections, je suis plus responsable, c'est pas moi qu'il faut aller voir et c'est tant mieux. Reste dans ton château." Donc il faut aller voir légitimement le gouvernement.
Vous allez voir le gouvernement et vous vous retrouvez avec DLR et des macronistes, soit les deux formations qui ont fait les deux les plus petits score aux dernières élections législatives. Donc vous avez voté pour ne plus voir leur tête. Voilà qu'ils sont tous ensemble dans un seul et même gouvernement.
Mais en plus de ça, ces ministres passent leur temps à se contredire entre eux. Parfois même à se contredire eux-mêmes parce qu'il n'y a aucune ligne politique claire et cohérente pour conduire la politique de la nation. Quand vous avez une telle indiscipline dans un gouvernement, légitimement vous devez vous tourner vers le premier ministre.
Mais c'est François Bairou. Le premier ministre ne peut pas conduire la politique de la nation tant il est empétré dans l'affaire Betaram. Et il s'est mis tout seul dans l'affaire Betaram.
Premièrement, lorsque en tant que responsable politique, il n'a rien fait pour protéger ses enfants. Deuxièmement, parce que lorsque le député Paul Vanier lui pose une question à l'Assemblée nationale, il ment. Il y a des documents qui sortent pour montrer qu'il ment et voilà qu'il remont.
Il est convoqué devant une commission d'enquête où il rem. Il dit ensuite qu'il va aller publier sur un site les documents qui vont faire éclater la vérité. il met 3 jours 3 jours à faire fonctionner son site et quand enfin on a accès au document de nouveaux documents sortent pour montrer qu'il remand à la fois pour des raisons morales un premier ministre qui a été qui a couvert des affaires de pédocriminalité ne peut pas rester premier ministre mais aussi pour des raisons politiques, monsieur Bairou ne peut pas rester premier ministre du gouvernement de la 5e République.
Quand vous avez une telle écatombe dans le gouvernement, légitimement vous devez vous tourner vers l'Assemblée nationale. Sauf que nous avons un problème, les macronistes ne siègent plus à l'Assemblée nationale. Je ne le dis pas pour taquiner, je le dis pour que vous mesuriez la gravité de la situation politique.
Ils ne viennent plus à l'assemblée, ils ont la flemme. Ils déposent des motions de rejet. É vous expliquera un peu plus en détail ce que c'est plus tard, mais il dépose des motions de rejet sur leur propre loi pour queon puisse pas voter des amendements, avoir des débats sur les lois de notre pays.
Et le texte est directement ensuite envoyé au Sénat. Je m'étalerai pas plus sur le sujet, mais il suffit de regarder le Sénat pour comprendre que dans ce pays, c'est les vieux richiges qui font la loi. Les sénateurs étudient avec leur grande connexion de la réalité et le texte revient à l'Assemblée nationale.
Alors, vous pourriez compter sur ceux qui se réclament de l'opposition, notamment le Rassemblement national. Donc, vous pourriez aller demander à la Marie Caroline Le Pen, demander pourquoi est-ce que sa sœur elle refuse de voter la censure. Je vais vous dire pourquoi est-ce qu'il refuse de voter la censure.
Parce que la dame, elle a piqué du fric. Elle a détourné de l'argent public, donc elle est inéligible et si jamais il y a 10 solutions, elle ne pourra pas se représenter pour être député. Et le Rassemblement national a un problème.
Ils sont en train de découvrir que leur seul candidat potentiel est un type de 30 ans qui, mis à part lire des fiches et répéter des éls de langage, est catastrophique sur tous les sujets dès qu'on devient concret. Alors, vous pourriez-vous tourner vers la gauche et aller voir le Parti socialiste qui pendant les élections du Nouveau Front populaire mettait la main sur le cœur et disait "Nous, nous sommes anticapitalistes, unitaires et marchons dans les pas de Jean Jorè pour à la fin nous faire élire François Hollande et ne pas voter la censure." Voilà aujourd'hui quelle est la situation politique.
Alors, pourquoi une 6e République ? Parce que avec la 6e République, on aurait eu le référendum d'initiative citoyennes, on aurait eu la révocation des élus et on les aurait dégagé tous. Voilà pourquoi est-ce qu'il nous faut une 6e République.
Je j'essaie de vous présenter les choses avec humour, mais en réalité je vous assure, c'est une telle tristesse pour nous comme pour vous de voir ce qu'ils sont en train de faire de notre pays. C'est on a des urgences, on n' pas le temps, on on a sur la tête une épée de Damoclè qui nous touche déjà et qui s'appelle réchauffement climatique. La semaine dernière, l'agence météorologique mondiale qui est une agence de l'ONU a annoncé que structurellement en 2030, nous aurons déjà dépassé les 1,5°gr de réchauffement climatique.
Dans 5 ans, nous aurons déjà dépassé les 1,5°gr de réchauffement climatique. Cette information est passée dans l'indifférence générale. Je suis sûr que beaucoup d'entre vous n'en ont même pas entendu parler.
Pourquoi ? Parce que les 9 milliardaires qui possèdent 90 % des médias de ce pays ont tous des business qui portent une responsabilité dans le réchauffement climatique. Parce que presque tous les dirigeants qui ont signé les accords de Paris sont tous mêlés de près ou de loin aux 804 nouveaux projets pétroliers et gaziers actuellement en cours de construction qui font de l'année 2025 l'année dans laquelle on n' jamais autant construit de nouveaux projets pétroliers et gaziers de toute l'histoire de l'humanité.
Je vous appelle au réalisme et particulièrement les jeunes générations. Les pays ne sont pas dirigés au nom des peuples. Ils sont dirigés au nom de quelques milliardaires qui ont fait un choix conscient et réfléchi qui est celui du court termisme, qui est celui de continuer de faire profit et dividendes et de laisser les générations futures régler le problème du dérèglement climatique.
Ces gens ne sont pas des brillants économistes, ce sont tous des héritiers. Bernard Arnaud n'est pas un méritant. Bernard Arnaud est un héritier.
Bolloré n'est pas un méritant. Bolloré est un héritier. Sahadé n'est pas un méritant.
Sahadé est un héritier. Et ces gens ne sont pas des brillants économistes parce que s'il l'était, il connaîtrait la première règle de la loi économique. La première règle en économie.
Vous ne pouvez pas produire des richesses illimitées dans un monde aux ressources limitées. Le monde est régi par des écosystèmes qui ont des équilibres. Et si vous ne respectez pas les équilibres de ces écosystèmes, alors ces écosystèmes vont s'effondrer, l'économie avec et toute l'humanité sera emportée.
De notre côté à la France insoumise, nous ne sommes pas des menteurs, nous ne sommes pas des lâches. Lorsque nous faisons de la politique, nous savons que nous ne la faisons pas que pour nous-mêmes, nous la faisons aussi pour les générations qui suivront. Et aux générations qui suivront, nous leur disons la première règle de l'économie, c'est-à-dire la règle verte.
La règle qui dit que l'on ne peut pas prendre plus à la nature que ce qu'elle est capable de restituer. Cette cette première règle de l'économie, on la mettra pas seulement dans la loi, on la mettra dans la Constitution de la 6e République. Ce qui me permet de répondre à nouveau pourquoi une Constitution de la 6e République pour la règle verte, pour l'urgence climatique.
Maintenant, tout de suite, au nom des générations futures, je nous avons immédiatement besoin de l'intervention du peuple pour faire cesser la folie de nos dirigeants et l'incompréhension de la jeune génération. Je vous demande de comprendre cette incompréhension de la jeune génération. Le 4 mars 2025 sera l'une des dates les plus stupides de l'histoire.
C'est la date où madame la présidente de la Commission européenne, Ursula Vaner Leon, a annoncé que l'Union européenne allait investir 800 milliards d'euros pour acheter des armes. 800 milliards d'euros. Si vous voulez comprendre le montant le montant d'une somme qu'on arrive à peine à imaginer, à peine à comprendre 800 milliards d'euros, c'est à l'eur près, ce dont l'Union européenne a besoin pour faire la planification écologique.
La planète est en train de brûler et ils sont en train d'éteindre l'incendie avec des bombes. Donc oui, je dis la folie de nos dirigeants et oui, je dis l'incompréhension de la jeune génération. Nous sommes une génération à qui l'école de la République a appris ce qui étaient les guerres, à qui l'école de la République a appris ce qui étaient les génocides, à qui l'école de la République a appris pourquoi est-ce qu'on a fait l'Organisation des Nations- Unies ?
Pourquoi est-ce qu'on a fait le droit international ? Nous, dans l'école de la République, on nous a appris l'Europe de la paix, l'Union européenne pour faire la paix. Et voilà que maintenant c'est devenu l'Europe de la guerre dans laquelle on met 800 milliards pour des armes à défaut de faire la planification écologique et plus que l'Europe de la guerre.
J'ai envie de parler d'Europe de la lâcheté parce qu'à Gaza ça fait 4 mois 4 mois que rien ne peut rentrer. 4 mois qu'il y a pas une goutte d'eau, pas 1 g de nourriture, pas une boîte de médicament. Et face à la pression internationale, le gouvernement israélien et les États-Unis ont créé une fausse association censée répondre à l'urgence humanitaire.
Alors, ils sont mis à organiser des distributions alimentaires largement insuffisantes par rapport aux besoins de la population. Il y en a eu une hier. Ils ont fait une de ces distributions alimentaires.
Les gens, ils sont affamés, ils sont épuisés, ils sont assoiffés, ils sont rués sur la distribution et ils ont tiré. Ils ont tué 27 personnes. Ils ont affamé des gens.
Ils leur ont promis de la nourriture et ils leur ont tiré dessus. Voilà ce que c'est que l'horreur que l'Union européenne laisse faire sous nos yeux. Le gouvernement israélien ne connaît aucune limite parce que le gouvernement israélien ne connaît aucune sanction.
Encore aujourd'hui, nous apprenons que le gouvernement français laisse passer des outils pour fabriquer des mitrailleuses qui seront envoyées à Israël. Je le dis ici en votre nom. Les noms d'Emmanuel Macron, de François Bairou et de Barreau seront des noms qui seront souillés à jamais dans l'histoire, à jamais dans l'histoire pour leur passivité et leur complicité dans le génocide qui est actuellement en cours à Gaza.
Voilà ce que sont ces gens, des [Musique] complices. Mais je vais aussi vous donner une note d'espoir parce qu'alors que les gouvernants ne font rien et souilleront leur nom dans l'histoire, il y a aussi des gens qui font des choses. Et en votre nom, je veux saluer les dockers de Marseille qui ont appris ce qu'ils avaient fait et qui ont dit "Jamais on laissera passer ces armes.
Jamais en notre nom, jamais on se rendra complice." Je veux remercier en votre nom Greta Tonberg et Rima Hassan extrêmement courageuse actuellement sur un bateau en train de risquer leur vie. Ceci est un appel à la jeune génération.
Voici quels sont vos exemples. Vous devez tout faire pour mettre la pression sur le gouvernement de monsieur Netaniaou. Vous devez tout faire pour mettre la pression sur les complices, y compris en France.
Je veux citer l'entreprise Carrefour qui porte une responsabilité dans la colonisation. Ceci est un appel à la jeune génération. Boycottez, boycottez, boycottez.
Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour que le génocide s'arrête. Et parmi les braves que j'ai cité, je veux aussi vous parler du mouvement étudiant. Romain Garis, je sais pas si vous connaissez, en parle extrêmement bien.
Il explique que pour ce qui est du mouvement étudiant français, toutes les causes sont leurs causes. Et chaque fois qu'il se passe quelque chose dans le monde et que le monde ne fait rien, vous pouvez être certaine et certain que vous trouverez les étudiants français pour se mobiliser et faire vivre la cause. On a une longue histoire du mouvement étudiant et de solidarité internationale.
On a par exemple l'histoire du mouvement étudiant qui se mobilisait contre la colonisation en Algérie et ils ont fait des mobilisations magnifique, des manifestations, des assemblées générales, des blocages et voilà que on s'est retrouvé en France à avoir la répression qu'il dénonce aux États-Unis. Donald Trump, comment est-ce qu'il réprime le mouvement étudiant ? Il coupe les subventions aux universités.
Valérie PCress, Laurent Vequier font exactement la même chose et le ministre de l'enseignement supérieur ne trouve rien à en redire. Par contre, pour réprimer le mouvement étudiant contre le génocide en Palestine et le mouvement étudiant en général, ils ont une nouvelle trouvaille. Ils l'ont appelé proposition de loi visant à lutter contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur.
On regarde cette loi, a priori on est pour. Mais on lit les lignes. Alors, on regarde article 1er de la loi visant à lutter contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur.
Article 1er. Obligation de formation contre l'antisémitisme, le racisme, la violence et la haine qui sont déjà dispensés. Mais alors, on les regarde et on leur dit "Attendez, là, vous allez leur donner une responsabilité supplémentaire, mais vous avez pas prévu de baisser les budgets juste après ?" Ce qui veut dire que l'année prochaine, vous allez baisser les budgets de lutte contre l'antisémitisme et le racisme.
On n'est pas d'accord avec ça. On regarde ensuite le 2e article. Création d'une mission égalité et diversité dans les universités.
Mais attendez, on a aujourd'hui 58 universités sur 70 qui sont en déficit et vous allez leur donner une charge supplémentaire pour ensuite leur baisser leur budget. Autrement dit, vous allez faire peser une responsabilité qu'ils ne sont pas capables d'assumer dans le moment politique, mais en plus de ça, vous allez baisser les budgets de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Nous ne sommes pas d'accord avec ça.
Alors, à quoi bon faire une loi qui s'appelle proposition de loi visant à lutter contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur ? Parce que c'est l'article 3 qui compte. L'article 3 de cette loi va créer une commission académique extérieure aux universités dans laquelle c'est le ministre qui choisit qui compose cette commission et dans laquelle les n'importe quel étudiant pourra être exclu pour tout fait portant atteinte au bon fonctionnement de l'établissement y compris en dehors de l'établissement. une définition juridique large comme ça qui montre clairement une volonté de réprimer les étudiants mobilisés au sein de leur université.
Alors nous, on s'est mobilisé contre cette loi, on s'est battu à l'Assemblée nationale. Et quelle n'a pas été notre surprise de voir que à la fin on a été les seuls à voter contre ? On s'est tourné vers les communistes, on s'est tourné vers les socialistes, on s'est tourné vers les écologistes, on leur a dit "Attendez, c'est pas possible." Ils vont baisser les moyens de lutte contre le racisme et l'antisémitisme.
Ils vont créer une loi qui va permettre au ministres d'exclure n'importe quel étudiant pour n'importe quel motif et vous décidez de ne pas voter contre. Certains même votent pour les socialistes pour ne pas les citer. Et alors ils disent "Bah oui, mais tu comprends le titre, on peut pas voter contre." Donc écoutez moi, je vais faire comme ça.
Je vais créer une loi. Je vais mettre retraite à 60 ans, planification écologique, revenu étudiant, 6e République, augmentation des salaires. Je vais l'appeler loi visant à faire travailler les Français jusqu'à 70 ans et à taper sur les musulmans.
Et je vais espérer d'avoir Elizabeth Born Retaillot qui me fait un 493 derrière sur ma loi. Je leur ai répondu ça. Je leur dit "Vous comprenez, c'est pas sérieux ce que vous racontez, c'est le contenu des textes qui compte, pas les titres." Et alors ils m'ont répondu "Bah oui, mais tu comprends, on peut pas sur le titre." Alors écoutez le texte, il est passé au Sénat.
Il va revenir à l'Assemblée d'ici de ou 3 semaines. C'est un message que je lance à tous les camarades et je vous demande de faire preuve de solidarité vis-à-vis du mouvement étudiant. Il faut absolument aller attraper la veste de tous les députés que vous croisez pour leur dire que au nom de la liberté académique, au nom de la liberté du mouvement social, au nom de toutes ces étudiantes et de tous ces étudiants qui se mobilisent dans leur université contre la précarité, contre la baisse de moyens, contre le génocide dans Palestine, il faut les protéger de ce gouvernement qui fait un article 3 que même Donald Trump n'a pas osé faire.
Et je le dis ouvertement aux socialistes, aux écologistes et aux communistes. On regardera vos votes et croyez-moi, l'année prochaine, je retourne dans les fac et je dirai qui a eu du courage ou pas parce que vous prétendez être de gauche mais la gauche c'est Jores. Jor disait le courage c'est de chercher la vérité et de la dire.
La vérité c'est que cette loi va baisser les moyens de lutte contre le racisme et l'antisémitisme et qu'elle va le réprimer des étudiants qui n'ont pas à être réprimés. Un peu de courage écologiste, un peu de courage communiste, un peu de courage socialiste. Il y a une volonté de porter atteinte à toutes les mobilisations de la jeunesse.
Quand vous avez les mouvements pour le climat, voilà que les jeunes sont repartins en écoterroriste. Quand vous avez des jeunes qui se mobilisent contre le génocide en Palestine, voilà qu'ils sont repas en antisémite. Quand vous avez des lycéens qui se mobilisent contre parcours sup, ils sont à genoux, main sur la tête, filmés, humiliés.
Pas un policier a été sanctionné après ça. Je veux que vous compreniez que l'école que vous avez connue n'a rien à voir avec l'école que vivent actuellement vos enfants. Aujourd'hui, tout tourne autour de Parcours Sup parce que la filière parcours sup, elle détermine votre métier, votre formation, la vocation pour le restant de votre vie.
Sauf que pour savoir si vous allez avoir les critères parcours sup, il faut avoir les bonnes spécialités parce que maintenant vous avez entre 11 et 12 filières différentes. Donc si vous voulez faire de l'informatique, il faut la filière informatique. Si vous voulez faire de la science, il faut avoir les maths.
Sauf que le problème c'est que les lycées de banlieu et les lycées ruraux n'ont pas toutes les spécialités. Donc il faut aller se battre pour choper le lycée du centre-ville. Et parfois même au sein même du lycée, vous avez une compétition malsine entre adolescente et adolescents pour savoir qui aura le droit de faire la formation dont il rêve pour sa vie.
Tout ça dans un dans un manque de moyens chronique qui laisse des professeurs qui ont choisi d'aider ses enfants à l'abandon. Parfois même ils sont 40 dans une classe et tout ça ça entraîne des conséquences graves pour la santé des petits. Ils ont aujourd'hui ils disent "On fait du 8h 17h on n peut plus." J'avais lancé une grande consultation. 220000 collégiens et lycéens ont répondu.
Les statistiques sont édifiantes. Vous avez 75 % des collégiens et des lycéens qui ont répondu à cette consultation qui disaient avoir une mauvaise santé mentale. 55 % qui disaient avoir à peine 30 minutes pour déjeuner.
Pour 80 % parcours sub, c'est une angoisse. 60 % disent être épuisé en sortant des cours. Et ils ont fait un mouvement.
Ils ont fait un mouvement qui s'appelait le 8h 13h en disant on veut être respecté. Et Macron a cédé. Macron a décidé qu'il allait organiser une convention des temps de l'enfant.
Sauf que cette convention des temps de l'enfant qui va décider de la vie de 100 % des jeunes, ils sont à peine entre 3 et 5 % de lycéens et de collégiens représentés au sein de cette convention. Alors, je profite de ce meeting pour envoyer un message au président de la République. Monsieur le président de la République, si jamais il n'y a pas une convention dans laquelle la moitié des jeunes sont représentés, si jamais vous ne faites pas une autre convention à côté dans laquelle il n'y a que des collégiens et des lycéens, si jamais vous ne faites pas une consultation générale des jeunes, et bien écoutez, on ira la faire nous-même.
On va aller dans tous les lycées, on va aller demander leurs avis, récupérer leur doléances et on ira les mettre sous votre nez à l'Élysée. Mais là par contre, vous n'aurez pas le contrôle parce que si vous ne le respectez pas, croyez-moi, monsieur le président de la République, les collégiens et les lycéens vous apprendront à les respecter. Je dois terminer.
Ça va si je prends 2 minutes, ça vous va la régie ? Bon, j'ai pas eu de signes négatifs. Alors, j'aimerais juste terminer sur quelque chose.
On a parlé de climat. On a parlé de On a parlé de climat. Au moment où vous aviez eu ce rapport qui avait été fait par l'Agence météorologique mondiale, quelle a été l'actualité ?
La sortie d'un rapport sur les frères musulmans. On a parlé de la santé mentale des jeunes. Au moment où les jeunes essayaient de faire parler de leur santé mentale, de quoi on parlait ?
D'abaya. On a parlé de des mobilisations contre le génocide en Palestine. Et à chaque fois que les jeunes se mobilisent, de quoi on parle ?
On dit "Vous êtes des antisémites." Il y a eu ce matin, monsieur Retaillot, qui expliquait que la France insoumise cherchait à draguer le vote musulman. En flirtant avec l'antisémitisme, qu'est-ce qui sous-entend le ministre de l'intérieur et le ministre des cultes ?
Que les musulmans sont antisémites. À chaque fois, on se regarde et on se dit "On est en train de passer des caps mes amis. On a plus que passer des cap, nous sommes déjà dans autre chose.
Le rapport sur les frères musulmans est un rapport qui reprend contre les musulmans les mêmes rhtoriques antisémites qui étaient utilisées au 20e siècle contre les Juifs. L'oligarchie a fait le choix conscient de faire gagner l'extrême droite pour défendre ses intérêts économiques. Regardez les chaînes de télévision.
Quand la gauche est diabolisée, chaque fois qu'on éternue quelque part, ça nous fait une polémique de 3 jours sur C News et sur BFM TV et parfois même aux 20h de TF1. Il y a des personnes qui nous disent "Ah mais enfin, vous voulez pas parler d'autres choses ?" Non mes amis, il faut pas parler d'autres choses.
Il faut toujours dénoncer parce que si nous si vous vous arrêtez de dénoncer alors ça veut dire que tout le monde s'est habitué. Et si tout le monde s'est habitué, alors ça veut dire qu'ils ont gagné la partie. Chaque fois qu'il tente de gagner un petit pouce de terrain, il nous faut une riposte populaire.
Il faut que vous en parliez autour de vous. Il faut que vous postiez des choses. Il faut coller des affiches.
Il faut organiser de la solidarité. Il ne faut jamais renoncer. Parce que si jamais le peuple ne renonce pas, alors il pourra faire des grandes choses.
Et c'est ce à quoi nous appelons, c'est-à-dire la 6e République et la paix. On sait depuis quel pays on vous appelle à faire ça. On vous appelle à faire la révolution citoyenne, la 6e République, depuis le pays qui a fait la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen.
Depuis le pays qui a fait la sécurité sociale que le monde entier nous envie. Si jamais nous réussissons, si on fait cette révolution citoyenne, si on fait la 6e République, croyez-moi, le monde entier nous regardera et ils diront encore une fois, encore une fois, c'est les Français qui ont fait les premiers pas du sens de l'histoire et nous allons les suivre. Alors, continuez de lutter, on va y arriver.
Vive la 6e République et vive la paix. Et quit à parler de lutte contre l'extrême droite, j'ai l'honneur de laisser la parole à ma collègue Élise Leboucher qui sait ce que c'est que de battre une Le Pen parce qu'elle l'a fait et elle le refera. [Applaudissements] Merci Louis pour cette transition.
Bonsoir à toutes et tous. D'abord un remerciement à tous les militants locaux qui ont permis la réussite de cette soirée, qui ont collé, contracté, qui ont diffusé l'information pour ce soir et aussi les les équipes du mouvement qui sont venues jusqu'à nous ce soir pour réaliser tout ce que vous voyez là, les lumières, le son. Donc merci, merci à vous.
Et bien sûr, merci à vous toutes et tous qui se qui sont voilà présents ce soir avec nous pour parler de la 6e République et de la paix. Alors camarades, vous savez que nous sommes engagés ici afin d'accompagner la révolution citoyenne parce que c'est précisément dans ces moments les plus révolutionnaires que le peuple français a réalisé les avancées les plus grandes. Alors, j'ai une phrase qui me vient, celle de la Constitution de 1793, celle de la montagne.
Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa constitution. Une génération ne peut assujettir à ces lois les générations futures. Et c'est dans cet esprit que j'ai rappelé la semaine dernière à l'Assemblée que la République n'avait d'autre destin que de se parfaire.
Alors, je l'ai fait dans un moment particulier, celui de la conquête d'une nouvelle liberté, c'est de disposer de sa propre fin. Et vous voyez, il aura fallu des insoumises et des insoumis d'un bout à l'autre de la chaîne pour conquérir ce nouveau droit. Il aura fallu que Jean-Luc Mélenchon l'intègre au programme de l'avenir en commun dès 2012. que Caroline Fiat le porte à l'assemblée dès 2017 pour que la porte s'ouvre enfin 2024 et que nous légiférions en 2025.
Je tiens par là à souligner un fait. Depuis que l'arc Macron réactionnaire s'est accaparé le gouvernement contre l'expression du peuple, le progrès social et humain, la démocratie ne tiennent qu'à la force de la gauche de rupture et du groupe insoumis. Cette fracture démocratique vient de loin.
Elle est l'ADN de la 5e République. Mais comment ne pas voir que depuis près de 20 ans entre Nicolas Sarkozi, François Hollande et Emmanuel Macron, ils ont mis en lumière combien la Constitution de la 5e République permet un pouvoir presque sans limite pour imposer des coups de force démocratique et capable d'entraver l'expression populaire. Le régime politique en vigueur en France depuis 58 est sans doute l'un des seuls, si ce n'est le seul parmi les grandes démocraties occidental à prévoir autant d'outils légaux, donc autorisant autorisé permettant à un monarque présidentiel et à sa caste d'imposer ses décisions contre le peuple et hors de porter de tout contre pouvoir.
Et c'est pourquoi, et c'est essentiel, depuis sa création en 2016, la France insoumise a placer le combat pour l'urgence démocratique au cœur de son programme et de son action politique. Pour nous, la transformation démocratique de nos institutions et une véritable intervention citoyenne de contrôle politique sont un préalable indispensable sans lequel il ne pourra être possible de répondre aux urgences sociales et écologiques du temps. Alors, faisons un peu de droit, je vous rassure pas très longtemps.
La constitution de la 5e République est un outil de ce qu'on appelle le parlementarisme, le parlementarisme rationalisé. Officiellement, ce parlementarisme, c'est l'ensemble des dispositions ayant pour but d'encadrer les pouvoirs du parlement afin d'accroître les capacités d'action du gouvernement. Officieusement, et c'est ce qu'on vit depuis 3 ans, le parlementarisme rationalisé est ce qui permet au gouvernement de passer outre la représentation nationale chaque fois qu'il en a besoin tout en restant dans un cadre conforme à la Constitution.
Et depuis 20 ans, les exemples sont légion. On a célébré la semaine dernière le 20e anniversaire du référendum de 2005 dont le nom massif populaire n'a pas empêché Nicolas Sarkozi de ratifier le traité de Lisbonne en 2008. Et je crois qu'ici certains camarades s'en souviennent et étaient fortement mobilisés.
Puis un symbol criant le recours à l'article 493 devenu nouveau standard du débat parlementaire qui est devenu la règle depuis Ellisabeth Borne. Alors, je nourris l'espoir un jour qu'on vote le budget dont on oublie qu'il est la prérogative quand même du parlement. On s'habitue. 493 qui permet au gouvernement successif de faire passer des textes de loi sans majorité parlementaire et le plus souvent contre la vie de la population. ce qui a permis à bord d'imposer sa réforme de la retraite à 64 ans.
Mais avant elle, c'était Hollande et son gouvernement conduit par Vals qui faisait passer sa tristement célèbre réforme Elcomie. Elle qui amorça en 2016 la destruction du code du travail. Une destruction poursuivie par le président Macron et par le gouvernement Philippe en 2017, cette fois-ci par un autre contre démocratique, les ordonnances de la seule compétence du chef de l'État.
Alors aujourd'hui, nous disons que nous ne voulons plus de 2005, nous ne voulons plus de l'OL Comer Rie, nous ne voulons plus de 493 et plus de réforme des retraites qui privent les travailleurs de 2 ans de vie, plus d'ordonnance travail. Nous voulons la souveraineté du peuple et rien d'autre. Et c'est pour ça que le groupe insoumis sera mobilisé demain matin pour la niche parlementaire du groupe GDR pour voter la résolution pour abroger la loi sur la retraite à 64 ans.
On ne lâche jamais. Dans la même veine, la semaine dernière, la droite et l'extrême droite ont fait preuve d'inventivité pour mépriser le parlement à l'occasion de l'examen de la loi du plomb. Cette loi est présentée comme visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur.
En réalité, c'est une loi qui va notamment réautoriser l'usage des néonicotinoïdes, des pesticides interdits en France depuis 2018 en raison de leurs impacts néfastes sur la santé des agriculteurs, des consommateurs et du vivant de manière générale. Alors, cette proposition a d'abord été adoptée au Sénat mais face à notre résistance sur le sujet, le rapporteur député de la droite républicaine, les anciens républicains, a déposé une motion de rejet préalable sur son propre texte. Généralement, une motion de rejet, c'est quand on veut rejeter le texte, là sur son propre texte, il dépose une motion de rejetée par la Macronie et l'extrême droite afin de nous empêcher de débattre sur le sujet.
Alors, c'est la première fois qu''est utilisé cette forme de 493 déguisés qui pose un précédent dangereux dans l'histoire de notre assemblée. Car au-delà de nier le rôle des parlementaires, cette décision ni aussi un principe élémentaire de la démocratie, celui de la publicité, de la transparence de nos débats. Ce principe est pourtant posé à l'article 33 de la Constitution de la 5e République.
Mais ce principe a une exception, la commission mixe paritaire, la CMP, qui permet à se députés et sep sénateurs de se réunir en cas des accords entre l'Assemblée nationale et le Sénat sur un texte de loi. Et cette CMP permet de trouver un compromis pour aboutir à un texte commun. Généralement, cette CMP se tient après une première lecture, voire deux lectures de chaque chambre et donc avec des débats.
Et cette réunion, elle se fait à huit clos entre les parlementaires et aucun compte-rendu n'est publié à l'issue de leur déil libération. Voilà pourquoi la Macronie, la droite et l'extrême droite ont voté leur motion de rejet contre leur propre loi du plomb alors qu'il la soutiennent pour leur permettre de réautoriser des pesticides dangereux pour la santé et de dérouler tranquillement à h clos le discours de la FNSEA sans que nous puissions les contredire publiquement. Voilà pourquoi nous les insoumis avons déposé et voté une motion de censure aujourd'hui brillamment défendue par notre collègue Mathilde Dignet ouvrière agricole et qui a rappelé l'intérêt supérieur de la vie des paysans, des fleuristes de nos enfants face aux intérêts de l'agrobiness.
Motion de censure que l'extrême droite n'a pas voté en continuant ainsi de sauver le gouvernement dont elle se dit l'adversaire principal. Tous ces procédés posent questions et montrent à quel point à travers la marginalisation du parlement c'est le peuple qui est humilié. Alors oui, Emmanuel Macron a particulièrement piétiné la représentation nationale et les revendications populaires ces h dernières années.
Il a été le monarque le présidentiel absolu. Alors, il n'a pas été le premier à utiliser la Constitution de la 5e République pour son pouvoir personnel, mais gageons ensemble qu'il soit le dernier. Et pour cela, il faut passer à la 6e République et vite.
C'est pourquoi il nous semble d'autant plus crucial de remettre au cœur du débat public ce thème de l'urgence démocratique. Il est plus qu'urgent de convoquer une assemblée constituante qui aura pour unique mandat de travailler à la rédaction d'une nouvelle constitution. Ce processus constituant sera un véritable outil de reconscientisation et de réconciliation de la population et lui permettra de se reconnaître à nouveau en tant que peuple et de redéfinir les règles de fonctionnement démocratique qu'il souhaite se donner.
La 6e République que nous voulons sera par essence démocratique puisque sa constitution sera rédigée par une assemblée constituante dont les membres seront élus au suffrage universel. Elle sera le travail le fruit d'un travail mené par des citoyens à l'image du peuple, une représentation paritaire de femmes et d'hommes, une interdiction pour les anciens parlementaires d'y siéger afin de permettre un renouvellement des élus. La 6e République sera un régime où l'intervention citoyenne sera possible.
Elle intègrera un droit de révocation des élus ainsi que des référendums d'initiatives citoyennes. Elle protégera notre République. Elle défendra l'intérêt général face aux intérêts particuliers des castes financières et économiques.
La 6e République permettra la conquête de nouveaux droits humains et sociaux. La France insoumise a déjà commencé à faire avancer de nouveaux droits en faisant inscrire il y a un peu plus d'un anstitution pour que le droit à disposer de son corps soit garanti à toutes. Et je l'ai évoqué au début de mon intervention.
La semaine dernière, nous avons voté et adopté en première lecture à l'Assemblée deux propositions de loi concernant l'infie. celle pour le développement des soins palliatifs et celle créant une aide à mourir sur laquelle j'ai eu l'honneur d'être corrapporteur et pleinement investi. Ces deux lois s'inscrivent dans une longue tradition insoumise du défense du libre choix du malade face à sa fin de vie que nous défendons dans notre programme donc depuis 2012 et que nous avions même proposé à l'Assemblée nationale dès 2018 dans la première niche parlementaire du groupe insoumis de l'époque.
Nous souhaitons désormais que ces deux droits, l'accès au soin palliatif et la possibilité de recourir à l'aide à mourir soient garanti par la Constitution car il n'y a pas de plus grande liberté qu'une fin de vie apaisée parce que choisi librement. Cette nouvelle constitution pourra aussi être l'occasion de légiférer sur ce qu'on appelle le 4e pouvoir, celui des médias. Il n'est pas normal aujourd'hui que la majorité des grandes chaînes de télévision et des grands titres de presse de notre pays soient aux main d'une poignée de milliardaires qui imposent leur thème et leurs éditorialistes fétiche.
Il n'est pas normal que certains médias consaquent la majorité de leur temps d'antenne à dénigrer les musulmans et les personnes issues de l'immigration quand les Français se disent davantage préoccupés par l'inflation ou l'état de notre système de santé. Il n'est pas normal que le consacre davantage d'heures et d'ancre à des polémiques stériles plutôt qu'à des débats de fond. Et enfin, il n'est pas normal qu'après 18 mois de guerre et de génocide à Gaza, les voix de la paix ne se fassent entendre que maintenant alors qu'elles ont été écrasé par les soutiens inconditionnels de Netaniau qui se sont opportunément convertis au droit international la semaine dernière.
La 6e République à laquelle nous aspirons, c'est aussi celle qui garantit à la France sa place sur la scène internationale sans alignement, sans allégance autre que celle de la volonté populaire. Pour que cela soit possible, il faut aussi réguler la musique médiatique, notamment celle de Boloré. Louis pourrait en parler mieux que moi, mais il est clair qu'il nous faut une presse libre dont on garantit l'indépendance à travers ce modèle économique notamment grâce à une loi cadre anticoncentration.
Les journalistes doivent également pouvoir s'opposer au changement d'actionnariat à la tête du média pour lesquels ils travaillent grâce à un droit de vétoction. De plus, l'audiovisuel public doit être considéré comme un bien commun et doit avoir son indépendance garantie par la réintroduction de la redevance de l'audiovisuel publique et d'une augmentation de leurs moyens. Enfin, il y a un 5è pouvoir qu'il nous faut réguler afin qu'il ne devienne jamais plus fort que la souveraineté et la volonté du peuple, c'est le pouvoir de l'argent.
En France, en 2022, 5 milliardaires étaient aussi riches que 40 % des Français les plus pauvres. Dans le même temps, en France, selon l'économiste Gabriel Zucman, le taux d'imposition réel des ultra riches est de seulement 2 %. Un taux évidemment bien plus faible que celui payé par les classes moyennes.
Face à ce constat, nous devons faire contribuer les plus riches à la société en taxant les super profits, en mettant fin aux niche fiscales et en renforçant la progressivité des impôts sur l'héritage. Nous connaissons le chemin. Le libéralisme autoritaire s'est imposé en bas la souveraineté du peuple.
Il a laissé proliférer le néolibéralisme dans nos territoires à leurs entreprises. Ici, c'est Valéo qui ferme et délocalise, jetant dans la certitude pas loin de 300 salariés. En France, les plans sociaux se multiplient à la conjonction des pouvoirs de l'argent et de l'inaction de gouvernement.
Un gouvernement insoumis aurait nationalisé Arcelor en une minute pour des raisons évidentes de souveraineté de notre production de l'acier et pour la sauvegarde du travail en France. La 6e République, c'est celle qui protège l'emploi, les salariés, celle qui soutient la création des scopes et qui en tout état de cause rend le pouvoir aux travailleurs au sein de leurs usines. Alors, je suis je suis convaincu que la majorité populaire du nom au référendum de 2005 existe encore.
C'est elle qui doit se mobiliser pour la 6e et c'est elle qui doit obtenir la convocation de l'Assemblée constituante et très vite. Je vais laisser la place à mon collègue et camarade Éric Cocrel, notre célèbre président de la commission des finances qui donne des sueurs à Berc. Bon, j'étais étonné, je pensais pas que tu allais être aussi rapide.
Élise, je sais pas. En tout cas, tu tout à l'heure Élise, elle me disait "Bon, c'est mon premier meeting national, je sais pas comment ça se passait." Bah, tu envoies, c'est moins qu'on puisse dire.
Et euh et c'est drôlement efficace, ça montre les qualités de nos députés et de nos orateurs et oratrices nationales. Bon, Élise, je suis venu la soutenir il y a quelques temps de ça, hein. Je suis venu dans un quartier pavillonnaire, excusez-moi, je me rappelle pas le nom. première porte, je rentre, je sens bien que la personne m'accueille gentiment mais que le bulletin de vote n'allait pas tout à fait être celui d'Élise.
Et deuxième porte, je frappe à la porte et là je vois un mal à barre sortir. J'ai vraiment cru que j'allais être agressé. Bon, faut dire qu'il était en train de regarder ces news qui était en train de parler de moi.
Donc ça l'a pas fait. Bon euh j'étais un peu inquiet, je dois dire après euh après ces euh ces euh ce début. Bon et puis au final, bah tu as bousculer euh Marie-Caroline Le Pen.
Moi, je l'ai dit, c'est pas un secret, j'étais au lycée avec elle, je suis désolé, lycée public, je précise hein euh et je suis particulièrement content que tu es battu Le Pen et que tu es battu en plus cette Le Pen là euh et que tu es basculé finalement à pronostic. Alors, je dois dire que c'était assez symbolique finalement de ce qui s'est passé parce que je sais pas si vous rappelez mais le 7 juillet 19h55 les télés on les connaissent, ils avaient leur sondage, ils mettaient le RN en tête voilà et puis il y a eu le suffrage universel et c'est pas le RN qui a gagné. Et je vois pas quand je vois la salle remplie de cette manière-là, c'estàdire blindé, je sais plus combien vous annoncez de gens, mais en tout cas il y en a plusieurs centaines, je vois pas d'autres forces capable aujourd'hui de rassembler autant de monde en dehors d'une période électorale et je vois pas pourquoi donc aux prochaines élections il en serait pas de mainly.
Je voulais commencer ainsi pour dire que parce que prochaine élection il y aura. Je voulais commencer là-dessus parce que je rappelle que le 9 juin à la fin de la semaine ça va faire 1 an que le parlement a été dissous et on a fêté, vous savez, un autre anniversaire récemment. On a fêté les 20 ans du 29 mai 2005.
Pourquoi je parle des deux ? le 29 mai 2005 pour les plus jeunes he c'est la victoire sur le traité consciel européen. On peut dire que c'est aussi l'émergence d'une onde gauche d'une gauche de rupture qui devienne majoritaire et quelque part on est je pense les héritiers de cette victoire.
Mais pourquoi je rapproche les deux ? parce que finalement dans les deux cas, vous avez eu des périodes qui ont été dans le premier cas ouvertes par la victoire la dissolution et dans l'autre cas conclue par la victoire du 29 mai et qui ont donné lieu à des ressaisissements citoyens. Très franchement, le système attendait pas ça sinon il aurait pas fait de référendum et il aurait pas dit sous.
Alors ce qu'ils attendaient au moment du référendum, c'est que le texte était tellement compliqué, je sais plus quand il faisait de page 75 truc comme ça, que les gens allaient s'abstenir comme d'habitude et que les seuls qui allaient voter, c'était ceux qui étaient pour se ce se ce traité de constitution d'une Europe libérale. Et puis de la même manière quand Macron a dissou face aux résultats économiques catastrophiques qu'il connaissait en mai en sachant en plus après qu'il venait de perdre aux européennes, il s'est dit bon allez on dissou rapidement, ça sera mieux à mon avis qu'à l'automne. Au pire le RN passe mais moi j'ai je suis à peu près certain que cette cohabitation là il y était prêt et puis au mieux il s'est dit bon la gauche est à tel état divisé que finalement tout ça va faire en sorte que on va apparaître comme le vote utile et ni vu ni connu on va s'assurer à nouveau une majorité bon on sait que dans les deux cas c'est pas ce qui s'est passé notamment parce que dans les deux cas c'est le même chiffre c'est intéressant il y a eu 70 % de participation un vote massif des des classes populaires et des jeunes et que l'un a donné 55 % au nom et le deuxième nous a donné la victoire.
Ces deux événements finalement ils se rapprochent aussi malheureusement sur l'issue, c'est-à-dire ce qui s'est passé ensuite parce que dans les deux cas, c'est une forfaiture démocratique. C'est-à-dire que dans dans un cas, on a eu le traité de Lisbone, c'est-à-dire le traité constitutionnel européen qui est revenu par la fenêtre de l'Assemblée nationale et qui a été voté en Cimini. Et de l'autre côté, on a eu bah des gouvernements des perdants.
Voilà, on a eu le gouvernement Barnier. On a réussi à en prendre à à le battre avec la motion de censure. Bon, on s'est dit bon quand même, ils vont peut-être comprendre la leçon.
Bah non, ils nous ont remis ensuite le gouvernement Bérou et ils ont continué comme ça leur chemin avec dans ce cas tout ce qui a été tout ce qui est permis par la 5e République pour comme artifice pour permettre à un gouvernement minoritaire à l'Assemblée nationale dans le pays de continuer à gouverner le pays. Très franchement à la fin on risque de s'habituer mais je vous assure qu'il faut pas s'habituer à ça. Je vais pas revenir en détail sur ce que tu as expliqué Éise, mais le 493, vous savez que il y a pas un autre pays européen qui a le 493 quand même.
Même les pays qui nous semblent moins démocratiques, il y en a pas un. Bon euh un 4930 en plus appliqué au budget. Je rappelle que l'Assemblée nationale, elle se crée dans la suite des États généraux sur les questions du budget.
C'est ça qui est, j'allais dire le le le vote décisif de l'Assemblée nationale, c'est le budget. Ça fait 3 ans qu'on a plus le droit de voter. Bien donc le 493.
Et puis alors cette nouvelle mode là extraordinaire, on va voir au niveau du Conseil constitutionnel si ça passe parce que moi je doute sur la sincérité euh de cette question et en plus ça ni le droit d'amendement mais où on a des gens euh qui sont qui portent un texte et qui votent le rejet de leur texte pour passer à l'Assemblée nationale et pour aller devant le Sénat ou là où ils savent qu'ils sont majoritaires devant une chambre qui n'est pas élue au suffrage universel. Bon, tout ça est perm euh par la 5e République. La seule chose que j'espère pour l'instant, parce que très franchement c'est leur objectif hein, c'est qu'il ne se disent que la population qui est venue voter, les jeunes, les classes populaires qui d'habitude s'abstiennent finalement la prochaine fois se dit bon bah à quoi bon quoi et puis c'est on va on va cette fois-ci on va rester chez nous.
Vous voyez bien que ça sert à rien. C'est ce qui s'est passé avec le traité consignal européen, hein. On a eu derrière ça une abstention très forte pendant plusieurs élections du fait de cette forfaiture.
Et évidemment, je pense que les possédants, les plus riches, Macron et et et sa bande, je dis sa bande au sens large, y compris ceux qui sont pas tout à fait d'accord, mais enfin vous voyez, c'est ceux qui défendent les intérêts de la bourgeoisie pour aller vite comme on disait, mais comme on peut continuer à dire. Et bien euh quelque part eux ils comptent évidemment euh sur cette espèce de euh démocratie sensitaire où euh ceux qui ont intérêt que les les choses changent ne viennent plus voter. Et donc depuis, on a une crise politique rempante, continuelle.
On a une crise de régime aussi, j'y reviens pas, qui nous fait dire vite la 6e République et tout ça adossé sur autre chose qui là est un peu nouveau, arrive en même temps qui était déjà sous-jacent en réalité mais qui là avec l'élection de Donald Trump explo, c'est-à-dire une crise économique et internationale qui quelque part nous met devant tous les dangers et tous les espoirs. Alors, on peut se demander jusqu'à quand tout ça va tenir. Et là, il faut se dire euh que euh certainement le moment décisif, ça va être à l'automne, c'est-à-dire au moment où le budget va revenir, c'est-à-dire ce par euh le gouvernement barer euh a perdu et a été censuré.
On peut penser que c'est là-dessus que va se fracasser le macronisme parce que c'est ce qui va révéler le plus ses contradictions et sa minorité à l'Assemblée nationale. Alors, d'abord, parlons de l'état des lieux pour bien comprendre. Ils ont une politique et c'est pour ça qu'il y a eu la dissolution, faut bien le comprendre.
C'est pour ça qu'ils ont été battus deux fois aux élections européennes, aux élections législatives et même censuré ensuite à l'Assemblée nationale qui est la politique d'offre et de compétitétitivité. Pardon, excusez-moi, je je vous la rappelle vite fait. On fait plein de cadeaux fiscaux au capital pour espérer que les capitaux viennent dans d'autres pays.
Et une fois que les capitaux viennent dans d'autres pays, et bien on espère que ça va créer des profits et puis le lendemain de l'investissement et de l'emploi. Cette phrase là, elle est connue. C'est le Mouchmit dans les années 80.
C'était un chancelier allemand qui avait sorti ça et on en a vu nul trace nulle part et on verra qu'en France on n pas vu non plus trace mais je vais y revenir. Donc ils ont mis au point cette politique. Ça fait depuis 2017 que ça ça dure.
Et si on regarde maintenant les effets de cette politique, on s'aperçoit que c'est un échec pointé sur tous les sujets. Alors par exemple en mars dernier 2024, Bruno Lemire, il était encore ministre de l'économie arrive à l'usine Sandouville Renault en Normandie et il dit "L'industrialisation est le plus grand succès économique depuis 2017 de Noël Macron". Bien.
Non, je vous assure, il a dit ça. Vrai hein. Bien, passons aux réalités parce que les mensonges ça va.
En réalité, on n'est pas dans un moment de réindustrialisation. On est à la veille du desindustrialisation massive du pays. C'est ça qui est en train de se passer.
Les chiffres sont têtu de ce point de vue-là. La part de l'emploi industriel dans l'emploi privé baisse depuis 2017 de deux points. La production manufacturière en janvier 2025, elle est 3 % inférieure à 2021.
Si on regarde maintenant les chiffres dont ils se gargarisent, vous savez ces fameux investissements de de l'étranger, les IDE. Alors, ils nous disent "La France est championne d'Europe, on est champion d'Europe de plein de choses avec eux, remarqué. Champion d'Europe des dividendes, ça c'est vrai.
Mais la France est championne d'Europe de ces investissements et ils nous disent il y a un nombre d'entreprises incroyables. Bah oui, c'est vrai qu'on a le plus grand nombre d'entreprises étrangères qui vient s'implanter dans le pays. Sauf que en terme d'emploi créé, c'est absolument faux. on est dans la moyenne et en terme de valeur ajoutée, c'est absolument faux.
Autrement dit, la production de ce nombre d'entreprises nous met dans la moyenne européenne et guerre plus. Donc, de ce point de vue-là, c'est quelque chose qui est là encore un mirage sur lequel on s'appuie. Bon, et de la même manière euh vous savez, ils ont eu le truc, moi je je parle très bien l'anglais, j'espère que c'est ça.
Choose choose friends. Merci. Super.
Chose friends. Bon, Chose Friends, ils sont gargarisés. Il va y avoir 20 milliards d'euros d'investissement, c'est merveilleux, on est les plus forts.
Bon, je fa remarquer qu'à chaque fois qu'ils annoncent ça, après, c'est pas forcément la réalité. Sauf qu'en plus, ces investissements, ils les annoncent dans quoi ? Il les annonce dans l'IA, dans les centres de données.
Et bien, manque de pot en dehors du fait que les centres de données écologiquement sont assez une catastrophe, mais c'est pas du tout créateur d'emploi, pas plus d'ailleurs que la dernière fois où ils nous ont annoncé des investissements avec les méga factory de batterie et cetera qui n'ont pas du tout créé le nombre d'emplois espérés dans le nord. Donc on s'aperçoit que là aussi tout ça exactement en plus ça marche pas, ça vient d'être dit tout ça est fouise bien. Et puis troisème élément quand même au niveau de leurindustrialisation alors là c'est ce qui est en train de se passer dans l'industrie chimique et l'industrie sidérurgique.
Il y a pas d'industrie dans le pays sans industrie chimique et d'industrie métallurgique. Alors chimie c'est simple, ça résume bien leur politique. Entreprise vendorex en Iser cette entreprise fabrique des composantes absolument essentielles. qu'on soit d'accord ou pas, c'est un autre problème mais absolument essentiel pour l'énergie nucléaire, la dissuivation nucléaire.
Donc stratégiquement c'est essentiel. Cette entreprise a des problèmes parce qu'il y a eu des repreneurs qui ont plus pensé à s'en mettre plein les poches qu'à investir pour l'outil industriel et donc à un moment donné dépôt de bilan. Bon, c'est une entreprise essentielle mais pas seulement essentielle d'ailleurs pour elle mais aussi pour les entreprises qui sont autour dans ce bassin industriel chimique au niveau de l'ISER.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a proposition d'abord de nationalisation. Le gouvernement dit "Ah non, nationalisation jamais." Bon, évidemment ça va marche pas dans la doxa macroniste.
Et ensuite les salariés présentent un plan de reprise. Fallait que l'État investisse un peu certes, mais un plan de reprise qui qui gardait toutes les capacités industrielles. Et bien qu'est-ce qu'a fait à votre avis le ministre Ferat qui est quand même un champion de la désindustrialisation ? il a proposé la prop il a accepté la proposition chinoise qui tenez-vous bien garde un atelier sur qu donc tout ça est pas viable et qui certainement dans 2 ans va partir avec les brevets parce qu'en plus vous savez que quand vous vous achetez une entreprise vous achetez les brevet vous pouvez même plus utiliser les brevets de cette entreprise dans le pays.
Voilà comment il voit l'industrialisation. Et alors Arcelor Mital là aussi c'est the best. Ça fait maintenant deux présidents de la République Arcelor Mital Arnaque ça a été le cas avec Sarkozi a été le cas avec Hollande et là il recommence.
Qu'est-ce que fait Arcelor Mital ? 800 millions d'euros d'aides publiqu parle pas des aides liées au contrat de décarbonation dont je vais parler. C'est 800 millions d'aides publiques tout compris depuis maintenant 2020.
Pas mal. Et ils annoncent 600 suppressions d'emploi. Pas mal.
Évidemment, une entreprise qui a autant d'aide public, le bilan c'est de supprimer plotte. En plus, quand vous faites 6 milliards d'euros de dividende et de rachet d'action depuis quelques années. Mais pire que ça, c'est que Arcelor Mital prévoit des plans de fabrication de l'acier dans différents pays, Turquie, Amérique latine et cetera.
Donc son intérêt de rester en France, vous voyez ce que je veux dire bien. Et donc ils ont un plan de décarbonation, un contrat de décarbonation. L'État leur propose 850 millions d'euros si il décarbone le site industriel d'Arselor à Dquerque qui alors là qui est le dernier fleuron qui nous reste.
S'il y a plus d'er il y a plus rien. On fabrique plus d'acci dans ce pays. Bien qu'est-ce qui se passe ?
C'est que ils disent "Ah, on sait pas." Alors, il devait être ce plan de ce ce contrat devait être signé à la fin de l'année dernière. Il a pas été signé.
Alors, ils ont demandé un délai de de 6 mois et il donne des conditions qui ne dépendent pas de la France, qui dépendent de l'Europe. Bien. euh pour avoir le ce ce plan de décarbonation plus le profit qu'ils en attendent, c'est-à-dire un taux de 9 % minimum qui montre bien que aussi ce qui n'est pas viable, c'est justement qu'il y ait des profits capitalistes alors qu'on pourrait estimer qu'on a besoin d'acier et qu'après tout on n' pas à payer la rente capitaliste pour en produire.
Harcelor Mital donc ne va pas signer, je vous le dis, ne va pas signer ce plan de décarbonation. Ils ne vont pas le faire. Et s'ils le font pas l'année prochaine, comme il faut 4 ans pour décarboner et que si le site n'est pas décarboné en 2030, c'est foutu, ça va fermer.
Et bien si l'État ne fait rien, c'est fichu. Alors au moins on pourrait se dire bon ce gouvernement pourrait dire j'ai un plan B quoi. Macron l'autre jour il passe à la télé quand on lui demande et la nationalisation il pourrait dire rien rien n'est interdit ça pourrait mettre la pression.
Bah non il dit non il y aura pas de nationalisation. Donc voilà, je m'attarde un peu mais comme je pense que c'est essentiel, je ferai référence tout à l'heure, j'aurais gagné du temps. Voilà le bilan en terme d'industrialisation emploi.
Alors là aussi, ils nous ont dit on a jamais créé autant d'emploi dans le pays. C'est super bien. Alors d'abord sachez que dans les emplois de ce pays, il se trouve qu'il y a 900000 apprentis.
Alors bon, le tout apprentissage a quand même une certaine myte et on pourrait au moins être d'accord entre nous quel qu'on pense de de la solution des apprentis. Mais c'est pas vraiment des emplois tels qu'on l'entend. C'est gens qui sont en apprentissage.
Bon, vous voyez bien que vous arrivez à euh faire beaucoup de choses avec les résultats. 2è chose, ils ont changé sans arrêt changer euh les euh avec la réforme de location chômage les catégories, ce qui fait qu'ils ont fait disparaître euh un certain nombre euh de chômeurs euh des statistiques puisque ceci était plus rémunéré et sortaient des statistiques. Et puis troisièmement, vous le savez aussi, al emplois évidemment qui qui rentrent dans la balance.
Ils ont juste créé 700000 auto-entrepreneurs dans ce pays qui sont tous sauf des entreprises mais qui sont des vrais des vrais esclaves du 21e siècle parce que c'est des travailleurs à la tâche comme le 19e siècle, c'est-à-dire qu'ils n'ont aucun droit sociaux, aucune protection et cetera. C'est ça qui explique en partie l'emploi et malgré ça vu la situation économique, le chômage est en train de repartir à plus de 8 % à la fin de l'année. Donc là aussi, gros mensonge, la pauvreté, vous connaissez moi les comme moi les chiffres catastrophiques.
On est le pays où il y a le taux de pauvreté le plus important en Europe. C'est-à-dire qu'on arrive maintenant à 15,6 % de gens, presque 10 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté dans ce qui reste la 6e puissance économique au monde. Là, je pense que ça en dit long de l'échec de Macron qui, je vous rappelle, avait dit qu'avec lui en 2017, il n'y aurait plus une seule personne sans sans à la rue dans ce pays.
Bien, on a explosé là aussi les chiffres. Ça c'est sur le bilan, je vais m'attarder sur un autre bilan, c'est évidemment celui de la transition écologique. Alors, tu en as parlé mais disons un mot par rapport à ce qui est en train de se passer.
Vous avez dit tous les deux les dangers, je vais pas y revenir. Chacun a conscience que la seule dette la seule dette que nous devrions pas léguer aux générations à venir, c'est pas la question de la dette financière qui peut se négocier à être abolie. C'est la dette écologique.
Celle-là, il y a pas moyen de la négocier. Bon et malgré tout alors que tous les rapports internationaux qui tombent et nationaux explique qu'il faudrait un investissement d'ici 2030 uniquement pour respecter les accords de Paris. Pisaniferie Mafous à rapport il y a 2 ans.
Pisan Ferry c'est un économiste de Macron. Il explique qu'il faut 37 milliards de plus d'investissement d'ici 2030 par an pour garantir les accords de Paris. I forc qui est un qui est un sing qui travaille sur la question de l'écologie comme il l'a fait 2 ans après que chaque fois qu'on prend du retard ça augmente estime lui maintenant que c'est 50 milliards pour l'état d'ici 2030 plus 23 milliards pour les collectivités territoriales.
Là aujourd'hui il y a des études qui sont sorties au niveau européen. Tu parlais tout à l'heure des 800 milliards que on veut chercher pour la défense. Bien et bien c'est ce qu'il faudrait investir pour la transition écologique en Europe au niveau de l'Europe pour respecter justement atteindre ne ser ne serait-ce que les accords de Paris.
On en est loin, c'est pas du tout ce qu'on fait, il en manque 500 milliards. Bien. Donc on a d'un point de vue de la transition écologie c'est une catastrophe.
Et rendez-vous compte que le budget d'austérité de l'an dernier, il a baissé de plus de 2 milliards le budget de l'environnement dans ce pays. 2 milliards. Donc on est très loin du compte.
Et évidemment cette catastrophe là qui est mon avis la plus importante. Surtout que si on compte en plus, j'allais dire supplanter la transition écologique et l'investissement nécessaire par une économie de guerre qui par essence est une catastrophe écologique avant d'être une catastrophe et un danger pour la paix, vous voyez que là aussi on est loin du compte. Je terminerai sur l'autre échec qui est peut-être qui est pas le pire, je vous le dis franchement qui est pas le pire mais qui est peut-être le pire pour eux parce que toute cette politique, ils nous ont dit que ça allait être fait pour réduire les déficits.
Et bien là-dessus, c'est la plantade totale. Ils n'ont réduit aucun déficit. Ils n'ont pas cessé de les augmenter.
Et comment les ont-ils augmentés ? Alors ça c'est extraordinaire parce que ça montre toute leur contradiction. Il y a Gabriel Atal qui est venu à une commission d'enquête que j'ai fait à l'Assemblée nationale que j'ai présidé qui est venue à cette commission qui a été auditionné sur l'explosion des déficits non prévus en 2024.
Et Gabriel Atal dit ce jour-là, ce ne sont pas les dépenses publiques qui ont augmenté, c'est les recettes qui ont baissé. Alors là, totalement d'accord, c'est vrai. Le gros problème, c'est les recettes qui ont baissé.
Si vous regardez la part des recettes des dépenses publiques dans le PIB depuis 2017 à maintenant, on s'est aperçu que ça a baissé trois points. Les dépenses publiques ont baissé. Ça peut-être vous paraître bizarre, on narrête pas de nous en parler, mais par rapport à la richesse produite, ils ont baissé.
Par contre, les recettes, bah ont baissé trois points au G. Bon, qu'est-ce que nous dit Gabriel Atal ce jour-là ? Qu'est-ce qu'il a fait quand il s'est aperçu que c'était les recettes qui manquaient et non pas les dépenses publiques qui augmentaient ? et bien il nous dit qu'il arrivé jour, matin et soir à comment baisser les dépenses publiques.
Vous avez compris hein ? Ça met un petit temps parce que c'est vrai que c'est bon ben voilà, ça explique tout le défaut de leur politique. C'est-à-dire que depuis maintenant quelques années, ils mettent en place une politique qui ne fait qu'entretenir le problème puisque ça prve parce que quand vous baissez les dépenses publiques, vous avez un expert récessif sur l'économie.
Donc vous avez moins de recettes, moins de TVA, moins d'impôt et cetera. Ça nous prive de recettes et donc ça nous prive aujourd'hui de 60 milliards d'euros d'économie de recettes par an. l'État, ils ont appauvri l'État à hauteur de 60 milliards.
C'est ce qui explique principalement l'explosion des déficites dans ce pays. Et tout à l'heure, en plus euh Élise le disait, mais quand même, je veux y revenir, ça a été fait au profit euh de la création des plus grandes inégalités dans ce pays depuis l'ancien régime. C'est ça dont il est question.
Ces 60 milliards ont principalement été aux mains des ultra riches. Tu as cité des chiffres, j'en citerai deux autres. Grâce aux politiques de Macron, c'est-à-dire ce bouclier du capital qui s'appelle la flataxe qui fait que un revenu du capital ne peut pas être imposé à plus de 30 %.
Et bien les 500 personnes les plus riches de pays ont vu leur patrimoine doubler depuis 2017. Bon, entendez bien doubler. Il est passé de plus de 20 % à plus de 40 %.
Je sais pas si vous rendez compte. Et comme dans le même temps euh le patrimoine national n'a pas doublé, bah c'est assez simple de comprendre. Quand vous doublez votre patrimoine et que le patrimoine ne double pas, c'est que vous le doublez sur la peau des autres, quoi.
C'est évident sur le travail. C'est ça qui s'est passé. Cette politique a été mis en place pour ça.
Bon, je vais pas revenir puisque ça a été dit par Élise sur les les manières dont ils ont baissé sans arrêt la taxation des impôts des plus riches. Alors pour être exact, ils payent moins de 2 % d'impôt sur le revenu mais en fait comme ils ont transféré une partie, ils le payent sur le capital. Donc ça monte leur taxation monte à peu près à 25 %.
Mais ce qu'il faut savoir, c'est que ces gens-là qui sont les milliardaires, hein, ils payent 25 % de taxation sur l'ensemble de leurs revenus, donc une partie de leurs revenus personnels qu'ils ont migré vers leur revenus. professionnels puisque si vous m'avez suivi, ils sont moins taxés sur les revenus professionnels mais les mêmes personnes enfin un peu un peu moins riches à l'impôt sur le revenu et ben eux s'ils sont que salariés ils sont taxés à 45 46 %. Et ce manque tu as gagné entre ce la taxation de ces ultra riches et celle qui devrait être la leure s'ils étaient assujettis à un barême de l'impôt sur le revenu normal, c'est juste 18 milliards d'euros par an pour le pays.
Donc non seulement tout ça est d'une profonde injustice mais en plus de ça c'est un coût pour notre pays insupportable. Le capital coûte trop cher à notre pays. C'est le coût du capital qui coûte trop cher.
Au fond, ce que ça développe, c'est le seul séparatisme qui existe, c'est-à-dire ce séparatisme de riches qui vivent entre eux, qui s'enrichissent entre eux, qui possèdent les médias pour contrôler la population et qui en plus, parce que c'est la définition du communautarisme, impose leur loi au pays. C'est ça, c'est eux les séparatistes et je crois que il est bon de le rappeler au moment où on nous parle de nouvelles lois séparatistes. Cette politique là, vous je vous l'ai dit, elle est un échec en France, elle est un échec en Europe et bien évidemment, elle a été aggravée, je reviendrai tout à l'heure par le contexte international et notamment la politique mise en place par Donald Trump.
Je vais revenir. Alors donc quand on a un tel bilan d'échec, qu'est-ce qu'on fait ? Et ben ce gouvernement a dit ce qu'il allait faire. il est minoritaire, il a perdu les élections, il a un bilan économique catastrophique et on continue, on continue exactement la même politique.
Donc c'est ce qu'ils veulent faire l'an prochain et ils annoncent baisser de 40 milliards d'euros et bien euh euh le budget de enfin les les dépenses publiques avec l'aspect récessif dont je vais vous parler et évidemment en s'attaquant aux besoins de la population. Bon 40 % de 40 milliards d'euros, c'est un aspect récessif à 03 04 points dans une économie où la croissance elle-même devient à tone puisqu'on annonce maintenant plus que 0,6 % de croissance qui fait qu'il y aura à peu près moins de recettes. Alors, ils le font au nom de la dette.
Je m'arrête juste 2 secondes là-dessus. Faut que je regarde un peu l'heure parce que ça va. Au nom de la dette, je voudrais juste en parler 2 minutes parce que vous le savez, c'est leur grand argument.
C'est la dette qui va nous étrangler, qu'il ne faut pas laisser à nos générations à venir et cetera et cetera et cetera. Bien certes. Alors juste juste quand même relativisons les choses.
Aujourd'hui, au moment où on se parle, il faut comprendre que la dette ne jamais remboursé. C'estàd le stock de la dette n'est jamais remboursé. Tout simplement parce qu'il y a toujours des gens qui viennent prêter à la France pour les raisons que je vais expliquer.
Donc ce qui nous coûte, c'est les intérêts de la dette. Alors certes, ils sont importants, je vais pas déigner. Vous avez compris que ils ont été largement créés à cause des cadeaux fiscaux qu'on a fait au capital.
Mais malgré tout cette année par exemple c'est 50 milliards d'euros. C'est 1,7 % en gros de la dette par rapport au PIB. Et il faut savoir qu'il y a 2 % d'inflation.
Donc en réalité, on s'aperçoit que en terme réel la dette est inf l'augmentation de la dette est inférieure à l'inflation de - 0,3 % par rapport à l'année précédente. Bon, elle va augmenter dans les années à venir, mais il faut aussi savoir pourquoi, euh contrairement à ce qu'on dit, il est totalement imbécile de dire qu'à un moment donné la France Fillon qui avait lancé ça, la France va être en faillite, c'est terrible et cetera. C'est que bizarrement pour la France, on ne fait jamais ce qu'on fait pour les particuliers.
Si vous empruntez demain de l'argent, on va regarder quels sont vos actifs, qu'est-ce que vous avez comme argent ? Et c'est là-dessus qu'une banque va vous prêter de l'argent, par exemple. Bien bah, il faut savoir que le patrimoine national français, il représente 6,6 ans de PIB alors que la dette représente 1 an de PIB.
Donc si vous mettez les deux en comparaison, l'actif est incomparablement plus élevé en réalité que ce déficit. Deuxième élément qui est à mettre, je pourrais pas je voudrais en mettre un deuxième, c'est ce qu'un économiste vient de sortir aujourd'hui qui est pourtant un un partisan des banques, hein, un spécialiste. Il explique que la France, comme la plupart des pays européens, le compte courant de la France commerciale est bénéficiaire à hauteur de 5 %.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tout ce que la France dépense, y compris les charges d'intérêt et déficit enfin que tout ce qu'on reçoit pour aller vite, ce qu'on a est excédentaire par rapport à ce qu'on dépense. Donc là aussi ne soyons pas paniqués.
C'est d'ailleurs pour ça qu'à chaque fois, quels que soient les AAA et cetera, à chaque fois que la France lève un emprunt, bah il y a trois fois plus de demande que d'offre parce que bah la France c'est solide, c'est costaud et qu'en plus les marchés adorent ce genre en réalité plaçant. Donc ça c'est sur la dette. J'y j'y reviens pas, c'est juste pour vous dire que on nous fait peur avec pas grand-chose.
Alors après, ça veut pas dire que il faut faire n'importe quoi. Vous avez compris, je suis pas d'accord d'une dette qui sert euh à à favoriser le capital, mais une dette par exemple qui servirait à investir comme il le faut dans l'écologie, et bien ça serait tout à fait compréhensible et nécessaire. La deuxième chose dans ce budget qui nous prépare et pourquoi à mon avis tout ça peut se tout ça ne va pas fonctionner, c'est que il nous annonce 40 milliards d'euros.
Bien, sauf que entre guillemets, c'est plus facile à dire qu'à faire. Là, ils se sont tournés vers tous les ministères et comme tous les ministères supportent des politiques d'austérité depuis des années, tous les ministres ont dit bah voilà, je on va vous renvoyer les efforts qu'on est capable de faire. Le bilan vient de sortir là et donc pour l'an prochain, c'est 8 % de hausse de crédit, 20000 emplois créés dans la fonction publique.
La totalité de ce que renvoient les ministères aujourd'hui, c'est ça. Donc leur politique, elle est imbécile parce que elle arrive à un moment donné sur non pas seulement le fait que ça soit récessif, mais simplement l'État ne peut plus fonctionner si on continue à baisser les budgets. Et là, ils ont beau dire, ils ont beau faire.
Chaque ministre, moi que je reçois en ce moment dans un exercice qui s'appelle le printemps de l'évaluation vient pour pleurer et pour dire "Moi, je pourrais pas le faire." Deuxième chose, après ils sont dit bon alors si on va pas on va pas sur les on va pas sur les l'état, on va peut-être aller sur les collectivités territorial. Là aussi échec, ils ont voulu faire le le coup l'année dernière.
Alors échec pourquoi ? C'est que ils ont tellement baissé les budgets des collectivités soit en supprimant une imposition locale remplacée par la TVA, j'endrai tout à l'heure, soit en baissant les dotations. C'est que ces collectivités sont mal en point.
Alors les départements déjà, c'est clair, il y a plus d'épargis. Ça veut dire que les départements qui sur lesquels est assis une grande part des dépenses sociales de ce pays RSA et cetera, nous disent aujourd'hui que si rien ne change d'ici 2 ans, il y en a à peu près les 2/ tiers enfin non/ers pardon, j'exagère 1/3 qui se retrouve en cessation de paiement. Bon alors ils disent les communes ça va par contre le département ça va pas mais les communes ont d'argent.
Non les communes ont pas plus d'argent. Ce qui se passe, c'est que les communes euh effectivement elles ont un peu plus d'épargne parce que comme elles sont incapables d'investir et d'alimenter des fonds de l'État, et bien elles ont un peu plus d'épargne mais ça ne veut pas dire que leur santé est meilleure. Mais surtout en plus cette politique imbécile qui voudrait s'attaquer aux collectivités territoriales, figurez-vous que l'investissement en France depuis 2017, ce qui soutend l'investissement, c'est l'investissement public.
L'investissement privé a baissé contrairement à ce que nous dit là aussi le maire, ce que nous disait le maire, l'investissement public lui a augmenté et dans l'investissement public hors défense la part des collectivités territoriales, c'est 75 %. Donc si vous avez bien suivi, excusez-moi, je vous abreuve en chiffre mais c'est intéressant de le voir, c'est que les collectivités territoriales, c'est souvent la plupart des investissement en matière écologique. Donc si vous prenez de l'argent encore aux collectivités pour leur dire faut faire un effort, et bien la part d'investissement des collectivités, elle diminue et donc vous avez compris, c'est à la fois la transition écologique ou ce qu'il en reste également l'activité économique qui empathie.
Alors troisième chose plus sérieux et là qui sur lequel il faut s'inquiéter, ils tournent ils ont tourné j' dire leur revolveur, c'est un peu ça quand même vers la séc attarder un peu parce que derrière ça en réalité il rêvent d'une chose c'est de remettre en question notre système de sécurité sociale. Et là ils se disent bon comme ça coûte très cher la sécurité sociale par rapport au PIB, il y a trop de dépenses. C'est sûrement là-dessus qu'il faut faire des économies.
Juste une petite réflexion déjà en préalable, c'est que cette idée que dans le PIB la santé en France coûterait trop cher par rapport à nos voisins est une idée complètement délétaire. Tout simplement parce que ce qu'il faut aller voir chez nos voisins qui n'ont pas le même système de santé publique de sécurité sociale, c'est la part que il dépense dans le privé et dans le privé il dépense autant. Sauf que c'est totalement inégal parce que il y a des gens qui peuvent se payer la la santé et pas d'autres.
Mais si on regarde, on s'aperçoit que en réalité il dépense autant. Donc déjà c'est faux de dire la seule la seule chose qu'on peut dire c'est que nous on a fait le choix que c'était public que ça s'adèit sur des cotisations, mais les autres c'est sur des assurances. Donc c'est faux de dire nous dans le PIB c'est catastrophique par rapport aux autres.
Ça c'est déjà quelque chose qu'il faut avoir en tête. Mais donc il regarde et là ils viennent de sortir un rapport de la Cour des comptes lundi monsieur B qui est venu présenter ça en disant euh que on ne pouvait pas permettre d'exclure une crise de la liquidité de la sécurité sociale. Alors là toutes les chaînes de télé les mêmes qui sont détenues par les milliardaires, vous avez compris euh s'est affolé en disant c'est la c'est c'est la sécur là-dessus aussi je voudrais quand même y revenir et juste vous donner quelques informations.
Ce sur quoi s'appuie la Cour des comptes pour dire ça, c'est ce qui s'appelle la Cosse, c'est-à-dire l'agence centrale des organismes de sécurité sociale. Et effectivement, ils disent que si rien n'est fait, en 2027, la CE se retrouve avec 70 milliards d'emprunts nécessaires pour rembourser le déficit. Et c'est 70 milliards, il se trouve que par les mécanismes de la dette sociale, c'est plus qu'elle ne peut faire parce qu'elle emprunte à court terme.
C'est quasiment technique. Donc à partir de là, ils disent on pourra pas. Mais sauf qu'il y a plein de solutions.
La solution, c'est de trouver des recettes à la sécurité sociale. Et la première recette à la sécurité sociale, ça serait de faire en sorte qu'elle ne soit pas déficitaire faussement. Parce que si vous parce que en réalité en 2024 si on enlève le remboursement à la CADES qui est la caisse sur lequel on a abrité la dette de la sécurité sociale et qu'elle rembourse chaque année, et bien on s'aperçoit que la balance entre les dépenses et les recettes, la sécurité sociale cette année, elle est excédentaire de 4 milliards d'euros.
Elle n'est déficitaire de 15 milliards que parce qu'on rembourse la cadesse. Alors vous vous allez me dire oui oui d'accord mais quand même c'est normal de rembourser une dette. Oui, mais sauf que la CADES à hauteur de 92 milliards d'euros, la dette elle a été créée au moment du Covid et qu'on a transféré une partie de ce qui aurait dû être des dettes de l'État parce que par exemple comment on aide les entreprises, on fait du chômage partiel.
C'est une décision de l'État. C'est pas une décision qui devrait impacter sur le système de sécurité sociale français et donc on l'a impacté sur la dette sociale et cetera et cetera. Donc dans ces 92 milliards de dettes qui ont été créées entre 2020 et 2023, il y a une grande part qui aurait dû être de la dette de l'État.
Et ça aurait été d'autant plus intéressant, c'est que je vous ai dit tout à l'heure que la dette de l'État, on pouvait la rouler, c'est-à-dire vous ne remboursez que les charges d'intérêt mais c'est pas vrai de la dette sociale. La SQ, elle est obligée de rembourser le stock. Et donc en réalité, c'est un des communistes qui s'appelle Zemour, Michaël, pas Éric heureusement qui avait à l'époque alerté, il avait dit "Attention, on est en train de mettre en place un système au lieu de nous coûter 1 milliard d'euros par an, si on avait gardé ça en dette l'État, ça va nous coûter 10 milliards d'euros par an pour la SQ".
C'est ça qui s'est passé. Donc déjà, moi la première chose que je dis, c'est que l'État pourrait peut-être reprendre une grosse partie de cette dette cadesse et ça irait déjà beaucoup mieux. Et puis après, il y a d'autres choses qu'on peut dire.
Est-ce qu'il est normal que l'État décide ? Ce qui est bien, le séure de la santé mais qui est une décision de l'État, pas de la SQ, sans avoir prévu les recettes. Donc c'est 14 milliards de plus pour la sécurité sociale alors que c'est une décision d'une politique de l'État en matière de santé.
De la même manière, on peut s'interroger sur les sociales aussi remplacées par la TVA mais non compensé à hauteur de 5,5 milliards d'euros. On peut se dire aussi que quand on crée des auto-entrepreneurs qui cotisent en rien ou quand on exonère trop les salaires, et bien c'est moins de rentrée de salaires différés et cetera. et cetera.
Donc en réalité, si on met en place tous ces mécanismes, on s'aperce que la situation est pas si grave. Elle n'est même pas grave du tout. En plus qu'en plus de ça, on pourrait très bien dire que nous on a des recettes.
Alors manifestement, ils ont décidé une des recettes eux une recette catastrophique, c'est la TVA sociale. Bravo, on applaudit très fort. D'abord, c'est pas ce que je vous propose de faire.
C'est ironique. C'est ironique hein. Ironique.
La TVA sociale déjà, elle existe aujourd'hui parce que la TVA sert à tout maintenant. Elle sert à compenser les impôts locaux et elle sert à compenser les exénérations. Donc vous payez tous les cadeaux aux entreprises sous exonération.
Mais au-delà du fait que c'est l'impôt le plus injuste parce que c'est celui qui touche proportionnellement les plus les classes populaires, si vous ajoutez de la TVA, si vous avez bien suivi, et bien vous allez avoir un aspect récessif sur la consommation populaire. Et il se trouve que la France Bon, n'est pas en récession depuis 2 ans par rapport à l'Allemagne parce qu'on a une consommation populaire plus importante que l'Allemagne qui marche sur l'exportation. Donc voilà la situation laquelle on est.
Évidemment pour c'est pas la solution. Par contre on en a d'autres. Nous on dit par exemple on pourrait augmenter un peu les cotisations.
C'est un choix. Vous augmentez les cotisations de 0 15.015 seulement pendant 7 ans et déjà vous êtes pas obligé de passer de 62 à 64 ans.
Vous décidez par exemple d'imposer, de cotiser les dividendes, les rachats d'action et cetera. Ce serait normal. 10 milliards d'euros par an.
Furez-vous, on l'a même voté à l'Assemblée nationale avant qu'il fasse le 49 to et puis plus globalement vous pouvez aussi décider de créer de l'emploi, d'augmenter les salaires, d'augmenter le SMIC mais bien évidemment il faut le faire aussi avec le salaire différé. Donc autrement dit, il y a plein de solutions pour éviter cette remise en question de la sécurité sociale. J'ai passé un peu de temps, mais comme à mon avis, ça va être l'attaque majeure qui va y avoir dans les semaines à venir, je pense qu'il faut bien comprendre en quoi en quoi il y a une arnaque là-dessus. quelque chose évidemment à rentrer.
Je vous ai dit la politique récessive, je vous ai dit euh évidemment tous les défauts de cette politique, mais en plus de ça, c'est défaut de cette politique qui nous propose, ils savent pas très bien comment ils vont arriver. Mais là-dedans, non seulement il y a des baisses de dépenses publiques, mais il y a pas 1 € si ce n'est pour la l'économie de guerre, 3 milliards de plus par rapport à la loi de programmation militaire, mais vous voyez même que là-dessus, on est loin des 100 milliards promis, mais il y a pas 1 € d'investissement par rapport à ce qui est nécessaire. Bien.
Et là, j'en viens à la période dans laquelle nous sommes. On est dans un moment où Trump vient de déclencher une guerre commerciale. Et donc la question de la souveraineté industriel, elle est absolument essentielle.
Qu'est-ce que font les Allemands ? Ils viennent de décider que ça suffisait les politiques qui d'austérité et donc ils avaient une loi constitutionnelle qui les empêchait d'avoir des déficits. Ils ont cassé la loi et là les Allemands figurez-vous ils vont investir 500 milliards d'euros d'investissement dans leur industrie.
Alors certes, à hauteur de 300, c'est dans l'industrie de l'armement, on n'est pas d'accord, il y a pas de souci là-dessus. Mais ce qu'il faut retenir, c'est qu'ils vont eux mettre de l'argent pour investir dans l'industrie et nous pendant ce temps-là, on va rester tranquillement. Et alors là, je peux vous dire que le décalage avec l'Allemagne et avec d'autres pays qui font pareil, ça va être catastrophique euh dans les mois à venir.
Par rapport à cette politique donc qui nous mène à la catastrophe partout, moi je pense qu'il n'y a pas d'aménagement possible. On peut pas rester au milieu du gay. On peut pas juste un peu atténuer les choses.
Je pense que il faut une politique de rupture, ça a été dit, une relance par la bifurcation écologique et la planification écologique, celle d'une souveraineté industrielle, celle de circuit court et puis plus profondément une politique qui avec les armes de la fiscalité d'augmentation des salaires fait en sorte qu'on revient à un partage des richesses plus en faveur des revenus du travail que ceux du capital que Emmanuel Macron a très largement avantagé depuis 2017. Autrement dit, je pense que par rapport à la à la période qui est devant nous, la rupture, elle est obligatoire. C'est pas un état d'âme, c'est pas le fait d'en faire un peu plus que l'autre, c'est qu'elle est obligatoire.
Il faut rompre avec ce système qui nous emmène absolument à la catastrophe. Et moi où je suis inquiète, c'est que je pense que le contexte international en réalité, on est avant 14, je parle de 1914. Qu'est-ce qui se passe avant 1914 ? la première mondialisation capitaliste.
C'est déjà une période de libre échange et qui va se terminer en en affrontement commercial sans merci pour les matières premières, pour les énergies entre les blocs impérialistes de l'époque et on sait ce qui va en découler. Donc déjà c'est cette situation là qui est devant nous. Et quand une situation de cette ampleur est devant nous, un tsunami disait François Berou, on l'affronte pas avec une barge à la rame.
Ça c'est pas possible. Donc effectivement, il faut changer, vous avez compris, le modèle économique, mais il faut aussi une France qui ne rentre pas dans ce jeu de la concurrence internationale commerciale qui après un jour peut devenir une concurrence militaire. Ça veut dire qu'il faut qu'il y ait une France non alignée qui prenne la tête et qui propose un autre modèle à commencer au pays européens mais ailleurs dans le monde je pense au sud global au pays d'Amérique latine qui propose un autre modèle économique qui est notamment celui de la bifurcation écologique de la solidarité et de la paix.
C'est un modèle par exemple qui vis-à-vis de ce que fait Donald Trump, même si parfois à court terme ça peut servir, mais ne propose pas de dire contre vos droits doués, on va faire des droits douers qui visent tel ou tel pays. Je pense qu'ils font un protectionnisme solidaire qui ne regarde pas d'où vient le produit mais qui regarde de la manière dont il est produit et par quel capitaliste il est produit dans des conditions écologiques et sociales et à partir de là on le taxe. Donc il faut une politique de protectionnisme solidaire.
Il faut une politique qui taxe les intérêts financiers, notamment les intérêts financiers américains, GAFA et autres euh de manière évidente. Deuxième chose, je disais on est avant 14 mais on est aussi malheureusement dans cet moment de condensation de la des périodes avant 39, c'est-à-dire ce moment où on a préféré Hitler au Front populaire avec, on le voit bien, une montée de l'extrême droite de manière internationale, racisme, autoritarisme et même à certains moments des États queon peut comparer avec des États fascistes. On verra ce que deviendra de ce point de vue-là l'état le plus important du monde, l'État des États-Unis Amérique.
Mais évidemment, on peut être inquiet. Cette période, elle vient d'être décrite par un historien qui s'appelle Johann Chaputo. Je vous propose de lire son livre, ça s'appelle Les irresponsables.
Et le sous-titre, c'est qui a porté Hitler au pouvoir ? La période est vraiment très ressemblante. Qui a porté Hitler au pouvoir ?
Comme on disait à l'époque, c'est la bourgeoisie et les partis de la bourgeoisie qui ont porté Hitler au pouvoir parce qu'ils ont prévu, ils ont préféré à un moment donné effectivement Hitler plutôt que à la transformation sociale et économique qui là aussi montait dans beaucoup de pays. Et c'est exactement ce que nous vivons avec cette espèce de radicalisation de ce qu'on appelait autrefois la droite républicaine. Ça se passe à une vitesse grand V, je peux vous assurer à sembler c'est catastrophique.
On regarde l'Irans des républicains en 2017, on voyait quand même une différence quoi. Il y avait quand même quelque chose là aujourd'hui. qui prennent à droite l'extrême droite.
C'est ça la réalité. Bon et en plus sur tous les thèmes de avec y compris évidemment le racisme est inhérent à ce monté de période. Donc on est dans ce moment-là et ce moment-là évidemment nécessite aussi autre chose.
Ce moment-là nécessite aussi autre chose, c'est que en face de ça, il y a une gauche de rupture parce que toute gauche qui présente un projet d'accommodement par rapport à l'extrême droite, elle est sûre de se faire dévorer tout cru et elle avec elle, j'allais dire la démocratie dans nos États. Je regardais tout à l'heure un article, je l'ai perdu mais dans dans le monde qui décrivait ce qui se passait aujourd'hui en Angleterre avec la montée du parti de Faredge qui est en train d'être en tête dans les sondages. Le parti de Faredge, il est en tête dans l'agage, c'est l'extrême droite anglaise.
Et qu'est-ce qu'il dit ? Et bien, il fait le même coup qu' a fait l'OTEN par rapport au travaillistes qui sont à nouveau sur une ligne ultra conservatrice où il remettent en question de la protection sociale, eux disent bah nous on n'est pas d'accord avec ça, on est pour des mesures sociales et ils sont en train de décrocher des bastions entiers du vote ouvrier de manière réelle. Bon, donc il est évident d'une chose, c'est que la gauche ne peut pas s'opposer à la montée de l'extrême droite avec les solutions de gauche d'accommodement à la Hollande ou pas.
Et donc du coup, vous comprendrez que tous ceux qui nous proposent des primaires où l'idée ça serait que si Gluxman ou Hollande gagne, on part derrière la bannière de Gluxman ou Hollande et bien ce sont des faux soyeurs pas seulement de la gauche mais ça peut être même des faux soyurs de la démocratie dans notre pays par rapport à ce qui peut advenir. La solution et nous sommes d'accord à l'unité la plus totale. est l'unité la plus totale sur une ligne de rupture.
Et traditionnellement dans toute la l'histoire de la gauche française, une fois qu'on s'est mis d'accord sur un programme de rupture, il est de tradition que le candidat à la présidentielle soit issu du parti qui est le plus fort dans cette alliance, c'est-à-dire France insoumise. C'est le seul moment que je ferai un peu de politique. Alors, vous allez me dire vous allez me dire comment ça commence.
Bah déjà dès l'automne prochain, il faut pas contourner, il faut la censure du gouvernement. Nous nous disons qu'il faut censurer le prochain gouvernement sur le budget, quel que soit après le risme et nous pensons que le peuple est toujours la solution. Ce que les socialistes n'ont pas voulu faire la dernière fois, cette fois-ci, ils vont se retrouver devant effectivement, j'allais dire une muraille.
Est-ce que oui ou non il laisse le macronisme continuer pendant 2 ans assez vi dans ce pays ? C'est ça à mon avis la première question décisive. Vous avez compris que nous ferons tout pour censurer.
Alors après ensuite est-ce que nous sommes sur de la réussite ? Non c'est vrai que la la le tableau que je vous ai présenté, je vous ai parlé avant 14 avant 39 dire il est bien gentil mais pas très pas très pas rose mais bon. Mais d'un autre côté très sincèrement si je reviens à ce que j'ai dit au départ avant le 29 mai 2005 qui pensait que le nom allait gagner ? avant le 7 juillet 19h55, qui pensait que la gauche allait être en tête ?
Donc moi, je pense que en réalité le retour au peuple, on n' pas à le craindre. On n' jamais à le craindre, c'est toujours la solution. Et pour terminer, je vais vous citer euh un petit extrait euh enfin des phrases deux phrases tirées d'un d'un excellent bouquin.
Je vous conseille, c'est un gros pavé 117 pages avec Ludviv Mantini qui l'a dirigé. C'est l'histoire globale des révolutions. Euh et c'est un chapitre qui est d'Étienne Balibar et il cite deux phrases.
Première phrase Jean-Jacques Rousseau 1762 Émile ou de l'éducation. Nous approchons de l'état de crise et du siècle des révolutions. Terriblement prémonitoire.
Non. Puis ici une autre phrase d'un bouquin cette fois-ci 2003 qui dit "Il est plus facile aujourd'hui d'imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme." Je pense très sincèrement que si nous sommes réalistes, on doit admettre qu'on est entre les deux.
On est entre ces deux moments et entre ces deux possibles diamétralement inverses. On est dans une période à la fois fascinante et terriblement inquiétante. On est dans une période de bifurcation.
Et dans cette bifurcation, comme toujours, tout va dépendre du peuple. Tout va dépendre de la manière dont le peuple va l'écrire. Mais quand je dis ça, il faut pas non plus sous-estimer que ça va aussi dépendre de l'action de gens engagés. dans la jeunesse, dans les quartiers populaires.
Et de ce point de vue-là, je veux ne veux que répéter ce qu'il a dit tout à l'heure parce que çaen est un peu l'incarnation, ce qu' a dit tout à l'heure Louis en disant gloire au docurs qui ont empêché que soit transmis, que soit livré des armes pour des mitraillettes israéliennes pour continuer le génocide à Gaza. Si je dis ça, c'est que c'est l'incarnation justement de ces gens qui à un moment donné par leur geste mettent en mouvement quelque chose qui se révèle majoritaire dans la société. Tout comme nous avons révélé que dans la société était majoritaire en réalité le refus du génocide à Gaza et non pas majoritaire ceux qui parce que nous y sommes opposés nous traitaent d'encémites ce qui est la pire des calomies pour nous.
Oui, il faut des gens engagés et ces gens engagés et bien l'endroit particulièrement important pour que ça soit décisif et nous le savons maintenant depuis 250 ans de par sa place singulière dans l'histoire de ce monde, ne serait-ce que parce qu'elle est née d'une révolution et que moi je ne connais pas beaucoup de pays qui est fier d'être né d'une révolution encore aujourd'hui parce qu'elle est née d'une République, celle d'une République sociale, politique, c'est effectivement la France. Ça donne toutes nos responsabilités parce que vous aurez bien compris que parmi ces gens engagés, je pense que nous avons un rôle absolument décisif et que nous insoumis, on ne lâchera rien. C'est la chose que nous pouvons promettre à toutes et tous.
Merci. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements]
Élise Leboucher