Sébastien MICHEL : Maire LR d'Ecully
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 69 %Attaque 18 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:33OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la laïcité vous inspire dans l'actualité récente ?
- 1:51ComplaisanteRéponse directe
Faut-il éviter de multiplier les provocations sur la laïcité ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la situation de l'OL et de Jean-Michel Aulas ?
- 4:16OuverteRéponse directe
Comment s'est passée la rentrée scolaire à Écully ?
- 6:27RelanceRéponse directe
Le ministre a pris une décision forte sur la laïcité à l'école. Était-ce le bon moment ?
- 7:38OuverteRéponse directe
Vous avez porté plainte contre un élu pour diffamation. De quoi s'agit-il ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:47Invité politiqueFait
« Je salue mes collègues et confrères, Paul Satis il y a très longtemps et Yannick Cusy, qui avait relancé cette émission. »
- 4:08Invité politiqueFait
« La laïcité, elle est à la fois évidente dans nos valeurs, etc., elle n'est pas simple à mettre en œuvre. »
- 4:22Invité politiqueFait
« À Éculi, ça s'est très bien passé, d'une part parce qu'en tant que maire, on a la responsabilité des écoles primaires. »
- 7:58Invité politiqueFait
« Vous alliez porter plainte contre un autre élu pour diffamation. »
- 14:06Invité politiqueFait
« On travaille depuis le début du mandat un projet autour d'un campus de la sécurité globale. »
- 15:31Invité politiqueFait
« L'EM est encore là jusqu'à la prochaine rentrée, en septembre 2024. »
- 20:49Invité politiqueFait
« À Éculi, on a accueilli un centre et on accueille toujours un centre de réfugiés ukrainiens. »
Temps de parole
- Présentateur69 %
- Invité politique29 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval.
Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette émission de rentrée, l'émission l'invité politique le samedi de 11h à midi. Et quelle émission ? Parce que c'est la centième, et c'est pas rien dans la vie d'une émission de radio ou de télé d'ailleurs. Et je salue mes collègues et confrères, Paul Satis il y a très longtemps et Yannick Cusy, qui avait relancé cette émission, qui est, vous le savez aussi, une des dernières aussi longues sur la place de Lyon, ce qui nous permet de continuer à faire à la fois de la conversation, du contenu et de la proximité avec les élus qui font votre quotidien.
Et pour cette centième, et je vous remercie d'avoir accepté notre invitation, j'accueille Sébastien Michel, vous êtes le maire de Éculi. C'est ça, bonjour Frédéric Duval. Merci d'être avec nous. J'allais dire le maire d'Éculi, mais j'aurais presque pu dire le futur président de la métropole de Lyon, si j'en crois à votre actualité, puisque vous avez fait une rentrée politique dont on reparlera, avec l'envie, je crois, de rassembler la droite et le centre sur les prochaines échéances.
Mais avant de parler de tout ça, avant de parler du mi-mandat, avant de redécouvrir votre commune, vous savez, cette première partie d'émission est consacrée à une actualité, et je vais dire qu'elle est assez simple, autour d'un mot qui m'est venu, qui est celui de laïcité.
Et entre la cérémonie aux échevins hier, et le fait que, notamment, comme chaque fois, le maire de Lyon, par exemple, n'a pas souhaité être présent, même s'il est représenté, c'est Jean-Michel Aulas qui est représenté les Lyonnais, et puis la polémique qui a eu lieu autour de cette tenue vestimentaire dans les écoles, ma question c'était, qu'est-ce que ça vous inspire tout ça, vous, qui êtes à la fois maire, alors LR, on y reviendra aussi, l'homme politique républicain, le maire, comment il gère cette laïcité au quotidien, qu'est-ce qu'il pense de cette actualité récente ?
Je pense que sur ce sujet-là, comme sur beaucoup d'autres, il faut savoir faire preuve de bon sens, et surtout éviter de multiplier, d'une certaine façon, des provocations, d'hystériser le débat, autour, finalement, d'un sujet assez simple, la laïcité, qui fait partie de l'identité française, je rappelle que la loi de 1905 date un petit peu, et qu'on a su, la France s'est construite dans un climat particulier, et aujourd'hui, on a tout lieu de défendre cette notion de laïcité.
Pour me permettre un petit clin d'œil, je déplore, et je le déplore chaque année, l'absence de Grégory Doucet, du maire de Lyon, à la messe des chevins, à titre personnel, j'y assiste chaque année avec beaucoup de plaisir, parce que je pense que c'est aussi quelque chose d'identitaire, et qui fait référence à l'histoire de la ville et de notre territoire, et finalement, je me dis que Lyon est probablement largement aussi bien représenté par Jean-Michel Aulas que par l'actuel maire de Lyon.
Même si Jean-Michel Aulas est lui-même un peu dans la tourmente, vous avez un avis en tant que grand sportif sur ce qui arrive à l'OL en ce moment ?
Vous savez, Jean-Michel Aulas force absolument le respect par la réussite qui était la sienne, et moi, pour avoir l'occasion de le rencontrer de temps en temps, je sais la passion qu'il anime pour son club, le lien qu'il avait su créer avec le territoire, et aujourd'hui, je regrette de voir un club qui a tendance à vouloir faire table rase du passé, de s'affranchir de tout ce terreau local qui est extrêmement important, qu'il soit un terreau économique ou politique, et j'espère que John Textor et ses équipes sauront faire la part des choses, et renouer un véritable dialogue avec les acteurs du terrain, parce que ce qui a fait la force de l'Olympique Lyonnais pendant toutes ces années, c'était cette connexion avec le monde local, une fois de plus qu'il soit économique, institutionnel ou politique.
Et puis peut-être, si j'ose, une connexion aussi avec la réalité du sport et du foot, et peut-être la mort du foot, ce qui n'est plus toujours le cas dans un certain nombre de clubs professionnels aujourd'hui.
– Forcément, on voit bien que le modèle économique aujourd'hui des clubs professionnels est en train d'évoluer, on voit des pays, des États qui viennent investir massivement, et on s'y perd un peu, les passionnés de sport, on se demande un petit peu comment tout cela va évoluer, quand on voit les nombreux joueurs qui ont quitté l'Europe et la France pour partir en Arabie Saoudite notamment, ça interroge nécessairement. Je crois que, comme dans beaucoup de domaines, la financiarisation excessive de tous les sujets a plutôt tendance à produire des effets néfastes, et le sport en est l'une des victimes actuelles.
– Alors la laïcité, elle est à la fois évidente dans nos valeurs, etc., elle n'est pas simple à mettre en œuvre, et justement sur le terrain, c'était il y a quelques jours la rentrée scolaire, comment s'est passée la rentrée scolaire chez vous dans vos établissements, M. le maire ?
– Alors à Eculi, ça s'est très bien passé, d'une part parce qu'en tant que maire, on a la responsabilité des écoles primaires, donc c'est des sujets qui sont jusqu'à présent plutôt absents des débats à cet échelon-là, et surtout parce qu'on a aussi une grande chance de pouvoir compter sur des équipes éducatives extrêmement engagées, investies, et qui ont un travail de proximité avec les familles depuis de très nombreuses années. En revanche, effectivement, c'est des problématiques qui apparaissent de plus en plus dans les collèges, dans les lycées, et j'y vois pour ma part aussi une forme de mode, de provocation.
Je pense qu'en permanence, la République, elle est testée depuis de très nombreuses années, et on voit bien que ça atteint son paroxysme depuis un certain nombre de semaines. On a vécu au début de l'été les émeutes avec la mise à mal d'un grand nombre de symboles républicains, on a attaqué des mairies, on a attaqué des symboles de la République, et la République, elle doit se défendre, elle doit être forte. Et sur ces sujets-là, l'école doit être un sanctuaire.
Vous savez, avec Eculi, je dis souvent, on ne fait pas tout bien, en tout cas on fait de notre mieux, et surtout, tout le projet politique avec l'équipe qui m'entoure, qu'on a bâti, repose sur trois priorités, qui sont dans l'ordre de l'éducation, la transition écologique et la sécurité. Donc oui, on consacre énormément de moyens à l'éducation, parce qu'on considère que c'est en investissant très fortement sur l'éducation qu'on sera demain capable de créer, ou en tout cas de contribuer à une société plus apaisée, parce que je pense que l'éducation, la culture, c'est ce qui permettra de mettre à mal tous les obscurantismes.
Et on voit qu'aujourd'hui, la République, elle est confrontée à un certain nombre de provocations, et elle doit être ferme. Donc je me réjouis fortement que le ministre de l'Éducation nationale ait pris cette position courageuse, je l'en félicite, et je sais que de nombreux élus locaux aujourd'hui souhaitent de la fermeté sur ces sujets-là, parce que la République, elle a trop souvent reculé. Vous savez, ça peut être sur plein de petites choses qui paraissent anecdotiques, mais au fil des années, on a trop reculé.
Aujourd'hui, la République, elle doit se dresser, elle doit être intraitable, elle doit être juste, et elle doit surtout être à la hauteur de son triptyque liberté, égalité, fraternité.
Alors effectivement, c'était une de mes questions, mais vous avez un peu répondu. C'était donc une bonne décision de la part du ministre. Est-ce que ce n'était pas aussi, au-delà des polémiques, puis on y reviendra, parce que je crois que ça fait un peu votre actualité, un moyen, j'allais dire, d'accompagner et d'aider la communauté éducative à prendre position, parce qu'on sait bien que pour des enseignants, ce n'est pas toujours simple de se positionner, si au moins il y a une règle et qu'elle est claire. Mais dans la mise en œuvre, est-ce que ça ne manque pas peut-être un petit peu d'explications ? Est-ce que c'était le bon moment pour faire ça ?
Est-ce que c'était le bon sujet par rapport à l'école, qui a besoin de peut-être plein d'autres choses aussi aujourd'hui ?
Mais bien sûr, et je pense que le projet, alors il ne m'appartient pas de juger le programme et la manière dont le ministre de l'Éducation aborde ces thématiques. En revanche, ce que j'observe, c'est que la rentrée, c'est forcément un bon moment, c'est un moment particulier, c'est un moment singulier, et pour moi, il se prête assez bien à prendre des décisions fortes. Et j'observe aussi qu'un certain nombre de circulaires ont été diffusés, notamment aux équipes enseignantes, qui aujourd'hui ont un véritable support, un véritable cadre, qui leur permet effectivement de prendre les décisions qui s'imposent lorsqu'elles s'imposent.
Vous savez, c'est jamais trop tard, et surtout, une fois de plus, je le dis, la République, elle doit être intraitable. Elle doit être forte, elle doit être ferme, et on doit renouer dans ce pays avec quelque chose qui nous fait cruellement défaut depuis trop nombreuses années, c'est l'autorité.
Alors, on parlait de l'actualité qui concerne tous les Lyonnais, et il y en a une qui est un peu moins connue, mais qui est la vôtre. Et ma question, un peu, dans cette nouvelle saison, c'est aussi de voir ce qui, vous, faisait votre actualité, de quoi vous aviez envie de parler. Il y a un lien, je crois, avec ce qui s'est passé au niveau de la polémique dont on parlait, c'est que, je crois qu'hier, vous avez diffusé un communiqué de presse expliquant, et je crois que c'est une des premières fois que je vous vois faire ce genre de choses, ou alors je vais rater une étape, que vous alliez porter plainte contre un autre élu pour diffamation.
Est-ce que vous pourriez m'indiquer de quoi il s'agit, et de quoi on vous accuse ?
Tout à fait, vous avez raison de souligner, un homme de dialogue modéré qui évite toujours de rajouter de la tension à la tension, de la crispation à la crispation. Je suis passionné par le débat, par l'échange d'idées, par la confrontation, par la contradiction, c'est ce qui fait le sel de nos démocraties. Mais quand on dépasse les bornes, il faut savoir dire stop.
Et en l'occurrence, alors que je m'étais justement prononcé dans un débat sur un réseau social sur ces questions de laïcité autour de la Baïa, un élu du 9e arrondissement, dont je ne citerai pas le nom, parce que je ne vais pas en plus lui faire de la publicité, a cru bon de dire que le maire des Cullis défendait la mise en place de la ségrégation raciale à l'école. C'est le débat politique.
Qu'est-ce que ça veut dire en vrai ? Un élu de la majorité écologiste, on ne le fera pas, mais évidemment...
Un élu écologiste, vous savez, dans la vie, les mots ont un sens. On a la chance en France d'avoir un panel de mots qui permettent d'expliquer énormément de choses. Mais dire d'un maire qu'il cultive, qu'il défend, qu'il promeut la ségrégation raciale à l'école, c'est inacceptable. On dépasse très largement le cadre du débat contradictoire. Donc oui, j'ai déposé plainte. J'espère que cela sera suivi des faits. Et j'espère surtout qu'un certain nombre d'élus retrouveront la raison. Vous savez, les réseaux sociaux, c'est souvent un déversoir de tout un certain nombre de frustrations diverses et variées.
Je pense que quand on est un élu de la République, on a une responsabilité, on a un devoir et une exigence, c'est d'être raisonnable. Et je n'ai pas envie de me faire traîner dans la boue par des gens qui racontent n'importe quoi.
Mais vous vous êtes senti quand même blessé à titre perségé ?
Parce que ce n'est tellement pas dans vos valeurs que vous n'avez pas compris. Compte tenu de mes valeurs intimes, et tous ceux qui me connaissent le savent, je prends ça comme une véritable insulte. La ségrégation raciale... Une sorte de réparation des excuses peut-être ? Vous savez, c'est très simple. D'abord, ça se réglera maintenant, c'est dans les mains de la justice. Une fois de plus, j'ai autre chose à faire de mes journées que d'aller courir les tribunaux et passer du temps avec des avocats. Si j'en suis là, c'est que malheureusement, je n'ai pas pu faire autrement.
Et en tout cas, je vous rassure, je préférerais occuper mes journées et aller travailler au service des éculoises et des éculois plutôt que d'aller poursuivre des élus en mal de notoriété qui racontent n'importe quoi sur les réseaux sociaux à longueur de journée.
Ça tombe bien, c'est exactement ce dont on va parler dans la deuxième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission d'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec vous, Sébastien Michel. On a parlé d'un certain nombre de choses, de vos valeurs. Et maintenant, je voudrais qu'on se plonge un petit peu dans la vie de votre commune. Et Culli, peut-être, même si c'est une commune qui est un peu connue, nous rappelez en quelques mots comment vous la définissez, comment vous en parlez. Vous en êtes maire depuis trois ans maintenant.
Tout à fait, je suis maire d'Éculli depuis trois ans et je dois avouer que je ne vois pas le temps passer.
Ce qui est plutôt bon signe. Qu'est-ce que vous racontez sur votre commune à quelqu'un qui ne connaîtrait pas où ça se passe ou ce qui s'y passe ?
Je dirais que c'est pour moi le prototype et l'exemple même de ce que devrait être une ville. C'est à la fois une ville à taille humaine, et j'y suis très attaché, puisqu'on a aujourd'hui un petit peu moins de 20 000 habitants. Et c'est une ville beaucoup plus nuancée, beaucoup plus complexe que ce qu'elle peut paraître.
Parce qu'on parle souvent de l'Ouest Lyonnais, on imagine quelque chose d'assez cossu, privilégié. C'est ça, c'est le cas à certains endroits,
mais Éculli par exemple, une réalité qui est souvent méconnue, c'est qu'on a près de 28% de logement social. Donc on fait des mixités sociales au quotidien et ça marche plutôt très bien. Un peu plus que vos collègues voisins parfois. Probablement. Après, on a aussi la chance d'avoir un tissu économique extrêmement diversifié. On a des grands groupes internationaux. On a surtout un campus universitaire remarquable, avec plus de 10 000 étudiants aujourd'hui présents. Et finalement, c'est cette ville où il fait bon vivre, où on a un brassage entre des jeunes, des moins jeunes, des étudiants, des professionnels, des retraités, beaucoup de jeunes familles.
On a la chance d'attirer depuis quelques années beaucoup de jeunes de famille, puisqu'on a mis en place une politique familiale très ambitieuse avec tout ce qu'il faut pour faciliter la vie des familles.
Vous n'êtes pas soumis aux difficultés actuelles et qui s'aggravent sur les problématiques de logement pour accueillir justement ces populations ?
Comme beaucoup de collègues de la métropole de Lyon, on a ce défi du logement auquel on doit faire face, mais on essaie de le faire, là encore, en étant respectueux de l'identité et de l'histoire de la ville. Je le dis souvent, et c'est important pour moi, quand on est élu, on est finalement simplement les héritiers de ceux qui nous ont précédés. Et donc, on se doit de rester fidèles à l'histoire et à l'héritage de notre ville. D'une certaine façon, et ça peut faire le lien, c'est ce que je reproche beaucoup aux élus écologistes, ou plutôt aux élus Europe Écologie Les Verts, ce n'est pas tout à fait la même chose, de Lyon et de la métropole.
On a le sentiment finalement qu'ils conduisent des politiques qu'ils pourraient tout à fait conduire à Strasbourg, à Bordeaux, à Nantes ou je ne sais où. Moi, je crois à l'histoire, je crois aux racines, je crois qu'on est de passage et qu'on se doit d'être à la hauteur de ceux qui nous ont précédés. Et c'est ce que j'essaie de faire au quotidien avec l'équipe qui m'entoure, avec cette volonté de se dire un mandat réussi finalement, ce sera un mandat au terme duquel on aura rendu la ville, si possible, encore un petit peu plus agréable et dans un meilleur état que ce qu'on l'a fait.
J'allais dire que c'est presque la ville et le territoire qui s'imposent à vous que le contraire.
Mais bien sûr, un maire, on n'est pas là pour vouloir tout changer. On est là d'abord pour comprendre un territoire sur lequel on est et puis après on défend des convictions, on défend des projets et souvent, on essaie de mettre en adéquation tout cela et moi, j'y prends beaucoup de plaisir parce que j'ai vraiment le sentiment d'être en harmonie avec cette histoire, avec ce territoire, avec ces habitants que j'aime et que j'essaie de servir du mieux que je peux au quotidien parce que c'est passionnant, parce que les enjeux sont multiples et parce qu'on a la chance d'être sur un territoire qui conjugue beaucoup, beaucoup d'éléments très positifs.
Alors, vous parliez effectivement de campus. Il y a une actualité qui m'intéresse. Je ne sais plus exactement où on en est d'ailleurs. Je suis passé il n'y a pas très longtemps sur les futurs nouveaux locaux de l'EM dont tout le monde sait qu'ils étaient avant Écudie. Je crois que c'est au moment où vous étiez en train d'arriver que vous avez hérité de cette décision. Vous n'étiez pas partie prenante. Comment ça avance ce dossier ? Est-ce qu'on sait maintenant ce que vous allez faire à la place ? Comment vous avez imaginé l'avenir de l'ex-EM Lyon ?
C'est un projet qui avance bien. D'abord, c'est la Chambre de Commerce et d'Industrie qui est propriétaire aujourd'hui des ténements et des bâtiments. Et on travaille depuis le début du mandat un projet autour d'un campus de la sécurité globale. Et les choses se concrétisent petit à petit, de manière très lyonnaise finalement. Vous savez, j'aime bien cette phrase qui dit « Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit ». Alors, on évite de faire de la communication à outrance. On travaille, dans le fond, en toute discrétion.
Et là, vous aurez sans doute noté que la Chambre de Commerce vient de recruter le général Daricot, qui était jusqu'à, il y a quelques semaines, gouverneur militaire de Lyon, qui est donc le chef de ce projet de campus de la sécurité globale à Écudie. Et donc, voilà, on échange très régulièrement. On essaie d'apporter des briques autour de la sécurité intérieure, de la sécurité civile, du risque cyber. Et voilà, on essaie de construire quelque chose qui n'existe nulle part ailleurs. Donc, c'est aussi ce qui est passionnant. Et on a la chance d'avoir une Chambre de Commerce. C'est un président, Philippe Valentin, qui s'investit pleinement dans ce dossier.
Et moi, je suis très optimiste pour que ça puisse se concrétiser dans les prochains mois.
On n'a pas de notion de calendrier, d'agenda. C'est assez long. Mais est-ce que, j'allais dire, en tant que maire, parce que souvent, c'est aussi ce que déplorent parfois les élus, y compris dans le système de gouvernance métropolitaine, même si là, c'est un peu particulier. Est-ce que vous avez été quand même associé, entendu ? Est-ce que vous avez tout fait pour, pour vraiment y contribuer ?
Totalement. C'est un projet. Et là-dessus, c'est assez remarquable. Et justement, ça vient pointer un tas de dysfonctionnements dans les relations qu'on peut avoir avec d'autres acteurs. Ça s'est fait en totale transparence, en dialogue permanent. On échange très régulièrement avec les représentants de la Chambre de Commerce. Et c'est ce qui fait que, pour moi, ce projet réussira. On sait que l'EM est encore là jusqu'à la prochaine rentrée, en septembre 2024. Donc, on doit mettre à profit les prochains mois pour continuer d'avancer.
Et en tout cas, moi, je me réjouis de ce beau projet que je soutiens depuis le début et qui me passionne et sur lequel je ne doute pas que les habitants seront ravis du résultat.
Vous parlez souvent, d'ailleurs, de projet, un peu en mode projet. C'est sans doute lié au fait que, tout le monde le sait, vos habitants certainement, que vous avez souhaité conserver une activité professionnelle assez intense dans un grand groupe dont vous ne parlez pas spécialement parce que vous ne voulez pas tout mélanger. Est-ce que c'est important pour vous, quand on est élu, de garder ce lien avec l'entreprise, d'être salarié ? C'est aussi important ? C'est-à-dire que maire, ce n'est pas forcément un métier ?
Pour moi, non. J'ai la chance, aujourd'hui, de pouvoir conjuguer et combiner ces deux engagements. D'abord, un, parce que je suis passionné par mon métier. Et deux, vous le dites très bien, le risque qu'on a souvent en politique, c'est celui d'être déconnecté au fur et à mesure des réalités. L'avantage, quand vous gardez une activité salariée et économique, c'est que vous êtes au cœur de tout un tas de sujets qui impactent nos concitoyens. C'est ce qui permet aussi, sans doute, d'aborder certaines thématiques et certains dossiers et projets de manière différente, vous le disiez. Et ça donne une ouverture sur le monde. En plus, j'ai la chance de travailler pour un groupe international.
Et donc, je suis toujours très curieux de voir ce qui se passe dans d'autres pays européens.
Comment on fait autrement ?
Comment on fait autrement ? Et comment on peut faire différemment ? Parce qu'une fois de plus, je fais partie de ces gens qui... Moi, je suis convaincu, je ne détiens pas la vérité absolue. J'apprends tous les jours. Et j'ai besoin de me confronter pour cela à des réalités différentes, à des gens qui pensent différemment. Et c'est un petit peu le problème de la politique, c'est que parfois, elle enferme. Elle enferme dans des certitudes. On vous met dans un camp, vous rencontrez que des gens qui pensent parfaitement comme vous. Et puis, ça suscite du clivage dans la société.
Alors, même que moi, j'aime dialoguer, échanger, convaincre et travailler sur des sujets très différents avec des gens issus d'horizons différents.
Et innover d'ailleurs. Parce que je me souviens que quand on vous avait reçu il y a un peu plus d'un an maintenant, la première fois, vous étiez et vous faisiez déjà l'actualité avec un projet autour d'une semaine de quatre jours. C'est une manière d'organiser le temps de travail en collectivité, ce qui était quand même assez moderne, assez nouveau. Ça m'intéressait de savoir où ça en est ce projet, comment ça a été perçu et comment ça avance ?
Eh bien, écoutez, on avait d'abord expérimenté, comme je l'avais dit à l'époque, la semaine de quatre jours et demi. Et puis, fort de cette expérience plutôt réussie, on a continué à réfléchir à la question, à travailler avec les organisations syndicales, puisqu'une fois de plus, ça demande du dialogue, ça demande de la confiance. Et je peux vous l'annoncer, puisque ça sera délibéré dans les prochaines semaines, le 25 septembre prochain, on va officiellement mettre en place à Éculi la semaine de quatre jours. Donc, une expérimentation quatre jours, 36 heures, 10 de travail par semaine. Et on va voir un petit peu comment ça va se passer.
Et ça sera mis en place très concrètement à partir du 1er janvier. Donc, les agents vont pouvoir réfléchir dans les semaines qui viennent est-ce qu'ils franchissent le pas ou pas. Ça sera fait bien évidemment en fonction de la nécessité de service et avec l'accord des managers, des chefs de service. Mais en tout cas, moi, j'ai souhaité qu'on puisse aller dans cette voie-là, parce qu'on voit bien qu'il y a une aspiration profonde dans notre société et chez nos concitoyens à pouvoir mieux concilier la carrière professionnelle et la vie personnelle. Et donc, on essaye. Peut-être que ça marchera. Peut-être que ça marchera moins bien. Mais en tout cas, ça vaut le coup d'essayer.
Et puis surtout, j'observe que certains m'ont emboîté le pas puisque j'ai vu que la métropole s'était aussi positionnée là-dessus.
Alors, c'est intéressant d'ailleurs parce qu'on va parler beaucoup de la métropole parce qu'on est à mi-mandat à la fois pour la ville, pour la métropole. Mais je voudrais juste, sur ce sujet qui était un peu innovant et je faisais le parallèle avec votre vie de chef d'entreprise, de personnes qui travaillent en entreprise en tout cas, d'aucuns, vous avez peut-être accusé un peu rapidement de vouloir ou d'avoir une vision un petit peu de droite ou un peu trop classique ou un peu trop optimisée de la fonction publique sous-entendu de faire travailler davantage les fonctionnaires territoriaux. Ce n'est pas ça votre sujet, ce n'est pas ça votre levier ?
Vous savez, ce qui a fini de me convaincre que j'étais sur la bonne voie, c'est que quand j'ai proposé cette mesure que j'aimerais généraliser dans la société de semaines, de 4 jours mais de 36 heures de travail, les gens les plus à droite m'ont dit « Mais Sébastien, ton truc, c'est un truc de gauche, c'est un truc de feignant. » Et à gauche, on a dit « Attention, ne vous y trompez pas, c'est un vrai truc de droite, il y a une heure de plus. » Moi, je pense qu'il faut sortir de ces cases-là et qu'il faut simplement retrouver un peu de bon sens et je me dis que si j'ai été critiqué des deux côtés de l'échiquier, c'est que probablement je ne suis pas si loin de ça
de la vérité. Alors, on parlait du mi-mandat, c'est un attendu à un moment effectivement dont on parle souvent avec nos invités à mi-mandat. On rend des comptes et c'est vrai que les élus, ce qui compte, c'est le terrain, se rendre compte et rendre des comptes. C'est votre premier ? Quel est le mot qui convient pour parler de votre mi-mandat ? Comment vous estimez le travail réalisé jusqu'à présent ? Est-ce que vous êtes content, satisfait de ce qui s'est passé ?
D'abord, je considère toujours que le bilan, in fine, ce n'est pas moi qui le ferai, c'est les habitants des Culli. Et donc, ce seront bien eux qui jugeront les choses au terme du mandat. Pour autant, la moitié du chemin, moi j'ai le sentiment du devoir accompli. On a aujourd'hui plus de 88% des promesses de campagne qui ont été tenues ou engagées. Donc, les choses suivent parfaitement leur cours. J'ai le sentiment qu'alors qu'on est arrivé dans un contexte très compliqué avec la crise sanitaire, depuis on a rencontré d'autres crises, la crise de l'énergie, la crise géopolitique, je rappelle qu'à Eculi, on a accueilli un centre et on accueille toujours un centre de réfugiés ukrainiens.
J'ai le sentiment qu'on a fait face mais j'ai surtout renforcé une conviction qui était la mienne, c'est que seul, on ne peut rien faire. Vous savez, un maire, seul, il n'est rien. Il a besoin d'une équipe, il a besoin d'adjoints, il a besoin d'agents et c'est aussi quelque chose qui est important pour moi, c'est de travailler dans le collectif et ça vaut à bien des égards. Donc, plutôt fier du chemin parcouru, du chemin accompli. Beaucoup reste à faire et surtout...
C'est quoi le nouveau projet que vous relancez ? Parce que vous parliez tout à l'heure de vos priorités, éducation, sécurité, transition, on en parlera dans une troisième partie, mais est-ce que vous avez envie de passer un nouveau contrat, d'avoir des nouvelles priorités, de vous adapter à la situation ?
Non, je pense qu'on a besoin quand on fixe un cap de s'y tenir. Je dis souvent, on vit dans un monde très instable où il y a beaucoup de choses qui évoluent en permanence et je pense que nos concitoyens ont besoin d'îlots de stabilité. Et je crois que la commune et le maire doivent être des éléments de stabilité dans une société qui ne l'est pas. Donc, je reste fidèle aux convictions qui sont les miennes, je reste fidèle aux projets politiques qu'on a défendus et qui a été validés par les habitants d'Éculi en 2020 et donc on va continuer à délivrer tous les engagements qu'on avait pris.
Et puis ensuite, bien sûr, viendra le temps de se projeter vers l'avenir et la conviction qu'elle amène, c'est que face à toutes les transitions auxquelles on fait face aujourd'hui, il faut voir plus loin et donc, voilà, je suis en train de réfléchir à la manière dont d'ici la fin du mandat on pourrait peut-être lancer un cycle un peu plus prospectif et se demander ce que sera notre territoire, ce que sera Éculi en 2040 ou même en 2050.
Éculi et peut-être la métropole du coup parce qu'on faisait le bilan d'Éculi satisfaisant. Je suppose que le bilan que vous faites du mi-mandat de la métropole, même si je rappelle à nos auditeurs que vous n'avez pas de mandat métropolitain et que c'était un choix au départ, ça ne vous manque pas d'ailleurs aujourd'hui, vous ne le regrettez pas de ne pas être à l'intérieur avec un mandat métropolitain ?
Non, je ne regrette pas parce que comme je le disais, j'avais fait ce choix de pouvoir me consacrer à un seul mandat et garder une activité professionnelle et donc je me réjouis et je me félicite tous les jours d'avoir gardé cet engagement-là.
Alors, on parle beaucoup de vous en ce moment puisque vous êtes un des rares à avoir fait une vraie rentrée politique en fait sur la métropole dans un lieu qui n'était pas totalement à nous, d'ailleurs le théâtre de Verdure de Valpré. Vous avez rassemblé beaucoup de monde, y compris, je me souviens, l'ancien tête de liste de la droite, le sénateur Buffet qui était là et un certain nombre de personnalités. Est-ce que ça vaut, j'allais dire, adoubement ? Est-ce que, vous l'avez dit, vous avez envie de rassembler la droite, le centre ? C'est quoi le projet ? Vous avez envie d'être un candidat
pour cette famille-là aux prochaines échanges ? Je pense que c'est beaucoup trop tôt pour parler des ambitions personnelles. Moi, la volonté qui était la mienne, c'était de se dire on manque cruellement sur le territoire d'espaces de rencontres et d'échanges qui transcendent nos partis politiques. C'est comme ça que j'ai conçu ce rassemblement de rentrée en me disant un, il faut d'abord qu'on soit sur le fond parce que j'observe quand même que la politique depuis trop longtemps, on n'est pas sur les sujets de fond, on est sur l'écume, on est sur la communication, mais on ne prend pas la peine de travailler un véritable projet. Deux, je voulais qu'on soit dans le collectif.
La solution à tous les problèmes contemporains auxquels on doit faire face, elle sera nécessairement collective. Donc, j'ai souhaité rassembler effectivement des personnalités politiques du territoire d'horizons très divers et je me réjouis qu'ils aient été nombreux à répondre à l'appel. Donc, travail de fond, collectif et puis rassemblement parce qu'il n'y a que rassembler qu'on pourra là encore proposer une alternative crédible. Donc, voilà, moi, je souhaite m'engager de toutes mes forces dans les échéances qui vont arriver en 2026. Comme je le disais, le temps des ambitions personnelles, il n'est pas encore là.
Travaillons sur le fond, apprenons à nous connaître, soyons capables aussi de travailler avec des personnalités avec qui on a pu parfois être opposés. Je crois que c'est d'abord être fidèle, une fois de plus, à l'héritage et à l'histoire de ce territoire. Lyon et la métropole de Lyon, c'est un territoire de modération, c'est un territoire où on sait sur l'essentiel parfois transcender les clivages politiques. Et puis, vous savez, les leaderships, ça ne se décrète pas dans un bureau, ça ne se décrète pas sur un plateau télé ou au micro d'une radio, ça se construit sur le terrain.
Sur le terrain, avec des gens qui viennent vous écouter, qui vous rassemblent. En tout cas, ce qui est clair, c'est que vous prendrez toute votre part et le message est assez bien passé. D'ailleurs, on a pas mal parlé de ça aussi, je trouve que c'était un élément intéressant dans les gens qui étaient présents. Dans les critiques qui avaient été faites par beaucoup d'élus qu'on reçoit... La métropole avait un peu délaissé les maires. On a l'impression que vous avez cherché à rassembler vos collègues maires autour de vous.
Bien sûr, parce qu'on voit bien aujourd'hui que le dernier politique finalement qui a la confiance de nos concitoyens, c'est le maire. Et sur ce territoire plus que tout autre, on a le sentiment avec un certain nombre de collègues de ne pas avoir toujours été entendus comme on le souhaitait par la métropole. Donc oui, je crois que c'est un bon élément, un bon point de départ de rassembler les maires puisque souvent, d'ailleurs je le regrette, y compris dans nos partis politiques, on demande l'avis des maires sur des sujets entre guillemets de maires. Qu'est-ce que vous pensez de la baisse des dotations de l'État ? Qu'est-ce que vous pensez du nouveau rythme scolaire ?
Qu'est-ce que vous pensez... Alors que les maires, on a un avis sur beaucoup d'autres sujets puisqu'en étant sur le terrain, on est au contact de nos concitoyens et on fait face à énormément de problématiques. Et moi, je pense qu'aujourd'hui, le débat public d'une façon générale dans ce pays souffre du manque des maires. Et on le voit à l'Assemblée nationale à l'Assemblée nationale est singulièrement progressé. On assiste à de véritables pugilats quand ce n'est pas des insultes. Et je trouve que ce n'est pas digne de ce que devrait être le débat public.
À l'époque, quand on avait des députés maires, on avait cette connaissance du terrain, on avait probablement des gens un petit peu plus raisonnables.
Vous seriez des partisans d'un retour à ce cumul des mandats tels qu'ils existaient ?
Totalement. Je pourrais être hypocrite et dire non parce que je pense que ce n'est pas forcément très populaire de le dire. Mais oui, je considère qu'on a fait une erreur et qu'il faut faire machine arrière puisque à l'époque du député maire ou du sénateur maire, une fois de plus, est-ce que le débat public n'était pas de meilleure qualité ? Je laisserai chacun en juger mais pour ma part, ma conviction est faite.
En tout cas, il y a un débat, il y a une tendance qui se dessine doucement, notamment chez les maires ruraux pour être parfois mieux entendus de ce qui se passe au niveau national. On va parler de tout ça, on va poursuivre notre débat autour de la métropole, de votre engagement politique puis on va parler, c'est une nouveauté dans cette émission, beaucoup plus peut-être dans une troisième partie de notre émission de transition de climat et d'écologie. A tout de suite pour une troisième partie de notre émission. On se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec vous Sébastien Michel, le maire d'Eculi.
On parlait il y a quelques instants de vos envies, de votre projet ou de votre début d'esquisse de projet collectif pour la métropole. Un projet où vous disiez d'ailleurs je crois qu'il est important de parler à tout le monde, je ne sais plus si je voulais préciser mais vous êtes LR, ce qui me semble-t-il n'a pas toujours été le cas et vous avez pris des fonctions un peu plus importantes au sein des LR d'ailleurs. Est-ce que ce n'est pas antinomique avec cette envie de rassembler ? Non, parce que d'abord
j'ai toujours été LR. J'ai pris ma première carte politique en 2001 au RPR à l'époque qui est très rapidement devenue l'UMP et j'ai toujours appartenu à la famille politique. En revanche, ce qui est vrai c'est que j'ai toujours fait partie de celles et ceux qui souhaitaient dialoguer avec le plus grand nombre et c'est ce que je fais aujourd'hui.
Je suis plutôt quelqu'un de libre je compte bien le rester et j'ai aussi pris des fonctions nationales au sein du parti pour justement essayer de représenter cette voie d'abord des maires comme je le disais tout à l'heure parce que je pense que les maires ne sont pas assez représentées dans les instances des partis politiques et puis aussi dans ma famille politique dans mon parti Les Républicains essayer de défendre une sensibilité probablement plus modérée sur beaucoup de sujets et d'enjeux. Vous évoquiez le rassemblement que j'ai organisé le week-end dernier à Éculi.
On a beaucoup travaillé on a parlé de transition écologique et de comment la réussir sur le territoire on a parlé d'un autre sujet j'y reviendrai peut-être un petit peu plus tard sur la lutte contre les violences faites aux femmes et voilà je crois que ce parti Les Républicains cette famille politique à laquelle j'appartiens pour moi elle doit se saisir de ces enjeux-là parce que sinon on ne sera pas en capacité de renouer le fil de confiance avec nos concitoyens et surtout de les convaincre qu'on peut représenter une alternative crédible et sérieuse à la fois au niveau local et au niveau national.
Alors justement vous en parliez la transition écologique je disais chers auditeurs que ça me semblait important qu'on y passe encore plus de temps pour justement peut-être une première question est-ce que vous pensez du coup que l'écologie doit être laissée aux écologistes ? Bien sûr que non
bien sûr que non la réponse est pour moi évidente elle coule de sens je le disais c'est des sujets sur lesquels on travaille beaucoup j'évoquais tout à l'heure les trois piliers qui sont les notes à Éculi éducation et en deux arrive la transition écologique
Justement qu'est-ce qu'on peut faire ? Parce que c'est aussi une des questions qu'on se pose on est dans un climat un peu complexe c'est des sujets difficiles beaucoup de gens souffrent des coûts anxiétés on se dit nous tous seuls dans notre camp on ne peut pas faire grand chose mais est-ce qu'un élu peut faire quelque chose à l'échelle d'un territoire ?
Et quoi concrètement ?
Vous savez je m'amusais dans la semaine à regarder le Twitter du maire de Grenoble qui essayait de définir ce qu'était une gestion écologiste il parlait d'alimentation bio et locale de repas végétariens de places piétonnes d'écoles dans les parcs de cours végétales d'isolation thermique et d'accessibilité pour tout le monde j'ai pouffé de rire pardonnez-moi c'est exactement ce que je fais à Éculi depuis des années et ce que font de très nombreux collègues maires de ma famille politique sur ce territoire et ailleurs donc à un moment donné il faut qu'on soit capable de casser cette idée folle selon laquelle seuls les écologistes seraient capables de prendre des mesures et de gérer des collectivités de manière à nous préparer à la transition écologique ou en tout cas au réchauffement climatique et au dérèglement climatique
ce qui est étonnant d'ailleurs parce que quand on en parle avec des élus écologistes je fais presque la question à l'envers c'est-à-dire qu'il y a une conscience écologique et en même temps l'écologie politique à part ici à Lyon mais d'un point de vue national n'avance pas non plus est-ce que ça vous semble logique parce que sinon normalement ils auraient dû avoir un président écolo
je pense qu'on a cette capacité surtout dans la famille politique qui est la mienne à essayer d'avoir des sujets de manière pragmatique et surtout de faire preuve de pédagogie pour convaincre je le dis souvent quand on est maire quand on est élu je préférerais toujours convaincre que contraindre et face à nous on a des gens qui passent leur journée à nous culpabiliser qui passent leur journée à avoir des positions dogmatiques qui passent leur journée à interdire à réglementer là où moi mon pari c'est de responsabiliser et je pense qu'il faut avoir une approche beaucoup plus positive de ces sujets et de ces enjeux-là et puis surtout faire preuve d'humilité Béatrice de Monti et du Lyonnais qui intervenait sur une table ronde justement à Éculi disait quand le maire de Lyon est élu une de ses premières déclarations c'est de dire à Lyon on va régler le problème du changement climatique mais quel manque d'humilité vous le disiez très justement on se doit les uns et les autres de faire des efforts mais à un moment donné c'est pas la ville de Lyon c'est pas ce qui se passe à Éculi qui va régler le problème du dérèglement climatique au niveau mondial pour autant il faut encourager nos concitoyens à changer leurs pratiques à changer leurs habitudes de vie et c'est ce qu'on essaie de faire et c'est ce qu'on fait soi-même je sais pas comment vous fonctionnez mais moi j'essaie de me fixer par exemple des petits défis des choses toutes bêtes par exemple j'ai décidé il y a quelques mois de passer deux jours par semaine sans utiliser ma voiture alors voilà je sais que j'ai deux jours dans la semaine ou je me débrouille autrement et j'essaie de trouver des solutions c'est pas ça qui va changer
je n'ai pas fait que je choisir je pense que c'est ma femme qui prend la voiture et du coup je fais tout en transport en commun ou en vélo mais oui c'est pour dire
que c'est avec ce genre de petits comportements et on en parle beaucoup avec un certain nombre d'élus locaux j'en parlais avec Pierre Oliver le chef de file sur Lyon j'en parle avec des maires remarquables sur ce territoire Véronique Sarcelli qui fait des choses top à Sainte-Foy-les-Lyon Jérémy Bréau à Bon Julien Smaty à Rio-la-Pape Jérôme Moroge
c'est vrai que même la droite c'est clairement en parler de ces sujets mais peut-être n'en parler pas de la même manière
je pense qu'on a eu des fausses pudeurs vous savez souvent à droite on a ce complexe du bon élève c'est-à-dire qu'on fait les choses correctement on les fait bien mais on culpabilise parfois on communique pas assez et je crois que l'une de nos fautes ces dernières années c'est d'avoir abandonné tout ce pan à des gens qui sont en réalité des élus d'extrême gauche point barre ils ont fait du sujet écologique un fonds de commerce mais quand vous voyez la manière dont sont gérés les transports en commun sur cette agglomération quand vous regardez qu'on refuse le Lyon-Turin ça interroge quand même sur la réalité des convictions en faveur du changement climatique on sent qu'il y a une volonté chez eux une fois de plus de cliver à partir de ces sujets-là alors que pour moi il n'y a pas plus rassembleur et fédérateur que ces projets-là quand je discute aujourd'hui avec mes habitants quand on discute quand je vais beaucoup dans les écoles je le disais l'éducation c'est une priorité on voit bien que la nouvelle génération elle ne se pose pas la question de savoir si c'est de droite ou de gauche c'est qu'est-ce qu'on fait concrètement pour améliorer les choses et à Éculi une fois de plus on n'est pas forcément plus malin et plus intelligent que les autres mais on a fait énormément depuis le début du mandat sur la récupération d'eau sur les mobilités douces sur la rénovation énergétique et on n'a pas attendu d'avoir le maire de Lyon ou le président de la métropole pour nous expliquer comment faire je vous rassure
je n'étais pas inquiet mais c'était intéressant que vous me le précisiez est-ce que vous entendez quand même cette nécessité ou peut-être que vous n'en en avez pas une d'ailleurs de l'accélération c'est-à-dire qu'à un moment ça va quand même peut-être de plus en plus vite il faut prendre des mesures de plus en plus importantes c'est aussi ça qu'ils nous disent les élus de la majorité écologique c'est qu'il faut changer de braquet aller plus vite aller plus loin ça vous l'entendez aussi ?
Mais bien sûr qu'on l'entend et une fois de plus qu'on le fait au quotidien mais une fois de plus est-ce qu'on est obligé d'opposer en permanence les uns et les autres ? Est-ce qu'on est obligé de fustiger et d'accuser les automobilistes d'être la cause de tous les maux sur cette agglomération ? Est-ce qu'on est obligé de reprocher aux personnes qui mangent de la viande de contribuer activement au réchauffement climatique ?
Une fois de plus faisant preuve d'abord un d'humilité et deux ne soyons pas démagogiques essayons de retrouver un petit peu de bon sens et vous savez Éculi on n'a pas à rougir je le dis souvent ça fait des années je reviens à l'histoire on est une ville verte avec énormément de patrimoine arboré et pendant les épisodes de canicule qu'on a traversé et qu'on traverse encore moi je suis toujours ravi parce que là je suis dans vos studios à Lyon mais quand je vais remonter à Éculi tout à l'heure je sais que j'aurai entre 3 et 4 degrés d'au moins et ça une fois de plus c'est pas grâce à Grégory Doucet ou à Bruno Bernard
Est-ce qu'il y a des sujets sur lesquels vous avez l'impression que vous pourriez vous entendre ? On parlait évidemment des questions de mobilité je sais que c'est un sujet qui fâche est-ce que pour connaître effectivement bien votre commune puisque je n'habite pas très très loin c'est une commune qui n'est pas forcément facile d'accès entre guillemets tout en étant pas loin mais est-ce que les sujets de mobilité c'est des sujets qui sont importants pour vous sur la régularité sur les bus est-ce qu'on vous a tendu la main un peu pour avancer ensemble sur les voies lyonnaises il y a eu des sujets aussi
C'est toujours compliqué et une fois de plus ce que je dis souvent sur cette agglomération dans l'histoire on a su sur certains sujets qu'il méritait s'affranchir un peu des clivages politiques le sujet des mobilités c'est un bon exemple moi je ne sais pas ce qu'est un métro de gauche ou un métro de droite en revanche je sais ce que c'est qu'un métro qui fonctionne et actuellement ce n'est pas le cas quand on voit que la ligne B a été en panne un jour sur trois sur l'année 2022 ce n'est pas comme ça qu'on va inciter la population à préférer le transport en commun plutôt que le véhicule individuel et on a un certain nombre d'élus là encore à nous investir sur ces sujets là Gilles Gascon est très actif le maire de Saint-Priès qui fait des choses très intéressantes en la matière Philippe Cochet aussi et donc je crois qu'on a la responsabilité d'investir très fortement dans ces sujets là et de trouver des accords avec la métropole mais aujourd'hui c'est aussi un problème de méthode qui est souvent pointé c'est qu'on a trop souvent le sentiment de ne pas être écouté c'est-à-dire qu'on apporte notre contribution on essaie d'être constructif et parfois on a le sentiment que ce qui nous est proposé est à prendre ou à laisser et ça ne peut pas fonctionner ça ne doit pas fonctionner comme ça a fortiori sur ce territoire avec l'histoire qui est la sienne
On discute beaucoup de ces sujets on fait de la pédagogie parce que je pense que c'est un des éléments importants dans les dernières études on voit apparaître une nouvelle tendance de remonter des climato-sceptiques ou de ceux qui doutent sur la responsabilité de l'être humain dans les évolutions est-ce que ça vous parle est-ce que vous le sentez est-ce que vous le comprenez est-ce que vous avez un sujet
Sur ces sujets-là comme sur beaucoup d'autres j'observe qu'on est de plus en plus dans l'irrationnel et je pense que dans le monde politique comme dans la société en général il faut qu'on retrouve un peu de raison et qui est-ce qui incarne la raison ?
C'est les scientifiques moi je regarde ce que nous disent très régulièrement les experts du GIEC et la vérité elle est là on ne peut pas continuer de raconter n'importe quoi et dire que l'être humain n'est pas responsable du dérèglement climatique je pense que à part en étant d'une mauvaise foi absolue ou en s'appelant Donald Trump c'est quand même très compliqué de le faire une fois de plus en revanche il ne faut pas culpabiliser les gens parce qu'on suscite aujourd'hui de l'anxiété ce qu'on appelle parfois l'éco-anxiété on voit des jeunes qui sont perdus par rapport à tout ça et moi j'ai envie qu'on aborde ces sujets-là de manière positive et optimiste moi je crois au progrès je crois à la recherche je crois à la science je crois au développement et l'être humain dans toute son histoire a toujours su s'adapter aux évolutions et je suis convaincu que le génie d'être humain et le génie français en particulier saura nous donner les atouts pour demain faire face à ces sujets-là qui sont cruciaux
alors maire on le voit bien c'est en plus de votre activité quelque chose qui vous prend beaucoup de temps comment est-ce qu'on garde le recul comment est-ce qu'on prend de la hauteur justement quand on est confronté à des moments compliqués difficiles est-ce que vous vous avez été comme un certain nombre de vos collègues d'ailleurs soit agressé soit molesté soit bousculé parce qu'on a l'impression aussi que la fonction de maire l'autorité vous parlez des notions de sécurité est-ce que ça vous le ressentez aussi dans une société qui est de plus en plus peut-être clivée peut-être de plus en plus violente comment on assure ça
bien évidemment qu'on le ressent mais c'est vrai pour un instituteur enfin pardon un professeur des écoles c'est vrai pour un principal de collège c'est vrai pour un policier c'est vrai pour un agent d'accueil dans n'importe quelle entreprise ou n'importe quelle collectivité donc oui les maires on n'est pas épargnés par tout cela et je crois qu'on a cette nécessité d'essayer de toujours faire preuve de sang-froid même si c'est parfois compliqué et d'essayer de comprendre qu'aujourd'hui je le dis souvent la société va mal nos concitoyens ne vont pas bien et donc notre rôle c'est plutôt d'essayer d'apaiser de trouver des réponses de donner des explications plutôt que d'aller encore monter les uns contre les autres et créer du clivage sur du clivage qui est déjà particulièrement exacerbé vous comprenez
vos collègues maires notamment dans un certain nombre de départements ou peut-être de petites communes qui démissionnent parce qu'ils n'y arrivent plus le président des maires de France David Lissnard en parle régulièrement il y a une commission qui a été créée là-dessus comment est-ce qu'on fait pour restaurer l'autorité parce qu'on se dit que s'il n'y a plus de maires je ne sais plus ce qui reste dans nos communes
le problème c'est qu'on a face à nous de quoi on aurait besoin pardonnez-moi mais je vais refaire un peu d'histoire mais depuis mai 68 on a face à nous une idéologie d'extrême gauche qui vise à déconstruire tout ce que notre société compte de repère le résultat est là aujourd'hui on vit dans cette espèce de relativisme ambiant où on nous explique que tout se vaut que rien n'est grave on vient mettre à mal tout ce qui fait figure d'autorité et je reviens aux exemples que je prenais le policier le professeur des écoles le maire et donc oui je comprends qu'un certain nombre de collègues se décourage mais on se doit aussi de se battre en tout cas moi vous l'avez compris j'ai l'énergie j'ai le tempérament pour ne pas baisser les bras et il faut aussi et je le dis on a une responsabilité le politique c'est que souvent les politiques disent trop aux gens ce qu'ils veulent entendre je pense qu'on est là pour défendre les convictions et ça m'est arrivé sur quelques sujets avec Uli on nous reconnait toujours quand on défend des convictions même si on n'est pas d'accord avec nous
qu'est-ce que vous faites alors du coup pour prendre ce recul nécessaire et conserver l'énergie alors je crois que c'est pas un secret et on vous voit régulièrement pour ceux qui vous suivent sur le réseau vous êtes un grand sportif et un fan de course est-ce que c'est ça qui vous permet de garder peut-être soit du temps pour vous de l'énergie qu'est-ce que vous faites de votre dimanche c'est souvent ma question demain c'est dimanche vous faites quoi en fait
je vous l'avais dit je fais d'abord beaucoup de sport et puis aussi j'écoute beaucoup de musique j'ai eu la chance de faire quelques concerts ces derniers mois notamment dans le cadre des nuits de fourvière et je pense que c'est important aussi d'aller au cinéma je suis allé voir pas mal de films cet été
est-ce qu'il y en a un qui vous a marqué en particulier dont vous voudriez nous parler d'ailleurs ?
il y a un truc qui m'a marqué c'est le concert de pommes à fourvière qui était un moment assez magique je dois le dire d'abord c'est une artiste que j'apprécie beaucoup de Caluire qui est lyonnaise qui est effectivement de Caluire qui a grandi à Caluire et Cuire et voilà c'est une artiste avec une grande sensibilité qui a des engagements politiques qui sont pas forcément d'ailleurs les miens qui a des convictions qui sont parfois différentes mais qui exprime des choses très fortes avec beaucoup de sensibilité et de qualité et moi ça m'interroge parce que je pense que le politique il doit aussi comprendre la société dans laquelle il évolue et pour ça il faut aller voir des expos il faut aller écouter des artistes
derrière le mer et l'air il y a un coeur qui bat en fait
évidemment qu'il y a un coeur qui bat il y a surtout quelqu'un
qui est curieux de tout mais c'est intéressant d'entendre aussi effectivement ces petites voix de la société qui s'exprime effectivement par l'artiste
et puis on a besoin de culture on a besoin d'art on a besoin de belles choses fortes de tout ce qu'on se dit depuis tout à l'heure heureusement qu'on a cette capacité à nous élever grâce à la culture
et entendre des choses aussi positives et inspirantes alors vous parlez de musique vous savez qu'il y a une tradition qu'on va conserver cette saison parce que je trouve que c'est un moment sympa je vous ai demandé de choisir peut-être un morceau soit celui que vous avez le plus écouté soit qui vous parle soit qui vous plaît qu'est-ce que vous auriez choisi pour qu'on se quitte en musique ?
Alors il y a deux choses d'abord j'aime beaucoup le dernier album de Jane l'artiste toulousaine que j'ai écouté une bonne partie de l'été mais pour revenir sur ce que j'évoquais à l'instant il y a une chanson de Pomme que j'ai particulièrement appréciée durant son concert et que j'écoute beaucoup en boucle qui s'appelle Nelly et c'est une chanson qui est un hommage à Nelly Arcand qui est une figure féministe très connue canadienne qui s'est donnée la mort à l'âge de 36 ans et qui a énormément écrit elle a écrit plusieurs ouvrages et c'est une chanson qui moi me fait beaucoup de bien c'est une chanson je pense de la part de Pomme très personnelle et en tout cas oui c'est un son qui m'accompagne beaucoup ces derniers temps
C'est sujet d'ailleurs on n'en a pas à reparler mais de la fragilité des violences faites aux femmes c'est aussi des choses sur lesquelles vous êtes très attentif
C'est un de mes combats on le fait à Éculi en partenariat avec d'ailleurs les communes du secteur ce qu'on appelle la conférence territoriale des maires on a lancé un dispositif assez innovant en la matière et j'allais dire malheureusement ça marche c'est à dire qu'on a identifié beaucoup beaucoup de cas de femmes victimes de violences j'avais là encore lors de ma rentrée à Éculi la députée européenne Nathalie Conner-Osterlet qui nous a présenté un petit peu ce qui se faisait au niveau européen en la matière et on voit que la France on est quand même encore singulièrement en retard et donc je compte là aussi porter ces sujets au sein de ma famille politique et au-delà parce que je crois que la responsabilité d'un élu quel qu'il soit c'est de prendre en charge et de défendre les plus fragiles c'est vrai pour les personnes âgées c'est vrai pour les très jeunes enfants et en tout cas moi je ne me résous pas à évoluer dans une société où tant de violences sont faites aux femmes
Et bien ce serait le mot de la fin Merci beaucoup d'avoir accepté d'être notre premier invité de la troisième saison pour votre rentrée politique c'était un plaisir la semaine prochaine on recevra Camille Auger l'adjointe au maire de Lyon en charge de l'économie on parlera notamment des World's Guild ce sera autre chose bonne semaine à vous tous au revoir
C'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr Écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première