Potemkine Sarkozy
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« Nicolas Sarkozy vient de ressusciter une vieille idée russe de la fin du XVIIIe siècle, les chantiers Potemkin. »
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« Le 1er décembre dernier, il a voulu aller visiter un chantier de construction dans l'Essonne. »
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« il faisait si froid que normalement les ouvriers ne devaient pas travailler. »
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« Mais peu importe le code du travail, ce qui lui importait c'était la présence médiatique. »
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« il a demandé aux ouvriers de faire semblant de travailler, mais pour en avoir encore plus, encore plus, il a mobilisé des figurants. »
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« Et voilà, nous avons eu des images d'un chantier qui n'aurait pas dû fonctionner et qui fonctionnait avec des gens qui n'étaient pas du chantier. »
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« Pourquoi ? Parce que Nicolas Sarkozy est en train de perdre les ouvriers, les classes populaires, et il veut faire semblant d'avoir avec lui des ouvriers et les classes populaires. »
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« Au fond, puisque le peuple est en train de le quitter, il faut changer le peuple. »
- 1:13PrésentateurFait
« C'est la vieille formule de Bertolt Brecht, formule ironique bien sûr, et aujourd'hui Nicolas Sarkozy l'applique. »
- 1:21PrésentateurFait
« les français se rendent de mieux en mieux compte que la solution, l'avenir, c'est le patriotisme économique et social »
- 1:40PrésentateurFait
« ce patriotisme économique et social, qui est le fondement même du projet présidentiel de Marine Le Pen. »
Temps de parole
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Nicolas Sarkozy vient de ressusciter une vieille idée russe de la fin du XVIIIe siècle, les chantiers Potemkin. Le 1er décembre dernier, il a voulu aller visiter un chantier de construction dans l'Essonne. Un petit détail d'abord, il faisait si froid que normalement les ouvriers ne devaient pas travailler. Mais peu importe le code du travail, ce qui lui importait c'était la présence médiatique. Et donc, non seulement il a demandé aux ouvriers de faire semblant de travailler, mais pour en avoir encore plus, encore plus, il a mobilisé des figurants. Et voilà, nous avons eu des images d'un chantier qui n'aurait pas dû fonctionner et qui fonctionnait avec des gens qui n'étaient pas du chantier.
Pourquoi ? Parce que Nicolas Sarkozy est en train de perdre les ouvriers, les classes populaires, et il veut faire semblant d'avoir avec lui des ouvriers et les classes populaires. Au fond, puisque le peuple est en train de le quitter, il faut changer le peuple. C'est la vieille formule de Bertolt Brecht, formule ironique bien sûr, et aujourd'hui Nicolas Sarkozy l'applique. Alors que devant, je vais dire, cette mise en scène, mise en scène misérable, je crois que les français se rendent de mieux en mieux compte que la solution, l'avenir, c'est le patriotisme économique et social, ce patriotisme économique et social, qui est le fondement même du projet présidentiel de Marine Le Pen.
Et abandonnons les candidats de l'UMPS au théâtre. Au fond, la comédie française a peut-être des places à leur offrir.