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interviewLCI· 14 septembre 2025 45 min

Économies budgétaires : "Une cible à 35 ou 36 milliards d'euros, ce serait bien"|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] et bienvenue dans en toute franchise l'émission politique dominicale de LCI en partenariat avec le Parisien. Bonjour Yel Bron Pibet. Bonjour.

Soyez la bienvenue. Vous êtes toujours la première femme à présider l'Assemblée nationale. Vous avez été réélu en 2024.

Sébastien Lecornu, nommé à Matignon midi dernier. Ces premières annonces, on attend évidemment vos vos réactions. Comment pourrait-il réussir là où ces prédécesseurs ont échoué ?

Quels sont ses leviers pour faire passer ce budget de la France ? Vous nous le direz, on dira aussi un mot, c'est important, des suites de l'agression de la policier à Tourcoin. Toutes ces questions vous êtes posées par Harlet Chabot.

Bonjour Harlette, éditorialiste LC et Marcello Vesfred. Bonjour Marcelo, bonjourab du service politique du parisien et tout à l'heure Julien Arnaud viendra nous rejoindre pour vous poser ces questions du tac au tac. Mais d'abord trois trois interrogations, on va y revenir, ce sont des têtes de chapitre.

Je vous demande là de répondre par oui ou parel le Bron Pivet. Sébastien Lecornu a donc renoncé à supprimer les deux jours fériers qui étaient prévus dans le budget de François Baou. C'est un bon début.

Ça fait des semaines que je demandais euh la l'abandon de cette mesure. Donc je m'en satisfait et c'est très bien. Oui.

Donc faut-il suspendre la réforme des retraites ? Oui ou non ? Non.

Euh vous aviez reçu Yel Bron Pivet des menaces de mort et des messages des messages antisémites que vous aviez dénoncé. Hm hm. Est-ce que vous continuez de recevoir ce type de courrier ?

Bien sûr, près d'une dizaine au cours de l'été et donc oui, ça continue et ça s'est même amplifié pour tout vous dire. Merci. On va entrer dans le vif du sujet avec cette actualité et donc l'arrivée de Sébastien Lecornu, nommé par Emmanuel Macron très vite d'ailleurs euh à Matignon mardi dernier.

Il a donné hier soir dans la presse quotidienne régionale sa première interview et vous devez être contente parce que alors là c'est l'éloge du parlement, c'est l'éloge du fait parlementaire sous la 5e République dont il dit que le parlement a a plus importance que jamais. Je cite une partie des responsables politiques, y compris ceux qui seront au gouvernement vont devoir réinventer la manière de travailler avec les parlementaires. Vous l'avez vu Sébastien Lecornu jeudi matin, vous en avez parlé avec lui ?

Non, mais bien sûr, mais vous savez, moi avant même d'être président de la commission des lois, j'appelais un plaidoyer pour un parlement renforcé et donc je présentais beaucoup de pistes et je parlais un peu dans le vide. Et euh moi, j'ai toujours cru que l'Assemblée nationale devait retrouver pleinement sa place, avoir davantage de pouvoir, davantage de responsabilité. Donc évidemment, je ne peux que me réjouir d'avoir enfin l'écoute d'un premier ministre sur ce point.

Maintenant, il va falloir avoir des actes. Je prends note que il a le souhait de travailler beaucoup plus étroitement avec le parlement. C'est ce que nous nous sommes dit parce que moi je lui ai dit si tu veux que ça marche, il va falloir écouter l'Assemblée nationale.

Et donc euh moi je me réjouis que il soit sur cette lancée, c'est la seule voix possible et c'est la seule voie même démocratique possible puisque l'Assemblée nationale résulte du vote des Français il y a tout juste un an. Arlette, c'est ça la rupture parce que lors de la passation de pouvoir, il avait évoqué une rupture ou des ruptures qui ne seraient pas juste sur la forme, sur la méthode mais aussi sur le fond. On s'est tous interrogé, on a dit la rupture, qu'est-ce que c'est ?

Et ben c'est ça, c'est la travail parlementaire. sur le fond, il faudra lui demander, je ne suis pas à sa place en revanche sur la construction de la délibération, donner de la vision au parlement, avoir de la prévisibilité de nos travaux, tenir compte de ce que font les parlementaires, tenir compte des rapports parlementaires, tenir compte de notre avis, et bien ça me paraît être le bé àabas en fait de la politique. Bien, en tout cas, nous avançions par à coup.

Là, il nous faut avancer beaucoup plus en douceur et en collaboration et je crois que nous allons enfin y parvenir dans l'intérêt de tous. Il parle des ministres. Les ministres doivent se faire de travailler davantage avec le parlement.

C'est quoi les les àoups ? Il y avait des sujets qui venaient du lot. C'est terrible.

Ça paraît tellement évident qu'un ministre travaille avec le parlement et avec les personnes qui sont des élus de la nation. Mais c'est vrai que parfois ça n'était pas le cas. Parfois les ministres ne travaillaient pas en amont les textes avec le parlement.

Et donc on se familièement, je peux vous dire, on prenait parfois des textes un peu dans la figure comme ça au dernier moment qui devaiit être examiné très rapidement. Mais ça date pas d'hier hein, donc il s'agit pas de faire le procès de tel ou tel ministre, de tel ou tel premier ministre. J'ai envie de vous dire ça a été c'est l'histoire de la 5e République et c'est la raison pour laquelle on est beaucoup à plaider pour renforcer les pouvoirs du parlement pour que cela change parce que ce qui peut-être était possible avant avec des majorités absolues écrasantes et cetera ne les évidemment pas lorsqu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.

Donc les changements de méthode, moi ça fait depuis que je suis présidente de l'Assemblée nationale, depuis 3 ans que je le plaide à cette place là. J'en parlais avant. Si enfin on pouvait y arriver, mais je crois que tout le monde y gagnerait, nos concitoyens les premiers parce que ça permet de faire émerger des sujets de façon beaucoup plus constructive.

Marcelo, vous venez de dire tout à l'heure que vous vous félicitiez du fait que Sébastien Lecnu revienne sur l'idée de supprimer 2 jours fériers. Concrètement, il y a quand même 4 milliards à aller chercher. Comment vous compensez ?

Alors moi, j'avais avant l'été tracé des pistes pour ce budget notamment et je suis heureuse là aussi que le premier ministre prenne une de mes volontés qui était la réforme des collectivités territoriales. Moi avant l'été, j'avais proposé au président du Sénat, aux parlementaires de travailler sur une meilleure articulation des compétences. Boris Ravignon avait écrit un rapport pour dire que cette répartition des compétences, c'était entre 6 et 7 milliards d'économies par an.

Donc ça c'est une économie structurelle. Ça n'est pas du rabot, c'est juste de la meilleure efficience de l'action publique. Encore la semaine dernière, non, cette semaine, les parlementaires, les présidents de groupe m'ont dit autour de la table à l'Assemblée nationale, "Nous voulons avancer sur la réforme des collectivités territoriales.

Je suis heureuse que le premier ministre aujourd'hui dise banco avançons." Voyez là, il écoute le parlement et là nous avons une vraie piste d'économie structurelle et durable de 6 à 7 milliards par an, ça n'est pas rien. Donc c'est ça la compensation elle est là la question pas si la compensation est là mais en tout cas ce qui est sûr c'est que là nous avons une vraie piste économique en faut d'aut ça vous inquiète pas qu'il manque 4 milliards tout d'un coup sur les 44 milliards d'ailleurs 44 milliards c'est le bon niveau d'économie ou vous vous dites bon pour trouver un compromis ben on va baisser un peu la la ce qui est certain c'est que pour trouver un compromis il va falloir discuter si vous arrivez à la table des discussions en disant c'est ça ou rien et voilà le paquet de mesure qu'on propose et c'est ça ou rien ça ça moi j'appelle pas ça un compromis mais je n'appelle pas ça un compromis promis alors il n'était pas rentré dans le débat de dans le détail de la discussion du budget puisqu'il avait souhaité placer la trajectoire avant le détail des mesures.

Toujours est-il qu'il faut avoir de la réduction de la dette ? Évidemment, je pense que grâce à François Berou, il y a une prise de conscience dans l'opinion publique que cette dette, il va falloir s'y attaquer sérieusement. Et donc, je pense qu'il faut avoir un budget qui soit extrêmement ambitieux.

Pour autant, il faut discuter et donc il va falloir baisser cette ambition. Et donc, moi, je suis je pense que l'on peut arriver à un accord autour d'une somme qui sera un peu moindre. un peu moins.

C'est c'est-à-dire ça fait 30, ça fait 21,7. Si on si on pouvait avoir une cible à 35 36 milliards, je pense que ça serait euh ça serait bien. Il faut pas il faut pas faire n'importe quoi que personne autour euh dans la vie politique de notre pays ne veut faire n'importe quoi.

Maintenant, essayons de trouver le bon niveau qui nous permett de résorber cette dette et de nous inscrire dans une bonne trajectoire. d'être juste vis-à-vis de nos concitoyens, de sentir que l'effort est partagé par tous et que ça vaut le coup, que ça sert à quelque chose de faire des efforts. Je crois que ça aussi c'est fondamental.

D'où l'importance d'avoir un cap, d'où l'importance d'avoir une trajectoire pour que l'on puisse collectivement se projeter. Vous dites ne pas faire n'importe quoi. Alors peut-être que la décision de l'agence de notation Fitch de dégrader effectivement la note de l'offrance va empêcher les pouvoirs ou peut-être les politiques de faire n'importe quoi.

Est-ce que vous êtes sensible à cette décision de FIT ? L'ancien commissaire européen Thierry Breton dit la France passe en 2e division. Il a raison.

Je ne le crois pas. Non. la France reste un un grand pays et on peut lui faire confiance.

Maintenant, il faut queon ait cette ce sérieux budgétaire. Mais aussi, moi ce que j'ai noté dans ce que nous disent les Français, les investisseurs, un peu tout le monde, c'est on a besoin de stabilité et la stabilité finalement est aussi rassurante que euh cette trajectoire budgétaire. C'est pour ça qu'il faut faire les deux.

On ne peut pas se contenter de voter un budget et se dire "C'est bon, c'est fini, ça n'est pas fini." Et les Français nous demandent d'avoir l'assurance que pendant 18 mois jusqu'à la prochaine présidentielle, en tout cas jusqu'à la plus grand prochaine grande échéance, nous puissions nous entendre pour assurer cette stabilité et qu'il n'y ait pas une valse de gouvernement. Je pense que c'est aussi important que euh d'avoir cette trajectoire responsable de réduction de nos déficits.

Et donc, il faut un compromis notamment avec le Parti socialiste. Vous est-ce que vous diriez ce matin puisque vous êtes très insistante sur le compromis sur une trajectoire que le que ce compromis est indispensable aujourd'hui en coûte il est indispensable parce que c'est ce que les Français attendent en fait. C'est pas pour faire plaisir à un tel ou un tel.

Ça n'est pas un satisfite donné à telle ou telle politique menée, mais nous avons besoin d'un budget. Les Français attendent de nous que nous dotions la France d'un budget. Nous avons le temps devant nous, même si les échéances se rapprochent, mais vous voyez, on a un calendrier à respecter, on est encore dans les clous.

Et je pense que là quand on est responsable politique, quand on aime son pays, quand on aime les Français, on ne peut pas avoir une attitude qui serait une attitude de blocage. Maintenant, il faut des négociations. Les négociations sont difficiles.

Évidemment, on y va. Qu'est-ce qu'on met dans le compte ? Premier Arlette.

Alors, il semble que dans le camp du président de la République, c'est ses supporters, les Macronistes, se soient un peu convertis effectivement à imposer un plus fortement les plus riches. C'est pas de tabou, hein, c'est l'expression qui revient. L'ancien président du groupe, Sylvain Mayard, dit "C'est sans doute une connerie, mais bon, il faut peut-être passer par là parce qu'effectivement, il faut faire une concession.

Vous si vous êtes converti ou bien vous avez toujours pensé qu'au nom de la justice fiscale, il fallait effectivement demander un effort au plus riche ?" Je fais je fais partie des premières qui dans la majorité se sont exprimé sur ce point à nouveau avant l'été dans une interview dans la presse et j'ai réitéré à plusieurs reprises cette volonté de effectivement d'avoir un effort qui soit partagé et donc qu'il n'y ait pas de tabou et que nous regardions vers la taxation des plus hauts revenus et des plus hauts patrimoines. J'ai même demandé à ce que nous lancions une réflexion sur ce qu'on pourrait appeler les superhéritages ou les héritages aussi en rebond.

Vous voyez ces fortunes qui s'accumulent de génération en génération. Je pense que tous ces sujets doivent pas être tabou. Il faut de la justice, il faut de la justice fiscale.

Euh c'est important parce que à nouveau, autrement les Français vont se dire les efforts c'est sur quelques-uns, ça n'est pas acceptable. Les efforts, ils doivent être partagés. Et là aussi, moi je suis heureuse qu'on puisse avancer.

Voyez, on avance pas par coup, mais il faut que les choses maturent et dans l'opinion publique et dans la classe politique. Oui. Vous vous pensez que le chef de l'État lui et pourrait dire banco et jusqu'à maintenant ça a été quand même un un une ligne rouge pour lui cette cette questionlà.

Est-ce que quand vous l'avez rencontré lundi, est-ce qu'il vous a semblé qu'il était prêt à entrouvrir une porte ? Mais en tout état de cause, vous savez le budget, il doit être voté par l'Assemblée nationale et par le Sénat. Et donc euh c'est au groupe parlementaires euh de réussir à s'entendre sur ce point-là.

C'est important euh que effectivement il euh nulle part mais euh voilà le mais est-ce est-ce qu'il est plus de place au parlement madame Martichou ? Ça signifie que la décision elle se prend au parement et pas dans les petits cercles des conseillers du président de la République. C'est ça la 5e République et c'est ça une démocratie parlementaire.

C'est pas plus mal si on est en phase avec le président de l'exmajorité et de la famille à laquelle vous appartenez et donc est-ce qu'il est en phase avec vous faisons partie de sa famille politique. Donc évidemment maintenant nous n'avons pas besoin non plus d'un feu vert ou d'un feu rouge pour pouvoir avancer sur tel ou tel point. C'est ça à nouveau la démocratie parlementaire. pas besoin de feu feu vert ou feu rouge, y compris pour une taxe du man, cette taxe qui qui est poussée notamment par les socialistes qui consiste à taxer les plus haut patrimoines.

Mais là-dessus, moi j'y suis particulièrement opposé et là il s'agit pas en fait vous savez moi je ne prends pas mes numéro 1 des socialistes. Je prends pas mes ordres à l'Élysée, vous le savez très bien, je suis extrêmement indépendante et donc euh j'essaie d'avoir des positions que je construis et que qui sont qui m'apparaissent les plus justes possibles et les plus raisonnables. Je pense que la taxe Zucman n'est pas une bonne pige.

J'en comprends bien la philosophie et l'idée de cette taxation des plus hauts patrimoines, mais je pense que elle serait contre-productive. Je ne suis pas sûr de sa constitutionnalité et il faut quand même faire attention à cela quand on est législateur. En revanche, je pense qu'on peut imaginer d'autres mécanismes.

Je sais que le ministère du budget avait plusieurs choses dans son escarcelle. Donc regardons ensemble ce que nous pouvons faire dans cette direction. Personne ne doit dire c'est à prendre ou à laisser, autrement on n'y arrivera pas.

C'est une taxe du man par exemple édulcoré dans la mesure où elle ne taxerait pas le patrimoine professionnel. Il faut regarder tout ça. Mais en tout cas, moi je pense que telle qu'elle est présentée aujourd'hui, elle n'est pas acceptable et de toute façon, elle n'est pas constitutionnelle.

Rien ne serait pire que d'avoir un compromis avec les forces politiques de notre pays et d'avoir un budget qui serait retoqué par le Conseil constitutionnel le 28 décembre. Mais ça vous inquiète pas que les socialistes en aient fait un mantra ? Ils veulent de la justice fiscale et de la justice sociale.

Je partage cette volonté. Maintenant, il faut trouver les bons mécanismes et les bons mécanismes qui trouvent une majorité à l'Assemblée nationale. En fait, il faut aussi sortir de cette idée de se dire euh j'ai raison à moi tout seul parce que j'ai 100 députés, 66 députés, 49 députés et cetera.

Non, forcément là, il va falloir qu'on se réunisse et qu'on trouve le bon chemin ensemble. En tout cas, c'est vraiment ce que les Français attendent, vous savez de nous. Euh moi avant-hier, j'étais à la inauguration, on en reparlera peut-être parce qu'on parlera peut-être d'agriculture à la fois de l'essai dans la manche.

Euh les Français m'ont parlé mais voilà, il y avait lien donc ils m'ont offert un pain de la lande de l'essai que je puisse planter dans les jardins de l'hôtel de Laasset. C'était leur clin d'œil et j'étais à l'asset la veille dans la Mayenne. Donc voilà, les Français sur le terrain parce que je vais beaucoup sur le terrain me disent simplement essayer de trouver le bon chemin.

En tout cas, il faut mettre le maximum de nous pour essayer de le trouver. Alors, autre mrate socialiste, c'est la réforme des retrait. Alors, quand Elisabeth vous a demandé tout à l'heure faut-il de la suspende, vous avez dit non.

Mais là aussi, c'est quand même un totem. C'est exactement la même chose que l'impôt sur les plus riches. Donc, qu'est-ce que peut-on faire ? peut faire le premier ministre ?

Que peut accepter sa majorité guillemet à majorité relative mais on ne la suspend pas. Qu'est-ce qu'on fait ? On adapte ou on prend des mesures qui ont été discutées et presque adoptées lors du fameux conclave ?

Moi, je pense que la réforme des retraites illustre bien notre incapacité à euh collectivement pouvoir euh adopter euh des réformes qui ont un impact majeur sur la vie de notre pays sur des dizaines et des dizaines d'années. Et on voit bien qu'on narrive pas et qu'on a toujours euh des euh immenses frottements et la la réforme des retraites en est vraiment la meilleure des illustrations. Moi ce que je crois c'est que sur l'aspect totémique de l'âge, si certaines formations politiques continue à vouloir revenir sur les 64 ans, je pense qu'il faut le placer dans le débat présidentiel et demander au Français de trancher cette question lors d'une élection présidentielle. ilit tranché lors de l'élection puisque c'était dans le programme présidentiel du président de la République.

Veut dire qu'on continue continuer à appliquer la réforme et garder l'âge de la retraite. En revanche, il y a eu des discussions extrêmement intéressantes, des propositions faites notamment par la CFDT sur la question de la pénibilité, sur la question de la carrière des femmes. Et donc là-dessus, je crois que nous pouvons avancer.

Vous voyez, de la même façon, il y a un texte dont on parle plus mais qui est prêt et la CMP, la commission mixte paritaire a abouti, c'est le texte sur l'emploi des seniors et cetera qui avait été négocié entre organisation syndicale et patronale. Il faut l'inscrire vite pour pouvoir le rendre applicable. Il n'y a plus que 1 heure de lecture à l'Assemblée nationale.

Ne perdons plus de temps, avançons. Et donc quand nous parvenons à avoir des avancées pour les nos concitoyens avec les partenaires sociaux, ben je pense qu'il faut foncer. Et donc pénibilité, carrière des femmes.

Allons-y. Parce qu'on sait bien que les femmes, on n' toujours pas rééquilibré les choses malgré les effort des uns et des autres et c'est intolérable. Moi, j'en peux plus de voir des femmes qui vivent avec des retraites de misère euh alors que elles ont travaillé, qu'elles ont eu des gamins qui travaillons aussi là-dessus pour monter les revenus de ces femmes.

Voilà. Donc là-dessus, moi je pense qu'on peut qu'on peut avancer collectivement et qu'il n'y a pas besoin de tout renvoyer à 2027. Au contraire, euh moi j'aime, vous savez, on critique toujours la politique des petits pas.

Moi, j'aime bien la politique des petits pas parce que en faisant des petits pas, on avance très sûrement et c'est ça qui m'importe aujourd'hui plutôt que les grands soirs qui ne sont pas réalisables, faute de majorité. Alors, il y a il y a des petits pas qui commencent à inquiéter les patrons. Je sais pas si vous avez lu ce matin dans nos colonnes du Parisien, le patron des patrons, le le président du MEDEF, Patrick Martin, s'inquiète de des hausses d'impôts qui sont à venir et notamment en direction des entreprises.

Et il annonce que si ça continue, il y aura un grand mouvement de colère des patrons. Est-ce que vous l'entendez ? Est-ce que à force de lâcher du laiss sur des mesures et cetera, est-ce qu'il y a pas le risque que vous braquiez ceux qui aujourd'hui sont à la tête des entreprises et font d'une certaine façon la richesse du pays ?

Oui. Mais c'est pour ça justement qu'il ne faut pas prendre tel quel budget par exemple présenté par le Parti socialiste qui effectivement revient sur un certain nombre de mesures que nous avons adopté. Cette fameuse politique de l'offre que nous menons euh depuis près de 8 ans, elle a porté ses fruits.

On nen parle plus mais c'est euh 2 millions d'emplois créé. Et effectivement les 2 millions d'emplois créés, ils sont créés par les entreprises, par ces patrons euh qui créent de la richesse, qui créent de l'emploi et qui permettent à des familles de vivre dignement de leur travail. Donc évidemment, il ne faut pas déstabiliser ce que nous avons fait.

Il ne faut pas perdre la croissance que nous avons. La croissance c'est fondamental. C'est ça qui crée de la richesse, c'est la productivité et cetera.

Ça ne veut pas dire que chacun ne doit pas contribuer à hauteur de ses moyens. Vous savez, il y a un principe qui date de la révolution, c'est l'égalité devant les charges publiques. Et donc, il faut que tout le monde mette la main à la patte là pour queon puisse y arriver.

Patron compris, entreprise compris, mais je sais qu'ils le comprennent, je sais qu'il ne rechignent pas, mais pour autant, ils nous alertent et ils ont raison. Ne cassons pas le peu de croissance que nous avons. Ne revenons pas sur la politique de l'offre.

La France est redevenue le pays le plus attractif d'Europe parce que nous avons mené cette politique. Et donc ça, il faut absolument le préserver parce que ça concerne au premier chef, les Français. On parle des patrons mais quand on crée un emploi, c'est un salaire qui rentre dans une maison qui avant vivait peut-être du RSA, peut-être des allocations.

Donc c'est de la dignité, c'est du pouvoir d'achat que vous donnez aux Français. Donc c'est fondamental et il faut continuer dans cette dynamique. Mais pardon, vous euh euh la menace de effectivement de de Patrick Martin dans le dans le Parisien aujourd'hui, elle est claire.

Si on demande à nouveau un effort financier, une des taxes supplémentaires, des charges supplémentaires aux entreprises, bah ils n'iront pas dans la rue, dit-il. Mais il y aura des rassemblements de d'entreprises partout en France. C'est inacceptable.

Donc vous dites, vous venez de dire un effort à tout le monde de tout le monde, y compris les entreprises. Vous ne l'excluez pas vous. Le premier moi je ne l'exclus pas.

Le premier ministre doit avoir ce dialogue fécond avec le MEDF et avec les les fédérations d'entreprise. Vous sentez vous sentez quand même la crispation. On sent l'inquiétude parce que ils ne veulent pas qu'on fasse n'importe quoi.

Et en fait, on voit bien qu'il y a de la tension partout, qu'il y a de l'inquiétude et c'est la raison pour laquelle toutes ces tensions et toutes ces inquiétudes, il faut les entendre et il faut réussir à adopter un budget qui soit dans l'équilibre. l'équilibre c'est ce que disait François Baou et Michel Barnier avant lui il y a il y a un an et bien cet équilibre il faut le trouver avec les partenaires sociaux donc il faut les écouter il faut les recevoir. Je sais que le premier ministre va recevoir les organisations syndicales après avoir reçu les formations politiques.

Cela me semble de bonnes méthodes pour trouver le bon chemin. Mais en tout cas on retient que vous n'excluez pas vos taxations supplémentaires sur les entreprises ou le prélèvement exceptionnel qui ne serait plus exceptionnel. Il faut euh regarder.

Moi à nouveau, je ne suis ni dogmatique, je n'ai pas de tabou. Maintenant, je vous l'ai dit, mes lignes sont claires. Il ne faut pas que cela affecte la politique économique que nous avons mené et qui a porté un certain nombre de fruits qui profitent à tous les Français.

Pour un niveau d'économie, avez-vous fixé tout à l'heure entre 30 et 35 milliards ? Non, j'ai dit 35 ou 36 milliards. 35.

Et bien voilà, c'était bien de vous reposer la question. Il faut garder l'air dans le socle commun pour arriver à à cette stabilité à laquelle vous croyez. Il ne faut pas les perdre en route.

Qu'est-ce qu'il faut lâcher pour les conserver euh justement avec vous ? Échanger. On a on en a parlé évidemment beaucoup avec le premier ministre, avec le président de la République du Sénat.

Je pense qu'effectivement c'est important de continuer à souder. Euh depuis un an, nous avons appris à travailler ensemble et euh c'est quelque chose qui marche plutôt bien dans nos diversités euh sans dire que l'un égale l'autre et cetera. Donc moi, j'espère qu'on va pouvoir continuer.

C'est vrai que vous avez toujours été euh euh vous avez fait beaucoup pour le lien avec effectivement euh cette partie de l'ém. Qu'est-ce qu'il faut là aujourd'hui ? Ben, il faut continuer proposition précise pour faut continuer.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il faut avoir cette fameuse prévisibilité, ce pacte, ce contrat pour dire voilà ce que nous allons faire ensemble et ce que nous proposons à l'Assemblée nationale et aux Français. Donc ça, moi je crois que c'est c'est extrêmement important. par exemple cette réforme des collectivités territoriales.

Moi, j'y tiens mais je sais que le président du Sénat aussi y tient que pour les Républicains qui sont pour beaucoup d'anciens élus locaux et cetera, c'est important. Et donc je pense que là il y a matière. Après, il y a des projets de loi importants.

Je sais que Bruno Rotaillot avait présenté dans ma circonscrivion à Sartrouville son projet de loi sur les police municipal. C'est un projet de loi qui permettrait de renforcer ce que nous avions commencé à faire avec un avec un continuum de sécurité entre la police nationale et la police municipale. Ce projet de loi me paraît être intéressant, être utile au maire.

Donc c'est quelque chose qu'on pourrait travailler. Après, il y en a beaucoup. Maintenant, le temps nous manque évidemment.

Donc s'il se passe, il y a aussi des questions budgétaires, il va falloir faire des choix. Ils appartiennent évidemment au Premier ministre qui dispose de la majeure partie de l'ordre du jour gouvernemental, de l'ordre du jour du parlement. D'ailleurs, alors les républicains, ils tiennent beaucoup aussi à parler d'immigration.

Alors, l'aide médicale d'État transformée en aide médicale d'urgence. Est-ce qu'à votre avis bah on peut l'inscrire ou certains dans le groupe central pourraient accepter de l'inscrire dans ce fameux pacte ou bien est-ce que c'est assurément fâcher les socialistes que décider de l'y inclure ? Alors vous savez ça ne fâcherait pas que les socialistes, ça fâcherait je crois de très nombreux parlementaires de la majorité.

Sur ce sujet-là, nous sommes attachés à l'aide médicale d'État, pas de façon dogmatique, mais parce que elle est utile, elle est nécessaire dans un objectif de santé publique. Tous les pays qui accueillent des personnes qui viennent d'ailleurs ont des dispositifs pour procéder à pour les pour les soigner pour les soigner. Il y a des pays qui ont voulu renoncer l'Espagne par exemple en son temps et ils sont revenus sur cette mesure parce qu'ils se sont rendus compte que ça n'était pas une bonne idée, que ça n'était pas efficient et que ça n'était pas effectif.

Donc moi, je suis très favorable à ce que l'on reprenne ce fameux rapport dont on parle et que on puisse enfin l'appliquer ce que voulait faire François Beou, ce rapport Évain Stéphanini qui avait un certain nombre de propositions pour bien rationaliser, s'assurer qu'il y a pas de fraude puisque il y a de la fraude à l'AME, mais comme il y a de la fraude fiscale et qu'il y a de la fraude sociale et cetera, dès que vous créez un dispositif, il y a des contournements. évidire en sorte qu'il soit le plus efférifier qu'effectivement chaque dépense est nécessaire mais en aucun cas à mon sens il ne faut supprimer l'AME pour la transformer en AMU. Ce serait une erreur et je vous dis à nouveau, les rares pays qui s'y sont lancés en sont revenus.

Le le Est-ce que Bruno Rota doit rester selon vous ministre de l'intérieur ? Est-ce qu'il est à nouveau, on va pas composer le conseil le futur gouvernement sur votre plateau. En revanche, moi j'ai des très bonnes relations avec Bruno Retaillot.

Je lui je trouve que c'est quelqu'un un ministre très engagé et très sincère. Après, le premier ministre verra en liaison avec chacun des des parties du socle comment mieux organiser l'action gouvernementale et donc ils lui appartiendront, ils leur appartiendront de faire ces choix-là. En tout cas, moi je n'ai évidemment mais je n'ai pas à en avoir.

Vous voyez, je la stabilité au nom de la stabilité du continuum de l'action publique et politique, on a eu combien de ministres de la santé ? Combien de ministres de l'éducation nationale, combien de ministres des autres ? Combien ?

Non mais on est bien d'accord. Mais après, attendez, moi je suis présidente de l'Assemblée nationale, je vous dis que je veux que l'Assemblée nationale ait un rôle plus important, mais ce rôle plus important euh il faut aussi respecter nos institutions. Il y a un grand principe de séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif.

Je vais pas commencer à me mêler en tant que présidente de l'Assemblée nationale de la composition du pouvoir exécutif. Alors là, je suis désolé. Si jamais si jamais vous étiez appelé vous pour un poste par exemple régalien, je sais pas ministre des affaires étrangères, est-ce que vous quitteriez le perchoir pour justement essayer de consolider ce ce gouvernement ?

Évidemment non. Évidemment non. Je suis euh présidente de l'Assemblée nationale et euh j'ai eu la l'immense honneur d'être élu deux fois présidente de l'Assemblée nationale.

Je suis élue par mes concitoyens et par mes pères, par les parlementaires. Et en 2024, personne n'imaginait que je réussirais à être élu présidente de l'Assemblée nationale compte tenu des circonstances politiques et de la composition de l'Assemblée nationale. Les députés de la majorité et de l'opposition m'ont fait confiance.

Depuis 3 ans, je fais fonctionner cette assemblée nationale, elle tourne, j'ai un dialogue respectueux avec l'ensemble des groupes politiques et donc je veux continuer à exercer cette fonction. C'est là où je suis la plus utile en ce moment dans ce temps politique compliqué. Alors, personne ne vous contestera ça, mais vous n'étiez pas candidate, mais vous avez fait pardon des une offre de service.

Euh vous avez dit il y a quelques jours pour Matignon, je suis disponible, je veux servir mon pays. J'ai dit effectivement que compte tenu de la situation politique et de cette fragmentation et de ce besoin dont tout le monde parlait de dialogue de considération des groupes politiques que si on pensait que moi qui avais réussi à l'Assemblée nationale je pouvais être celle qui anime cette équipe à Matignon que je ne m'accrocherais pas à mon siège parce que d'cun pensait que je m'accrocherai à mon siège confortable de la présidence de l'Assemblée nationale où je suis inamovible. Et donc on aurait pu se dire et je crois que beaucoup se disaient "Oh là là, elle est bien, elle est bien au chaud, elle va préférer y rester." Ben c'est pas mon genre, je suis pas bien au chaud.

Moi, je prends, j'ai toujours pris des risques dans ma vie personnelle et politique parce que je mets au plus haut l'intérêt des Français et l'intérêt de mon pays. Voilà le sens de la démarche qui a été la mienne. Puisqu'on se dit tout euh ce matin.

Euh certains ont dit bah oui, elle est prête à aller à Matignon, elle pourrait même, il y a Elb Brun Pivet proposer au socialistes pour conclure un accord, pour favoriser le compromis, accepter ou proposer aux socialistes la présidence de l'Assemblée. On a même parlé de François Hollande donc vous démantez. C'est une rumeur, c'est en fait ce que moi j'avais imaginé et ce que j'imagine toujours c'était est-ce qu'on peut se mettre d'accord sur un grand pacte de stabilité, de responsabilité jusqu'en 2027 et mon idée c'était de dire en fait il faut nous mettre d'accord sur ce que nous allons faire ensemble h h et sur ce que nous n'allons pas faire ensemble et ce que nous réservons pour la présidentielle.

Ce que nous allons faire ensemble, c'est cette réforme territoriale, c'est la question de l'accès aux soins et je me réjouis aussi euh des premières annonces du premier ministre, la question du travail, la question de la jeunesse, la question du grand âge. Voilà, sur ces sujets par exemple, on pourrait se mettre d'accord et se dire voilà, on va travailler ensemble et puis on dit les retraites, l'âge et cetera, on le laisse pour 2027. Et dans ce pacte de gouvernement et de stabilité de responsabilité, on aurait très bien pu envisager un pacte plus global qui comprenne les postes à l'Assemblée nationale.

Comme vous le savez, il y a des vice-présidences, il y a des présidences de commission. Tout va être mieux. C'est ce qui se passe dans des démocraties matures où on essaie de répartir un peu les fonctions.

Et bien ça aurait pu être une voie. Ça n'est pas la voix euh pour le moment que l'on a choisi mais en tout cas moi je suis toujours très favorable à ce dialogue et c'est ce que j'essaie de faire la méthode sur la méthode. Est-ce que le gouvernement devrait s'engager à ne pas utiliser le 493, à ne pas passer en force ?

Sébastien Lecnu ce matin dit plutôt que il souhaite se garder ce levier. Mais quel est votre avis ? Moi, je trouve toujours très très bizarre qu'on se prive d'un outil constitutionnel et un outil qui permet de pouvoir avancer à l'Assemblée nationale parce que vous savez le 493, il a été aussi imaginé pour combattre l'obstruction parlementaire dès l'origine.

Et moi, je force de constater que parfois on a de l'obstruction qui viennent de certains groupes politiques et donc oui, il ne faut pas se priver de cet outil pour mais pour pouvoir avancer pour pouvoir par exemple faire face à de l'obstruction ou à des blocages qui seraient des blocages dogmatiques. Mais en revanche, je l'invite vraiment et le sait et c'est ce qui son souhait à essayer au maximum de trouver des majorités à l'Assemblée nationale. Comme vous le savez, l'usage du 493 de toute façon est extrêmement limité.

Euh Yel Bron Pivet, les débats dans l'hémicycle vont reprendre. Vous allez nous dire à quelle date. Quel est le texte qui pour vous est prioritaire ?

Compte tenu du fait qu'il y en a beaucoup euh qui sont dans l'antichambre hein. Il y a un embouteillage. Il y avait des textes qui étaient euh entre le Sénat et l'Assemblée, des textes qui doivent arriver à l'Assemblée.

Le texte qui vous semble important. Alors moi je pense que sur la fin de ce mandat, le texte qui me semble fondamental, c'est le texte et la réforme sociétale sur la fin de vie. Alors, je ne dis pas aujourd'hui que c'est le un texte urgent dans cette rentrée.

Ce que je dis, c'est que il faut que nous aboutissions à la fin du processus parlementaire avant la fin du quinquena sur ce texte sur la fin de vie. Et donc, j'ai demandé au premier ministre, j'ai demandé au président du Sénat de ne pas changer le calendrier de ce texte parce que je ne sais pas si vous vous rappelez, si on fait un petit retour en arrière, le texte avait été interrompu par la dissolution. Puis après Michel Barnier a reporté l'examen de ce texte.

Puis François Bairou a reporté l'examen de ce texte et moi je ne supporterai pas un troisème report. Donc ce texte a été examiné à l'Assemblée et voté à l'Assemblée très largement par les parlementaires. Il est inscrit au Sénat.

Il doit être examiné en séance publique à partir du 7 octobre et voté le 21 octobre. Et moi, j'entends que ce calendrier soit tenu pour que nous puissions avoir un espoir d'en terminer. J'en ai parlé évidemment premier ministre parce que il le dira je l'espère plus tard mais en tout cas moi c'est vraiment mon souhait parce qu'autrement le texte est enterré.

Ne nous faisons pas d'illusion. Si on respecte pas le calendrier au Sénat qu'on enterre le texte et qu'on ne le votera pas sous ce quinquena. Et ça pour moi c'est inacceptable parce c'est un texte qui est attendu par les Français.

Après si on regarde quelles sont les urgences ? Moi, j'ai des textes qui sont prêts. Il y a le texte dont on a parlé sur l'emploi des seigneors, c'est un texte important.

Une heure dans les Mexiques, c'est tout. J'ai un texte sur la cybersécurité, c'est important parce qu'on voit bien que on a de plus en plus d'ingérences des pays étrangers. Il faut sécuriser nos collectivités, nos entreprises.

Ce texte est prêt. Il a été adopté à l'unanimité en commission il y a 3 jours. Il y a évidemment, moi je pense les sujets sur la sécurité dont je vous ai parlé.

On a des textes importants sur les outres mères. Manuel Vas avait préparé un texte sur la vie chère. Il est prêt, il était inscrit.

Sébastien comme moi, on est particulièrement attaché à nos outre mères. Je crois que ce texte sur la vie chère doit être examiné aussi. La réforme de l'actuelle par exemple, c'est un texte comme vous le savez qui a eu un chemin parlementaire difficile.

Donc il faudra regarder comment on peut continuer à avancer peut-être de façon plus sereine sur le budget. Pardon. Euh on sera vous serez nous serons dans les temps.

Alors le budget très concrètement pour que tout le monde comprenne en fait il doit normalement la copie doit être présentée au Parlement le 7 octobre pour que les parlementaires puissent se réunir et travailler dessus sur cette copie en commission. J'ajoute quand même que depuis le début du mois de septembre tous les parlementaires travaillent sur le budget. J'ai des rapporteurs pour avis, des rapporteurs pour spéciaux qui travaillent sur le budget de notre pays et le texte doit les débats doivent commencer mi-octobre dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale pour ce que nous avions prévu un vote le 21 octobre.

Allez, encore beaucoup de questions. Marcelo, on a parlé du Parti socialiste, on a parlé de L, on n pas parlé du Rassemblement national. Oui, tout à fait.

Alors, est-ce que est-ce qu'il faut aller le Rassemblement national qui tient d'ailleurs il y a un grand meeting aujourd'hui à à Bordeaux veut accélérer vraiment le tempo, dissolution, même une démission si enfin même d'une élection présidentielle anticipée. Est-ce que vous pensez qu'il joue le chaos ? Mais il y a effectivement dans notre pays certains euh partis politiques.

Vous parlez du Rassemblement national d'un côté, mais on peut parler euh de la France insoumise de l'autre qui cherchent effectivement à ce que nos institutions euh disfonctionnent pour pouvoir euh en tirer profit. Alors euh par différentes méthodes, le Rassemblement national appelle à la dissolution, mais on voit bien ce qu'il y a euh derrière euh leur tête et LSI appelle directement à la destitution du président de la République. Ils ont d'ors et déjà déposé sur le bureau de l'assemblée de signatures procédures de destitution de une après l'autre avec effectivement une centaine de signataires puisqu'ils ont réussi à gagner à cette procédure certains députés communistes et certains députés écologistes.

Moi, vous voyez quand je parle de pact de stabilité, c'est pour assurer la stabilité de notre pays. C'est certainement pas pour avoir d'un côté une démission, une destitution, une solution. Donc il joue le chaos évidemment et nous nous ne devons pas l'accepter, nous ne vons pas surtout le laisser faire.

Et là, moi c'est mon rôle en tant que président de l'Assemblée nationale d'assurer cette stabilité, d'assurer le fonctionnement. Et à nouveau, les Français, on parlait tout à l'heure des chefs d'entreprise qui ne voudraient pas telle ou telle mesure, mais la plus grande chance que chose que les chefs d'entreprise nous demande, c'est la stabilité. C'est dire moi, est-ce que je peux investir en janvier, en mars, l'année prochaine, comment je peux me projeter ?

Et bien justement avec ce pacte de stabilité, de responsabilité, sans dissolution, sans démission, sans destitution, on leur offre cette nécessaire stabilité qui leur permettra de se projeter et permettra à tous les Français de se projeter. Alors sur Arlette, est-ce que lorsque le président de la République, ex-président de la République Nicolas Sarkozy dit que après avoir reçu Jordan Bardella que le RN fait partie de l'arc républicain, est-ce que vous êtes d'accord ? Est-ce que vous avez été surprise par cette déclaration ?

Est-ce que pour vous ce qui se profile peut-être assez rapidement, c'est une alliance des droites ? On sait que certains la prôent cette alliance des droites euh allant des Républicains au Rassemblement national et on les entend hein, vous venez dans de citer le président Sarkozy. Je sais pour en discuter avec d'autres républicains qui ne la souhaitent pas et donc on sent bien qu'il y a une ligne de fracture et que finalement le bouget qu'avait fait en 2024 alors patron des républicains et qui n'avait entraîné personne derrière lui finalement n'a pas manifestement complètement réglé la question de cette union des droites.

Ce que dit Nicolas Saroque ou c'est une évidence ? Non, moi ça me choque. Moi ça me choque parce que mais comme certains disent, nous voulons une primaire du centre jusqu'à Sarah Knafo mais en fait c'est pas ce type c'est pas possible.

C'est pas possible parce que nous ne partageons pas les mêmes valeurs et nous ne partageons surtout pas le même projet politique mais donc c'est clair. Que Julien Arnaud tiens nous rejoigne et pendant qu'il arrive une question. Très concrètement, début octobre, les postes clés de l'Assemblée nationale sont remis en jeu, c'est-à-dire les postes de vice-présidence, de présidence de commission et cetera.

Pour l'instant, le Rassemblement national qui pourtant le premier groupe n'est pas représenté. Est-ce que vous souhaitez au nom de la représentativité du de ces fonctions qu'ils aient euh des postes clés ? Moi, je souhaite que tous les groupes politiques présents à l'Assemblée nationale aient une place au bureau de l'Assemblée nationale.

Il y a aujourd'hui trois groupes qui n'en font pas partie parce qu'on parle souvent du Rassemblement national, mais il y a aussi le groupe UDR présidé par Eric Sioti et il y a aussi le groupe Modem présidé par Marc Fenot qui n'ont pas de siège au bureau de l'Assemblée nationale, plus haute instance de l'Assemblée nationale. Ça n'est pas normal. Et donc mon souhait, tel que je l'ai exprimé tous les présidents de groupe que j'ai vu en tête à tête au mois de juin dernier, c'est que chaque groupe soit représenté au bureau de l'Assemblée nationale.

J'espère que nous y parviendrons. Pour moi, c'est un souci vraiment démocratique. Chaque voix compte.

Chaque voix compte. Et donc chaque voie doit compter dans le plus petit de nos villages jusqu'aux plus hautes instances démocratiques de notre pays, l'Assemblée nationale et le bureau de l'Assemblée nationale. Je continuerai à plaider pour cela.

Après, comme vous le savez, il me faut un accord des groupes politiques. C'est compliqué parce que certains ne sont pas sur cette ligne là, sont justement excluants. Ça n'est pas mon cas.

Je considère chaque parlementaire, je ne fais jamais le trait entre les députés. Alors Julien euh je vous assure très vite on vient vers vous mais une question très rapide parce que vous êtes très attentive à ce que disent les Français à ce qu'ils pensent aller sur le terrain et vous voulez de la stabilité mais les Français à 61 % sondagif pour LCI ils veulent la dissolution, ils la souhaitent. Voilà.

Mais euh il est-ce que vous vous préparez à une dissolution si le budget évidemment devait ne pas être adopté ? Non, je ne m'y prépare pas parce que je ne me mets pas dans cette hypothèse là. Moi, à la place qui est la mienne, mon job, c'est de faire fonctionner euh l'Assemblée nationale et de mettre toutes mes Frances dans la base.

Évidemment, quand même, alors ça c'est un sondage parce que je peux vous dire que moi euh à nouveau sur le terrain à la foire de l'essai, j'en ai pas un qui m'a euh parlé de dissolution et j'ai rencontré des centaines et des centaines de Français et de la même façon en réunion publique la veille devant plus de 300 personnes chez Yannick Fevnec dans la Mayenne, personne ne m'a parlé de dissolution et de leur souhaite dissolution. Donc méfions-nous quand même et rentrons plutôt aussi dans la complexité des choses. Je pense que peut-être qu'ils veulent des solutions si l'assemblée était complètement bloquée.

Maintenant mon job c'est de faire en sorte qu'elle soit pas bloquée et comme ça cette envie de dissolution disparaîtra. Julien Arnaud réponse courte s'il vous plaît madame la présidente de l'Assemblée. Faut-il interdire TikTok, la plateforme chinoise, Instagram, Snapchat, bref les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ?

Je suis assez favorable. Oui, un délit de négligence pour sanctionner les parents irresponsables qui exposent trop leurs jeunes enfants au réseau. Ça c'est une bonne idée.

Je suis pas fan. Moi, je préfère J'aime pas la sanction comme ça éducative. En revanche, accompagnons les parents sur le plan éducatif par rapport aux réseaux sociaux.

Aidons-les et alertons-les parce que bien souvent ils n'ont pas conscience forcément de la dangerosité de ces réseaux, du temps que leur enfant passe dessus. Donc plutôt soyons dans l'éducation parentale à cet égard l'éducation de la société parce que nous aussi on les utilise trop les réseaux sociaux et nos portables. Donc soyons tous maintenant vigilants et conscients de leur danger.

La reconnaissance de l'État palestinien à l'assemblée générale de l'ONU à New York le 22 septembre prochain. La France en tête. Est-ce le bon moment ?

Alors je trouve que la démarche et ce qui s'est passé à l'ONU hier était extrêmement important. Je sais pas si vous avez vu la la déclaration qu'ils ont tous endossé et en fait ça en ça nous emmène sur le chemin de cette reconnaissance de l'État palestinien ce qui est une bonne chose et en même temps vous avez vu des signataires qui ne reconnaissent pas l'État d'Israël et qui dans cette déclaration reconnaissent l'État d'Israël et donc ça avoir ce double mouvement que le président de la République a initié de double reconnaissance d'Israël et d'un état palestinien ça c'est la bonne voie et je trouve ça extrêmement positif. La semaine prochaine, Renaissance doit encore changer de nom.

Idée du secrétaire général Gabriel Atal. On transforme la deventure car on est à cour d'idée. C'était indispensable.

Franchement, moi je pense que c'est pas le sujet aujourd'hui, mais j'avais cru comprendre qu'on reportait ça euh à plus loin compte tenu justement du moment. Et donc Exactement. Et puis effectivement, c'est pas du tout une priorité.

Attaquons-nous justement à cette réflexion. Voyez, je parlais du patrimoine, cette fiscalité, ça fait longtemps que c'est dans les tiroirs et bien qu'on puisse en discuter dans mon parti. Dernière petite question.

Justement, le Parti communiste français financièrement sanctionné pour avoir présenté, vous avez lu certainement cette information, trop de femmes aux législatives en 2024, une pénalité de plus de 68000 € 35 candidates et 32 candidats. Pénalité absurde. Ah, c'est les effets pervers en fait des lois sur la parité que l'on vote.

On voit bien que aujourd'hui, on a toujours un problème de femme quand même en politique hein. Faut faut pas voilà, c'est peut-être l'arbre qui cache la forêt avec un parti qui est extrêmement vertueux en la matière. Mais on a encore, je vous le rappelle, à l'aube des élections municipales, seulement 20 % de femmes mères.

Donc mesdames, engagez-vous en politique. Allez, il nous reste une minute. Euh vous avez dit que vous sentiez pas demande de dissolution sur le terrain.

Vous la sentez la colère sociale 10 septembre, mercredi dernier, 18 septembre euh intersyndical dans la rue. Vous sentez ? Oui, on la on la sent.

On a effectivement des des Français qui ont le sentiment de pas être entendu et donc il faut être à l'écoute. Vous savez, moi justement à chaque fois que je suis sur le terrain, je vais voir des manifestants, je vais voir là malheureusement la dernière fois, ils n'ont pas voulu discuter avec moi. C'est dommage parce que c'est par le dialogue qu'on réussira tous à s'en sortir.

C'est pas en étant les uns contre les autres. Donc dialoguons, retrouvons un chemin apaisé. Je pense que ça ça satisfera tout le monde.

Mais cette colère sociale, vous la constatez, vous la redoutez ? Je la redoute pas. Je redoute jamais ce que nous disent les Français.

Autrement, faut pas faire de la politique si vous avez peur de ce que les Français expriment. En revanche, il faut l'entendre. Ils ont des organisations.

Là, le 18, ce sont les organisations syndicales. Je me réjouis vraiment que le Premier ministre puisse écouter tout le monde et rencontrer tout le monde pour trouver les chemins qui vont nous permettre d'avancer ensemble. J'oublie et on en a pas parlé, mais il y a la question du pouvoir d'achat, de la rémunération du travail.

Il y a beaucoup de propositions qui sont sur la table et qui tournent autour de la CSG pour faire en sorte que le travail P plus. Ça m'apparaît comme étant extrêmement intéressant. Donc discutons-en également.

Merci beaucoup Yel Bron Pivet d'avoir été notre invité aujourd'hui dans toute franchise sur LC avec le Parisien. Merci Marcelo, merci Arlet, merci Julien Arnaud et bien sûr rester sur LCI. Bonne journée. [Musique]