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InterviewBFM TV — BFM Politique (sur Podcast)· 16 novembre 2025 48 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement - 16/11

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 42 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Faut-il armer tous les policiers municipaux ?

  • 0:29FerméeÉludée

    Le gouvernement a-t-il peur d'un vote sur le budget ?

  • 4:20OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous à l'agression d'un adolescent de 12 ans à Grenoble ?

  • 5:28RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous pouvez faire de plus face à l'extension du narcotrafic ?

  • 6:02RelanceRéponse partielle

    Ce n'est pas l'échec des huit ans de présidence Macron ?

  • 7:49OuverteRéponse directe

    54% des policiers municipaux sont équipés d'armes létales. Est-ce que vous souhaitez que tous le soient ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:40Invité politiqueFait
    « C'est insupportable. Je commencerai évidemment par avoir un mot pour sa famille, pour ses proches, et plus globalement pour tous les Français qui, dans leur famille ou dans leur entourage, ont eu à vivre ce type d'événements. Il y en a malheureusement trop. »
  • 4:48Invité politiqueFait
    « Et c'est pour ça que depuis plusieurs années, avec le Président de la République et avec les différents ministres de l'Intérieur, nous avons fait de la lutte contre les points de deal, de la lutte contre le narcotrafic, une priorité. »
  • 6:27Invité politiqueChiffre
    « Nous avons mis des moyens considérables depuis plusieurs années avec le projet de loi d'orientation du ministère de l'Intérieur qu'a porté Gérald Darmanin, avec la création de 10 000 postes de forces de l'ordre, de policiers et de gendarmes. »
  • 6:39Invité politiqueFait
    « Avec, voilà, encore une fois, tout ce qui a été fait sur le narcotrafic, le projet de loi immigration, bientôt un projet pour renforcer les compétences de la police municipale qui a été présentée par Laurent Nunez et qui arrivera dans les semaines à venir à l'Assemblée Nationale et au Sénat, on l'espère, avant les élections municipales de mars prochain. »
  • 10:34Invité politiqueChiffre
    « Stop à tous ces propos qui véhiculent une forme d'anti-parlementarisme. Les députés ont travaillé plus de 150 heures sur les deux projets de budget, le projet de loi de finances et le projet de loi de finances de la sécurité sociale. Ils ont examiné environ 2000 amendements pour chacun des deux textes. »
  • 11:50Invité politiqueFait
    « Il y a eu un vote sur la deuxième partie du projet de loi de finances de la Sécurité sociale le week-end dernier, vote qui a eu lieu 149.3, c'est absolument inédit. »
  • 13:10Invité politiqueFait
    « On proposait dans le projet initial un gel, vous savez, des retraites dans le cadre de l'année blanche. L'Assemblée nationale a voté le dégel de l'ensemble des retraites indépendamment des conditions de ressources, si je puis dire. »
  • 14:18Invité politiqueChiffre
    « Au Sénat, la barre a été mise à 1 400 euros. »
  • 22:56Invité politiqueChiffre
    « Je pense à la taxe sur les multinationales, 26 milliards, qui est complètement inapplicable et qui, en fait, sur le papier, rapporte 26 milliards et on rapporte zéro dans la réalité. »
  • 24:59Invité politiqueFait
    « Nous avons proposé la fameuse taxe de 2 euros sur les colis. »
  • 25:12Invité politiqueFait
    « Et donc, ça va être avancé. C'est une vraie victoire, encore une fois, apportée par la France et puis un renforcement des contrôles de la DGCR. »
  • 26:51Invité politiqueFait
    « Oui, c'est un événement qui est révoltant et qui a révolté je pense beaucoup de Français. »
  • 27:10Invité politiqueFait
    « Cette plainte qui devrait d'ailleurs permettre à l'avenir je pense de faire interdire ce type de manifestation puisque en tout état de cause on a désormais des éléments suffisants pour démontrer qu'il y a réellement un trouble à l'ordre public. »
  • 28:36Invité politiqueFait
    « C'est une coopération européenne »
  • 30:15Invité politiqueFait
    « il faut vous le savez que l'Algérie nous délivre un laissé-passer consulaire de telle sorte qu'on puisse appliquer l'obligation à quitter le territoire français »
  • 41:14Invité politiqueChiffre
    « je crois plus de 75% de participation »
  • 45:46Invité politiqueFait
    « la réussite de la politique de l'offre et la fin du chômage de masse »
  • 45:54Invité politiqueChiffre
    « plus de 80 milliards d'exonération de charges encore l'année prochaine »
  • 45:59Invité politiqueFait
    « la France pays le plus attractif de l'Union Européenne depuis cinq ans »
  • 46:12Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a été la locomotive de la construction européenne »

Temps de parole

  • Maud Bregeon69 %
  • Présentateur18 %
  • Intervenant6 %
  • Invité4 %
  • Invité 24 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM Politique. Faut-il armer tous les policiers municipaux ? En tout cas, la question de la sécurité est la priorité des Français pour les élections municipales. Alors qu'un nouveau drame est survenu à Grenoble cette nuit, un enfant de 12 ans, un adolescent de 12 ans, entre la vie et la mort. Le gouvernement, de son côté, a-t-il peur ? A-t-il la trouille, très concrètement, d'un vote sur le budget ? Ce matin, la France Insoumise annonce déjà qu'elle va très probablement déposer une nouvelle motion de censure. Dans quelques instants, la réponse de la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjouin, notre invitée ce matin dans BFM Politique.

Mais juste avant cela, c'est le flash avec Fanny Weckscheider.

1:02
Invité

Bonjour à tous, on commence avec ce point sur l'actualité et le trafic de drogue qui fait une victime baissée grave à Grenoble. Un adolescent de 12 ans, touché par 4 balles, 2 dans le dos, 2 dans les jambes. Peu avant 3h, cette nuit, sur un point d'île de la ville, l'adolescent, un mineur non accompagné d'origine nord-africaine, a pu être transporté au CHU de Grenoble. Après avoir été réanimé par les pompiers, son pronostic vital est actuellement engagé. La police est intervenue après alerte des riverains qui ont entendu les tirs. 9 étuis de balles ont été retrouvés et aucun suspect identifié pour le moment. Une enquête pour tentative de meurtre est ouverte.

1:37
Présentateur

Ce sondage sur la préoccupation des Français, on est à 4 mois des municipales.

1:40
Invité

Oui, enquête IFOP pour la tribune dimanche à deux jours également du Salon des Mères qui va s'ouvrir porte de Versailles à Paris. Trois quarts des sondés placent la sécurité des personnes et des biens en tête des enjeux déterminants sur leur vote au printemps prochain. Plus 8% par rapport à 2019. Nouveau sujet dans le classement, la lutte contre le trafic de drogue devient une préoccupation pour 61% des personnes interrogées.

2:02
Présentateur

Les vigilances météo qui sont prolongées dans le sud-est.

2:05
Invité

Oui, exactement. La vigilance orange pour pluie-inondation qui est prolongée jusqu'à 14h dans trois départements. L'Ardèche, la Drôme, l'Isère et jusqu'à 18h dans les Alpes-Maritimes. Les quatre départements également en alerte jaune aux orages. Dans les Alpes-Maritimes, 100 à 120 litres d'eau par mètre carré pourraient tomber d'ici ce soir. C'est l'équivalent d'un mois de pluie dans le département en un jour. Le risque de ruissellement est également important.

2:30
Présentateur

Et puis l'actualité à l'étranger, c'est Volodymyr Zelensky qui annonce un accord, dit-il, historique depuis la Grèce.

2:35
Invité

Oui, un accord historique conclu avec la France. Annonce du président ukrainien sur X à la veille de sa visite à Paris. Volodymyr Zelensky qui précise qu'il prévoit un renforcement significatif de son aviation de combat, de sa défense aérienne et de ses autres capacités de défense. Annonce prévue demain, conclut-il.

2:55
Présentateur

Et puis un soulagement ce matin en France après la libération de Camilo Castro au Venezuela.

3:00
Invité

Camilo Castro est libre. Je partage le soulagement de ses proches et remercie tous ceux qui ont œuvré à sa libération. Ce sont les mots d'Emmanuel Macron sur X pour annoncer la fin des cinq mois de détention de ce Français de 41 ans. L'homme qui avait disparu fin juin à la frontière entre le Venezuela et la Colombie où il habite, Camilo Castro, est arrivé hier à l'ambassade de France au Venezuela. Tout de suite, BFM politique avec Maude Bréjean.

3:24
Présentateur

Vous êtes bien sûr BFM politique, notre invitée ce matin, la porte-parole du gouvernement Maude Bréjean. Merci d'être avec nous à mes côtés pour vous interroger Amandine Attalaïa, éditorialiste politique BFM TV, et Ludovic Vigon de La Tribune dimanche, partenaire de notre émission BFM politique. Dans un instant, on va bien sûr revenir sur cette bataille du budget qui se joue à l'Assemblée, qui se joue désormais aussi au Sénat pour ce qui est de la sécurité sociale. Mais Fanny le disait il y a un instant, ce drame, une nouvelle fois, cette nuit à Grenoble, où un adolescent de 12 ans a été grièvement blessé de plusieurs balles sur un point de deal de drogue.

Ses agresseurs ont pris la fuite, il est atteint au dos, au membre inférieur, il est en Ardais cardio-respiratoire. Quand les secours l'ont transporté à l'hôpital, son pronostic vital est engagé. 12 ans, c'est à peine un adolescent, c'est un enfant. Comment vous réagissez à cette information qui, malheureusement, est presque quotidienne ?

4:25
Maud Bregeon

C'est insupportable. Je commencerai évidemment par avoir un mot pour sa famille, pour ses proches, et plus globalement pour tous les Français qui, dans leur famille ou dans leur entourage, ont eu à vivre ce type d'événements. Il y en a malheureusement trop. Et c'est pour ça que depuis plusieurs années, avec le Président de la République et avec les différents ministres de l'Intérieur, nous avons fait de la lutte contre les points de deal, de la lutte contre le narcotrafic, une priorité. On se rappelle de ce qu'avait initié Gérald Darmanin, avec les opérations Place Net, exactement.

Cette volonté d'aller harceler les points de deal de façon permanente et de les démanteler, quand bien même ils se reforment après. C'est un combat de tous les jours. Et donc on continue à le porter. Bruno Rotaillot l'avait fait. Et Laurent Nunez, évidemment, continuera. Il en a parlé ce matin. Pardonnez-moi, dans les colonnes de la tribune du dimanche.

5:14
Intervenant

Mais ce qui est décourageant, Maud Bréjean, c'est que jamais vous n'avez défait autant de points de deal, jamais il y a eu autant d'arrestations. Et néanmoins, jamais le narcotrafic ne s'est autant étendu en France, avec par ailleurs beaucoup de problèmes de meurtres comme celui-ci. Qu'est-ce que vous pouvez faire de plus ? Est-ce que vous êtes maintenant confronté à votre propre impuissance ?

5:32
Maud Bregeon

C'est un combat quotidien, pied à pied, avec un budget du ministère de l'Intérieur qui va continuer à augmenter, avec différents projets de loi qui ont été votés ces dernières années, avec un combat qui est porté à l'échelle de l'Union Européenne, parce qu'on sait bien que ça dépasse les frontières de la France, et que c'est à ce niveau-là qu'il faut être capable aussi de mener, encore une fois, de mener cette guerre. Et donc, c'est pas facile. C'est une guerre. C'est pas facile. C'est une guerre. C'est pas facile. Ça prend du temps. Mais derrière, il y a des vies fauchées, et il y a une volonté politique qui est la nôtre et qui n'a pas faibli et qui ne faiblira pas.

6:00
Présentateur

Cette question de la sécurité, est-ce que ce n'est pas quand même l'échec des huit ans de présidence d'Emmanuel Macron ?

6:06
Maud Bregeon

Vous reprenez la rhétorique du Rassemblement National.

6:09
Présentateur

Je pose la question.

6:10
Maud Bregeon

Vous reprenez la rhétorique du Rassemblement National.

6:12
Intervenant

Non, il suffit de regarder les chiffres sur ce que constatent aujourd'hui les Français, qui sont très insatisfaits de l'Emmanuel Macron sur la sécurité.

6:19
Maud Bregeon

La sécurité, c'est la première des libertés. Nous avons mis des moyens considérables depuis plusieurs années avec le projet de loi d'orientation du ministère de l'Intérieur qu'a porté Gérald Darmanin, avec la création de 10 000 postes de forces de l'ordre, de policiers et de gendarmes. Avec, voilà, encore une fois, tout ce qui a été fait sur le narcotrafic, le projet de loi immigration, bientôt un projet pour renforcer les compétences de la police municipale qui a été présentée par Laurent Nunez et qui arrivera dans les semaines à venir à l'Assemblée Nationale et au Sénat, on l'espère, avant les élections municipales de mars prochain. Donc c'est une priorité. On sait que c'est difficile.

C'est facile, par ailleurs, d'avoir des discours un peu incantatoires quand on est dans l'opposition, parce que c'est des sujets qui sont complexes, parce que ça touche le quotidien de bon nombre de nos concitoyens dans des formes qui sont parfois un peu différentes, en fonction de où l'on vit. Mais nous, nous sommes, encore une fois, je le redis, dans l'action et dans une volonté qui est la même depuis plusieurs années. Et le président de la République n'a pas à rougir, n'a pas à rougir de ce qu'il a fait, parce qu'encore une fois, les hausses budgétaires, les créations de postes, les projets de loi votées, sur tous les sujets que je viens de mentionner, c'est nous qui l'avons fait.

7:25
Présentateur

En tout cas, on a vu, Ludovic ce matin, en lisant très précisément à la tribune dimanche, que cette question de la lutte contre l'insécurité et du narcotrafic, ça va être au cœur des prochaines municipales.

7:36
Invité

Oui, selon un sondage que nous publions ce matin réalisé par IFOP, 76% des Français placent la sécurité comme principale préoccupation, comme première préoccupation, en vue des élections de mars prochain. Alors aujourd'hui, il y a une question très concrète, 54% des policiers municipaux sont équipés d'armes létales. Est-ce que vous, vous souhaitez que tous les policiers municipaux soient désormais armés ?

7:57
Maud Bregeon

Alors, vous savez que c'est la libre administration des communes. Mais pour ma part, comme Laurent Nunez, j'y suis favorable. Et en tout cas, il faut donner aux maires les moyens de le faire et les moyens de renforcer leur police municipale. C'est le cas du projet de loi qui a été déposé et qui sera examiné dans quelques semaines, qui va permettre de renforcer les compétences de la police municipale, qui va leur permettre de combattre certains délits, d'avoir de nouvelles prérogatives. Je pense par exemple à la conduite sans permis, à la vente d'alcool aux mineurs, à l'occupation illicite de hauls d'immeubles. Donc, on avance. Et ensuite, encore une fois, c'est du ressort des maires.

Mais je constate que dans 4500 communes, les maires de France ont fait le choix d'avoir une police municipale et que dans bon nombre d'entre elles, cette police municipale est armée.

8:44
Présentateur

Et 100%, ça pourrait être un objectif, même si ça relève... Quel serait votre souhait, disons ?

8:50
Maud Bregeon

C'est le choix des maires. Encore une fois, on nous reprocherait d'ailleurs de leur dire ce qu'ils ont à faire et d'entraver, encore une fois, cette libre administration. Ma conviction, comme celle du ministre de l'Intérieur, c'est que les policiers municipaux aujourd'hui qui travaillent en uniforme dans nos villes peuvent être des cibles. Et que de ce fait, rien que d'ailleurs pour cet argument-là, il est légitime et de bon sens, je pense,

9:18
Présentateur

de pouvoir les armer. Ce n'est pas l'avis de tout le monde, ici même, à votre place, juste avant les vacances d'été. Mathilde Panot me disait, répondant à ma question, que dans les communes où des maires et les filles seraient élus, les policiers municipaux seraient désarmés et les caméras de vidéosurveillance démontées.

9:34
Maud Bregeon

C'est très grave. C'est très grave d'une part parce que la France Insoumise assume de faire de la police municipale des cibles pour d'éventuels délinquants et criminels. Ces propos sont insupportables. Et par ailleurs, parce qu'en enlevant les caméras de vidéoprotection, je le dis bien, ce n'est pas des caméras de vidéosurveillance, c'est des caméras de vidéoprotection. Elles mettent en risque toute la population des villes concernées. Donc, les Français feront leur choix, mais ils savent désormais que voter la France Insoumise aux prochaines élections municipales, c'est voter pour moins de sécurité et c'est voter pour des policiers municipaux en danger.

10:08
Présentateur

Alors, venons-en à la question budgétaire. On le disait, le débat se poursuit à l'Assemblée. Ce sera au Sénat, déjà en commission depuis ce week-end pour ce qui est du projet de financement de la sécurité sociale. et rapidement dans l'hémicycle. Les députés n'ont pas travaillé ce week-end pour examiner le projet de loi de finances. Les oppositions jugent que vous faites exprès pour gagner du temps et faire durer les débats. Est-ce que vous avez tout simplement, permettez-moi ce terme, la trouille qui est un vote ?

10:31
Maud Bregeon

Alors, d'abord, stop à tous ces propos qui véhiculent une forme d'anti-parlementarisme. Les députés ont travaillé plus de 150 heures sur les deux projets de budget, le projet de loi de finances et le projet de loi de finances de la sécurité sociale. Ils ont examiné environ 2000 amendements pour chacun des deux textes. Et ils restent la semaine prochaine sur le projet de loi de finances, voilà, peu ou prou 60 heures. L'Assemblée nationale a fait un travail considérable avec des débats qui ont été longs, qui ont été exigeants, qui ont été techniques, qui ont été difficiles. Mais ce temps sera suffisant pour un vote ? Je le dis, pardonnez-moi, et après je vais vous répondre.

Les Français peuvent être fiers de leur représentation nationale et de ce qui s'est passé depuis plusieurs semaines au Parlement.

11:12
Présentateur

Et c'est leur job de siéger pour débats.

11:14
Maud Bregeon

Pourquoi je vous le dis ? Parce que quand j'ai été élue députée en 2022, pendant les deux premières années, en circonscription, j'ai beaucoup entendu de Français me dire « ça doit être terrible l'Assemblée nationale, quelle image vous renvoyez ? » Et je pense qu'on en a tous individuellement un peu souffert et que la politique, de façon plus large, en a aussi souffert. Aujourd'hui, on a une Assemblée nationale qui, dans des circonstances difficiles, avec des divergences qui sont très fortes, travaille et arrive parfois, pas tout le temps, mais parfois à nouer des compromis. Et non, nous n'avons pas peur d'aller au vote.

Il y a eu un vote sur la deuxième partie du projet de loi de finances de la Sécurité sociale le week-end dernier, vote qui a eu lieu 149.3, c'est absolument inédit. Moi, je n'ai jamais vécu ça depuis que j'ai été élue députée. Et ça, c'est le résultat, encore une fois, du sérieux des parlementaires et de ce qui a été produit à l'Assemblée nationale, de la volonté de poursuivre le débat et, pardonnez-moi, de la méthode du Premier ministre qui, aujourd'hui, fait confiance aux parlementaires et qui a fait ce choix de faciliter les débats. Ce budget peut être voté, ça dépend des parlementaires, il reste encore du temps. Vous savez, je fais une petite pause pour vous donner une anecdote.

Encore une fois, pardonnez-moi, et quand je rentre en circonscription, j'entends beaucoup de Français qui pensent que la taxe ou une taxe votée le lundi est appliquée le mardi. En réalité, c'est beaucoup plus compliqué que ça. Le processus parlementaire, ça prend du temps. Il reste encore cinq à six semaines environ. On a fait une première lecture à l'Assemblée nationale qui n'est pas terminée. Le Sénat va commencer à travailler. Il y aura potentiellement une deuxième lecture. Le Premier ministre appelle ça le filtre à café. Ça veut dire que ça décante et qu'il reste encore du temps. Un certain nombre de compromis commencent à ressortir,

12:57
Présentateur

à trouver. Parfois, la machine à café peut s'encrasser. Et en même temps, ça prend du temps.

13:01
Maud Bregeon

Je peux vous donner un exemple. Je pense que c'est un bon exemple. On proposait dans le projet initial un gel, vous savez, des retraites dans le cadre de l'année blanche. L'Assemblée nationale a voté le dégel de l'ensemble des retraites indépendamment des conditions de ressources, si je puis dire. Le Sénat plaidait à la base pour un gel total. Donc, on avait deux positions qui étaient complètement antagonistes. En commission, au Sénat, hier ou avant-hier, pardonnez-moi, je ne sais plus, le Sénat a voté pour un gel des retraites sauf pour les petites retraites en dessous de 1 400 euros. Ça, ça convient au gouvernement. Et pour l'allocation adulte handicapé.

Ce que je veux dire, c'est qu'entre tout gelé et rien gelé, on a aujourd'hui des positions d'équilibre, de consensus qui commencent à se dégager et qui, voilà, sont plutôt de bonne augure pour la suite des débats.

13:51
Présentateur

Sur cette question très concrète des retraités qui concerne beaucoup de gens qui nous regardent, vous dites, la position du gouvernement, c'est-à-dire, OK, jusqu'à 1 700, 1 800 euros de pension de retraite, on peut indexer sur l'inflation ?

14:02
Maud Bregeon

En tout cas, la philosophie de ce qui a été voté au Sénat nous va bien. Parce que c'est une philosophie qui permet, encore une fois, de faire des économies, de partager l'effort. Il n'y a pas que les actifs qui doivent supporter ces efforts-là. Et en même temps, de protéger les retraités, les Français les plus modestes. Alors, au Sénat, la barre a été mise à 1 400 euros. Et concernant les prestations, ils n'ont ciblé que l'allocation adulte handicapé. On peut discuter, voilà, de comment est-ce qu'on peut encore faire évoluer cela. Mais ça veut dire que petit à petit, malgré tout, des ponts se créent.

14:32
Présentateur

Et c'est une autre chose. Alors, il y en a un qui n'est pas d'accord avec ça, c'est Éric Coquerel, député de la France Insoumise, président de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale. Ce matin, il cogne fort et il vous met en garde. La France Insoumise déposera, dit-il, déposera une motion de censure entre début et mi-décembre pour stopper la course aux ordonnances. S'il a le sentiment, si la France Insoumise, on a le sentiment et ils disent qu'ils en sont convaincus, que vous allez finir par faire passer ce budget par ordonnance. Qu'est-ce que vous répondez à cette menace d'une nouvelle motion de censure ?

15:00
Maud Bregeon

Que la France Insoumise est dans un cynisme sans limite. C'est-à-dire que le groupe parlementaire qui a refusé d'entrer dans le débat, qui a tout fait pour entraver l'avancée de ce débat, menace de censurer un gouvernement qui a lui-même posé le 49-3 et s'est engagé à ne pas l'utiliser. Enfin, vous voyez bien que c'est incompréhensible. Ce qui se passe, en réalité, c'est l'échec de la méthode de la France Insoumise. Pourquoi ? La France Insoumise s'est rendue elle-même inutile au débat en voulant entraver, encore une fois, le début des discussions parlementaires et en se réveillant chaque matin, on va se dire les choses, en essayant de gêner les discussions en cours à l'Assemblée nationale.

Le fond de ma pensée, c'est que, encore une fois, la France Insoumise est aujourd'hui dans une méthode qui ne fonctionne plus, de même que le Rassemblement national, d'ailleurs. Et cette façon de conflictualiser le débat en permanence n'apporte aucun gain pour le français.

15:56
Intervenant

Oui, mais sur le fond, Maude Bréjean, sur les ordonnances, ils sont quand même toujours nombreux aujourd'hui à ne pas croire que le gouvernement ne les utilisera pas. Donc, vous êtes la porte-parole du gouvernement. Votre parole est d'or sur ce sujet. Est-ce que vous excluez formellement le recours aux ordonnances ? Nous ne voulons pas utiliser les ordonnances. Je ne peux pas le dire. Nous ne voulons pas, c'est pas pareil, que nous n'utiliserons pas. Je ne peux pas le dire. Est-ce que vous vous engagez aujourd'hui à dire que les ordonnances ne seront pas utilisées ?

16:19
Maud Bregeon

Nous ne voulons pas utiliser les ordonnances. Il n'y a aucune raison d'utiliser les ordonnances. Vous pensez qu'on a posé le 49.3 sur la table pour ensuite utiliser les ordonnances ? Mais est-ce que vous l'excluez ? C'est absolument insensé. Est-ce que vous l'excluez ? Ce n'est absolument pas notre volonté. Et je ne crois pas aux ordonnances. Très simplement. Je ne peux pas le dire autrement. Mais si vous y êtes contraint, il y a néanmoins une option où vous pourrez le faire. Nous n'y serons pas contraints. D'abord parce que le vote, enfin le projet de loi va dérouler et nous irons jusqu'au vote.

Et parce qu'un gouvernement qui ne souhaite pas utiliser le 49.3 n'utilisera pas des ordonnances qui sont une forme de super 49.3. Ça n'aurait pas de sens.

16:59
Invité

Et si finalement les socialistes vous demandaient d'avoir recours au 49.3 pour faire adopter ce gouvernement de compromis, vous diriez non pour respecter l'engagement initial que Sébastien Lecornu avait pris ?

17:10
Maud Bregeon

Avec Dessi et Démet, on pourrait mettre Paris en bouteille. Moi, je ne me projette pas dans cette hypothèse-là. Encore une fois, aujourd'hui, il reste cinq semaines de débat. On voit que des compromis arrivent à se nouer ici ou là. On a des groupes parlementaires qui ont envie de continuer à avancer et qui veulent aller au vote. C'est le cas du Parti Socialiste, c'est le cas des Républicains, c'est le cas de Renaissance, du Modem et d'Horizon. Et donc, on avance comme ça. Moi, je refuse d'être dans cette fuite en avant qui consisterait à anticiper l'échec du débat parlementaire. Je sais que beaucoup de commentateurs, de politiques, certains journalistes spéculent sur cet échec.

Nous, on pense qu'il faut faire confiance, encore une fois, au débat parlementaire. Et puis, il reste cinq semaines. On verra bien. On a aujourd'hui, encore une fois, une Assemblée nationale avec une majorité absolue de parlementaires qui veulent aller au vote, qui refusent le 49-3, qui refusent les ordonnances, qui refusent la dissolution. Et c'est avec eux que l'on travaille.

18:02
Présentateur

On verra bien. Vous dites, je me permets d'y revenir, vous dites que vous ne souhaitez pas utiliser les ordonnances, mais vous ne l'excluz pas. Pourquoi voudriez-vous

18:11
Maud Bregeon

qu'on utilise les ordonnances ? Vous pourriez nous dire, nous l'excluons. Vous demanderez, encore une fois, je pourrais vous redire ça. Il n'y aura pas d'ordonnances. Nous ne voulons pas utiliser les ordonnances. Pourquoi ne pas dire que vous excluez de les utiliser ? Je sais bien que vous avez envie de me faire dire une phrase. Non, mais ça veut dire quelque chose. Je vous dis qu'il ne voulons pas utiliser les ordonnances, de même que nous n'avons pas voulu utiliser le 49-3. C'est une rhétorique, encore une fois, qui est aujourd'hui celle de la France insoumise pour gêner le gouvernement, les parlementaires qui veulent travailler et notamment les socialistes.

Nous laissons ce budget avancer et l'Assemblée nationale, comme le Sénat, iront au vote. Et nous voulons faire confiance dans les parlementaires. Arrêtons de spéculer en permanence sur l'échec de la discussion parlementaire. C'est ce que fait le RN, c'est ce que fait la France insoumise. Ce n'est pas ce que fait le gouvernement.

19:03
Invité

Vous nous disiez que vous travaillez en priorité avec les socialistes. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous accusent, y compris dans votre camp, de tout leur céder, de tout céder aux socialistes ? Est-ce que parfois, vous n'avez pas mal au ventre de revenir sur des pans entiers de votre politique économique que vous aviez défendu depuis 2017 ?

19:18
Maud Bregeon

Si on avait tout cédé aux socialistes, il y aurait aujourd'hui la taxe Zuckman, par exemple, dans ce budget. Ce n'est pas le cas. Nous, nous avons tenu une position claire, notamment sur la question de la fiscalité. D'abord, on ne peut pas taxer deuxièmement, le vrai enjeu, c'est de produire de la richesse et pas de produire de l'impôt. Et nous avons mis une forme de ligne rouge, je sais que l'expression est un peu contestée aujourd'hui, mais à toute taxe et impôt qui viendrait toucher les entreprises, l'appareil productif, l'emploi et l'innovation. Donc là-dessus, nous avons été très clairs. Et ensuite, nous regardons ce qu'est la réalité de l'Assemblée nationale.

Je le redis, il y a une majorité de députés, dont les socialistes font partie, qui acceptent d'entrer dans le débat et qui font des propositions. Et donc, ça fait aussi, par exemple, avec les Républicains. Monsieur Wauquiez a vu un certain nombre de ses amendements adoptés dans l'hémicycle. Je pense à la défiscalisation des heures supplémentaires sur lesquelles on est prêt à travailler. On voit bien que sur la question de l'année blanche, j'en parlais, on commence à trouver des compromis qui se font aussi avec la droite sénatoriale.

Et quant au groupe Renaissance, auquel j'appartiens, ils ont des convictions très fortes, notamment sur les exonérations de charges relatives aux entreprises, qu'on écoute attentivement. Donc, nous ne sommes l'otage de personne. Nous sommes dans les mains des 577 députés de l'Assemblée nationale. Et nous travaillons avec ceux qui ont envie de discuter.

20:39
Invité

Quand Bruno Rotaillot dit que vous capitulez devant les socialistes, votre ancien collègue du gouvernement, en ment ?

20:45
Maud Bregeon

Je ne comprends pas bien cette rhétorique. Vous savez, moi j'ai travaillé avec Bruno Rotaillot pendant plusieurs mois au sein du gouvernement de Michel Barnier. Il a été ensuite dans le gouvernement de François Bayrou. François Bayrou discutait lui-même avec le Parti socialiste. Il avait notamment lancé ce fameux conclave sur les retraites qui, je crois, était en partie à leur demande. Donc, ne rentrons pas dans des outrances ici ou là. Nous travaillons, encore une fois, avec les députés qui ont envie de faire des propositions, avec les sénateurs. Nous allons travailler avec la droite sénatoriale de M. D'Arnaud, d'Hervé Marseille, avec François Patria.

Et il n'y a pas de, encore une fois, de tutelle d'un parti ou de l'autre. Il y a aujourd'hui une Assemblée qui est fragmentée. Il y a un pays qui a envie que les forces politiques s'entendent. Et c'est comme ça, encore une fois, je le redis, qu'on essaie d'avancer.

21:31
Présentateur

Madame la Porte-parole, quel message vous adressez solennellement ce matin à Gérard Larcher, président du Sénat, qui avait déjà dit de toute façon le Sénat va rétablir la réforme des retraites et il y en a certains qui disent, je les cite, on va passer au Karcher toutes les taxes qui ont été votées à l'Assemblée. Vous dites quoi ce matin à Gérard Larcher ?

21:46
Maud Bregeon

On a du respect à nous pour les deux chambres. Vous savez, le Premier ministre a réuni son gouvernement il y a dix jours et il a explicitement demandé à l'ensemble de ses ministres de respecter l'Assemblée nationale et le Sénat et de respecter le Sénat tout autant que l'Assemblée nationale. On sait que les premières lectures, c'est des moments où on se compte, où chacun défend ses positions.

Ça a été le cas à l'Assemblée nationale, ça va être le cas au Sénat, la droite sénatoriale qui est majoritaire dans la Chambre haute défendra ses positions et pour autant, on voit bien que sur un certain nombre de sujets, je reprends l'exemple des retraites, on commence à arriver à converger, on commence à arriver à discuter. Gérard Larcher, c'est un homme de consensus, c'est un homme qui sait faire des compromis, c'est un homme de modération, qui a des convictions très fortes, qui sont les siennes, mais qui, je pense, est quelqu'un sur qui on peut compter.

Mais beaucoup de sénateurs pour essayer de travailler, pour essayer de travailler pas dans l'intérêt du gouvernement mais dans l'intérêt du pays.

22:39
Intervenant

Beaucoup de sénateurs déplorent quand même une forme d'hystérie fiscale aujourd'hui, de sorcellerie fiscale. Est-ce que ça vous choque ce qui s'est passé sur cet empilement de taxes aujourd'hui ? Ce qui est certain, c'est que... Il faut nettoyer quand même.

22:50
Maud Bregeon

Il y a un certain nombre de taxes qui, aujourd'hui, d'une part, ne sont pas opérantes. Je pense à la taxe sur les multinationales, 26 milliards, qui est complètement inapplicable et qui, en fait, sur le papier, rapporte 26 milliards et on rapporte zéro dans la réalité. Et puis, il y a un certain nombre d'autres taxes et de création de nouveaux impôts. Je pense à le fameux impôt sur le patrimoine productif. Sur la fortune productive. Une fortune productive qui a été adoptée il y a une semaine de ça. Le gouvernement y est opposé. Bon, une fois qu'on a dit ça, le Sénat va faire son travail. On connaît les sensibilités des uns et des autres.

Je le redis, c'est une première lecture et ensuite, il va falloir converger. Mais c'est normal que chacun porte ses positions. Vous savez, nous, on ne demande pas aux socialistes de devenir macronistes et on ne demande pas aux républicains de devenir socialistes.

23:31
Présentateur

Deux questions très concrètes sur des taxes, justement, qui pourront peut-être demain concerner tous les Français. Question courte, réponse courte. Les écologistes souhaitent par exemple instaurer une taxe sur les fast-foods qui sont franchisés. Double taxe, il y aurait une taxe, juste au moment, au moment de la création à l'ouverture, 50 000 euros, puis 10 000 chaque année. Une taxe qui serait même doublée pour les fast-foods qui s'implantent à moins de 300 mètres d'un établissement scolaire. Est-ce que, si j'ose dire, ce qui est qualifié de taxe contre la malbouffe, est-ce que le gouvernement y est favorable ? C'est bête et méchant.

23:59
Maud Bregeon

Je n'ai rien d'autre à dire, vous voulez une réponse courte. C'est bête et méchant, c'est très difficilement applicable. Qui va décider de ce qui est taxé ? J'entendais, je crois, des boulangers sur votre antenne hier se demander si les burgers qu'ils vendaient dans leur boulangerie allaient être taxés ou pas. Est-ce que les kebabs le sont aussi ou pas ? Est-ce que c'est que McDo ? On voit bien que dans la réalité, on ne va pas demander aux fonctionnaires de Bercy d'aller dire ce qui est fast-food ou pas fast-food dans tout ce qui est à emporter en matière de restauration. Puis encore une fois, je pense que, voilà, j'entends qu'il y a un sujet de santé et d'alimentation derrière.

Mais les taxes comportementales ne peuvent pas être une réponse à tout. Il y a un côté très moralisateur vis-à-vis des Français et dont je pense qu'ils ne peuvent plus. Ah, Maudine.

24:44
Intervenant

Est-ce qu'il y a une autre taxe par ailleurs qui est la taxe sur les petits colis d'une valeur de moins de 150 euros qui pourraient être taxées à hauteur de 2 euros pour viser les importations chinoises ? Ça, pour vous, ça a du sens ou pas ? Ça a du sens.

24:58
Maud Bregeon

Nous avons proposé la fameuse taxe de 2 euros sur les colis. Ça, c'est ce qui est fait à l'échelle française. On va continuer à en discuter à l'Assemblée. Il y a aussi ce qui est fait à l'échelle européenne. Et là, on a une vraie victoire française puisqu'on va avoir cette exonération qui va tomber, qui devait tomber en 2028 sur les colis inférieurs à 150 euros. Et donc, ça va être avancé. C'est une vraie victoire, encore une fois, apportée par la France et puis un renforcement des contrôles de la DGCR.

25:21
Présentateur

morale un peu facile aussi parce qu'il y a des gens qui n'ont pas forcément les moyens et qui se disent c'est sur moi que ça va retomber à la fin ces 2 euros. C'est moi qui vais devoir les payer.

25:28
Maud Bregeon

À la fin, si on est inondé de ces petits colis avec une fiscalité qui est trop avantageuse, ça va surtout retomber sur nos emplois, ça va retomber sur nos centres-villes, ça va retomber sur nos commerçants. Je ne compte plus le nombre de reportages que vous faites à juste titre en montrant que dans les centres-villes, petit à petit, les boutiques fermes, les commerces fermes et notamment les commerces de vêtements. Et donc, il faut que nos commerçants puissent se battre à armes égales avec ce qui est importé en France. Il faut le faire intelligemment, encore une fois, échelle française, échelle européenne, mais il faut le faire, c'est normal.

26:00
Présentateur

Dans un instant, on évoquera évidemment les élections municipales dont on disait il y a quelques minutes que la sécurité était la priorité numéro 1 des Français. Vous restez sur BFM, on se retrouve dans quelques secondes. Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce matin, Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, c'était l'une des images du week-end qui a marqué et choqué beaucoup de Français une messe d'hommage au maréchal Pétain qui s'est donc tenue hier dans une église de Verdun, une messe finalement autorisée par la justice. Dans un premier temps, le maire avait pris un arrêté pour l'interdire. Il en avait appelé au gouvernement.

Il y a eu des désapprobations mais il n'y a pas eu de mesures fortes. Est-ce que ça vous a choqué cette messe d'hommage au maréchal Pétain ?

26:51
Maud Bregeon

Oui, c'est un événement qui est révoltant et qui a révolté je pense beaucoup de Français. Moi, je voudrais saluer l'action du maire, des habitants de la ville qui se sont mobilisés et saluer aussi l'action du préfet qui a porté plainte suite à des propos révisionnistes qui ont été tenus en marge de cette manifestation. cette plainte qui devrait d'ailleurs permettre à l'avenir je pense de faire interdire ce type de manifestation puisque en tout état de cause on a désormais des éléments suffisants pour démontrer qu'il y a réellement un trouble à l'ordre public.

Je rappelle juste que le tribunal administratif avait effectivement autorisé en tout cas n'avait pas interdit cette manifestation je mets des guillemets parce qu'il n'avait pas réussi à démontrer le risque de trouble à l'ordre public désormais c'est chaud de fait et je pense que ça fera jurisprudence pour la suite.

27:42
Présentateur

L'ouvernement souhaite désormais que toute cérémonie ou hommage autour du maréchal Pertin soit purement et formellement interdit.

27:49
Maud Bregeon

Nous ne parlons pas à la place de la justice mais je le dis cet événement est révoltant et par ailleurs on voit bien que ça cause des troubles à l'ordre public personne ne comprend ce qui s'est passé. Personne ne comprend ce qui s'est passé.

28:00
Invité

On parle de Boilem sans ça ? Allez on y va. Est-ce que vous savez quand l'écrivain français qui a été libéré mercredi par Alger sera de retour dans notre pays ?

28:09
Maud Bregeon

Non, il a bien sûr vocation à revenir en France mais ce sera à lui de le dire. Vous savez que pour le moment il est en Allemagne il a des soins notamment médicaux donc soyons encore un peu patients ça viendra.

28:22
Présentateur

En tout cas cet écrivain franco-algérien a été gracié Emmanuel Macron a dit je cite sa profonde gratitude au président Allman Steinmeier est-ce que derrière ce message de gratitude ce n'est pas néanmoins la France qui a été humiliée ?

28:36
Maud Bregeon

C'est une coopération européenne j'entends la polémique qui monte ici ou là chez certains responsables élus chez certains journalistes aussi moi je suis assez choquée de ça d'abord parce qu'on devrait tous être dans une forme de concorde nationale à se réjouir qu'après avoir passé presque un an détenu en Algérie notre compatriote puisse revenir en France et parce que face à des situations si difficiles agir avec nos amis européens que l'Allemagne ait pu être un tiers de confiance et bien c'est une très bonne chose pardonnez-moi mais quand je vois que quelques heures après l'annonce de sa libération certains s'engouffrent déjà dans cette polémique ça m'écœure un peu

29:14
Intervenant

il y a une question aujourd'hui sur la façon dont on doit se comporter avec l'Algérie est-ce que vous êtes pour une méthode où il faut continuer de leur parler et est-ce que cette libération de Boilem Sansan ne signe pas en fait un échec total de la méthode de Bruno Retailleau qui lui était pour couper les ponts méthode de fermeté absolue et depuis il n'y a plus de laissé-passer consulaires qui sont délivrés et Boilem Sansan n'avait jusque-là pas été libéré ce qu'on voit c'est que la politique

29:39
Maud Bregeon

de non-contact avec l'Algérie entre Paris et Alger est à la fois inefficace et à certains égards met en risque notre pays pourquoi ?

parce que derrière ce que portait Bruno Retailleau jusque-là était inefficace il y a un certain nombre d'enjeux qu'on n'arrive pas à relever auxquels on n'arrive pas à répondre quand on est dans cette politique de non-contact je pense à la question de la sécurité je pense à la question du renseignement et notamment de la lutte anti-terrorisme je pense évidemment à la question de l'immigration pour renvoyer dans son pays d'origine un Algérien qui serait sur le sol français de manière illégale il faut vous le savez que l'Algérie nous délivre un laissé-passer consulaire de telle sorte qu'on puisse appliquer l'obligation à quitter le territoire français sans contact avec l'Algérie le nombre d'obtentions pardonnez-moi c'est un peu technique mais de ces laissés-passer consulaires a été divisé par deux

30:31
Présentateur

alors justement

30:32
Maud Bregeon

on voit bien que sans être dans une position de faiblesse et la France n'est pas dans une position de faiblesse contrairement à ce que j'ai pu entendre la France n'est pas dans une position de faiblesse bien sûr que non bien sûr que non mais pour autant de servitude dit Jordan Bardel il y a quelques instants c'est honteux c'est honteux c'est honteux c'est honteux on a un compatriote qui a été libéré il y a quelques jours on a besoin de pouvoir renvoyer au pays les Algériens qui sont sur le sol français en situation irrégulière on a besoin d'avoir des informations en matière de renseignement pour lutter contre le terrorisme on a fêté les 10 ans on a commémoré les 10 ans pardonnez-moi des attentats de 2015 cette semaine et ça nécessite d'avoir des contacts d'avoir un dialogue avec Alger et un dialogue ce n'est pas forcément condescendant

31:13
Présentateur

la France se couche devant l'Algérie Laurent Nunez se couche devant l'Algérie

31:17
Intervenant

à quel égard ? à quel égard ? c'est-à-dire qu'ils considèrent que la méthode de la diplomatie ne fonctionne pas puisqu'il n'y a plus aujourd'hui oui on l'a vu d'ailleurs la semaine dernière de laisser passer consulaires délivrés c'est pour ça que Wallem Sancel a été libéré eux parlent des laisser passer consulaires qui ne sont plus délivrés aujourd'hui Jordan Bardella qui dit

31:34
Présentateur

si l'Algérie refuse de récupérer des ressortissants aucun titre de séjour ne devra être délivré

31:42
Maud Bregeon

avec Alger le nombre de laisser passer consulaires a été divisé par deux je ne peux pas apporter d'informations plus factuelles par ailleurs la diplomatie effectivement c'est un peu plus compliqué un peu plus complexe que les déclarations à l'emporte-pièce qu'on peut faire dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale ou en plateau le dimanche chez vos confrères c'est plus difficile ça prend du temps mais c'est ce qui porte ses fruits à la fin

32:06
Intervenant

et pour finir sur ce point le journaliste Christophe Claes est toujours lui détenu en Algérie est-ce que vous avez des nouvelles et un espoir peut-être plus concret d'une libération proche et réaliste c'est délié

32:19
Maud Bregeon

du cas de Boalem Sansal pour autant comme ça a été le cas pour Boalem Sansal et comme c'est le cas pour l'ensemble de nos compatriotes qui sont retenus dans des pays étrangers la France fait évidemment tout et quotidiennement pour obtenir sa libération de façon discrète parce qu'encore une fois la démocratie ça ne se fait pas sur les plateaux télé

32:40
Présentateur

Maud Bréjean on le disait il y a quelques instants qu'un sondage publié ce matin dans le journal de Ludovic pas seulement à Ludovic on les lit tous la tribune dimanche révèle que donc en tête des préoccupations des français pour les municipales il y a la question de la sécurité la bataille des municipales en tout cas qui se lance ça y est désormais à peu près dans toutes les villes et notamment à Paris votre collègue Rachida Dati qui est donc ministre de la culture est candidate à la mairie de Paris votre parti Renaissance lui a choisi de soutenir Pierre-Yves Bournazel qui appartient au parti d'Edouard Philippe le parti Horizon vous qui est-ce que vous souhaitez voir gagner ?

33:11
Maud Bregeon

Rachida Dati Pierre-Yves Bournazel alors deux choses l'affaire des municipales ce n'est pas l'affaire du gouvernement et ni le premier ministre ni le gouvernement que je représente devant vous aujourd'hui ne prendra position et pour ma part pardonnez-moi mais je ne suis pas élue à Paris je ne vis pas à Paris et je soutiens Jean-Yves Senan qui est maire d'Anthony dans ma circonscription et qui va réunir j'espère brillamment la droite et le centre et qui fait un travail formidable depuis qu'il a succédé à Patrick Devetjean il y a environ 20 ans de ça

33:37
Présentateur

Rachida Dati n'est pas la candidate du gouvernement

33:39
Maud Bregeon

Rachida Dati est la candidate des partis qui la soutiennent c'est aussi le cas pour Pierre-Yves Bournazel encore une fois nous ne nous immissons pas dans ces affaires de politique de politique mais ma préférence les français pardonnez-moi et les parisiens s'en fichent je ne suis même pas parisienne on est un gouvernement qui a une mission d'ailleurs Sébastien Lecord il l'a dit on est un gouvernement de mission on doit faire passer un budget et ensuite nous verrons mais notre objectif c'est de faire passer un budget et puis de façon générale moi j'espère que cette grande famille politique auquel je crois qui est celle au fond de la droite et du centre dans les différentes villes de France comme pour les prochaines échéances arrivera tant que faire se peut le moment venu à se retrouver

34:20
Invité

une précision Maud Bréjean Rachida Dati est au gouvernement elle est ministre de la culture quelle est la règle est-ce que les ministres qui sont tête de liste au municipal devront démissionner pour faire campagne

34:30
Maud Bregeon

pour le moment la question ne se pose pas Rachida Dati fait son travail est au travail elle fait un travail remarquable au ministère de la culture et c'est une question qui se posera au début de la campagne officielle en tout état de cause pas avant le début de l'année prochaine en 2026

34:45
Présentateur

alors là derrière les municipales viendront évidemment très vite les candidatures de ceux qui vont se lancer vers la prochaine élection présidentielle de 2027 on en connaît certains alors dans votre camp j'allais dire même plus largement au-delà de Renaissance on sait qu'il y a un certain nombre déjà de prétendants Gabriel Attal qui cache à peine qu'il sera candidat Edouard Philippe lui qui le dit qu'il est déjà Gérald Darmanin qui a dit il y a un temps qu'il se préparait lui aussi éventuellement à cette échéance-là vous êtes membre de Renaissance est-ce que le candidat naturel que vous soutiendrez pour la prochaine élection présidentielle s'appelle Gabriel Attal

35:20
Maud Bregeon

moi je dis une chose si la droite et le centre ont plus d'un candidat nous regarderons tous le débat du second tour depuis notre canapé et nous pourrons aller jouer au tennis le jour du second tour parce que nous n'y serons pas tous ceux que vous avez cités et il y en a d'autres on pourrait faire une liste de 10 candidats putatifs entre LR Renaissance Horizon le Modem bon ils ont une responsabilité historique et ils auront une responsabilité historique devant nos électeurs plus globalement devant les français nous sommes à ça à ça de laisser au pays le choix entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon au second tour et je leur dis et je continuerai à leur dire entendez-vous entendez-vous et je suis certaine que nous serons nombreux au sein de nos partis politiques respectifs à leur faire passer ce message

36:07
Intervenant

parce que vous pensez qu'ils peuvent s'entendre vous n'êtes pas plutôt pour une primaire pour qu'ils soient de fait départagés je pense qu'on est d'accord

36:13
Maud Bregeon

pour dire que sur le plan économique il faut soutenir les entreprises et rapprocher le salaire net du salaire brut je pense qu'on est d'accord pour dire qu'il faut une reprise de contrôle sur le plan migratoire qu'il faut travailler à plus de sécurité alors ce sont quoi ? ce sont les fondages qui déterminent le candidat du centre et de la droite qu'il faut réparer l'école qu'il faut soutenir le nucléaire pourquoi je vous dis ça ? je vous dis ça parce que sur le fond nous avons plus de points de convergence que de points de divergence mais qu'est-ce qui vous gênerait dans une primaire ?

je ne vous ai pas répondu je n'ai pas dit que j'étais contre la primaire à l'heure où la gauche et notamment la France insoumise est extrêmement structurée et quand le rassemblement national est aussi puissant nous ne devons pas nous résoudre à avoir ce bal des égaux qui amènerait à une forme de division dès le premier tour sur la primaire nous verrons c'est aussi au parti politique de se parler mais vous vous êtes favorable à une primaire ? je n'y suis pas

37:05
Présentateur

par principe opposé tout simplement une primaire qui va de qui à qui pour vous ?

37:10
Maud Bregeon

c'est important qu'on sache

37:11
Présentateur

ça va de Gabriel Attal à Bruno Retailleau ?

37:15
Maud Bregeon

vous anticipez sur ce que je viens de vous dire je ne suis pas fervent de partisans d'une primaire mais je n'exclus pas cette hypothèse par principe parce que je dis encore une fois qu'il faudra un candidat unique et un candidat commun sans quoi nous ne serons pas au second tour si la meilleure façon d'arriver à le départager c'est une primaire pourquoi pas ? si c'est autre chose faisons autre chose

37:35
Présentateur

est-ce qu'il y a aujourd'hui à vos yeux un candidat naturel dans ce bloc central ou pas ?

37:39
Maud Bregeon

je suis porte-parole d'un gouvernement qui a pour mission de faire passer un budget ce n'est pas de mon ressort de dire aujourd'hui s'il faut une primaire ou s'il ne faut pas de primaire ce que je souhaite c'est que ces différents partis politiques et ces différents candidats déclarés au potentiel arrivent à se parler et le fassent rapidement parce que à force de dire la présidentielle c'est dans longtemps ça se rapproche

37:57
Présentateur

est-ce qu'il y a un candidat naturel dans ce bloc central pour l'instant ? c'est à eux d'en discuter est-ce qu'il y a

38:03
Maud Bregeon

un candidat naturel ou pas ? je ne me prononcerai pas sur ce sujet-là étant encore une fois porte-parole du gouvernement vous pourriez dire il n'y a pas de candidat naturel aujourd'hui ? vous savez que Sébastien Lecornu a très clairement explicité que ce gouvernement devait être détaché des présidentielles je fais déjà une forme d'écart en en parlant chez vous ce matin et je le fais parce qu'encore une fois je pense qu'au-delà de nos responsabilités respectives dire qu'on doit refuser le second tour Mélenchon Bardella c'est d'intérêt national mais je ne me prononcerai pas ce matin pour un candidat ou un autre je leur dis en revanche entendez-vous et malheur au diviseur

38:36
Invité

alors il y a un responsable et l'air qui m'y pour une primaire c'est Laurent Wauquiez il voudrait qu'elle ait lieu de Gérald Darmanin à Sarah Knafow est-ce que ce périmètre vous irait ? est-ce que vous souhaiteriez que Renaissance y participe ?

38:48
Maud Bregeon

Gérald Darmanin ça me va très bien et Sarah Knafow ? Sarah Knafow elle est membre du parti reconquête d'Éric Zemmour rappelez-vous les propos d'Éric Zemmour sur nos compatriotes d'origine étrangère sur la place des femmes c'est pour moi inenvisageable voilà et pas parce que je n'aime pas la personne de Sarah Knafow simplement parce que je ne suis pas d'accord avec elle

39:10
Intervenant

vous disiez on est à ça d'un second tour de la présidentielle qui opposerait Jean-Luc Mélenchon à Jordan Bardella si ça devait arriver cette option vous jugez réaliste vous faites quoi ?

39:22
Maud Bregeon

je me bats pour que ça n'arrive pas je ne me ferai pas mettre dans la seringue de cette question de pour qui vous allez voter c'est vous qui avez ouvert la question en disant que c'était très possible aujourd'hui alors qu'on est à 18 mois de la présidentielle à mon petit niveau à mon modeste niveau j'estime que ma responsabilité c'est de tout faire pour arriver à créer une dynamique unitaire et une dynamique d'union toutes les personnalités que vous avez citées Edouard Philippe bien sûr Gabriel Attal Gérald Darmanin pourquoi pas Bruno Retailleau évidemment j'en suis convaincue ce sont des hommes qui ont un profond attachement au pays et qui feront passer l'intérêt du pays l'intérêt national avant des ambitions présidentielles particulières mais je le redis ça prend du temps de créer de l'union on a déjà beaucoup avancé vous savez avant la dissolution si on nous avait dit qu'on serait dans un même gouvernement avec les républicains qu'on applaudirait les mêmes premiers ministres et qu'on serait ensemble assis au banc de l'Assemblée nationale on n'y aurait pas forcément cru donc on a avancé avec Sébastien Lecornu on continue à avancer et il faudra encore une fois faire le bout de chemin nécessaire d'ici à l'élection présidentielle

40:36
Intervenant

est-ce que vous mettez néanmoins ces deux parties d'opposition sur le même plan aujourd'hui la France insoumise et le Rassemblement national pour vous ce sont deux dangers équivalents ?

40:45
Maud Bregeon

je considère que la France insoumise et le Rassemblement national sont aussi dangereux l'un que l'autre pour la France pour des raisons différentes parce qu'ils ont des positions différentes des histoires politiques différentes mais je considère qu'ils sont oui tous deux aussi dangereux l'un que l'autre

41:00
Présentateur

mais est-ce que le Front républicain il y a un peu plus d'un an a été une erreur à vos yeux ? il y a beaucoup de Français qui disent je cite on s'est fait voler l'élection est-ce que le Front républicain c'était une erreur ?

41:07
Maud Bregeon

non alors les Français ne se sont pas fait voler l'élection je ne vous dis pas puisque les Français sont allés massivement voter et ont fait leur choix je crois plus de 75% de participation ce n'est pas les partis politiques qui ont voté il faut être extrêmement clair là-dessus et ne pas colporter certaines accusations que je peux entendre ici ou là ma position elle a toujours été claire ni le Rassemblement National ni la France Insoumise mais j'ai eu l'occasion de le dire au lendemain du premier tour de l'élection législative je pense en revanche je pense en revanche que refuser d'appeler par exemple à voter pour le Parti Socialiste quand il est face à un candidat du Rassemblement National est une erreur comme Bruno Retailleau l'a fait dans du Partiel récemment en Tarn-et-Garonne tout à fait et je le dis avec forme d'amitié que j'ai pour Bruno Retailleau qui a été mon ancien collègue je ne serai pas de ceux qui lui tirent dessus à boulet rouge mais refuser d'appeler à voter socialiste face au Rassemblement National c'est une erreur il n'y a pas de signe égal entre le Parti Socialiste et la France Insoumise et ce qui est en train de se passer aujourd'hui dans le cadre notamment des débats parlementaires le montre on ne peut pas fustiger une alliance des gauches autour de Jean-Luc Mélenchon et en même temps refuser de voir qu'il y a aujourd'hui une forme de divorce qui s'est opéré et qui est une bonne chose non pas pour le gouvernement mais pour la démocratie française et pour la gauche de façon plus générale

42:22
Présentateur

On parle de Front Républicain est-ce que vous considérez que la France Insoumise et le Rassemblement National sont dans l'arc républicain ?

42:29
Maud Bregeon

C'est un débat qu'on a beaucoup eu depuis trois ans moi j'ai toujours refusé de donner des brevets de républicanisme aux uns et aux autres ce sont quoi qu'on en dise tous des députés qui ont été élus démocratiquement par les français ils appartiennent à des partis qui peuvent légitimement concourir au suffrage universel et je n'ai pas à dire qui appartient à l'arc républicain ou pas ils ont été élus par des français un élu vote un élu et moi je les combats je combats leur programme encore une fois tant la France Insoumise que le Rassemblement National mais cette espèce de débat qu'on traîne nous-mêmes au sein de Renaissance depuis trois ans à savoir qui est dans l'arc républicain et qui n'est pas dans l'arc républicain fatigue les français en tout cas ils sont élus ils sont élus de la république comme le sont les 577 députés de l'Assemblée Nationale et je ne peux pas dire autre chose

43:19
Présentateur

est-ce que vous aimez la musique ? oui j'aime bien est-ce que vous aimez

43:23
Invité

ce chanteur ?

43:27
Présentateur

Alain Souchon vous me voyez venir qui a annoncé que si jamais le RN était élu il partirait en Suisse vous partez à l'étranger si le RN est élu ?

43:35
Maud Bregeon

non certainement pas je me représente aux élections et j'essaie d'aller défendre ce que je pense à l'Assemblée Nationale dans l'opposition je pense qu'on ne combat pas le RN par des postures morales on a longtemps essayé de le faire c'est un on un peu général de toute évidence ça ne fonctionne pas et c'est en décalage avec ce que pensent les français on combat le RN en expliquant pourquoi leur programme économique est mauvais pour la France pourquoi est-ce qu'ils attirent le pays vers une position d'isolation notamment au sein de l'Union Européenne pourquoi est-ce qu'ils ont des positions démagogiques en matière d'immigration et de sécurité voilà mais je pense qu'il est temps d'aller sur le fond mais beaucoup d'ailleurs excusez-moi dans ma famille politique le disent depuis longtemps on parlait de Gérald Darmanin lui qui est élu dans une terre où le Rassemblement National et fait des scores importants aux élections nationales il l'a toujours dit

44:28
Présentateur

Ludovic justement une question sur quelqu'un qui s'est montré très sévère avec Emmanuel Macron

44:33
Invité

oui lors d'une interview accordée à nos confrères de Radio-J Emmanuel Valls a considéré que le second quinquennat d'Emmanuel Macron était un naufrage le site qu'est-ce que vous lui répondez pourquoi est-ce qu'il a

44:43
Maud Bregeon

accepté de participer au gouvernement de François Bayrou du coup voilà il a été ministre d'Emmanuel Macron c'est la déception le dépit de ne plus être ministre je n'en sais rien mais il a accepté d'être ministre du président de la république pendant 8 mois nos postes ministériels ne nous appartiennent pas un autre choix a été fait et donc j'entends voilà aujourd'hui une parole très offensive à l'encontre du président je remarque qu'il ne tenait pas la même quand il était au gouvernement je n'ai pas d'autre commentaire à faire que restera-t-il du macronisme Maud Bréjon trois choses à mon sens c'est une question on pourrait débattre longtemps de cette question ça pourrait être un sujet de baccalauréat oui ça pourrait être un sujet de baccalauréat c'est un sujet que les journalistes aiment beaucoup le préalable c'est ce que le macronisme survit au départ d'Emmanuel Macron je pense qu'en tout état de cause il y a trois marqueurs à mes yeux importants qui resteront après les deux quinquennats du président de la république c'est malgré tout la réussite de la politique de l'offre et la fin du chômage de masse on peut dire qu'aujourd'hui sur certaines parties elle est un peu mise à mal c'est mise à mal moi je ne crois pas je crois qu'encore une fois le soutien aux entreprises plus de 80 milliards d'exonération de charges encore l'année prochaine ça perdure la France pays le plus attractif de l'Union Européenne depuis cinq ans on est à la veille du lancement de Choose France ça c'est quelque chose qui va continuer je l'espère en tout cas qu'il sera préservé ce qui a été fait à l'échelle de l'Union Européenne Emmanuel Macron a été la locomotive de la construction européenne face aux crises face à ce qui se passe en Ukraine donc ça restera un marqueur très fort et puis enfin je ne vais pas parler en même temps des dépassements politiques mais quand même l'idée qu'on peut discuter avec des gens qui sont un peu différents de nous j'espère que c'est quelque chose qui va perdurer dans la vie politique française parce que c'est sain

46:36
Présentateur

le patronisme ne va pas disparaître avec le départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée

46:38
Maud Bregeon

je pense qu'en tout cas il y a des grands marqueurs de ces deux quinquennats je le disais sur l'attractivité sur l'Europe sur le dépassement en politique qui ont fortement imprégné la vie politique française et puis ensuite l'histoire continue les époques changent on ne se demande pas aujourd'hui ce qui reste du hollandisme ou du sarcosisme il faut répondre au défi de son temps au moment où on est au gouvernement Et la grande erreur d'Emmanuel Macron

47:01
Intervenant

pour finir mot de bréjant si vous êtes sincère ce fut ?

47:04
Maud Bregeon

Je ne sais pas je n'ai pas à répondre La dissolution ? Je n'ai pas à répondre à cette question La dissolution encore une fois je ne l'ai pas défendu mais on est retourné aux urnes et je pense que quand on aime la politique on n'a pas peur encore une fois du suffrage universel

47:15
Présentateur

Petite question courte pour terminer Jordan Bardella s'est indigné qu'aucun des représentants du RN n'a été invité aux commémorations des attentats du 13 novembre il a jugé ça inélégant, regrettable il estime qu'on lui a fait payer leur combat contre l'islamisme ça ne relevait pas du gouvernement c'était la mairie de Paris qui organisait cela mais est-ce qu'à vos yeux c'était une erreur pour les inviter ?

47:32
Maud Bregeon

On leur fait payer leur combat contre l'islamisme

47:34
Présentateur

Ce sont ces mots ?

47:35
Maud Bregeon

Alors même qu'on commémore les 10 ans des attentats de 2015 mais vous vous rendez compte de l'indignité qu'il faut pour prononcer ces mots-là Guillaume Daré et par ailleurs si vous voulez que je réponde sur le fond aucun chef de parti n'était invité et l'immense majorité des places était réservée aux familles aux proches à ceux qui ont été touchés par ces terribles attentats ce type de polémique n'est pas à la hauteur et particulièrement quand on prétend être candidat à la présidentielle

48:04
Présentateur

Merci Maude Bréjean porte-parole du gouvernement d'avoir été l'invité de BFM Politique ce matin Merci Ludovic Merci Amandine Vous restez bien sûr sur BFM dans un instant C'est affaire suivante avec Pauline Rovenard et Dominique Rizet