DÉPART DE COLLOMB : L'EFFONDREMENT DE LREM ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00narrateurFait
« « Il faut un nouveau souffle » a déclaré le président de l'Assemblée nationale. »
- 2:30narrateurChiffre
« 7 ministres ont quitté le gouvernement. 7 en 17 mois. »
- 3:00narrateurChiffre
« La croissance en 2018 s'annonce moins forte que prévu : 1,7 % au lieu des 2 % espérés. »
- 3:30narrateurChiffre
« Emmanuel Macron a perdu autant de points – 27 - depuis son élection que Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac au même moment. »
- 4:30Richard FerrandFait
« Nous devons nous appuyer sur toutes les forces de progrès et de transformation. Seuls, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. »
- 5:30narrateurFait
« La réforme des retraites avec l’introduction d’un système à points qui poussera les salariés à travailler bien au delà de l’âge légal afin de s’assurer une pension décente. »
- 6:00narrateurFait
« La réforme de l’assurance-chômage avec la dégressivité des allocations, en commençant par les cadres. »
- 6:30narrateurFait
« La réforme du système de santé, placée sous le signe de la chasse aux actes médicaux jugés inutiles. »
- 7:00narrateurFait
« La transformation de la fonction publique avec un détricotage des statuts : création d’un contrat de mission de 6 ans et recours accru aux contractuels pour les catégories B et C. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C’est acquis, le remaniement ira au delà du simple remplacement du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. C’est un nouveau gouvernement qui va s’installer. A l’heure où cette chronique est enregistrée, nous en ignorons la composition.
L’objectif, en revanche, est connu. Richard Ferrand l’a confié hier au Journal du Dimanche. « Il faut un nouveau souffle » a-déclaré le président de l’Assemblée nationale.
S’il faut un nouveau souffle, c’est bien que les choses vont mal. Il y a quelques jours, pourtant, on nous assurait qu’il n’en était rien. Tenez, écoutons le patron du groupe des députés En Marche, Gilles Legendre et Benjamin Griveaux, le porte parole du gouvernement.
Non non non, ce n'est pas une crise politique, une crise politique c'est beaucoup plus grave que ça. Je vous assure. Tout ça retombera bien vite, je vous invite à ne pas faire d'excès d'émotion Ça n'en vaut pas la peine.
Il n'y a pas de crise de l'État. L'État est tenu, et nous avons perdu un ministre d'état helléniste, je vous invite à revoir le latin, l'État, stare, se tenir debout, se tenir droit, l'État est là. Du côté de l’opposition, on s’en doute, la tonalité était toute autre : « Il n'y a plus aucune autorité à la tête de l'État.
Il y a aujourd'hui un président qui n'est plus en capacité de convaincre ses propres ministres de le soutenir et de travailler avec lui. Gérard Collomb n'était pas n'importe qui dans le gouvernement. Il était l'un de ceux qui avaient été parmi ses premiers de cordée.
Et donc il était l'un de ses principaux soutiens. Et voilà que celui qui a le plus cru en Emmanuel Macron, aujourd'hui n'y croit plus souhaite partir le plus vite possible. Déjà 7 ministres ont quitté le gouvernement. 7 en 17 mois.
Richard Ferrand, Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez, François Bayrou, Nicolas Hulot, Laura Flessel et Gérard Collomb. Il y a encore l’affaire Benalla qui a largement provoqué la sortie à rebondissements de Gérard Collomb. Une affaire qui devrait livrer un nouveau lot de révélations Et puis, les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous.
La croissance en 2018 s'annonce moins forte que prévu : 1,7 % au lieu des 2 % espérés. Les sondages sont cruels. Emmanuel Macron a perdu autant de points – 27 - depuis son élection que Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac au même moment.
Oui, le président semble ne plus avoir la main. Il subit plutôt qu’il n’agit. Pourtant Emmanuel Macron affecte de ne voir là que des péripéties : Ce ne sont pas les péripéties du quotidien qui doivent décider pour une nation.
Si on regarde tous les jours les péripéties du quotidien, avec tout ce qui se passe, Les sondages, les ceci, les cela, on n'avance plus, on ne fait plus rien. Comment l’exécutif compte-t-il reprendre l’initiative. Rchard Ferrand détaille le plan de bataille dans le JDD : « Nous devons nous appuyer sur toutes les forces de progrès et de transformation.
Seuls, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. » L’heure est donc aux alliances. Le remaniement devrait en être la première traduction.
Il s’agit d’ouvrir la porte à deux forces. D’un côté, le Modem dont le candidat à la présidence de l’Assemblée, Marc Fesneau, a réuni deux fois plus de voix que son groupe parlementaire ne compte de députés. De l’autre, les élus de droite macrono-compatibles rassemblés au sein de l’UDI Agir. 35 députés qui se qualifient eux-même de contructifs.
Le gouvernement a les yeux de Chimène pour les dirigeants de ce groupe, Jean-Christophe Lagarde et Franck Riester Troisième axe de travail, stopper la fronde des territoires. A Marseille, fin septembre, à l’occasion du congrès de Régions de France, les trois grandes associations d’élus -l’Association des maires de France, l’Association des départements de France et, donc Régions de France -ont lancé un appel commun. Ces associations exigent une relance de la décentralisation.
Et surtout, elles refusent que l’Etat se décharge de ses missions sur les collectivités territoriales sans leur donner les moyens financiers correspondants. Quelle que soit son envergure, le remaniement qui vient n’est en aucun cas un un tournant. Pas de pause en vue dans les réformes.
Richard Ferrand est formel : « Le président veut poursuivre l’intensité des réformes et fédérer davantage ». Le problème, c’est que ce sont justement les réformes menées depuis 17 mois qui fracturent la société française. Et celles qui s’annoncent ne pourront qu’élargir le fossé Listons ce qui nous attend : La réforme des retraites avec l’introduction d’un système à points qui poussera les salariés à travailler bien au delà de l’âge légal afin de s’assurer une pension décente La réforme de l’assurance-chômage avec la dégressivité des allocations, en commençant par les cadres qui sont par ailleurs les plus gros cotisants – et dont beaucoup ont voté pour Macron.
La réforme du système de santé, placée sous le signe de la chasse aux actes médicaux jugés inutiles. La transformation de la fonction publique avec un détricotage des statuts : création d’un contrat de mission de 6 ans et recours accru aux contractuels pour les catégories B et C Un pilonnage législatif qui va, une nouvelle fois, jeter les salariés dans la rue. Cette perspective n’effraie pas du tout les militants de la République en marche.
Du moins ceux que j’ai rencontrés samedi sur un marché du XVIe arrondissement parisien. Je vous propose d’écouter Thomas Leret, élu de l’arrondissement au Conseil de Paris, qui, avant de rejoindre Emmanuel Macron, militait dans les rangs du Parti socialiste. Moi franchement, j'ai parfaitement confiance dans la volonté de transformer et dans les réalisations qui sont menées.
Ça veut pas dire que y a pas des débats à avoir sur tel ou tel sujet, mais la volonté de transformation est très forte. Et on est pas dans une logique de dire : « Ah ! ça coince un peu, y a l'extrême gauche qui n'est pas contente avec la moitié du PS, y a l'extrême droite qui n'est pas contente avec la moitié des LR, on arrête tout parce qu'on risque d'avoir des difficultés ».
Non ! Il y a vraiment une volonté d'aller au bout, d'une transformation qui remette le pays sur les rails, Et les militants, ils sont toujours dans cette logique. Vraiment.
Et encore une fois, ils ont cette culture politique qui fait qu'ils ne s'attachent pas à l'écume des choses. L’autre jour, un sénateur de la majorité présidentielle me glissait cette formule : « Le macronisme, c’est comme le vélo. Si on arrête de pédaler, on tombe. » Le remaniement ministériel est avant tout une opération de communication.
Le premier ministre pourra ainsi obtenir un vote de confiance de l’Assemblée à peu de frais. Bref, tout change pour que rien ne change.