Nicolas Bay : "Marine Le Pen ne gagnera jamais avec une seule dent sur son râteau"
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Invité du grand entretien ce matin, Nicolas Bay, bonjour à vous. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin pour parler de cette semaine agitée pour vous, symbole de la guerre ouverte que se livrent les candidats d'extrême droite dans cette campagne pour la présidentielle. Vous étiez Nicolas Bay jusqu'à mardi, porte-parole de la campagne de Marine Le Pen, lorsque vous avez été suspendu du Rassemblement National, accusé de saboter cette campagne au profit d'Éric Zemmour. Éric Zemmour que vous rejoignez officiellement jeudi matin avant d'être bombardé hier numéro 2 de son parti Reconquête. Et vous serez à ses côtés aujourd'hui sur le terrain en déplacement dans le Calvados et dans la Manche.
Vous y êtes déjà d'ailleurs. Nicolas Bay, tout va très vite. Ça donne quand même un peu l'impression que vous prépariez ce ralliement depuis longtemps. Est-ce que c'est le cas ?
Non, j'ai pris le temps de la réflexion. En réalité, il y a trois semaines, dans un déplacement avec Marine Le Pen, d'ailleurs à Madrid, j'avais dit qu'aujourd'hui je la soutenais mais que je m'interrogeais parce que je voyais beaucoup de nos compatriotes, beaucoup d'électeurs à enseignement du Rassemblement National se tourner vers Éric Zemmour. Et j'observais aussi cette campagne présidentielle en constatant que celui qui défendait les convictions auxquelles je crois de manière la plus claire, la plus efficace et aussi la plus rassembleuse, c'était Éric Zemmour. J'ai fait part de ses doutes.
J'ai peut-être péché par excès de sincérité en disant ça parce qu'évidemment le confort ça a consisté à défendre sur les plateaux de télévision la candidature de Marine Le Pen à laquelle je ne crois pas et ça n'aurait pas été une démarche très honnête et puis ensuite du jour au lendemain de passer Éric Zemmour, ce n'est pas ce que j'ai fait. Moi j'ai dit la vérité il y a trois semaines et ensuite j'ai pris le temps de la réflexion. Et j'ai souhaité avoir un échange dans le cadre du bureau exécutif du Rassemblement National qui est l'instance de direction et quand j'ai demandé cette réunion, on m'en a immédiatement exclu.
Moi je le regrette parce que Marine Le Pen finalement, si elle veut rassembler les Français, il faut d'abord qu'elle soit capable de rassembler son propre camp. Elle a écarté Marion Maréchal, elle a écarté Florian Philippot qui pourtant avait une ligne différente de la mienne, elle a écarté plus récemment d'autres. Donc à force de montrer la sortie à tout le monde, eh bien évidemment elle renforce son concurrent. Mais moi, le plus important, vous savez, ce n'est pas les partis politiques. Les partis politiques ce n'est pas une finalité, c'est un outil. Moi ce qui m'intéresse c'est de défendre les idées. Moi je suis un militant depuis le récent.
Je me suis engagé à 14 ans dans les rangs du Rassemblement National pour défendre les idées. Et aujourd'hui c'est Éric Zemmour qui est le mieux à même à la fois de défendre ses idées et surtout de rassembler tous les patriotes venant d'horizons assez différents.
Parlons des idées, Nicolas Bay, vous n'avez jamais été proche de Marine Le Pen que vous aviez d'ailleurs affrontée lors des régionales en Ile-de-France. C'était en 2004, vous aviez fait à l'époque un peu plus d'un pour cent. Vous défendez-vous une ligne beaucoup plus identitaire et libérale. Vous parlez aujourd'hui de secte pour qualifier le RN. Si bien qu'on se demande pourquoi vous n'êtes pas parti plus tôt du Rassemblement National.
Écoutez, moi j'ai essayé au sein du Rassemblement National de faire vivre le débat. J'ai participé au développement de ce mouvement, j'en étais le secrétaire général. Mais je déplore en effet qu'il n'y ait pas une vraie volonté d'avoir une organisation politique avec un vrai débat, avec des personnalités, avec des sensibilités qui s'expriment. Moi j'avais eu l'occasion de le dire à Marine Le Pen, elle ne gagnera jamais avec une seule dent sur son râteau. Mais pour moi maintenant, la page est tournée, je n'ai pas envie de polémiquer, je n'ai pas envie d'ailleurs de dire du mal d'une communauté militante à laquelle je reste attaché, dans laquelle j'ai beaucoup d'amis.
Je dis simplement qu'aujourd'hui, ce qu'on doit regarder, c'est l'intérêt supérieur de la France. La France va mal. Aujourd'hui, l'enjeu de la présidentielle, c'est un enjeu de civilisation, il s'agit de sauver le pays. Et donc les partis politiques, encore une fois, ce sont des outils. Et par conséquent, s'il y a un outil qui ne semble pas à la hauteur ou pas efficace, il ne faut pas avoir d'état d'âme à en changer. On a un devoir de fidélité, mais la fidélité, on la doit à ses valeurs, à ses convictions, et aussi c'est vrai aux électeurs qui nous font confiance.
Et moi, ce que je vois aujourd'hui, c'est qu'il y a une large partie des électeurs, anciennement du Rassemblement National, mais aussi d'ailleurs, anciennement des Républicains, qui se tournent massivement, avec beaucoup d'enthousiasme, sur la candidature d'Éric Zemmour. On a deux candidatures en panne, celle de Valérie Pécresse et celle de Marine Le Pen, et une candidature en dynamique, et c'est ce que disent d'ailleurs les enquêtes d'opinion, c'est celle d'Éric Zemmour.
Nicolas Bay, vous voulez vite tourner la page. On comprend quand même, nous aussi, de notre côté, on aimerait bien tout comprendre. Vous connaissez très bien Guillaume Pelletier, avec lequel vous avez monté un mouvement de jeunesse il y a 25 ans. Vous connaissez très bien Éric Zemmour, avec lequel vous dites d'ailleurs que vous échangez régulièrement. Mais vous n'auriez jamais transmis la moindre information. Honnêtement, vous vous connaissez, vous vous voyez, mais vous ne dites rien. Comment c'est possible ?
Non mais bien sûr, je connais Éric Zemmour, comme beaucoup de dirigeants du Rassemblement national, ils comprennent Marine Le Pen, qui a eu des liens avec lui dans le passé. Donc ce n'est pas parce qu'on connaît quelqu'un qu'on lui transmet des informations confidentielles. Je vais vous dire les choses très simplement. C'est une notoriété publique que Marine Le Pen avait méthodiquement écarté de la plupart des instances de direction du mouvement.
Vous étiez quand même son porte-parole de campagne, donc vous aviez des informations que vous pouviez transmettre.
Non, je n'avais pas, non c'est vrai. Pour répondre à la presse, il faut quand même quelques informations. Je n'avais pas d'informations confidentielles, puisque je ne faisais pas partie du bureau de campagne. Écoutez, ils ont porté cette accusation pour me salir, je ne trouve pas ça très élégant. J'ai déposé plainte en diffamation, je pense que Marine Le Pen est absolument incapable d'apporter la moindre preuve ni la moindre explication de ce qu'elle a avancé. Mais honnêtement, pour moi, ça n'a pas beaucoup d'importance. Je n'ai pas envie de donner le spectacle de ces tensions ou de ces querelles, qui honnêtement n'intéressent personne, n'intéressent pas les Français.
Le plus important, c'est le projet qu'on va porter pour défendre efficacement la France et les Français dans cette campagne présidentielle. Et je crois que je suis très heureux de le faire aux côtés d'Éric Zemmour, parce qu'il a montré cette capacité de rassemblement. Et voir, à la fois dans les électeurs, mais aussi à la tête du mouvement Reconquête, qui compte aujourd'hui plus de 100 000 adhérents, et bien aussi bien des gens qui viennent de la droite classique, des gens qui viennent des Républicains, des gens qui viennent de la Rassemblement National, et bien je pense que c'est une grande force.
La droite classique, pour l'instant, il y a uniquement Guillaume Pelletier. Des ralliements intéressants, Nicolas Bey...
Ce qui est important, ce sont les électeurs, pas seulement les personnalités.
Guillaume Pelletier est sans doute, chez les Républicains, la personnalité la plus courageuse, parce qu'il assume ses convictions, alors que c'est vrai, une fracture entre les représentants des Républicains, Valérie Pécresse la première, qui est finalement très proche d'Emmanuel Macron en termes de ligne politique, et l'électorat, je ne confonds pas, l'électorat des Républicains, souvent des patriotes sincères, souvent des gens attachés à la souveraineté de la France, attachés aux libertés fondamentales, qui ont été, par habitude, peut-être par inertie même, continuent de voter pour les Républicains, mais ont été, qui ont toute leur place avec nous, dans le mouvement Reconquête.
Nicolas Bey, des ralliements intéressants, ce sont des ralliements qui ont du poids politiquement. Vous pesez combien, politiquement, électoralement ? Qu'est-ce que vous apportez, en fait, à Éric Zemmour ?
Écoutez, ça, ce n'est pas à moi de le dire. Ce que j'apporte, en tout cas, c'est ma sincérité. Je pense avoir une certaine compétence, une certaine expérience. Je suis un élu régional en Normandie. Je suis heureux d'accueillir aujourd'hui Éric Zemmour en Normandie. Je suis un parlementaire. J'ai beaucoup de liens, de relations avec nos alliés européens, dans différents pays. J'ai été secrétaire général, je crois avoir quelques capacités d'organisation. Je mettrai très humblement mes compétences, mon expérience au service du mouvement Reconquête, au service de la candidature d'Éric Zemmour.
Vous rejoignez donc Éric Zemmour. Nicolas Bey, au fond, vous renouez avec la ligne qui était la vôtre à la fin des années 90, quand vous aviez quitté le Front National à l'époque pour tenter l'aventure avec Bruno Maigret. Ça avait échoué. Avec sa stratégie de dédiabolisation, Marine Le Pen, elle, est allée au second tour en 2017. Est-ce que cette ligne-là n'est pas trop extrême ? Est-ce que c'est la bonne ?
Non, je ne crois pas du tout. Je pense qu'aujourd'hui, beaucoup de Français attendent justement une clarté. Marine Le Pen, en renonçant à la fin de la binationalité, en renonçant à sortir de Schengen, en renonçant à sortir du camp de la CEDH, en renonçant à mettre un terme à la PMA sans paire, par exemple. Elle a multiplié les reculades, les renoncements, sans doute en partie par tactique, peut-être aussi par conviction, mais en tout cas, ça aboutit à déboussoler beaucoup de ses électeurs. Je crois que la clarté, la constance en politique, c'est une vertu importante. Moi, je n'ai pas changé d'idée. Je n'ai pas changé dans mes convictions.
Ce que vous appelez une ligne identitaire, c'est simplement la préservation de la France, la préservation de l'identité française. Ça me semble parfaitement normal, parfaitement légitime. Ce n'est pas une impasse. Tous les pays du monde défendent leur identité.
C'est quoi la prochaine étape en termes de ralliement pour Éric Zemmour ? Est-ce qu'on a des nouvelles de Marion Maréchal-Le Pen ? Est-ce qu'elle va bientôt franchir le Rubicon, elle aussi, et rallier la reconquête ?
Ce n'est pas à moi de le dire. Il faut poser la question à Marion Maréchal. Aujourd'hui, elle est en retrait de la vie politique, mais elle n'a jamais fait mystère que peut-être un jour elle se réimpliquerait. Ce sera à elle de le dire, si c'est le cas, le jour venu. Mais ce que je sais, en tout cas, c'est que par-delà les personnalités, les élus parlementaires ou élus locaux qui rejoignent Éric Zemmour, je crois que le plus important, ce sont les millions de Françaises et de Français qui retrouvent un espoir. Beaucoup de Français ont été un peu lassés par des partis politiques qui les avaient déçus ou trahis. Et aujourd'hui, ils retrouvent un espoir. Et c'est ça le plus important.
On parlait de Marion Maréchal-Le Pen. Qu'est-ce qui la retient en fait ? Parce qu'elle n'est plus membre du Rassemblement National depuis trois ans.
Elle a déjà dit qu'elle n'appelait pas à voter pour sa tante. On ne comprend pas pourquoi elle ne franchit pas le Rubicon. Donc qu'est-ce qui la retient ? Qu'est-ce qui bloque ?
Écoutez, moi j'ai beaucoup d'amitié pour Marion Maréchal. Je crois avoir avec elle une vraie convergence de vues politiques sur le fond, sur la ligne et sur la stratégie. Mais je ne suis pas son porte-parole. Donc c'est à elle de dire le jour venu ce qu'elle souhaite faire. Et donc vous aurez l'occasion, je pense, de l'inviter pour cela. Mais ce que je peux vous dire en tout cas, c'est que l'objectif dans la présidentielle, c'est évidemment d'éviter d'avoir cinq années supplémentaires avec Emmanuel Macron. Et je pense qu'aujourd'hui, les sondages disent qu'Éric Zemmour peut être au second tour.
Et qu'au second tour, il peut l'emporter parce qu'il aura cette capacité à fédérer les patriotes qui viennent d'horizons différents. Et je crois que ça, c'est une grande force. Et c'est ce à quoi nous allons travailler. Et ce sur quoi je vais m'investir pendant les 54 jours qui nous séparent du premier tour de la présidentielle.
Nicolas B, la situation se tend considérablement dans l'est de l'Ukraine. Elle est même critique. Les Ukrainiens craignent que les Russes ne rééditent dans le Donbass l'opération qui leur avait permis d'annexer la Crimée en 2014, c'est-à-dire l'annexion d'une partie de leur territoire. Joe Biden le craint aussi. Le président américain a pris la parole hier soir. La Russie a-t-elle le droit de le faire, selon vous ?
Il y a évidemment une question de droit international. L'intégrité territoriale de l'Ukraine doit être respectée. Mais il faut créer les conditions aussi pour cela. Les Etats-Unis n'ont cessé de souffler sur les braises, d'amplifier une situation de tension, notamment en brandissant en permanence la menace, finalement, d'une adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. Et évidemment, ça n'est pas acceptable pour la Russie. Et d'ailleurs, des engagements, il ne faut pas l'oublier, ont été pris à l'égard de la Russie dans les années 90 sur ce point. Et donc, il s'agit de respecter ces engagements.
Il s'agit de respecter aussi les accords de Minsk, qui définissaient un certain nombre d'engagements des différentes parties. Donc, la voie de la France, elle doit être raisonnable. Elle doit être celle d'une désescalade. Et pour qu'il y ait une désescalade, il faut évidemment faire respecter le droit international et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Mais il faut aussi prendre en considération le fait que cette partie-là de l'Ukraine est russophone, russophile, très largement. Et donc, cette réalité culturelle doit être respectée. Si les Russes l'annexent, il faut s'opposer ou il faut laisser faire, Nicolas ?
Vous intervenez ou pas ?
Mais je pense qu'en réalité, on n'est pas en situation d'intervenir militairement. Et donc, ce qui sera raisonnable, c'est d'éviter, évidemment, qu'il y ait une intervention militaire russe. Moi, ce que je crois, c'est que si les Russes avaient l'intention d'envahir le Donbass, en réalité, ils l'auraient fait depuis très longtemps. Donc, je ne crois pas qu'ils en aient l'intention. Mais en revanche, je pense que les nations européennes, et la voix de la France peut être singulière et forte dans ces circonstances, devraient, en priorité, demander, exiger même, soit indiqué noir sur blanc, que jamais l'Ukraine adhérera à l'OTAN. Et ce serait de nature à créer les conditions d'une désescalade.
Mais il faudrait pour ça qu'on ait une vraie autonomie politique et diplomatique. Et aujourd'hui, et c'est agréable, la France l'a un peu perdu dans le magma européen. L'Union européenne est un nain géopolitique. Les institutions européennes sont totalement inopérantes, alignées sur les intérêts américains. Et c'est ce qui a, en partie, le fait d'avoir des institutions européennes qui, au lieu d'être voies d'équilibre, ont été alignées sur les intérêts américains. C'est ce qui a contribué à l'extrême tension entre l'Ukraine et la Russie.
Éric Zemmour a mis en scène cette semaine Nicolas Bay un coup de fil qu'il a eu avec l'ancien président américain Donald Trump. L'échange a duré 45 minutes, c'est en tout cas ce qui a été précisé. Est-ce que c'est très clairement et très officiellement un modèle Donald Trump pour Éric Zemmour et pour vous ?
En réalité, il y a des différences très importantes entre les Etats-Unis et la France. Donc il ne s'agit pas de reproduire en France ce qui est fait aux Etats-Unis. En revanche, Donald Trump, il défend les intérêts américains. Et il les a, il faut bien le dire, remarquablement défendus pendant son mandat. Il a, jamais la situation économique des Etats-Unis n'a été aussi bonne que sous Trump. Il a, il a, comment dire, honoré ses engagements à l'international, notamment une politique raisonnable isolationniste au lieu de faire des guerres comme ses prédécesseurs l'ont fait un peu partout dans le monde. Il n'a pas été réélu.
Oui, c'est vrai, je pense que la crise sanitaire y a été en partie pour quelque chose.
Vous voulez dire sa gestion de la crise sanitaire ?
Oui, peut-être, mais encore que je ne pense pas qu'elle ait été forcément plus mauvaise qu'une autre. Mais vous savez, Donald Trump, il est président américain. Moi, je ne suis pas un citoyen américain, donc je ne me prononce pas, comment dire, en soutien ou non à son égard. Mais en tout cas, c'est une personnalité politique majeure. Il a été président des Etats-Unis dans des situations de crise compliquées. Il a un bilan très honnêtement honorable.
Je crois que l'échange qu'il a eu, le long échange avec Éric Zemmour, montre aussi tout simplement qu'Éric Zemmour est pris en considération par un très grand pays comme les Etats-Unis, par un ancien président des Etats-Unis, comme une personnalité politique majeure qui est susceptible de jouer un rôle décisif dans les mois et les années qui viennent. Donc c'est évidemment un signal fort.
Alors vous avez une mémoire un peu sélective. Moi, je voudrais revenir sur l'attaque du Capitole, par exemple, à Washington, qui fait partie aussi des faits d'armes de Donald Trump. Est-ce que ça pourrait vous inspirer ? Est-ce que vous pensez qu'il faut secouer nos institutions ? Renverser notre démocratie représentative ?
Est-ce qu'on peut être un tout petit peu raisonnable, Mme Becker ? Enfin, d'abord, il y a une vraie question de savoir la part exacte de la responsabilité de Donald Trump dans ce qui s'est passé au Capitole. Puisqu'il a quand même condamné lourdement et clairement à un certain nombre des excès qui ont été commis. Il a condamné difficilement les excès. Mais enfin, écoutez, vous savez très bien que nous, nous défendons la République. Avec Éric Zemmour, nous sommes profondément attachés au caractère républicain des institutions. Mais nous n'oublions pas une chose, c'est que la République, ce n'est pas quelque chose de désincarné.
Ce que nous défendons, c'est la France et donc la République française. Et la République française, elle n'est pas interchangeable avec d'autres républiques ailleurs dans le monde.
Merci à vous, Nicolas Bé, invité de France Inter ce matin. Je rappelle que vous êtes désormais soutien d'Éric Zemmour. Bonne journée à vous.
Nicolas Bay