Face à Face : Jordan Bardella - 29/01
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Apolline de Malherbe Il est 8h30 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Jordan Bardella
Bonjour, merci de votre invitation
Merci à vous d'avoir accepté de répondre à mes questions Ce matin vous êtes le président du Rassemblement National Et vous êtes aussi la tête de liste du Rassemblement National Pour les élections européennes Au moment où on se parle d'ailleurs Les différents sondages d'opinion vous donnent largement vainqueurs Avec 30% des intentions de vote Je voudrais bien sûr qu'on parle des agriculteurs Mais aussi de ce que vous attendez de Gabriel Attal Les agriculteurs d'abord La colère, Paris qui pourrait être bloqué Dans l'après-midi Est-ce que vous soutenez l'initiative Du siège de Paris ?
Je soutiens les revendications qui sont celles De nos agriculteurs Et en tant que responsable politique Mon rôle n'est pas tant de soutenir Telle ou telle forme de contestation ou de rébellion Ou de mouvement social tout simplement Mais d'apporter des réponses A ce qui apparaît comme la plus grande Crise sociale de l'histoire De la Vème République Celle de la disparition de notre agriculture Et nous entrons je crois Dans une période trouble Où probablement va se rencontrer Le désespoir d'agriculteurs Qui luttent pour leur survie Qui luttent pour un dernier combat Puisque nous entrons dans une décennie critique Et le cynisme d'un gouvernement Qui depuis sept ans A accompagné, soutenu, voté L'ensemble des textes Au niveau français comme européen Qui mettent aujourd'hui Notre agriculture aux portes de l'abîme
Il y a beaucoup de choses Dans ce que vous avez dit Je voudrais quand même Qu'on s'arrête sur certains points Vous avez évoqué à l'instant Sur ce blocage L'idée que vous n'êtes pas là vous Pour dire quelle ou quelle forme Moi je veux bien Mais est-ce que vous condamnez Dans ce cas-là L'idée d'un siège de Paris ?
Moi je suis très clair Je condamne toute forme de violence Les manifestations pacifiques Doivent pouvoir s'exprimer
Est-ce que c'est pacifique d'assiéger Paris ? Jusqu'où vous allez avec le pacifique ? Est-ce que par exemple L'idée d'assiéger Rungis Comme c'est évoqué par certains des coordinateurs ?
Non, je pense qu'il y a des revendications aujourd'hui Il faut les régler Si on ne règle pas ces revendications Alors il y aura des blocages De Rungis, de Paris Et nos agriculteurs Continueront de se faire entendre Ça veut dire que dans ces cas-là
Vous comprendrez Qu'ils aillent jusqu'à bloquer Rungis J'essaye de comprendre la logique De votre formule
Moi je suis parfaitement clair Mon rôle Je ne suis pas syndicaliste Je ne suis pas agriculteur Je suis touché Comme des millions de Français Par ce qui est en train de se passer Aujourd'hui Dans le monde agricole français Et ce qui est en train de se passer Aujourd'hui N'est pas seulement une révolte Pour l'agriculture Pour une profession Ou pour une corporation C'est une révolte Pour la France Qui ne veut pas mourir Mais vous inquiétez pas On a le temps Et on va parler justement Du fond C'est ce qui m'intéresse Parce que mon rôle Comprenez bien Mais là il y a quand même Une urgence Il est 8h32
Il y a des tracteurs Qui convergent vers Paris Marine Le Pen Hier avait cette formule Elle disait Je suis pour Que le gouvernement agisse Et si le gouvernement agissait Alors il n'y aurait pas de blocage Mais avec des si On peut mettre Paris en bouteille
Avec des si On peut mettre Paris en bouteille Sauf qu'avec le si On avait écouté Le Rassemblement National Depuis 10 ans Sur la question agricole Comme sont en train De le dire aujourd'hui Un certain nombre De responsables syndicaux Notamment de la coordination rurale Notre agriculture N'en serait pas là Parce que quand j'entends Gabriel Attal Aujourd'hui Faire des constats Sur l'agriculture Qui sont mot pour mot Les constats Que nous faisons Depuis 10 ans Et précisément Après avoir fait l'inverse S'agissant de M. Attal Et de M.
Macron Depuis 7 ans Je me dis qu'il y a là Une rencontre Entre le désespoir De gens qui luttent Non plus pour vivre Mais pour survivre Et de l'autre Le cynisme Moi j'ai écouté Gabriel Attal J'ai trouvé ça Particulièrement malsain Vendredi
Malsain pourquoi ?
Parce qu'il vient dire L'exact inverse De ce qu'ils ont fait Depuis 7 ans
Vous dites Et d'ailleurs Vous avez publié ce matin Une lettre Que vous adressez Aux agriculteurs Vous avez cette formule Je la reprends Les annonces De Gabriel Attal Sont insuffisantes Sa communication relève De la schizophrénie Tant elle est l'inverse De ce que le gouvernement A défendu depuis 7 ans Madame
Mercredi dernier Je suis député européen En commission Au Parlement européen Les députés européens De M. Attal Et de M. Macron Ont voté Là en ce moment même En faveur D'un nouvel accord De libre-échange Avec le Chili Il y a quelques semaines Pas il y a 10 ans Il y a quelques semaines Dans l'hémicycle Du Parlement européen Les députés européens De M. Macron Et de M.
Attal Ont voté en faveur D'un accord de libre-échange Avec la Nouvelle-Zélande Dont la fédération De l'industrie La fédération française De l'industrie Il est tiers C'est alarmé A juste titre Non pas seulement Des dégâts environnementaux Que pourrait faire Cet accord de libre-échange Mais de la concurrence Déloyale directe Que cela pourrait Engendrer Entre les exportations Néo-Zélandaises De lait en poudre Et les importations Sur le sol européen Donc on ne peut pas Soutenir la concurrence Internationale déloyale On ne peut pas Voter en faveur De toutes les réglementations Européennes D'écologie punitive Qui crée une concurrence Déloyale
Vous les accusez D'être schizo Vous êtes schizo aussi Vous êtes schizo aussi Quand on regarde Sur la PAC Vous dites aujourd'hui Que vous êtes contre la PAC Vous dites aujourd'hui Qu'il faut sortir de la PAC Absolument Que la PAC Tue les agriculteurs français A qui ai-je dit cela madame ? Or le 23 octobre A qui ai-je dit cela madame ? A Strasbourg Vous avez voté Pour la PAC
Oui Où est-ce que vous m'avez entendu dire Qu'il fallait sortir de la PAC ?
Vous avez dit Que la PAC Aujourd'hui telle qu'elle était Tuait les agriculteurs français Sauf que la PAC Telle qu'elle est aujourd'hui Vous l'avez votée Avez-vous voté pour la PAC ?
Oui ou non ? Bien sûr que j'ai voté Pour la politique agricole commune Parce que précisément Je ne sais pas Où est-ce que vous sortez ma citation ? Cette politique agricole commune Qui est en vigueur Depuis le 1er janvier dernier Merci Donc la politique agricole commune D'il y a 5 ans N'est pas la politique agricole Qui a été votée il y a quelques mois Sous l'influence
Qui est en vaut jusqu'en 2027 Et qui est en action Depuis le 1er janvier
Merci Et qui prévoit précisément Qui légalise le principe D'aide directe De la part des Etats Je ne suis pas contre La politique agricole commune Je dis aujourd'hui Que nous donnons Beaucoup trop d'argent A l'Union Européenne La PAC c'est un tiers Du budget de l'Union Européenne Je souhaite qu'on puisse baisser Cette contribution Au budget de l'Union Européenne Pour flécher directement Ses aides Vers l'économie réelle Et vers l'économie française Mais je dis une chose
Votre vote était le même Que celui des députés macronistes Mais madame
Le sujet n'est pas La politique agricole commune Le sujet c'est Les accords de libre-échange Le sujet c'est Le Green Deal Le sujet c'est Le pacte vert Je pense Et ça sera l'un De mes deux grands sujets Aux élections européennes Qu'il y a deux grandes menaces Qui planent aujourd'hui Sur la France Et qui sont décidées A Bruxelles Le pacte pour les migrations Qui prévoit d'accélérer La submersion migratoire en Europe Et le pacte vert Qui précisément Entraîne les conditions D'une décroissance de l'Europe Cette stratégie De la ferme à la fourchette Qui a été défendue Par la commission européenne Merci
Il y a eu également un vote Ce vote là Vous avez évoqué Merci
Soutenu par Emmanuel Macron Et Gabriel Attal Elle prévoit précisément La baisse de 10% Des surfaces cultivables En Europe La baisse de 15% De la production De viande Avec évidemment Le contre-coût D'une augmentation Du coût de l'alimentation D'une augmentation De nos importations Une baisse de nos exportations Et à l'évidence La mort Et la fragilisation De l'agriculture française Donc l'écologie Oui L'écologie punitive Non Or aujourd'hui A chaque fois qu'on ouvre Nos marchés Dans le cadre du libre-échange On est incapable D'imposer des clauses miroirs Moi je souhaite Le patriotisme économique Je souhaite L'exception agriculturelle Et je souhaite précisément Des clauses miroirs C'est-à-dire qu'on ne peut pas C'est-à-dire qu'on ne peut pas Importer sur le sol français Et au sein du marché commun Des produits qui ne respectent Aucune des normes Qui sont imposées Aux agriculteurs français Je veux dire On impose aujourd'hui Aux agriculteurs français Des normes économiques Sociales Environnementales Toujours plus lourdes Toujours plus difficiles Et en même temps Les produits qu'on fait venir Sur le sol européen Ne respectent aucune de ces normes Et n'ont aucune obligation De respecter ces normes Comment voulez-vous que les gens En France Qui produisent Qui vivent avec passion Du métier d'agriculteur Puissent être compétitifs C'est une folie Et je dis que Quand le gouvernement Quand messieurs Macron Et Attal Viennent faire ces constats Que nous faisons depuis 10 ans Mais ont précisément Accompagné l'ensemble De ces mesures De décroissance agricole Au niveau français Et au niveau européen Je me dis qu'il y a là Non seulement une schizophrénie Un cynisme Mais que c'est extrêmement Malsain Moi je ne me résous pas Avoir disparaître Notre agriculture Je pense que l'agriculture A forger notre pays A façonner nos territoires Et que de notre capacité Aujourd'hui A protéger notre agriculture Et à être autonome Sur le plan alimentaire Dépendra dans les prochaines années Notre capacité A demeurer un pays libre Et un pays puissant
Mais vous-même Vous avez aussi Et quand je dis vous-même C'est le RN Quand on regarde précisément Ce qu'il y avait
Vous avez écrit une citation Que je n'ai pas dite
Ce qu'il y avait précisément Dans le programme De Marine Le Pen Aujourd'hui Vous dites Et on l'entend bien Qu'il faut une agriculture Libérer des normes excessives Ou avec au minimum Moins d'entraves environnementales Je dis une chose Dans le programme de Marine Le Pen Elle avait promis Aux agriculteurs et agricultrices Je cite Une aide au maintien De la biodiversité Sur les exploitations Qui permettent le maintien Ou la restauration Des haies Des surfaces humides Des bois Et des bocages C'est exactement ce qu'il y a Dans les textes Qui sont aujourd'hui imposés Et que vous voudriez lever
Mais madame Non
Avez-vous évolué ?
Avez-vous évolué ? Madame Il y a Vous savez combien il y a De réglementations aujourd'hui Sur une haie ? Quatorze Quatorze Comment voulez-vous Qu'on soit compétitif ? Comment voulez-vous Que nos agriculteurs Qui sont aujourd'hui Tiraillés Entre une économie nationale Surrégulée Et un marché international Dérégulé Puissent être compétitifs ?
Les agriculteurs français Ils ne veulent pas vivre D'aides permanentes Ils veulent pouvoir vivre De leur travail Ils veulent un prix De rémunération Et un prix de production Qui leur permettent Précisément De vivre de leur travail Un prix plancher Ce prix plancher Il viendra précisément D'abord des contrôles Qui sont faits Dans le cadre De la loi Egaline Et lorsque le Premier ministre Gabriel Attal Qui était avant au budget Vient nous dire aujourd'hui Qu'il s'aperçoit Qu'il y a précisément Des entreprises De la grande distribution Des grands industriels Qui ne respectent pas La marge Et la rétribution Qui est nécessaire Aujourd'hui Aux agriculteurs Dans le cadre De la répartition Des coûts de production Et bien Pardon Mais c'est hypocrite Parce que ça fait des mois Que nous savons Que les grosses industrielles Se gavent Et qu'il fallait mettre En place ces contrôles Bien plus tôt Premièrement Et deuxièmement Nos agriculteurs Seront compétitifs Si on les protège De la concurrence Internationale déloyale Et je formule Une autre proposition C'est le patriotisme économique Je pense que dans la commande publique Les boîtes françaises Les agriculteurs français Doivent avoir une priorité Un exemple Aujourd'hui Dans la restauration collective C'est-à-dire dans les cantines Des collèges Des écoles Des lycées Deux tiers du bœuf Qui est servi dans les cantines Qui est consommée Et d'origine importée Et pendant ce temps-là Notre filière bovine Est en train de mourir Moi je souhaite Qu'on inverse Cette tendance Et qu'on puisse prioriser Les productions françaises Parce que c'est gage De qualité Dans la commande publique Toutes les grandes puissances
Qui marchent Dans la priorité Jordan Bardella Vous dites Je veux qu'on priorise L'agriculture Et la production française Sauf que vous l'avez bien entendu Il y a un certain nombre De parents Qui n'ont même plus Les moyens De payer La cantine Des enfants Vous avez dans le même temps Le problème de l'inflation Si vous voulez absolument Avoir de la viande Française Est-ce que vous ne redoutez pas Que ça fasse monter Les prix De la cantine Des enfants ?
Comment vous arbitrez ?
Non madame On réussira Le pari du patriotisme économique Vous allez faire un rentré Un rond d'un carré On réussira Le pari du patriotisme économique On réussira A faire en sorte Que la viande française Que les productions françaises Soit à des coûts raisonnables Et ils sont bien souvent À des coûts raisonnables Notamment quand ils sont servis Du producteur au consommateur Il faut encourager Les circuits courts Dans l'économie française Si on arrive à se protéger De la concurrence internationale Des loyales Parce que croyez-moi Si dans la décennie qui vient L'agriculture française meurt Et disparaît Alors nous ne serons plus Un pays libre Et nous serons totalement dépendants Du marché mondial Des coûts mondiaux De l'hyperinflation mondiale Et de produits qui précisément Sont faits dans des conditions Sanitaires et environnementales Qui sont beaucoup plus faibles Et dans des standards Beaucoup plus faibles Que ceux de l'agriculture française
Si on en reste à la question Notamment de l'élevage Je reviens au programme De Marine Le Pen Il faut toujours en revenir À l'original Il y avait un chapitre entier Qui était lié À la protection des animaux C'était d'ailleurs Beaucoup plus Qu'aucun autre parti Aucun autre candidat Ne l'avait fait Hormis peut-être les écolos Justement Aucune violence Je cite Aucune violence Aucun acte de cruauté Aucune angoisse Ne doit être infligé Aux animaux De manière gratuite Comment vous vérifieriez Et est-ce que franchement Vous pensez qu'aujourd'hui Les agriculteurs Vous suivraient là-dessus ?
Mais les agriculteurs Sont parfaitement prêts À faire l'ensemble De ces efforts Et ils sont précisément Prêts à faire L'ensemble de ces efforts S'ils ont en face Des responsables politiques Qui viennent leur dire Qu'à partir de maintenant On n'ira pas Jusqu'en Nouvelle-Zélande À 18 000 kilomètres Pour faire venir De la viande Ou pour faire venir De la poudre de lait Qu'on peut trouver À côté de chez soi C'est ce paradoxe Qu'ils ne comprennent pas Ils ne comprennent pas D'être surcontrôlés Je veux dire On envoie L'Office français De la biodiversité On envoie Les français doivent le savoir Des gens armés Aujourd'hui Sur les exploitations agricoles Pour contrôler les agriculteurs Comme si les agriculteurs Étaient des voyous Ou des délinquants Enfin j'ai même dit
Qu'ils sont armés Pas pour mettre en joue Faits divers Ou parfois des agriculteurs À cran S'en étaient pris Au contrôleur
Oui d'accord Laissons-les vivre Il ne faut pas
Ne plus laisser entendre Qu'ils arrivent Avec la fide
Non mais d'accord Mais dans le même temps Il y a un agriculteur sur deux Qui se suicide Tous les deux jours Et c'est un drame Donc laissons-les vivre Laissons-les respirer Simplifions au maximum De ce que nous pouvons Simplifier les normes Qu'il y ait des contrôles Il doit y en avoir Moi je souhaite Que les contrôles Soient faits par des agences Sanitaires françaises Et non pas par des agences Sanitaires européennes Dans lesquelles je n'ai pas Grande confiance Et beaucoup de nos agriculteurs Non plus Donc on peut Respecter la condition animale On peut respecter Le bien-être animal Mais tout ça peut se faire Sereinement, calmement Dans le cadre du marché commun Et en développant Les circuits courts Et non pas en allant chercher Des bêtes À 18 000 km d'ici Dans des conditions Qui respectent aucune des normes Vous êtes toujours
Pour l'interdiction D'ailleurs de l'abattage rituel Quel que soit l'aide
Je suis Oui Moi je suis faveur À l'étourdissement préalable Je pense qu'on doit Mettre en place aujourd'hui Ça veut dire qu'il faudrait
L'interdiction du halal Du cachère En France
Non Il faut rendre l'étourdissement Obligatoire Enfin l'étourdissement préalable Obligatoire Pour la viande Qui est abattue Sur le feu français Évidemment On pourra importer On pourra importer des produits Mais il n'y aura plus aucun
Produit viande française Pour le halal Ou pour le cachère
On demandera Par respect Pour la dignité animale Et pour la condition animale Un étourdissement préalable Ça se fera dans une discussion
Est-ce que là aussi Il n'y a pas une petite forme d'hypocrisie ? Non Ça se fera dans une discussion
Vous savez que la question des cultes C'est une question très particulière Ça se fait dans beaucoup de pays européens Ça se fait notamment en Belgique Mais je pense qu'il ne faut pas Poser respect
Donc les Belges peuvent le faire Et nous on peut la manger En France Mais on ne peut que l'importer Non mais il y a une forme quand même D'hypocrisie
Vous m'interrogez, je vous réponds Je suis très soucieux De la dignité animale
En France mais pas en Belgique On peut la consommer quoi
Mais en Belgique La Belgique précisément Demande l'étourdissement préalable C'est précisément ce que nous proposons
C'est simplement une distinction de normes Exactement ce que vous disiez tout à l'heure C'est-à-dire le refus habituellement D'importer une viande Qui ne respecterait pas les mêmes normes Que celles qu'on impose en France Là en l'occurrence Vous feriez une exception Pour la viande rituelle
Il y a un attachement Chez certains Qui pratiquent une religion A consommer de la nourriture Halal ou cachère Moi je souhaite L'étourdissement préalable Pour la viande Qui sera abattue Sur le sol français Là encore Ça fera l'objet d'une discussion Avec les cultes Mais je crois que Pardon On ne va pas réduire Le problème de l'agriculture Aujourd'hui A la question Bon Mais c'est intéressant quand même Parce que c'est la question D'importation par importation Et la question Mais bien sûr Et je vous réponds Il ne reste pas moins aujourd'hui Que notre agriculture Est en danger De vie ou de mort Et que Tout ce que pourra faire Le gouvernement français Résoudra 10% du problème Alors revenons quand même Parce que 90% Du problème Se situe A Bruxelles Bruxelles décide Et ce sont les français Qui subissent Et précisément Moi j'appelle L'ensemble des français A utiliser les élections Européennes Ça tombe bien C'est dans 5 mois Pour se faire entendre Et envoyer à Bruxelles Et à Strasbourg Un maximum de députés Européens patriotes Qui défendront L'intérêt de nos nations Et notre souveraineté
Gabriel Attal A donc été devant Les agriculteurs Il a dit depuis Qu'il reconnaissait Ne pas avoir répondu A toutes les revendications Mais il y a quelques points Qui ont été accordés L'annulation de la hausse Sur la taxe GNR D'accord ? Pas d'accord ?
D'accord Nous le réclamons Depuis plusieurs mois Et nous avons été Le seul groupe A l'Assemblée nationale D'ailleurs je vous rappelle Que sur le vote Sur la motion de censure A la suite du 49-3 Sur le budget Nous avons été le seul groupe A mettre précisément Cette mesure dans la balance Donc évidemment Que ça va dans le bon sens
Sanctions plus lourdes A l'égard des entreprises Qui ne respectent pas la loi Et Galim D'accord ? Pas d'accord ?
Bien sûr
Une aide d'urgence 50 millions Pour la filière
Je vous arrête Les mesures qui ont été annoncées Ce sont des mesures Qui vont dans le bon sens
Vous auriez dit d'accord Pour toutes quoi ?
C'est des mesures que nous proposons Donc c'est pas parce que C'est Gabriel Attal Que je vais vous dire Qu'est-ce qu'il faut
Qu'il aille d'ici la fin de la semaine ?
Mais qu'il aille devant Les institutions européennes Voilà Et qu'il aille dire La présidente
Le ministre de l'Agriculture A rendez-vous à Bruxelles Demain Pour tenter d'assouplir La règle sur les achats
Je ne suis pas certain Que le ministre de l'Agriculture A énormément de poids Probablement le président De la République Est de sa responsabilité Aujourd'hui Que d'aller devant Les institutions européennes D'aller devant Madame van der Leyen Et de lui dire Qu'à partir de maintenant Il l'entend faire respecter Les intérêts français Et que tant que l'Allemagne Dans l'ensemble des accords De libre-échange Qui sont négociés Fera peser De tout son poids Pour qu'elle puisse Continuer à exporter Des voitures allemandes Au détriment De l'agriculture française Et bien Emmanuel Macron Fera la chaise vide Voilà C'est ça Défendre les intérêts français
Il a abandonné Pour vous Les agriculteurs Emmanuel Macron Il fait la chaise vide Il n'est pas
Mais comme monsieur Attal Puisqu'il signe précisément Depuis 7 ans Toutes les mesures Qui conduisent aujourd'hui Nos agriculteurs A descendre dans les rues Enfin on ne peut pas Les défausser De leurs responsabilités Ils sont responsables De cette situation-là Et moi je viens dire Qu'en changeant la politique On peut faire différemment Et je n'entends pas Laisser sacrifier L'agriculture française Au détriment Des intérêts allemands
Jordan Bardella La grande distribution Tente semble-t-il De contourner la loi Et notamment la loi Egalim En déplaçant Les négociations commerciales Hors de France Avec des centrales d'achat A l'étranger Parfaitement En Pologne Au Portugal En Belgique Est-ce qu'il faut interdire A nos entreprises De grandes distributions françaises De vendre des produits Qu'elles auraient négociés Autour de la France
Je crois qu'il faut Mieux contrôler Dans un premier temps Parce que le problème Aujourd'hui N'est pas qu'il manque une loi C'est que la loi C'est que la loi n'est pas appliquée Et quand on vient dire On a détecté Trois industriels Qui ne respectent pas La loi Egalim C'est qu'il y en a En réalité Plusieurs Et que le gouvernement Est parfaitement au fait de cela Donc le principe De la loi Egalim Qui visait Une meilleure redistribution De la marche Notamment pour les agricultures Allait incontestablement Dans le bon sens Mais force est de constater Que cette loi N'a pas été respectée Qu'elle n'a pas été appliquée Et qu'on laisse En réalité Au marché La capacité De fixer Le prix de production Qui généralement Va très peu Dans la poche Des agriculteurs Donc l'Etat doit être arbitre L'Etat doit contrôler Et une fois qu'on aura fait Ces contrôles On pourra se poser Et discuter sereinement De l'efficacité De cette loi
Gabriel Attal prononcera Demain sa déclaration De politique générale A l'Assemblée nationale Qu'est-ce que vous en attendez ?
J'attends qu'il renonce Au pacte vert Qu'il annonce Que la France Fera d'abord Primer ses intérêts
Le pacte vert Le Green Deal Comme on dit Qui a donc été Décidé par l'Union européenne Bien sûr Le bras armé
De l'écologie punitive A la stratégie De la ferme A la fourchette Qui prévoit précisément La mort de notre agriculture Dans les dix prochaines années Il y a un agriculteur
Ils disent pas la mort De l'agriculture Il faut quand même traduire Ils disent effectivement Une forme de décroissance
Exactement
Pour l'agriculture
Exactement Et bien moi je suis en désaccord Avec cela Et je pense précisément Que M. Attal Et M. Macron Seront jugés Dans les prochains mois Sur leur capacité A défendre notre souveraineté Et vous ne le jugerez Que là-dessus
Gabriel Attal
C'est en tout cas L'urgence du moment On pourrait aussi Parler des droits de succession Il y a un agriculteur Sur deux Qui arrive en retraite Dans les dix prochaines années La fiscalité Aujourd'hui Assommante Est devenue un mur Je pense qu'il faut Libérer les agriculteurs Des droits de succession Quelles que soient
Grosse exploitation Petite exploration Oui
A la condition Qu'il s'engage Précisément A conserver l'exploitation Agricole Durant dix ans Notre modèle Est aujourd'hui En danger On peut le sauver Mais il faut en avoir La volonté politique Et je dis aux français Qu'on ne réglera pas Je dis aux français Qu'on ne réglera pas Les problèmes du pays Avec ceux qui les ont créés
Vous avez beaucoup critiqué Et pointé du doigt La FNSEA Ces derniers jours Est-ce que c'est encore Un interlocuteur crédible A vos yeux
Je n'ai absolument rien Dit S'agissant de la FNSEA C'était le cas de Marine Le Pen
Elle a critiqué La position de la FNSEA Lors de ses voeux
En tout cas La FNSEA Sans doute pour des raisons légitimes La FNSEA en tout cas Ce matin Appelle à poursuivre La mobilisation Tous seront des interlocuteurs La coordination rurale La FNSEA Les jeunes agriculteurs Tous seront Parce qu'on est tous Dans le même bateau On se bat tous Pour la même cause La survie de l'agriculture française Et la défense De notre souveraineté alimentaire
Jusqu'à quand Les soutiendrez-vous Le leader des jeunes agriculteurs Ce matin Disait qu'il nous envisageait Un siège jusqu'à au minimum La fin de la semaine Mais lui-même reconnaissait Ne pas maîtriser tout à fait
Mais je défendrais toujours Nos agriculteurs Et notre agriculture Voilà Moi j'ai une ligne rouge Ce sont les violences Voilà Or aujourd'hui Les agriculteurs Ne sont pas dans cette logique Contrairement à d'autres mobilisations Qu'on a pu connaître Par le passé Je ne crois pas Qu'ils aient l'intention Contrairement à ce qu'on a pu lire A droite ou à gauche De s'en prendre Au bâtiment public Ou aux forces de l'ordre Et en tout cas Ils se battent Pour leur survie Et ils se battent Dans un dernier combat Pour ces dix ans Qui vont déterminer Probablement ce que deviendra La puissance française Dans le XXIe siècle
Vous pourriez déposer Une motion de censure Après le discours De politique générale Oui bien sûr
Mais d'abord Je ne vais pas censurer A priori Je suis un démocrate Par conséquent J'écouterai Gabriel Attal Et le Rassemblement national Se décidera A l'issue En tout cas Il y a des urgences Aujourd'hui Le pouvoir d'achat La défense de notre souveraineté agricole La sécurité Et l'immigration Ces sujets-là Sont hors de contrôle
Aujourd'hui Jordan Bardella
Je vous en prie
La décision du Conseil constitutionnel Qui a donc censuré Une grande partie De la loi immigration Que vous aviez votée Dont vous aviez estimé Que c'était une victoire idéologique Est-ce que vous reconnaissez La décision du Conseil constitutionnel ?
Je la reconnais Parce que je suis républicain Mais je considère Que les juges Ne font plus du droit Mais de la politique Et que lorsqu'on considère Par exemple Que le durcissement Des prestations sociales Des conditions de versement Des prestations sociales Versées aux étrangers Ne relève pas On appelle ça Un cavalier législatif En gros Ne relève pas De la loi immigration On fait plus du droit On fait de la politique Et lorsque j'entends Le président du Conseil constitutionnel Sortir de sa réserve Donner une interview A vos confrères de France Inter Et en somme Faire de la politique Il sort de l'esprit Des institutions Et il viole précisément La mission qui est la sienne Il a repris le pacte Il n'est plus pour vous
Le président du Conseil constitutionnel
Quand on est le président De l'autorité suprême En France Et qu'on fait de la politique On sort de son rôle On sort de sa réserve C'est extrêmement grave Et moi je souhaiterais Effectivement Que le Conseil constitutionnel Se charge Comme c'est précisément Son rôle Et comme c'est écrit Dans la constitution De s'assurer Du bon fonctionnement De l'Etat Et de ne pas faire de politique
Ça veut dire dans ces cas-là Qu'il faudrait sortir Laurent Fabius Du Conseil constitutionnel
En tout cas Je trouve que Il a commis Une faute lourde En sortant de sa réserve Et cette décision Vient confirmer Que le seul moyen Pour permettre aux Français De reprendre le contrôle De l'immigration C'est encore une fois Le référendum Et la révision constitutionnelle Que nous prenons Et je note que sur ce sujet Comme sur le sujet De l'agriculture Les analyses qu'ont fait Le Rassemblement national Depuis de longues années Se sont avérées justes
Jordan Bardella Président du Rassemblement national Tête de liste RN Pour les élections européennes Merci d'avoir répondu A mes questions Merci à Pauline Il est 8h53 Sur AMCBFMTV
Jordan Bardella