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Podcast / conversationEmmanuel Macron (sur YouTube)· 23 février 2018 13 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & international

Échange avec David Forge, agriculteur et youtubeur | Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment voyez-vous l'évolution de mon métier de céréalier dans les années à venir avec vos projets futurs ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que les nouvelles filières coopératives pourraient reproduire les mêmes erreurs qu'après-guerre ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Quels contrôles supplémentaires pour les céréales traitées au glyphosate dans le cadre du Mercosur ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous accompagner la sortie du glyphosate pour les agriculteurs ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'agriculture bio française est-elle en déficit de production ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:01Emmanuel MacronFait
    « nos normes environnementales sanitaires sociales doivent être respectés et ça je le veux pour tous les accords »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour excusez moi je vous ai fait attendre bonjour monsieur le président de la république emmanuel macron je m'appelle david forge j'ai 37 ans je suis agriculteur en indre et loire bientôt je me rends au salon de l'agriculture à paris je crois savoir que vous monsieur le président vous y rendez aussi à cette date là c'est tout l'objet de cette vidéo je souhaiterais vous rencontrer je vous ai vu donc je me suis dit tu me répondras pleut ça j'ai été surpris pas mal de monde qui vous sied lisez donc c'est super g très contente de ma démarche est plus que ce soit visible voilà jusqu'au plus haut de l'état donc oui j'avais une question à vous poser donc je suis céréaliers comment dans les années à venir oui mon métier finalement se transformer avec avec vous vos projets futurs écoutez d'abord je pense qu'il ya par d'invariants c'est à dire que c'est un métier contrairement à beaucoup de finir que j'évoquais tout à l'heure dans le discours où j'ai pu croiser il a son mode de distribution et son organisation qui est quand même assez structuré et donc je vais pas vous dire à vous il faut aller vers les circuits courts haute savourer que qu'assez peu de sens par contre ce que je crois que c'est un métier où un on doit vous apporter de la visibilité et des garanties quand il ya des cycles trop important de la volatilité des prix ou des risques liés au climat ce que vous avez vécu peut-être vous même directement ces deux derniers récoltent ce que beaucoup de céréaliers ont vécu avec des récoltes qui ont été moins bonnes et moins bonnes qualités que prévu ça c'est pour ça que la prochaine pac la prochaine politique agricole commune je veux qu'elle ait cette composante justement garantie assurance qui permettra selon les filières d'avoir le bon mécanisme soit contracyclique soit de garantie assurantielle qui permettra de fait de faire face dans le en cas de choc comme ça et de compléter le revenu des exploitants qui sont soumis à ces risques puis je crois que vous abordez alors exactement nous aider dans ces années deuxième chose vous avez totalement raison c'est de vous aider vous à gérer vos risques or aujourd'hui on connaît par coeur le débat qui vient depuis très longtemps dpa des pays c'est très dur de lys vous n'êtes pas incité à lisser les choses oui ou disons qu'elle conçoit ici mais du et les bonnes années vous êtes taxé à plein et les mauvaises années vous avez un déficit que vous pouvez pas tamponné donc là ça va être réformé à l'automne donc on va le passé ça a été le fruit aussi d'une concertation avec la profession et donc on va permettre justement cette épargne de précaution qui permet les bonnes années de mettre de côté pouvoir lisser sur plusieurs années et d'éviter qu'on se prenne plein pot la fiscalité france ô et la perte sans suite et du coup ces années là on était tenté d'investir du coup d'amorties afin de de casser ses revenus en investissant dans du matériel de renouveler qui n'était pas vraiment nécessaire exactement mesure vous avez beau tout ça ce sera dès cet automne et j'avais une question concernant ces nouvelles filières que voulait recréer finalement on peut construire voilà telle ou telle filière de des coopératives nouvelle j'ai l'impression rassembler des agriculteurs encore plus finalement c'est ce qui a été fait après guerre est ce que en créant les coopératives est ce que est ce qu'on faudrait pas qu'on fasse les mêmes peut-être pas les mêmes erreurs mais pourrait que ce nouveau cette nouvelle construction dans 30 50 ans il soit toujours là alors d'abord il faut que les choses les choses bougent se serait pas il faut pas qu'ils se disloque moi je veux aussi qu'on puisse reconstruire des choses pertinentes mais que le monde de la coopérative une coopération plus largement et donc les coopératives où toutes les structures de ce type ont leur intérêt je vois que ça a été un vrai acquis il faut il faut aujourd'hui voir tout ce que ça apporte après je sais qu'à aussi les agriculteurs qui sont dans des situations qui peuvent être difficiles quand ils sont mal pris et qui voudraient eux mêmes pour suivre leur propre stratégie qui sont un peu bloquée je connais les contraintes ce qu'on propose avec les plans de finir c'est pas de recréer un système aussi contraignant que les coopératives et surtout on les coopératives peuvent s'inscrire et ont plutôt vocation à s'inscrire dans ses plans de filières mais c'est permettre d'organiser du producteur au distributeur la vérité des prix la transparence et à un espèce de contrat de confiance qui évite que toute la marche soit capturée par un seul en bout de chaîne et par contre ce qu'on va encourager ces des organisations de producteurs pour permettre aux producteurs de se mettre ensemble ce qui n'est pas aujourd'hui possible en particulier pour discuter les prix avec les transformateurs et les distributeurs et ce qui permettra aussi d'être en situation de mieux les négocier donc ça j'y crois beaucoup à ce que je pense que c'est quelque chose qui va défendre les intérêts de ceux qui produisent une pédagogie à faire parce que s'il ya une chose qui a changé pas dans le bon sens et que on est dans cette espèce de culte du moindre coût du moindre prix il faut de la compétitivité il s'agit pas de dire que des on doit accepter de payer quelque chose trop cher il ya un juste prix quand on paye quelque chose moins cher que ce qu'ils coûtent à produire il ya un problème mais chaque produit et demande une énergie folle à construire et la beauce arriver à le montrer c'est ce que j'essaye un peu de montrer par les vidéos de manu je m'entraîne quotidien on s'est vus on va produire une tonne de blé est donc ce n'est pas rien donc ça vaut quelque chose ça vaut du temps de l'énergie des investissements et donc on doit pour on doit le payer à ce juste prix je voulais aborder aussi à notre petit point qui sera dernier dans le cadre du mercosur est totale oui mercosur deux fois plus de contrôles sur mais les boeufs par exemple aux hormones voilà les contrôles et les que ça ne rentre pas faim qui ne rentre pas sur le territoire - enfin ça soit plus contrôlée est ce que pour des denrées comme les céréales qui vont être traités avec le mimosa qui vont potentiellement rentrée du coup sur le territoire français alors que les agriculteurs peut-être comme vous le souhaitez un jour nous n'utiliserons plus ces oui alors il y aura quelque chose oui alors oui et puis je vais répondre aussi en détail très précisément ça lui faisait largement question oui mais c'est important sur le mercosur qui je sais qu'il alimente beaucoup de craintes mais j'ai été très clair les difficultés parce que ça fait peur en particulier dans le boeuf les difficultés qu'on a aujourd'hui ils ont rien à voir avec le mercosur rien ne faut pas consommer manta nous mêmes ensuite la négociation elle a des bons aspects on a nos lignes rouges dans ses lignes rouges et en particulier fait que ça déstabilise pas trop les marchés donc c'est pour ça que je veux une clause de sauvegarde pour dire si d'un seul coup les prix s'effondrent obs trop à cause de cette entrée on doit pouvoir suspendre l'application premiers points et 2 une vraie ligne rouge qui est dire nos normes environnementales sanitaires sociales doivent être respectés et ça je le veux pour tous les accords et donc quelles que soient les types de secteurs c'est ce qu'on a mis au niveau national sur le 7 1 on peut pas accepter des choses qu'on interdit à nos agriculteurs de faire aujourd'hui on le fait dire qu'aujourd'hui il n'ya pas le mercosur mais vous avez 200 mille tonnes de viande qui viennent de cette région mercosur sans accord qui parfois paye des droits de douane à pain et qui sont parfois produite de manière très différente de chez nous donc là-dessus faut qu'on soit cohérent c'est un changement de philosophie de nos discussions commerciales moi je veux qu'on ait les mêmes règles et qu'on lui donne aux consommateurs deuxio il faut qu'on forme le consommateur avec un vrai principe d'étiquetage et avec des vrais contrôles et formés en lui disant c'est bon pour vous d'avoir quelque chose il ya plus de l'ifo that est donc bien voir quelque chose qui n'est évidemment pas aux hormones pas en ogm et je vous garantit la traçabilité et là où je veux que dans les prochaines années moi je vais me suis engagé l'idée de mon discours de septembre dernier à la sorbonne c'est qu'on construise une vraie europe qui protège sur le plan sanitaire alimentaire environnementale aujourd'hui ce n'est pas le cas aujourd'hui on le sait on a des produits qui sont parfois fait je pense à la viande en ukraine qui arrive en europe qui sont entonnés dans un autre pays européen uefa qui arrivent sur notre marché on n'a pas l'équivalent de nos services vétérinaires et de notre dgccrf à l'eau au niveau européen c'est ça qu'on va créer on a cru à une europe de la défense là dans les six derniers mois je souhaite qu'on crée une vraie europe de l'alimentation et la qualité sanitaire on l'a encore vu l'été dernier sur un autre secteur de kehl off on doit le créent maintenant moi c'est un engagement que j'ai pris je veux qu'on me traduisant la prochaine pac et je veux surtout qu'on crée les structures pour ce faire c'est un des combats que je vais porter et donc ce combat il sera fait avant toute ouverture par exemple de type mercosur et je ne suis même pas persuadé qu'on finalise cet accord et qu'on ait un accord maintenant le glyphosate parce que c'est très très important en particulier pour votre filière glyphosate d'abord tout le monde sait que c'est pas bon à rien et qu'ils disent et c'est pas bon un peu fait pas bon beaucoup honnêtement c'est bon pour personne ni l'exploitant ou son ouvrier qui est sur le champ ni les transformateurs ni les consommateurs donc notre intérêt c'est d'en sortir le rythme j'ai voulu qu'on aille le plus fort possible quand on sais quelque chose n'est pas bon faut pas traîner sinon on change jamais les pratiques et là-dessus vraiment la profession s'est formidablement organisé on s'est tous mis en situation mais le plan est en train d'être adoptée pour essayer de le faire en trois ans comment on va le faire avec des systèmes d'assolement différent avec une rotation des cultures ce qui d'ailleurs dans votre secteur peut être très important parce que moi je crois un plan protéines on va le porter qui va aussi vous aider à aller à parfois varier à aller vers vous faites peut-être un peu j'ai vu votre vidéo mais là on va vous encourager à le faire davantage ce qui est bon pour les sols ce qui réduit aussi la consommation de glyphosate on sait par le conseil de la vente c'est dire qu'on va progressivement vous aider à réduire les doses et vous permettre par cette technique parfois par des molécules de substitution d'en sortir on va le faire de manière accompagnée moi j'ai pris un engagement il y aura personne sans solution on sait qu'il ya 10 20 % des cas où on est très dépendant de glyphosate c'est très dur d'en sortir aujourd'hui est donc là on n'en sortira pas difficile économiquement être aussi ça fait partie du grand plan d'investissements on va accompagner mais ce que je veux dire par là c'est que si vous vous projetez vous êtes jeunes si vous projetez à 10 ans dans dix ans moi je suis perdu c'est un pari moi je suis sûr que ce sera un avantage compétitif que vous pourrez faire payer de plus est dans le glyphosate et vous savez j'ai vu qu'un de tout à l'heure et puis j'avais vu en vidéo un jeune et des pyrénées atlantiques et dans votre secteur qu'il fait déjà cinq épisodes qui a tourné qui a changé les structures c'est des choses qu'on va valoriser regardez il ya dix ans comment les gens se comporter avec le bio disait bio ça marchera jamais et c'est aujourd'hui non les consommateurs français ils veulent plus de bio qu'on en produit on a 1 milliards de déficit il ya dix ans on pensait que dans certaines filières comme le lait ou encore il ya quelques années on s'en sortait pas les gens qui ont réussi à être un peu visionnaire avoir autre chose et ils se font payer maintenant cette vision qu'ils ont eue parce qu'ils savent se différencier donc moi là dessus je comprends vos craintes mais on va n'y aura personne sans solution on va vraiment accompagner on va permettre d'investir pour aller vers d'autres techniques on va aussi investir dans la recherche mais croyez moi je suis convaincu que avant la fin de votre carrière ce sera pleinement valorisé de sortie du glyphosate concernant le bio oui une tournée déficitaire on n'en produit pas assez voilà ces denrées alimentaires dioko pour c'est important qu'on identifie bien de la manière qu'elle est le cahier des charges des pays comment ils l'ont produit de huy par des charges bio non vous avez raison mais ce que je dis c'est qu'on peut déjà nous le convertir plus vite c'est l'ambition bio 1 et on peut on peut nous faire beaucoup plus et c est se faire payer un bon prix c'est aussi pour ça que je me bats - pourquoi niveau européen on est une la belle qui soit exigeant et qui est la même exigence et je sais que vous avez en tête il y en a qui sont dans les fruits et légumes avec les programmes des labels bio qui n'ont pas du tout les mêmes conditions que nos producteurs mais ils ont pas le label bio français en tout cas voilà je pense qu'il ya moi je crois à l'avenir de l'agriculture française et je pense que cet avenir il passe aussi par beaucoup d'audace de l'engagement comme vous la génération d'avant n'aurais jamais pensé faire des youtube et montrer son quotidien donc vous montrer que oui mais vous montrer que pour réussir dans l'agriculture il faut casser les codes il faut casser les habitudes cas c'est parfois les petites ententes et montrer qu'il ya une perspective nouvelle moi j'ai toujours jeu s'élèvent les doutes qu'on certains dans sur le terrain parfois le découragement il n'y a aucun territoire sans avenir en france il ya des territoires qui ont moins le projet de doter des territoires on imagine il ya une énergie folle vous en est un exemple et on sera là pour accompagner mais oui donc voilà ce qu'on va faire et ce que je pouvais un peu partagé avec vous je continuerai à vous suivre bon courage à vous merci à vous bon courage merci