Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 avril 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalTravail & emploiSolidarités & familleÉducation & recherche

Marlène Schiappa : « Travailler le 1er mai, c’est une demande de terrain »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous retenez du résultat des législatives en Hongrie ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce n'est pas un passage en force avec cette motion de rejet ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi les parlementaires sont passés par cette voie-là ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez que Sébastien Lecornu convoque cette CMP dès demain ?

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas un peu fade après avoir été ministre ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez aider Emmanuel Grégoire sur le périscolaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:15Marlène SchiappaFait
    « Il y aura une CMP, il y aura une commission mixte paritaire… C'est pour que le texte aille directement en CMP, la CMP sera conclusive. »
  • 4:30Marlène SchiappaFait
    « Tous les fleuristes de France demandent simplement à pouvoir ouvrir en ce jour-là. »
  • 7:00Marlène SchiappaFait
    « L'État est chef de file pour certains sujets mais sur la protection de l'enfant ce sont les départements comme vous savez qui sont chef de file. »
  • 8:00Marlène SchiappaFait
    « Avant le Grenelle des violences conjugales, un homme qui avait été violent et voire même qui avait tué la mère de ses enfants conservait l'autorité parentale. »
  • 8:30Marlène SchiappaFait
    « Nous avons ouvert la PMA pour toutes, allongé le congé paternité pour les hommes à 30 jours. »
  • 13:30Marlène SchiappaFait
    « Je crois quand il y a du débat, il y a de la nuance. Quand il n'y a pas de débat, ça amène de la violence. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Malene Chapard, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ancienne ministre, nouvelle conseillère de Paris, associée de Tilder et membre du bureau exécutif de Renaissance. Et vous publiez ce livre, ça s'appelle La Machosphère et c'est aux éditions Fayard.

Vous allez nous en dire plus à la fin de cette interview. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane.

Bonjour Auriane, Marlène Chapatte, bonjour. Bonjour. Avant les questions d'actualité nationale, un mot sur l'information de cette nuit.

Marlène Chapatte après 16 ans au pouvoir. Victor Orban a donc été défait dans les urnes. Les législatives ont été remportées par le conservateur pro-européen Peter Maguiar.

Qu'est-ce que vous retenez de ce résultat ? Qu'est-ce qu'il signifie selon vous ? Je crois que c'est une très bonne nouvelle pour tous les pro-européens.

Mais au-delà de ça, pour tous ceux qui défendent les valeurs que défend l'Europe, Orban, c'était une catastrophe pour les droits des femmes. Je rappelle que c'est lui qui a fait passer les des dispositifs selon lesquels les femmes étaient obligées d'écouter le battement de chœur des embryons ou des fœtus avant d'avoir recours à l'avortement. Il y a eu des politiques drastiques anti-droit LGBT, terribles et et homophobes, et donc je crois que c'est une bonne nouvelle pour les droits humains de manière générale et pour les pro-européens de manière particulière.

C'est vraiment une bonne nouvelle pour les pro -européens, on sait que Peter Maguiar n'est pas pro-russe comme l'était Victor Orban, pour le reste, c'est un petit peu...

Il est conservateur. Ils se ressemblent beaucoup tous les deux en fait. Alors il est conservateur mais moins populiste me semble-t-il que Victor Orban et je crois qu'on aura davantage de consultations qui seront faites et qui seront menées.

Et puis surtout, l'Europe, elle garantit, l'Europe qui protège, elle garantit un socle de valeur. Le problème de Victor Orban, c'est qu'il a eu d'ailleurs à de nombreuses reprises des amendes infligées par les instances européennes parce qu'il s'affranchissait complètement du socle le commun de valeurs de l'Europe. Ce ne sera pas le cas de Peter Maga ?

Moi, je crois qu'il a effectivement des positions assez conservatrices, mais je crois qu'il est respectueux des institutions européennes. Il est pro-européen, il a mené sa campagne sur le fait d'être pro -européen, en grande partie d d'ailleurs, et donc je crois qu'il aura à cœur de respecter les bases et les socles de valeurs de l'Europe, notamment en matière de droits humains. Je ne vous dis pas que ça va devenir un pays féministe et que la Pride sera diffusée partout en gris, mais je pense que nous pourrons aller vers davantage de places, par exemple pour les grandes ONG et pour le respect des droits humains.

On va passer à l'actualité nationale et on va parler de cette loi qui autorise les salariés à travailler le 1er mai. C'est une loi d'origine sénatorielle qui est défendue par votre parti, par Gabriel Attal. Elle a été examinée vendredi par les députés sauf qu'il y a eu une motion de rejet du camp justement de Gabriel Attal pour éviter les débats.

Est-ce que c'est pas précisément un passage en force ? – Non, je ne crois pas d'abord sur le fond de quoi parle-t-on. Je pense que c'est vraiment une question de bon sens et pour être très honnête, je m'étonne que ça fasse encore débat aujourd'hui.

Le 1er mai, qu'est-ce qui se passe ? Les fleuristes n'ont pas le droit d'ouvrir avec des salariés et et donc le jour où tout le monde a envie d'acheter du muguet, des fleurs, etc., les fleuristes sont privés d'ouverture de facto et ils sont concurrencés par des vendeurs de muguets qui eux ne sont pas fleuristes.

Alors dans le même temps on déplore la fermeture des commerces, la dévitalisation des centres-villes notamment dans les villes moyennes et petites. Et on veut continuer à leur interdire de fait d'ouvrir puisque leur interdire d'avoir des salariés. Sincèrement je m'étonne même qu'en 2026 ce sujet fasse encore débat.

Donc vous n'entendez pas les syndicats qui disent qu'on revient sur un acquis social. Non, moi ce que j'entends c'est qu'ils disent qu'on ne veut pas que ça glisse et on ne veut pas que ce soit la fin de ce 1er mai qui est la fête du travail, qui a un grand temps de mobilisation y compris de manifestation pour les syndicats traditionnellement, et donc ce sera à la loi de borner cela. Mais j'ai compris que le gouvernement et les parlementaires étaient en train justement de consulter les syndicats pour voir quelles étaient les limites qui étaient mises sur cette ouverture, notamment de fleurisme, aussi peut-être de boulanger.

Et quand Sébastien Lecornu dit qu'il refuse tout passage en force il vous savonne quand même un peu la planche non ? – Écoutez on est dans une démocratie avec une séparation des pouvoirs donc le parlement fait son travail le gouvernement fait son travail chacun est dans son rôle maintenant je crois que les Les parlementaires, je ne suis pas parlementaire moi-même, mais les parlementaires, me semble-t-il, ont raison de saisir tous les outils qui sont à leur disposition dans le cadre de l'organisation de l'Assemblée nationale. – Le problème c'est que la gauche dénonce un 49-3 parlementaire en disant que cette motion de rejet c'est une façon de ne de priver l'Assemblée de débats sur un sujet qui tient à cœur, à la fois à la gauche, aux syndicats.

Donc vous avez toutes sortes de réactions. Pourquoi est-ce que les parlementaires sont passés par cette voie-là puisqu'en fait il y a une majorité pour faire adopter cette loi à l'Assemblée, entre la droite, le centre, l'extrême droite. C'est un texte qui a toutes les chances de passer.

Mais oui d'ailleurs c'est pourquoi je m'étonne qu'on le qualifie de 49-3 ou de passage en force, puisqu'en réalité ce n'est ni un décret, ni rien. Il y aura une CMP, il y aura une commission mixte paritaire… – C'est pour que le texte aille directement en CMP, la CMP sera conclusive et ensuite il y a un vote, il n'y a plus de débat en fait. – Oui, je ne sais pas s'il n'y a plus de débat, il y a un débat mais qui se fait en chambre dans la commission mixte paritaire.

Mais vous savez, je ne crois pas, et encore une fois, étant moi-même non parlementaire, un peu de l'extérieur, je ne crois pas que les débats qu'on ait pu voir récemment à l'Assemblée nationale nous donnent le sentiment qu'il y a un débat constructif, nuancé, apaisé qu'on va pouvoir il s'agissait d'éviter il s'agissait d'éviter un blocage en fait une ce qu'on appelle de l'obstruction parlementaire la gauche était partie pour empêcher le sujet d'être débattu et se déployer sincèrement moi je pense qu'ils faut partir des dogmes. J'entendais que précédemment vous demandiez ce que c'était le macronisme, depuis dix ans on dit justement que l'important pour le pays c'est de sortir des dogmes, qu'ils soient des dogmes de droite ou des dogmes de gauche et d'aller vers les choses de bon sens, les décision véritablement pragmatique, demandée par le terrain. Tous les fleuristes de France demandent simplement à pouvoir ouvrir en ce jour-là.

Ne dramatisons pas. Mais est-ce que vous souhaitez que Sébastien Lecornu convoque cette commission mixte paritaire. Ce matin encore, Sophie Binet, leader de la CGT, demande à ce qu'elle ne soit pas convoquée.

Est-ce que vous vous dites il faut la convoquer dès demain ? Franchement c'est sa responsabilité, je ne veux pas dire au Premier ministre ce qu'il a à faire mais il y Gabriel Attal veut que ce texte soit applicable dès ce 1er mai-là, donc il faut que ça évite. Pas que Gabriel Attal parce que quand j'entends certains commentaires, pas ici mais on a l'impression un peu que c'est un caprice des parlementaires etc.

C'est une demande encore une fois, c'est une demande du terrain. Les fleuristes, moi à chaque fois je rencontre des fleuristes partout, pas uniquement à Paris, nous disent mais vous vous rendez compte c'est un non-sens. Le jour où on peut ouvrir, apporter du dynamisme dans les centres-villes, faire vivre les commerces, dynamiser les petites villes, les villes moyennes, où on peut faire travailler des gens qui ont envie de travailler.

Ce ne serait pas une obligation, mais il y a des gens qui ont envie de travailler un jour férié, un 1er mai pour vendre du muguet, pour vendre des bouquets, pour vendre des plantes. On ne va pas leur interdire cela, ça me semble vraiment absurde. Sur la méthode, vous n'avez pas peur qu aujourd'hui, ça déclenche une espèce de tension, de crispation avec les syndicats.

Un nouveau bras de fer qui débouche sur un mouvement social le 1er mai. Est-ce qu'on n'est pas dans un pays qui pourrait revenir pour x ou y raisons à des mouvements sociaux d'importance ? Il y a le carburant qui est très haut.

Est-ce que c'est bien le moment de faire ça alors qu'il y a le spectre d'un retour possible des gilets jaunes qui planent ? Moi, je ne mélangerai pas les deux sujets parce que j'ai le sentiment que les personnes qui sont impactées par le carburant et qui sont très légitimement en colère vis-à-vis de la situation sont en général des gens qui ont envie de travailler. C'est-à-dire qu'ils ont la même demande finalement que celle que font les fleuristes et certains commerçants pour le 1er mai sont des gens qui disent qu'on ne veut pas être empêché de travailler.

Les routiers, les livreurs, les assistantes maternelles, les infirmières à domicile qui vont avoir beaucoup de mal, qui vont se déplacer à perte eu égard à ce qu'elles sont payées avec les hausses du prix du carburant. Donc moi je dirais qu'il y a une France du travail, une France qui veut travailler, dans laquelle vous avez à la fois les personnes qui sont en colère sur les questions de carburant mais aussi les commerçants et les gens qui travaillent dans l'e-commerce. Il ne faut pas les en empêcher et il ne faut pas les bloquer.

Stéphane, on va parler de Paris. Oui vous suégez dans l'opposition au conseil municipal de Paris et au conseil régional d'Île-de -France aujourd'hui. Ce n'est pas un peu fade après avoir été ministre déléguée et deux fois secrétaire d'Etat ?

Vous savez à chaque fois qu'un ministre part du gouvernement, tout le monde dit ah là là mais tu vas faire ça après avoir été ministre. En fait après avoir été ministre, quel que soit ce qu'on fait, ça n'a rien de commun avec le fait d'exercer des responsabilités comme celle d'être ministre. Moi j'ai eu la chance d'être ministre près de sept ans dans trois ministères, auprès de trois premiers ministres différents, auprès d'Emmanuel Macron.

On n'a pas vocation à être ministre toute sa vie. Je crois que la démocratie c'est le pluralisme mais c'est aussi le fait de faire tourner les responsabilités. C'est sain qu'il n'y ait pas de ministre à vie et qu'on fasse autre chose.

Moi je suis aujourd'hui associée de l'agence Tilder que vous avez mentionné, je préside une ONG pour féminiser le CAC 40 et j'ai un mandat local qui est, j'ai toujours dit que c'était le plus beau des mandats. Vous savez que je n j'ai pas souhaité être députée ni en 2017, ni en 2022, ni en 2024. J'ai toujours décliné les investitures parce que moi ce qui m'intéresse c'était aussi les mandats locaux et c'est là qu'on travaille sur des sujets qui sont au plus près de la vie des gens.

Donc moi c'est aujourd'hui ce qui m Alors vous allez siéger demain, il y a un conseil de Paris, Emmanuel Grégoire, le nouveau maire, il a fait du périscolaire sa priorité. Est-ce que vous allez l'aider sur ce sujet ? Est-ce que c'est un sujet qui va dépasser les clivages D'abord, moi j'en suis très heureuse parce qu'avec Pierre-Yves Bournazel, nous avons pendant toute la campagne essayé de mettre ce sujet du périscolaire au cœur des débats.

Pourquoi ? Parce que nous avions été interpellés par des parents et que moi en tant que mère de famille, j'ai trois enfants entre quelques mois et 18 ans, j'ai hélas été confrontée personnellement à des mises en danger des enfants pendant la période du périscolaire. Et donc je me réjouis qu'enfin nous ayons été entendus, bien évidemment... – Mais sans vous avez été confrontée personnellement, ça veut dire quoi ?

Que vous avez fait des remontées que vous n'avez pas été entendue ? – Ah oui, bien sûr, absolument. En tant que parent d'élève, j'ai… – Et qu'est-ce qu'on vous a dit ? – Je ne veux pas rentrer en état, parce que je n'ai pas envie d'exposer les enfants. – Est-ce que ça a été pris en compte ? – Non, non, pas du tout, j'ai eu toutes les peines du monde à trouver, ne serait-ce qu'un interlocuteur.

Alors je suis très connectée au monde de l'éducation nationale, où je travaille toute ma famille pour d'autres raisons, mais même moi qui suis dans le monde politique et qui suis connectée au monde de l'éducation nationale, j'ai eu du mal à trouver ne serait -ce qu'un interlocuteur, tout le monde s'est renvoyé la balle pour me dire non c'est pas moi la responsabilité, c'est pas l'école, non c'est pas l'école c'est la mairie d'arrondissement, non c'est la mairie de Paris, non mais finalement il faut voir avec le directeur. Donc en fait c'est terrible pour des parents d'avoir l'impression que vous n'avez pas d'interlocuteur et d'ailleurs je m'étonne que dans le débat public, on n'ait pas fait le lien entre ce drame du périscolaire d'une part et d'autre part les études qui montrent à quel point les parents parisiens plébiscitent l'école privée depuis quelques années. Parce qu'ils plébiscitent une école...

Je ne je ne dis pas, je ne fais pas de hiérarchie de valeurs mais une école dans laquelle vous avez un interlocuteur responsable en face de vous. Et donc pour revenir à cette question du Conseil de Paris, nous déplorons que le maire de Paris ne nous ait pas associés avant de faire ses annonces, que que nous avons découvertes dans la presse. Néanmoins, nous avons envie qu'il réussisse parce que c'est lui qui est au pouvoir aujourd'hui et sa réussite ce sera notre réussite à tous.

Je vous ai dit j'ai un petit garçon qui a quelques mois je le trouverais terrible dans deux ans et demi d d'être de nouveau devant vous ou au Conseil de Paris et de déplorer que rien n'ait été fait. Je veux qu'on réussisse sur le périscolaire ensemble. – Alors, les attaques, elles ont été vives de la part de votre camp envers Emmanuel Grégoire sur ces questions, mais vous qui avez été ministre, qu'a fait le gouvernement sur sur cette question du périscolaire.

Est-ce qu'il en a fait assez ? Écoutez, moi j'ai l'impression que personne n'en a fait assez sur la question du périscolaire, puisque quand vous avez une série de drames comme ça qui se mettent à jour, et je veux saluer les parents et les collectifs de parents parce que c'est grâce à eux avant tout. Je disais que nous, nous avons juste été leur relais et nous avons travaillé le sujet mais ce sont les parents qui se sont mobilisés mais il y a des responsabilités.

Sous-là, il y a des chefs de file. L'État est chef de file pour certains sujets mais sur la protection de l'enfant ce sont les départements comme vous savez qui sont chef de file et sur le périscolaire c'est la mairie et notamment la maire de paris de l'époque avait dans le cadre de la réforme des temps scolaires souhaitait véritablement que la mairie soit responsable de cette organisation donc à un moment je pense que chacun doit prendre ses responsabilités il faut un audit extérieur et ça nous le demandons avec le groupe paris apaisé qui est co-présidé par florence berthoud antoine le sieur nous demandons qu'un audit externe, indépendant soit fait pour qu'on puisse remonter les chaînes de responsabilité. Il y a bien sûr les animateurs eux-mêmes, c'est une évidence et ils seront traduits devant la justice, mais il y a aussi des gens qui les ont recrutés, formés, peut-être mutés ou peut-être qu'ils ne se sont pas intéressés suffisamment à ce sujet du périscolaire qui n'ont pas écouté les parents d'élèves c'est cette chaîne que nous devons auditer de manière indépendante et extérieure un mot sur un sujet qui a créé une petite polémique c'est emmanuel grégoire qui conserve la majoration des indemnités d'élus, enclenchée sous Anne Hidalgo.

Vous comprenez son choix ? Non, mais je ne souhaite pas le commenter parce que c'est le choix du maire. Nous ne sommes pas partie prenante.

Nous n'avons pas été associés ni à la composition du conseil l'exécutif du Conseil de Paris qui est assez pléthorique, il y a 36 adjoints nous n'avons pas été associés à la définition des délégations et c'est tout à fait normal, c'est lui qui a été élu démocratiquement donc il prend ses décisions à cet égard et c'est lui qui en rendra compte aux Parisiens. Vous étiez sur la liste de Pierre-Yves Bournazel au premier tour, de Rachida Dati au second. Est-ce que vous assumez d'être passée de l'un à l'autre et aujourd'hui, est-ce que vous allez siéger dans le même camp que Rachida Dati ou est-ce qu'il y aura des divergences entre vous Moi, vous savez, je fais de la politique depuis près de 20 ans et au niveau national, depuis près de 10 ans, les Français me connaissent.

J'ai mes défauts et mes qualités comme tout le monde, mais dans mes qualités, j'ai quand même la loyauté dont on peut, je pense, me créditer. Mon parti a décidé de soutenir Pierre-Yves Bournazel qui était investi par Horizon et je l'ai soutenu avec renaissance, avec beaucoup d'enthousiasme parce que c'est une personne engagée, sincère et digne comme la politique en manque je crois. Et ensuite nous avons décidé de soutenir Rachida la DATSI pour soutenir l'alternance.

Et donc, loyalement, j'ai suivi la décision qui a été prise. Mais vous comprenez que Pierre-Evon Nazal ne l'ait pas suivie ? Bien sûr, c'est son choix.

Il était au Conseil de Paris depuis 18 ans. Et vous avez prévenu qu'il allait renoncer ? Non, je l'ai découvert comme tout le monde, mais c'est son choix personnel.

Il était élu depuis 18 ans au Conseil de Paris. C'est quand même pas très loyal. Vous l'avez appris comme tout le monde à la télévision.

Non, mais vous savez, être tête de lit, c'est très particulier. Quand vous êtes tête de lit, c'est votre nom, votre visage, c'est vous qui prenez à votre charge personnelle la campagne et sa responsabilité. Donc moi je ne donne pas de leçons aux têtes de liste quelles qu'elles soient.

Et d'ailleurs mis non plus à Rachida Datsy parce que depuis qu'elle a perdu j'ai vu que c'était malheur au vaincu et que tout le monde lui trouvait tous les défauts de la terre, les mêmes qui la soutenaient juste avant. Donc moi je pense qu'il faut respecter toutes les personnes, quel que soit leur bord politique, qui ont le courage de porter une liste pour défendre leurs convictions, finalement défendre dans le débat public ce en quoi ils croient. Je crois que c'est assez respectable.

Est-ce que la droite et le centre peuvent encore gagner Paris aujourd'hui ? Alors moi, je ne suis pas dans ce vocable de la droite et le centre. Je vois qu'il y a un narratif qui vise à l'installer à Paris au niveau national en parlant de la droite et le centre.

Et d'ailleurs, c'est notamment pour ça...

Là, c'était une liste où il y avait de la droite et du centre. Oui, et bien justement, vous savez, je pense que vous mettez le doigt sur l'erreur de narratif qui a été commise. Je pense que dans une ville qui est plutôt majoritairement de centre-gauche sociologiquement comme Paris, vouloir gagner en disant il faut que la droite gagne, je pense que c'est une grave erreur.

Et je pense que retourner à ce clivage gauche-droite, s'affranchir du dépassement des clivages que nous, nous voulions défendre avec Pierre-Yves Bournazel, alors peut-être avec pas assez de succès, mais en tout cas, nous avons essayé de le défendre. Je pense que c'est une erreur. Et je pense que cet argument du clivage gauche-droite et de dire où veut faire gagner la droite était vraiment une erreur de stratégie en un campagne ministre. – Et vous dites la même chose pour les présidentielles à l'avenir, il ne faut pas de candidats communs de la droite et du centre – Ce n'est pas ce que je dis, mais ce que je dis c'est que pourquoi les bornes seraient-elles mises sur la droite et le centre ?

J'entends des gens dire il faut un candidat unique de Bruno Retailleau à Gabriel Attal. Mais pourquoi le candidat unique n'y a -t-il pas d'Edouard Philippe par exemple à Raphaël Glucksmann c'est une question qu'on peut se poser il y en a qui disent d'Edor Philippe à Saracnefo aussi oui, vous aurez compris que ce n'est pas ma tasse de thé donc vous vous dites qu'il faut que ça aille de Raphaël Luxman à Bruno Retailleau non, moi Bruno Retailleau ce n'est pas ma ligne J'ai beaucoup de respect pour lui en tant que personne, il est très estimable. Bruno Retailleau a dit qu'il voulait un moratoire sur les questions sociétales s'il était élu.

Moi je suis opposé à cela. Il a dit qu'il voulait mettre fin systématiquement à tout regroupement familial, ça veut dire qu'on va continuer l'immigration du travail, on va faire venir des femmes pour qu'elles soient ménagères, aide-soignantes et puis elles font des fast times avec leurs enfants restés dans les pays d'origine. Moi je suis opposée à cela.

La ligne politique de Bruno Rotaio n'est pas la ligne politique que nous défendons chez Renaissance avec Gabriel Attal et avec tous ceux qui se sont engagés pour Emmanuel Macron depuis 2017. – Et votre ligne politique ce sera quoi pour 2027 ? Vous ferez campagne, vous serez investi dans la campagne pour la présidentielle ? – Bien sûr, oui ! – Avec qui ?

Et pour défendre quel périmètre alors du Écoutez, d'abord, on a besoin que les candidats mettent les idées autour de la table. Je veux parler de Bruno Retailleau pour dire que je n'étais pas d'accord avec ses idées, mais il a le mérite de mettre des idées sur la table pour 2027. Il a quand même appartenu à un gouvernement où il y avait des macronistes.

Oui, tout en disant que lui-même n'était pas macroniste, en arrivant, en partant et au milieu. Vous n'avez pas dit qu'il ne faut surtout pas que Bruno Retailleau soit dans ce gouvernement ? Alors, pardon, je n'ai pas la responsabilité de nommer le gouvernement.

Et moi, j J'ai exprimé des désaccords de ligne avec Bruno Retailleau, y compris pendant qu'il était au gouvernement. Mais ça veut dire que là, vous n'accepteriez pas un candidat commun, alors qu'il soit Bruno Retailleau, ça on l'a bien compris, mais de soutenir le même candidat que Bruno Retailleau ? Pour vous c'est inenvisageable Si Bruno Retailleau se range derrière Edouard Philippe ou derrière Gabriel Attal, pour vous ce sera nièce ?

Ce n'est absolument pas ce que je dis. Ce que je dis c'est que d'abord nous avons besoin de mettre les projets avant les personnes. C'est cette phrase d'Eléanor Roosevelt que je répète en politique.

Les petits esprits parlent des gens, les esprits moyens parlent des événements, les grands esprits parlent des idées. Dans la campagne municipale de Paris, nous avons trop parlé des gens et pas assez des idées. Et c'est ça aussi que les Parisiens nous reprochent.

Personne à Paris n'est en capacité de nommer 5 propositions de chaque candidat, il n'y a pas eu de débat. Là, pour la présidentielle, je ne veux pas que le débat soit encore une fois, passe sous la table et que ce soit juste une question de personne. La question n'est pas savoir lequel a l'air le plus sympathique.

La question de savoir c'est quel projet nous allons porter. Et de surcroît, si personne ne met d'idée que le débat devient un référendum pour ou contre le Rassemblement national et qu'en fait vous avez un grand candidat unique mais qui n'a jamais vraiment présenté de programme, je lui souhaite bon courage pour présider ce pays pendant les 5 ans qui vont venir parce qu'il n'aura aucune légitimité démocratique. Mais c'est possible de se trouver un programme commun entre Renaissance, Horizons, Léalère ?

Alors c'est ce que je vous dis, votre question est très judicieuse et c'est ce que je vous dis, c'est que je pense qu'il faut avant tout une plateforme programmatique, il faut mettre des idées sur la table et sur la base de ces idées voir quelles sont celles qui sont convergentes et voir comment nous pouvons défendre un socle de valeurs, d'idées, de projets ensemble. Mais la démocratie c'est aussi le pluralisme et donc je crois que là il est vraiment trop tôt pour se dire que le but ultime serait d'avoir un candidat commun. Il faut à terme évidemment éviter la multiplication des candidatures mais c'est valable pour tout l'arc républicain.

Mais encore une fois il faut savoir sur la base de quoi. Mais autour des discussions, il faudrait ajouter aussi Raphaël Lusman pour discuter un programme commun selon vous ? Nous nous discutons avec tout le monde.

Chez Renaissance nous ne sommes fermés à personne dans en anglais. Après, c'est vrai qu'il y a des partis avec lesquels… Pendant une discussion, elles ont l'air de se faire entre Gabriel Attal et Édouard Philippe sur le projet. Alors, j'allais dire, nous avons un groupe de partis politiques avec lesquels nous avons gouverné autour d'Emmanuel Macron.

Et c'est pourquoi Gabriel Attal a proposé un comité de liaison, avec Renaissance, avec Horizon, avec le modem aussi. Mais pas avec Place Publique ? Est-ce qu'il faut rajouter Place Publique ?

À ce stade, non. Mais de la même manière, Place Publique n'a pas mis de débat sur la table, de propositions sur la Qui est dans cette logique de plateforme programmatique, à part Michel Barnier chez Les Républicains par exemple, qui fait ce travail-là depuis la semaine dernière, en fait, qui a créé sa plateforme et qui invite les uns et les autres à y contribuer, à échanger des idées. Qui au centre fait ce travail aujourd'hui écoutez nous vous savez il y aura un grand meeting le 30 mai de renaissance donc ce sera ça c'est un meeting c'est le moment où c'est le moment où gabriel attal va mettre sur la table son programme dans un meeting en général on parle alors son programme ce n'est pas ce que je dis mais dans un meeting en général on a des idées effectivement on trace mais est-ce qu'il va se déclarer candidat parce que là c'est un grand meeting porte de versailles bon ça laisse supposer quand même une grande annonce il va se déclarer candidat le 30 mai alors ça je n'en sais rien ce sera à lui de vous répondre mais vous souhaitez qu qu'il le fasse moi ce que je souhaite c'est que chacun puisse mettre des idées sur la table vraiment c'est ce que je vous dis je pense que c'est la grande priorité nous sommes au mois d'avril vous savez moi j'ai eu la chance de faire les deux dernières campagnes présidentielles et j'ai eu la chance de faire partie des membres fondateurs d'En Marche et à cette période en avril si on remonte dix ans avant en avril 2016 c'était à peine la création d'En Marche c'était Emmanuel Macron qui était ministre de l'économie et des finances et qui disait j'ai décidé de lancer un grand mouvement politique qui sera pas à gauche et pas à Et on va débattre ensemble.

Il n'avait pas encore déclaré sa candidature. Donc là, encore une fois, vraiment mettons les idées au centre, les projets, les valeurs, la vision. Et ensuite, nous choisirons une incarnation pour cela.

Et justement, puisque vous parlez des 10 ans d'En marche, on va regarder ce matin la Une de la La dépêche. Que va devenir le macronisme ? C'est le titre à la une du journal.

Est-ce que le macronisme va survivre à Emmanuel Macron ou est-ce qu'en 2027, ce sera la fin du macronisme ? De fait, on va tourner la page de 10 ans de présidence d'Emmanuel Macron, donc de fait il y aura une autre personne qui sera présidente de la République, c'est une lapalissade que de le rappeler. Après moi je crois que nous avons initié un certain nombre de choses d'abord sur la question du dépassement des clivages j'y reviens mais vraiment ça me tiens d'accord, moi je venais de la gauche j'étais élue de la société civile dans un rassemblement de la gauche, j'ai rejoint Emmanuel Macron justement parce que je trouvais que sur les questions de liberté d'entreprise, sur les questions régaliennes, sur d'autres questions ce qu'on disait comme coloré de droite devait pouvoir aussi trouver...

Et ça tient encore aujourd'hui ? Vous n'avez pas l'impression que le clivage droite-gauche est revenu ? Je pense que certains essayent de faire revenir le clivage droite-gauche et je pense qu'il ne faut pas tomber dans ce piège.

Je pense qu'il faut poursuivre ce dépassement des clivages. En tout cas, c'est mon souhait. Et ensuite, je crois que le temps permettra de saluer le bilan d'Emmanuel Macron, qui a quand même accompli des choses considérables.

Sur les sujets qui me tiennent à cœur sur la question de l'égalité femmes-hommes, on a quand même complètement transformé la loi et la société sur la question des violences conjugales, sur la question des violences sexistes et sexuelles vis-à-vis des femmes. Nous avons ouvert la PMA pour toutes, allongé le congé paternité pour les hommes à 30 jours. Et ce n'est qu'une toute petite partie, on pourrait évoquer les questions économiques, l'emploi, la manière de simplifier l'impôt par exemple avec le prélèvement à la source.

Je crois que le temps permettra de saluer le bilan d'Emmanuel Macron, qu'il faudra le préserver, même si sur la méthode, sans doute nous devrons sortir d'une forme de verticalité, redonner peut-être davantage de place aux corps intermédiaires. Un dernier mot, Stéphane ? Oui, sur les violences conjugales et les violences à l'égard des femmes, vous en parlez.

Cette fin de semaine a été particulièrement dramatique. Il y a eu une lycène qui a été agressée à en ce nid au couteau, un an après l'assassinat d'une lycéenne à Nantes. Vous avez dimanche deux sœurs jumelles qui ont été assassinées dans la Vienne.

On a l'impression qu'en fait sur le front des violences faites aux femmes, rien ne s'arrange. C'est de pire en pire. Les féminicides ne faiblissent pas.

Il y a deux choses différentes. Je vais vous répondre, je suis au gouvernement depuis trois ans, mais étant toujours engagée très fortement sur cette question qui ne me quitte pas. D'abord, nous avons changé la loi.

Je vous donne un exemple. Avant le Grenelle des violences conjugales, un homme qui avait été violent et voire même qui avait tué la mère de ses enfants conservait l'autorité parentale et prenait les décisions pour les enfants parfois depuis la prison depuis cette loi il n'a plus l'autorité parentale c'est extrêmement important nous avons développé les dispositifs de signalement et aujourd'hui vous avez moins d'acceptation des violences conjugales dans la société et vous avez des dispositifs de protection, de prise en charge, etc. Maintenant c'est un combat collectif et général.

Vous avez des faits qui il y a 10 ans n'étaient pas qualifiés de féminicides. On considérait qu'il y avait des faits divers, on ne faisait pas le lien comme vous venez de le faire très justement entre l'agression d'une lycéenne et les questions de violences sexistes et sexuelles ou les féminicides. Mais moi je suis préoccupée par une montée de la violence globale dans la société.

Et ça va, je crois, avec ce qu'on évoquait précédemment. Je crois quand il y a du débat, il y a de la nuance. Quand il n'y a pas de débat, ça amène de la violence.

Et on voit que l'absence de débat oral, verbal, de confrontation d'idées amène finalement de la violence dans l'ensemble de la société. Et ça va avec votre livre parce que dans votre livre qui s'appelle « La mathosphère », vous pointez le le rôle du numérique dans la haine contre les femmes. Absolument, dans la Malchosphère, j'ai voulu justement mener cette enquête et analyser les algorithmes et aussi finalement ce business de la haine.

Il y a des gens qui se font beaucoup d'argent. en France, aux Etats-Unis, en Chine, dans beaucoup d'endroits du monde sur la haine contre les femmes. Parce que c'est une économie, les plateformes qui fonctionnent sur l'engagement, le retour, la fidélisation et hélas, les contenus de haine de masculinistes, que ce soit des masculinistes traditionnalistes, des islamistes radicalisés, des haters de stars comme on les appelle, des gens qui font profession d'insulter les femmes.

J'ai porté la loi contre les raids numériques lorsque j'étais au et cette loi est appliquée partiellement parce que les évolutions technologiques autour de ces groupes masculinistes sont toujours plus forts. Donc l'État leur court après d'une certaine manière. Merci Marlène Chapin, merci beaucoup d'avoir été notre invitée ce matin.

La une de West France Stéphane, c'est le casse-tête du recrutement