"Pass jeunes" pour les trains, dégâts subis par les transports urbains... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune
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Bonjour Clément Beaune. Bonjour. Vous avez annoncé hier que la circulation des bus et des tramways pouvaient reprendre normalement en Ile-de-France. Est-ce que vous avez déjà une estimation des dégâts après ces jours de violence, sachant que le calme est revenu il y a maintenant plusieurs jours déjà ?
Après plusieurs jours de suspension à 21h puis à 22h pour des raisons de sécurité, évidentes, pour protéger les agents et les passagers, on a pu reprendre une activité normale sur l'immense majorité du territoire, pas seulement en Ile-de-France hier. au-delà des horaires nocturnes. Et ça s'est bien passé cette nuit, je veux quand même le dire. Saluer aussi nos agents des transports publics, comme tous les agents publics, qui ont parfois été agressés. On parlait de bilan, les choses sont encore provisoires, mais il y a plus de 20 agents partout sur le territoire, dans nos transports, qui ont été menacés ou agressés.
Alors qu'ils étaient en train de conduire des bus et des tramways, etc.
Alors qu'ils étaient tout simplement en train d'exercer et de rendre un service public, de conduire des parents, de conduire des jeunes chez eux, ou au travail, dans leurs activités du quotidien. Et donc je veux aussi leur rendre hommage, parce que j'étais dès vendredi matin, après une première nuit très difficile à Aubervilliers, où 12 bus ont été entièrement détruits par des voyous, il n'y a pas d'autre mot, et rien ne justifie cela.
Il y avait aussi un tramway détruit à Clamart.
Il y a eu un tramway détruit à Clamart. Au total, ce qu'on constate, c'est qu'il y a aujourd'hui un bilan de près de 40 bus qui ont été sur tout le territoire incendiés, détruits, par des actes criminels. Il y a eu deux tramways qui ont été entièrement ou partiellement attaqués. Et il y a eu, par exemple, à peu près 200 abribus partout sur le territoire qui ont été victimes de jets de pierre, d'actes de vandalisme. Et donc, je veux le dire, là aussi, cela coûte de l'argent. Combien ? Cela, on ne sait pas encore complètement, mais c'est sans doute quelques dizaines de millions d'euros.
Oui, 20 millions d'euros, rien qu'en Ile-de-France, disait par exemple.
Oui, pour l'ensemble des attaques qui ont été commises contre des services publics ou des bâtiments publics en général. Mais pour les transports, c'est un bilan qui est lourd. On pense aux transports publics, mais je pense par exemple aussi aux chauffeurs de transport routier, que j'ai reçus à plusieurs reprises, qui ont été parfois molestés, menacés. Tout ça est évidemment totalement inacceptable. Tout ça ne peut se justifier par rien, pas même par la douleur de la mort d'un jeune, du jeune Naël. Ça n'a aucun rapport. Et donc, moi, je me suis battu pour soutenir nos agents publics, pour prendre toutes les mesures de sécurité.
C'est pour ça qu'on a dû interrompre à un moment les transports de surface, bus et trams le soir, parce qu'on ne pouvait pas jouer avec la sécurité des gens et des agents, et parce qu'on ne pouvait pas faire des bus ou des trams, des trophées pour voyous. Et donc, on a pris ces mesures. Mais il faut aussi, parce qu'on a une crise qui a été difficile pendant quelques jours, rétablir le service public, parce que la meilleure réponse à des moments de douleur, des moments difficiles, c'est que le service public fonctionne bien.
Et justement, ça prendra combien de temps, un retour à la normale, parce qu'il y a énormément de dégâts, il va falloir reconstruire ? Oui, il y a déjà des travaux en ce moment, en région parisienne, du fait des Jeux olympiques. Donc, c'est déjà compliqué, les transports.
Il y a eu une mobilisation exceptionnelle qui a été faite. Moi, j'étais dans un dépôt, avant-hier matin, chez Keolis, par exemple. Les équipes de nuit ont été rappelées, se sont mobilisées pour qu'on rétablisse les rails, on commence à changer les vitres, on change les caméras. Et donc, aujourd'hui, je prends l'exemple du réseau francilien. Ce matin, à la RATP, l'ensemble du réseau fonctionne, à l'exception d'une ligne de tramway, parce que tout le monde s'est mobilisé pour que les choses reprennent le plus vite possible, et que le service public soit assuré. C'est vrai aussi dans la plupart des grandes métropoles de France. Il y a quelques perturbations.
Vous avez parlé tout à l'heure du RERC, je crois, dans vos journaux. C'est lié complètement aux intempéries, donc c'est très différent.
C'est des arbres qui ont été couchés sur la voie. Il y a encore des perturbations.
C'est évidemment une interruption à laquelle on essaye de mettre fin le plus vite possible, mais ça n'a rien à voir avec les violences qu'on a connues. Et pour les violences proprement dites, il y a eu une réponse du service public, qui montre d'ailleurs, je crois, aussi la mobilisation de tous, qui fait que les circulations ont pu être assurées la nuit hier. Ça s'est bien passé, et qu'aujourd'hui, on a en Ile-de-France et dans l'immense majorité des métropoles, des transports qui fonctionnent.
Avec des agents de sécurité en plus ou pas ?
Il y a eu un renforcement des mesures de sécurité qui perdurent. Par exemple, pour les dépôts de bus la nuit, qui sont gardiennés, qui sont protégés, soit par la sécurité assurée par les opérateurs eux-mêmes, des vigiles et autres, ou par nos forces de sécurité publique. Je leur rend hommage aussi, parce que quand vous êtes attaqués par 30 ou 40 jeunes qui débarquent avec des cocktails Molotov ou avec des jerrycans, c'est difficile et ils ont tenu bon.
Quel diagnostic vous portez, vous posez, sur ce qui s'est passé ces derniers jours sur les événements en France ?
Il faut le faire avec beaucoup de fermeté. D'abord, rétablir l'ordre. Il n'y a pas de justification au désordre et à de la casse. C'est une crise de l'ordre ? Mais à court terme, la réponse est républicaine, au sens aussi, oui, de l'ordre et du calme. Il faut, quand on est républicain, appeler au calme, beaucoup de forces politiques l'ont fait, pas toutes, condamner la violence et sanctionner les comportements qui sont tout simplement des comportements de voyous et de délinquants. Point barre. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des difficultés de fond, y compris dans les quartiers difficiles.
Mais moi, je pense d'abord à toutes celles et à tous ceux qui sont restés chez eux, qui ont essayé d'appeler au calme, aux mamans parfois qui sont sorties, on l'a vu parfois avec des banderoles, pour dire, attention nos écoles, nos services publics, c'est notre bien commun. Et il ne faudrait pas qu'on oublie ceux-là ou celles-là, qui, eux, ont été calmes. Et les réponses de fond qu'on doit apporter sur des difficultés, qui malheureusement ne datent pas d'un événement dramatique comme la mort du jeune Naël, qui n'y sont pas liés, qui sont la vie difficile dans les quartiers. Mais avec beaucoup de gens qui, ces derniers jours, ont été respectueux, ont été calmes, ont même essayé d'apaiser.
C'est à eux qu'on doit une réponse, une continuité ou un renforcement de notre action dans les politiques de la ville, dans les politiques des quartiers en particulier.
Oui, pourtant, Olivier Véran hier disait que cette crise, ces émeutes, ne devaient pas être un appel à plus de dépenses publiques dans les quartiers. Et là, vous parlez de politique de la ville. Mais en fait, le gouvernement, aujourd'hui, exclut de faire des gestes pour la politique de la ville ou exclut un nouveau plan banlieue, non ?
Mais ce qu'on dit, c'est qu'il ne faut pas mélanger les choses. Ça n'a pas été une crise des banlieues, ce qui s'est passé. Ça n'a pas été une révolte sociale. Quand il y a des pillages et des saccages, y compris d'ailleurs dans des endroits qui ne sont pas des quartiers politiques de la ville, qui avaient connu beaucoup de calme jusque-là.
Mais il n'y a pas de message politique, quand même ?
Il y a des attaques contre des élus. Mais il faut, je pense, dans des moments comme cela, d'abord être humble. Je vois les gens qui ont toutes les réponses. Et Mme Le Pen, M. Retailleau ici, nous ont expliqué qu'ils avaient tout compris. C'était lié à l'immigration, point.
Et on a eu aussi des responsables de la France Insoumise, par exemple, qui parlaient bien de révolte sociale. Vous vous dites, ça n'est pas une révolte sociale.
Mais je dis qu'on ne peut pas justifier des attaques contre un dépôt de bus à Aubervilliers qui d'abord pénalisent les gens d'Aubervilliers, les mamans, les papas qui prennent le bus pour emmener leurs gamins à l'école, les grands-mères qui vont faire leurs courses. On ne peut pas justifier ça. Parce que les premières victimes, ce n'est pas moi qui n'habite pas Aubervilliers. Ce sont les habitants de ces quartiers-là. Donc, moi, je pense que ce serait d'abord extrêmement, finalement, arrogant et méprisant de considérer que la jeunesse des quartiers, c'est une jeunesse de voyous. Ce n'est pas ça qui s'est passé.
C'est quelques personnes, souvent très jeunes, pas seulement dans les quartiers, qui ont commis des actes qui sont tout simplement des actes de voyous.
Mais encore une fois, vous n'y voyez aucun message politique derrière,
au-delà des pillages. Ça ne veut pas dire. Ça ne veut pas dire. Et ce n'est pas un événement aussi dramatique que la mort de Naël qui doit simplement nous faire réagir. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de difficultés dans les quartiers difficiles. Ça ne veut pas dire, d'ailleurs, qu'on n'agit pas depuis des années. C'est pour ça qu'on dit un plan banlieue. Sous-entendu, il n'y aurait aucune action précédente. Et sous-entendu, il suffirait d'arriver et de faire un chèque pour apporter des réponses. Ça, je pense que ce serait des simplifications et des erreurs d'analyse.
Et quand vous avez en plus une foultitude de violences différentes, y compris des violences contre des élus, on l'a vu à la Lérose, la réponse, ce n'est pas de dire, je vais faire un plan et je ne sais même pas encore ce qu'il y a dedans. Donc la réponse, c'est l'ordre républicain, c'est la condamnation des violences, c'est la justice. Quand il y a un événement comme la mort de Naël, c'est la justice qui doit passer de manière sereine. Et d'ailleurs, il y a beaucoup de gens qui ont été responsables, y compris la grand-mère de ce jeune homme, qui ont dit, les bus, c'est pour les mamans, pas de violence, appel au calme. Et puis ensuite, c'est des réponses de fond
qui l'auraient peut-être accélérée. Il y a une réflexion politique qui commence maintenant. Bien sûr.
C'est pour ça d'ailleurs que le Premier République a passé du temps à l'écoute des maires et qu'il leur a dit, on va assurer la reconstruction et on va réfléchir avec vous à la protection des élus, à une meilleure vie dans nos quartiers, etc.
On continue de parler avec vous de ces violences qui ont notamment touché les transports et de leurs conséquences. Clément Beaune, vous quête ministre des Transports, invité du 8h30. Vous restez avec nous. 8h41, le Filinfo, Sophie Echen.
A Brons, en banlieue lyonnaise, deux hommes proches de l'ultra-droite ont été mis en examen pour violences volontaires avec armes. Le week-end dernier, une voiture a volontairement percuté le véhicule d'un père et sa fille devant l'hôpital. Le conducteur a expliqué clairement qu'il voulait s'en prendre à des Noirs et des Arabes en marge des émeutes provoquées par la mort de Naël. Volodymyr Zelensky promet une réponse à l'ennemi après une nouvelle frappe de missiles contre un immeuble d'habitation sur le vive à l'ouest du pays la nuit dernière. Au moins 4 morts et une dizaine de blessés.
Dans un contexte de réchauffement climatique, il ne faut pas s'étonner de battre des records de température extrême année après année, décennie après décennie. Ça, c'est ce que disait ce matin sur France Info la climatologue Françoise Vimeux alors que la journée de mardi a été la plus chaude jamais enregistrée sur la planète avec un peu plus de 17 degrés en moyenne. Le record avait déjà été battu lundi. Et puis le président du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Rélaïfi, met la pression sur Kylian Mbappé. Il prévient, s'il veut rester, il faut signer un nouveau contrat. France Info.
Le 8.30 France Info. Agathe Lambré. Laurin Sénéchal.
Toujours avec Clément Beaune, ministre délégué au transport. Clément Beaune, la seule proposition qui a émergé du côté du gouvernement, on parlait de la réponse politique, pour l'instant en tout cas, c'est de faire payer les parents pour leurs enfants. Ça, c'est un serpent de mer à droite. Vous qui venez de la gauche, est-ce que vous êtes à l'aise avec cette mesure ?
Je ne crois pas que ce soit, je sais le diagnostic, la seule réponse qu'on évoque. Je l'ai dit, les réponses, il faudra y réfléchir. Oui, mais là,
je vous parle pour l'instant de la proposition qui a émergé.
Je ne crois pas que ce soit l'alpha et l'obéguer à des choses. Ce qu'on a dit dans un moment où on a vu que c'était beaucoup de mineurs, beaucoup de très jeunes, je crois que la ministre de l'Intérieur a dit que le cas le plus jeune de ceux qui ont été interpellés, c'est un enfant de 11 ans, donc un enfant qui a une responsabilité parentale. Je ne dis pas, moi, que c'est facile pour les parents. Je ne donne pas de leçons à ceux qui habitent dans les quartiers et qui vivent parfois des situations difficiles, qui sont souvent, on le sait, des mères seules. Vous savez, comme disait Lionel Jospin, il ne faut pas confondre le droit et la sociologie.
On peut avoir des explications de fond, des travaux sur les conditions d'éducation. C'est d'ailleurs pour ça qu'on fait en sorte que les pensions versées aux mères soient versées automatiquement, qu'on dédouble les classes, qu'on s'implique dans l'éducation des enfants, notamment dans les quartiers difficiles. Ça doit continuer et peut-être s'amplifier, mais ça n'empêche pas que quand il y a des situations extrêmement difficiles, appeler à la responsabilité parentale et rappeler les règles, parce que c'est notre droit, la responsabilité des parents pour les mineurs, je pense que c'est essentiel.
Mais il y a beaucoup de familles monoparentales aussi dans les familles de ces émeutiers, donc vous, ça ne vous pose aucun problème de faire contribuer financièrement
des familles déjà fragiles ? D'abord, ce qu'on appelle contribuer financièrement, il y a beaucoup de débats. Il y a le serpent de mère, vous l'avez dit ainsi, les allocations familiales. Je crois, et beaucoup d'ailleurs de membres de nos gouvernements l'ont dit aussi, que l'idée de rendre plus difficile la vie de mère, notamment, qui ont des conditions de vie déjà extrêmement compliquées, ça ne me paraît pas la bonne manière de faire. là aussi, humble, en disant, je n'ai pas la réponse tout de suite, mais beaucoup de maires ont évoqué cela, toute sensibilité politique confondue, qu'on responsabilise davantage les parents, qu'on leur dise aussi...
Il a parlé de sanctions financières, le chef de l'État.
Oui, mais d'ailleurs, il a dit qu'il ne fallait pas avoir l'espèce de réflexe automatique, qui est parfois un cliché, notamment à l'extrême droite, sur les allocations familiales, mais qu'il pouvait y avoir des amendements, des pénalités, etc. Pour donner un sens de la responsabilité. Le sens de la responsabilité, ce n'est pas la stigmatisation il y a beaucoup d'associations, il y a beaucoup de parents eux-mêmes, qu'on dit à leurs gamins, attention, qu'on dit à leurs voisins, rappelez vos gamins à la maison, ne laissez pas traîner le soir.
Donc, je pense que ce n'est pas une espèce de vision dans laquelle on opposerait le quartier au reste du pays, où on stigmatiserait les parents en disant qu'il suffit de leur taper dessus pour que les choses marchent.
Mais responsabiliser,
c'est important, parce que c'est aussi la règle juridique qui s'applique aux parents.
Clément Beaune, le garde des Sceaux a annoncé qu'un flyer serait disponible dans les juridictions pour rappeler aux parents leurs responsabilités. Les flyers, ce sont ces petits tracts que l'on distribue pour annoncer des concerts ou des soirées. C'est la bonne méthode, de ça ?
Ce n'est pas le résumé non plus d'une action. L'action, elle est pénale, quand il y a des responsabilités juridiques des parents parfois condamnées, c'est l'état de notre droit. Ce n'est pas une invention. Faire appliquer la loi, vous savez, c'est toujours une bonne idée dans la République. Mais sur les flyers, plutôt que d'inventer les flyers. On a appelé ça flyers parce qu'effectivement, dans l'imaginaire, ça renvoie à des événements plus festifs. Ce que le ministre de la Justice a dit, c'est que c'était important. Il y a des parents qui sont perdus parfois. Qu'on leur rappelle qu'il y a une sanction à la clé.
Que exercer leur responsabilité, demander à leurs enfants d'être à la maison le soir, ce n'est pas une option. C'est la loi. Et je pense que dire tout simplement c'est la règle et la règle est assortie de sanctions, ce n'est pas anecdotique. C'est important aussi. Ce n'est pas la seule réponse. Parce que j'ai entendu qu'on moquait un peu cette idée comme si le gouvernement faisait des numéros verts ou des flyers. On ne fait pas que ça évidemment. Mais c'est important de rappeler la règle.
Clément Beaune, vous êtes ministre des Transports. Ce sont les grandes vacances qui commencent les grandes vacances scolaires d'ici demain soir. Dans un contexte d'ailleurs d'inflation, est-ce que vous allez faire un geste pour les Français qui veulent se déplacer par exemple en train ?
Oui, il y a un certain nombre d'abord de choses qui ont été faites pour cet été. Je veux le rappeler parce que les trains en France, sans être trop compliqués ou techniques, c'est en partie la responsabilité de l'État. Ce qu'on appelle les trains intercités, c'est en partie la responsabilité des régions. C'est très bien comme ça. Les TER, les trains express régionaux. Beaucoup de régions ont déjà fait, je veux leur rendre hommage aussi.
Les TER à 1 euro pour aller à l'État.
Oui, mais c'est massif. C'est massif et inédit. Il y a une région comme la région Occitanie où c'est le train à 1 euro tout l'été en TER pour les jeunes. Une région comme la région Grand Est où vous avez un pass de TER à 29 euros par mois pendant tout l'été pour les jeunes. Vous avez dans les Hauts-de-France des initiatives aussi avec des billets sur les trains intercités. Je l'ai dit.
Il y aura une mesure de l'État sur les trains intercités
dans les prochains jours. Il y aura un soutien supplémentaire pour l'été. Après, il faut une réflexion. Ce sera un plafonnement des prix ? Il y aura une incitation supplémentaire ou des réductions supplémentaires. Les régions ont commencé. L'État le fait aussi sur les intercités. J'aurai l'occasion de le dire dans les tout prochains jours. Ce qu'on doit faire aussi de manière plus profonde parce que le prix du train, vous savez, ça revient régulièrement et pas seulement aux grandes vacances. C'est que comme l'ont fait à nos voisins, les Allemands, les Espagnols, je pense qu'il faut des offres qui soient plus claires,
plus attractives. Le paradoxe... En Allemagne, par exemple, 49 euros par mois, vous pouvez prendre tous les trains sauf les TGV. Vous pouvez même
prendre les transports en commun. C'est quand même important parce que pour les vacances, quand on parle du prix du train, souvent, c'est le TGV qui est coûteux. Et pourquoi est-ce qu'on n'a pas la même chose en France ? D'abord, le pass allemand, c'est 49 euros par mois et c'est sur les TER et les intercités, l'équivalent allemand. Le paradoxe, c'est qu'en France, je le dis, en moyenne, on paye le train moins cher que chez nos voisins européens. Alors, on a le sentiment que c'est cher pour les périodes de pointe et pour le TGV et c'est vrai. Donc, il faut faire des efforts là-dessus, notamment pour les jeunes.
Mais le paradoxe, c'est qu'on n'est pas fichu, pardon de le dire comme ça, d'avoir une seule offre, lisible, attractive et simple. Et donc, moi, je veux, parce que les régions ont fait des efforts considérables, qu'on puisse travailler ensemble avant l'été prochain pour qu'on ait, là aussi, un pass à la française qui soit simple, attractif, pas cher pour les jeunes. Quand vous avez plein de régions qui font des offres à 1 euro, c'est qu'elles font des efforts financiers considérables pour aider les jeunes dans le transport et c'est très bien comme ça.
La région Occitanie, notamment.
La région Occitanie, la région des Hauts-de-France, la région Céda-Loire. Donc, c'est ça pour l'été 2024 ? Oui. Une sorte d'offre, un pack pour les jeunes ? Oui. On fasse surtout une équipe, si je puis dire, entre l'État et les régions parce que les Français, ils s'en fichent de savoir si c'est l'État ou la région qui organise le train. Donc, votre idée, c'est un pack qui serait pour les intercités et pour les TER ? Exactement, c'est l'équivalent, c'est ce qu'on appelle les transports du quotidien, les transports de millions de voyageurs parce qu'il n'y a pas que le TGV et le TGV aussi, on y travaille. La SNCF, par exemple, a développé une offre accessible qui s'appelle le Wigo.
C'est aujourd'hui un grand succès et un billet de TGV sur 5 en France aujourd'hui, ça va encore augmenter. C'est par le Wigo et puis, il y a une réponse toute simple, pardon d'être un peu pragmatique, c'est que si vous avez des billets de train, y compris de TGV qui sont coûtés aujourd'hui, c'est parce qu'il n'y a pas assez de trains. Et donc, le Covid a ralenti les commandes de trains parce qu'on pourrait mettre plus de trains en circulation en vérité.
Les trains sont trop chers et l'offre n'est pas au niveau de ce que je viens de dire. Oui, il y a deux réponses à ça
en complément de ce que je viens de dire et des soutiens que l'État ou que les régions peuvent faire au tarif. C'est de commander plus de trains, c'est en cours et donc notamment nos grands industriels, la SNCF achète des trains, plus de trains en circulation, plus de places, baisse de prix. Ça, ça se verra dès la fin de l'année 2024 parce que ça se produit un peu dans le temps.
Et l'arrivée de nouveaux acteurs aussi. Et puis, la concurrence,
moi je n'ai pas de tabou là-dessus. Comptez là-dessus. Quand c'est organisé par le service public défini par l'État ou par les régions, une concurrence qui n'est pas la privatisation, qui est une concurrence dans le cadre d'un service public, c'est sain et on l'a ouvert sur Paris-Lyon. Qu'est-ce qui s'est passé ? Baisse de 10% au moins des tarifs et augmentation de plus de 10% de la fréquentation y compris à la SNCF. Et cet été, il y a un opérateur de trains espagnols qui arrive et qui propose des offres extrêmement abstractives en grande vitesse entre par exemple Marseille et Madrid pour 9 à 19 euros. Donc on est en train de faire cette révolution du ferroviaire.
Il faut un billet unique et une offre attractive. J'ai lancé ces travaux dès le printemps dernier et il faut qu'on ait plus de trains et plus de concurrence.
Clément Beaune, ministre des Transports, vous restez avec nous. 8h50, le Filinfo, Sophie Echen.
Alain Delon est-il victime d'abus de faiblesse ? Ses trois enfants ont porté plainte contre celle qui est présentée comme sa dame de compagnie notamment pour harcèlement moral. Selon leur avocat, cette femme se montre de plus en plus agressive, dénigrante et injurieuse. Anthony Delon, le fils aîné de l'acteur, a déposé une deuxième plainte pour violences volontaires et séquestration sur personnes vulnérables. La France n'en fait pas assez à propos des soins palliatifs. C'est le constat d'un rapport de la Cour des comptes qui appelle à renforcer les moyens au domicile et dans les maisons de retraite même si en 8 ans l'offre a progressé de 30% à l'hôpital principalement.
À l'hôpital principalement. Threads, le nouveau réseau social de la maison mère de Facebook continue son démarrage en trombe déjà à 10 millions de comptes 7 heures seulement après son lancement. La plateforme qui veut concurrencer Twitter n'est pas encore développée en Europe. Et puis décollage réussi pour Ariane 5 cette nuit. Sa toute dernière mission après 27 ans de bons et loyaux services. Sa petite sœur Ariane 6 prendra la suite. elle effectuera son vol inaugural en fin d'année.
France Info
Le 8.30 France Info Agathe Lambré Lorrain Sénéchal
Toujours avec Clément Beaune ministre délégué au transport. L'été dernier dans les aéroports après le Covid a été extrêmement compliqué. Il n'y avait pas assez de personnel des files d'attente interminables des bagages qui se perdaient. Est-ce que cet été vous dites aux Français on est prêt ?
On est en meilleure situation. Et il y a encore du boulot. Ça ne veut pas dire on est prêt oui. Non je vais y venir parce que je ne vais pas dire aux gens qui ont parfois attendu le week-end dernier un petit peu au contrôle de police ou au fil de taxi dans les aéroports ou dans les transports publics que tout va bien. Mais c'est beaucoup mieux que l'été dernier. Et oui on s'est mis en situation d'avoir indépendamment même des Jeux Olympiques un meilleur service pour les Français qui partent en vacances dans nos aéroports notamment.
Avec le ministre de l'Intérieur on a par exemple augmenté les effectifs de police aux frontières qui sont présents à l'aéroport de Roissy à l'aéroport d'Orly qui sont les grands aéroports parisiens et pour beaucoup de Français qui partent en vacances. Et le week-end dernier on en a évidemment moins parlé qu'on était une d'actualité les choses se sont beaucoup mieux passées que pour les premiers départs en vacances de l'an dernier vous vous souvenez on avait eu 50 000 bagages perdus et beaucoup de difficultés.
Donc oui on travaille là-dessus sur la qualité de service sur la fiabilisation de nos infrastructures sur les recrutements de personnel y compris de police et le ministère de l'Intérieur a fait un effort inédit pour qu'on ait des policiers aux frontières beaucoup plus présents et puis on fait en sorte aussi je prends des sujets très concrets j'aurai encore une réunion avec Aéroports de Paris dans quelques heures sur l'accès au taxi parce que je vois encore beaucoup de gens qui me disent on attend des heures il y a de la fraude il y a des gens qui ne prennent pas la carte bleue c'est des choses très concrètes on est en train d'améliorer le niveau de service de nos aéroports pour qu'on fasse pas trop longtemps la queue et qu'on ait quelque chose de digne pour chacun.
Vous avez dit vouloir taxer les billets d'avion les plus chers ceux de première classe ceux de classe affaires pour financer notamment la transition énergétique on en est où ?
Oui ça se fera d'ici la fin de l'année il y a une loi de finances c'est là-dedans qu'on vote les mesures y compris fiscales c'est pas pour le plaisir de faire une mesure ou une taxe c'est parce qu'on a une transition écologique qui est majeure à financer qui suppose deux choses qu'on fasse un peu moins de transports qu'on appelle bruns ou polluants pas une stigmatisation c'est une réalité et un peu plus de transports verts comme le train qu'on a évoqué et il faut investir notamment si on veut que ce soit moins cher
et en plus il faut de l'argent ça ne marche pas si on le fait tout seul
mais le président a raison on a besoin d'avoir des mesures européennes et on a besoin de faire attention à la compétitivité de nos grandes compagnies notamment Air France je l'assume parfaitement parce que le but n'est pas de faire en sorte qu'un fleuron français avec des milliers d'emplois une grande filière comme l'aéronautique soit handicapée c'est de faire la transition écologique qui suppose de faire un effort pour le transport brun polluant et de dégager des moyens donc ça se fera oui mais on l'a déjà fait dans la loi des mobilités qui avait été portée
mais là ça va rapporter combien par exemple
on est en train de discuter mais c'est probablement sur le mandat sur d'ici 2027 à peu près 500 millions d'euros qui vont être dégagés par ces financements et qui vont être investis combien la taxe par billet aujourd'hui on parle de quelques euros supplémentaires pour des billets de première ou de classe à faire donc les billets qui coûte les plus chers donc on n'est pas sur quelque chose qui est une catastrophe sociale c'est clair et il faut être cohérent l'avion c'est une grande filière on la décarbone et je me suis battu pour qu'on mette de l'argent sur la décarbonation de l'avion parce qu'il faut investir et en attendant il faut aussi accepter des mesures de sobriété de contribution à la transition écologique on fait cette cohérence on tient cette cohérence on ferme un certain nombre de lignes aériennes qui sont substituables par le train on demande un effort de financement à ceux qui prennent l'avion parce qu'ils le peuvent là dessus vous voulez aller
aussi plus loin puisque pour l'instant les seules lignes oui on commence attendez on vient de prendre la mesure
et on va regarder son application et je l'ai dit c'est tous les 6 mois qu'on revoit ce décret
les français vont prendre aussi la route c'est classé rouge notamment dans le sens des départs ce week-end par bison fûté ils vont payer toujours autant pour les tarifs de péage les seuls gestes qui ont été octroyés par Vinci Autoroute par exemple ce sont des gestes qui concernent les personnes abonnées et qui payent avec des chèques vacances on n'avait pas moyen d'aller plus loin
alors pardon les seuls gestes pour ceux qui nous écoutent parce que je ne voudrais pas qu'on minimise les choses ce sont des réductions qui vont entre 20 et 50% mais encore une fois pour une petite partie des personnes beaucoup de gens qui nous écoutent y ont accès peut-être même sans le savoir il suffit d'avoir un badge de télépéage c'est gratuit on peut encore le prendre et il faut avoir des chèques vacances c'est plus de 5 millions de français donc beaucoup de familles donc parce qu'il faut dématérialiser les choses on ne va pas faire des comptes au péage mais ça vous suffit non je ne dis pas que ça suffit il ne faut pas de démagogie sur ces sujets est-ce que le péage gratuit c'est possible tout le temps en France c'est une folie et c'est un mensonge on parle de transition écologique et ce serait le seul mode de transport la route on ne contribuerait pas et la route elle s'entretient aussi on déploie des bornes électriques ça a un coût si ce n'est pas l'usager de la route qui le paye à travers le péage qui le paye ?
vous et moi tous les contribuables y compris ceux qui prennent le train ce n'est pas écologique et ce n'est pas juste donc le péage il doit exister c'est le fonctionnement de la route pour entretenir nos routes déployer les bornes électriques etc il faut l'été avoir des réductions notamment pour ceux qui n'ont pas le choix qui partent en famille en vacances 20 à 50% de réduction c'est pas rien tout le monde peut en profiter et d'ailleurs il y a eu des premiers gestes dès le week-end dernier pour les grands départs en vacances ça a bien marché ça n'avait jamais été fait donc tous ceux qui donnent des leçons sur le prix des piages moi je veux bien mais que ne l'avait-il fait ?
il n'y avait pas moyen et ensuite il y a un débat de fond sur les profits des sociétés d'autoroute est-ce qu'elles peuvent contribuer leurs actionnaires peuvent contribuer à l'effort de transition écologique comme on l'a discuté à l'instant sur l'avion et oui je pense qu'il faut le faire on a demandé un avis parce qu'on est en état de droit au conseil d'état pour savoir comment ça marche il y a des contrats qui sont en cours le conseil d'état nous dit en résumé vous pouvez le faire il y a des conditions je ne rentre pas dans le détail vous pouvez le faire et donc là aussi dans la loi de finances c'est une mesure qu'on est en train de travailler techniquement pour le faire ça se fera ça aussi oui je crois très fortement que ça se fera c'est un souhait pardon de beaucoup de parlementaires de toute sensibilité politique y compris dans la majorité il y a une voie de passage juridique qui est tout à fait conforme au contrat actuel et je pense que c'est juste parce que là encore on veut investir dans la transition écologique démocratique pour tous pour que le train soit moins cher pour que dans nos villes on ait des modes de transport public qui soient aussi moins chers et plus accessibles
le gouvernement avait annoncé un grand conseil de la planification écologique promesse d'annonce il devait se tenir mercredi il a été décalé ou annulé du fait du contexte où en est-on ?
il y a eu une réunion de travail autour du président de la république hier à laquelle je participais pour le secteur des transports il y a eu un travail de planification écologique pendant de nombreux mois pour regarder secteur par secteur toutes les mesures concrètement pour baisser les émissions et savoir quelles mesures rapportent quoi en termes de baisse des émissions parce que il ne s'agit pas de proclamer des choses il faut documenter des choses ça ce travail a été fait vous comprendrez dans l'actualité vous ne pouvez pas multiplier les sujets ou les annonces parce qu'il y a une concentration de notre action sur le rétablissement de l'ordre ça ne veut pas dire que les choses n'ont pas été faites et que des mesures supplémentaires sans doute dans les prochains jours seront annoncées publiées
un dernier mot de la grève qui touche le journal du dimanche avec l'arrivée de l'ancien directeur de l'hebdomadaire d'extrême droite de valeurs actuelles Geoffroy Lejeune hier il n'a pas pu rencontrer les journalistes qui ont refusé de le voir cette grève elle se poursuit vous soutenez les grévistes
ce n'est pas exactement comme ça que ça se passe chaque journal en France a le droit de choisir sa ligne heureusement on a une liberté de la presse dans le respect de la loi mais qui choisit justement la ligne pardon mais chaque journal a aussi une histoire une marque des lecteurs un ADN je ne crois pas que l'histoire du journal du dimanche soit celle des idées de l'extrême droite ou d'Éric Zemmour mais il a le droit de faire ce qu'il veut il y a une loi qui s'applique il ne veut pas détourner la loi ou changer la loi à ce moment là il n'y a pas matière à changer la loi si la ministre de la culture a dit qu'il fallait des états généraux de l'information pour notamment renforcer les droits des journalistes face aux actionnaires c'est un travail qui est en cours et qui est porté par ma collègue Rima Abdulmalak et que vous soutenez donc que je soutiens mais je le dis il faut respecter aussi l'histoire et on ne joue pas avec les journaux l'histoire d'un journal celle du JDD c'est pas tout à fait celle de Valeurs Actuelles
Clément Beaune merci beaucoup ministre des Transports invité du 830 bonne journée à vous
le péridmi d'un dossier
criminel c'est le temps surtout si pendant ce laps de temps rien n'est fait
les avancées techniques et scientifiques sont devenues incontournables pour résoudre les dossiers non élucidés
David Di Giacomo
avec le service police-justice de France Info nous vous racontons les grandes affaires criminelles résolues grâce à la science
moi j'ai craqué c'est pas possible je sais que la vérité viendra par l'ADN Cold Case la science face au crime un podcast original France Info 8 épisodes à découvrir sur l'application Radio France les plateformes de podcast et France Info.fr
Clément Beaune