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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 septembre 2024 28 min

Budget : mission impossible pour le gouvernement Barnier ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

mais d'abord on va commencer par évoquer ce congrès des régions de France Public Sénat qui réalise des émissions spéciales aujourd'hui euh loufritel Michel Barnier ce nouveau gouvernement mais la question des relations avec les élus locaux la question des territoires en priorité hein le le ministère dédié à cette question et même intitulé partenariat avec les territoires c'est Catherine Vautrin qui a ce portefeuille ministériel ça veut dire que ça va changer la donne on est dans une nouvelle ère entre le gouvernement et les et les élus locaux je ne sais pas si on peut dire qu'on est dans une nouvelle ère en tout cas ce qu'il faut bien comprendre c'est que depuis 2017 des des macronist de la première heure des visiteurs du soir du chef de l'État poussai pour un gouvernement d'élus locaux et lorsque c'est c'est on s'est retrouvé dans cette situation de dissolution avec un pays ingouvernable cela donc je pense à franc Louvrier par exemple ou même à Carl olive cela ont été plus écoutés finalement par le chef de l'État et effectivement quand vous regardez Michel Barnier c'est un technocrate mais c'est aussi un élu local c'est quelqu'un qui a un ancrage local c'est quelqu'un qui s'est entouré d'élus locaux il y a vraiment cette volonté finalement de renouer avec les territoires on se souvient aussi de sa de sa prise de parole lors de la passation où il disait il faut que ça vienne de partout et c'est vraiment comment dire tranché avec le macronisme des origines mais tout en restant quand même dans la continuité une certaine façon c'est continuer à chercher les bonnes les bonnes idées ou qu'elles soit quel que soit l'étiquette politique et ça seulle la question seul les élus locaux peuvent le faire parce que dans les assemblées local vous le savez parfaitement bien c'est vrai que la question de la coalition de la discussion est extrêmement importante on ne peut pas faire aboutir un projet s'il n'y a pas un minimum de consensus et oui justement ça contraste ce gouvernement Michel Barnier avec peut-être l'univers de la macronie qui a été longtemps critiqué comme et bien hors sol avec un manque d'implantation dans les territoires très très parisiens alors il y a une étude extrêmement intéressante ce qui est dommage c'est que j'ai pas les chiffres en tête mais extrêmement intéressant de grand continent qui a fait une différence entre le gouvernement àal et le gouvernement Barnier et le gouvernement àal il me semble que la plus de la moitié des ministres étaent né dans un rayon de 13 km alors que le gouvernement Barnier on passe à 210 donc oui il y a vraiment géographiquement quelque chose de complètement différent et alors on va dans quelques instants parler du budget il y a aussi la question financière qui va se poser avec Breno le maire qui pointe bien la la responsabilité des collectivité dans le dérapage des finances publiques là encore ça peut créer de la tension ça peut créer de la tension d'autant que quand on regarde de plus on y regarde de plus près c'est vrai que les collectivités et les municipalités ont perdu plutôt des leviers fiscaux depuis depuis 2017 donc eux disent bah non la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui c'est vous qui la géré puisque il y a beaucoup plus de centralisme qu'auparavant et j'espère ne pas dire une bêtise mais il me semble que pour une commune il y a une nécessité à être à l'équilibre c'est impossible justement d'être d'être d'être en déficit donc c'est vrai que c'est c'est assez comment dire c'est un peu for de café c'est vécu comme comme une injustice par certains élus locaux un mot sur Carole Delga cette présidente de l'Association des régions de France présidente socialiste de la région Occitanie elle incarne finalement ce cette aile du Parti socialiste qui aurait bien voulu d'une coalition avec les macronistes et qui aurait rêvé d'unun gouvernement dirigé par un certain Bernard cadn Carl Delga c'est quelqu'un qui est très proche du MO refondation au sein du Parti socialiste qui est le l'un des trois courants qui aujourd'hui a une importance et un des deux courants opposé Olivier fort donc opposé complètement à la nups et opposé au nouveau front populaire elle effectivement est pour un parti socialiste indépendant mais qui ne soit pas non plus tributaire des années Hollande donc c'est une sorte de renouveau du Parti socialiste mais elle a aussi fait partie des personnes qui ont été approchées en vue de la constitution du gouvernement elle a refusé pourquoi parce que effectivement quand vous êtes une jeune personnalité politique c'était peut-être pas le bon moment d'aller dans un gouvernement dont on du on donne une durée de vie d'à peu près 3 moi et si vous regardez au gouvernement il y a pas de présidentiable ce sont souvent des personnes qui qui qui savent qu'elles n'auront pas de carrière nationale après ça effectivement à la durée de vie du gouvernement Barnier c'est un petit peu un mystère un point d'interrogation justement on va parler de ce gouvernement Barnier le Premier ministre était au Sénat hier pour participer à la conférence des présidents du Sénat alors la Conférence des Présidents qu'est-ce que c'est c'est une réunion avec le président du Sénat Gerrard Larcher les présidents de tous les groupes politiques les présidents de commission et hier face à une majorité de droite du Sénat et bien Michel Barnier était plutôt en terrain conquis écoutez contrairement à l'Assemblée nationale où il y a pas de majorité claire il y a une majorité relative qui est j'espère la plus forte possible qui pourra accompagner et soutenir le gouvernement et ça m'interdit pas d'écouter tous les autres groupes ici il y a une majorité claire qui accompagnera c'est ce qui m'a été dit aujourd'hui l'action du gouvernement et pour parler de ces relations entre le nouveau gouvernement Barnier et le Sénat j'acueille sur ce plateau Benjamin Morel bonjour vous êtes un fidèle de ce club des territoir et toujours à l'heure voilà voilà c'est c'est on vous excuse pour cette fois alors je rappelle vous êtes constitutionnaliste maître de conférence en droit public à l'université Paris 2 panéon Assas et vous êtes l'auteur du livre le Parlement temple de la République de 1789 à nos jours alors on a entendu Michel Barnier il a dit je n'ai pas de majorité à l'Assemblée mais au Sénat j'ai ma majorité voilà ça va être un soutien de poids cette haute assemblée dans dans son action alors ça va être un soutien de poids évidemment parce que par définition lorsque vous avez de deux assemblées contre vous c'est plus compliqué c'est plus compliqué en commission mixte paritaire et par ailleurs ben vous avez des tensions qui peuvent être aiguisées souvenez-vous sous la précédente législature bah la couleur de LR au Sénat n'était pas toujours la couleur de LR à l'Assemblée et donc ce faisant vous pouviez avoir des yatus entre les deux groupes quand vous avez l'une des deux chambres qui joue le jeu qui vous soutient qui vous porte ça rend plus facile vos commissions mixtes paritaires et par définition bah si le Sénat a une position relativement souple et à lente ça permet à Michel Barnier de se concentrer sur les compromis qui qu'il va devoir faire entre les différents groupes de sa majorité très disparate et pour ne pas dire très éclaté à l'Assemblée nationale donc dans ce cadre là évidemment avoir laav du Palais du Luxembourg au moins de sa majorité lruc va être un vraira avantage pour lui donc la commission mixte paréire on reprécise he c'est la réunion de SEP députés SEP sénateurs pour se mettre d'accord sur des versions communes de de texte de loi c'est les députés les sénateurs qui se réunissent en conclave et dans ce cadre-là qui normalement sauf quelques exceptions comme sur la loi immigration est normalement tenue secré avec bah une imperméabilité à la fois pour le gouvernement et pour les caméras dans le cadre des débats bah vous avez beaucoup de choses qui se passent parce que par définition on deal sur la manière dont le texte va pouvoir être reformulé pour que une fois qu'on se soit mis d'accord qu'on s'est mis d'accord et bien il soit soumis dans une version commune à l'Assemblée et au Sénat si le Sénat est capable d'être relativement souple bah ça peut permettre de ménager les équilibres très complexes à l'assemblée de ne pas appuyer sur les points dur qui diviserait la fragile majorité à l'Assemblée nationale et donc de faciliter la vie du gouvernement qui en a bien lou Fritel face à une Assemblée nationale qui va être instable divisée le gouvernement Barnier aura bien besoin de ce soutien de la majorité de droite sénatoriale oui parce que c'est rassurant c'est-à-dire que là avec un hémicycle où effectivement par exemple la question de la destitution du président de la République pourquoi ça ne peut pas par parce qu'il y a une majorité au Sénat qui ne l'acceptera jamais et c'est vrai que c'est finalement un filet de sécurité pour le gouvernement dans plus qu'effectivement en reparlant des CP des des CMP des commissions mixtes paritaires c'est une garantie d'arriver à a des textes à peu près conformes à la copie originale donc oui ce sera un renfort de poids d'autant plus que vous regardez au gouvernement il y a une grande majorité de personnes issues du LR venu du Sénat des proches de Bruno rotillot le prés le le le ministre de l'intérieur c'est le président du groupe LR au Sénat donc c'est il y a disons que c'est le le ce sera le refuge du gouvernement effectivement samen on a jamais vu autant de sénateurs dans un gouvernement dans l'histoire récente de de la 5è il y a il y a ne9f sénateurs en tout qui sont sont entré au au gouvernement dans le gouvernement Barnier et c'est vrai que hier quand Michel Barnier est venu au Sénat on était là avec les équipes de Public Sénat on a déjà été étonné parce qu'il est resté très longtemps avec avec les les sénateurs plus d'une heure et dem dans un agenda où on le sait les réunions sont sont sont très chargées et et à la sortie quel que soit le groupe politique on sentait vraiment un climat très policé hein d'après les mots de Patrick canner qui qui représente pourtant désormais la première opposition à Michel Barnier au et c'est Hervé Marseille le président du groupe centriste au Sénat qui nous disait une phrase quand même assez symbolique le gouvernement est de retour au Sénat et il disait Michel Barnier c'est qu'il peut compter sur une majorité très large pour soutenir la politique très difficile qui serait la sienne donc vraiment on sent un soutien très fort et et une présence très forte des sénateurs dans son gouvernement Benjamin Morel est-ce que cette configuration politique ça va vraiment renforcer le rôle du Sénat alors ça peut le renforcer en effet étant donné que Michel Barnier va d'abord la plupart des textes il y en a certains ne peut pas notamment le budget mais risque de déposer la plupart des textes au Sénat ce qui permet au Sénat bah de jouer sur la première rédaction de ce texte et d'y introduire ce qu'il compte y introduire et par ailleurs vous avez un gouvernement qui devrait être assez à long pour AC désolé accepter les modifications proposées par le Sénat ensuite c'est pas non plus tout à fait la panacée pour le Sénat tout bêtement parce que quand on fait un peu d'histoire du bicamérisme on voit que plus l'assemblée est divisée plus et bien l'équilibre à l'Assemblée à tenir fait que on peut pas trop bouger des lignes qui seraient des lignes qui iraient en faveur du Sénat autrement dit si le Sénat est gentil comme je l'évoqué tout à l'heure c'est-à-dire tente à faciliter la vie du gouvernement Barnier le gouvernement Barnier il doit faire le point entre le modem et le RN avec Emmanuel Macron qui de temps en temps pourra rajouter quelques éléments inutile de vous dire que si le Sénat dit moi j'ai tel tel tel et telle exigence et ces conditions cineéquanon la vie de Michel Barnier va rapidement devenir encore un peu plus un cauchemar donc si vraiment le Sénat et bon camarade avec Michel Barnier il est aussi probable qu'ils doivent remettre sous le Boissau un certain nombre de ses demandes de ces revendications ce qui du point de vue de son poids politique et ben le renforcera mais de son poids législatif peut paradoxalement plutôt l'affaiblir alors on a beaucoup entendu ces dernières années Jard Larcher et bien décrire le Sénat comme contrepouvoir face à Emmanuel Macron on a l'impression que cette are est révolue maintenant avec ce gouvernement Barnier alors contrepouvoir face à Emmanuel Macron Emmanuel Macron en fait aujourd'hui assez peu de P pouvoir on découvre qu'on a un vrai régime parlementaire et que le président sou quand il déclenche l'article 16 ou le feu nucléaire ben il a un pouvoir relativement limité en droit et donc ce faisant le vrai cœur du pouvoir ça devient le gouvernement et Michel Barnier ce qui est prévu dans les textes et là en effet on a une conjonction des majorité comme c'est déjà arrivé surous la 5e République la dernière fois paradoxalement c'était quand la gauche était au pouvoir avec la majorité très fragile et très limitée de gauche mais le Sénat là se range dans le camp qui est le camp majoritaire soutenant le Premier ministre toutefois il y a toujours quand même des divergences la majorité sénatoriale c'est pas la majorité à l'Assemblée nationale c'est pas la même sensibilité les tropismes sénatoriaux vous le savez très bien c'est pas tout à fait les mêmes tropismes que ceux des députés donc ça ne veut pas dire toutefois un alignement alors le Parlement est au cœur du pouvoir actuellement et le ner de la guerre en ce moment c'est les finances publiques avec le budget 2025 qui sera présenté dans 2 semaines par le gouvernement à l'Assemblée nationale et d'ailleurs pour la préparation de ce texte et bien les ministres des Comptes publics et de l'économie ont été auditionnés hier par les députés une sorte de baptême du feu et il n'avait pas de bonnes nouvelles un sujet de Marvin gugliel Minetti c'est un budget 2025 particulièrement attendu par les parlementaires et pour cause cette année le déficit public s'envole pour le nouveau ministre du Budget et des comptes publicques Laurent Saint-Martin tous les voyants sont au rouge oui la situation de nos finances publiques est grave et je n'irai pas par qure chemins la première vérité c'est qu'en 2024 le déficit public risque de dépasser les 6 % du produit intérieur brut selon les dernières estimations dont nous disposons un déficit qui s'est encore accru en un mois alors qu'il était estimé à 5,6 % par les précédents locataires de Bercy le gouvernement esquisse certaines pistes pour contenir le déficit avant la présentation officielle du budget dans 2 semaines ma vision c'est que nous ne redresserons pas aux finances publiques avec d'une part la baisse de la dépense publique et de l'autre le levier fiscal en même temps ça ne marchera pas nous redresserons les comptes en réduisant nos dépenses d'abord et prioritairement nous sommes déjà l'un des pays d'Europe qui taxe le plus il serait irresponsable et injuste d'en demander davantage une feuille de route qui convain peu surtout à gauche vont exactement poursuivre cette politique qui nous aené dans le mur c'està-dire qui n'est pas capable d'assurer les investissements en matière écologique qui n'est pas capable d' assurer une un bon revenu pour les revenus du travail et qui en plus même sur comment dire l'objectif principal qu'il se fixe la rétion déficit se plante année après année un budget 2025 sensible et qui promet des débats houleux alors que la France est sous le coup d'une procédure pour déficit excessif devant la Commission européenne et un débat budgétaire qui s'annonce tendu l'ou Fritel l'arrivée de ce budget à l'Assemblée nationale on a envie de dire que c'est là que les difficultés vont vraiment commencer pour Michel Barnier honnêtement c'est c'est même mission impossible si relève le défi c'est c'est un miracle dans la mesure où la question des clivagees a vraiment été très importante ces dernières années qu'est-ce que qu'est-ce qui structure la vie politique le clivage gauche- droite le clivage mondialiste contre nationaliste sauf que s'il y a vraiment le plus grand dénominateur commun de tout ça c'est la question budgétaire quand vous mettez autour d'une table des gens de gauche et des gens de droite ils peuvent s'entendre sur à peu près tout en réalité sauf sur une chose comment faire des économie est-ce qu' ou en tout cas comment avoir des recettes est-ce qu'on augmente les impôts est-ce qu'on baisse les cotisations et alors là vous allez vous retrouver avec tout un P enfin une en vérité presque une majorité à l'Assemblée nationale qui est de gauche si vous mettez une bonne partie des macronistes et de l'autre côté une droite un peu éclatée avec le rassemblement national qui a certaines façons de faire des économies qui peut se rapprocher plutôt de ce qui peut se faire au niveau du Parti socialiste voire de LFI quand on va sur la réforme des retraite par exemple donc ça va être extrêmement compliqué de contenter tous lesémicycles donc le but ce sera d'éviter de de de contenter une majorité de 289 députés 289 en cas de motion de censure parce que en tout cas moi ce qui m'a été dit c'est qu'il n'y aura à priori pas de débat sur ce budget il va passer en commission et une fois qu'il arrivera à l'Assemblée nationale 493 est-ce qu'il y aura une majorité pour voter c'est une motion de censure qui sera déposée en 4 493 c'est là où tout va se jouer c'est vrai que c'est pas forcément l'intérêt du rassemblement national de déstabiliser le pays surtout sur une question budgétaire eux leur opposé c'est vraiment le LFI donc c'est éviter de de paraître facteur de déstabilisation mais si vous avez une crise sociale par exemple la question des impôts c'est inflammable si vous avez des gens dans la rue si vous vous êtes un parti politique vous êtes un responsable politique vous humez l'air du temps vous dites c'est peut-être le moment justement d'appuyer sur le bouton nucléaire on m'en tiendra pas rigueur Benjamin Morel est-ce que c'est c'est imaginable qu'il y ait et bien un examen du budget sans débat à l'Assemblée nationale est-ce que le rassemblement national accepterait ça c'est-à-dire ne voterait pas la censure dans ce cas-là théoriquement c'est possible en effet alors c'est quand même le budget le moins bien enem manché de la 5e République pour au moins trois raisons la première raison c'est que quand vous faites un peu de politique comparée que vous regardez un peu comment ça se passe les débats budgétaires dans la plupart des pays occidentaux il y a une règle de base qui est plus vous avez de groupes politiques qui doivent soutenir ou ne doivent pas renverser votre gouvernement moi vous faites d'économie et là évidemment ils sont beaucoup et ils pensent pas la même chose l'autre élément c'est que bah on a un budget où justement il faut faire beaucoup d'économie donc on n pas de majorité et il faut faire des économies troisème élément on a pris beaucoup de retard sur ce budget et donc ça veut dire que aujourd'hui si on voulait avoir un un débat budgétaire serein qui se passe normalement dans les cadres et ben ce serait probablement pas possible pour deux raisons d'abord parce que on va reprendre en grande partie les lettres de cadrage et si on veut les lettres de plafond et si ensuite on veut modifier le budget y compris de la part du gouvernement on devra procéder beaucoup par amendement or un budget c'est un véhicule qui est très très très cadenacé parce que l'article 40 irrecevabilité financière je suis un députain sénateur pas créer de dépenses supplémentaires donc les marges de manœuvre des parlementaires sur un budget sont limités quand il est pas modifié par amendement quand il est modifié par amendement par le gouvernement bah les députés peuvent s'amuser à adopter toutes les dépenses et à rejeter toutes les recettes nouvelles par exemple ce qui évidemment déséquilibre votre budget par rapport à ce qu'il était au départ et créer une petite panique sur les marchés donc en effet le gouvernement par rapport à ça a intérêt à à cadenasser son budget la seule façon de cadenacer le budget c'est quoi c'est le 49 àign 3 parce qu'on dit beaucoup le 49 align 3 c'est évidemment vous votez contre moi et contre le texte et vous me renversez ou bien vous l'acceptez mais vous l'acceptez pas tel que je l'ai déposé vous l'accepter tel que je l'imagine autrement dit mon texte plus tous les amendements que je veux adjoindre à mon texte les vôres et les miens donc ça permet pour le gouvernement de tenir son texte aujourd'hui 49 Alina 3 est le seul instrument qui lui permet vraiment de tenir son texte le problème c'est que en effet lorsque vous avez une majorité très très divisée bah il faut laisser vos députés euh du large il faut leur laisser le temps de s'exprimer il faut qu'un député MoDem puisse dire regardez ce budget c'est le mien je l'ai modifié qu'un député RN également dise regardez ce budget c'est un peu le mien parce qu'on a rajouté telle ou telle chose plus vous mettez votre 49 aliné 49 aliné 3 tô plus vous maîtrisez votre texte plus vous le mettez tard plus vous vous assurez de potentiellement ne pas être renversé ça va être le dilemme allez on va parler de la question de l'immigration puisque dans le contexte dramatique de la mort de Philippines cette étudiante dont le corps a été retrouvé dans le bois de boulog le suspect étant un étranger sorti de prison en voie d'expulsion et bien dans ce contexte le nouveau ministre de l'Intérieur Breno rotayo Samia veut une meilleure application des mesures d'éloignement des étrangers en situation irrégulière oui Alex et en fait il vise en particulier ce qu'on appelle les octf obligation de quitter le territoire français c'est une mesure qui est prononcée par les préfets pour des étrangers à qui on va refuser un titre de séjour ou alors pour ceux qui vont se faire contrôler en situation irrégulière alors ceux qui présentent un trouble à l'ordre public et bien ils doivent quitter le territoire français sans délai et puis les autres ont 30 jours pour le faire par leur propre moyen sinon c'est le retour forcé sauf qu'en réalité ces TF sont très peu appliqués oui un moins de 7 % des étrangers qui sont visé par une qtf qui l'étaé en tout cas en 2022 ont effectivement quitté cette année-là le territoire français c'est un taux d'application qui est assez faible et qui n'a fait que baisser en réalité depuis 2012 si on regarde ce graphique en 2012 plus de 22 % des obligations de quitter le territoire français avaient été appliqué c'est donc un taux qui a pratiquement été divisé par 3 en 10 an alors comment ça s'explique il y a plusieurs raisons Alex d'abord les personnes qui tombent sous le coup d'une OQTF et bien à ce moment-là elles ne sont pas forcément aux mains des forces de l'ordre en 2022 faut quand même savoir qu'il y a eu plus de 134000 OQTF qui ont été prononcés par la France pour interpeller autant d'individus il faudrait des milliers d'agents et puis autant de places dans les les centres de rétention administrative ce sont les centres où sont placés les situations les étrangers en situation irrégulière avant d'être reconduits à la frontière ensuite les personnes qui sont visées par une cttf et bien elles peuvent la contester et puis enfin pour renvoyer quelqu'un qui n'a pas de passeport dans son pays d'origine et bien il faut que ce pays délivre ce qu'on appelle un laisser passer consulaire et les États sont plus ou moins coopératifs he c'est compliqué on le sait avec le Maghreb mais pas seulement avec Haïti aussi par exemple qui fait figure de plus mauvais élèves avec tout simplement 0 % sans de laisser passer consulaire délivré alors est-ce que nos voisins européens ont un meilleur taux d'application de ces TF oui si l'on en croit un graphique qui va s'afficher qui est issu d'un rapport du Sénat en 2019 la France elle a fait moins bien que ses voisins alors je précise que ces chiffres qu'on voit il regroupe toutes les mesures d'éloignement pas seulement les OQTF mais cette année-là en tout cas la France elle a réussi à en appliquer un peu moins de 15 % de ces mesures d'éloignement contre plus de 20 % en Grèce et en Italie plus de 30 % en Espagne et même plus 50 % au Danemark et ce qui est frappant surtout dans ce graphique c'est que la France elle prononce beaucoup plus de mesures d'éloignement que les autres cette année-là 2019 je rappelle plus presque 124000 mesures d'éloignement prononcé en France contre un peu plus de 31000 en moyenne dans les quatre autres pays qui sont étudiés ici ça explique peut-être qu'on narrive pas à les appliquer ces mesures d'éloignement c'était d'ailleurs l'une des conclusions du rapport sénatorial dont est issu ce graphique en 2 qui ce rapport qui est sorti en 2022 je cite il y a en France une incohérence entre un nombre toujours plus élevé de mesures d'éloignement prononcé et l'absence de renfort humain et financiers pour les exécuter qui est donc une une citation du rapport sénatorial sorti en 2022 merci beaucoup Samia pour toutes ces explications loufritel l'application de ces décisions d'expulsion c'est le point faible de notre politique migratoire ces dernières années et donc des précédents ministres de l'intérieur tout à fait et je reviens vraiment sur la question des laisser passer consulaires parce que c'est pas du tout une question de de de politique intérieure por rotao peut peut peut vouloir tout ce qu'il veut c'est pas c'est pas lui qui est en charge de ça et c'est vraiment une question diplomatique et c'est vrai que regardez les par exemple la question du Sahara Occidental fait qu'aujourd'hui on a des rapports avec le Maroc qui sont plutôt bons mais pendant des années refusaient de récupérer leurs ressortissant mais aujourd'hui paradoxalement à cause de cette situation on a une situ on a une des rapports extrêmement compliqués avec l'Algérie donc c'est c'est comment dire c'est de la politique diplomatique c'est aussi de la politique enfin c'est aussi une question de comment dire financière Georgia Méloni par exemple en Italie elle quand elle arrive au pouvoir elle dit moi je veux Diler directement avec les pays d'origine et c'est ce qu'elle fait c'est ce qu'elle réussit aussi à amorcer au niveau européen la France devrait peut-être se comment dire se euh pardon prendre un peu exemple sur cette façon de faire parce que c'est vraiment avec les pays d'origine qu'on verra ça le fond de l'histoire c'est qu'on se retrouve avec aujourd'hui des gens qui de toute façon veulent partir si vous voulez faire en sorte que ça n'arrive pas il faudrait que c'est des pays d'origine soit des pays où il y a une situation politique stable il y ait il n'y ait pas de problème écologique il y ait il y a une situation économique donc Benjamin Morel on a un nouveau ministre de l'Intérieur Breno rotao qui montre les muscles sur la question migratoire qui promet d'être très efficace dans les expulsions mais finalement le sujet va dépasser les les solutions possibles pour régler ce problème et ben ça ça va le dépasser bah c'est tout le problème on a une loi sur l'immigration dans ce pays depuis la fin des années 80 environ tous les 3 ans on touche à chaque fois à peu près au même texte et on a l'impression en effet on corrige 3 virules qui peuvent améliorer les choses mais le problème et ça a bien été dit par loup le problème il est pas dans la loi problème il est dans l'application la loi et donc ce faisant si jamais je ne rentre pas dans un rapport de force diplomatique avec les pays qui sont les pays d'origine et bien je peux prononcer toutes les auutf que je veux je ne les applique pas or on n'est pas forcément dans une situation diplomatique très favorable vis-à-vis de ces pays pourquoi bah parce que il y a des enjeux économiques que derrière il y a les Chinois qui n'ont qu'une envie c'est de nous remplacer que il y a des enjeux pour les pays du Sahel notamment de lutte contre le terrorisme et donc ce faisant il y a d'autres pour le Maroc il y a également l'enjeu du trafic de drogue donc on est dans un rapport qui est dans un rapport multifactoriel dans lequel le contrôle de l'immigration n'est qu'un élément et donc vous avez des politiques qui font des grandes promesses qui promessent qui promettent une nouvelle loi sur l'immigration et cetera parfois même par référendum qui souvent est inconstitutionnel voire inconventionnel et qui par ailleurs de toute façon ne mènera pas à une meilleure application résultat on vote une nouvelle loi tous les 3 ans les ministres disent regardez regardez il n'y a plus de question d'immigration évidemment il y en a toujours une parce que c'est un problème d'application de la loi ça donne le carburant pour faire une nouvelle loi 3 ans plus tard qui ne fait que désespérer les Français sur et bien est-ce que vraiment le politique peut agir sur le réel et ça nourrit le populisme ou la désespérance et pour conclure après juste avant de passer à la revue de presse politiquement est-ce qu'on peut imaginer une nouvelle loi immigration dans la configuration politique actuelle à l'Assemblée ça paraît compliqué dans la mesure où si vous avez le gouvernement et notamment la partie la plus à droite qui amuse à aller sur ce genre de sujet la gauche et même le centre pourrait se le centre pourrait se détacher du soutien au gouvernement et pourquoi pas voter dans le cas le plus extrême une motion de censure avec la gauche ça satisf ce serait satisfaisant pour la droite et le rassemblement national mais en vérité à l'Assemblée c'est la droite n'est pas majoritaire donc c'est c'est l'immigration c'est un sujet qui peut qui peut diviser ce cette cette coalition de gouvernement la question de l'aide médicale d'État par exemple a déjà été mise sur la table c'est pe être explosif même horizon ne voudrait pas le voter Benjamin Morel rapidement oui rapidement souvenez-vous de la loi immigration d'abord la loi immigration divise l'ancienne majorité la loi colon 5 ans plus tôt a également beaucoup divisé la majorité il y a rien de plus diviseur aujourd'hui dans cette majorité potentielle et d'explosif que le sujet d'immigration deuxième élément la loi sur l'immigration souvenez-vous le contrôle le contrôle du Conseil constitutionnel il liquide une bonne partie des mesures venant de LR au nom du fait que c'est des cavaliers législatifs LR pour N retaill Sénat fait un référendum initiative partagée derrière et au mois de février on a une nouvelle décision du Conseil constitutionnel qui remet en cause au fond là ce que veulent les LR donc dans le meilleur des cas votre loi elle fait elle est censurée à moitié par le Conseil constitutionnel dans le pire des cas elle fait tomber votre gouvernement vous restez avec nous on va regarder ce qu'il y a dans la presse régionale [Musique] aujourd'hui et ce matin Samia la presse régionale revient large sur la situation au Liban oui l'engrenage titre La Marseillaise ce matin un rassemblement en solidarité avec le peuple libanais a eu lieu hier soir à Marseille et puis une manifestation pour la paix est prévue samedi à ex et plus à l'est c'est l'union qui donne la parole à des Libanais de la Marne et de l'INE qui raconte la guerre qui s'installe dans leur pays d'origine le journal Le Berry Républicain alerte sur les finances des éepades oui c'est un budget qui est à bout de souffle 90 % des épades public du Cher ont fini l'année 2023 en déficit ce sont les établissements eux-mêmes qui préviennent la hausse des charges salariales disentil coupé couplé à la flambée des prix de l'énergie et des denrées alimentaires fragilisent leur budget depuis 20 ans on dit que la méthode de financement de nos établissements ne tiendra pas on arrive désormais au bout du bout témoigne une directrice d'établissement dans les colonnes donc du Berry républi attention au faux banquier prévient le Télégramme oui l'imagination et l'audace des escroc n'a vraiment pas de limite he désormais il n'hésite plus à vous appeler en se faisant passant passer carrément pour le service antifraude de votre banque celui-là même qui est censé lutter contre ces escrocs le journal raconte la mésaventure d'an Marie victime d'un faux banquier qui a perdu quand même 10000 € he les économies de toute sa vie le télégram vous explique heureusement tout ce qu'il faut savoir pour ne pas se faire avoir dans ses colonnes ce matin et puis l'histoire de jour l'histoire du jour c'est un homme qui se dit persuadé d'être le fils de la baé piierre oui c'est à la une du progrès ce matin pierre Ménétrier vite à saint-briilleux il a 70 ans et il est persuadé d'être le fils caché de l'abbé Pierre né d'une union charnelle tenue secrète en fait il avait déjà raconté son histoire dans un livre publié en 2007 à l'époque on m'a pris pour un fou raconte-t-il mais après les récentes accusations d'agression sexuelle qui visent la baé pierre il se dit aujourd'hui libéré et convaincu merci beaucoup Samia merci à tous les deux d'avoir participé à ce club on va regarder vos unes vos publications respectives avec la une du magazine Paris Match éternel Brigitte bardau pour ses 80 ans elle ouvre les portes de la Madrague sa célèbre propriété à Saint- tropé et puis Benjamin Morel je cite votre livre le Parlement temple de la République de 1789 à nos jours merci merci à tous de nous avoir suivi [Musique]

Budget : mission impossible pour le gouvernement Barnier ? — Michel Barnier · Pourquijevote